‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 266 sur 363 · PLAZA GUTIERREZ · texte numérisé non relu

PLAZA GUTIERREZ

Florence se retrouve dans le plus firand embarras, ol les soupçons de Casimir deviennent plus violents. On part pour Garchos ; c'est là, dans IKotol des Deux-Cocottex, que fut consommé le crime conjugal. On interrogera l'hôtoliôro. on consultera les registres. Ilêlas ! rhôiolièro n'est plus la ni6me, les anciens livres n'existent plus. Fort heureusement Ilorionse Alirival, une peste, femme d'Oscar, qui fui le complii-e de Florence, fournit enfin sans le vouloir la prouve de rinnocenco relative de cette dernière, en ce qui conconie Casimir, et Casimir ol sa femme tombent dans les bras l'un de l'autre.

Celle pièce, ù la donnée vraiment un pou ténue, mais très joliment dialogué©, est amusante comme un cxceUont vaudeville et tino comme uno bonne comédie.

PISTILLODE [pis'til) n. m. Nom donné aux carpelles d une tleur quand ils sont eu nombre.

Pitres (Albert), médecin français, né à Bordeaux en 18 48. Après avoir commencé ses études dans sa ville nata!»^, il se rendit à Paris, où il fut interne des hôpitaux et élève de Charcot et Ranvier. Sa thèse, iiecherches sur les lésions du centre ovale des fiémispfières ctVeiraiAr^ étudiées au point de vue des localisations cérébrales, fut récompensée (1877) et, lannéo suivante, il était nommé professeur agrégé et médecin des liôpitau.v de Bordeaux, où, après avoir été professeur danalouiio générale et d'histologie, il devint professeur de clinique médicale (1881), puis do ven (1885). Il a été nommé associé de l'Académie do médecine en 18^8. Ses principaux travaux ont porté sur la structure et le mode de développement des concrétions sanguines intravasculaires, sur la physiologie des centres nerveux, les dègénérations secondaires de la moelle épinière , l'étude anatomo - pathologique des localisations cérébrales, l'étude clinique et expérimentale des névrites périphériques, des sujets divers de pathologie nerveuse et d'anatomie pathologique et de clinique médicale. Il a publié, en 1887, Clinique médicale de l'hôpital Saint- André, dos anesthésies périphériques, leçons recueillies par le D' Dehozac ; Leçons cliniques sur l'hystérie (1891) ; les Obsessions et les Impulsions, en collaboration avec le D^ Régis (U>02J.

Pl-TSÉ-VO, bourg de la Chine septentrionale fprov. de Mandchourie), sur la côte est de la péninsule de Kouang- Toung; 3.000 hab. Bonne rade, ou débarquèrent, en avril 1904, une partie des troupes japonaises chargées de l'investissement de Port-Arthur.

PlTTARD (Eugène), savant et professeur, né à Genève en 1867. Il étudia d'abord la zoologie avec Cari Vogt, séjourna dans plusieurs laboratoires étrangers et publia diverses recherches relatives aux organismes inférieurs des lacs suisses. Puis, après un stage à Paris, il so voua à l'anthropologie. Il a publié dans ce domaine un grand nombre de travaux, notamment sur Y anthropologie de la Suisse {particulièrement le Valais et les Grisons), de la Savoie et de la Haute-Savoie. Chargé de missions scientifiques, il a ajouté plusieurs Contributions à l'étude anthropologique (les peuples de la péninsule bal kanii/ue et sl publié en 1902 un petit volume, Dans la Dobrodja, notes de voyages.

PiTTON DE Dannenfeldt (Joscph-Claudius), botaniste allemand, né en iT'.>7, mort en 1878. Ce fut surtout un collectionneur. Il a laissé un herbier très important pour la flore européenne, recueilli par d'activés correspondances avec la plupart dus botanistes européens pendant plus de cinquante ans.

PlTTSBURGHIA, planète lélescopique n" 484, découverte en 1002 par Max Wolf.

PLACOPLASTE (plassl") n. m. Biol. Variété d'éléoplastes ou do pyrénoides, contiguë au chromatopliore de la cellule, et qui constitue un élément important de l'organisation interne des diatomées.

PLAGIOLIPARITE n. f. Roche éruptive appartenant à la famille des granités. [C'est une rhyolite ne présentant

Îne du plagioclaso comme feldspath du premier temps. 1 existe plusieurs variétés do plagiolipariie en Algérie.}

*PLAN n. m. — Tir. Plan de tir, Plan vertical qui passe par la ligne do tir.

