PAYSAGE — PECQUEUR
justifier do quatre inscriptions trimestrielles et de leur participation uux travaux pratiques qui sont annexés aux trois branches de l'enseignement.
PEABCÉITE n. f Sulfoarséniure naturel d'argent.
Peary Tkbrk DE!, partie de la côt« nord-orientale du Groenland, découverte en 1892 par l'explorateur américain Robert Peary, qui la vit se prolon^'cr dans la direction du a.'K., de'puiB la baie de l'Indépendance jusquo vers le 80* degré ue latitude nord.
*PEAD n. f. — Arg. milit. Peau dt lapin. Surnom donné aux disciplinaires de la marine et des colonies.
PECHBLENDE [ji^ch-hlnmV , n. f. Uranate naturel d'oxydule d'il; ;i:ii ;;ii. i ^ii' I:i fortji i^- '-^t I'' O*. le f>oids spécifique " ',NK.
— ■ '0 masses ma-
melo: . -.. i.lf r.if ri.]ijo
à chaud. L ii^draiauoa par .>. <■ â
l'espèce appelée gummlte. I i .j;is
certaines mines de Cornonaii;^.. . ^ . ^. , ,. ^,„.iue. En étudiant des échanttlloijs do cette substance, M. et M"" Curie furent conduits à la découverte du radium. *PÊGH£ D. f. — Admin. L'article 10 de la lot du 15 avri 1829, sur ta pèche fluviale, porte que le droit de pêche ^uI les cours d'eau du domaine public doit être loué par .id^udication publique. Il a été fait exception à ce prmcipe parla loi du 20 janvier 1902 en faveur des associations de pêcheurs à la ligne. Les sociétés de pêcheurs à la ligne régulièrement constituées peuvent en effet obtenir, sans adjudication publique, l'affermage de certains lots de pêche sur les fleuves, rivières et canaux naviL-ril I.s r)ii flottables dont l'entretien est à la char^rc de 1 ! ' ■.-« admises à bénéficier de cette disposition, : ivent prendre l'engagement de renoncer â 1 ...j ... . .. ,5
filets et tous engins de pêche autres que la lig^ie plombée ordinaire et la ligne flottante, chaque sociétaire ne pouvant se ser%'ir simultanément de plus de deux lignes. Elles doivent en outre s'engager à réprimer le braconnage et à pratiquer le repeuplement, et les sociétés qui sont déjà adjudicataires d'un lot de pêche, doivent justifier des mesures appliquées dans ce double but. (Décr. du 17 fé%-r. 1903, art. 1 et 2.) I^ ministre des travaux publics et le ministre de l'agriculture déterminent, chacun en ce qui lo concerne, les lots susceptibles d'être réservés aux sociétés de pêcheurs à la ligne et les conditions de l'affermage. La redevance a payer est tixéc suivant les règles de compétence établies pour la location des biens de l'Etat; mais, en cas de désaccord entre les agents locaux des services intéressés, le chiffre en est arrêté par le ministre des finances. (Même décr., art. 3.) I^orsqu'un même lot de pêche demandé par plusieurs sociétés acceptant les conditions d'affermage est déjà détenu par l'une d'elles, il est attribué à cette dernière société. Dans le cas contraire, il est procédé, par les soins du préfet, à une adjudicaiion restreinte entre les sociétés concurrentes, et le lot est attribué en tenant compte noç seulement du prix offert, mais de l'importance des engagements pris r>ar chacune de ces sociétés pour assurer l'amélioration du lot de pèche, et notamment des dépenses qu'ellcss'cngagent à fairepour la répression du braconnage et le repeuplement. (Même décr.. art. 4.)
PÉCHENARD iPierre-Louis\ prélat et théologien français, né à Gesjiunsart (Ardennes) en 1842. Entré assez tard au petit séminaire de Charleville, il le quitta bientôt pour le petit séminaire de Reims, où il nt de rapides études, et, après avoir passé par le grand séminaire, fut ordonné prêtre en 1808. Il se rendit alors à Paris, passa une année â l'Ecole des carmes et se fit recevoir licencié es lettres. Il fut ensuite nommé curé d'une paroisse des Ardennes, puis professeur d'une classe d'humanités au ^etii séminaire de Reims, enfin professeur d'histoire au collège municipal de Charleville. En 1876, il prenait à Paris le grade do docteur es lettres avec deux thèses : I)e Sehola remensi decimo seculo et Jean Jucénaldcs Crsins. L'année suivante, il était de retour à Reims et prenait la direction du petit séminaire de cette ville. En 1880, il devenait vicaire général de M'' Langénieui, archevêque de Reims. Nommé en 1886 protonoiaire apostolique, il fut élu. en 1896, recteur de Ilnsliiut catholique, en remplacement de Mp d'Hulst. en même temps qu'il recevait le litre de vicaire général du diocèse de Paris. On doit à Mr Péchenard. outre ses thèses : Histoire de Gespunsart (18~8); Tridttum solennel pour la restauration du culte urbain (1882): Pèlfrinage eucharistique du Sainf-Lîm à Gespunsart (1885); Histoire de la Congrégation de \otre-Dame de Iteims (i886); Histoire de la Neurille-aur-Toumetirs (1887) ; Panégyrique du bienheureux J. -B.de La Salle (\%%9); Panégyrique de sainte Geneviève (1890); Discours sur Ut cercles catholiques (1891); Eloge de dom Marlot (1892); De Heims à Jérusalem en 1895 (lg93'i; Bénédiction de Végliêe Saint-Jean-Baptiste, à Beims (181-4); Etude historique 9Ur les conférences ecclésiastiques (1^96) ; l Institut catholique de Paris [iS75-t90i] (1902); l'Immaculée Conception dans l'ancienne i'nirersité de Paris (1905); etc. Caractère droit et austère, esprit solide et cuJtivé, le recteur de l'Institot catholique de Paris s'est montré un administrateur zélé et compétent.
