V. OVOGKNKSK
PfunGEN, comra. do Suisse (cant. de Zurich [distr. de Wmterthur]). sur la Tœss, tributaire du Rhin ; 1.100 hab. Elève du bétail. Tissage du coton.
PHACA n. m. Genre de légumineuses papilionacées, très voisin des astragales ot comprenant des plantes asiatic(Uos très répandues, à tleurs solitaires ou réunies en ombelles.
(Certaines espèces sont gommifères.)
PHAGÉLITE ou
PRACELUTE {sè-lW) n. f. Silicate naturel d'alumine et de potasse.
PHAOPBYCÉES i/éo-fi-sé) n. f. jd. Ordre d'algues dites « brunes » parce que la couleur verte de la chlorophylle est voilée par un pigment accessoire de couleur brune. —
Une PH^OPHYCÈE.
— Encycl. Le pigment brun est soluble dans l'eau douce chaude et, après cette dissolution, la couleur verte est bien visible. La reproduction de ces algues a lieu, en général, soit par l'union d'éléments petits et mobiles, les anthérozoïdes, avec d'autres plus gros, doués ou non de mouvement, les oosphères, soit par la fusion de deux cellules st-'mblables se mouvant sous l'action de cils vibratiles. Les phxopinjcées sont presque exclusivement des algues marines. Les varechs, les laminaires, sont des phaeophycées.
*PHAÉTON n. m. — Phaéton automobile. Voiture découverte, comprenant des sièges paraiièies aux essieux et tous tournés vers l'avant.
— Encycl.
Autom.Dansle p/iaélûn automobile, lo sièpe avant n'est jamais couvert, celui do derrière, quand il est à deux ou trois places (double phaéton)ost protégé
Phaca : a, fleur.
Phaéton.
par une capote pliante on cuir ou toile, et parfois par un uallon do cab démontable. Ce type a succédé, comme voiture do tourisme découverte, au tonneau, depuis la mode des entrées latérales.
PHAKOSCOPIE [sko-nî — du gr. phakos, lentille, et skopetn, examiner) n. f. Procédé d'exploration do l'œil consistant à faire regarder, dans des verres très divergents, la flamme d'un© bougie très éloignée dans une pièce obscure. (L'opacité du cristallin se perçoit alors sous la forme d'une tache noire ou d'une strie.)
PHALLISME (ful-lissm'~ do phallus) n. m. Sociol. Culte rendu aux organes génitaux miiles do l'Iiomme. ot qui, d'après certains autours, serait l'origino du culte dos ancêtres.
PHANÉROCRISTALUN (h iss-ta-liu), E adj. Texture d'une rocho éruptivo dont les éléments sont roconnaissables à l'œil nu. (Cette texture résulte d'une consolidation qui s'est produit© daos dos conditions uniformes.)
PHAQUE (/'aAr') n. f. Algue d'eau douce, unicellulaire. ayant une forme généralement discoïde, (luelr)ucfois ovoïde, munio d'un cil vibratile ù. sa partie antérieure.
PHARE n. m. — Autom. Lanterne puissante placée à lavant d'une voiture automobile pour signaler à autrui sa position et éclairer suffisamment la ronio pour quo lo conducteur puisse lui-m6mo éviter les ol)Stacles.
— Encycl. Autom. liOS phares ont do véritables projecteurs, parfois électriques, le plus souvent ;\ acétylène. S Ils sont électriques, on emploie comme source luminouso une lampe A incandescence ù filament gros ot court et comme générateur soit une forte batterie d'accumulutcurs, soit une dynamo spéciale entraînée par lo moteur, avec un rhéostat do réglage commandé par un
Piiaxe à acétylène : 1, vue de rextérieur; 2, coupe.
régulateur centrifuge pour maintenir le voltage constant. Dans les phares à acétylène le générateur d'acétyli-ne, constitué par lo réservoir à carbure A ot lo réservoir ù eau B, occupe la partie pustôrieuro de l'appareil. Un tubo G amène les vapeurs d'acétylène à l'épurateur D et au brûleur E placé devant un réfletttcur parabolique.
Une lentille G, placée devant lo brûleur, disperse les rayons lumineux. Eutin lo jdiaro est formé par un verre éjiais II ot une jietite cheminée J assure l'aôrage.
On emploie aujourd'hui des combinaisons optiques très complexes, avec réflecteurs paral)oliques ot lentilles à ôclielons afin d'augmenter lo plus possible la puissance de l'ôclairago. Dans l'étude de leur système optique on cherche toujours à réaliser à la fois uu puissant éclairenient dans un cône très étroit, pour éclairer au loin la route, ot autour de ce cône un éclairemout faible, mais régulièrement réparti dans un cône très ouvert pour éclairer les bas-côtés de la route. L'emploi di^s pliares est interdit dans certaines villes, notamment à Paris, en raison des accidents que leur éclat aveuglant peut provoquer.
Phari ou PhAHRI, ville fortifiée de l'empire chinois (Thibet [prov. do Toang]), dans la haute vallée de i'Am- Tchou ou Torcha, affluent droit du Bramapoutre. L'expédition anglaise dirigée par le colonel Youoghusband y a hiverné en 1903-19U1, au cours de sa marche sur Lhassa.
PHARMACOPYRITE n. f. Arséniure naturel de fer.
* PHASE n. f. — Chim. Nom donné aux diverses masses homogènes qui peuvent être obtenues avec uu même groupe de suLstances constituantes. (^Deux isomères, deux polymères, la glace et la vapeur d eau sont les phases dirtéreotes d'une même substance.) il Loi des phases. Loi mathématique imaginée par le professeur américain Gibbs pour étudier les éijudibres chimiques.
— Encycl. Loi des phases. Daprès cette loi, le degré de liberté, c'est-à-dire le nombre de variations indépendantes possibles d'un système donné matériel dont toutes les parties sont en équilibre chimique et physique, est égal à l'excès du nombre des constituants indépendamment variables sur le nombre des phases, augmenté de deux. Cotte loi a permis expérimentalement 1 étude des solutions salines, de la dissociation des chlorures d'iode, des constituants des aciers, etc.
PHASÉOLYSE n. f. Histol. Opération histochimique, qui consiste, en employant des réactifs à propriétés inverses de celles de la" substance étudiée (eau d'aniline, acide acétique, acide chlorliydrique), à faire disparaître les colorations princi|tales et à faire apparaître les colorations accessoires, dans lo but de mettre en évidence les corps pmathétiqucs qui sont liés aux molécules albuminoides prolojdasmiques, sans toutefois en faire essentiellement partie.
PHASMÈNB {fass) n. f. Genre d'insectes hémiptères homopières, de la famille dos fulgoridés, créé en 1902 pour une espèce .nouvelle de Perso, la phasmena tellifera, voisine des hy.stéroptères.
PhëbADE (saint), en latin Platbadius, évêque d'Agcn vers le milieu du IV" siècle, mort vers l'an 398. Ami de saint Hilairo t^^^^ ^ de Poitiers, il se distingua par son attachement à la Phasmène (gr. 3 fois),
foi do Nicéo et se montra
un des plus vigoureux adversaires de l'arianismc dans les Gaules. Il rejota la seconde formule de Sirmium, et composa, pour la combatire, un traité remarquable conservé jusqu'à nos jours. Il assista au concile de Rimini, où il adopta un moment une proposition captieuse ; mais il s'aperçut vite du piôgo et so rétracta publiquement. — Fête le 25 avril.
PHÉNACODE n. m. Paléont. Genre de mammifères condylartlirés, tyjio d'une famille dite des phvnncodoutidis, comptant une douzaine d'espèces fossiles dans le tertiaire de l'Europe et do l'Amérique du Nord.
— Encycl. Les phénncoaes étaient de singuliers ongulés, dont les dents mamelonnées rappellent celles des porcs et dont les membres avaient cinq doigts. Ils ont vécu au commencement de l'épocjuo éocène en France et en Suisse (phennroihis mîïwr), mais surtout aux Etats-Unis, où leurs ossements abondent dans les gisements duWyomiug {phenacodus Zumiensia, primsevus, etc.).
PHENAX ift'-nakss) n. m. Genre d'urticacécs bœhmériées, caractérisé par ses inflorescences en glomérulos épais et par ses fleurs femelles, dépourvues de périanthe et à stigmates filiformes. (Les espèces, au nombre d'une dizaine, habitent l'Amérique tropicale.)
Phéniciennes (iks), drame antique en quatre actes, et en vers, adapté d Euripide, par Georges Kivollet (Théâtre d'Orange, 10 août 1902). — On trouvera au t. VI du />/c/if<njiajrtf l'analyse de l'œuvre du tragique grec.(V. Phé- NiciiîNNES.) L'adaptateur français en a élagué les longues dissertations, l'a davantage condensée ot en a modifié certains détails. Do ces derniers cliaugomonts, les uns sont louables, les autres moins heureux. Ainsi, au lieu quo co soit le précepteur d'Antigono qui, montrant à la jeiino fille, de la terrasse du palais, l'armée des Argions, énnmèro ses chefs, ses principaux soldats et leurs aïeux, c'est Mécénée qui fait ce dénombrement ; et dans la bouche d'un éphébe ayant vécu peu do jours, tant do détails paraissent invraisemblables. Par contre, lorsqu'il s'agit d'annoDcor la mort dos frères onnomis, il est beaucoup
plus dramatique de supprimer, comme l'a fait Georges UivoUot, le messager, otdo faire apporter la nouvelle par Antigono elle-même. En résumé, l'adapiatcur français déploie en sa tâche difficile une intelligence exacte de son glorieux modèle, une connaissance crudité du milieu lointain où évoluent les personnages et une science précise des exigences du théâtre actuel ; il traduit on beaux vers le conflit des passions et la misère do Ihomme, jouet do la destinée aveugle.
Phéniciens (les) et l'Odyssée, de 'Victor Bérard (19U2-1903). — L'auteur, s'appuyant sur un passage où Strabon atteste l'exactitude gcographitjue d'Homère, qui <• tenait sa science des Phéniciens », a réussi à rccounaitro la plupart des lieux cités dans VOdi/saée. Il divise ce poème en trois parties : la TéU-makeia, ou voyage de Télémaquo à la recherche de son père; VL'lysséidc, ou voyage d'Ulysse proprement dit, et le Châtiment des prétendants, qui fait 1© sujet des derniers chants, et dont il ne s'occupe pas. Avec une rare sagacité d'induction dirigée par une érudition méticuleuse, V. Bérard retrouve toutes les stations du voyage de Télémaque ; il suit de même, mais avec des difficultés plus grandes, les pérégrinations dUlvsse et identifie, entre autres localités, l'ile de Calypso (Péréjil, près du détroitdo Gibraltar) et lile des Phéaciens, où, avec la plupart des savants modernes, il reconnaît Corfou. Outre ces localisations si intéressantes, et qui donnent tant de vie à la géographie de la haute antiquité, mais dont la certitude n'est pas toujours incontestable, ces deux volumes contiennent une foule de détails sur l'art nautique, sur le commerce maritime, .sur les voyages et les stations des Phéniciens, et sur les relations internationales en ces temps reculés. Des cartes intelligemment dressées et des photographies bien choisies illustrent et éclairent lo texte.
PHÉNOCRISTAL, E, AUX fh-iss — du gr. phainein, briller, et do cristal) adj. Désignation par laquelle on distinguo les cristaux bien apparents d'une roche éruptivo.
— n. m. : Un phênocristal. (Lorsqu'ils sont disséminés dans une pâte formée de cristaux beaucoup plus fins, mais de même nature, les phénocrisiaux correspondent au premier stade de la consolidation de la roche.)
PHÉNYL n. m. Radical monoatomique C* IP, dérivant du phénol CMi'OH par l'oxbydrile en moins.
*Phigalia. ~ Archéol. La Société archéologique d'Athènes a entrepris la restauration du temple de Bossoe, près de Phigalia, en Arcadie, l'un des plus célèbres et des mieux conservés do la Grèce. Non loin de là, sur les pentes du mont Cotilios, elle a découvert deux petits temples, qui j)araissent être ceux d'Aphrodite et d Artémis. Ces temples datent du v* siècle; l'un d'eux mesure 9 mètres sur 6; l'autre, 15™, 50 sur 6"", 50. Tous deux sont composés d'un prodonios et d'un naos, sans colonnes. On a trouvé dans ces ruines des miroirs de bronze et de nombreux bustes en terre cuito.
PHILACÉLOTE D. 1". Genre d'insectes coléupleres lamellicornes, de la sous-famille des rhizotro^'iués. créé en 1900 pour des formes nouvelles découvertes en Ma- Philacélote laisîe. (Les philacélotes ressemblent à (gr- duo quart), des hannetons de taille moyenne ; ils vivent sur les arbres des hautes montagnes de Célèbes [philacelota suômaculata], et une autre espèce Iphilacelola sulana] a été trouvée aux îles Sula.)