Planches (Les), comm. de Suisse (cant. de 'Vaud [distr- do VeveyJ, sur le bord du lac Léman; 4.550 hab. Cette commune dépend de l'agglomération de Montreux.

Plançon (Pol), chanteur dramatique français.néàFumay en 1854. Klève de Duprez, il commença sa carrière en province et tint pendant deux ans, à Lyon, l'emploi des basses chantantes. Il alla ensuite à Paris se faire entendre aux concerts Lamourcux, fit une saison au théâtre de Monte- Carlo, puis fut engagé à l'Opéra. Il débuta à ce théâtre, le 23 juin 1883, dans le rôle do Méphistophélès de /'au«/, où il reçut un très bon accueil. Ou le vit successivement dans plusieurs ouvrages du répertoire : Hamlet, Sapho, le Prophète, les Huguenots, la Favorite^ Lohengrin, puis il créa Norfolk dans Henri YIII, don Germas dans le Cid et François 1" dans Ascanio. Bon chanteur, comédien aisé, Plançon semblait tout à fait acquis à l'Opéra, lorsque tout â coup il quitta ce théâtre pour accepter un brillant engagement on Amérique. Ses succès en ce pays ont été considérables, et it ne s'en est guère éloigné depuis lors que pour aller faire quelques saisons au théâtre Covont-Gardon de Londres.

Planfayon ou Plaffeien, comm. de Suisse (cant.

de Fribourg [disir. do Singine), sur un petit ruisseau tributaire do la Singine. affluent du Rhin, par l'Aar; 1.200 hab. Commerce do bois. Carrières do pierre â j)avés. A quel(|uo distance (9 kilom.j, se trouve le lac Noir, entouré do forêts cl de pâturages et alimenté par de nombreux ruisseaux qui déversent leurs oaux eu jolies cascades.

Planiol fiVarcei-Fernand), jurisconsulte français, né à Nantes on 1853. Agrégé dos facultés de droit, it professa ù ce titre A Grenoble (1880), Rennes (1881), Paris (1887), r»uis fut nommé professeur â la faculté do droit de Paris, où il occupe l'une des chaires do droit civil. Après avoir publié divers travaux sur l'histoire do l'ancion droit français : l'Ass'ixfi au comte Oeffroi. p't'ide sur les successjon» féodales en ftretaijne (1888) ; la Très ancienne coutume de Bretagne (180tî). il a fait paraître un remarquable Iraxté élémentaire de droit civil (i8m)-19on. où les matières sont expliquées, non dans l'ordre du code, mais d'après leur eochainemout logique.

PLANIROSTRE {rosstr' — du lat. plnnits, plan, et vostrunt, bec) adj. So dit des oiseaux ù bec aplati.

— n. m. : Un planirostre.

PLANKTON n. m. V. plancton, au t. VI.

PLANOFERRITE [fè-rif) n. f. Sulfate hydraté naturel tle l<M-.

PLANOSYMÉTRIE {trî) n. f. Biol. Type do la symétrie animale, ou do l'arrangement des parties constituantes d'un organisme dans leurs relations entre elles, dans laquelle il y a répétition des jiarlies dans une direction seulement, le centre de symétrie étant le plan formé par les doux autres axes. "(Ce type do symétrie est celui de presque tous les métazoaires./

* Planté (Francis), pianiste français, né ù. Orthoz eu 1839.— Depuis 1900, Planté no s'est produit que rarement dans les grands concerts jmblics de Paris. Il a publié encore un certain nomijro de compositions pour piano , dont la jihipari sont des transcriptions d'œuvres céleljres.

PLAQUETTISTE {Icè-tissf) n. m. Sculpteiir-médailleur qui fait des plaquettes.

PLASMAZELLE {plass-matstl'lé — du gr. plasma, de ;i/((ssem, former, etderallem. Planté.

zelle, cellule) n. f. Histol.

Nom donné aux cellules conjonctives de grandes dimensions [15 à 20 [i], qui ne se rencontrent guère qu'à l'état pathologique, et que l'on considère comme des macrophages. (Elles sont caractérisées par un cytoplasma homogène, se colorant par les couleurs basiques, et un noyau excentrique riche en chromatine, dont les grains sont disposés comme les rayons d'une roue. Ces éléments, observés dans le sang, auraient des relations avec les cellules de Turk. [On emploie souvent au plur. la forme allemande plasmazellen.])