*Pecht (Auguste-Frédéric), peintre allemand, né à Constance en i8i4. — Il est mort à Munich en 1903- Il avait dirigé la revue ■ die Kunst>.
PECa0RANE n. f. Min. V. pechblende.
PeCQUEUR .^ Constantin}, éconor ^ ^. né à
Arleux ^Nord) en 1801, mort à Saint I '^n 1887.
Affilié au saint-simonisme, puis a'i : d colla-
bora au . Phalanstère » {1832-1833^. pu.à es-i-usa sa doctrine personnelle, qui est une sorte de communisme religieux. Pecqueur réclame la socialisation du sol et des mitruments de production ,' l'éducation intégrale et la formation d'une association universelle ou chacun aura sa fonction bien définie, ses droits, ses devoirs, sa part do bonheur, cette association devant, en se développant. aboutir à la république de Dieu : c'est-à-dire le gouvernement de tous par tous, l'exploitation du globe au profit de tous et de chacun. Il fonda en 1849 le Salut du peuple, périodique qui n'eut qu'une existence éphémère. En 1848, il avait fait partie, comme rédacteur, de la commission du travail au Luxembourg, et il exerça de 1848 à 1851 les fonctions de sous-bibliothécaire de l'Assemblée nationale- U a publié : /n(«'ré( du commerce
Pédête liu
PECUMA — PELLOUX
et de l'industrie (1836); Améliorations matétieiles (1839h Théorie nouvelle d'économie sociale et politique (1842); ta W'fonne électorale (18^0): De ta liais, de son principe et di' su réalisation (I84i!,i ; Ves anm'esditns leurs rap/'orts avec l industrie, la morale et la liberté (18-12); la Hèpuhlique de Dieu (1841); Ole. Ou irouvo ilaus ces ouvrages beaucoup d'idées intore^saiitvii et *\\û ont fait leur chewiu, entre autres : rexi>lmiaiion des clieniins do fer par l'F^tat ol l'arbitrogi-' iuieniational. Benuit Malou a appelé Pacquour te <' doj'oii du coUoctivisinc français •'.
PCCUNIA TUA TECUM SIT (mois lat. sigoif. Que ton argent sott avec toi, c'est-à-dire : Garde ton argr-nt), paroles ctilùbrcs dos Actes des A/iôtres (VIII, 20). Elles sont adreastïes par Pierre à Simon le Ma^^'icien, (:|ui, voyant les apôtres conférer le Saint-Esprit par l'imnositioadesuiains, lui ofl'rit de lardent pour être luvesli au même pouvoir. Pierre lui répondit : Hecunia tua tecum sit in perdilioneni... "Que ton arL'CUt soit avec loi en perdition, puismie tu penses que Vou peut acheter pour de l'argent le don de bn'u. 1. On rappelle les premiers mots de la réponse de saint Pierre : Pecunia tua tecum sit, sans tenir cotniJto de in perditionem qui en modifie le sens; ou, plus hriéveniout encore : Pecunia tecum, pour marquer que l'on repousse avec mépris une olfre d'argent).
PÉDÉTIDÉS n. m. pi. Famille de mammifères rongeurs liYstnclioiiiorplies, reoformaut le seul genre pédète. — Cn pi-:i>t;m»ii. ^
— Encycl.
I-o pédète du Cap est l'unique représentant de cette curieuse famille. Il ressemble à une gerboise et à un écureuil; sa taille est celUd'unlièvre.doni il a la couleur; il bondit et saute avec agilité dans les terrains arides de l'Afrique australe, où il creuse ses terriers. Sa chair est très estimée.
PÉDIATRE (du gr. pais, enfant, et iatros, médecin) n. m. Médecin ((ui soigne les enfants.