Philastre (.Paul-Louis-Félix), marin et administrateur fiançais, né en 1837, mort à Beaujeu (Rhône) en 1902. Entré au service de la marine en 1854, aspirant en 1855, enseigne de vaisseau en 1859 et lieutenant de vaisseau en 1S64, il occupa de 1873 à 1882 les fonctions d'inspecteur des afi'aires indigènes en Cochinchine, apprit l'annamite, et de is,s2 à 1883 fut gérant de la légation de Hué. 11 est surtout connu par la part qu'il prit aux événements qui suivirent la cunquéte prématurée du Tonkin et la mort tragique de Garnier. Ixj gouvernement français n'étant point alors décidé à agir, Ph:lastre fut chargé d'ordonner à Trontiniau d'évacuer la cita.delle de Hanoï et signa un© convention qui aboutit au traité de Saigon (15 mars 1874), laissant le Tonkin sous la souveraineté de l'empereur d'Annam. Philastre, en butte aux critiques les plus vives, dut reutrer dans la vie privée en 1881.
Philbert on Philibert (saint), en latin Philibertus. premier abbé de Jumièges. né près d'Eauze au coiiHuencement du vir siècle, mort dans la petite île de Her en 684. H passa sa jeunesse à la cour de CÎotaire II. Mais dés \''A^<i de vingt aus, il prit l'tiabit religieux dans l'abbaye de Rebais, fondée par saint Ouen dans la forêt de Brie, en devint abbé ; il fonda lui-même celle do Jumièges, qui compta jusqu'à 900 moines, puis, pour les femmes, celle de Pavilly. Calomnié auprès de saint Ouen. emprisonné même, il recouvra la liiierté et so retira â Poitiers, puis dans l'ilo do Her, où il fonda lo monastère de Hermouticr (et par corruption Nermoutierot Noirmoutier); c'est là qu'il mourut. — Fête le 20 août.
Philebert (Charles), général et écrivain militaire français, né à Anguulême en 1828, mort à Paris en 1904. P^lève du pryianéo militaire de La Flèche, puis de Saint- Cyr, il fit en Algérie une rapide et brillante carrière. Chef de bataillon on 1868, il rentra on France et. en 1870, pendant les opérations sous Metz, se distingua à Vionvi'le, à Saint- Privat ot à Ladonchamps. Lieutenant-colonel à la suit© do celte dernière atrairo. il fut. à son retour do ca]>tiviié, envoyé en Algérie et commanda l'infanterie de la colonne chargée de réprimer l'insurrection des Heni-Menassor. Il fut jïromu colonel en 1873, général de brigade en 1880, et, en 1881, alla commander en Tunisie une brigade du corps expéditionnaire. Il parcourut avec elle les montagnes du centre de la Tunisie, soumit les tribus turbulentes do cotte région et fut, en 1882, mis à la tête do la subdivision do Gafsa. Prosfiue aussitét après, il exécutait avec sa brigade une longue et difficile expédition le long de la frontière tripolitaino, à travers une partie inconnue du Sahara. En 1883, le général l*hilobert alla commander, à Rouen, la 9* brigade d'infanterie. Divisionnaire en 1888, il reçut d'abord le commandement de la 35* division d'infanterie, puis, on 1892, celui de la 33» à Angoulênie. Passé au cadre do réserve en 1893, le général Philebert publia, depuis lors, uno série d'ouvrages : la 6' JJriyade en Tu'
nisie, le Prytanée, la Conquête pacifique de l'intérieur de l'Afrique, éludo sur les routes du Sahara, et fonda, peu avant sa mort, 1' ■ Union centrale des officiers ».
PHILÉE n. m. Genre d'arachnides aranéides, do la
famille des salticidés, comptant quelques espèces propres à l'Luropo méridionale et à. l'Asie orientale.
— Encycl. Les philées sont des saltiqucs do la tribu des hyllés. Ces araignées, do taille médiocre, sont remarquables par la dissemblance des mâles et des femelles; chez le philseus ckrysops, répandu du midi do l'Kuropo jusqu'en Chine, le raàlo, blanc et noir, a l'abdomen rouge taché do noir, tandis que la femefie, très pubosccnlo, est noirâtre, marquée de clair.
! gris
PhiUPPE iCharles-Louis), romancier français, né à Cérilly (.Uller) on 1874. Il débuta en 1897 par la publication de Quatre histoires de pauvre
amour et ût paraître ensuite la Bonne
Madeleine et la Pauvre Marie (X898) et la Mère et l'Enfant (1899J. Une extrême sensibilité, une grande sympathie pour les liumblos eu même temps qu'un art très personnel de conter avec simplicité se décelaient on ces premiers ouvrages. Ces qualités s'afnrmèreut dans le roman Bubu de Montparnasse (Ï90\), qui fit connaître l'auteur au grand public. Charles-Louis Philippe a donné en librairie deux nouveaux romans : le Père Perdrix (1902), et Marie Donadieu (1905), dans lesquels il a plus complètement encore mis à proHt ses dons d'observateur et de romancier.
Philippi (Félix), écrivain et dramaturge allemand, né à Berlin en 1851. Il étudia les lettres à l'université do Berlin, fit eu même temps du journalisme, se fixa en 1-S75 à Munich, collabora à plusieurs journaux et s'adonna complètement à ia littérature. Admirateur d'Ibsen, il le popularisa en Allcmaf^ne et fit représenter notamment pour la première fois les drames les Fantômes et Itosmersholm. A partir do 1884, il so tourna vers le réalisme, lit représenter do nombreuses pièces, dans lesquelles il montra un réel talent d'observateur et une grande habileté technique . qui lui valut le surnom de « Sardou allemand ». Ses pièces ont été traduites en français. Quelques-unes furent également représentées en France, eu Angleterre et en Italie. Ses principales pièces sont : l' Avocat (l»ib); Feu. follet (ISSô ; trad. franc,, 1887); Daniela (1886; trad. franc., 1889); Daymar {ISSI); laVieille Chanson fl889); la Petite Femme (1891); l'Enfant prodigue {1892); Bienfaiteurs de l'humanité (n95) ; la Boute épineuse (1895); Qui était-ce? (1896); Mengersfeld (1897); l'Héritage (1898); la Cage dorée (1899); la Mission (1900); la Grande Lumière (1901); U Poj^tî sombre (1902); la Branche verte (1903).
* Philippines (îles). — On avait cru que la capture d'AguinaIdo (mars 1901) serait suivie d'une soumission générale aux Américains ; elle n'eut que peu d'effet immédiat, au contraire, et les Etats-Unis durent maintenir dans ces !ics une armée d'environ 20.000 hommes, constamment engagée dans des opérations actives sans grands résultats, car les indigènes font la guerre do guérillas.
Le 4 juillet 1901, une proclamation du président Mac- Kinley a établi aux Philippines le gouvernement civil; le juge Taft fut nommé gouverneur; les autorités militaires sont sous son autorité, sauf dans la conduite de la répression. La capitale est Manille, dont la population en 1905 était de 22.000 ha))itants.
Bien que tout l'archipel ait un gouvernement civil, la plupart des fonctionnaires sont des militaires dans les régions habitées par les Moros, c'est-à-dire les îles Mindanao et Soulou. Le gouvernement central est compose du gouverneur civil, chef du pouvoir exécutif, et de sept commissaiies (quatre Américains et irois Philippins), constituant le Corps législatif. Il y a quatre ministères : intérieur, finances et j'stice, commerce et police, et instruction publique, dont les commissaires américains sont titulaires.
Les îles sont divisées on quarante provinces, une sousprovince et neuf commauderies. Le gouverneur provincial est élu par lo peuple, parmi les conseillers municipaux dos villes. L'administration des villes est autonome en fait, les fonctionnaires y étant élus par les électeurs qualifiés de la municipalité; ils demeurent en fonctions pondaut deux ans. Ce gouvernement municipal a été institué dans un très grand nombre de villes.
La justice est administrée par une cour suprême formée do sept juges, par seize tribunaux do première instance dans autant de districts judiciaires, par une cour d'enregistrement des propriétés foncières avec deux juges. et une cour d'appel en matière do douanes avec doux juges également. L'ordre public est maintenu par la police municipale et, au besoin, par la police d'Etat (Philippines Constabulary). Celle-ci est organisée militairement, partiellement montée, composée d'indigènes sous les ordres d'officiers américains pour la plupart; sa force approximative est do 7..^0o hommes, répartis en cinq districts proportionnellement à la population.
L'éducation est sous la direction du secrétaire de l'instruction publique, assisté d'un surintendant général. I. archipel est partagé en trente-cinq circonscriptions, ayant chacune un surintendant; un bureau d'enseignement supérieur et des bureaux iocaux émettent des avis consultatifs. Le personne! des professeurs compte 865 Américains, 400 Philippins payés par lo budget des îles et 4.000 par les municipalités. Dans les 3.000 écoles publiques, l'anglais est partout enseigné ; elles avaient 227.000 élèves en mars 1901. Lo gouvernement central paye les fonctionnaires et professeurs américains (1.200.000 dollars par an), les municipalités, les professeurs philippins, et l'entretien des bâtiments scolaires {soit 500.000 aollars). On a ouvert une école normale, qui forme des professeurs et aussi des écoles industrielles et commerciales ; J'université de Saint-Thomas, à Manille, a plusieurs facultés, dont une de médecine.
Au commencement de 1903. une épidémie de choléra et une épizootie ont amené une détresse à laquelle le Congrès des Etats-Unis a partiellement remédié en votant 3 millions de dollars. La mémo année, le général Wood,
nommé gonvernear do l'arcliinol Soulou. y abolit l'esclavago ; co fut la cause d'une rébellion du sultan et de l'expédition envoyée contre lui; en novembre, après cinq jours d'un combat où périrent trois cents Moros, l'autorité des Etats-Unis fut fermement établie.
PHILIPSTADITE {lipss) n. f. Silicate naturel, qui est une
variété d'amphîbolo.
Phillips (Stephen). poète et dramaturge anglais, né à Somortown en I8»î8, près d'Oxford. Ses études terminées, au lieu d'entrer dans un ministère, ainsi qu'il en avait d'abord ou l'intention, le jeune homme s'enrôla comme acteur dans la compagnie do Frank Berson, où il prit goût au théâtre. Puis il consacra quelques années au professorat et so tourna résolument vers la littérature. Déjà, en 1890, il avait publié Marpessa et collaboré à un volume do vers intitulé Primavera. Son poème Christ in Hades, qui attira l'attention de la critique, parut avec d'autres en I897et lui valut le premier prix au concours de VAcademy. Bientôt après, Phillips affrontait la scène avec Paolo and Francesca, emprunté à la période des trecentisti italiens et joué au Saint James's Théâtre. Puis vinrent de nouveaux drames poétiques : /^crorf(1900), description de la décadence juive; Ulysses (1902), où l'autour fait revivre avec un certain réalisme la Grèce d'Homèro; the Sin of David {lOOi), qui reflète l'époque troublée des guerres civiles anglaises au XVII* siècle, ot Néron (I9û5), dont Beerbohm Tree, directeur de ffis Majesty's Théâtre, interprète admirablement le personnage principal. Cet écrivain est un poète de grand mérite, dont la technique n'est peut-être pas parfaite, mais dont le vers, frappé à l'emporto-pièce, s'incruste dans la mémoire.
PHIL0CTTA5E n. f. Biol. Nom parfois donné aux substances sensibilisatrices, résistant à la chaleur (thcrmostabiles), qui, dans le sérum des vaccinés, favorise d'une manière spécifique l'influence destructive de ïalexine.
PBILOHIMCSIE [zi — du gr. philos, ami, et mimésis, imitation) n. f. Méd. Propension irrésistible à l'imitation, qu'on observe non seulement dans certaines psychoses franches, mais aussi chez beaucoup do personnes peu intelligentes ou faibles d'esprit. V. imitation.
PHILOSIPHONIA n. f. Genre d'épongés cornéo-siliceuses, formées de tubes dressés sur une base commune, ouverts au bout, lisses en dedans et en dehors.
PBILOTHAHNE n. m. Genre de reptiles ophidiens, de la famille des colubridés, comptant cinq espèces, propres à l'Afrique centrale et méridionale.
— Encycl. Les philothamnes sont des couleuvres souvent do taille considérable, cylindriques, à queue longue, à tète allongée, distincte du cou, avec de grands yeux à pupille ronde. Ces serpents non venimeux vivent surtout dans les forêts broussailleuses, où leur livrée verdâtrc variée de brun se coufond dans le feuillage. Le philothamnus semivaricgatus, qui atteint près de deux mètres de long, est répandu de la Gambie au Mozambique.
PHILTDRACÉES [sé) n. f. pi. Petite famille de monocotylédones, comprenant les genres philydre, hdmhollsie et pritzelie. — Une philtdbacêe.
— Encvcl. Les philydracées sont de petites plantes vivaces à fleurs en épis, habitant l'Australie, l'archipel malais et l'Asie méridionale. Les fleurs sont hermaphrodites zygomorphes : le périanthe, formé do trois pièces, a ses pièces postérieures très développées et soudées. L'androcéo est réduit à l'étamine antérieure, et l'ovaire multiovulé est formé de trois carpelles à placentation pariétale. Les graines ont un albumen charnu.