PLASMODESME {dèssm') n. m. Biol. Matière cytoplasniiquo qui forme les communications intercelïulaires, observées chez les végétaux et certains animaux.

— Encycl. Strassburger, qui a particulièrement étudié cette question, considère les plasmodesmes comme provenant du plasma le plus externe de la cellule ; il les croit incapables de transmettre, comme l'admet Pfetfer, une sorte d'excitation nerveuse de cellule à cellule, ni de déménager le cytoplasma d'une cellule dans une autre; mais ils peuventoccasionnellement servir au transportdes matières nutritives et des ferments : ils ne se rétablissent pas quand ils ont été supprimes par la plasniolyse. Enfin ytrassburger pense, contrairement à l'opinion jusqu'ici admise, que îos plasmodesmes ne sont pas continus, mais seulement en contact, comme cela se passe entre neurones.

PLASMODOME {plass) adj. Biol. Se dit des plantes qui construisent la matière vivante sans en détruire parleur nutrition, (|ui se fait uniquement à l'aide de substances inorganiques.

PLASMODOMIE (plass, mî^ n. f. Biol. Formation synthétique du protoplasma prmiitif, original, à l'aide de combinaisons purement inorganiques, eau, acide carbonifiue, nitrates, anmioniaque. (C'est ce que Haeckel appelle " carbon-assiniilation ». On ne peut pas prévoir d autre origine naturelle de la vie.)

PLASMODULES {plass) n. f. pi. Biol. Granulations élémentaires ou plastidules du plasson, qui est la forme inférieure et primitive du protoplasnia. (Les plasmodules agglomérées forment histogénétiquement les cytodes ou cellules sans noyau, et pliylogénétiquement les monères ou protozoaires sans noyau.) — Une plasmoddle.

PLASMOGONIE {plass, nî — du gr. plasma; de plassein, former, et gonos, semence) n. f. Biol. Reproduction par accroissement et division des granules élémentaires, (|ue Maggi et Altmann considèrent comme la seule partie vivante et réellement active du protoplasma.

PLASMOLOGIE (plass, ji— du gr. plasma; do plassein, former, et Ivyus, discours) n. f. Biol. Science qui a pour objet l'étude dos conditions phvsiques d'apparition des phénomènes d'apparence vitale àans les substances inorganiques.

— Encycl. Fondée récemment par Von Schrœn, Quincke, Horrera, Leduc, là plasmoloyie s'est efforcée de reproduire, à l'aide do solutions purement minérales (cristalloïdes ou colloïdes), les aspects si divers présentés par les cellules et les organismes inférieurs en activité, ou même les tissus végétaux, pensant tirer do là des inductions sur l'origine dos formes vivantes. Mais si, grâce aux lois complexes de la chimie physique (osmose, ionisation, tension superficielle, diffusion, etc.). elle rend compte du mécanisme qui régit tels ou tels formes, aspects ou constitution des êtres et montre ainsi que tous ces phénomènes relèvont de facteurs purement physico-chimiques, elle n'a réussi ù fournir aucune explicatioa acceptable du funciionnement vital.

PLASMOLYTE n. m. et adj. Syn. de plasmopuage.

*PLASMOPHAGE n. m. — S'omploio aussi adjectivom. :

Cellule l'LAs.MuriiAOE.

PLASMOSCHISE { plas3-moss-!ciz') n. f. Biol. Modifications délormiiiécs dans le protoplasma végétal par l'action des métaux en solution, soit à l'état do dissociation électrolytique, soit ù l'état colloïdal. (Les modifications — séparation du protoplaste, rupture des travées protojilasmiqucs, contraction du chromatophore ~ représentent le début do la plasmolyse et correspondent simplement à. la pénétration do l'eau quand la membrane affaiblie no mot plus obstacle à l'équilibration des pressions osmoii({uos.)

PLASMOSOME {plass) n. m. Corpuscule du noyau cellulaire du f.iie ijiii, sous l'influence do la safrauine, so colore on rouge intense.

riatacanthomys

PLASMOSYNAGIE {plass, jl — du gr. plasma ; de plassein, foriinr, e( sunngein, réunir) n. f. Biol. Accumulation do la [lartio circulante du cytoplasma (hyaloplasma) et des organites ou plastides accidentels qui v ï-oni inclus, en une masse sous l'influence des solutions fôrtemont/y/dijnolysmitvs.