PÉDOYA ( Jean-Marie-Gustave). général et écrivain militaire français, né à Pamiers eu 1S38. Elève de l'Ecole militaire de Saiut-Cyr en 1857, il fit toute sa carrière dans l'infanterie. Il était, en 1870, lieutenant et officier d'ordonnance du général de Montmarie, et prit part aux batailles de Wlssembourg, Frœschwiller et Sedan, où sa conduite lui valut le grade de capitaine. Dès sa rentrée de captivité, en 1871, le capitaine Pédoya fut rejoindre eo Algérie la colonne qui, sous les ordres du général Saussier, opérait dans le Hodna contre les Mokhrani. Resté en Algérie jusqu'en 187.5, il fut promu chef de bataillon en 1876, retourna en Afri- (jue au moment de l'occupation de la Tunisie, se Signala dans les opérations autour de Kairouan et do Gafsa. s'occupani en même temps d'études archéologiques. Rentré en France en 1884, lieutenant-colonel ^en 1885 et colonel en 1889, brigadier en 1893, divisionnaire en 1898. il commanda d abord la 'iS* division à Saint-Etienne, puis fut appelé au commandement de celle d'Alger. En 1901, il fut nommé commandant du 16" corpsd'arméeà Montpellier, dont il dirigea avec distinction les opérations aux grandes manœuvres de 1902. Il a été atteint parla limite d'âge en 1903. Ilest l'auteurd'ouvra^cs militaires intéressants : Ktude sur la formation de combat (1880) ; Itecueilde principes de tacti>/ue (1895); etc., et a collaboré à divers journaux.
PEE n. m. Sorte de hautbois siamois, percé de pee. 6 trous. (Quatre trous seulement sont recouverts j)ar les doigts, les trois premiers par ceux de la main gauche lo quatrième par 1 index de la main droite.)
Peel (James), peintre paysagiste anglais, né et mort à Newcastle-on-Tyne (1811-1906). Il eut pour professeur de dessin Dalziel, le père des célèbres graveurs sur bois. Il se rendit à Londres en 1840 et fit plusieurs copies remarquables de tableaux de la Galerie nationale, notamment du » Violoniste aveugle ■■ et de la « Fête do village % de Wilkie. Il s'acquit une réputation de peintre de paysages et de portraitiste,et fut un des promoteurs de la In-ee Exhibition, on Exposition libre, qu'on appela plus tard Portland Gallery.
PÉGAMOÏD n. m. Désignation commerciale crét'-e par le premier inventeur qui imagina d'imperméabiliser dus éiotTes au moyen do la cellulose dissoute.
— ENCYct,. La cellulose peut être dissoute, puis ramenée 6 léiat insoluble, soit sous forme de (ils (soie artificielle^, sou sous forme d'enduit sur une étoffe, du papier, etc. Priuciiinloment employée sur étoffe, elle constitue dos tissus analogues d'aspect à la moleskine, mais beaucoup nlus robustes ot durables, lo revêtement étant souplo ot fortement lié au tissu, dont il no peut se séparer comme le fait l'enduit à base do caoutchouc do la moleskine.
Peinte (Henri), statuaire fraueais, né h Cambrai (Nord; en 1845. Elève do Durot ot do Guillaume, il obtint en 1877 le prix du Salon avec une statue de Sarpédon. dont lo bronze est à Rouen; un autre exemplaire est à Cambrai. En 1889, il eut un grand prix à rExposition universelle (Paris), où il avait envoyé lo Sarpédon et un Orphée endormant Cerbère, qui prit aussitôt place au musée du Luxembourg (un autre est à Cambrai). Ce dernier morceau est d'une composition adroite et originale. Après ce double succès, l'artiste s'est consacré surtout k des travaux de décoration ot do restauration, et a modelé quoiqtios bustes.
Peintres modernes (les), ouvrage en quatre volumes, de John Ruskin, publié de IS43 A 1860. — L'auteur y delend avec oniniâtroté la nature, et il veut qu'on l'imilo eu tout. II s'élùvo donc contre l'idéalismo. nui prétend lui imposer un code de beauté, et il veut même interdiro & 1 artiste <lc faire un choix parmi les données do la nature. , A^/ iV"' ''^' *' reconnaît implicitement ailleurs que le Jêntablo artiste fait instinotivemont ce choix. Ruskin so fait on mémo temps lo défenseur dos coloristes do Gior-
glono à Turner. son peintre favori : par contre, il critique Claude Lorrain, qui précisément a idéalisé ses paysages. Il est intéressant enfin do constater que, dans son désir de conserver au coloris la plus grande fraîcheur possible, Ruskin, recommandant d'employer la couleur pure par petits points séparés, semble avoir été le proithèto do l'impre^sionuismo et mémo du pointillisme.
PEINTURLURE {pin — de peinturlurer-) n. f. Fam. Peinture grossière et voyante ; // lustre de cire te chêne séculaire de l'autel, après l'avoir nettoifé de ses pkintuhlires.
(P. et V. Margueritte.) Syu.
l'KlNTLBI.LBAGE.
*Peixoto ( Floriano ) ,
honmie d Etat et maréchal Peixoto.
brésilien, né dans la pro -
vinco d'Alagoas eu 1842. — 11 est mort daus sa ferme de Divisa i-n 1>95.
PEIXOTOA ipè-kso) n. f. Genre de mulpighiacées-bauistériêes.
— Encvcl. Les peixotoa sont des petits arbrisseaux grimpants, très voisins des banistéries ; les feuilles velues, glanduleuses, sont caractérisées par la présence de grandes stipules ; les fleurs, à pétales ongulés, glanduleux et ciliés sur les bords, ont des staminodes. On compte 15 espèces brésiliennes de peixotoa.
