‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 271 sur 363 · PORTUGAL — POTIER · texte numérisé non relu

PORTUGAL — POTIER

La situation se compliqua parles divi?,ions Uu parti progressiste i|ui amcDèrent lo iniuisièro ii donner sa dêniissioi) 1© 15 août; il fut rccoosiituù par Luciano de Castro avec d'autros personnalités. De vains cil'oris furent encore faits on 1899 pour combler lo dùlicit du budget.

En juin 190i\ éclata une crise ministérielle, provoquée plutôt par des questions personnelles une par des questions d'ordre politique. Le niimstôre libéral donna sa demission et fut remplacé par un cabinet conservateur, de nouveau présidé par Hintze Ribeiro.

Un événement iniporiant se produisit dans la politiçjue extérieure du Portugal. Depuis lon},'tomps elle était fondée sur une alliance avec l'Angleterre, mais ce lien s'était relâché et, en 1895, cotte puissance avait traité lo Portugal presque en ennemi. La vonuo d'une escadre anglaise dans lo Tage, en décembre I90ii, fut l'occasion do discours, qui témoignèrent iiue le pacte ancien était renoue.

En août 1901, une modilication fui apportée par décret sous réserve de l'approbation des Cortcs, à la loi électorale. Elle coiisisiait dans ta substitution du scrutin de liste au scrutin uninominal ot dans l'introduction d'uuo représentation proportionnelle des minorités. Le but de ces mesures, concertées entre lo président du conseil et le chef du parti progressiste, Luciano de Castro, était d'eni-

Sêcher la formation d'un troisième parti sous la direction e Joào Franco, qui s'était séparé du parti régénérateur ou conservateur. Les élections générales, au mois d'octobre, assurèrent encore une forte majorité au ministère.

Un remaniement du cabinet eut lieu en février 1903, mais sans quil cessât d'être présidé par Hintze Ribeiro. Il eut i reprimer à Coïmbro de graves désordres, à la suite du refus des habitants do payer l'impôt municipal. En mars 1904, le ministre des linaiices, Texeira de Souza, se retira devant l'impopularité ot l'agitation provoquée par ses projets de nouveaux impôts; il fut remplacé par Rodrigo Alfonso Peqiiito, député de Lisbonne. Le ministère tout entier démissionna lo 18 octobre, à la suite du refus du roi d'ajourner la Chambre, ainsi qu'il l'avait demandé.

JVouveau Tuinîstére Litciano de Castro. — A son tour, ce fut le chef des progressistes, Luciano de Castro, qui fut chargé de constituer un cabinet. Mais, dès le mois de décembre, la Chambre dut être dissoute, le cabinet progressiste ne pouvant gouverner avec une assemblée composée, en majeure partie, d'adversaires politiques. Les élections générales, en février 1905, donnèrent une majorité ministérielle, mais le ministère fut contraint de donner sa démission en décembre, n'ayant pu trouver une majorité pour résoudre la question du renouvellement du contrat de monopole des tabacs. Le ministère fut reconstitué sous la mémo présidence avec le concours de nouveaux éléments, mais il dut bicniùt céder la place au cabinet régénérateur de Joâo Franco. Enfin, ce derniei' ministère se retira lui-même en mai 1906, et lit procéder à de nouvelles élections.

Ces élections, qui ont eu lieu au mois d'août 1906, ont donné, comme il est d'usage, la majorité au cabinet au pouvoir. Mais celui-ci parait disposer d'une majorité plus soii<le que les gouvernements précédents, soutenu qu'il est par une fraction notable du parti conservateur, dont Luciano Castro est le chef. La solution de latfaire du monopole des tabacs, la réforme do la comptabilité publique à laquelle est véritablement lié l'avenir financier du Portugal, tels sont les principaux points du programme que lo ministère Joâo Franco doit proposer aux Cortès, dont la réunion a été fixée au 29 septembre 1906.

— Maison de Bragance. La maison de Bourgogne, issue d'Alphonse I" (m. 1461), fils naturel de Jean i", roi de Portugal, s'éteignit avec le roi Sébastien, mort sans postérité en 1578. Le duc d'Albo conquit en 1580 le Portugal pour Pliilippc II, roi d'Espagne; mais Philippe IV, petit-fils de Philippe 11, perdit cette coiuiuète en I6i0. La maison de Bragance lit alors son avènement avec Jean IV le Fortuné, descendant de Jean l", roi de Portugal. L'un de ses successeurs, Jean VI (né 1767, m. 1826), lils de Maria l"' et de Pierre de Portugal (oncle de cette princesse), donna naissance aux deux lignes subsistantes, celle de dom Pedro et celle de dom Miguel. Par suite du second mariage de dona Maria 11, fille de dom Pedro, avec un prince de Saxe- Cobourg-Gotha (1836), un rameau de la maison de Saxe (3* rameau de la ligne Ernostine, ligne non royale) s'est greffé sur la maison de Bragance, dont la descendance masculine est aujourd'hui représentée par la branche de dom Miguel (banni en 183 iJ.V.SAXK( tableau généalogique).

Portugal (Michaél pacha), homme politique et financier turc, né eu Arménie en 1842, mort à Constantinoplo en 1897. D'origine arménienne, il débuta on 1867 dans l'administration ottomane, remplit une mission en Crète, et fut successivement nommé en i868directeurdesdouanes de Galata, président au conseil des contributions indirectes, en 1887, sous-secrétaire d'Etat au ministère des finances, puis, simultanément, directeur de la banque agricole et directeur par intérim des douanes de Constantinoplc. En 1891, enfin, il était appelé par le sultan à l'emploi de ministre do la liste civile, fonctions qu'il occupa jusqu'à sa mort.

Homme d'Etat et écrivain distiocué. Michaël-pacha Portugal occupa pendant longtemps la chaire des finances à l'Ecole supérieure Milkié; ses cours en langue turque ont été réunis en un volume et forment lo premier ouvrage qui ait paru sur les finances en cette langue. Il laisse en outre un ouvrage fort apprécié, en langue arménienne, sur la religion et Ta langue des Perses, ainsi qu'une critique historique ot linguistique très documentée sur Vfiisloire de Vartnu, d'Elisô l'historien, ccrilo également en langue arménienne.

POSADOWSKY-WEHNER (ArlJiiir-Adnlphe. comte DR), baron de Pustki.witz. Iiomnio d'Etat allemand, né à Grossglogau (Silésiej en \>^ih. 11 fii une rapide carrière dans l'administration prussienne, devint président do la province do Posen (1889). pulilia des travaux remarqués sur l'organisation du crédit agricole, sur les retraites ouvrières. sur la concurrence étrangère et ses conséipiences pour l'agrirulturo allemande, etc., ot se déclara partisan du socialisme d'Kiat. Député au Landtag prussien de 1882 À 18S5, il avait adhéré au parti conservaieur libéral et s'était fait remarquer par sa science Itnancièro. Kn |8î>3, l'em-

Soronr Guillaume II lo nomma secrétaire d'Euit impérial es finances. Devenu on 1^97 ministre d'Etat prussien, secrétaire d'Etat à l'Office impérial do l'intérieur et chargé do suppléer en toute circonstance lo chancelier prince do Holienlohe, très ftgé. Il oui dès lors uno îdÛuodco prépon-

dérante dans la politique intérieure de l'Allemagne. Il se déclara pour une politique très large de socialisme d'Etat, fut le principal négociateur des traités do commerce de 1904 ot do 19U5, et soutint les intérêts du commerce et do lindustrie contre les agrarieos. Il fut maintenu en 1900 dans ses fonctions auprès du chancelier de Ëiilow.

*PoSSE (Arvid Rutger Fbi:dbiksson, comte), homme d'Etat suédois, né à Rusendal ^MalmOhus; en 1820. — II est mort  Stockholm en 1901.

POSTALISER lfwss)\. a. Remettre dans le service postal, transmettre par la voie postale ordinaire : PosTALisiiK un ivlcyrammc à part n' d'un point donné.

*POSTE n. f. — En'ctcl. Postes et télégraphies. Itattacheintnt uu rninislére des travaxu: publics. L'administration des postes et des télé^'raphes a été détachée du ministère du commerce et de 1 industrie et rattachée au ministère des travaux publics. (Dec. du 14 mars J906.)

Un décret du 9 juin 1906 a déterminé et étendu les attributions du sous-secrétaire d'Etat, à qui un arrêté ministériel de même date a délégué la signature des ordonnances directes et do délégation du budget des postes et télégraphes.

Un second décret du 9 juin 1906 a institué un conseil d'administration chargé de donner des avis tant sur les affaires do service que sur les propositions d'avancement du personnel : il se réunit, dans ce dernier cas, en Cotnniission centrale d'avancement.

Enfin, doux autres décrets de même date règlent : l'un, l'établissement des tableaux d'avancement du personnel des services extérieurs; l'autre, l'organisation de conseils de discipline régionaux et d'un conseil central de discipline chargé de l'examen des affaires disciplinaires concernant lo même personnel.

Carnets de timbres. En vue de faciliter l'approvisionnomeni du public en timbres-poste, de réduire la durée de ses attentes devant les guichets et d'éviter ainsi l'encombrement des bureaux, la loi du 17 avril 1906 (art. 17) a autorisé l'administration des postes et des télégraphes à mettre en vente des carnets de valeurs fiduciaires postales à raisou de 5 centimes par carnet eu sus de la valeur nominale des figurines.

Papiers d'affaires. La taxe à percevoir pour l'affranchissement des papiers d'affaires échangés soit entre la France, l'Algérie, la Tunisie et le bureau français de Tripoli de Barbarie, d'une part, et les colonies ou établissements français, d'autre part, soit entre ces mêmes colonies ou établissements, sera fixée comme suit :

Jusqu'au poids de 100 grammes, 10 centimes;

Au delà de 100 grammes, 5 centimes par 50 grammes ou fraction de 50 grammes. (Décret du 26 juillet 1906;.

Postes et des télégraphes (médaille diîs). Elle a été instituée par décret du jirésKient de la République en date du 22 mars iss2, sur la proposition de Cochery. ministre des postes et des télégraphes. Un arrêté du 24 avril suivant dispose que :

La médaille est du module de 2" mill. et porte, d'un côté, l'effigie de la République entourée des mots ; " Rél)ublique frani;aise » et, sur l'autre face, les mots : " Ministère des Postes et desTélégraphes » avec la devise : " Devoir et dévouement a et lo nom du titulaire qui reçoit en même temps un diplôme rappelant le fait qui motive la distinction qui lui échoit. Le ruban est fait de bandes verticales au nombre c blanches et rouges.

Ces médailles, en bronze et en argent, sont destinées à récompenser les facteurs et les sous-agents assimilés qui se seront signalés par de longs et irréprochables services ou par des actes de dévouement et de courage dans l'exercice de leurs fonctions.

La même distinction est accordée aux entrepreneurs de transport de dépêches et à leurs employés, y compris le personnel des navires et des trains utilisés pour les transports postaux.

La médaille de bronze peut être décernée au bout do quinze années de service. La médaille d'argent est réservée aux titulaires d'une médaille de bronze en leur possession depuis plus de cinq ans et à ceux qui. déjà titulaires de la médaille militaire ou de la décoration de la Légion d'honneur, remplissent les conditions exigées; elle est aussi décornée aux personnes qui se sont distinguées par des actes do dévouement ou de courage tout à fait exceptionnels.

POSTENY, bourg d'Ausiro-Hongrie (Hongrie septentrionale leoniirat de Neuira î, à quelque distance du \Vaag, affinent du Danulie;2oo liab. P3aux minérales sulfurées calciques. à I.i température de 61" C.

POSTPALATAL, E, AUX adj. Gramm. Svn. do vélairb. V. au t. VII.

POSTSCOLAIRE ( post-sko-lêr' — du préf. post, Ot do scolaire) adj. yui a lieu après les études faites & l'école.

POSTSÉLECTION {lèlc-si-on'' n. f. Biol. Développement en deux stados d'un nouvel élément morphologique. (Au premier, il n'y a qu'une ébauche par simple division des cellules; au second, il y a différenciation des cellules et par consé(|uent do la formation. Cette postsélection ex- ]dique la modification ou la perte des caractères ancestraux, les cellules étant obligées de rester jeunes pour donner naissance à la différenciation nouvelle.) *POT n. m. — Autom. Put d'échappement, Chambre d'expansion oii les gaz briilés sortant sous pression d'un moteur à explosion se détendent, avant de se répandre dans l'atmosphùro.

Médaille des postes et des télégraphes.

le douze et alternativement bleues,

— EncTcl. Le but de cette détente est détouffer le bruit violent qui accompagne récliappcment des moteurs à explosion, et son usage est obligatoire pour les voitures et pour les moteurs fixes dans les villes.

Lorsque se lève la soupape d'échappement, les gaz ont encore une pression de 2 â 3 kilogrammes par centimetro carré. Ils arrivent donc

brusquement dans l'at- *

mosphére et y produisent de puissantes ondes sonores. La plupart des pots d'écnappement imaginés au début de l'industrie automobile amenaient l'étoulTement du bruit en ralentissant , par des frot tenients sur des chi-

1 i;,-. 1. Pot à chicanes,

A, cntrce du gaz; B, sortie

du gaz.

canes en tôle, par de la paille de fer, la vitesse de sortie des gaz et jtar conséquent du bruit produit (^</. 1;. Ce i>rocédé cependant, tout empirique, présente de multiples inconvénients, dont le principal est d'exiger i)arfois du moteur un etlort de refoulement des gaz, qui peut réduire de 10 à 12 p. 100 sa puissance.

Aujourd'hui on s'est mieux rendu compte du but à rechercher et l'on fait des pots d'échappement aussi silencieux et n'absorbant que très peu de puissance. pjt-. :; j ,1 ,, , i,,,,,i ],,,,,r

Dans ces pots, le refroidis- Dilitur de nu.i.^i.yci.n.-. sèment des gaz se réalise en

supprimant le plus possible les chicanes plongées dans les gaz chauds et en les remplaçant par du gaz entre surfaces refroidies extérieurement par l'atmosphère. Pour les bateaux, on utilise parfois même une circulation d'eau.

De plus des sections de passage des gaz vont en croissant régulièrement pour amener peu à peu la détente des gaz et le ralentissement de la vitesse. On utilise fort bien pour cela le cône divergent avec 3° et 1** d'angle au sommet, dont les propriétés diffusantes ont été reconnues en hydrodynamique. [V. ajutage.] {Fig. 2.)

Pour les moteurs à petite cylindrée l'échappement dans un cône suffit presque pour supprimer le bruit et permet même de constater non une perte mais un gain de puissance : en effet pour un petit moteur la surface refroidissante de ce cône, de petit diamètre, est plus grande que ne serait dans un gros moteur celle du cône correspondant, et par suite les gaz peuvent être mieux refroidis que dans l'air libre ; les gaz sont alors détendus sans production de travail extérieur.