PLASMOTOMIE {plass, mî — du gr. plasma; de plassein,

former, et tome, section) n. f. Biol. Mode de reproduction endogène, observée chez les m^'xosporidies par l)iiflcin. (Elle consiste dans la simple scission des masses plasmiqiios, sans être accompagnée d'aucune division nucléaire. D'où le nom de division pla'imotomique.)

PLASMOTOMIQUE {plass, mik) adj. Qui concerne la

plasmotoniio : Division rLASMOTOMlQUB.

PLASMOZOAIRES { ptoss , èr — du gr. plasma; de plasseni, former, et zôon, animal) n. m. pi. Biol. Petits corpuscules résultant do la segmentation du cytoplasma des sporozoaircs, au cours de leur cycle évolutif. (Gaule les considérait non comme des parasites, mais comme dos formations endogènes spontanées, que l'on peut observer non seulement dans les globules, mais aussi dans beaucoup d'autres cellules animales.) — t'n plas-

MOZOAIRE.

PlATA (La), département ou Etat de la Colombie, créé on 1905 aux dépens de l'Etat de Tolima. Il s'étend sur la Cordillère ecntrale et la Cordillère orientale, chaînes qui montent à -i.OOO mètres, 5.000 mètres et plus, et sur le cours supérieur du grand fleuve Magdalena Capit. La Plata.

PLATACANTHOMYS

(miss) n. m. Genre de mammifères rongeurs, de la famille des myoxidés, comptant une seule espèce propre à l'Asie tropicale.

— Encycl. Le plataca7ithomys laaiur est un petit animal ressemblant à nos lérots ; on en a fait le type d'une sous -famille des platacanthomyinés, qui renferme aussi le curieux genre typhlomys. Ce rongeur gris fauve est répandu du sud occidental de l'Inde jusqu'en Cochinchine.

PLATANTHÊRE n. m. Bot. Genre d'ophrydèes gymnadéniées, comprenant plus de 70 espèces de l'hémisphère nord, réparties en filicornes et crassicornes, suivant que le labelle est longuement ou courtement éperonné.

PLATOBÈRE n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, de la famille dos cryptophagidés, créé en 1900, pour des formes nouvelles découvertes dans l'Amérique centrale. (Les Platobère (gr. 6 fois), platobères, dont on connaît quatre ou

cinq espèces, sont de taille médiocre, bruns, fauves ou roux ; ils vivent dans les débris végétaux. L'espèce type est le platoberus latus, du Mexique.)

PLATYDESME {dèssm') n. m. Genre de rutacées xanthoxylées. (Les platydesmes sont des arbres à feuilles opposées ou verticillées, caractérisés par leurs fleurs tétramères à 8 étamines, dont les filets plats sont réunis en un tube. Ce sont des plantes très odorantes, habitant les îles Ilawaï.)

PLATYNGOMlRls(ri's«)n.f.Genro

d'insectes hémiptères hétéroptères, de la famille des miridés, créé en 1902, pour des punaises terrestres de Malaisie. {Platyngomiris coreoides, espèce type.)

PLATYSAURE {sôr') n. m. Genre do reptiles sauriens, de la famille des zonuridés, comptant trois espèces propres à l'Afrique méridionale.

— Encycl. Les platysaures ressemblent à des lézards aplatis, avec leurs membres bien développés, leur pli au cou, leur queue non épineuse. Leur livrée varie du brunâtre ou bleuâtre, avec des bandes ou des mouchetures claires, même blanchâtres.

comme chez le platysaurus guttatus.

du Limpopo, qui mesure 17 centinu'ires de long.

PLAUÉNITE (plà-é) n. f. Roche éruptive, appartenant à la famille des cyénitos. (C'est le type caractéristHMio de celte famille; on le trouve â Plauen, on Saxe.)

PLAY (/)/(* — mot angl. signif.

Jouer). S'emploie au cricket, au lawntennis, etc., pour indiquer qu'on peut envoyer le coup.

♦PlaYFAIR (sir llngh Lyon), chimiste anglais, né à Meerut (Bengale) on 1819. — Il est mort à I^ondres on 18ï>8. Il avait été élevé à la pairie eu I8'.>2 comme premier baron Playfair do Saint-Aiidrews.

PLAZA de toros n. f. Expression espagnole, desitruant l'arène dcscourscs do taureaii-v.