Phiz iHablût Knight Browne, plus connu sous lo nom de), dessinateur et caricaturiste anglais, né à Larabeth en 1815, d'une famille d'origine française, mort à Brighton en 1882. Il commença par le dessin industriel et fut apprenti chez un graveur au trait. La Société des arts venait de lui décerner une médaille pour une spirituelle eau-forte représentant Joiin Gilpin, le personnage comique du poème do Cowper, lorsqu'il se révéla illustrateur de génie dans les Pickwick's Papers. Dickens l'avait deviné et le préféra au jeune Thackeray, qui n'avait pas encore trouvé sa voie, et au déjà célèbre John Leech (1836). Le pseudonyme de Phiz partagea dès lors la popularité de celui do Boz (Dickens). L'artiste illustra encore un grand nombre des livres do Dickens, W'alter Scott, Lever, Aiusworth et d'autres auteurs do cette période. On a de lui d'intéressantes aquarelles. Frappé de paralysie en 1807, il vécut d'une pension que lui faisait la a Royal Acadomy u. D. C. Thomson a écrit sa vie (.1884).
PHLiEOMYS (flé-o-miss) n. m. Genre de mammifères rongeurs, do la famille des muridés, comptant une seule espèce propre aux Philippines. ( Lo phlsomys Cumingi est un curieux rat do taille moyenne, faisant le passage des Ay^/z-omgs aux gerbilles. Oa a établi pour lui une J sous-famille dite des phlieomyinés.)
*PHLÉBOR- RAGŒ n. f. —
Encycl. La phléborragie peut survenir soit par section des jugulaires qui restent béantes grâce à leurs adhérences au tissu adipeux voisin, soit surtout par rupture de varices dans les cas d'ulcères. La compression suffit eu général pour arrêter l'hémorragie; quelquefois cependant on est obligé de pratiquer une ligature du vaisseau lésé.
PHOCOCÈTE n. m. Paléont. Genre de mammifères cétacés, de la famille des squalodontidés. dont ia seule espèce a vécu pendant l'époque tertiaire éocène dans les parages du golie de Gascogne. (Le phococète des Basques phococetus Vascorum] ressemblait à un grand daupliin, mais par sa dentition il se rapprochait des phoques et autres pinnipèdes.)
PHOLlDOLiTEn. f. Silicate hydraté naturelde potasse, alumine, fer et magnésie.
PhIseomvs.
PUILIJE — PnOTODOSE
PHONENDOSCOPE ' nandoss — du gr. phônè, voix, en dans, et skopem, examiner) n. m. Instrument d'auscultation, imaginé par le docteur italien Bianchi.
— Encycl. Lo phonendoscope consiste en une caisse de résonance , munie d'une tigo métallique, que l'on applique sur 1 organe à examiner, et d'un ou deux tubes do caoutchouc, dont on place l'extrémité libre dans le conduit auditif externe. Pour déterminer la forme d'un organe, on place la tigo do l'instrument dans le voisinage de cet organe et, avec un doigt, on effleure légèrement la peau. La différence dos bruits produits par ccteffleurageet perçus par l'oreille indique nettement les limites do l'organe. Cet appareil, très précis, nécessite uno grande dextérité le maniement.
PHONÉTICIEN (si-in) OU PHONÉTISTE {tisst') D. m. Grammairien qui étudie, enseigne la phonétique.
PHONO-GiNÉBfATOGRAPHE n. m. Techn. Instrument dans lequel on coordonne synchroniquement les mouvements des mécanismes moteurs d'un cinématographe et d'un gramophone combinés.
— Encycl. Le phono-cinématographe, que son inventeur G. Mendel nomme phono-cinéthédtre, se compose d un
Phon^ndotcopc.
Phono-cinématograplie.
cinématographe et d'un gramophone réunis par un mécanisme synchrone. De plus, les disques de ce double instrument ont été exécutés en même temps pour un cinématographe et un gramophone quelconques reliés eux-mêmes par un appareil de synchronisme.
Grâce à cet ingénieux dispositif, les deux instruments combinés reproduisent avec une précision mathématique, l'un la voix, les bruits quels qu'ils soient : l'autre les mouvements, les gestes. La précision est telle, que les personnages reflétés sur l'écran parlent, chantent, pleurent avec une très grande intensité de vie et do vérité. Opéras, opéras-comiques, drames, comédies, monologues, etc., défilent sans accroc.
Le gramophone à disque peut être actionné par un moteur à mouvement d'horlogerie ou électrique; il en est do même de la marche du cinématographe.
PHORADENDRON (din) n. m. Genre de Viscacées ou mieux de ginallacées, type d'une tribu des phoradendrécs. (Ce genre comprend plus de 80 espèces américaines- Ce sont des plantes vertes, à feuilles opposées, dépourvues de racines, vivant en parasites sur les dicotylédones.)
PHORÉSŒ {zî — du gr. phorésis, transport) n. f. Biol- Phéuomène de transport, que l'on obser\-e chez certains animaux et spécialement chez les articulés, et dans lequel l'animal transporté se sert du porteur uniquement comme d'un véhicule, les deux animaux une fois arrivés à destination n'ayant plus aucun rapport entre eux.
— Encycl. Lun des meilleurs exemples do pftor^*ie est un moucheron [Umosina sacra), qui, bien que ses ailes no soient nullement atrophiées, puisqu'il s'en sert à l'occasion, se fait voiturer sur le largo pygidium des ateuchut jusqu'aux matières où sa progéniture peut so développer. La phorésie est, d'après Lesne, une des origines du parasitisme, si l'animal transporté trouve sa subsistance sur l'animal transporteur.
PHORBAIDION n. m. .\Igue de la famille des oscillariée?, vivant Jans toutes les parties du monde, sur le sol humide ou dans les eaux douces, formée d'une file de cellules enveloppées dans une mince gaine gélatineuse.
PHOSPHATERIE (rî) n. f. Exploitation de phosphates.
PHOTEUR, TRICE (du gr. phôs, photos, lumière) adj. Biol. Cellules pholrices. Dans la morphologie et la physiologie générales de l'appareil visuel. Cellules réceptrices (non perceptrices'i, capables do recevoir les différences quantitatives de l'intensité lumineuse et ainsi de signaler des mouvements et leur direction, et de transformer ces excitations lumineuses en excitations nerveuses. (Les organes photeurs sont essentiellement constitués par des cellules photrices.)
PHOTOBACTÉRIE ;'ri — du gr. ph6s. photos, lumièref et de bactérie) n. f. Bactérie phosphorescente.
PHOTOCRISIE [zt — du gr. phôs, photos, lumière, et krisis, séparation) n. f. Biol. Sensibilité différentielle à la lumière, en vertu de laquelle certains animaux trop éclairés recherchent moins de lumière ^mais non l'obscurité) ot vice versa. La photocrisie s'observe même pour les diverses couleurs, quand on les éclaire à la lumière spectrale.)
PHOTODOSE (du gr. phôn, photos, lumière, et doslK, dose) n. f. Photogr. Nom donné à des produits chimiques renfermés, en quantité régulièrement dosée, dans des étuis métalliques bien clos : Les puotodoses contiennent la dose
PIIOTOGRAPIIICE
PIIYSOGASTRIE
de produit nécessaire pour une solution de 50 ou fOO centimètres cubes de développ>mcnt, virage, fixage, etc.
PhOTOGRAPHICE, niauôte téiescopiijuc n»4i3. découvcrit' eu Is'.»;) par Wulf et Schwassiiiami. *PHOTOGRAPHIE ii. f. — Kncvci- . Photoijraphie des couleurs. Uu uuuveau procédé pour l'obtention dos cou- Icurs en idiotof^raphio a été invonié par Lumière. Celte iDÔtliodo est basôo sur lo phénomono suivant ; Si loadis-
Soso à la surface d'une pla(|UO do verre et sous forme "une couche unique, mince, un cnseniljlo d'éléments niicroscopitpics, transparents et colorés en rougo orangé, vert et violet, ou jieut constater, si les rapt)orts des iuteasités do coloration de ces élémouls ot do Jour nombre sont convonablomont établis, que la couche ainsi obtenue, examinée par transparence, no semble pas colorée, cotio couche absorbant seulement uno fraction de la lumière transmise. Les rayons lumineux traversant les écrans élémentaires orangés, verts et violets, n-constituent la lumière blanche, si la somme des surfaces élémentaires pour chaque couleur se trouve établie dans des proportions déterminées. Cette couche trichrome est recouverte d'une émulsiou sensible panchromatique. Si l'ou soumet cette plaque à l'action d'une image colorée, en l'exposant par lo dos, les rayons lumineux traversent les écrans élémentaires ot subissent, suivant leur couleur, une absorption variable. Ou a ainsi réalisé une sorte do trio des éléments microscopiques qui permet d'obtenir directement des imagos colorées : le développement, réduisant le bromure d'argent de ta couche, vient masquer les éléments colorés selon la plus ou moins grande réduction do la surface sensible fiui les recouvre.
Photographie des couleurs du spectre. Lippmann obtient des photographies très nettes des couleurs du spectre sur une couche sensUdo bichromatée imbibée d'ioduro de potassium, sur la(iuelle, après séchage du cliché, on verso une solution do nitrate d'argent à 20 pour 100.
Photographie des reliefs. A l'aide d'un dispositif spécial et de l'emploi do la gélatine bichromatée, Carlo Baese, do Florence, a obtenu des photographies dans lesquelles les reliefs des objets apparaissent avec un modelé qui donne exactement la sensation vi- |^
suelle de leur profondeur. Le mo dèl e est éclairé fortement au moyen d'une lampe de
§r o i ec tion , ontles rayons sont d'abord réfléchis sur des miroirs pcrpeudiculai- Scliiïma du dispositif : M. miroirs: O, modèk
L, lampe h projection ; C, chambre obscure.
rement à la direction dans laquelle la photographie doit être prise. Un filtre lumineux fait subir à fa lumière un décroissement progressif, de façon que les saillies rec'oivent l'éclairage le plus intense, et les creux lo plus fail)!e. Après avoir jiris un premier négatif sous cet éclairage, on intervertit la graduation du filtre lumineux, et on en prend une autre épreuve; après cette deuxième épreuve, on n'a plus besoin du modèle, la transposition de la plaque et des filtres lumineux se faisant automati<|uement. Les images obtenues par ce procédé donnent une sensation du relief absolument saisissante.
Photographie animée, photo animée, vues animées ou portraits animés. C'est sous ces divers noms que l'on désigne une application particulière des vues cinématographiques. Les photogra[)hies dont l'ensemble doit reproduire les différentes attitudes du sujet sont établies sur une pellicule circulaire {fig. C), dentelles occupent la circonférence, où elles forment une suite continue d'images. Celte pellicule ainsi préparée peut être adaptée à un mécanisme (B) disposé derrière le cadre d'un portrait photographique ordinaire {A), et qui permet de donner à volonté
Photographie aoiuiée.
À la pellicule un mouvement de rotation de la rapidité convenable. Cotte rotation fait alors passer successivement les diverses nliotopraphios do la pellicule derrière une ouverture circulaire («) ménagée ad hoc sur la face du cadre, généralement  sa partie supérieure. Cette ouverture est masquée ou dëmas(juéo ù intervalles réglés par la rotation du di8(|ue ôchancrô b, et munie d'un corps do loupe, qui permet do voir l'image animée avec le grossissement nécessaire. De la sorte, ot tout en contemplant dans le cadre le portrait photographique ordinaire d'une personne, on peut observer uno photographie animée de cette môme personne, ou d'une scèno où elle joue un rôle, etc. Un dispositif spécial permet de donner à volonté lo mouvement de rotation, on agissant avec le doigt sur un simple levier, et le mouvement s'otï'ectuc sans aucun bruil. On peut, en outre, changer la pellicule et renouveler aiusi lo spectacle aussi suuvent qu'on le désire.
PHOTOGRAPHOPHONE n. m. Appareil phonographique. iDVonié par Krnsi Hubmcr et basé sur l'inlluence de la lumière sur la conductibilité électrique du sélénium.
— Kncyci,. L'inscription aooustitiue se fait sur une bande de papier photographique, qui so déroule mécaniquement
devant le foyer d'une lentille. Cette lentille condense les rayons d'une source lumineuse influencés par les ondes sonores. Dès lors, on conçoit facilement que la bande sensible sera impressionnée selon les fluctuations lumineuses, et (lu'il est facile de reproduire les sons dans un récepteur téléphonique en faisant repasser la bande impressionnée devant un morceau de sélénium, dont la conductibilité électrique se trouvera ainsi modifiée à chaque instant.
PHOTOKINÉSIE [zi — du gr. phôs, photos, lumière, et kinèma, agitalioii) n. f. Biol. Mode d'irritabilité pour la lumière qui porte certains animaux à rechercher la lumière quand ils sont dans lobscurilé, et rol)Scurité quand ils sont tortomenl éclairés. (La pholocrisie n'est sans doute qu'une forme de la phulukim-sie. Kilo est confondue quelquefois avec la photojxilhie do Yorkcs.)