POTAIN (maladie de . Méd. Fluxion pleuro-pulmonaire, congestion pulmonaire accompagnée d'une congestion pleurale ou de pleurile.

POTAMINE iGrégoire-Nicolaevitch). explorateur russe, né à Semipalatinsk en 1835. Dès 1863, il prit part à l'exploration du territoire du lac Saisan. En 1865, il fut accusé de menées séparatistes et condamné â la détention dans une enceinte fortifiée. Libéré en 1894, il entreprit diverses expéditions en Mongolie et dans le Thibet occidental et en Chine. Il a publié en russe la relation de plusieurs de ses voyages et une étude sur les Motifs orientaux diins l'épopée européenne du moyen âge (IS99J.

POTAMOPLANGTON n. f. Plancton des fleuves et des

C01II-S deau.

POTAPENKO (Ignace Nicolaevitch), littérateur russe, né en 1856. Il commença par étudier le chant. En 1881, il débuta par un roman : Ah sercice, qui fut remarqué. Depuis, il n'a cessé de produire. Parmi ses romans écrits un peu à la hâte, on estime surtout ceux qui décrivent les mœurs des paysans et du clergé russe : un Article briilant. le Secrétaire (le Son Excellence, lu Gloire maudite. Quelques-uns ont été traduits en français.

*POTEAU n. m. — Arg. Voleur qui fait le guet pendant que ses camarades opèrent.

PoTEZ (Henri', professeur et littérateur français, né en 1867. Il lit ses études à la faculté des lettres de l'université de Lille et se Ht recevoir en 1892 agrégé des lettres. En 1898, il passait brillamment ses épreuves de doctorat en Sorbonne avec deux thèses : Quahs floreret apud Ihtacenses res poelica, gaîlice scripta, quum universa scfiola a Philippo secundo condila vigere inciperet, et VElégie en France avant le romantisme. Dans cette dernière étude, l'auteur s'est efforcé de retrouver le lien qui rattache l'élégie lamariinteune aux œuvres oubliées de Colardeau, de Gilbert, de Bertin, de Léonard et surtout do Parny, poète vraiment supérieur à sa réputation, et qu'il s'est efforcé do remettre à sa vraie place. Poète délicat. :\ la versification élégante et pure, Henri Potez a écrit un charmant recueil : Jours d'autrefois (1896).

POTIEKHINE (Nicolas Antipoviich), écrivain russe, frère d'Ahxis Antipovitch (v. ce nom), néon 1834, mort en 1896. Il collabora à divers recueils et fut quelque temps compromis par dos menées politiques. Outre quelques écrits satiriques : Aos sales types (1864). etc., il a écrit des comédies dont quelques-unes ont eu du succès ; la Misère du jour, le liruit du siècle, les Pauvres d'espoir. Pondant la campagne des Balkans, il accompagna l'armée russe en qualité do correspondant.

Potier (Alfred), ingénieur et physicien français, né et mort ù Paris (1840-1905). Ancien élève de l'Ecole polytechnique (1857-1859), il entra ensuite à l'Ecole des mines et devint ingénieur de 3' classe (1863). puis de 1" classe ( IS77) ot enfin ingénieur en chef (1881). Potier fut attaché au service do la carte géologique do France, mais il est surtout connu comme phvsicien. Depuis 1867, il était répétiteur à l'Ecole polvtochniquo ; en 1881. il fut nommé professeur do physique. Il professa en mémo temps à i Ecolo des mine'soù. d'abord répétiteur (iss:. nuis professeur (1893), il enseigna l'électricité industrielle. Il fut élu membre de r.Vcadémio des sciences en 1S91. On lui doit d'importants travaux concernant l'optique et l'électricité ; ils ont été publiés surtout dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences.

POTTER \PauI), auteur dramatique anglo-amérrcaïn, no à Briglitoii on 1853. Son p6ro. éditeur do la Uiôlio- Ihcvn cltissica, était professeur  Kiny Kdward's School, à iiaili. Dus 1871, P. M. Pottor était rédacteur et corrospoudaiu du « New York Herald », où il tU aussi do la critique druiuatii|Uû du 1885 à. IS87. Ku 1888. il est cd Amérique, attaché ù, la rcdaciion de la «Cliicago Tribune », ot il se met à écrirn pour le théâtre. Parmi les nombreuses pièces «ju'il a fait roprôsenicr. génôralenient avec succès, nous citerons : ihe Uf/t'/ Duckling (1890) ; t/ie World's /'air (1891), on prévision do l'Exposition internationale do Chicago; the American Minister (^l»Oi); Siteridan ou la Jeune t'iUe de Itatfi (18'J3); Oitr tuunlry Cousins (1803), fjui eut une grande vogue; ilir l'uct/ic Mail (18941; ÏV(7%, adaptation du roman do Du Mauri(.-r. jouée d'abord à. Boston . puis au Ilaymarket Théâtre, à Londres (1895); tfie Stay l'artij, pièce Ijurlesquo, en collaboration avec E. W. Nyo fi8yo); the Cont/uerors, joué à New-York et au théâtre de Saint-James, à Londres (1898); Under ttro /•'lai/8 (1901) ; the lied Kioof {1902) ; Notre-Dame (1903) ; the School Girl (1904) ; etc.

POTTES, comm. de Belgique (prov. de Haiuaut [arrond. lie Tournai,;, sur l'Escaut ; 1.800 hab. Fabrique de poteries et tuyaux Je drainage; lilaluro et tissage du lin.

♦POTTIER (Kdouard), viceamiral fram;ais. né on 1839. — Il est mort à Kochcfort-sur- Mcr eu 1903.

POUCHET (Anne- Gabriel).

médecin chimiste et liygiéniste français, né à Paris on 1851.

Elôvo do Bouchardat, do Gautier et do Vulpian, il fut préparateur de cours d'Iiygiène et de chimie biologique. S>a thèse de doctorat, en 1880, était une monographie sur les matières extractives des urines, puis il fU paraître une étude sur les transformations des matières albuiiiinoïdes dans l'économie (1880) et fut rei.-u agrégé avec un travail sur les propriétés générales des aldéhydes. Men.'bro ilu comité consultatif d'hygiène de France, "il devint directeur de son laboratoire en 1889 ot a publié un grand numbre do mémoires: sur l'action de lacide azotique sur la paraffine (1874), la recherche du plomb dans les organes d'individus morts d'intoxication saturnine (1S79), sur l'intoxication par la coichicine (1886), sur l'usage de la saccharine dans l'alimentation (1888), sur la consommation de l'alcool dans ses rapports ai^fic l'hygiène (1888), sur les intoxications par l'arsenic (1389), oii il a démontré la localisation do ce poison dans le tissu spongieux des os; etc. Il a collaboré au Trailii de médecine lêyale, de jurisprudence et de toxicologie avec Legrand du Saulle et Berrier, traduit et annoté le l^raité de toxicologie de lami (1903) et rédigé 5 volumes do Leçons de pharmacodynamie et de matières mt^dicales (1900-1901). Chargé d'un cours do chimie médicale à la Faculté en 1889, il est devenu professeur de pharmacologie en 1892 et membre de l'Académie de médecine en 1897.

*POUDRE 0. f. — Poudre-peigne, Nom donné à l'un des types les plus perfectionnés des poudres colloïdales.

— Encycl. La poudre-peigne, qui a commencé d'apparaître en 1902, e.st une poudre à la nitroglycérine, en fouilles minces ot souples. Très réfractaire à l'humidité, elle tire son nom des entailles ou cannelures qu'on y pratique et qui donnent à la partie entaillée ou cannelée l'aspect d'un poigne à dents plus ou moins fines. Ce dispositif, qu'on réalise en faisant passer les feuilles dans des sortes de laminoirs dentelés, aux dénis plus ou moins longues et irauchantes, a pour objot d'augmenter à volonté, dans la proportion désirable, la surface do combustion d'un poids donné de poudre, ce qui augmente rlans k* même rapport la rapidité de production des gaz, ot par suite la vitesse initiale du projectile. En principe, on n'a, pour confcciionner une cartouche avec cette poudre, qu'à rouler sur elle-même une feuille convenablement cannelée, en prenant toujours la précaution de tourner les ' dents du peigne » vers le projectile et son n dos» vers le fond do la cartouche. I^a combustion commence ainsi par étro relativement lento, et s'accélère quand le projectile sapprocho do la bouche du canon. La production des gaz augmente ainsi graduellement, et on peut obtenir de très grandes vitesses initiales sans que les pressions dans l'âmô soient par trop considérables. Aussi a-t-on pu produire, avec la poudre-poigne, des vitesses initiales exceptionnelles. On a même atteint jusqu'à la vitesse initiale do I.IOO mètres par seconde, très notablement supérieure à toutes celles précédemment obtenues dans les canons ou les l'usils.

POUDREDERIZÉ ou POUDREEUZÉ, E (dérivé du nom composé poudre de riz) adj. Recouvert de poudre de riz : Ses yeux clairs, vides un peu, riaient dans une face large et POL'DREDERIZBE. (J. Mami.)

*PouiLLET (LouisMarie-£'»*;ë/je). avocat français, né à Pans en 1S35. — Il est mort à Cannes on 1905. *POUXJUN n. m. — Sport véloc. Jeune sujet qu'un entraîneur prépare spécialement et avec soin à dis|)uter des épreuves importantes ou à exécuter des exercices difficiles.

PoULDU (Le), écart de la comm. de Clohars-Carnoet (départ, du Finistère), arrond. et à 15 kil. de Quimperlé, à 1 embouchure de la Laita dans l'océan Atlantique; 400 hab. Bains de mer assez fréquentés ; climat très doux, permettant la venue en pleine terre d'un grand nombre do planies du midi de la France.

POULISTE {lisst') n. m. Qui a l'habitude de prendre part à des poules à l'épée ou au pistolet : i'n pouliste.

POURÇAIN (saint), en latin Portianus, abbé en Auvergne, né vers le milieu du v* siècle, mort vers l'an 540. D'abord esclave, il prit l'habit monastique, dès qu'il eut obtenu sa liberté. Quand Thierry, roi d'Austrasie,*ravagea l'Auvergne, Pourçain, qui était abbé de son monastère, alla vers lui et demanda et obtint la liberté des prisonniers. — Fête le 24 novembre.

POURTHIÉE n f. Genre de pomacées. (Les pourthiées sont des arbrisseaux asiatiques, à feuilles persistantes ;

par leur organisation âorale. ils se rapprochent des amelanchiers. Les fleurs ont un ovaire incomplètement soudé au réceptacle, uniluculairo, suriuonlé do styles soudés sur une partie do leur longueur.)

POURVILLE, bourg de la Seino-Inféricure, arrond et à 6 kitum. de Diej>pe, comm. d'ilautot-sur-Mcr ; 270 hab. Ch. de f. Nord. C'est proprement un faubourg do Dieppe. Petite plago do sable, assez fréquentée eu été. Casino. * P0U3SAH ou POUSSA n. m. — Fig. et fam. Homme gros et mal bàli.

Poussin (Alfred), poète français, né en 1834, mort à I^aris en Ivui.Venu à Paris, il dissipa rapidement une petite fortune, mena à partir de ce moment la vie de bohème et acquit une certaine notoriété dans le quartier Latin. Ses œuvres poétiques se trouvent réunies dans un mince recueil, Versicuiets (ISal), qu'il vendait lui-mémo. Un y trouve des pièces do vers très courtes et même un poème très particulier, intitulé Minuit, qui consiste en un seul vers :

Mu voila (looc ciicor dùbarrassO d'un jour! *P0UVILL0N (Emile), littérateur français, né à Moutauban en I8io. — U est mort subitement (1906) au cours d'une promenade qu'il faisait dans les environs de Chambéry. Aux romans où il rend avec sincérité la vie des paysans du Quercy et du Rouergue et qui lui ont valu, de l'Académie française, le prix Vitet, il faut ajouter Jep, étude de mœurs pulitiques et sociales dont la scène est, cette fois, le Roussillou (1900). Il a publié, en 1905, un volume de nouvelles, Petites gens, écrites dans la même note que ses Petites âmes. Au nombre de ses études dramatiques, d'une réalité littéraire si intense, il convient de citer Bernadette de Lourdes, essai de mystère chrétien (1894). Ë. Pouvillon débuta dans le journalisme à la ■ Rue •• do Jules Vallès (I8C9). Do 1872 à 1874, il écrivit des nouvelles à la « Renaissance ■>, revue hebdomadaire fondée par Emile Blémont; il avait collaboré depuis à un grand nombre de revues et de journaux.

*POUVOIR n. m. — Encycl. Dr. Excès de pouvoir. Les recours portés devant le conseil d'Etat contre les actes des autorités administrativi^ pour incompétence ou excès de pouvoir, et lus recours contre les décisions portant refus de liquidation ou contre les liquidations de pensions sont désormais enregistrés eu débet et payés sans autres frais que le droit du timbre. En cas de rejet, les droits d'enregistrement du recours et de l'arrêt sont dus par le rerjuérant. L'intervention d'un avocat au conseil d'Etat n'est pas obligatoire. (L. du 17 avr. 1906, art. 4.)

POUZOLZIE (zi) n. f. Genre d'urticacées-bœhmériécs. (Lespouzolzios sont <ics arbrisseaux ou des herbes à feuilles aUernes, entières, trinervées. Les fleurs sont identiques à celles des ramies, mais les stigmates linéaires sont ca- <iucs. On compte environ 35 espèces de pouzolzies appartenant aux régions tropicales de l'ancien monde.)

POYNTER (Edward John), peintre anglais, né à Paris on 1836. 11 étudia à Westminster et à Ipswich et dans diverses écoles d'art anglais et ensuite à Paris, ou il fut élève deGleyre. Il acquit très vite une haute situation en Angleterre. Professeur de l'art à l'University Collège de Londres (1871-1877), membre de la Royal A'cadcmy depuis 1876, il en a été nommé président en 1897. Uest aussi directeur de la National Gallery depuis 1890, et membre de l'Académie des beaux-ans de Paris depuis 1878.

Citons, parmi ses œuvres : Israël en Egypte (1867): Itodope (1884); Fête de l'âge d'or (1875); une Visite à Esculape; Proserpine ; le Catapulte, etc. Il a aussi exécuté des portraits et dos aquarelles, des modèles de mosaïques pour Westminster et des fresques pour Saint Siephens, de Dulvicb. Il a participé aux Expositions universelles de Paris en 1878 et en 1900. Edw. J. Poynter a publié, eu 1879, Dix conférences sur l'art.

*P0ZZI, chirurgien français, né à Bergerac (Dordogne) en 1846. — En 1901, il a été nommé professeur de clinique gynécologique, chaire créée par le conseil municipal, et dont les services sont à l'hôpital Broca. Il a fait paraître récemment une nouvelle édition de son traite de gynécologie, auquel il a apporté de nombreuses modifications.