__ „ Platysaure.

PlaZA Gutierrez (Léonidas).

général et homme politique équaiorien, né à Bahia de Caracas en I8tj5. Il se signala ilans les rangs du parti libéral pondant les troubles qui agitèrent la république do

Platyngomiris (•:r. 2 foit).

rKi|uatcur, dovint pénéral, ot fut ^lu, en 1000, président Uc la Réptil)lir]ue pour une dun5o de (juatrc ans. Hoa fî^ouvcrnoincut fui trau<|uillo et signalé par un certain nombre dlicurous^'s réformes politiques et oconomiquos.

PLÉBAN n. m. Hist. rclig. S'est dit, on certains lioux, d'un curé nommé par un chapitre : // ne peuly avoir de PLKHANS, en France, que dans les diocèses annexés depuis le Concordat, par exemple en Savoie.

PLÉG08PERME {snèrm') n. m. Gonro de moracées broussuncciéfs. {Le ptécosperme épineux habite Ceyian.)

PLECTRURE (pUk) 0. m. Genre do reptiles ophidiens, do

la famille des uropol tidés, comptant quatre espèces propresàl'Inde méridionale.

— E.NCYCL.

Les plectrurcx sont des serpents peu venimeux, de taille médiocre, remarquables par leurs yeux encastrés dans les écussons oculaires, leur queue comprimée, dont la pièce terminale porte des dents superposées. Leur livrée, rougeàtre, pourprée ou dorée chez les adultes, est beaucoup plus pâle chez les jeunes. Le plectrurus Perroteti, répandu dans les montagnes, du Malabar aux iNilghiris, no dépasse guère 33 centimètres.

Plehve (Venoeslas Constantinovitch de), homme d'Etat russe, né en 184G, assassiné à Saint-Pétersbourg en 1904. Il rit ses éludes à l'université impériale de Moscou et embrassa la carrière judiciaire. Comme procureur grénéral à Saint-Pétersbourg, il fut chargé de l'instruction de divers attentats accomplis sous le règne de l'empereur Alexandre II, et notamment de l'explosion du Palais d'hiver. Directeur du département de la police, en 1881, il fut, en 188-1, nommé sénateur et attaché au ministère do l'intérieur ; en lg9t, il entrait au Conseil do l'empire. C'est en lï<99 qu'il fut nommé ministre et secrétaire d'Etat pour le grand-duché de Finlande. Trois ans plus tard, il était choisi pour remplacer le ministre de l'intériour 'le l'empire, Sipiaguine, victime d'un attentat révolutionnaire. Au cours de son ministère, de Plehve réalisa quelques réformes tendant à l'extension des franchises municipales ; considérant les zemstvos comme un élément indispensable dans le gouvernement, il ne voulait cependant voir en eux que dos institutions d'ordre économique, réprima formellement leurs tendances politiques et leurs velléités de sortir des limites à eux tracées par la ici. Le 15-28 juillet 1904, à dix heures du malin, il fut tué par l'explosion d'un engin lancé sous sa voiture au moment où il passait par la perspective Ismaïlof pour se rendre à la gare de la Baltique. Son cocher lut tué en même temps que lui, et l'auteur de l'attentat ne survécut pas aux blessures qu'il reçut lui-même.

*PLÉIAOE n. f. — Pléiade ganglionnaire. Se dit lorsque tous les ganglions d'un même groupe sont enflammés et augmentés do volume.

PLÉIOCHROMIQUC (kro-mik' — du gr. pleiôn, plus nombreux, et khrôma, couleur) adj. Se dit d'un ictère dû à une exagération de la sécrétion des pigments biliaires. (Cet ictère s'accompagne toujoui-s do matières fécales fortement colorées.)

PLÉIONE n. f. Genre d'orchidacées cœlogynées, des Indes orientales. (Les pleionessont très voisines des cœlogynes , mais sont annuelles. La pléione lagenaire, la pléione de hooker sont fréquemmen t cultivées.)

Plenck

(Joseph-Jacq u e s de), botaniste autrichien , né on 1738, mort en 1807. Il enseigna la botanique à Vienne ot publia d'intéressants travaux, parmi lesquels on peut citer : Icônes planlartttn medicinalium {1788-1812} et Physiologia et pathologia plantarum (1794), ouvrage qui a été traduit en quatre langues. Son nom a été donné - ■*

au genre plenckia, de la famille des célastracées.

PLÉONECTITE [nèk') n. f. Arsénio-antimoniate naturel de plomb avec chlore.