PHOTOSYNTHÈSE (du gr. pfiôs, photos, lumière, ot de sgnlht-se) n. f. Biol. Terme sous lequel on désigne maintenant l'ensemble des phénomènes de synthèse des hydrates de carbone qui s'accomplissent dansles plantes sous l'influence do la lumière en présence de la chlorophylle.
PHOTOTACTIQUE [tik'j adj. Qui a rapport à la photota.vie.
PUOTOTAXIE {k-sî — du gr. phôs, photos, lumière, et taxis, arrangement) n. f. Réaction du proloplasma à la lumière. (Elle est positive quand il y a attraction; négative quand il y a répulsion.)
* PHOTOTHÉRAPIE n. f. — Emploi des rayons lumineux comme agents thérapeutiques.
— Encycl. l^d p/iûtothêrapie comprend le traitement dos maladies par toutes les radiations; la radiothérapie et la radiumthérapie sont par suite des branches de cette thérapeutique. Ce sont les Romains qui les premiers ont fait usage do la lumière du jour pour soigner les malades;
I hututliciapie.
ils possédaient des sularies où l'on exposait aux rayons du soleil les rhumatisants. Le docteur suisse Arnold Rikli a le premier indiqué un traitement rationnel par ce procédé et il a fondé en 1865à Veldes (Carniole) un établissement de bains de soleil; bien d'autres l'ont suivi, sans cependant pouvoir généraliser ce procédé, qui donne des résultats trop inconstants. De nos jours, les traitements de certaines afl'ections dermi(|ues par la lumière ont reçu de notables perfectionnements et obtenu d'encourageants résultats. En 1898, notamment, le savant suédois Niels Fiusen a imaginé un procédé de cure du lupus fondé sur la propriété que possèdent les rayons solaires de détruire certaines espèces microbiennes. 11 s'est servi comme lentille d'un appareil composé d'un verre plat et d'un verre concave-convexe, renfermant entre eux une solution de sulfate de cuivre ammoniacal. Cette solution a pour effet de refroidir la lumière concentrée par la lentille qui recueille les rayons solaires; les ra3'ons ultra-rouges, qui auraient pu causer des brûlures, sont arrêtés, tandis que la couleur bleue de la solution arrête les rayons rouges, orangés et jaunes, pour ne laisser passer que les rayons ultra-violets, qui ont une action stérilisante. De plus, Fiusen a réussi à remplacer la lumière solaire par celle do fortes lampes électriques à arc.
Finsen réussit à guérir, grâce à ce traitement, un certain nombre de malades atteints de lupus ; et il fonda à Copenhague, avec le concours du gouvernement danois, le premier institut photothérapique. Un établissement du même genre fut créé à Vienne ; un troisième enfin à Florence, et c'est dans ce dernier tiuont été obtenus, sous la direction du professeur Celso Pelizzari, les résultats les plus concluants. Les premières salles en ont été inaugurées dans le courant de mars 1905. Il est annexé à l'hôpital, déjà ancien, d'Orbetello, et le professeur Pellizzari y est assisté, entre autres savants, des docteurs Mazzini ôt Prunai. C'est l'électricité qui y est employée, d'une fa<;on générale, à fournir la lumière thérapeutique.
PHOTOTIRORGANE u. m. Biol. Nom donné par les Allemands aux organes visuels qui no perçoivent pas d'images, mais traduisent néanmoins l'excitation lumineuse, avec ou sans séparation de rayons, suivant (|u'ils ont ou n'eut pas do pigment. (Co ne sont pas dos yeux.)
PHOXARGYREA (ré-a) n. m. Genre do poissons anacanthines, de lu famille des alhérinidés, créé en lOûi pour uno
espèce découverte dans les eaux de l'Inde. (Le phoxargyrea Duyi est un petit poisson argenté, voisin des athériuos.)
PHRACTOLÈME n. m. Genre de poissons pbysostomes. type de la famille ^e^ phractolémidét.
— Encycl. Le phractùlème d'Ansorg (phractolœmus Ansorgi) est un poisson découvert dans le delta du Niger,
en luul. (Ce genre, qui ne compte que cette espèce, faille passage entre les ostéoglossidés et les clupéiaés.)
PHRACTOLÉMIDÉS n. m. pi. Famille de poissons physostomes. renfermant le seul genre phractolème. — Un
l'HBACTOLF.MIDÉ.
PHRYMACÉES {sé) n. f. pi. Famille de dicotylédones gamopétales, qui se rapprocne des verbénacéos par sa corolle bilabiée, ses quatre étamines didynames, mais s'en sépare par son ovaire uniloculaire avec ovule orthotrope.
— Une l'HRYMACÉE.
PHTI3I0THÉRAPIE {pt — du gr. phthiais, consomption, et thérapeia, traitement^ n. f. Méd. Coordination des divers moyens thérapeutiques en vue d améliorer ou de guérir la tuberculose pulmonaire ou phtisie.
PHYLACITE n. m. Biol. Nom de corps ovoïdes, carminophiles, situés à l'intérieur des phylacoblasles, et qui sont expulses au travers de l'épithélium tégumentaire quand ranimai {hyalinia) est pressé. (Ce serait, d'après André, un organe do défense tégumentaire.)
PHYLACOBLASTE {blassf} n. m. Biol. Nom de cellules conjonctives vésiculeuses de la région dorsale des hyalinia, situées sous l'épithélium et qui contiennent à leur intérieur ces organes de déiense tégumentaire désignés par André sous le nom de phylacites.
PHYLLACTINIE {ni) n. f. Champignon du groupe des périsporiacées, caractérisé par ses périthèces qui ]'0ssèdent de longs appendices renflés à leur base et terminés en pointe, et qui produisent des asques à deux ou quatre spores seulement.
PBYLLANTHÈRE n. f. Genre d'asclépiadacées périplocées, voisin du genre pentamère. iLa phyllauthéi e bifide de Java est un arbrisseau caractérisé principalement par ses étamines à filets foliacés.)
PHYLUS {liss) n. f. Genre de rubiacées cofl'éo'idées, de la tribu des antliospermées. i La phtjllis noble est un arbrisseau polygame, diolque, à fleurs petites; c'est une plante de îles Canaries et de Madère.)
PHYLLODOCE n. m. Bot.
Genre d'éricacées rhododendrées, type de la tribu des pbyllodocées. (Les phyllodoces sont de petits arbrisseaux à feuilles linéaires, à fleurs isolées ou en petites ombelles : la corolle , campanuiée, à pétales soudés, est celle d'une bruyère : l'androcée comprend dix étamines libres, le fruit est une capsule à cinq valves.)
— Zool . Genre d'annélides errantes, à corps en général très allongé et composé de nombreux segments, pourvus de pieds peu développés, à cirros dorsaux et ventraux aplatis en forme de feuilles.
PHYLLODOCÉES (sé) a. f. pi. Tribu d'éricacées rhododendrées. iLes phyllodocées sont des rhododendrées à corolle actinomorphe, pourvues de un ou deux verticilles d'étamines non appendiculées ; les graines sont toujours arrondies, ovoïdes ou spbériques. Les genres principaux sont : phgllodoce, kalmia, loiseleiirie à corolle gamopétale, et lélophylle à pétales libres.)
— Une PHYLLODOCÉE.
PHYLLOTIS {liss) n. m.
Genre de mammifères rongeurs, de la famille des muri- (lés, comptant cini| espèces propres à l'Américiue du Sud.
— Encycl. Les phylluiis sont des rats sigmodontes de Pbyllotis.
taille médiocre, répandus du
Paraguay et du Brésil {phyllotis aurilus) au Chili {phyllulis Onririni)et}us({n'euPaiaQ0uie[phyllotisxanthupyyus). Une espèce a vécu dansl'.Vrgentine, à l'époque quaternaire [phyllotis Uravanli).
PHYLLOXI- PHIE {fi) n. f.
Genre d'insectes lépidoptôressphingiens, de la famille d-es sphingidés , créé on
l<>o;i poTir dos sphinx do l'Afrique australe, dont la phyllo.riphia Oherthuri est l'espèce lypo.
PHYSICOTHÉRAPIE [pi — du gr. phusikos, de phusis, nature, et fhérnpeia, traitement) n. f. Emjiloi des agents phvsicjues. électricité, lumière, rayons X, etc.. dans lo but de soigner les maladies. V. climatothkkai'ik, tua-
LASSOTHKRAflK, UÉCANOTUKBAPIK, KINliSlTUKRAI'lE, l'UOTO- TIIKRAPIE. etc.
PBYSODE du gr. phusôdés, gonflé) n. m. Biol. Nom des agents les plus actifs des transformations clnmiques dont le proloplasma est le siège. (Ils seraient localisés daus les parois alvéolaires du cytoplasma.)
PHYSOOASTRIE {qass-irî — du gr. phusa, gonflement, ot yastér, tros, ventre) n. f. Biol. Dévolopponient excessif
Phjllodocc : a, coupe de la âeur.
Pbylloriphie (1/2 gr. nftt.).
Physosiphon :
de l'abdomen, ouo l'on observe chez les animaux tormito* pliilos, et que 1 on cuusidère comme dû au rég^ime alimODtaire imposé au lermitophiie par son hôio.
PHYSOPSIDE n. m. Genre do vorbénacéos chloantbées, type d'une suus-trilju des physopsidées, caract<irisco par ses fleurai presque actinomorphes.
PHYSOSIPHON n. m. Genre d'orchidées masdcvatliécs, comprcDaui ijuatrc espèces du Brésil et do l'Amérique centrale. (Très voisins des masdevatties, les physosiphons ont des fleurs à lobes courts; on cultive le physosiphon Luddigesi.j
PHYTOPHTORE n.
m. Champignon de la famille dos péronosporées, qui produit ce que l'on appelle, dans lo langage courant, la ■> maladie de la pommo de terre «.
— Encycl. Le mycélium duphylophtore vit en parasite, prlncipalemeui dans les cellules dos feuilles, du contenu desquelles il se nourrit, et dont il provoque la dessiccation et la chute.
Sur les feuilles apparaissent des taches blanchâtres, couvertes comme d'un duvet qui est formé do filaments dressés, peu ramiriés, produisant à leur sommet d'aburd, puis sur leurs côtés, des spores qui propagent la maladie en produisant à leur intérieur des zoosporcs. L'œuf qui conserve la plante pendant l'hiver se forme à l'intérieur des tissus et se trou%'e ainsi protégé.
Les dégâts causés par le phytopbtore sont parfois considérables. L'emploi de la bouillie bordelaise permet de lutter avec succès contre la maladie.
PHYl'O PLANCTON (du gr. phuton, plante, et de plancton) n. m. Biol. l'iancioû constitué par des végétaux uniquement et normalement flottants.
PHYTOSTATISTIQUE [sta-tiss-lik — du gT. phuton. plante, et de stattsti'pte) a. f. Biol. Etude des variations des caractères des végétaux au moyen de la statistique.
PlAT (Clodius), ecclésiastique et professeur français, né à Saint-Maunce-sur-Loire (Haute-Loire) en 1S54. Il fit ses études à Lyon, puis voyagea et séjourna successivement à Romei à Londres et dans différentes villes d'Allemagne, particulièrement à Munich et à Tubingue. Revu agrégé de philosophie et docteur es lettres, il fut nommé professeur de philosophie à l'Institut catholique. Parmi ses publications, citons: l'Intellect actif (1890); Quid divini nosiris ideis tribuat divus Thomas {l^^Q) \ Historique de la liberté au xix« siècle (189i). couronné par l'Académie française ; Problème de la liberté (1895), couronné par l'Académie française ; l'Idée ou critique du kantisme (1901) ; la Personne humaine (1397), couronné par l'Académie des sciences morales et politit^ues; la Destinée de l'homme {IS9S). En outre, l'abbé Piat a londé et il dirige la collection des Grands philosophes (Paris), et, parmi les ouvrages dont la collection se compose, il eo a écrit trois : Socrate, Plalonj Aristote.
*PlCABD (JZ/f'^^rf-MauriceV ingénieur et administrateur français, né â Strasbourg en 1844. — Il a été admis en 1902 à l'Académie des sciences,comme académicien libre, en remplacement de do Jonquières. Le n juillet 1904, il a été nommé commissaire général de l'exposition de Saint-Louis, en remplacement de Michel Lagravo. Après avoir achevé le liapport général admi-
nistratif et technique de l'Exposition de f
; i900, travail énorme qui no comprend pas moins de 9 volumes, il a entrepris la publication d'une véritable encyclopédie économique du xix* siècle, sous le titre de : le Bilan d'un siècle,
tsoi'imo (19ÙG).
Picard (Louis), peintre français, né à Paris en 1861. Après un court passage dans l'atelier de Gérome, il exposa irrégulièrement au Salon dès 1882 ; mais
ce n'est qu'à partir de 1890, au moment où il entra à la Société nationale, qu'il put donner libre cours à sa personnalité dans des œuvres comme : Au bord de la mer, la Belle au bois dormant, ta Femme qui passe, la Marchande de violettes. Jeune femme respirant une rose (1902), où lo souci de l'enveloppe se mêle au charme du coloris : les roses, les bleus et les ors servent le plus habituellement de base à ces harmonies très curieuses de teintes; la fermeté du dessin est pourtant quelquefois sacrifiée à ce souci du coloris, sauf dans les portraits : ceux de J/"" Le Barqy, de Coquelin aîné, de iJagnan-Bouveref. de Henry Pereire, de G. Picard en sont les exemples les plus remarquables.