PRADEL(Emmanuel-Gfior(/es Pradier, dit), littérateur français, né à Lorient en 1840. Fils d'un oflicier de marine, il navigua (juelque temps, puis fut attaché au ministère de la marine. Il collabora au " Journal de Péronne ' puis à la n Gazette do Franco », puis fut chargé au « Gaulois « des chroniques sportives. Il a publié en feuilletons dans le « Figaro », le *■ Gaulois ■, le « Petit Journal », le -^ Petit Parisien » , etc., puis en volumes, un grand nombre de romans: /'/aïsird'rtmoi(r(1869); le Compagnon de chaîne (1882); la Fille du régicide (1885); Pascal jVauria/((1881); l'Amazone bleue (1887); les liaisers du monstre (1887) ; lEcaillère{lS98); Monta légre {\690); le Hoi du pétrole {\S$6); le Secret du squelette (ISSI); le Coffret d'acier (ï89i) ; le Martyre rf'wHC mère (1893) ; les Drames de la frontière; Fleur de mai (1894) : iVauvaise étoile (1896) ; l'Œil du tigre (1900), Aveu suprême (1901).

FrADILLA (Francisco), peintre espagnol, né à Villanueva daGallago iSaragosse) en 1848. Elève de l'académie de Madrid. Il est directeur du musée do Madrid depuis 1896 et associé étranger de l'Académie des beaux-arts do Paris depuis 1894. Il a exécuté des peintures décoratives pour le palais Murga, à Madrid, notamment des scènes historiques et des portraits expressifs et de riche tonalité qui se ressentent de l'intluence de Fortuny.

On a pu voir aux Ex-positions universelles do Paris : en 1878, Dona Juana, la Ijica. qui lui valut une médaille d honneur en 1889 : Reddition de Grenade en 1492. Parmi ses œuvres : Jeanne la Folle (musée do Madrid) ;Crtmpngnc romaine avec un chevrié-r ; les Laveuses au ruisseau; etc.

P REDORA

pré^i n. m. Genre d insectes lépidoptères sphingions, de la famille des sphin- Praedora.

gidés, créé en

1903 pour des sphinx de l'Afrique tropicale. (Le prxdora Marshalli est l'espèce type du genre.)

POTTEIl — l'RAZAK

PragA Marco\ romancier et auteur dramatique italien, né à Milau en 1862, fils d'Kmilio Praga. Après quel- ']ues etisais médiocrement heureux, il donna au théâtre Manzoui une pièce hardie ot violemment satirique, le Vergini (1889), dont le sujet offre uuclque ressemblance avec celui des Demi-Vtergeê ùo Marcel Prévost fl894). La Mogtie idéale il87n) est encore une satire amère do la morale bourgeoise. Ses premières œuvres, composées dans l'esprit du théâtre naturaliste français, attestaient un talent sobre et ennemi dus formules toutes faites. Les œuvres qu'il a publiées depuis ont paru moins originales : l'Innamurata; î'Alleluia, (|ui a été joué à Paris en 1903; l'Erede; la Morale delta favota; l Atto umco; l'Ondîna; elles ont ou un succès moins éclatant.

PRAGMATISME Uiatm') ou PRAGMATICISME («/uni') [de l'angl. praijmatism, dérivé du gr. pragnia ; de pratsein, faire, agir] n. m. Terme venu do la langue anglaise dans larjuelle il fut employé par Ch. S. Pt-ircc en 1905, par Baldwin dans son Dictionnaire, par W. James. (Il a été employé en France pai Maurice Bloudel dans son livre :

l'Action ^1888].;

— Encycl. Le pragmatisme de Peirce et Vi"". James est un empirisme qui prend pour critère de la vérité la valeur pratîquo et s'oppose au rationalisme, aussi bien qu'à l'empirisme traditionnel. Le pragmatisme de Blondel vise à montrer dans l'action ouelque chose de supraphénoménal, (jui dépasse rintclligence humaine et dont la notion légitime la foi.

PranicHNIKOF (Ivan-Pierre), peintre russe, né à .Saini-Pciresbuurg en 1841. Elève de l'académie de Saint- Luc, à Rome, où il obtint de grands succès, il acheva ses études avec Gleyre. à Pans. Peintre de paysages et de scènes militaires, il fut attaché au ministère de la L,ucrre en Russie. Un certain nombre de ses toiles, à Ta fois auecdoti<{ucs et documentaires, figurent dans les palais impériaux de Russie, et au palais impérial de Berlin. L'artiste exposait un choix de ses œuvres à Paris, en 1889, à l'Exposition universelle et était mis hors concours. Ses tableaux militaires embrassent surtout la période des manœuvres russes de l^s* à 18S4. Sa Faulana cosagut flS96) fut achetée par l'Etat pour le musée du Luxembourg. L'artiste s'est fixé en France. lia peint, aux Saiuies- Maries-dc-la-Mer, une série de paysages et de scènes de la Camargue.

Prarond (Philippe-Constant-Ernest), poète français. né à Abbcvillè en 1821. A part do rapides voyages en Italie, en Grèce et en Asie Mineure, en Suède, en Algérie et en Amérique, dont on trouve la trace dans ses vers, il a passé toute sa vie dans sa ville natale, dont il fut maire. Il s'était consacré de bonne heure aux lettres, et publia ses premières poésies dans un recueil intitulé Vers, et où G. Le Vavasseur et Argonno étaient ses collaborateurs (1843). Ses œuvres poétiques, sous leur forme définitive, comprennent : A la chute du jour (1876): les Pyrénées (1877); Du Louvre au Panthéon (1881); le Théâtre sous le chêne (1883); le Jardin des racines noires (1886); la Voie sacrée (I8s7), recueil consacré â Jeanne d'Arc, et dont les pièces lui furent inspirées par un poème latin du xvii* siècle, œuvre de Valerandus Varanius, De gestis Joannx virginis, qu'il réédita avec commentaire; le Monde aimé "(1892); Idylles de chambre (1894J ; Falstaff, d'après Shakspeare (1895i; le Théâtre sous /'orme (1898). Ajoutons-y une importante plaquette illustrée où il chante les Rosati : Sous les tonr>elles; les Fêtes des roses à Funtenay (1901). On lui doit en outre de précieuses études d'histoire locale, comme Histoire de cinq villes et de trois cents villaaes, la Ligue à Ableville et Journal d'un provincial pendant le siège. II a écrit en distiques latins amusants une sorte de journal de sa magistrature municipale sous co titre : Ludus sxcularis.

PrAT ;.\gnstin Arturo\ officier de la marine chilienne, né en 184^. mort en lS7y. Entré à l'école navale en 1854, il débuta dans la carrière maritime sur VEsmeralda. Lieutenant de vaisseau en 18C9, capitaine de ror\'ette en 1873, il fut nommé chef de la division des garde-côtes, à bord de VEsmeralda. lorsque éclata la gut-rre avec le Pérou. Il u hésita pas à lutter à lauique, avec deux vieux navires en hoisA' Esmeralda et le Covadonga,conlre les frégates cuirassées péruviennes /luascar et Independeucia. Voyant que VFsmeralda. atieinio par les projectiles du Huturar, allait sombrer. Prat s'élança, suivi du quarticr-maitre Aldea et de quelques matelots, sur le pont du cuirassé péruvien, pour le prendre à l'abordage. Malgré son héroïsme, il fut tué, tandis que son propre navire coulait. L'héroïsme du capitaine Prat est resté légendaire au Chili, et une statue lui a été élevée à Valparaiso, en 1886.

Pratesi (Mario), romancier italien, né à Santa-Fiora (Toscane) en 1842. Par le naturel des situations et des sentiments, la pureté du style. Pratesi se rattache directement à l'école de Ma'nzoni ; mais il ne dédaigne pas, comme les romanciers de l'école « vériste % de reeardcr de près la nature et de peindre des êtres vulgaires et triviaux. De ces récits sans hautes prétentions, mais d'une parfaite sincérité, se dégage souvent une impression de saisissante réalité et de profonde mélancolie. Ses meilleurs romans sont : Jacopo e Marianna (1872); Belisario (Ï876); unVagabondo (1878): un Corvo Ira i selvaggi (1879j ; In provincia : Novelle e bozzetti (1883) ; Ca/u«a(18S5): CEredita (1-89); il Mondo dt Dolcetta (1894)- le Perfidie del caso (1898); i7 Peccato del dottore (1902); la Dama del minvelto (1905). II faut v ajouter un volume d'essais divers. Figure e paett d'Italia (1905j, et une comédie, la Cmi(i906).

PRATTELN, comm. do Suisse (cant. de Bàlc-Campacnc ^distr. de LiestalJ. dans la plaine du Rhin ; 2.500 hab. A"-riculture: ateliers mé«;aniques, constructions de ponts eiffer, fabrique d'acide carbonique, salines.

PRAXINOPOSE (du gr. praxis, action, et de pose) n. m. Phoi Dispositif permettant de trouver immédiaiemenl la vitesse d'obturation pour avoir sur la plaque limage nette d'un objet en mouvement.

PrazAK (Alovsi. homme d'EUt tchèque, minisire autrichien, né à Ungarisch-Hradisch (Moravie) en 1820, mort en I90l. Il fit des éludes juridiques à Olmuiz et fut élu en 1848 membre de la Diète. Après H Révolution, il se fixa à Brûnn comme avocat, entra, en 1861. dans la vie politique. Au Parlement viennois, il devint un des chefs du parti tchèque ; réélu en 1874, il forma avec Rieger le

PRÉALPES — PRINETTI

parti moiiéré, celui qu'où appelle aujourd'hui « viouxiciiùquo ». Taaffo, pour se réconcilier avec la Hohênio. lo lit entrer dans son cabinet comme ministre «sans forlet cuille « (1«79), ei le tii nommer, deux ans plus tard, ministre de la justice. C'est à Prazak qu'on doit l'ordonnance sur les langues dans les tribunaux qui a soulevé tant do protestations do la part dos Allemands. En 1S8S, il démissionna et fut nommé do nouveau ministre « sans portetouille » ; il rcnouva à cette charge on 1892 et fut nommé membre A vie de la Chambre des seigneurs.

PRÉALPES n. f. pi. Nom donné aux massifs subalpins, qui, partiL-ulicremeiit au N. et à l'O. de la grande cliaine, en sont comme les gradins les plus extérieurs.

— Encycl. Les préalpes sont, en général, des formations de date crétacée, que les mouvements do plissement alpins ont fortement redressées, mais sans que leur arête topotrraphiquo reproduise toujours exactc^mont la direction principale do la chaîne. En Franco, les massifs do Luro ot du Lubéron appartiennent à la zone des préalpos, dont la hauteur no dépasse pas on général 2.000 métrés.

PrbblaU, bourg d'Austro-Hongrio (Carniole [cercle de Laybacb 1; l.ooo liab. Eaux minérales bicarbonatées sodiques, à l:i température de 10* C. utilisées dans le traitement des dyspepsies, gastrites, etc. La plus grande partie des eaux est exportée.

PRÉCaPlTINES n. f. pi. Biol. Substances actives des sérums hémolviiques, qui sont capables do faire apparaîire wn précii}ité'<.\a\\s lo sérum do l'espèce animale dont le sang a servi A la préparation.

— Encycl. Les;)reci/)(7me5Sontdes substancesde nature voisine de celle des alexines. Comme ces dernières, elles sont influencées par la chaleur, mais seulement à partir do GO» C- Les sérums chaulîés à cotte température n'ont pas la même puissance précipitante que les sérums non chautTés, ot ils la perdent entièrement à TO" C. D'après Ilolf, les précipitines apparaissent sous linlluenco des globulinesde sérum injecté: mais elles peuvent être également obtenues par injection de lait, do liquide d'ascito, etc. Enlin, elles sont spécifiques ot ne donnent do précipité que chez les animaux de la même espèce que ceux qui ont servi à préparer le sérum hémolytique, sauf une exception remarquable fournie par l'homme.

PRÉCIRRHOSE isi-rôz') n. f. Méd. Etat morbide du foie qui préi-t'de la cirrnose, ot qui est surtout caractérisé par une grande insufiisanco fonctionnelle.

PRÉFACER {prend une cédille sous lo c devant a et o : // préfaça. Xous préfaçons) v. a. Fara. Fairo une préface à : pRÊF-vt-ER un livre.

Préfailles, bourg de la Loire-Inférieure, comm. do la Plaine, arrond. do Paimbœuf. sur la côte do l'Atlantique ; 250 hab. Eaux minérales froides carbouatées, ferrugineuses. Bains de mer.

PRÉFONTAINE (Raymond), homme d'Etat canadien, né à Luiigiifil (comté de Chambly [prov. de Québec]^ on 1850, mort à Paris en 1905. Issu d'une vieille famille française établie au Canada depuis 1660, il entra au barreau on 1873. Il représenta comme libéral pendant cinq ans la circouscriptiou de Chambly à la législature do Québec et fut maire de Montréal de 1898 à 1902. Membre do la chamljre des communes du Dominion depuis 188G, il devint membre du conseil privé comme ministre do la marine et dos pêcheries en 1902. Il mourut au cours d'un voyage qu'il avait entrepris en Angleterre pour discuter UD projet do création d'une réserve navale ot en France dans lo but de développer les rapports économiques entre la France et lo Canada, en s'appuyant sur l'entente cordiale, dout il était partisan convaincu.

PbÉJECT ;saint). V. Prix [saint).

Preller (Frédéric), peintre allemand, né à AVeimar 60 1838, mort à Blasewitz, prés de Di'csde, en 1901. Fils ot élève de Fr. Preller (lSOl-1878}, il continua ses études à Rome, où il lit deux séjours de 1859 à 1886. Il se fixa ensuite à Dresde, où il devint professeur de TAcadémio. Il exécuta des pointures murales à Dresde, au théâtre de la Cour et dans l'Albortinum, et aussi dans l'Albrochtsburg, do Moisson. Parmi ses peintures, nous citerons : le Cloître de San Scholastique , près Snbbiacco (galerie do Dresde! ; Saplio et Pausage romain {musée do Leipzig); le Templ-^ d'Athénée à Èqine. Il avait fait de nombreux voyages dans les Alpes françaises ot italiennes, el peint do nombreuses vues des sites visités, par exomplo, les linnles du Gothard.

PRÉMOSAÏTIQUE (tik' — do pré , antérieurement à. ot do m'isaitiipie, adj. dérivé du n. do Moïse) adj. Antérieur à l'époque do Moïse : L'histoire PRKMOSAÏriQri-: des Hébrtux. Un parchemin prémosa'itique. (MyrJam Harry.)

Prensa (la) [la Prrsse], grand journal quotidien fondé à Iluciios-Ayros (république Argentine) en 1869. Il est établi sur le modèle des plus grands journaux anglais ot américains. Pour les informations ot jiour les questions commerciales, i) n'a point do rival dans l'Amérique du Sud. U fait uno plaeo imnortanto à la littérature. Il public presque chaquo jour une correspondance de Franco. La " Prensa » a des succursales à Lomlres. à la Plata, ù. Hahia-Blaaca, et à Paris, 17, boulevard de la .Madoloine. Cette dernière est un lieu do réunions pour les Américains du Sud (jui résident on Franco. On y trouve aussi une exposition permanente des produits argentins, uno bibliothèque ot do nombreux documents relatifs ii l'Amérique du Sud.