PLËOSPORE {spor) n. m. Champignon du groupe des sptiériacôes, dont les périthcces se développent sous l'épiderme des feuilles on des brindilles et le brisent ensuite. (Les asques contiennent de quatre à huit s[)ores allongées ou ovoïdes, divisées par de nombreuses cloisons, noirâtres. Beaucoup d'espèces de ce genre ont en outre plusieurs appareils fructifères accessoires.)

PLÉSIARGTOMYS {miss) n. m.

Genre de mammifères rongeurs, de la famille des sciuridés, comptant quehiues espèces

fossiles dans le tertiaire d Europe. { Les plésiarctomys étaient des marmottes très voisines des formes actuelles,

SUPPL

Pléione.

Pléospore : a. aspect pr. naturelle; 6, aspect grossi; e, d, coDÎdes ; e, spores.

et qui ont vécu en Suisse et dans le midi do la Franco à l'époque éocèno. L'osjjôco type osl le plésiarctomys Gervaisi. Une oxpèco remontait au N. jusqu'en Champagne.) PLÉSICns Uisn) n. m. Genre do mammifères carnassiers, de la famille des mustélidés, comptant une dizaine d'espèces, fossiles dans le tertiaire français. (Les plésictis étaient des animaux de taille médiocre, voisins des fouines actuelles; ils ont vécu à l'époque éocèno [plesictis palmidens] et miocène, où le plesictis palustris s étendait jusquo dans le sud do l'/Vllomagne.)

PLÉSIOUÉTACARPIEN, ENNE (pi in. en'} adj. Zool. Qui

a les os métacarpiens (rt-s éloi^,'nés dos phalanges, en parlant d(> certains niammifèrcs : Le cerf est un cervidé i*i-é>)IomêtacarI'Ies.

— n. m. : Un plksiomktacari'Ihn.

— Encycl. D'après la structure do leur pied, les cervidés se divisent en deux grands groupes : les plésiométacarpiens ot les télémétacarpiens. Aux premiers correspondent les cerfs do l'ancien monde, aux seconds les cerfs du nouveau monde (à l'exception du wapiti), les chevreuils et les hydropotes. Chez les cervidés plésiométacarpiens, les os du doigt rudimoniaire (A, A', A"^ ont perdu tout contact a%'ec l'os métacarpien (B), qui n'existe plus qu'à l'état de stylet près do la tète du canon ;C).

*Plessis f fr^rfcnc-Edouard), professeur et littérateur français, né à Brest en 1851. — Depuis le Chemin montant, roman, il a publie lo recueil de ses Poésies complètes (I90t). Il a aussi fait paraître un curieux Choix d'épitapUcs latines avec un commentaire philologique et littéraire, où se révèlent un goût affiné, une érudition pénétrante et sûre (1905). Il a donné des vers et des articles à la « Revue des Deux Mondes ", au " Correspondant », à la « Kevue des poètes », etc. Après les modirîcations subies par l'Ecole normale supérieure, Frédéric Plessis. qui y avait enseigné pendant Quatorze ans comme maître de conférences, fut chargé e cours à la Sorbonne.

PlestCHEEV ou PleCHTCHEEV [Alexis Nicolacvitch), pocie rubse, né t-n 1825. mon à Paris en 1893. 11 débuta dans la littérature par une traduction des poésies do Kuckert, s'afrilia à une société secrète dont faisait aussi partie Dostoïevsky et fut condammé à mort (184»). La peine fut commuée, et lo poète envoyé comme simple soldat dans le gouvernement d'Orenbourg. Il fut gracié en 1858, s'établit â Pétersbourg et collabora aux « Annales do la patrie o et au n Messager du Nord n. ïl passa ses dernières années à Paris. Ses poésies respirent une mélancolie profonde, une ardente sympathie pour les malheureux.

PLEURASITE n. f. Arséniate

naturel de manganèse et de fer.

PLEUROCARPE (du gr. pleu-

ron, flanc, ei karpos, fruit) adj.

Se dit des mousses dont lafrucliticatioû est latérale.

PLEDROCOPE n. m. Genre do crustacés isupodes, de la sousfamille des munninés, créé en 1901 pour des formes découvertes dans la Méditerranée.

(Le pleurocope da-si/ura est le type de ces petits cloportes marins très aplatis, élargis en arrière, etc.)