Picard (André), auteur dramatique français, né à Paris on 1874. En collaboration avec Paul Adam, il écrivit sa première pièce le Cui'yre, jouée au Théâtre-Libre en 1896, puis il fit représenter successivement : la Confidente (3 actes, Escholiers, 1898); Franchise {l acte. Athénée, 1898) ; un Amant délicat (1 acte. Athénée) ; Bonne Fortune (2 actes, théâtre Antoine, 1903); Monsieur Malézieux ij acte, Capucines); le Protecteur (i acte, Mathurius, 1904). et enfin Jeunesse (1906), sa pièce la plus importante, cjui obtint un vif succès à l'Odéon. Talent délicat et hn. André Picard sait allier au naturel du dialogue le souci du style ; le sujet de ses pièces, surtout psychologique, est un prétexte à une observation indulgente de nos faiblesses. *PlGA VET (François-Joseph), philosophe français, né à Petit-Fayt ^Nord) en 1851. — Directeur de la Revue inter-
Stcpben Pichon.
nationale de l'Enseignement , secrétaire du Collège de France de 1904 à I9u6, il s'est surtout livré à dos recherches sur ta philosophie médiévale. Il a été appelé en 1906 à enseigner à la Sorbonne, l'histoire de cotte philosophie. PiCCINX (Giulio), écrivain italien, né à Volterra en 1851. Après plusieurs années vouées à l'érudition et à des publications d anciens textes, il a donné, sous divers pseudonymes (Jarko,Almaviva, NA.sij,aux principaux journaux de r'iurencc, Turin et Home, des chroniques pétillantes do verve, d'un esprit tout primc-sauticr et d'une ironie sans amertume qui, réunies en volumes, ont obtenu un vif succès: Attori, Cantanti, Concerdsti, Acrobati ; Sul Palco scenico e in platea ; Pagine alleyrt ; Firenze umoristica ; Viaggio umoristico nei teatri ; etc. Il a publié aussi UQ grand nombre de romans oui sont do piquants tableaux de mœurs : la Principessa, la Vita capricciosa, la FUia deW aria, il Processo Bartelloni, etc.
*PlCHLER (Adolphe), écrivain autrichien, né à Erf, près de Kufstein (Tyrol), en 1819. — Il est mort à fnnsbruck en 1900.
*PlCHON f Pierre- Auguste ), peintre français, né à Soréze en 1805. — Il est mort à Paris en 1900.
*PlCHON(.^/ep/ien-Jean-Marie), ^^ puhlKîslo , homme politique et -^ diplomate français, né à Arnay- [^ lo-Duc fCôie-d'Ori en 1857. — 11 a été élu sénateur du Jura le 7 janvier 1906 et s'est inscrit au groupe de la gauche radicale-socialiste. Il fut maintenu néanmoins dans ses fonctions de résident général en Tunisie, où il a présidé, le il mai 1906, à la transmission des pouvoirs de Sidi Mohammed el-Hadiàson successeur, Mohammed el-Nacer. Le 24 octobre 1906, il entra comme ministre des affaires étrangères dans le ministère présidé par Clemenceau. *PlCOT (Geor<;es-Marie-René), magistrat et historien français, né à Paris en 1838. — Sa première distinction académique fut un prix qu'il remporta en 1872 au concours ouvert par l'Académie des sciences morales et politiques sur l'Histoire des états généraux.
Ce mémoire, transformé en un grand ouvrage en 4 vol. (18721, remporta deux fois le grand prix Gobert à l'Académie française (1873 et 1874). G. Picot, qui avait contribué activement à la fondation de la Société de législation (1869), devint, à l'époque de la présidence de Jules Grévy, un des principaux rédacteurs du « Parlement » , l'organe du centre
fauche. C'est en 1878 que l'Acaémie des sciences morales et politiques l'élut pour remplacer Thiers.
Ses travaux ont été en grande partie publiés d'abord dans des périodiques comme la « Revue des Deux Mondes », le « Journal des Débats ». la « Revue critique de législation*, le » Bulletin du comité des travaux historiques " , etc. On peut citer, parmi les principaux : Recherches sur la mise en liberté sous caution (l8G3), complétée par Observations sur le projet de loi relatif à la mise en liberté provisoire (1865) ; tes Fortifications de Paris, Vauban et le Régime parlementaire (1870) ; les Elections des Etats généraux dans les provinces de iSOS à tôt 4 (1874); le Parlement de Paris sous Charles VJII (1877) ; Etienne Marcel, la légende et la vérité historique (1880); la Réforme judiciaire en France (1881); Dufaure, sa vie et ses discours^ éuxàe d'histoire parlementaire (1883); un Devoir social et tes Logements d'ouvriers (1885), souvent réédité ; la Pacification religieuse et les Suspertsions de traitement, i8Si-t892. Notons encore une remarquable étude sur Gladstone (1904) et un livre anonyme avec ce titre : le Vrai Parti conservateur (1886). En 1896, G. Picot remplaça Jules Simon, comme secrétaire perpétuel de la section de l'Institut.
PiCQUART Georges), général français, né à Strasbourg en 1S51. Elève de l'école de Saini-Cyr (1872-187 Oi il servit aux zouaves, en .-Vlgérie, fut nommé capitaine en 1880, lit les expéditions du Tonkin et de l'Annam, et fut nommé chef de bataillon à trente-trois ans. Brevetéd'état-major. il professa ensuite la topographie à l'Ecole de guerre. En 1894, il était attaché au 2' bureau de l'éiat-major et sui%'ait comme délégué du ministre de la guerre le premier procès Dreyfus. En juillet 1895, il remplaçait le colonel Sandberr comme chef du service des renseignements. C'est dans l'exercice de ces fonctions qu'il conçut des doutes sur la culpabilité du capitaine Dreyfus, et qu'il crut reconnaître dans le commandant Estefhazy l'auteur du fameux bordereau. Il fit part de ses soupçons à ses chefs. Mal accueilli d'eux, il fut éloigné de Paris pour une mission mal définie, puis nommé lieutenant-colonel et mis à la téle du régiment de tirailleurs algériens de Sousse. Rappelé en 1S9S, il déposa comme témoin dans le procès Zola, se mettant en coufiit avec tout l'éiat-major général, et notamment avec le colonel Henry, qu'il blessa en duel. Après la clôture des débats, il fut lui-même incriminé de faux, et de communication à des tiers de dossiers intéressant la défense nationale ; après avoir été mis en réforme, il subit une détention de près d'un an. Mis en liberté après le premier arrêt de la Cour de cassation, il déposa de nouveau au procès de Rennes, mais ne rentra pas dans l'armée, et collabora à différents journaux avancés, notamment à r " Aurore ». Après la revision définitive du procès Dreyfus (1906), il fut. par une loi spéciale, nommé général de brigade, puis divisionnaire {sept. 1906). et pourvu d'un commandement à Paris. En octobre 1906, il accepta le portefeuille de la guerre dans le cabinet Clemenceau. PICROHÉRIDC OU PiCROBfÉRiTE n. f. Sulfate hydraté naturel de magnésie et de potasse.
Pie X (Joseph-Melchior Sarto, pape sous le nom de), né à Riese, dans le diocèse de Trévise, en 1835. Son père était agent communal et sa mère couturière. Il fut le premier de huit enfants. Il fréquenta d'abord l'école commu-
PHYSOPSIDE — PIERANTONI
nale du pays ; un vicaire lui donna quelques leçons de latin et, comme l'archiprétre de Riese lui irouvade l'intelligence et du penchant à la piété, il décida le père à l'envoyer au collège de Caslelfranco Veneto. distant de sept kilomètres. Chaque jour, l'enfant, qui avait alors onze ans, faisait cette route à pied, A treize ans, pour alléger les chargcs.de sa famille, Joseph Sarto se mit à donner de modestes leçons aux enfants de l'aul^rgiste chez qui il prenait ses repa.s. Ses études tiuies, il entra comme boursier au séminaire de Padoue. Archiprétro de Salzano en 1867, il y resta neuf ans; il y con.struisituD hôpital, qui l'endetta do 35.000 fr. Chanoine de Trévise en 1875, il était directeur spirituel du séminaire diocésain ; il devint, en outre, chancelier de l'évéché. Il avait de la culture musicale et montrait déjà, pour le plaln-chanc, au cbtcur du chapitre, le goût dont a donné la preuve son motu proprio sur la musique sacrée, 11 fut vicaire généra! de Trévise sous trois évéques et deux fois vicaire capituiairc.
Enfin, en 1884, Léon XIII l'apola à l'évéché de Mantouo. On
Picot.
pela le V(
oit là expliquant lui-même aux séminaristes la Somme théologique de saint Thomas d'Aquin et donnant des leçons do musique à ses élèves pour chasser de sa cathédrale la musique profane qui y régnait.
Aussi accueillit-il avec enthousiasme le jeune Pérosi. Transféré à Venise, il publia, en 1895, une lettre jiastorale sur la mu- /
sique sacrée, fonda des sociétés !*»■■ X..
catholiques, se fît le propagateur des caisses rurales catholiques, et créa le journal catholique la Difesa ; quand le roi Humbert se rendit à Venise, il sut concilier, à l'égard du royal vi.siteur. ses sentiments de sujet fidèle et ses devoirs de cardinal, représentant du saint-siège. Appelé au conclave, il fut élu pape par so voix sur 62 Totanis, le 4 août, et couronné cinq jours après. V, conclave de 1903.
Dans l'exercice du souverain pontificat. Pie X s'est rapproché de Pie IX beaucoup plus que de Léon XIII, qui n'oublia jamais qu'il avait été diplomate. En France, il a semblé plutôt vouloir laisser, en politique, au clergé et aux fidèles la plénitude de leur liljcrté. Eo Italie-, il s'est atia.ché à régler l'ardeur des ecclésiastiques épris de démocratie, et à la soumettre aux directions des évéques. Jaloux de la pureté de la doctrine, il a condamné plusieurs tentatives où s'affirmaient des tendances jugées trop hardies, eu ce qui regarde le dogme et l'enseignement traditionnel de l'Eglise. A un autre point de vue. il a cherché à restaurer, dans l'univers catholique, le plainchaut grégorien, dont il a prescrit l'adoption. (V. au Supplément .musique RELiGreusE.) La loi de séparation des Eglises et de l'Etat ayant été votée en France, Il l'a condamnée dans l'encyclique Vehen,enter nos {\\ fév. 1906) (v. ces mots au Supplément), et après avoir étudié les avis des évoques français réunis à Paris, il en a renouvelé la condamnation dans l'encyclique Gravissimo offtcH (10 août 1906). Ce document défend aux catholiques de former les associations cultuelles, que la loi nouvelle institue et réglemente, et aussi toutes autres associations 3ui devraient se plier à. cette loi, si elle n'est pas modifiée ans les prescriptions contraires à la constitution de l'Eglise. Aux yeux du pontife, la loi a des tendances schismatiques, outre qu'elle constitue une entreprise inacceptable contre les droits de lEglise, qui n'a pas à recevoir son organisation intérieure des votes d'un Parlement. D'une manière générale, Pie X parait avoir plus de goût pour le culte des principes que pour les accommodements souples et sinueu.x, où l'on a parfois reproché â la finesse italienne de se complaire avec excès.
PlEDAGNEL (François-Alexandre), écrivain français, né à Cherbourg en 1831. mort à Neuilly-sur-Seine en 1903. Il entra dans le corps des ofîiciers d'administration de la marine, puis, ayant démissionné pour raison de santé, se tourna vers les'lettres et 5* fut patronné par Jules Janin, dont il était devenu le secrétaire. 11 donna beaucoup de vers et d'articles aux journaux et revues, où il signait parfois Henri Vebnon ou Gaston de Cerzy. et écrivit des préfaces et des notes pour des éditions de luxe de plusieurs de nos petits classiques. Le cardinal Frédéric Borromée, œuvre posthume de C. Quesnel. fut édité par ses soins (1898). En outre de ces travaux, il a publié trois volumes de vers harmonieux et délicats : Avril i,1876). Hier (l&i-i) et En route (I886); et en prose : les Ambulances de Paris pendant le siège (1871): Jules Janin (1874); J.-F. Millet, souvenirs do Barbizon (1876) ; un Bouquiniste parisien, le Père Lécureux, précédé des Joies du bibliophile (1878); Jadis, souvenirs et fantaisies (1856); etc.
PDEDRAfpi é)n.f. Méd. Affection parasitaire des poils et des cheveux, qui deviennent noueux [trichomycose noueuse) par suite de l'accumulation extérieure des spores du champignon parasite. 'Rare dans nos pays, plus fréquente dans les régions chaudes, elle cède assez rapidement aux lavages antiseptiques.)