PRÉPUSE n. f. Genre do pon-

tiauacées-liéliées. (Les prôpu- 8C8 sont do belles plantes brésiliennes, dont la tige herbacée, haute, peu ramiHéo. tienne à ces plantes un port assez curieux. Les fleurs, hexaméros, ont un calico enflé, une corolle c.Tnipauuléo et un vorticillo d'étamincs avec pollen on tétrudos.) '

PRÉSCLÉROSÉ n. f. Méd. Etat morbide qui précède la sclérose.

TCpUSP.

PRÉSPERMATOGÉNÈSE {spèr') n. f. Biol. Phase d'activité progressive au début do la tipormatogénèso des oiseaux. (Elle «-onsistodanslo réveil do i'épitliélium sémmal, (lui passe du repos hivernal à, uno période d'activité. i*endant ce stade, les éléments séminaux se divisent par division directe, avec remaniement de la partie chromati(jue, sans dégénérescence.)

Presse pour tous (lai, œuvre que Taine avait projetée dès 1872, et qui a été réalisée par sa veuve, dans lo but de ré])andre et de faire aimer les idées de tolérance ctdcliiicriô et do combattre les erreurs ou les préventions sans recourir aux violences inutiles. I-o moyen employé est la dill'usion des bons journaux, c'ost-à-diro ceux qui so distinguent autant par leurs convictions libérales que par leur esprit antisectaire, ceux (pii défendent l'idée de patrie ot la liberté do conscience. Cette propagande libérale s'exerce de deux manières : 1" l'œuvre emjdoie ses ressources en prenant des abonnements aux journaux de la presse libérale qu'elle envoie aux cafés, auberges, coill'eurs, maréchaux ferrants, oic ; â" elle fournit aux personnes qui veulent disposer «le leur journal, après lavoir lu, l'adresse d'autres personnes auxquoilos il est utile de le faire parvenir.

Les ressources proviennent des cotisations des membres do l'œuvre. Los londateurs versent loo francs par an, les souscripteurs 20 francs, et les adhérents 10 francs.

* PressensÉ (Francis Dehadt de), homme politique français, né à Paris en 1853. — En 1903, il protluisit à la tribune de la Chambre ses théories internationalistes et son désir de voir so constituer les Etats unis d'Europe. De Pressensé, (jui avait appuyé le cabinet Combes, combattit le cabinet Rouvier, vota la séparation des Eglises ot de l'Etat, et fut un des promoteurs du mouvement qui a abouti au congrès d'unification socialiste {23-25 avr. 19or> . Entin, il est président de la Ligue des droits de l'homme et du citoyen. Il a été réélu lo 0 mai 1906 députe do la 10' circonscription do Lyon.

PRESSIOGRAPHE (prè-si) n. m. Appareil enregistreur pour les pressions, daus uno machine thermique à grande \ itesso.

PrETORIUS (Andries), homme politique boer, ne près do Graaf Keinct en 1798, mort eu 1853. Descendant dune famille hollandaise établie depuis cent cinquante ans dans l'Afrique australe, Andries Pretorius arriva au Natal en 1838 avec ses deux frères Bart et Louis dans l'intention de s'y établir. Les émigrants lo nommèrent leur commandant général. Il remporta sur le chef des Zoulous, Dingan, le 16 décembre 1838. la bataille dite u bataille du Dimanche i, et soutint Panda, frère de Dingan, qu'il proclama chef, et avec lequel il s'allia. En 1840, il fonda la république boer du Natal. Mais les Anglais ayant voulu chasser les Boers do ce pays, il lutta contre eux, sans pouvoir empêcher l'Angleterre d'occuper le Natal eu 1842. Charge par ses compatriotes de se rendre au Cap pour soutenir auprès du représentant de la reine K-s réclamations de la communauté, il ne fut mênic pas reçu. C'est alors que les Boers, francliissant le massif de Drakensborg, évacuèrent le Natal et se répandirent au nord do l'Orange. Los Anglais les y ayant traqués encore, Pretorius chercha à all'ranchir ses compatriotes, mais il fut défait à la bataille de Bloomplats, eu 1848. Pretorius, dout les Anglais avaient mis la tête à prix, se réfugia au delà du Vaal. La république du Transvaal fut fondée en 1849, et Pretorius en fut le président. En 1851, il fut l'un des signataires de la convention de la Sand River, qui reconnaissait l'indépendance des Boers. Son nom fut donné à la capitale du Transvaal, Pretoria. — Son fils, Marthinus Wkssel Pretorius. né en 1818, mort à Potclicfstroom en 1901, fut élu président du Transvaal à la mort de son pore. Blâmé par le Volksraad pour avoir, en 1871, accojjté uno convention d'arbitrage avec l'Anglctorre au sujet d'une partie du Griqualand, il fut remplacé comme président par lo révérend Burgcrs. En 1880, il lit partie, avec Kriiger et Joubert, d'un triumvirat qui organisa la guerre de l'indépendance. Après le triomphe de la cause nationale et l'éloction do Kriiger à la présidence de la république, il vécut dans la retraite.

* Prévost (Marcon, romancier français, né à Paris en isti2. — Il a ajouté à une œuvre déjà considi-ralile, des livres dont plusieurs portent la marque d'une pensée plus mûre, évoluant dans des régions plus élevées. Son dernier roman, la Princesse d t'rminge (1905), montre, dans uno fable dramati(|ue, un© femme élevée sans principes, mal mariée, vivant dans un milieu de débauches, (pii trouve dans sa faute même le principe do sa rénovation morale. Mentionnons le délicieux récit de l'Accordeur aveuijle (1905); Sî. et .V"»' Moloch (1906). Prévo.st a aussi donné à la Comédie-Française uno comédie i-n (quatre actes, lu Plus faible, qui a eu un vif succès (1901).

♦prévoyant, En. — Enïycl. Dr. Socioté des Prévoijants de l'Avenir. Fondée ;\ Paris en J8S0, la société civile do retraites « les Prévoyants do l'.Vvpnir " se distinguo des autres associations créées dans le même but par le système pariiiMilior sur lequel elle est établie et qu'on a dénommé " sysicmn ehaielusien ». du nom de son

iiromoteur, Frédéric Chatelus, ouvrier typographe, né à ,yon on 1849.

Les principes fondamentaux de ce système reposent sur l'accumulation condnuo dos cotisations des adhérents, formant ainsi un capiral inaliénable croissant indéiinimont, et sur lo partage intégral et égal, entre tous les sociétaires ayant vingt ans de présence et do versomenis, dos seuls intérêts pro'luits i)ar ledit capital pondant l'anuéo précédant l'admission ù. la pension. La (|ualité de pensionné ne dispense pas du payement des eotisations. Aucune distinction n'oxisio outre lesadbérenis : le ilroii d'entrée (2 franrs), la eotisation mensuelle \\ franc) sont égaux pour tous, quels que soient le sexe ou l'Age; les seules eonditions exigées sont d'avoir quinze ans révolus au 1"' janvier do l'année d'admission et d'être do nationalité française ou domicilié en France. On i»eut donc être pensionné À trente-cinq ans.

Los Prévoyants do l'Avenir oni eu à traverser, en 1900, uno phase critique. Par suite do l'accroissement énorme du nombre dos sociétaires ot do l'accumulation des intérêts au capital pondant les vingt premières années, les répartitions a échoir aux premiers nénéfieiaires devaient être do beaucoup supérieures à celles des années suivantes. A la veille do la première distribution, quelques sociétaires, s'élcvanl contre cet état do choses, meoè-

rent uno campagne pour faire entrer la société dans le cadre do la loi du l" avril 1898 sur les sociétés de secours mutuels et empêcher ainsi que les pensions fussent distribuées aux ayants droit avant cinquante ans d'âge et en dehors des règles en usage dans lesdites sociétés. Une instance judiciaire fut introduite à la suite de laquelle un administrateur séquestre fut nommé par lo tribunal civil de la Seine avec mandat do faire procéder à un référendum des Prévoyants sur la cause du dilférend. Ceux-ci se prononcèrent, le 19 mai 1901, pour lo maintien de leurs statuts primitifs, avec toutefois limitation du maximun do la rente ù 360 francs pen<lant les dix premières années de répartition. Le Parlement sanctionna peu après co référendum par lo vote do la loi du 3 février 1902, qui donna l'oxistenco légale aux Prévoyants de l'Avenir. C'est dans ces circonstances que les premiers adhérents appelés, en 1901, au nombre de 317, à recueillir les premiers bénétices, ont individuellement touché la pension maximum do 360 francs ; l'année suivante, 684 sociétaires ont reçu pareille somme; mais le montant de la rente a baissé dès 1904, et, en 1905, lo partage par tête a eu lieu entre s. 522 sociétaires, auxquels il est individuellement revenu 162 fr. 75.

*Preyer (Guillaume-Thierry), physiolociste et psychologue allemand, né à. Moss Side, près de^Ianchester, en 1841. — Il est mort à Wiesbaden en 1897.

*PriÈNE. — Archéol. Uno mission allemande a récemment entrepris des fouilles importantes à Priène, sur la côte dionie. Elle a déblayé 1 agora, le temple d'Ailiêna Polias, divers édifices, et tout un (juariier de la ville antique, dont les rues et les maisons dévalent, de terrasse en terrasse, sur les flancs d'un roc.

PriesSNITZ (cure de). Thérap. Emploi méthodique et prolongé de tous les moyens hydrotliérapiques. (V. hydrothérapie.) Cette cure a été utilisée par son auteur dans un grand nombre de maladies: elle ne paraît donner de résultats positifs que dans certains états neurasthénie ques avec dépression, la constiiiation, etc.

PriETO (Joaquin), général et hommo d'Etat chilien, né à Concepcion en 1786, mort en 1854. D'abord engagé dans la milice urbaine en 1805, il alla, comme officier de cavalerie, au secours de Buenos-Ayres (1811). Ensuite, il combattit sous D'IIiggins pour l'indépendance du Chili. Il devint, après 1817 gouverneur militaire de la place de Santiago, député, représentant de Cliillanen 1823, sénateur de 1824 à 1828. Eu 1830, le général Freyre, qui avait été dictateur du Chili de 1823 à 1826, chercnait à reprendre le pouvoir ; le général Prieto le défit ot assuma la direction du gouvernement. Aidé de Diego Portalès, ministre de la guerre et de la marine, il prit une série de mesures, qui rétablirent le calme et assurèrent la reprise des alfaires : revision de la constitution, promulguée en 1833. lois organiques, réformes de la justice et du clergé. Réélu en 1836, Prieto eut à défendre son pays contre les agressions du dictateur péruvien Santa Cruz. Son collaborateur Portalès fut tué daus une rébellion ; Santa Cruz n'en fut pas moins battu à Jungay. L'œuvre de reconstitution du Chili fut poursuivie par Prieto, jusqu'à l'expiration do son mandat (1841)j époque oii il laissa le pays pacifié et prospère. Après l'expiration «le ses pouvoirs, il redevint sénateur et comniaiidaut milrtairc de Valparaiso.

PRIG {priyh — m. angl.) n. m. Fat, poseur; personne trop soignée dans sa mise, trop préoccupée des élégances mondaines : La vanité des snobs el des prigs.

PRIKAZE (m. russe qui veut dire auj. ordre du jour) n. m. Dans la Kussie antérieure à Pierre le Grand, Bureau, chancellerie, i Le prikaze des ambassadeurs correspondait au minisiére actuel des aflaires étrangères.)

Prilly, comm. de Suisse (cant. de Vaud [distr. do Lausanne], sur le versant du Jorat : 1.600 hab. Viticulture.

PRIMAIRE n. m. — EIcctr. Circuit qui reçoit le courant de la source d'ênergio (pile, accumulateur, canalisation électrique dans un trau-ifonnateur ou une bobiue d'induction.

— E>'CYCL. D'une manière générale, dans un transformateur industriel ou d'éclairage qui a pour objet de fournir du courant à une tension inférieure à celle de la distriliution, le primaire est constitué par du lîl fin tandis que dans les bobines d'induction auxquelles on demande un courant de tension supérieure à celle de la source d'énergie, lo primaire est l'enroulement dont le fil est le plus gros.

Prinet (René-Franrois-Xavicr^. peintre français, no ;iVitry-le-François (Marne) en 1861.11 fut élève de Gérome, Courtois et Dagnan-Bouveret. Talent spirituel et élégant, coloriste piquant, Prinet a peint surtout des scènes de genre. La maîtrise spéciale qu'il y déploie lui valait «ne médaille d'or i l'Exnosition universelle de 1900 (Paris). Nombre de ses toiles sont dans les musées : le Bain (musée du Luxembourg); le Petit Quadrille (bibliothèque do l'Opéra) ; les Quatre Saisons (Palais de la Légion d'honneur) ; l'Envolée (musée de Bordeaux) ; la Partie de billard (musée do Nancy) ; te Réfectoire (musée do Vesoul); la Leçon de guitare (musée de Grav) *. Adoration (les Moges église Sainl-Ferjoux, Besançon) ; /a Leçon de danse (musée do Gothorg. Suède): Au coin du feu (musée de Helsingfors), etc. Ou peut ajouter i\ ers toiles ; Jésus enfant {mf,)\ Entre o»ii>s (1891) :

la Partie de trictrac (1899); la Sonateà Kreutzer (1902), ot le Balcon (1906). Les " Intérieurs • do Prinet, très nombreux, constituent aussi une fort agréable série.

PrINETTI ^marquis Giulio l, homme d Etat italien, né à Milan on 1851. luijénienr distingué, il dirigea ùl Mitun une importante fabrique de bicyclettes ot d'automobiles. Dt'puté de Cûmo, puis do Brivio et successivement réélu depuis octobre 1S82, il siégea à

«Iroite on repoussant toute idée de nouveaux impôts, réclama dos réformes radicales dans l'adminisiration et se montra partisan décidé do ta décentralisation. Ministre des travaux publics dans lo cabinet di Uudini ( 1 1 juill. 1896- 1 vdéc. 1897 , il fut pourvu du portefeuille dos atrairos étrangères dons lo cabinet Zanardelli (U févr. looi). Prinoiti,

Prinetti.

quiaépousduno Française de la famille des Choiseul-Pras- ]in,futleprincipalartisan du rapprochement franco-italien; il négocia en 1901 la visite de la Hotte iulienno à Toulon, et s'occupa ensuite (1902) d'améliorer les relations de l'Italie avec l'Angleterre. Le 'Z'i avril do la m^mo année, il déclarait à la Chambre que la triple alliance serait renouvelée, mais sans les conventions annexes, militaires ou diplomatiques, qui en modifîaiont le curaciéro dans un sens hostile à la France. Prinetti démissionna le -^1 avril 1903, quelques mois avant la chute du ministère Zauardelli.