^PÉLADAN (Josêphin), écrivain français, né à Lyon en 1858. — Depuis 1900, il a fait paraître : la Terre du Christ, l'Art de choisir sa femme d'après la plujsionomie, et continué son intéressante série de romans sur la décadence latine avec Pereat! (1902); Modestie et vanité (1903) ; Pérégrine et Pérégrin (1904). En même temps, il donnait au théâtre une tragédie, Œdipe et le Sphinx, qui fut représentée en 1903 à Orange, et Sémiramis, quatre actes joués l'année suivante, avec un vif succès, aux arènes de Nîmes. Mais les œuvres les plus attachantes de cet écrivain parmi ses travaux récents sont peut-être les brefs essais où il a résumé quelques-unes de ses idées sur l'esthétique et l'éthique ; ce sont: la Dernière Leçon de Léonard de Vinci-, la Clef de liabelais; De Parsifaï à Don Quidiotte et Origine et esthétique de la tragédie.
^PELADE n. f. — Encycl. Cette affection, classée autrefois parmi les maladies parasitaires et contagieuses, semble, d'après les constatations les plus récentes, d'origine nerveuse et serait due en outre à une déchéance organique momentanée. On la classe par suite dans les trophonévrosos, et elle se traite surtout par les rayons X.
PÉLÉCINOTE n. m.
Genre d'insectes orthoptères sauteurs, de la famille des acrîdidés, créé on 1901 pour quelques espèces propres au sud de l'Inde.
— Encycl. Les pèlécinotes sont des criquets de taille moyenne, à ailes atrophiées, àcorselet comprimé et très haut, à pattes courtes et robustes; leur livrée, verte, est piquetée de brun, les pattes sont jaunes. L'espèce type est le pelccinotus brachijpteras, des Ghates
monts Pulney).
PELEE n. f.
Genre de mammifères artiodactyles ruminants, de la sous-famille des cervicaprinés, comptant uneseuleespèce, propre à l'Afrii|ue australe. (La pelim capreolus est une antilope à fourrure laineuse, voisine des éléotraguos ; ses oreilles, très développées, lui donnent uu aspect très caractéristique.)
PELETTES (lèf) n. f. pi. Nom donné, dans les magnaneries et ateliers de dévidage, aux déchets des cocons de vers à soie.
PELHAMINE pcl') n. f. Substance minérale, résultant
de 1 altcrati'-n de l'amiante.
PÉLIOMC n. m. Tache cuivrée do la peau.
Pelléas et Mélisande, drame musical en cinq actes, tiré du thrùtrt' <li* Maeterlinck, nuisi(|uo de Claude Debussy, représenté ù. rOpôra-Comique lo 30 avril 190:?. — C'est une légende symbolique d'une simplicité raffinée et d'une naïveté cherchée, répartie en une (juinzaino do tableaux, contée dans uu langage ù dessein monotone. Le seigneur Golaud, homme d'un ûgo déjà mûr, rencontre ù, la chasse la frêle Mélisando, qui pleure auprès il'nne fontaine. Il l'emmène avec lui ot i'épouso. Il rolouruo auprès de sa môro Geneviève, et de son aïeul lo roi Arkel : il retrouve aussi son demi-frère, Pelléas. Mélisando ot Pelléas no tardent pas à s'aimer. Mêlisande laisse tomber dans l'eau son anneau nuptial : Golaud, Idessé à la chasse, est soigné par Mêlisande ; il demande ;\ voir l'anneau, ot Mêlisande va le chercher avec Pelléas dans la grotte où elle dit l'avoir perdu ; ils no rencontrent dans !a caverne une trois mendiants endormis. Plus tard, Mêlisande ù sa fenêtre fait tomber sa longue chevelure sur les épaules do Pelléas. Golaud, plein do soupçons,
Pélécinote (moitié de gr. nat.).
Pelée.
conduit Pelléas sur les bords d'un gouffre d où monte une odeur de mort : il lui conseille de sêloignor de Mêlisande. Tourmenté par la jalousie, il interroge vainement le petit Yniold, son fils du premier lit, témoin ordinaire des entrevues de Pelléas et de Mélisando. Pelléas, qui va partir, obtient de Mêlisande un dernier rendez-vous, Golaud survient, tue Pelléas, blesse Mêlisande qui meurt en donnant le jour à une fille, sans avoir répondu aux brutales questions de Golaud.
Sans presque rien sacritier du texte priniiiif de Maeterlinck, le comjiositeur a écrit une partition d'un style nouveau et original ; rejetant toute forme mélodique ot réduisant au miniinun le rythme et la mesure, il procède par enchaînement d'accords, par juxtaposition de tonalités. C'est une sorte de déclamation nuancée, qui accompagne de très près le texte, parfois imprécise ou monotone, mais souvent évocalrice et poétique. La scène do la caverne, les adieux de Pelléas et de Mêlisande, la mort de Mêlisande sont les passages les plus iniéressants de l'œuvre.