PlEBL, égyplologue suédois, né en 1853, mort à Sigtuna (Suède) en 1904. Il commença ses études d'égjplologie à l'université de Christiania, les termina à Paris,
Egypte ou dans les musee's européens. Depuis 1897, il dirigeait à Upsal la revue critique dëgyptologie . lo Sphinx • . Pl£UCE£ MICROBE de). Microb. Bacille dans lequel Pielickc a cru reconnaître l'agent spécifique de la rougeole. V. ROUGEOLE.
PlERANTONI (Auguste), jurisconsulte et homme politique italien, né à Chieti en 1840. U fit ses études à Naples, s'enrôla en 1860 dans les volontaires de Garibaldi et, après la victoire de Yulturne (l"-2 oct.;. fut employé au ministère de l'instruction publique à Naples, puis à Turin, où il fut secrétaire de Xlatteucci et de Mancini. Professeur de droit international à l'université do Modène (18861, il s'enrôla pour faire la guerre contre l'Autriche, épousa en 1868 Grazia Maocini, fille de l'homme d'Etat, fut promu en 1870 à la chaire de droit public do
PIÉR.VT
PIiNILLA
runivorsitA do Naplos, on 1876 à. la mémo chairo à l'université de Homo. Député do Santa Maria Capua Votoro, puis de Cascrta de 1871 à 1883, it entra au Sénat on 1883. En 1885, il lit partie do la conférence de Taris, relative au canal do Suez. C'est un des jurisconsultes dont 1 opinion fait autorité on matière de droit international. Ses ouvrages sont nombreux. Nous citerons : Sull' aboUzione délia pena di morte (1885); il Progressa del dirttto publier, e degli genti (iStîG); Storia degli studi del diritlo ittternazionale in Ilnlia {\S10); gli Arbitrati internazionali et il iratlato di Washington (1872); Traltato di diritlo internaxionn/e(l88l): Trattato di diritto rostituzionale {\9,1Z-\%^1)\ il Giuramento, storia leQ(/r-politica (1883); il Senato e le Leggi sociali{l8SG)\ la /iinurizia alla successione nel diritto iniernazionale privato ilS96) ; Sul duello (1889); Sopra il disegni di Codice pénale (1889); Délia nullita del testnmento (1886); Del inseqnamento naxionale (1887); l'Ordinamcnto dei mînisteri (l888); etc.
FlÉRAT (Germaine-Antoinette Bravlet, dite Marthe^ actrice française, née à Montceau-les-Mines en 1S85. Avant d'avoir accompli sa seizième année, elle obtint en irtOl au Conservatoire, où elle avait été l'élève de Féraudy, un premier prix de comédie. Engagée aussitôt à l'Odéon, elle débuta à ce théâtre en 1901, dans Drignol et sa ^/fe, joua ensuite Galathée, et passa au bout d'une année à la Comédie- Française, où oUe débuta en 1902, dans l'Autre Danger, après quoi elle joua successivement : les Ames en peine, V Irrésolu, Blanchette, On n'oublie pas, Notre jeunesse, etc., et s'ossa}'a môme dans la tragédie en paraissant dans Junie de Hrilannicus. Elle s'est montrée comédienne adroite et gracieuse. Elle a épousé, en 1905, le peintre Guirand de Scô vola.
PlBRUNG (Paul), savant russe, né à Saint-Pétersbourg en 1810. Après avoir étudié dans cette ville et à Innsbruck, il entra dans l'ordre des jésuites et entreprit une série d'études sur les rapports de la Russie avec l'Eglise de Rome, qu'il a résumées dans un grand ouvrage, la Jiussie et le Saint- Siège a vol., 1896-1906). On lui doit encore : Rome et Demetrius, Pierre le Grand et la Sorbonne.
Il a collaboré assidûment à la « Revue des questions historiques » et à r « Antiquité russe ".
*PlERNÉ (Henri-Constant-Gabriel), compositeur français, né à Metz en 1863. — Il -a donné à rOpéra-Comique, le 26 décembre 1905, la Coupe enchantée, opéracomique en un acte, représenté précédemment à Lyon. Il a fait reculer avec beaucoup de succès, aux concerts Colonne, un poème lyrique, intitulé la Croisade des enfa)its.
PlERRB I" Karageorgevitcb, roi de Serbie, né à Belgrade en 18i4, tils aîné du jirince serbe Alexandre Karageorgevitcb et petit-fils de Karagcorges ou Czerny Georges. A la chute de son père, détTÔné le 28 décembre 1858, et à la suite du retour des Obrénovitch, il fut conduit à Genève, où il st'gourna jusqu'en 1861. Il termina ses études à Paris et suivit ensuite les cours de l'Ecole de Saint-Cyr et de l'Ec'oIe d'application de Metz (1862-1867). Durant la guerre franco-allemande, il prit du service contre l'Allemagne dans la légion étrangère organisée à Tours; il se distingua à Orléans, et reçut la croix de la Légion d'honneur après la balaiUede Villersexel. La guerre terminée, il donna sa démission d'ofticier. En 1875, lors de l'insurrection de la Bosnie et de l'Herzégovine contre la Porte, il organisa à ses frais et commanda pendant quchiue temps un corps de 1.000 hommes. En 1878, il
tenta vainement de provoquer un soulèvement en Seroie.
II se retira au Monténégro, et, le 12 avril 1883, il épousa la âUe aînée du prince Nicolas, la princesse Zorka, dont il eut trois enfants : la princesse Hélène, née on I8si; le prince George, né en 1887, et le prince Alexandre, né CQ 1889. En 1890, il perdit sa
femme, mais contiuua pourtant d'habiter le Monténégro jusqu'en 1894. époque où il alla se fixer à Genève. Depuis la mort de son père, Alexandre (isss). il avait tenté à diverses reprises, sans succès, do faire valoir ses droits au trùne de Serbie. Le 15 juin 1903, quatre jours après l'assassinat du roi .Mexandre, le dernier des Obrénovitch, il fut élu à l'unanimité par la Skoupchtina. sous le nom do Pierre V, roi do Serbie. Il remit en vigueur la constitution libérale du 3 janvier 1889 et réussit à renouer les relations diplomatiques interrompues entre la Serbie et la plupart des grandes puissances européennes à la suite de l'assassinat d'Alexandre. Il se rapprocha de la Bulgarie et même s'elTorça de conclure avec la principauté une union douanière, mais il dut renoncer à ce projet sous la pression du gouvernement autrichien. Il n'a cessé, en toute occasion, d'affirmer sa sympathie pour la France, où il a passé sa jeunesse.
Pierres de Venise (les), étude d'esthétique architecturale, par John Kuskin. — La première édition de cet ouvrage, qui <-8t, avec les Peintres modernes et les Lois de Fiesole, parmi les plus importants que l'auteur ait écrits sur l'art, parut on trois volumes, de 1851 à 1853. Pour Ruskin, les deux merveilles de Venise sont l'église Saint- Marc et le palais ducal. Il montre excellemment que lar ■ cbitccturo vénitienne est dominée par les lois de la couleur beaucoup plus que par celles do la pesanteur, ce qui légitime complètement la décoration par incrustations. bon étude sur le palais ducal, hftti sucrcssivement dans les trois styles qui furent appliqués & Venise, le byzantin. le gothique et celui do la Renaissance, est la partie la plus considérable de l'ouvrage. Ensuite, c'ost-ù-dire après
la mort du doge Tommaso Moccnigo en 1 423, commence, pour Ruskin, la décadence architecturale. Parmi les chapitres les plus remarquables, il faut encore signaler, bien qu'un peu en dehors du sujet, celui qui est consacré à la iVature du gothique. Mais il ne figure ni dans les éditions abrégées, ni dans I» traduction française qui a été donnée des Pierres de Venise on 1906, par Matnilde P. Crémieux.
PlERRET (Emile), littérateur et bibliographe français, né ù Paris en 1859. Il fut longtemps employé à la Bibliothèque nationale, d'où il se retira avec le titre de bibliothécaire honoraire. Ses deux plus intéressantes contributions à la science bibliographique ont été publiées, l'une dans le • Livre • {Inventaire détaillé des catalogues usuels de la Bibliothèque nationale, 1889), l'autre dans la « Revue des bibliothèques et des archives ». {lassai d'une bibliographie historique de la Itibliothèque nationale, 1893). Emile Pierret a tenu la Chronique musicale à la « Revue bleue « de 1899 à 1900, et a donné des articles à la » Revue des jeunes filles ", au ■ Gaulois ». à la " Réforme sociale », etc. Il a publié en librairie : Premith-es amours \lS^fi} ; En arant (1894); la Fin d'un flirt (1896); les Amantes célèbres de H20 à fS94 (1897) ; Harems et mosquées, souvenirs d'Orient il898); \ oluptés d'artistes : Pans, Londres, Madrid (1902); Tentatrice (1906). Mentionnons à part et dans un autre ordre d'idées deux volumes parus sous ce titre commun : le Ilelèvement national, avec chacun un sous-titre spécial : la Pairie en danger (1900) et l'Esprit moderne (1903). * PlERRON (Edouard), général français, né à Moyenvie (Meurtho) en 1835. — Il est mort à Versailles en 1905.
PlERSON(Nicolas-Gerard\homme politique néerlandais. né à Amsterdam en isao. Docteur en droit honoris causa, directeur de la Banque do Surinam de 1864 à 1868, directeur, puis président de la Banque néerlandaise de 1H6S à 1891, professeur d'économie politique à l'université d'Amsterdam de 1877 à 1884, il fut appelé en 1891 au ministère des finaiices, où il resta jusqu'en 1894, et fit voter l'impôt sur le capital et sur les revenus avec déclaration. Il se retira avec le ministère Tak Van PortoUct sur la question de la réforme électorale et, après le ministère Roéllvan Houten, revint au pouvoir comme ministre des finances en 1.S97. Il céda la place, en 1901, à Kuyper après les élections générales; il est revenu à la Cliambre en 1905. Il a publié : Principes d'économie politique; Manuel d'économie politique. Politique coloniale.
*PlERSON(/î/nnc/ie-Adeline), actrice française, née à Saint- Paul i^ile Bourbon) en 1842. — Parmi les dernières créations faites à la Comédie-Française par cotte artiste distinguée , nous citerons : On n'oublie pas. Notre jeunesse. Les araires sont les affaires, les Ames en peine, le Dédate, etc.
Pieta 'la), de Villeneuve-lès-Avignon. une des plus belles œuvres de l'école des primitifs français, exécutée dans la seconde moitié du xiii' siècle par un artiste encore inconnu, pour la Chartreuse de Villeneuve-lès- Aviiinon. Elle figura, en 1901, à l'Exposition des primitifs français et entra au musée du Louvre en 1905. — Au pied d'une colline, Marie, vêtue de longs voiles, est as-
Blanche Pierson.
La Pieta de VUlencuvc-lfcs-Avignon.
sise, le visage angoissé, les mains jointes. Sur ses genoux est étendu le corps inanimé de son fils. A droite, Marie- Madeleine, agenouillée, tient d'une main un vase de parfums et de l'autre essuie avec un pan de son manteau ses yeux rouges do larmes. A gauche, saint Jean détache de là t6t6 du Christ la couronne d'épines ; au premier plan, un donateur est agenouillé. Au fond, on aperçoit une ville orientale. L'intensité de l'expression, Iharmonio des couleurs font do ce morceau un tableau do premier mérite.
PlETERLEN ou pERLES. comm. do Suisse (cant. de Berne fdistr. do Buron]^, non loin do Bicnne ; 1.200 hab. Vignobles; industrie horlogère.
Piéton, comm. de Belgique fprov. dellainaut farrond. de Charleroi]), sur le Piéton, tributaire de la Meuse, par la Sanibre; 1.720 hab. Fabrique do clous; minesde houille.
PlETRA, bourg de l'Italie centrale ^Toscane fprov. de Florence!), dans le Val di Chiana; 2.500 hab. Eaux minérales ferrupinouses et sulfatées magnésiennes..
PlÉTRAIN, comm. de lîelpiijue (prov. de Brabar.t farrond. de Nivelles]); 1.230 hab. Féculerie ; tissus de coton.
Piètrement (Charles-Alexandre), vétérinaire et anthropolo^'iste français, né à Estornay (Marne) en 1826, mort à Paris en 1906. Elève militaire à .Mfnrt do 1843 à 1847, il servit en France, en Algérie, en Syrie, fut fait prisonnier en 1870 ot prit sa retraite en 1875. On lui doit de nombreux mémoires sur lr»s origines du cheval, sa paléontologie, sur le chien d'arrêt, etc., ot aussi sur des
questions de philologie : le Patois briard (1878). Son principal ouvrage : les Origines du cheval domestique (1870) a été par lui entièrement refondu et complété sous ce titre : les Chevaux dans les temps préhistoriques et historiques (1883). Cet ouvrage, d'une érudition remarquable, rempli d'idées do haute philosophie, contient une bibliographie très complète du cheval dans tous les temps et dans toutes les langues.
* PiETRI (Joseph-Marie), administrateur et homme politique français, né à Sartène en 1820. — Il est mort dans cette ville en 1902.