PrinS 'Pierre), peintre et sculpteur français né à Paris en 1S18. Après avoir été apprenti sculpteur sur bois, il envoya aux Salons, depuis 1865, des médaïUonsct de petits bas-reliefs, puis il se retira à la campagne, où il peignit pondant vingt ans de nombreuses études. Un granu pasiel le Quai de Tnàtet-ile-Vitle sons la neige ligura au Salon do 1889. Un nouveau pastel très important, Dans la chapelle, fut remarqué au Salon de 1898, puis le peintre envoya diverses études d'églises de campagne, d'anciens ponts, de coins de petites villes; les vieux murs surtout intéressent Pierre Prins. La sûreté do l'établissement des formes, l'harmonie délicate des gris nuancés des pierres moussues et dos ciols assurent à ces peintures un charme durable. En 1906 l'artiste est revenu aussi à ta sculpture et il a exposé, on même temps que six paysages divers à l'huile et au pastel, un bas-rolicf pour un tombeau. Le musée du Luxembourg conserve une eau-forte en couleurs de Pierre l*rins et le musée Carnavalet cinq études du vieux Paris.

PRIONODAGTYLE Q. m. Genre de reptiles sauriens, do la famille desiéjidés, comptanlcinq espèces propres à l'Amérique du Sud.

— Encycl.

Los prionodacttjles ressemblent à des lézards de taille médiocre, avec les membres longs, tous à cinq doigts, la queue cylindrique, la tête à.

museau court

arméedelarges Prionodactyle.

ccussons, etc.

Leur livrto, brune ou olivâtre, est variée de taches, de marbrures ou d'ocelles noirs et blancs, etc. Le prionodactijlus argulus de Santa-Fé-de-Bogota en est un e.\emple ; il mesure 10 centimètres do long.

PRIPRIS {pri) n. m. Nom donné aux savanes noyées et n tremblantes » des terres basses des Guyanes.

PRISMATXNE (priss) n. f. Silicate naturel d'alumine et de magnésie.

PRISOGRAPHE 'do prise, et du gr.nym/i/iem, écrire) o. m. Appareil donnant par un diagramme la vitesse de prise des matériaux liants tels que les i>lâtres, ciments, chaux, etc.

— Encycl. Le degré de prise s'apprécie habituellement par la profondeur à laquelle scnfonce dans la matière une aiguille de section déterminée sous un elfort constant. Dans l'appareil enregistreur, cette opération se renouvelle automatiquement, à des intervalles de temps égaux, au moyen d'un mécanisme d'horlogerie. L'aiguille, en s'enfonçant, fait monter une plume, qui écrit sur le papier disposé sur un cylindre enregistreur, la profondeur qu'elle a atteinte. La courbe, formée par les extrémités supérieures de toutes ces ordonnées, indique nettement la vitesse de prise des matériaux et par suite leurs qualités. *PRISONNIER n. m. — Techn. Tige taraudée fixée sur la cloison dans une serrure et servant à tenir le palastre adliérentàlacloi- son. Il Petite tige ^ - --^ . '. -^"'. à double liletage -^f"^ ^ mm, ' 'i. I^' r^. enseas contraire, destinéeà réunir ensemble deux pièces métalliques qui doivent rester jointives

PRISTURE

(prtss)u, m. Genre de reptiles sauriens, do lu rrisiurc.

famille des gec-

konidés, comptant six espèces répandues du nord de l'Afrique à l'Asie occidentale.

— Èncycl. Les pristwes sont des petits geckos non aplatis, à pupille circulaire, à doigts grêles, armés de griffes et dilatés à leur extrémité.

Ils habitent les régions désertiques de l'Erythrée (prislurus fîavipunctatits), de l'Arabie \pristunis rupestris},de Socotora {prisCuiiiS insiynis). La livrée grisâtre de ces reptiles insectivores est en général marquée de brun et de blanc.

PRITGHARDIE {di) n. f. Genre de palmicrscoryphinées,dela tribu des sabalécs.

— Encycl. Les prilckardies sont de hauts arbres à port de livislonîe ; les fleurs, hermaphrodites, ont sixétamines soudées en une petite cupule. Le' fruit est une uaie plus ou moins drupacée; la graine a un embryon basilaire dans un albumen non ruminé. Les différentes espèces, groupées en deux sous-geores, habitent les îles Hawaï et Viti, ainsi que la Californie.

Pritchardie : a, inflorescence; i, régime de fruits.

Privât (saint), on latin Prha(u$, évcque et martvr. Il occupait le siège épiscopal du Gévaudao, qui fut de-

finis transféré à Mende. Il fut mis à mort, vers l'an l'Cô, par rfs Allemands, qui envahirent alors le Gévaudao avec leur roi Chrocus. — Fêle le 21 août.

* PRIX n. m. — Prix de Home. Proprement, Pension ac- ■oordée par voie de concours, pendant un certain nombre d'années, et dans de certaines conditions. & de jeunes artistes, leur permettant de cultiver et de perfectionner leur art dans le milieu le plus favorable.

— Encycl. L'origine des prix de /tome remonte â Louis XIV et à Colbcrt. Ils amenèrent la création de l'Académie do France à Rome, dont Charles Errard lut le premier directeur. Cette institution subit de nombreuses modifications, depuis cette époque jusqu'à nos jours. Elle fut même supprimée par la Convention [nov. 1792), qui, le 'î:> octobre nss, décrétait son rétablissement, effectué par lo Directoire (traité de Toleutino, 10 févr. 1797J. Dans cette réorganisation, outre les peintres, sculpteurs et architectes, les musiciens (1803), les graveurs au burin {180-i;, les graveurs sur pierres 6ncs (1805J et les graveurs en médailles (1809) trouvèrent successivement place. Depuis IS03, le siège de l'école est la villa Médicis, propriété de la France, où logent les titulaires des grands prix pendant leur séjour à Rome.

Les prix de Rome se répartissent, après un concours ouvert dans des conditions déterminées, entre les peintres, les sculpteurs, les architectes, les graveurs en laillc-douce, lus graveurs en médailles et en pierres fines, et les comjiositeurs de musique, qu'ils soient élèves ou non de l'Ecole des beaux-arts ou du Conservatoire. L'Académie des beaux-arts, qui s'adjoint en cette occasion d'autres artistes, est linalemcnt juge des concours; elle décerne, dans chaque branche, un premier grand prix et deux seconds grands prix, représentés par un diplôme et une médaille d'or. Les premiers grands prix sont, en outre, titulaires d'uue pension d'environ 3.500 francs pendant quatre ans, avec une indemnité de 1.300 francs pour le voyage de Rome aller et retour. Les concours sont annuels pour la peinture, la sculpture et l'architecture ; mais ils n'ont lieu que tous les deux ans pour la gravure en tailledouce et tous les trois ans pour la gravure en médailles et en pierres fines. Les seconds grands prix ne sont pas pensionnaires de Rome, mais ilspeuventpren<tre part aux concours suivants pourle premier grand prix. Au cas où le premier grand prix, pour cause dinsuttisance des concurrents, ne serait pas décerné une année, l'Académie peut en décerner deux Tannée suivante. Les bénéficiaires des prix da Rome doivent, pendant la durée de leur pension, exécuter un certain nombre do travaux déterminés par les règlements et dont une partie reste la propriété de l'Etat. Ces n envois de Rome u sont exposés chaque année à l'Ecole des beaux-arts. Pour les graveurs en médailles et en pierres fines, la durée de la pension n'est que de trois ans ; elle est de cinq pour les prix de composition musicale, dont les titulaires doivent passer deux années à Rome et trois en Allemagne.

Prix ou PrÉJECT (saint), en latin Prxjectus, évêque de Clcrmont et martyr, mort en 674. Il était né en Auvergne. Elu évêuue de Clermont en 666, choix qui fut approuvé par cliildéric II, il travailla à l'instruction de son peuple avec zèle et talent. En revenant de la cour d'Austrasic, oti ses affaireslavaicntappclc. il l'ut misàmort par des hommes, placés sur sa roule, dans ce dessein, par ses ennemis. Il fut honoré aussitôt comme saint. Plusieurs communes de France portent son nom : Saint-Pi-ix. — Fête le 25 janvier.

FrOAL (Louis), magistrat français, né à Riez (Basses- Alpes) en 1843. Entré dans la magistrature après de brillantes études juridiques, comme juge suppléant au tribunal de Tarascon (1869), il fut promu successivement : substitut à Forcalquier, puis à Digne (1873). procureur à Tournon (1877), à Forcalquier, Espalion, Castelnaudary (1878), substitut à Rouen (1879), conseiller à ChambérV (1881), à Lyon (1883), à ALx (1887), juge à Paris (I896l président de chambre à Riom (1898), enfin à la cour d appel do Paris (1901). 11 est l'auteur d'intéressantes études de philosophie et de morale appliquées au droit : la itesponsabilitè lêqale des aliénés (1890) ; le Crime et la peine 11891] ; la Criminalité politique (1895); le Crime et te suicide passionnel (1900).

Probien (saint), en latin Probianus, évêque de Bourges au VI' siècle; il était originaire de Poitiers. II présida le 3* concile de Paris en 557. Etant allé à Rome par dévotion, il y mourut. Saint Grégoire do Tours fait son éloge.

* PROCÈS-VERBAL n. m. — Encycl. Dr. Procês-verbaux [contributions indirectes). Depuis que la loi du 30 décembre 1903 a supprimé la sanction de nullité attachée à l'inoliservation des formalités dont le décret du l*' germinal an XIII avait entouré la rédaction des procès-verbaux, il suffit, pour que ces actes soient réguliers et valables, qu'ils contiennent l'indication des noms, qualités, et résidences des fonctionnaires qui les dressent, celle des noms, (jualités et demeures des contrevenants, et qu'ils énoncent avec précision les faits matériels constitutifs de la contravention, ainsi que la nature et la quantité des objets saisis. Encore a-t-il été jugé qu'il n'est pas indispensable que les procès-verbatix constatent les faits matériels et actuelsdelacontravention ; il suffit qu'ils relatent d'autres circonstances personnellement constatées par les rédacteurs et susceptibles d'établir l'infraction. Les procèsverbaux doivent être rédigés sur timbre dans les trois jours qui suivent la perpétration de l'infraction. Toutefois, en matière de garantie, la rédaction doit avoir lieu à l'instant et sur place; ils doivent être enregistrés dans les quatre jours; s'ils sont consécutifs à une visite domiciliaire I voir ce motl. ils doivent énoncer que les formalités prescrites par la loi ont été obseiTées pour l'accomplissement de celte visite.

Ne faisant plus foi que jusqu'à preuve contraire, les procès-verbaux des agents des contributions indirectes et des octrois no sont plus affirmés devant les juges de paix. (L. d'i 30 déc. 1903, art. 24.) Les verbalisants ne sont plus tenus de remettre au contrevenant présent à la rédaction, une copie de leurs actes établie sur papier timbré non plus que de notifier à domicile ou d'afficher les procès-verbaux à la porte de la mairie du lieu de la saisie, lorsque l'intéressô n'a pas assisté à cette rédaction, ainsi que le prescrivaient l'art. î4 da décret du 1*' germinal an XIII, en matière de contributions indirectes, et l'art. "7 de l'ordon-

PRIXS — l'RODIGIOSUS

nancc du 9 décembre l'<l4. en matière d octroi. Ces deux dernières dispositions ont été abrogées par l'art. 8 de la loi du 17 avril 1906. Mais la direction générale des contributions indirectes a décidé, en vue de ne restreindre en aucune far;on les facilités données aux prévenus pour préparer leur défense ou pour présenter leurs justifications dans le cas où l'affaire donnerait lieu à transaction, de délivrer aux intéressés une copie sur papier libre des procès-verbaux, quand ils en font la den.ande, soit au moment de la rédaction, â laquelle ils doivent toujours être invités ù. assister, soit encore au moment ou il» sont convoqués ou se présentent pour transiger dans les bureaux des directions ou sous-directions.

Lorsque les procès-verbaux ne se terminent pas par transaction, ils sont déférés au tribunal correctionnel par voie d'assignation. Celle-ci doit toujours être donnée, â peine do déchéance, dans les trois mois au plus urd de la date des jtrocès-vcrbaux. (L. du 15 juin 1835. j Et c<'itc dernière disposition est applicable même au '.-as de procèsverbaux relevant à la fois une coairavention fiscale cl un délit de droit commun. Le ministère public a trois ans pour exercer son action, mais la régie est déchue de la sienne si elle n'a pas eu la précaution d'assigner avant l'expiration du délai de trois mois. 'Cass. ch. crim., 9 déc. 1905.)

Procession (la). — Peinture de Lucien Simon, exposée au :>aIon de la Société nationale des Ijeaux-arts, en I90i. et placée depuis au musée du Luxembourg. Dans une lande ravagée par le vent du large, sous un ciel pluvieux transpercé par les rayons d'un lourd soleil, la procession passe. Au premier p"lan, le bedeau portant la croix, le < uré replet et ses deux acolytes : l'un, rustaud et borné,

1 autre do mi^' :' '''de physionomie déliée.

Entourant l la foule convaincue -'■ s

La Procession, d'aprt^s Lucien Simon.

fidèles : marins au visage rudo, les bras piensement croisés sur la poitrine; femmes aux traits épais et au teint rougeaud, parées d'une coiffure blanche ; eufanis aux yeux bleus et à la chevelure décolorée par l'air marin. La Procé'ssion est l'une des œuvres les plus caractéristiques de l'artiste.

PROCTOPORE D. m. Genre de reptiles sauriens, de la famille des léjidés, comptant quatre espèces propres aux montagnes du Pérou et de l'Equateur.

— Encycl. Les proetopores ressemblent à des lézards de taille médiocre, avec la langue barbelée, la léte courte.

les membres courts, la queue cylindrique régulièrement amincie, le collier bien marqué*. Leur livrée, brune, est |>arfois variée de noir et de bfanc sur le dos et les âancs, comme chez le protopoms meleagris, de l'Equateur, long de 15 à 17 centimètres.

PROCURATÈLE n. f. Anttq. rom. Fonction et charge du

procurateur.

PRODAJUS ijuss) n. m. Genre de crustacés isopodes, de la famille des cpicaridés, créé en 1903 pour une forme nouvelle, découverte dans la Méditerranée. (Le prodajtis Lobiancoi est parasite d'un crustacé schizopode, le ga$trosaccus Normani.)

PRODELPHINDS (dèl-fi-Tiuss) D. ta. Genre de mammifères cétacés, de la famille des delphioidés, comptant une dizaine d'espèces répandues dans toutes les mers.

— Encycl. Les çrodeiphinus sont des dauphins d'assez grande taille, que 1 on nomme vulgairement « souffleurs ■ ;

Prodelphîaus.

une espèce [prodeîphinus edphrosiné). presque cosmopolite, se trouve souvent dans les eaux dieppoises et méditerranéennes; elle descend au S. jusquau Cap et en Nouvelle-Zélande.