PLEUROGONIUM {ni-om') n. m. Genre de crustacés isopodes. de la famille des asellidcs, comptant quelques espèces répandues surtout dans les mers australes. ( Les pleurogoniums sont de petite taille, rosés ou blanchâtres, et vivent par des fonds de 30 à 40 mètres. Les pleurogonium albidum et ntbicundum, de l'île Kerguelen, en sont des exemples.)

PLEUSTON (pleuss) n. m. Biol.

Ensemlilo des végétaux qui, quoique poussant à la surface de l'eau, ont des parties adaptées à la vie aérienne. (Ces végétaux appartiennent au limnoptancton.)

PLEXIPPB iplèk-sip') n. m.

Genre d'arachnides aranéides. de la famille des salticidés, comptant une vingtaine d'espèces répandues dans les régions chaudes de l'ancien monde.

— Encycl. Les plexippes appartiennent à la iribu des plexippés; ce sont des araignées sauteuses de taille médiocre, à abdomen aplati, dont la livrée fauve est tachée de brun et de noir; chez les mâles, la face est hérissée de poils blancs ou rouges. Le plexippus Pai/kniili, presque cosmopolite, a été rencontré, accideotoUcment, aux environs de Paris.

PLEXIPPÉS (pték-si-pé) n. m. pi. Tribu d'arachnides aranéides, de la famille des salticidés, renfermant les genres plexippe, palpélie, sigyte, pénionome, etc. — Un plkxippé.

PLOCAUION n. m. Algue marine do l'ordre des floridées, ayant la forme d'un ruban deux ou trois fois bifurqué et portant sur ses bords do très fines ramifications bipennées.

PlON (Philippe-Henri), imprimeur et éditeur français, né et mort à Paris (1806-1872). Sa famille, originaire de Ploen ( Holstein ) , s'était établie dans les Flandres au moment de la découverte de l'imprimerie, et dès lors, il n'y a parmi ses ancêtres que des typographes. Son père. Joseph, se rendit à Paris et s'y maria en 1804. Il fut successivement prote chez Firmin-Didot, chez Paul Dupont et à la Banque de France, et mourut en 1843. Henri n'avait que quinze ans lorsqu'il entra dans les ateliers de Firmin-Didot. Plus tard, il s associa avec Belin, imprimeur à Sézanne (Marnel, puis (1832) avec Béthune, à Paris. Celui-ci étant mort ii845). Pion garda la maison en s'associant ses frères, Hippolyte (1809-1868), et Charles (1811-

Plexippe.

l'LKBAN — PLUS FAIBLE

1881). A partir de I8!i4, Henri resta seul en nom. La maison Pion fut une des premières à se 8e^^'i^ des machines à vapeur, et ses ateliers do stéréotvpio, do travuro en taille-douce et on couleurs et do cnromotypiJt;raphie ne cessèrent de se perfectionner. LZ/tstoire' de Cr^sar par Napoléon III fut éditée chez Pion, qui, dejjuis IK52, avait le litre d'imprimeur de l'Empereur. — Son plus jeune frère, le graveur sur bois AtGLbTB Pion, qui dirigeait depuis longtemps les ateliers des machines, mourut deux mois avant lui, en 1872.

Plon CEugènc). imprimeur-éditeur et écrivain français, (ils du précédent, né et mort â Paris '1836-1895). Licencié endroit en 1857, il se perfectionna dans l'art typographique À Londres, chez les imprimeurs Bradbury et Evans, fcin 1865, il fit un voyage en Danemark et eo Suède, d'où il rapporta des documents relatifs à l'histoire de l'art. Après la mort de son père, il s'associa avec Robert Nourrit, son beau-frére (1873). Comme écrivain, il a laissé quatre grands ouvrages d'art : Thoncaldsen. sa vie e( «on œutire( 1867;. oui lui valut d'être choisi comme membre étranger par l'Académie dos beaux-arts de Copenhague; te Sculpteur danois V, fli«en(l870); Uencenuto CfUini, orfèvre, médaitleur, sculpteur (1882i ; Leone Leoni et Pompeo Leoni (1886), que l'Académie des beaux-arts récompensa du prix Bordio. H est aussi l'auteur do la Civilité, par IOncle Ecgêne, dans la série des • Albums », et a un volume non mis dans le commerce, dédié à ses neveux et nièces sous ce titre : Aotre livre intime de famille (1893).

PLUMAIRE {mèr') n. m. Alguo marine do l'ordre des flondées, formée dune sorte de tige grêle, dressée, portant (le fines ramtiications opposées, ramifiées elles-mêmes de la même façon. (Il vit dans les régions nord de l'Ailantiquo et du Pacifique.)