PIFFERA f pi-fé) n. m. Hautbois italien pereé de neuf irons latéraux, dont le premier ne se bouche jamais. {C'osl l'instrument ordinaire dos musiciens ambulants des Abruzzes).
Pigeon (Amédée), littérateur français, né à Paris en 1851, mort en 1905. A l'université de Bonn, où il professa, il eut pour élève le futur empereur d'Allemagne. Guillaume IL II fut aussi lecteur de l'impératrice Augusta. Polyglotte distingué, il écrivit pour la ■• Gazette desbeauxarts 0 de nombreuses études sur l'art allemand et l'art anglais, et il fut correspondant du <• Fi-
faro H à Berlin. A Paris, il fut un des fondateurs u théâtre des Marionnettes. Cn a de lui un vo- Pitîcra. lume de vers ; les Deux amours (1876) ; la Confession de J/"* de M'eijre (1.H86), et une Femme jalouse (1888), romans ; l'Allemagne de M. de Bismarck (1885) ; et un Ami du peuple : la Bretagne en 1848 (1896).
PIGMENTOGÈNE (man — de pigment, et du gr. gennân, engendrer} adj. Qui donne naissance à du pigment. (Sert à désigner particulièrement soit les leucites des cellules des pétales ou des feuilles qui produisent les substances colorantes des plantes, soit les organites des chromatophores des cellules pigmentaires des animaux.)
PIGMENTOPHAGE (man) n. m. Biol. Cellule conjonctive mobile, munie de prolongements ou de pseudopodes développés, à noyau rond ou ovale.
— Encycl. Cette cellule s'insinue dans l'intérieur des éléments normaux fusiformeset pigmentés de la couche périphérique du poil et s'incorpore leurs grains de pigment. Puis le pigmentophage quitte le poil et se rend dans le tissu conjonctif. Les éléments pigmentés du derme no seraient que des pigmentophages. C'est à l'influence de ces pigmentophages que Metchnikoff, auquel est due leur découverte, attribue le blanchment des poils et la canitie de la vieillesse.
PILE n. f. — Techo. Pile à gaz. V. gaz.
PI-LI n. m. Sorte de chnlMmi"?" -i^-ok- f^jr ,}',in tuyau etd'uneanche
en roseau, t^faj^^ " ' " " " * - ^^^V?^ ^t*^ (Du côté su- '
périeur, ce n-i».
tuyau est percé de sept trous, de l'autre côté se trouve un huitième trou.)
PILIMICTION [mik-si-on — du lat. pilus. poil, et de niiction) n. f. Miction d'urine contenant des filaments très fins qui provienneot généralement d'un kyste dermoïde.
Pilon (Edmond), littérateur français, né à Paris en 1874. Il débuta par des contes parus dans 1' " Echo de Paris n , le « Mercure de France », la " Plume » , la 1' Vogue >% etc. Il a publié deux recueils de poésies d'une inspiration harmonieuse : les Poèmes de tnes soirs ^1896), et ai Maiso7X d'exilé (l'S'9&), des études biographiques et critiques sur Octave Mirbean (1903), et sur Paiil et Victor Margueritte (1905), et deux séries de Portraits français, dans lesquelles il a évoqué quelques types curieux du passé. Edmond Pilon collabore à la <■ Revue bleue », à la i« Revue s à la « Revue hebdomadaire •, etc.
PILOTAXIQUE [tak-sik' — du gr. pilos, tissu, et taxis, arrangement) adj. Se dit d'un type de texture d'une roche éruptive, dans lequel la pâte est à la fois très cristalline et nuidale.
PiLOTY (Ferdinand de), peintre allemand, né et mort à Munich (1828-1895). Frère cadet de Charles de Piloty, il s'est fait remarquer, comme lui, par des peintures murales et des tableaux d'histoire d'un grand caractère. Il occupait à sa mort la fonction de professeur à l'Académie des beaux-arts de Munich, On cite de lui sa décoration murale au musée national de Munich et au Maximilianeum, où se trouve représentée : Elisabeth d'Angleterre passant la revue de son armée. Signalons aussi : Thomas Morus en jirison ; Uaphacl sur son lit de mort ; etc.
PINACIOUTE n. f. Borate naturel de magnésie et de manganèse.
PiNG-YANG ou Peng-YANG, ville de l'empire de Corée (prov. de Ilam-Kieng-to). un peu au N. du fleuve Taiong, à mi-chemin de Séoul et de la frontière chinoise. Défaite de l'armée chinoise par les Japonais du maréchal Yamagata, en 1894,
PiNiLLA i^Macariol, homme politique bolivien, né à La Paz en 1860. Toujours réélu soit comme député, soit comme sénateur, à partir de 1885, il fut à plusieurs reprises ministre de l'intérieur et garde des sceaux. A l'époque du mouvement fédéraliste, qui eut lieu à La Paz en 1898, il fit partie du gouvernement provisoire jusqu'au iour où la Convention nationale choisit pour président le 't;énéral Pando. En 1900. il fut envové en Europe en qualité de ministre plénipotentiaire en France et en Espagne. De retour en Bolivie, il fut de nouveau élu sénateur du département de I-a Pai, et il a été élu président du Cungrés national.
PiNILLA (Claudio), homme politique et diplomate bolivien, né A La Paz en 1863. Il a joué un rôle très important dans le règlement diplomatique entre la Bolivie et les Etats voisins. Lorsque éclata le conflit avec le Brésil, au moment du mouvement séparatiste du territoire de l'Acre. Pinilla fut chargé nvee Fernando K. Guachalla de négocier le traité de Petropolis, en vertu duquel le Brésil conserva l'Acre, movennant le versement à la Bolivie do 2 millions de livres sterling. Il fut successivement ministre plénipotentiaire A Lima et au Chili, et entin ministre des alraires étrangères. En cette qualité il a solutionné le difficile problème de la paix avec le Chili en signant un traité définitif de paix, aux ioi;mes duquel le Chili conserve l'ancienne rote bolivienne d'Antofagasta. cession eu échange do laquelle la Bolivie a repris sa liberté doua-
nicro. Lo Chili s'est eu outre en^^agé ii construire uu chemin do for du port d'Arica à La Paz, capitale do la Bolivie.
PiNLOCHE ;Auyustej. phiioIoj,'uo et pédagogue français., no à l*ans on la50. Il no lit d'abord que des éludes priuiaircii et entra dans lo coinniorco à l'âge de treize ans, mais il cunipléia son instruction on suivant, de 1871 à 1880, les cours du suir do l'Association pliilotocbuiquo. Il étudia particulicroment les lanf^uos étrangères et fut, do 1875 à 1»40, commis achotour interprète dans une maison de commission. Il abandonna ensuite le commerce et suivit lus cours de la faculté des lettres do Paris (188Û-1883). Déjà muni de deux baccalauréats, il passa successivement la licence, le certificat d aptitude et I agrégation d'allemand, fui professeur au lycée, soutint en 1890, A Paris, ses thèses de doctorat et fut nommé professeur de langues vivantes à l'université de Lille. En 189S, il fut nommé professeur au lycée Charlemagne et maître de conférences à l'Ecole polytechnique. Sa thèse française a pour titro : la Hé forme de l'éducation en Allemugne au xviii" siècle (1890) ; il l'a remaniée et traduite en allemand en l'intitulant : ùescfiichte des Philantbropinismus fl89â). Ses autres publications pédagogiques sont : Herbart, principales œuvres pédagogifjues (trad., 1893^; la Héforme des uniuersités en france (on allom. lH9ô} ; l lïnseigne/nent secondaire en Allemagne (2* édit., 1901); Pestalozzi et la Fonction de l'école élémentaire moderne (en angl., 1901); Pestalozzi et l'Uducatiun populaire moderne (1902, adaptation fraucaiso do l'ouvrage précéd.) ; le Héyime scolaire français (en allem., dans îo t Mauuel pédagoeiquo > de Keiu, 1904), etc. On lui doit aussi des livres classiques : Leçons pratu/ues de langue allemande (1889-1893); Vocabulaire étymolotjiifue allemand- français et français-allemand (1893); Grammaire allemande {I9i}î} ; aer Schùlerfreund, cahiers mensuels a l'usaac de la jeunesse scolaire française (en alleni., 1903). etc. Il a collaboré en outre à. uu grand nombre do revues françaises ot étrangères.
Pins (île des), île des Antilles, située au S.-O. de Cuba, dont elle dépend politit^uoment. En I9û5, un certain nombre de riches Américains, à la tête desquels figurait Pearcy, vice-président do la Compagnie do l'île des Pins et propriéiairo d'immenses terrains, cherchèrent à provoquer un mouvement séparatiste, et constituèrent un gouvernement provisoire, sous la présideuce d'Anderson. Sur les réclamations énergiqiios du gouvernement cubain, les Etats-Unis refusèrent d annexer la petite île, et le mouvement de sécession prit lin par la recounaissanco de la Juridiction légitime de Cuba.
Pinte (La), comm. de Belgique (prov. do Flandre- (►rientale [arrond. de Gandj); l.aoo hab.
PiNTO fAnibal;, homme d'Etat chilien, né en 1825. Dabord attaché do légation à Kome (1.S45), il fut secrétaire do Kamon Luis Irarrazabal (184S). Siembre de la faculté do philosophie, gouverneur de la province do Concepcion, où il lit de grandes améliorations {1862-1870K sénateur en 1S70, ministre de l'intérieur, ministre de la guerre et de la marine sous Federico Erraznriz, il succéda à celui-ci, à la présidence do la République, le 18 septembre 1876. Il exerça les fonctions de président iusqu'on 1881. Il eut à soutenir, contre le Pérou et la Bolivie, une grande et heureuse guerre provoquée par les droits élevés imposés par ces deux pays sur les salpêtres (juils exportaient. Les traités do paix' furent signés avec le Pérou le 19 octobre 188:.M<raité d'Ancon suivi du traité davr. ISKt), et avec !a Bolivie lo 4 aoiit 1884. Piuto eut pour successeur Dommgo Santa-Maria.
PlOT (Edrae), homme poîiti<jue français, né à Monthard en 1828. D'hnmble origine, il travailla aux champs, fut terrassier, puis piquour, enfin entreprit dos travaux à son compte et devint un grand entrepreneur de travaux publics, pour les chemins de fer fréseaux do P.-L.-M., de l'Est, de Ceinture, d'Orléans, do l'Ouest, et pour la Ville de Pans; terrassements du Trocadéro on 1866-1S67. travaux du pont de l'Aima et de l'esplanado des Invalides Sonr l'Exposition de 1900). Conseiller général de la Côte- 'Or pour le canton de Montbard (1871), il fut élu sénateur, on 1897, ot réélu le 4 janvier 1903. Membre de la gauche démocratique, Piot a été le promoteur de la commission extraparlementaire do la dépopulation et s'est fait connaître par sa sollicitude active pour les familles nombreuses. U a publié : la Question de la dépopulation en France. Le mal, ses causes, ses remèdes (1900) ; la Dépopulation (1902).
* PlOU (Jacques), homme politique français, né i Angers en 1838. — Au renouvelioment du 6 mai 1906, il a été élu député de l'arrondissement de Monde. Il a publié :
le Réveil du pays (1902); les Responsabilités de Waldeck- Housseau, en collaboration avec de MuQ (1902); les Femmes chrétiennes 11903) ; /a Lutte pour la liberté, en collaboration avec A. Mouly (1903); Comment se défendre? (1904); lin Programme social (1904); le Rôle du patron (1901); It^ Rf'>le des catholiques à l'heure actuelle 11905). V, Action libérale.
PIPTURUS (russ] n. m. Genre durticacées bœhmériées, comprenant des arbres et des arbrisseaux à feuilles alternes, caractérisés par leurs deurs femelles périauthées à stigmates linéaires. (Ou compte imo dizaine d'espèces de pipturus, localisées dans les îles du Pacifique.)
*PIQOETTE n. f. — Encycl. Dr. La loi du 6 avril 1897 (art. l",i, qui a exclu du régime fiscal des vins pour les soumettre au régime de l'alcooi, la fabrication industrielle, la circulation et la vente des vins artificiels, avait fait une exception eu faveur des boissons de marcs^ dites piquettes, provenant de l'épuisement des marcs par l'eau sans addition d'alcool, de sucre ou de matières sucrées. Leur circulation avait été autorisée lorsqu'elles étaient expédiées par les récoltants à destination de particuliers pour leur consommation familiale et n'étaient soumises qu'à uu droit de circulation réduit do l franc par hecto-
Piou.
litro. Mais cotte exception ayant paru favoriser la fraude ot être l'une des causes de la mévente des vins naturels, la loi du 6 août 1903 a formellement intordit la circulation des piquettes en vue do la vouto. Cette prohibition s'applique À tous les cas où los piquettes mi^ies on mouvement sont destinées ii une personne autre que roxiiéditcur luimême, lorsqu'il s'agit de piquettes qu'un récoltant s'oxpédio à Itii-inêmo en dehors du rayon de franchise (étendue du canton do récolte ot des communes limitrophes) déterminé par lo décret du 17 mai 18!>'^, le droit de circulation exigible ost lu même que pour les vins, soit 1 fr. 50 par heciolitro.