PRODIGIOSUS [zuss — mot lat-, signif. prodigieux^ adj. Bacillus prodiqiosus. Petit bacille, court (c'est pourquoi on l'a appelé quelquefois, mais à tort, on'f rococc«s), facilement colorable. aérooie. II se développe bien dans tous les milieux de culture habituels, et est spécialement caractérisé par la belle coloration rouge de ses colonies, quand elles se développent dans un milieu suffisam.ment aéré et à une température voisine de 20" C. II se montre sur le pain, le lait, les pommes de terre et cause le phénomène, jadis

PROFETA — PROSTITLTIO.N

nnsiorioux, «.les hosties saiiKla»tfs. H ne parait jiasUctcrniim-f d accidents toxiques bien accusés.)

PrOFETA (loi de). Mùd. Profota a formulé la loi suivante ; « Ud eiifaut uù d uiio nièrL- syi)hilili(iuc, mais no présentant pas do trace dhùrcdo-svi>Iiilis et sain en apparence, peut être allaité par sa mère sans danger pour Jui. » Cette loi a une grande portée pratique ; malliciireusonienl elle a ôlé très discutée, liien que beaucoup d'auteurs en acceptent au moins lo priucipc.

PROLECTITE {lék') n. f. bilicale nalurt-l de magnésio fluorilVif.

PROMOBPHOLOGIE {ji) u. f. lîiul. Partie de la morphologie qui cherche à exprimer par des symboles lus lormcs vivantes.

— Encycl. Los bases do iapromorpholot/ic ont ot6-jet6es par K. Haeckel dans sa Geuei-elle Murphol-yir. Kmery émet rhypothùso que la promorpliologie permettra » peutêtre un jour U'éiablir de véritables lorniules capables d'exprunor, non seulement chaque forme existante, mais encore toutes les formes organiques possililes «. Gianl considère la promorpholoy;io comme une sorte de cristallographie des êtres vivants, pennottant de déterminer la furmu héréditaire et il'eu distinguer les variations introduites par les réactions othologiquos.

PROPAGOGYTE n. m. lîiol. Nom donné quchiucfois à toutes les variétés de cellules sexuelles, quelle que soit leur période dévolution et à quelque espèce qu'elles appartiennent. (Le nom a été proposé par K.-C. tJchueider, pour simpliiier la terminologie.)

PROPECTONE n. f. Syn. de hk.mialbdmosk. V. t. V.

ProPIAC, coniin. do la Drame, arrond. et à 25 kilom. de Nyons, sur un petit sous-affluent du Rhône par lOuvizef 102 hab. Deux sources minérales, la source Daniel et la Française, bicarbonatées sulfatées et chlorurées sodiques, jouissent do propriétés diurétiques et laxatives.

Propos galants, peinture de F. Roybet exposée au Salon de IS93. Joyeuse et débraillée au milieu de légumes, de gibiers et dÔ volailles, une fille d'auberge occupée à plumer une poule interrompt sa besogne pour écouter los propos d'un galant un peu grisonnant. Lo frais visage de la fllle. encadré par une luxuriaulo chevelure, exprime la plus franche gaieté. Cette scène do belle humeur compte parmi les meilleures œuvres de Koybet. Elle accompa-

fnait, au Salon de 1893, le fameux Charles le éméraire, et lui valut la médaille d'honneur.

Les auteurs de livres en langues autres nue l'anglais et ressortissant à un pays qui traite les Américains sur lo pied de la réciprocité (.\llo magne, Belgique, Chili, Costa-Kica, Danemark, Espagne, France. Grande-Bretagne, Italie, Mexique, Pays-Bas, Portugal, Suisse) ont la faculté de s'assurer une période de protection provisoire d'un an, pendant laquelle une édition américaine soit de la traduction, soit du texte original de l'œuvre, peut être préparée en vue d'obtenir la protection définitive.

Cette disposition équivaut à l'exclusion de l'édition originale étrangère et à l'obligalion de faire réimprimer l'œuvre en Amérique, si la traduction américaine n'a pas été publiée dans ) année qui a suivi la date de publication de l'œuvre originale.

S'il fait confectionner une édition américainede l'œuvre originale, il en dépose doux exemplaires àWashingtonan

rlus tard, le jour de la publication dans lo pays d'origine. l obtient par là lo droit exclusif de reproduction, de traduction et do «dramatisation », c'est-à-dire la protection complète do ses droits. Cotto protection dure vingt-huit ans. Après ce premier délai, un second délai de quatorze ans est accordé à l'auteur encore vivant ou à sa veuve et à ses enfaols, moyennant un nouvel enregistrement et l'observation de certaines formalités. Los enrogisiremcnt et déclaration de propriété d ouvrages pour l'Amérique et tous les autres pays se fontdansdesagences spéciales, en particulier par œ'buroau de la propriété liltérairo et artistique du Cercle do la librairie de Paris.

La traduction do l'œuvre est-elle également protégée contre la rei»roduciion en langue originale, autrement dit la protection garantie à la traduction englobe-l-cllo l'œuvre originale avec tous les droits qui s'y rattachent? La loi n'est pas cat<5goriquo sur ce point.

PROROCCNTRACÉES (aan-tra-st') n. f. pi. Famille de végétaux nnicellnlaires du groupe des flagellâtes, dont le corps proioplasmiquo ost protégé par deux plaques, et dépourvu do sillon transversal, ayant deux cils vibratilos : l'un longitudinal, dirigé en avant dans le mouvement, l'autre transversal, dirigé on arriére. (Ils habitent les mers chaudes.) — VnC PROnOCKNTRACÉlî.

PROROCENTRC (santr') n. m. Genre type do la famille dos/>roruc./i/rnr**f5,caractérisé par sa forme on cœurou en Virgule, préseutaot une peiito pointe ù sa partie anlèrioure.

PROSOBOTHRIUM {tri-ojii'j n. m. Genre de vers cestodes, do la famille des tœniidés, créé en 1903 pour un nouveau parasite découvertdans les requins do l'Atlantique.

(C'est le prusobiithrium ar/uiyerum, qui vitdaus ïacunthias vu!fj<iris.)

PROSOPANCHE n. f. Bût.

G en ri- d hydiioracoes.

— Kncycl. La firosopanche de Uurmeister est une curieuse horbo, dépourvue de clilorophylle, vivant en parasite aux dépens des racines de p-usopis dans les pampas do la république Argentine.

C'est une plante dépourvue do racines, qui développe, par place, une grande fleur sessilo herma]dirodito : les éiamines sont pourvues de nombreux sacs polliniques ; chaque carpelle développe do nombreuses lames dans lesquelles sont immergés des ovules orthotropes. Le fruit est une baie ; la graine possède un albumen et un périsperme amylacés.

PROSOPLASIQUE {zik') adj. Biol. Cellules prosoplasiques, Cellules où la répartition des plasmas est égale.

— Enxycl. Tous les microméristes admettent que l'œuf contient tous les plasmas qui donnent à l'individu adulte SOS divers caractères; il y a ainsi, dans l'œuf, équilibre entre ces difl'orenis plasmas, mais il n'en est plus de mémo dans les blastoméres, parce que la répartition des plasmas est inégale , d'où résulte la dilférenciatiou Toutefois, dans certaines cellules, la répartition des plasmas est égale, quelle qu'ait été l'inégalité de cette répailiiion dans la cellule qui leur a donné naissance. Ce sont ces cellules que D. Hansemann appelle ^ro5op^asi^»es.

Prosopanche ; a, fleur (coupe) ; b, fruit ouvert.

Propos galants, d'après Roybet.

PROSPHOTOTAXIE (pross, ksi) n. f. Biol. Nom donné par certains auteurs allemands au phototactisme positif. ct'St-à-dire au déplacement que l'excitation lumineuse détermine chez certains organismes vers la source de lumière [Apophototaxis équivaut également à phototactisme négatif.)

PROSTADE (pross) n. m. Biol. Première condition de certaines plisosporées bétéromorphes, qui revêtent une forme monosiphonée et branchue avec sporanges pluriloculaires, se transformant plus tard en la forme typique dressée.

PROSTHÉTIQUE {pross. tik') adj. Biol. Corps prosthét'</ues, Groui'cmonts chimiques divers, liés à la molécule aUniminoïde. sans en faire essentiellement partie. [Tels sont les acides (acide phosphorique par exemple), certaines bases, les hydrates de carbone. Ces corps prosiliéiiques ont biologiquement une grande importance, car ils permettent à certaines substances, qui n'y entreraient pas sans cola, d entrer dans le complexus vivant.] '■'PROSTITUTION n. f. — Encyci.. Dr. La liberté à peu jirés eniièro d'>nt ont joui si longtemps (surtout grâce aux règles étroilos de la territorialité) les trafiquants, courtiers et rabatteurs professionnels de la prostitution, ainsi que tons ses auxiliaires quelconques, est artnellement entravée par la loi du 3 avril 1903. V. rKOSTiTUTiON,

et TRAITK DKS BLANCHES, t. VIL

I. GÉNÉEAMTKs. La loi du 3 avril 1903 a eu pour origine un mouvement européen d'opinion, né en Angleterre, sous l'inlluence d'une association puissante, the A'otionnl Vif/ilance association, spécialement vouée à la protection de la moralité publique. L'une des manifestations les plus importantes de ce mouvement d'opinion, ce fut la réunion, à Paris, du 15 an 25 juillet 1902, sur l'initiative du gouvernement français et sous la présidence du sénateur Bôrenger, d'une conférence internationale, groupant les délégués do seize gouvernements, dans le but n'arrêter un ensemble de mesures générales contre l'exploitation et l'extension do la prostitution.

La conférence internationale aboutit à deux séries de résolutions diverses : l" los unes, d'ordre administratif, relatives à la surveillance internationale à exercer, à l'organisation d'une police interuationale spéciale à mailles très serrées, à l'extradition des coupables, à la préservation et au rapatriement do leurs victimes; 2» les autres, d'ordre législatif, tendant à la proposition aux pouvoirs publics do chaque pays de projets de réforme pénale jugés nécessaires.

Voici los conséquences pratiques des résolutions prises : ï' en ce qui concerne la première série do résolutions, conclusion à Paris, le 18 mai 1904, d'un arrangement diplomatique international, ayant pour but d'assurw une protoctioQ offlcace coairo lo* traflc connu sous le nom de

« traite des blanches ■ ; 2* en ce qui concerne la seconde série do résolutions, dépôt au Sénat parle gouvernemeur, des le 7 novembre 1902, d'un projet législatif qui, rapporté au Sénat par Bércuger et à la Cliambre «les députés par Maurice Colin, est devenu la loi du 3 avril lî'Oa.

Cette loi est caractérisée par deux innovations principales : l** par addition aux dispositions des art. 334 et 335 du C. pénal, elle a prévu et réprimé l'embauchage en vue •le la débauche ; 2<* par modilication du dernier paragraphe de l'art. 4 de la loi du 27 mai 1885, elle a assuré la répression plus complète de l'assistance do la prostitution d autrui sur la voie publique.

IL EMUAUCHAGli EN VUK DU LA DEBAtCUK ; TRAITE I<ES

BLANCHES. En cos deroièrcs années, chez toutes les nations, le recrutement par des courtiers spéciaux, pour rinlérieur ou i)our l'étranger, de tilles et de femmes en vuo de la prostitution (c'est-à-dire le trafic de chair humaine (|ue. jtar rappel du trafic des esclaves, lo langage Itopulaire désigne sous lo nom de « traite des blanches ■), avait pris de si inquiétantes proportions, qu'il fut le princi] al motif de la réunion de la conférence internationale de 1902.

Dans cet ordre de préoccupations, la loi du 3 avril 1903 a créé le délit dont le vœu avait été émis par la conférence internationale : ce délit consiste dans le fait (mémo isolé, même unique) d'avoir, <■ pour satisfaire les passions d'autrui ■ et « en vue de la débauche ■, embauché, entraîné ou détourné, soit o même avec son consentement, une femme ou tille mineure u , soit <■ par fraude ou à l'aide de violences, menaces, abus d'autorité ou tout autre moyen do contrainte, une femme ou fille majeure ».

D'autre part, la loi du 3 avril 1903 (pénétrant dans un domaine qui, jusqu'alors, avait été exclusivement réservé à la police, le domaine des maisons où se pratique la prostitution à prix d'argent) a créé cet autre délit : le fait d'avoir, « par fraude ou à l'aide de violences, menaces, abus d'autorité ou tout autre moyen de contrainte ", retenu contre son gré, o même pour cause de dettes contractées, une personne même majeure, dans une maison de débauche », ou de lavoir contrainte « à la prostitution ».

Une particularité, qui donne à la loi de 11*03 un caractère international, est commune aux ditTércnies infractions nouvelles que nous venons de préciser : ces infractions existent alors même que les divers actes formant leurs éléments constitutifs ont été accomplis dans des pays différents. Exemple d'application de cette particularité : une jeune fille a été frauduleusement embauchée à Paris, et elle n'a été livrée à la débauche qu'à Londres ou à Madrid.

La même particularité a été étendue par la loi du 3 avril 1903 au fait que réprimait déjà l'art. 334 du C. pénal : l'excitation haOituelle à la débauche ou à la corruption de la jeunesse, de l'un ou de lautre sexe, au-dessous de l'âge de 21 ans.

Lorsque les actes réprébensibles à caractère international dont il s'agitent été accomplis tant à l'étranger qu'en France, les tribunaux trançais sont compétents; mais la loi de 1903 (modifiant les art. 5, § 3, et 7 du C. d'instr. criminelle) a établi quelques règles spéciales pour les infractions commises parles Français àlétranger et par des étrangers en France.

Quant aux peines applicables à l'ensemble des délits que nous avons indiqués, elles se graduent selon les circonstances. En principe, les peines consistent en : 1" un emjirisonnement de six mois à trois ans; 2<* une amende de 50 à 5. 000 francs; 3«' l'interdictionde toute tutelle ou curatelle et de toute participation aux conseils de famille, pendant deux ans au moins et cinq ans au plus; i" facultativement, l'interdiciionde séjour, pendant le même délai. Mais si aux délits ont pris part les père, mère, tuteur ou les autres personnes énumérées en l'art. 333 du C. pénal, l'emprisonnement peut atteindre do trois à cinq ans ; en outre, l'interdiction facultative de séjour, et aussi l'interdiction des droits de tutelle et autres droits analogues, peuvent se prolonger pendant dix ans au moins et vingt ans au plus.

Il est à noter que les condamnations à jdus de trois mois d'emprisonnement pour embauchage eu vue de la débauche sont mises en ligne de compte dans le second des cas de relégation résultant de l'art. 4 de la loi du 27 mai 1885.