PellBCUET 'Marie,, fcmmo bibliographe française, née en 1.h4u, morte près de Paris à sa campagne du u Cœur volant " en lyuo. Elle était d'une érudition rare en ce qui touche les commencements de l'imprimerie en France, et elle consacra sa vie à l'étude et à la description des incunables français. Elle publia successivement : Notes sur les livres liturgiques des diocèses d'Autun, de Chalon et Mdcon (1883J; Aotes sur les imprimeries du comtat Venaissin (1887) ; Catalogue des livres de la bibliothèque rf'un chanoine d'Autun, Claude Guilliaud (1493-1551) [dans les Aféjnoires de la Société éduenne, (1890)]; les catalogues des incunables des bibliothèques publiques de Dijon (I886), Versailles (l-<89), Lyon (1893i et un aperçu des incunables de Colmar. Elle travailla à l'édition du catalogue dressé par Daunou. des incunables de la bibliothèque Sainte- Geneviève. Le premier volume de son œuvre capitale, le Catalogue général des incunables des bibliothèques publiques de France, fut imprimé en 1H97. Marie Peilechet reçut, on reconnaissance de ce grandi et beau travail, le titre de « bibliothécaire honoraire à la Bibliothèque nationale ''.
P ELLEGBINI (Carlos), homme d'Etat argentin, né et
mort à Buenos-Ayres (1846-1906). Son père, l'ingénieur don Carlos E. Pellegrini, avait quitté la Savoie pour venir s'établir à Buenos-Ayres ; il fonda en 1853 la Hevista del Plata. Le jeune Carlos fut reçu docteur en droit et exerça la profession d'avocat. Député en 1873, il obtint le portefeuille de la guerre en 1880 et la vice-présidence de la Rêpuldique en 1886. Il se rendit à Paris en 1886 pour négocier l'emprunt des douanes et en 1889 pour inau-
furer l'exposition argentine. Il fut appelé à la présidence e la République en 1890 après le renversement du président Juarez Celman et exerça cette haute fonction jusqu'en 1892. Sa présidence fut troublée par divers mouvements révolutionnaires dont il sut triompher en 1891 et en 1892. A l'expiration de son mandat, il eut pour successeur Luis Saenz Pena. Il a laissé de son passage à la présidence l'impression d'un homme conciliant, emportant l'estime de tous ses compatriotes. Sénateur en 1895, il fut l'un des chefs du parti national.
PELLÈNE {pèl') n. m. Genre d'arachnides aranéides, de la famille des salticidés, comptant une cinquantaine d'espèces répandues sur le globe.
— Encycl. Les pellénes sont des saltiques noires, pubescentes, avec des poils blancs ou rouges sur la face et sur l'abdomen ; les mâles sont souvent marqués de rouge vif. Le pellénes tripunctatus. commun en été aux environs de Paris, est une petite araignée qui fait sous les pierres ou les feuilles sèches une grande coque blanche, soyeuse.
Pellerin (Joseph), numismate français, ne à Marly-le-Roi (Scine-et- Oise) en 168 4. mort à Paris en 1782. Il fit des éludes approfondies sur les langues de l'Europe et de l'Orient, notamment sur l'hébreu et le syriaque, et fut employé dès 1706 aux bureaux du ministère de la marine, où Pontchartrain le prit bientôt pour secrétaire. Nommé successivement commissaire do la marine, commissaire général, enfin premier commis, il ne cessa, pendant les loisirs de sa charge, de s'occuper de numismatique, et réunit un médailier de 32.500 pièces rares, que le roi Louis XVI lui acheta, tout en lui en laissant jusqu'à sa mort la jouissance. Pellerin, lo premier, apporta un véritable esprit de critique dans l'appréciation et le classement rationnel des médailles. Son liecucil des médailles des rois, peuples et villes (1762-1778) es-t une œuvre remarquable pour le temps, et fait do lui uu défi fondateurs de la numismatique française.
♦PeLLETAN iCliarles-Cn»ii7/ct, publiciste et homme politique français, né à Paris en 1846. — Ministre do la marine dans lo cabinet Combes (7 juin 1902-14 janv, 1905), sa
tesiion fut vivement attaquée ans la presse d'opposition et dans le Parlement, où, eu 1908, l'administration de la marine fut mise en cause tout entière à propos do la discussion du budget. En mars 1904, après lintervention de Chaumet, I.ockroy, Doumer, Ribot, \n Chambre décida qu'une commission extraparlementaire s^ rail chargée d'enquêter sur la marine et d'examiner de près les griefs invoqués contre lo ministre de la marine. Après la chute du ministère Comnes, Pelletan intervint dans la discussion de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat ot fut réélu en 1906 député do la
2' circonscription de l'arrondissement d'Aix en Provence. Il a encore publié : les Guerres de la Révolution ^IS9A). Pelloux (Luigi). général et homme poliiiaue italien, né ù La Roche (Savoie) en 1839. Elève de l'aoadêmio militaire do Turin, il en sortit en 1857 comme sousdieutenanl
PelUne.
Camillt Pcllelan.
Pelloux.