Pirandello (Luigi), romancier îialien. né à Girgeoti (Sicile) eu 1867. Après avoir débuté par plusieurs volumes do vers d'une forme très pure et dune inspiration très grave, Pasqua di 6Va (1891), la Zampagna il!J02i. Pirandello a trouvé sa voie dansle récithuinoristiquo. Sa gaieté n'est pas de celles qui reposent et soulagent ; elle a un fond do tristesse qui touche au pessimisme : Ihomme apparaît, chez lui, comme une créature encore plus misérable que grotesque, éternel jouet d'une ironique fatalité. Telle est la philosophie qui se dégage de ses Railleries de la mort cl de la vie (2 vol., 1903) et de son meilleur romao Feu Ma thias Pascal {I90i). duue fantaisie lugubre et désopilante à la fois. Pirandello a publié un autro roman, il Turno (1903), qui contient un cruel tableau des mœurs de la bourgeoisie sicilienne et deux volumes de oouvelles: Quando ero matto (i903) ; Bianche e nere (1904).
Pirenne illonri), professeur et historien belge, né à Verviors en 1862. U étudia les lettres et Ihistoiro aux universités de Liège, Pans, Leipzig et Berlin, fut chargé d'un cours d'histoire du moyen âge à l'université de Liège en 1885, etnommé professeurà celle do Gandeo 1886. Il devint membre do l'Académie des sciences belge ot de l'Académie des sciences d'Amsterdam. Il a étudié particuliéroment l'histoire de la Belgique au moyen âge. Ses principaux ouvrages sont ; Histoire de la constitution de la ville de Dinant nu moy^n âge (1889) ; Histoire du meurtre de Charles le Bon, comte de Flandre, par Galbert de Bruges {lti9l); la Version flamande et la Version française de la bataille de Courtrai (1890-1S92): le Livre de l'abbé Guillaume de Rgckel { 1996) ; la Hanse flamande de Londres 11899); le Soulèvement delà Flandre maritime en iHS-fSiS (1900); Bibliooraphie de l'histoire de Belgique (1902); Histoire de la Belgique {1902: trad. ail. d'.Vrnhelm, 1899-1902; iiad. fiam. de Delbecq. 1903). Il a collaboré à la ■ Revue iiistoriquo » (Paris) et à plusieurs revues belges et alleniaiides.
Piret (Justin), agronome et économiste belge, né à Silenrieux (prov. de Namur) en 1834, mort à l^aeken en 1895. Professeur d'économie rurale et directeur de l'exploitation annexée à l'Institut agricole supérieur de Gembloux (Belgique), ses rapports annuels sur cet établissement témoignent d'une connaissance approfondie de la pratique a^rricole et des besoins de la culture. Il a laissé un Traité d économie ivraie en trois volumes in-8<* (1889-1895), qui constitue, en ce qui concerne l'orgâuisaiioD et l'administration des entreprises agricoles, une sorte d'encyclopédie synthétique extrêmement complète.
*PIRIFORMEadj. — Math, Se dit des courbes du 4" degré représentées par l'équation : b''ij^ = ax*—x*.
— n. f. : Une pibifobmk.
— Encycl. Ces piriformes ou quartiques piriformes se déduisent du cercle OL de diamètre OCI = a par la construction sui vante. Le cercle C et une droite &BDa, perpendiculaire au diamètre OGI. étant donnés, on projette un point M du cercle en A sur le diamètre ot en B sur la droite aa. On joint BO, qui rencontre en E la projetante AM du point M. Le lieu des points E est une piriforme ayant pour équation b^g* =ax*~x^ avec a = 01 et 6 = 0D.
PiRODON (Louis-Eugène), lithographe et aquafortiste français, né à Oronoble (Isère) en 1824. 11 fut à Paris l'élève de son compatriote Ernest Hébert, et de G. Jadin. C'est un aquafortiste de talent, et aussi un des vétérans de l'ancienne lithographie d'art. Beaucoup de tableaux ont été ainsi reproduits par lui. Récompensé aux Salons de 1853, 1861, 1863, 1885, 1894, Pirodon fut titulaire dune médaille d'argent à l'Exposition universelle de 1900 (Paris). Ses principales œuvres : Sultanes d après Hébert (1853: ; Retour du marché d'après Van Marcke (1865) : Six eauxfortes d'après Bernier, Corot, Ch. Jacque, etc. (1872) ; Vestales fugant Bome à l'approche des Barbares, lithographie d'après Lematte (i879); Molière lisant le Misanthrope à l'auberge du Mouton-Blanc, d'après Trayer(I883i ; Sam\on massacrant les Philistins, d'après Decamps (1885i; Rouget de Liste chantant la Marseillaise, d'après Pils (1888); l'Abreuvoir, d'après Ch. Jacque (1889); la Leçon d'anatomie, de Rembrandt (1889) : I^çon de clinique à la Saliiélriére, d'après André Brouillet (1889); f Aïeule, de Bunvin (1890); la Vague, de Courbet (1891) ; la Liseuse, d'Henner (1890); Eaux-fortes, d'après Harpignies (1892 et Julien Duoré (1893); Madame Jarre, d'après Prudhon (1894) ; les Bulles ae savon, d'&prèsBai\ (1896); etc.
PIROLACÉES (se) n. f. pi. Famille de dicotylédones gamopétales. — Cne piBOLACÉE.
— E.NCTCL. Les pirolacées sont des herbes vivaces à feuilles persistantes, ou des plantes saprophytes dépourvues de chlorophylle. Les fleurs régulière's, à ovaire supère, ont deux verticilles d'étamines indépendantes. Les anthères s'ouvrent par des pores terminaux ou par une fente transversale. Les ovaires contiennent de très petits ovules. Le fruit est une capsule septicide, contenant dos graines à embrj'on indifférencié Les pirolacées comprennent : 1" les piroîées, petites herbes vertes, anthères à déhiscence poricide et pollen en tétrades; 2» les monotropées, plantes herbacées, saprophytes, sans chlorophylle, anthères à déhiscence non poricide et poUen simple.
PINLOCHE — PISTE
PIROPLASMOSE (plass) n. f. Méd. Maladie observée dans rinlo iCalcutu, Madras;, caractérisée par de la fièvre, do l'anémie, de l'atrophie musculaire et une hypertrophie de la rate qui conduisent à la cachexie grave.
— Encycl. La piroplasmose est duo à une coccidie parasite du genre piroplasma (piroptasma Donovani), qui se trouve en abondance dans le sang de la rate (non dans le sang périphérique) et h'y présente sous forme de petits corps ronds, ovales ou pmfurmes, tantôt libres, tantôt eudoglobulaires. Lo modo de contagion est inconnu.
I*a piroplasmose existe chez les animaux domestiques ; c est à elle qu'il faut rapporter la lièvre duTexai» des bovidés, la malaria bovine de Crimée. la truteza des bœufs de l'Argentine, le mal de brou des )K£ufs eu France, la cnrceag des moutons de la Roumanie, l'obléomalacie des chevaux au Transvaal et à Madagascar.
Nocard ot Moias ont cherché i guérir la piroplasmose canine en injccunt des chiens avec du sang vieilli ou chaulfé d'animaux malades ou du sérum d animaux guéris.
PiROTCHANATZ (Milan j. avocat et homme politique serbe, né en 1837, mort à Belcradc on 1897. Après avoir fait ses études à Paris, il se plaça au premier rang du barreau do Belgrade, puis se tourna vers la politique et fut élu député. En 1879, il foudaavecGaracbanÎDectNovakoviich le parti progressisK,* dont il devint le chef. Président du conseil et ministre de la justice du 3o octobre 1880 au 3 octobre 1883, il s'efforça de rapprocher la Serbie de la Russie. Il rentra alors dans la vie privée, ne pouvant approuver la politique du roi Milan, etsc voua entièrement à sa profession d avocat. Ce fut lui qui plaida fiour la reine Nalalie dans le procès en divorce que le roi ui avait intenté en 1888.
PIRSSONITE n. f. Carbonate hydraté naturel rhombique de chaux et de soude.
PISAILLE {zaill [Il mil.]) n. f. Petit pois dur, que l'on donne aux pigeons.
PiSANi Barthélémy), compositeur et chef d'orchestre italien, né à Coostantinople eu 1831. Issu d'une famille italienne qui descendait des comtes do Pise, il lit de bonnes études musicales sous la direction de Mercadante, fit jouer deux opéras; la Péri et Rosamuuda, et, en 1859, devint chef d'orchestre au théâtre Nauni de Constant inople, où fut joué son grand opéra. Ladislas. En 1863. l'isaniûl un voyage en France, où il tit entendre dans les concerts, avec succès, quelques-unes de ses compositions, notamment une grande fantaisie musicale, ^ quatre voix, sur les Djinns do V. Hugo. En 1865, il faisait jouer â la Scal^, de Milan Rebecca, opéra sérieux, qui n'obtint qu'un médiocre succès ; il garda alors le silence pendant dix ans, ne reparaissait à la scène qu'en 1876. à Venise, avec la Gitana, opéra, qui cette fois réussit. En dehors do ses compositions dramatiques, Pisani a publié diverses compositions, notamment des mélodies, des morceaux de chant, un Ave Maria, des morceaux de piano, et un beau Chant funèbre écrit à l'occasion de la mon de Mercadaute.
PiSCBEL (Richard), sanscritiste allemand, né en 1839 à Breslau, où il ht ses études, qu'il poursuivit a Berlin. Il se ât habiliter comme • privadocent ■ à l'université de sa ville natale (1874;, fut nommé, en 1875, professeur de sanscrit et de grammaire comparée à Kiel. alla occuper la mémo chaire à Halle eu 1885. enhu à Berlin en 1902. Il a été élu en 1905 membre correspondant de 1 Académie des inscriptions. Ses principaux ouvrages sont : les Recensions de la Cdkuntald de Kâlidàsa, dissertation latine (1870); les Grammaires du prâknt en latin (1874); ta Cakuntald de Kâlidâsa, recension bengalie, avec notes critiques en anglais (1877) ; la Grammaire des langues prâkritiques de Hemacandra (1877-1880); the Assalâyanasuttam, pâli et anglais (1880) ; the Decinâmàlà of ifemacandra, en collaboration avec Biihler (1880) ; Me Therigàthâ (1883) ; Rudratas Cmgàratilaka and Rugyakàs Sahrdayalilâ (1886): Contributions à l'étude des Tziganes allemand* (1894); Études védiques, en collaboration avec Geldner (1889-1901): Gramma're des langues prâkritiques (1900, dans le > Grundriss der indo-arlschen Philologie > ; etc.).
PlSClFACTEUR(pi^i) n.m. Qui s'occupe de piscifacture. ^Pissarro (Camille) peintre français, né à l'Ile- Saint-Thomas (,\ntilles danoises! en 1831. — U est mort à Paris en 1903. D'abord peintre des vergers et des villages normands, il quitta sa manière lar^je et franche pour suivre les innovations de l'impressioniiisme. puis celles du pointillisme. Il fut longtemps pointilliste â l'excès, faisant vibrer le bois ou la pierre de stries lumineuses au même litre que l'eau et 1 air. Il revint graduellement de cette erreur, et, dans ses dernières œuvres, accorda mieux la traduction de la lumière avec la solidité des formes et la masse des objets opaques. Les expositions spéciales des maîtres modernes ont montré son rôle grandissant avec son talent. A citer, notamment, parmi Tes œuvres qui exercèrent une notable influence, ses études do Marchés à Rouen, ses Vues de Paris, la série des Quais de ta Seine, pris par tous les éclairages possibles, et les morceaux rpii tïgurcnt au Luxembourg, dans la collection Caillebotte.
PISTAGE (pisstaj') n. m. Action de pister, u Racolage de voyageurs auprès des gares.
Piste (la\ comédie en trois actes, de Victorien Sardou. (Variétés, 15 févr. 1906.^ — Casimir KebilloD, un jaloux, vient d'épouser la jolie divorcée Florence, ex-madame Jobclio, et le nouveau ménage est heureux. Mais Casimir découvre dans un secrétaire un télégramme oublié, qui fut évidemment adressé à Florence, et qtii, non moins évidemmem. provient d'un amant. Casimir est donc trompé?... S'il n'en ^t pas sur encore, il le soupçonne fort, et voilà tout un bonheur détruit. • Mais non. lui dit Florence, ce n'est pas toi que j'ai trompé, toi que j'aime; c'est mon premier mari. Jobelin, que je n'aimais pas. Ce télégramme date d'avant notre mariage. ■ U faudrait lo prouver. Or, le cachet de la poste est illisible. Que faire?... Florence ne voit qu'un moyen : s'adresser à Jobelin lui-môme et lui faire confesser son infortune. Mais cette infortune, il l'ignorait. Aussi, aux premiers mots de Florence, est-il convaincu que son ex-femme trompe le nouveau mari, qu'elle veut simplement se -^réer un alibi, et le voilà d'abord très amusé de berner son successeur, puis très dépité dès qu'il s'aperçoit que c'est lui-mêma qui fut joué. Il cesse alors de ae prêter à la comédie;
PISTILLODE