111. Assistance de la prostitution daltbui sir la VOIE PUBLiijUF. MÉTIER DE souTENEiR. La dangereuse engeance que la police et, après elle, l'usage ont qualifiée par le nom de « souteneurs ■>, faisait, depuis la loi du 27 mai 18S5, l'objet do dispositions répressives spéciales : le dernier paragraphe de l'art. 4 de la loi de 1885 assimilait aux vagabonds et frappait des peines édictées contre le vagabondage « tous individus qui, soit qu'ils aient, ou non, un domicile certain, ne tirent habituellement leur subsistance que du fait de pratiquer ou faciliter sur la voie publique la prostitution d'autrui ■.

Mais les conditions ainsi exigées pour qu'il y etlt lieu à répression (proxénétisme constaté sur la voie publique, exercice do la prostitution sur cette mémo voie publit^ue, principale ressource tirée du fait de faciliter la prostitution, etc.), se trouvaient rarement réunies ; d'élémentaires précautions permettaient presoue toujours au souteneur d'échapper aux sévérités de la loi.

Afin d atteindre plus sûrement l'ignoble industrie, la loi du 3 avril 1903 a revisé les dispositions do la loi de 1885 que nous venons do rappeler. Au délit prévu par la loi do 18.S5 (qui avait pris couramment le noiii de • délit do vagabondage spécial »1, elle a substitué un autre délit (dit n délit d assistance de la prostitution d'autrui sur la voie publique » ou, plus brièvement, dans la pratique, « délit de métier de souteneur»), (jui est constitué par des éléments nouveaux, moins difficiles à grouper M A établir : lo délit modifié consiste à » faire métier de souteneur .» c'est-à-dire à « aider, assister ou protéger la prostitution d'autrui sur la voie publique » et, en outre, à « eu partager, sciemment, les profits ».

Quant à la pénalité encourue, elle a été aggravée par la loi du 3 avril 1903 : les peines en vigueur depuis cette loi sont un emprisonnement do trois mois à deux ans, une amende de lût) à l.OOO francs et l'interdiction de séjour, pendant une durée de cinq à dix ans; d'autre pan, les condamnations A plus do trois mois d'emprisonnement pour assistance de la prostitution d'autrui sur la voie pu- Idique sont prises en considération dans le second des cas de relégation prévus par l'art. 4 de la loi du 27 mai 1885. Enfin la loi militaire de 1905 envoie aux bataillonsd'Afriquo les individus condamnés pour avoir exercé lo métier do souteneur.

PBOSTROPISME ( pross-tro-pisam' — du gr. pro$, vers, et do Iruiiis'iii;} II. m. Biol. Forme de tropismc, dans laquelle l'exciiation détermine la courbure de l'organe vers I oxcilant (géotropisme positif des racines). [Dans Vapoiropisme, au contraire, la courbure est inverse, c"est-à-diro dirigée à l'opposé de l'excitant (f^éotropismo négatif des tit,'cs verlicalos). Dans lo diatropisme, la courbure est transversale à la direction de l'excitant (feuilles qui ont ie limbe horizontal); enfin, dans lo ;>«ra- Iropisme, la courbure place l'organo do profil (feuilles se présentant de prolil à la lumière).]

PROTALBUMOSE

n. f. V. UliMIALBl'MOSK.

PROTALEURON n.

Protaleurcn (réd. de moitiL-).

Protambuljx (réd. de moitié).

m. tîcnrc d insectes lépidoptères, de la famille des spliingidés, crééeii l\)03 pour des sphinx de l'Amérique tropicale. (L'espèce tyi»e est lo/)ro/a/euron r/fûdoj^asf ?r, de l'Equateur. ) PROTAMBULYX (foji-bu-likss) n. m. Genre d'insoctos lépidoptères, do la famille des sphingidés, créé on 1903

§our dus sphinx do l'Amérique centrale. (L'espèce type u genre est lo protambulyx striiji/is.)

*PROTAMINE n. f. — Encycl.

Les prolamincs sont dos corps solides, solubles dans l'oau, àpro-

f>riétés basiques; eurs sels sont nettement cristallisés, lévogyres; ils donnent par hydratation les mêmes bases hoxoniques (arginine, histidinel que les albuminoides. D'après Kessel, ces protamines seraient le squelette des matières protéiques, celles-ci n'étant q.io des dérivés compliqués par des substitutions dauz lo groupement protamine. Les principales urotamiues sont : la salmine du saumon, la clupéinc du nareng, la scombrine du maquereau.

PROTAMŒBA [mt') n. m. Protozoaire rencontré dans les vésicules do la fièvre aphteuse des bovidés, mais qui ne semble pas caractéristique.

Protection des paysages de France (Société pour la). Fondée en juiliot 1902 sur l'initiative du poète Jean Lahor et avec le concours de R. Je Souza, cette société a choisi pour président Charles Beauquier et pour vice-présidents J. Lahor et Auge de Lassus. Son but est d empêcher que des entreprises commerciales ou industrielles viennent faire disparaître ce qui reste des plus beaux coins de France. Les principaux résultats qu'elle a obtenus ont été de sauvegarder la source du Lizon, les ponts de Limoges, lo chemin do la plage de Ronfleur, etc., et d'empêcher la pose d'aflîches-réclames en différents points, particulièrement sur la Côte d'.Vzur. Le Parlement français a sanctionné les efforts de cette société en adoptant la loi Beauquier-Dubuisson pour la protection des sites et monuments naturels ; cotte loi a été promulguée le 21 avril

190Ù. V. SITK.

PROTÉRANDRIE (drt — du gr. pi'otéros, premier, et anér, an d ros, mtiïc) n. f. Biol. Production dhermaphrodites dérivant de mâles.

PROTÉRANDRIQUE l'drik' — de protérandne) adj. Biol. Se dit d'un licrnKtphrodite dérivant, non du développement de produits mâles sur un appareil génital femelle, mais d'un unisexué de même sexe que les produits qui sont mûrs les premiers, c'est-à-dire d'un mâle.

PROTÉROGYNIE [nî — du gr. protêros, premier, et gu.nê, femelle) n. f. Biol. Production d'hermaphrodites dérivant de femelles.

PROTÉROGYNIQUE {nik' — de protérogjpxie) adj. Biol. Se dit d'un hermaplirodite dérivant d'une femelle.

PROTEUS [té-uss] n. m Genre ds bactériacées, qui se rencontre dans les putréfactions animales et qui est commun dans le sol et les eaux.

PROTHALLÉES (/() n. f. pi. Grand embranchement du règne végétal, comprenant toutes les plantes pourvues d'un prothallo (cryptogames vasculaires et phanérogames). [ Van Tieghom divise les prothalléesenexop?-of/m//ées[( cryptogames vasculaires) à prothalle se formant en dehors do ia plante mère, et en endoprofhallées (phanérogames) à pro- Ihalle se formant et se développan, à l'intérieur de la plante mère.] — i/nePBOTUALLEE. ii On les appelle aussi diodkhs.

PROTION {si-on) ou PROTIUM(si-om') n. m. Bot. Genre de burséracées.

— En( YCL. Les protions sont souvent confondus avec les gommarls (bursera'i, les scica et les amyris. On limite actuellement ce genre aux espèces à pétales valvaires, libres, et drupes indéhiscentes ; les gommarts ont, au contraire, des pétales imbriqués ou des drupes plus ou moins déhiscentes. Les prêtions, au nombre d'une cinquantaine d'espèces t habitent presque tous l'Amérique du Sud, On en rencontra aussi à Java, â Maurice et à Madagascar. Ces plantes fournissent, par incision, des oléorésines qui appartiennent au groupe des élémis et tacahamaques, comme les oléorésines des burséracées en général. Citons : Varacouchiy dont

Iq baume fluide, jaunâtre, est employé comme vulnéraire ©t astringent, et qui sert de cosmétique ; le protion de la

Protion : a, fleur; 6. coupe de la fleur; c, fruit.

Guyane ot lo protiân altissima, lesquels ont un baume jaune qui brûle en dégageant une odeur do citron (le dernier Constitue la chiqua des Galibis) ; le carana, qui donno une résine d'un blanc de neige, dite résine de Ilyova ou Mararo; lo protion à feuilles obtuses, qui produit uno résine dite colophane bâtarde, employée comme le goudron, et qui brfile en donnant une odeurdésagréable ; le pi'otwn icicariba, qui a des drupes aromatiques, comcsuMes. et fournit un élémi (l'écorce en est astringente, dépuraiive, aniisyphilitique).

*PROT0BASn)IOMYCÈTES n. m. pi. — Encycl. Les travaux rt-ceuts ont beaucoup accru nos connaissances sur les basiUiomycêtes les moins différenciés, ceux cher Icsqucds la baside n'a pas encore acquis sa forme et son aspect typique unicellulairc produisant plusieurs spores, mais se présente encore comme formée de cellules distinctes donnant chacune naissance à une spore. Ce sont c<'s éludes qui ont permis de rattacher aux basidiomycèles les urédinées et les usiilaginées, considérées autrefois comme constituant des ordres distincts, mais regardées aujourd'Iiui comme des basidiomycétes inférieurs et, en outre, dégradés par le jiarasitisme.

PROTOCHLORITES {kh) n. f. pi. Groupe dans lequel on comprend les clilonies les moins riches en silice. — ^«e

rHOTOCHLOBlTE.

PROTOCHROMOSOMES fArro— du gT. prâtoa, premier,

hhrôma, couleur, et sôma, corps) n.m. pi. Biol. Nom donné aux niasses chromatiques de grandeur inégale et de nombre variable, oui se forment dès la prophase, au lieu d'un spiiL-me, chez les phéophycées, au moment des divisions qui donnent naissance aux tétraspores et lors de la première division du noyau secondaire des basides. — Un

riîOTOCHKOMOSOME.

PROTOGAMÉTOPHYTS n, m. BioL Gamétophyte à 2 n .liromosomes, les chromosomes étant accolés deux à deux. Vuand ils se fusionnent, il y a mixie et apparition du véritable gamétophyte an chromosomes.)

PROTOGLOBULOSE n. f. Globuloso extraite de la globuliiie du sérum de sang de bœuf.

PROTOHÉMATOBLASTE iblasst') n. m. Ilistol. Jeune hémaioblaste nucléé des amphibiens et des reptiles, se multipliant par division indirecte.

PROTOHIPPOS [ip-puss) n. m. Genre de mammifères p'-nssodac tyles, famille des équidés,comptant une douzaine d espcces, fossiles dans le tertiaire de l'Amérique du Nord.

— Encycl. Les protohippus étaient des chevaux à plusieurs doigts, représentant à peu près la forme des nipparions, mais plus voisins encore des anchitherium. Ces animaux tiennent la tête dans la série des chevaux proprement dits. Ils ont vécu exclusivement à l'époque miocène dans le Texas {protohippus pacht/ops)^ le Nébraskaec le Colorado {protohippus sej'nictus); etc.

PROTOLITHIONITE n. f. Variété de mica à lithine et fer.

PROTOMÈRE(du gr. ^))'o'/o.ç^ premier, et méros, part) n.m. Biol. Corpuscule sphéroïdal, très rél'ringent et très petit, occupant le centre des mailles que forme le réseau cytoplasmique de certaines cellules. V. rëticdlaire (théorie), t. VIL

PROTOSPERMATOBLASTE (toss, blasst') n. m. Biol. Cellule qui se forme par mitose précoce aux dépens de certaines cellules des ampoules testiculaires primitives, lesquelles présentent une vacuole claire, entourée de noyaux-germes. (Les protospermaioblastes s'entourent de protoplasma sécrété par leur no3-au-germe et donnent par division météorique d'abord des deutospermatublastes, puis des tritospermutoblasies, qui évoluent directement enfin en spermatozoïdes.) V. speematogénêse.

PROTOSPORE {spor') n. f. Biol. Spore qui apparaît à la première condition ou prostade de Vhétéromorphie, chez les sphœosporées.

PROTOTHÉRIENS {ri-in) n. m. pi. Division des mammifères, comprenant les monoirèmes. — Un prototuérikn.

— Encycl. Le terme de prototh^-riens a été créé par le naturaliste anglais Huxley pour désigner les mammifères b'S plus inférieurs. Viennent ensuite les métal fiéricns ou marsupiaux et les euihériens ou munodclphiens. Le mot prolothh-ien, s'il est nouveau, ne désigne aucun type nouveau; depuis près d'un siècle, Blainviile avait appelé les iiionotrèmcs des ornithodelphes.

*ProuST (Antonin), publicistcot homme politique français, né â Niort (Deux-Sèvres) en 1832. — Il est mort par suicide à Paris en 1905.

*PrOUST (.\chille-Adrien), médecin français, né à Illiers I Eure-et-Loir) en 1834. — U est mort à Paris en 1903.

Proust (MALADIE dh). Méd. Pneumokonîose des ouvriers qui manipulent et préparent les balles de coton. iV. PNEUMOKONIOSE.) Il On l'appelle aussi byssinosis de Proust.

Prouvé (Victor), peintre et décorateur français, né à Nancy en 1858. Elève de Devillez et Cabanel, il débuta au Salon des Artistes français eu 1S82 avec Adam et Lie, puis exposa successivement : Sardauapale dansant devant ses fenunes (1885, musée d'Alger) ; Mat^delcine (l886, troisième médaille), et U Troisième Cercle de l'Enfer du Dante, .|ni lui valut une bourse de voyage et permit â l'artiste de faire un séjour en Tunisie'. Eu 1880, V. Prouvé passa à la Société nationale et y manifesta ses tendances décoratives en des reliures exécutées avec la collaboration de Camille Martin et René Wiener et en divers travaux de cuir et métaux : boucle de ceinture, coupe en bronze ((a .Vui'Oi essai de monument intime à la mémoire de Leconte de Lisle, présenté sous la t'orme d'un pupitre de bronze formé de ligures et d'animaux, bijoux-médailles, etc. En même temps, V. Prouvé exposait de grandes peintures ii-coratives où il alliait la simplicité des lignes au charme du coloris ; une frise pour l'escalier de la mairie d'Issy, un [dafond pour la salle des fêtes de la préfecture de Nancy ^ymbolisant la réunion de la Lorraine à la France, e"t enfin la Joie de vivre. Il faut ajouter à celle suite d'œuvrcs ((uehiues monuments sculptés, celui élevé â la mémoire du prt^siJent Carnot à Nancv et la Pensée libre et l'Ouvrier, à la Maison du peuple de îa même ville.

Provensal (Henry), architecte français, né à Neufchâteau (Vosges) en 1868. Elève de Duray et de Guadet, il exposa dès 1896 au Salon de la Société nationale des boaux-arts, dont il est sociétaire. Ses premiers envois : l'Asile du rêve, Monument à Puvis de Chavannes, .Maison

PROSTROPIS.AIE — l'IlLDUON

de Solness le Constructeur, lais.saient deviner un talent encore mal dégagé. Il commença à montrer d^s qualités réelles en lyoo, dans l'c-vécution du pavillon de l'IJisloire de la Cf^ramiffue, à l'Exposition universelle de lyoo ;Paris;, où furent applujués les premiers essais de grès llammé à la construction. Mais il s'est surtout révélé, en 1905, au concours olfert par la fondation Koihschild pour ta construction des maisons ouvrières, au faubourg Saint-Antoine, sur remplacement de l'hôpital Trousseau. Les dispositions de son projet ont été appliquées dans l'immeuble sis, rue de Bellevilln, 117.