(J'artillerio, prit part aux guerres do rindc^pcnUaiico et 80 distingua notamment à Munie Croco (1866) et, en 1870, en ouvrant la broche do la Porta Pia à. Komo. Chef do section dans les bureaux de la guerre, directeur des études de l'Académio militaire, il fut promu colonel en 187$, devint député do Livourno en mai 1880, et représenta cette circonscription jusqu'en 1895. Kn i8Si.
comnio secrétaire général du ministère do la puorre, il soutint uno discussion mémorable contre le général Hiyotti, à propos de la réorganisation do l'armée. Général de brigade on 1885, lieutenant générât en 1801, chef d'état-major général on 1S96, il commanda ensuite divers corps d'armée. Sa carrière politicpie no fut pas moins brillauto. Ministre de la cuerre dans le cabinet di Hudini (6 fév. 1891-15 mai 1892), it conserva ce portefeuille dans le cabinet Giolitti {15 mai 1892-28 nov.
1893); fut do nouveau ministre de la guerre dans le cabinet di Rudini (U juil. IS96-14 déc. 1897), et présont;i un projet pour lavancement des ofnciors tjui fut mal accueilli par la Chambre. Après les troubles de Sicile et les manifestations révolutionnaires qui s'étendaient à toute l'Italie, le roi crut devoir adopter une politique énergique et fit appel à Pelloux (29 juin 1S98}. Président dû conseil et ministre de l'intérieur, celui-ci constitua uu cabinet extraparlomentaire où dominait l'élément militaire. Il présenta toute uno législation répressive pour conjurer le péril révolutionnaire ; décliaînant ainsi en Italie une crise politique longue et dangereuse, qui faillit mettre en danger la Constitution même. En mai 1S99, il eut recours à un véritable coup d'Etat, en démissionnant avant même que les députés eussent émis un vote sur le retrait des uavires italiens do la mer Jaune {14 mai 1899). Immédiatement chargé de constituer un nouveau cabinet, il s'orienta nettement à droite, faisant appel au concours de Visconti- Venosta. La situation n'en fut pas améliorée, et le général Pelloux fut peu à peu acculé à la nécessité de dissoudre la Chambre (18 mai 1900). Les élections furent défavoralilcs à «ia politique, et il démissionna le 18 juin. Il reprit alors sa place au Sénat, où il était entré le 15 juillet 1896.
PELOUSARD [zar') n. m. Fam. Habitué de la pelouse des champs do courses.
PÉNALISATION (îa-Si-oji) n. f. Sport. Dans une course ou un concours. Désavantage encouru par le concurrent ipii a contrevenu à l'une des * P a
conditions du parcours. çrzria— il ^^f^^
(La pénalisation se chif- ^ L^.%,^'^
fro soit par la soustrac- — -«t*tP*fflïîvjT^ "-j
tion d'un certain nombre de points, soit par l'addition d'une ou plusieurs minutes à la durée effective du trajet.)
PÉNAROES ( ro-èss ) n. m. Carillon javanais, portant six lames de bronze, que l'on frappe à. l'aide d'un petit marteau.
Pendezec iJean-Marie-Toussaint), général français, né à Loudéac en 1842. Elève à Saint-Cyr en 1861, puis â l'Ecole d'application d'étal-major, il entra dans le corps d'état-major, fit la campagne de 1870 à l'état-major de la division de cavalerie du 5' corps, assista aux combats et batailles de Buzancy, Beaumont, Mouzon. Sedan, parvint à s'échapper lors de la capitulation de l'armée, or vint ;ï Paris, d'où il fut envoyé à Tours pour servir à l'état-raajor du 15* corps do l'armée de la Loire, puis à l'armée de l'Est. Lieutenant-colonel en 1887, colonel en 1890. général do brigade en 1895, il fut nommé, on 1899, chef d'état-major du
fouvernement militaire de Paris. Lanuéo suivante, il était ésigné pour « faire fonctions •. de chef d'état-major de l'armée. Promu divisionnaire quelques jours après, il fut confirmé dans son emploi en 1902. Trois ans plus tard, il était nomme membre du conseil supérieur de la guerre.
PBNFIELDlTE(pî>i-;Ç/) n.f. Oxychloruro naturel de plomb. * PÉNITENTIAIRE adj. — EncYcl. Milit. Etablissements pénilenliaires. Réorganisés par le décret du 2 novembre 1902, ces établissements comprennent : I" les prisons; 2« les pénitenciers; 3^ les ateliers de travaux publics.
Les prisons militaires reçoivent les militaires détenus disciplmairement qui se trouvent ne pouvoir subir leur punition au corps, les militaires à destination des corps disciplinaires, les prévenus, les condamnés de passage et les condamnés à une peine de courte durée.
Les pénitenciers ne reçoivent que des condamnés à des peines d'au moins un an d'em-
firisonnement. Les ateiers reçoivent les hommes condamnés à ta peine des travaux publics. Les condamnés à l'emprigonnement sont répartis entre les prisons et les pénitenciers.
PENJABIEN, ENNE {pirt-ja-bi-in, è/i')adj. Se dit de l'étage géologique formant la partie moyenne du système pefmien.Syn.SAXONiEN — n. m. Cet étagi lui-même.