PLUMBOARAGONITE

(pion) n. f. Carbonate naturel de chaux avec plomb.

PLUMBOPERRITE (plonbo-fè-rW) n. f. Spinelle do for, manganèse et plomb,

■ PLUMBONACRITE (plon) n. f. Carbonate hydraté naturel de naturel.

Plumes du geai (lks\

pièce en quatre actes , do Jean Jullicn (Théâtre Molière, 14 févr. 190Gj. — Au rebours de la fable connue, lo Phi maire,

paon, c'est-à-dire un homme

couvert d'or, se donnera les apparences do la pauvreté pour fréquenter chez les geais. Paul Dnmont descend de gens que le dur labeur des mineurs a faits riches; luimême est un financier considérable- Il n'est pas heureux cependant, car il vit dans la conviction que tous ceux qui l'entourent, femmes et amis, ne s'empressent que vers son argent. Combien est plus près du bonheur le modeste, bon et joyeux Lerminier, son garçon de recettes! Et le patron veut voir do près la félicité de ce brave homme. Cédant k ses instances, Lerminier le présente chez lui, sous le nom de M. Paul, modeste employé. Il v a là M"' Lerminier, brave ménagère, l'oncle Palud, vieil ouvrier socialiste, il y a surtout Marthe, une jeune parente, qui gagne courageusement sa vie, déteste les gens enricliis par le travail ci autrui et aspire à une plus équitable répartition des biens. Après que l'on a beaucoup médit du capital, il arrive que Marthe séprend de M. Paul et que M. Paul adore Marthe, et qu'il veut l'épouser. Mais lorsque la vérité se dévoile, Marthe se révolte; jamais elle no deviendra la femme d'un exploiteur du peuple. C'est son premier cri. Elle finit cependant par se rendre aux objurgations de tous : elle sera M"" Paul Dumont, afin de pouvoir répandre en bienfaits les millions de son mari. Le pauvre paon souiTre à la pensée que ses plumes d'or sont toujours pour quelque chose en tout ce qui lui arrive, mais il accepte cependant le bonheur que lui a valu son éphémère déguisement sous les plumes du geai.

Cette aventure, un peu conventionnelle, est traitée avec beaucoup d'art, et l'auteur y a mêlé d'une main adroite lémotion, la gaieté et la m"élancolie.

Plus beau Royaume sous le ciel (^le), par Onésime Reclus (1S99). — C'est la France que I auteur a voulu désigner sous ce titre, qui est à lui seul une profession do foi. Son livre est surtout une géographie physique de la France, mais toujours vivante et précise, un sent qu'il n'est pas une page qui ne soit le fruit d'excursions méthodiquement conduites, puis repassées, au retour, en de longues méditations. I^ style aes descriptions accuse une belle intensité de coloris et la puisî^auce d'évocation rappelle singulièrement la manière de Micbelet dans son TaUeau d'' la France.

Cette filiation se montre peut-être encore plus vivement dans lo soufde patriotique qui anime les deux livres. Reclus aime la France comme un être vivant, d'un amour fen'ent qui se trahit à chaque page. Pour lui, la France demeure toujours, • huit cents ans après la Chanson de Roland, la douce France, la terre charmante, l'honneur de la zone tempérée, le verger des fruits, lo cellier des vins, lo grenier d'abondance et la patrie du plus gai des peuples >.

Plubset (Charles), architecte français, né à Cireysur-Vezouzo (Meunhe-etMosellei en 1861. Dégagé dès ses débuts de l'enseignement officiel, il s'elTorça, dune part, de s'inspirer des conditions de la vie actuelle et, d'autre part, d'utiliser les matériaux que la science met à la disposition du constructeur. Depuis 1890, Ch. Plumet a édifié à Paris un certain nombre de maisons et d'hôtels particuliers; U a également exposé au Salcn de la Société nationale divers meubles, table à coiffer, étagère, paravent (1897), mobilier de salon et bibliothèque en bois de padouck en collaboration avec Tony Selmersheim 11898), salle à manger (1899 et 1903). divan-blblioihèque, etc. H est vice-président de la Société du Salon d'automne.

PLONGER ipteun'-jeur — mot angl. signif. plongeur) D. m. T. de slang. Parieur brillant, irrégulier ou téméraire.

Plus faible [la>, comédie en quatre actes, de Marcel Prévost (Corné die -Française, 25 avr. 1904). — La plus

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