Pensée (la), groupe marbre, par Gustave Michel, qui a'valu à son auteur la médaille d'honneur au Salon de 1896, U a été placé au musée du liuxembourg. Assise sur un trône massif, la Pensée appiiie son bras
La Pensûe, de Gustave Michel.
Le Penseur, de Rodiu.
droit sur un pupitre où so déploiont des manuscrits. Son bras ^auolie se pose sur uno harpe. A ses pieds, un petit génie soufllo dans uno conque, des fleurs sont jetées prùs d'une palette; d'autres attributs nécessaires aux réalisations do l'esprit sont voisins. Car ce sont ces objets, si divers, oui permettront les sons mélodieux, les idées ingénieuses, les colorations riches ot les lignes belles, et aussi les pures statues comme cette Pensée, qui est uno des inspirations les mieux venues de Gustave Michel. Penseur (lk), statue de Rodin, parue au Salon de 1904. Ce titan plébéien est plus semblable à un Ugolin dévorant son poing, ou à un lutteur au repos, qu'à un intellectuel perdu dans son rêve. L'œuvre résume bien la maitri^e du sculpteur. Sur l'initiative do la revue « les Arts de la vie % les admirateurs de Rodin ouvrirent une souscription pour acheter le Penseur ot lériger sur uno place de Paris.
Le 21 avril 1906, eut lieu l'érection ofticiello de l'exemplaire en bronze du Penseur de Rodin, entre la grille et l'escalier du Panthéon.
*PENSION n. f. — Encycl.
Pensions et allocutions temporaires ecclésiasti(fues. La loi de séparation du 9 décembre 1905 alloue aux ministres dos cultes précédemment rémunérés par l'Etat des pensions qui no peuvent en aucun cas dépasser 1.500 francs et qui s'élèvent : 1' aux 3/4 de leur traitement pour les prêtres âgés de plus de 60 ans et comptant 30 ans de services ; 2» à la moitié du traitement pour les prêtres âgés de plus de 45 ans et comptant 20 ans de services. En ce qui concerne les ministres des cultes protestants et Israélites, la pension est réversible jusqu'à concurrence de la moitié sur la tête de la veuve et des orphelins mineurs, jusqu'à concurrence du quart au profit de la veuve sans enfants mineurs.
Les ministres des cultes qui. tout en éiant salariés par l'Etat, ne réunissent pas les conditions déterminées par la loi pour avoir droit à pension, recevront pendant 4 ans une allocation égale à la totalité du traitement pour la première année, aux deux tiers pour la deuxième, à la moitié pour la troisième, au tiers pour la quatrième. Toutefois ^dans les communes de moins de l.OOO habitants et pour les ministres oui continueront à y remplir leurs fonctions, la durée do cnacune des périodes ci-dessus est doublée. Les départements et les communes peuvent accorder aux ministres des cultes, dans les mêmes conditions que l'Etat, des pensions ou allocations établies sur la même base et pour une égale durée.
Pensions lëf/islntives. Dr. La Chambre des députés avait créé, dès 1899, un fonds de secours au profit des anciens députés ot de leurs familles. Elle y affectait les sommes demeurées disponibles, en tin d'exercice, sur le crédit attribué au payement de l'indemnité parlementaire. Le 23 décembre 1904, elle décida de faire plus largement les choses, en écartant d'ailleurs ce caractère un peu choquant de " secours », et de créer une véritable caisse spéciale de retraites, destinée à assurer une pension de 2.400 francs aux anciens députés, ayant exercé pendant 4 ans au moins le mandat législatif et ayant 55 ans au moins, ainsi qu'à leurs veuves ou à leurs orphelins mineurs, à laide d'une cotisation mensuelle de 15 francs.
De son côté, depuis de longues années, le Sénat inscrivait à son budget, sous le chapitre secours, une somme qui permettait de pourvoir à de pressantes infortunes. Cette assemblée, suivant l'exemple de la Chambre, décida, le 28 Janvier 1905, la formation d'une caisse de retraites pour les anciens sénateurs, leurs veuveset leurs orphelins mineurs. Le droit do la pension est acfjuis à 60 ans révolus pour tout ancien sénateur ayant rempli sou mandat pendant 9 années consécutives ou à différents intervalles. Une retenue mensuelle de 3 p. 100 est opérée sur l'indemnité parlementaire pour alimenter la caisse de retraites. Une loi du9févrierl905 a autorisé ces deux caisses à recevoir des dons ot legs et a assuré l'incessibilité et l'insaisissabilité des pensions.
Pentanymphon (1/3 grand, nat.).
PENTANYMPHON (pin-ta-nin) n. m. Genre de pycnogonides, crée eu 1904 pour une forme remarquable découverte dans les mers du pôle antarctique. (Le pentonympkon antarcticum mesure un centimètre de long, mais ses pattes ont plus de dix centimètres, et il en possède cinq paires, grêles et terminées par une griffe simple.)
PENTAPÈRE (pin) n. f. Genre d'éricacées, dont une très belle espèce originaire de Sicile est cultivée comme plante d'appartement. (Cette plante est caractérisée par ses fleurs, disposées en élégants corj'mbes.)
PENTAPHTLACACÉES [pin, sé) a. f. pi. Famille de dicotylédones dialypéiales. (Cette famille, réduite au genre monotype pentapliylace.
est voisine des célastracées; les caractères de l'ovule, de l'inflorescence, du fruit, justifient pourtant l'autonomie de cette famille.) — Une pentaphtlacacée.
Pent-apère : a, fleur.
PELOUSARD — PÉRATÉ
PENTARISCOPE ( pm-ta-riss) u. m. Instrument sorvaQl à constater le bombardement moléculaire du radium.
PENTA VALENT, E adj. V. VALKNCE.
PENTAZOTE (/îi'nj D. m. Autre nom du pégam«id, rappelant que la coUuloso ea)]>loyée contient, à un moment doniié de sa fabricaltoo, cinq atomes d'azoto dans sa molécule.
PENTBORE (pin a. m. Genre de plantes qu'on a rangé dans les saxifragacées elles crassulacées otqui peutétro considéré comme le type d'une famille distincte.
— E>"CYcL. Ce genre comprend trois espèces qui habitent les régions marécageuses de l'Amérique du Nord et de l'Asie orientale. Ce sont des herbes vivaces, à feuilles isolées, sessiles, lancéolées. Les fleurs formont dos grappes terminales de cymes scorpioides; cos fleurs apétales, pontamères, oui deux verticUles d'étaminos; l'ovaire est ronstitué par cinq carpelles qui sont, dans leur région inférieure seulement, soudés enire eux et avec les verticilles externes. Le fruit est une pyxide contenant des graines nombreuses et petites, pourvues d'un albumen charou.
PENTOZANE [pin — rad. pentose) n. f. Chim. Principe immédiat essentiel des tissus végétaux. (Chimiquement les pentozanes sont des corps formés par la soudure de molécules de pentoses ou de sucres en C* avec élimination d'eau; elles ont la formule brute d'un hydrate do carbone et régénèrent les pentoses par une légère hydratation. La pentozane la plus importante est la xylane ou gomme do bois répandue dans tous les végétaux.)
Pepinghen ou Fepinghen-beringhen, comm. de
Belgique (prov. de iirabaut [arrond. do Bruxollos]), sur la Sonne, tributaire de l'Escaut, par la Senne et le Rupel , 1.400 hab.
PÉPONIE {ni) n. f. Genre de cucurbitacées-cucumérinées. (Les peponies sont des herbes grimpantes, à grande Heurs blanches ou jaunes, dont les espèces habitent l'Afrique tropicale.)
PEPTIDES n. f. pi.
Chim. Classe de sudstaiices formées par lenchevétrement de groupes :
(RAzH-COR'; déterminés par la soudure après déshydratation d'amino-acides.
I Les peptides sont pour les termes simples des solides cristallisés, solublesdans l'eau; elles sont intéressantes en ce sens que les matières albuminoïdes seraient constituées en grande partie par des polypetides complexes.)
PEPTOTOXINE OU PEPTOXINE [pèp — du gr. peptos, digéré, et loxikon, poison i n. f.
Substance non protéique ou leucomaine, que l'on rencontre dans les produits de la digestion des matières albuminoïdes et spécialement de la fibrine. (Elle se trouve aussi dans les muscles, le foie, le lait ayant subi un commencement de décomposition putride. On admet que c'est à la présence en assez notable quantité de celle substance que sont dus les phénomènes toxiques de l'indigestion.)
Feraga, planète télescopique W 554, découverte ea 1905 par GGtz.
PÉRAGALEn.m.Genrede mammifères marsupiaux, de la famille despéramélidés, comptant trois espèces propres à 1 Australie.
— Encycl. Les péragales sont des animaux de taille médiocre, ressemblant à de grosses musaraignes, insectivores, remarquables par leurs oreilles très développées. Le pera- Péragale.
gale lagotis, type
du genre, est 'répandu aans touio l'Australie, excepté dans le Nord, oii il est remplacé par le péragale leucura.
PÉRAMYS {miss) n.
m. Genre de mammifères marsupiaux, do la famille des didelphiidés, comptant douze espèces propres à l'Amérique du Sud. (Les péramys sont des sarigues," de taille médiocre ou petite, et ordinairement insectivores. Le peramys brevi-
caudata, grand comme ptramys
un rat, le touan des vieux auteurs est répandu dans les Guyanes et le Brésil. 1
PÉRATÉ (Joseph- André), archéologue et critique d'art franr-ais, né à Nancy en 1862. Elève de l'Ecole normale supérieure, de 1S81 à 1884, il en sortit agrégé d'histoire et devint membre de l'Ecole française d'archéologie à Rome. Il passa deux ans en Italie, puis fut nommé en 1^92 attaché, et en 1899 conser\'ateur adjoint au musée national de Versailles. Pératé a publié : l'Archéologie chrétienne^ dans la Bibliothèque de l enseignement des beaux-arts (1892), manuel court et substantiel; des Etudes sur la peinture siennoise, dans la « Gazette des beaux-arts « (1893); les Papes et les Arts, dans l'ouvrage intitulé le Vatican, en
Péponle ; a, fleur.
PERCIPIEM