ProvidentissimusDeus. Ce sont les deux premiers mots de l'encyclique, adressée par le pape Léon XIII. le 18 novembre 1893, à tous les patriarches, primats, archevêques et évéqucsdu monde catholique. Klb- a pour objet l'étude des livres sacrés. Léon Xlll y parle d abord de l'excellence de l'Ecriture sainte, et des motifs qui doivent déterminer à l'étudier avec soin. Il montre comment l'Eglise a été toujours prévoyanti- dans l'ensfignement do celte science, et comment elle a produit dans tous les siècles des hommes distingués qui s y sont appliqués avec zèle et ont écrit, sur ce sujet, des ouvrages reniarquablcs. Aujourd'hui, les adversaires des Ecritures sont les rationalistes. Pour leur répoudre avec eflicacité, il faut, dii le pape, confier l'enseignement à des professeurs • que recommandent un grand amour et une longue pratique de la Bible, ainsi qu'une véritable culture scientifique ». Les professeurs interpréteront le texte sacré d'après la foi, le sentiment des Pères et les décisions de l'Eglise. Quant aux exégètes, « il ne convient pas qu'ignorant ou méprisant les excellents ouvrages que les nôtres nous ont laissés en grand nombre, on leur préfère les livres des hétérodoxes ». Léon XIII recommande vivement à ceux qui doivent expliquer la Bible « l'étude des anciennes lanfrues orientaleet, eu même temps, de la science qu ou appelle critique ». Il dit ensuite qu'aucun désaccord ne peut exister entre les sciences cl l'Ecriture sainte, étant entendu que les auteurs inspirés, dont le but n'est pas de faire connaître la nature intime des choses, parlent souvent de ces choses suivant le langage de leur temps, et qu'il a pu se glisser, au cours des siècles, des fautes de copistes. « Mais il serait absolument funeste, continue le souverain pontife, soit do limiter l'inspiration à quelques parties des Ecritures, soit d'accorder que l'auteur sacré lui-même s'est trompé. On ne peut pas non plus tolérer la méthode de ceux qui se délivrent de ces difficultés en n'hésitant pas à accorder que l'inspiration divine ne s'étend qu'aux vérités concernant la foi et les mœurs, et à rien de plus. •

Provins (Gabriel Lagros de Langeron, dit Michel), littérateur français, né à Nogent-sur-Seine en 186.1. Chef du secrétariat du procureur général près la Cour des comptes, avocat, secrétaire de W'aideck-Iiousseau, et enfin percepteur, il publia on 1892 ses Lettres d hommes et obtint un vif succès avec sa pièce Défjénèrée (3 actes. Gymnase, 1896). Michel Provins est le créateur d'un genre, celui de ses « dialogues >, véritables études de mordante psychologie. Parmi ses ouvrages, il faut rappeler : la I-'emme d'aujourd'hui, les Lendemains, les Passionnel tes, les Heures conjugales, l'Entraîneuse, Comment elfes yious prennent, le Lond secret. Nos petits caurs. Au théâtre, ftlichel Provins a donné : le Talion (un acte), l'Ecole des flirts (un acte). Incompatibilité d'humeur (un acte), le* Arrivistes (quatre actes), le Feu sous la eendre^ le Fruit défendu, le Désir, le Vertige, etc.

PROZTMASE (du gr.pro, avant, et de zymase) n.f. Biol. Granulations nettement oxyphiles des glandes à ferments, ÙL l'apparition desquelles la chromaline semble contribuer d'après Lannoy. i^EUes répondent, en ce qui concerne les glandes gastriques, âU pepsinogène des physiologistes.)

PrDDBOE (Terre de), nom donné à la partie de la côte occidentale du Groenland qui fait face, do l'autre côté du détroit de Smith, â la Terre Eliesmere.

PRUD'HOMAL, E, AUX adj. Qui appartient aux conseils des prud'hommes : Justice, Juridiction prud'homale. *PRI;tH0MME d. m. — Encycl. Dr. Coris^ils de prud'hommes. La loi du 15 juillet 1905 a réorganisé la composition du bureau de jugement, ainsi ouo la juridictiou d'appel des conseils de prud'hommes. Elle fixe à. quatre, y compris le président ou le vice-président siégeant alternativement, le nombre minimum des juges devant connaître des affaires. Ce nombre doit être toujours pair, et le tribunal se compose d'autant de patrons que d'ouvriers, sauf le cas où le conseil ne compterait que des patrons ou que des ouvriers.

Les délibérations du bureau de jugement sont prises à la majorité absolue des membres présents. En cas de

Sartage, l'afi'aire est renvoyée dans le plus bref délai evant le bureau de jugement, présidé par le juge de paix de la circonscription ou son suppléant.

Les séances du bureau de jugement sont publiques ; toutefois, le buis clos peut être ordonné, si les débats sont de nature à produire du scandale, mais le prononcé du jugement doit toujours avoir lieu en audience publique.

Les jugements des conseils de prud'hommes sont définitifs lorsque le chiffre de la demande, principale on reconventionnelle, n'excède pas 300 francs en capital. Si la demande est supérieure à. 300 francs, il peut être fait appel devant le tribunal civil.

Les jugements rendus en dernier ressort par les conseils de prud'hommes peuvent être attaqués par la vois du recours en cassation, pour excès de pouvoir ou violation de la loi. D en est de même des jugements des tribunaux civils ayant statué sur l'appel.

La loi du 15 juillet 1905 a placé les conseils de prud'hommes sous la surveillance du ministère de la justice, et rendu applicables à l'institution et à ses membres les dispositions du code civil, du code de procédure civile et du code pénal qui ont trait & la.disciplioe des tribunaux et des magistrats.

Prudhon (Charles-François), acteur français, né à Paris en I8i3. Elève de Régnier au Conservatoire, il en sortit avec un accessit de comédie. Le Gymnase alors voulait l'engager, mais la Comédie-Française, usant du droit que lui donnaient les règlements du Conservatoire, le réclama. U débuta à ce théâtre, en 1865, dans le rôle de Dorante, de la Métromanie. puis dans Mario, du Jeu de l'amour, et dans Valère. de Tartufe. Il joua ensuite tous les amoureux du grand répertoire, ce qui ne l'empêcha pas Je faire un grand nombre de créations, dont la première fut le rôle de Bonaparto dans U Lion amoureux. A signaler le Monde

l'HUNlER — 1»TEN0PE

OÙ l'on s'ennuie, où son iutorprétation romarquablo du rôle do Bellac lui valut d'ètro iioinnui sociélairo, puis Manon Holand, t'h'vasiun, le Itfrcvnu. etc. Koiiouvaiit jh'U ù ])uu à paraitro dovaut le public, l'rudhon a accoptû le titre ot les loDCtious d'inspecteur dos services do la scèue.

Prunier ^Ciaston), peintre français, ne au Havre (Soiue-IiiCéneure) eu 1803. Elève do Ch. Lhuillier, Cabaiiel ot H. CoMiii, il dùbuta au Saloa do l&Sû, avec une aquarelle : les Bonis de la Seine à Auteuil, ot n'exposa à nouveau qu'en 1890: la liièvre, peinture. Il vo^aj^oa dans le Âlidi 01 reparut au Saiuu do la Société nationale, en 1898, où il onvo^'a une série d'aquarelles. Ses notations, très dessinées, très puissantes d'eli'el, sa rare compréhension dos uiassiTs architecturaux attirèrent sur lui l'attentiou des connaisseurs. Le musée du Luxembourg possède: Coin de bassin au Havre (1900), et Chantier des bateauxomnibus à Auteuil (1902); celui de la Ville de Paris : le Canal Saint-Martin (1906). A citer encore, au mubéo do Toulouse : la Vayue, cotes de Bretagne (1903), ci Dunanche aux fortifications (1904); au musée du Havre : le Canal Saint-Martin {XOOii. La Seine à Javel (1905) est au ministuro dos travaux publics. Kn raison do leur valeur documeutairo, un certain nombre d'aquarelles do Gaston Prunier ont pris place au musée Carnavalet. Il a exposé, en 190G, une importante peinture: la Bue liéaumur.

PSAMMOPHIS (psam'-mo-fiss) D. m. Genre de reptiles ophidiens, de la famille des colubridcs, comptant dix-sept espèces répandues on Afrique et en Asie.

— Encycl. Los psammo/ihis appartiennent à la sousfauiille des homalopsines ; ce sont des serpents de désert.

Psammophis.

d'assez grande taille, et dont la livrée pâlo se confond avec les sables des déserts où ils vivent. Bien que leurs croclieis ù venin soient placés très au fond do la bouche, leur morsure est assez redoutable. Une des espèces les plus répandues, et qui remonte le plus au Nord, est le psammo/ihis Schokari. qui se trouve depuis le nord du Sahara jusqu'en Perse et aux bouclies do l'Indus.

PSAMMOPHYTE (jisnm') adj. et n. m.

Se dit des véy^étaux habitant les régions sableuses.

PSEUDA:gus {tjhuss) n. m. Genre d'insectes coléoptL-res pectinicorncs, de la famille des lucanidés, créé eu 1900 pour des formes nouvelles découvertes en Malaisie. (Le pseudxyus leptodon de Célôbes est le type de ces curieux lucanes a]jparteuant au groupe des dorcus et dont les larves se développent dans les arbres cariés des hautes montagnes.)

PSEUDALONE n. m. Genre de crustacés branchiopodes cladocères,do la famille des lyncéidés, créé en I9ûi pour des espèces propres à la Se;«idinavie. (L'espèce type de cl-s animaux d'eati douce est le pseujalouii Inlissima.)

PSEUDHAPIGIE n. f.Gonro d'insoclos lépidoptères bombyciens, de la famille des notodontldés,créé en 1901 pour quelques espèces propres à l'Amérique centrale. (La pseudliapigia brunnea, du Mexique, est lo type de ce genre.)

PSEUOHENOncuS {dt-, kuss) n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes. de la famille des cryptopha-ndés créé ou 1900 pour dos formes nouvelles " ° '

découvertes au Guatemala. (Le pseudhenoticus parallelus est le type do ces insectes de taille médiocre qui vivent dans les clianipignons et lo buis i*ourri.}

PSEUDICIUS n. m. Genre d'arachnides aranôides, de la famille des salticidés, comptant une trentaine d'espèces répandues dans les régions chaudes et tempérées do l'ancien monde. (Les pseudicius sont des saliiques do la tribu dos dendryphautôs ; ces araignées de taillo médiocre, grisâtres, ondées do brun, couvertes do poils simples blancs et rouges, vivent en général sous les ôcorcos d arbres et rochorchont les endroits chauds, ensoleillés. Le pseudiciua eucarpatus est commun dans le midi do l'Europe.)

P8GUD0BERZÉLIITE {fjèr) n. f. Arséuiaio naturel do chaux, magnésie et manganèse.

P3EUO0BULBAIRE adj. Paralysie pseudobulbairc. Syn.

do l'AH\l.VSIK I.AhlO-C.I,OSSO-LARYNGliK.

PSEUDOCAMPYLITE {fcan) n. f. Phosphate naturel do plomb.

PSEUDOCELLULE {st'-lul') n. f. Biol. Nom donné aux noyaux altérés des cellules dont lo protoplasma a été incorporé par des cellules voisines plus volumineuses. Il So dit des stfuctures obtenues avec dos substances inorganiques et qui rcssonibleut à des cellules organisées. V. PLASMOLOGIK.

— Kncvcl. Chez certains animaux inférieurs, et notamment les méduses, on constate que l'œuf, cellule plus volumineuse que les autres, so fusionne avec ses voisines et s incorpore leur protoplasma ; tandis quo lo noyau do l'œuf persiste, les noyaux dos cellules fusionnées sont entourés par uno vacuole ot subissent une métamorphoso régres- Sivo, probablement sous linnuenco du liquide do la vacuole; ces noyaux altérés qui constituent les vseudoeeUutes se frapmentcnl ullériouremout comme dans ia division amitosiquo.

Pscudhcr.oticus (gr. G fois).

PSEUDOCÉRASTE n. m. Genre do reptiles ophidiens,

de la famille des vipéridos, comptant uno seule espèce propre à la Perse. (Lo pscuducerasles persictis est uno graudo vipère cornue, qui atteint un mètre do long, et dont la morsure est extrêmement venimeuse. .Sa tète, très distincte du cou, est couverte de tînos écailles imbriquées et se termine par un museau camard ; les yeux, jtetits, ont leur pupille ronde. Lo corps est cylindricjue, la queue moyenne. La livrée varie du gris au brun avec dos larges marques sombres.)

PSEUDOCHROMESTHÉSIE {kro-mèss-té-zî — du gr. pseudès, faux, kluoma, < oulour, et aistUêsia, sensibilité) n. f. Méd. Fausse sensibilité aux impressions lumineuses, en ce sens que la sensation pcn;ue est provoquée, non par une impression lumineuse venant exciter la rétine, mais par toute autre impression, un sou par exemple. (D'où il résulte que les centres optiques ont contracté des rapports anormaux avec des nerls sensitifs périphériques. Le phénomène do Vaudiiion colorée [v. ce motj appartient à cette altération do la sonsibllilé sensorielle.)

PSEUDOCORDYLE n. m. Genre de reptiles sauriens, de la famille do zonuridés, comptant une seule espèce, propre à l'Afrique du .Sud. (Le pseudocordylus tnicrolepidotus

Pseudûcordyle.

ressemble à un lézard aplati, à membres bien développés, à queue épineuse. Brun, noirâtre ou rougeâtre, ou verdâtre, marbré de taches noires qui sont bordées de jaune, il mesure de 20 à 30 centimètres de long.)

PSEUDOLEUCITE n. f. Substance minérale, résultant do

raltéraiiuu de la leucite.

PSEUDOMÉNINGITE n. f. Méd. Affection présentant la jdupart des signes de méningite aiguë, mais ne dépendant pourtant pas d'une inSammation réelle des méninges. (Elle résuite la plupart du temps, chez les enfants, (le troubles nerveux, liés ou non à des troubles gastrointestinaux et hépatiques.)

PSEUDOMÉSOLITE n. f. Silicate naturel, appartenant au groupe des zéolithes sodicocalciques.

PSEUDONOCÉRINE n. f. Fluoruro naturel, voisin de la

ituct'-rinv.

PSEUDONUCLÉOLE n. m. Biol. Petit amas de chromatine, plus volumineux que les nucléomicrosomes ordinaires, et qui s'observe généralement aux points uodaux du réseau de litiine. (On les a d'abord pris pour de petits nucléoles, d'où leur nom; mais ils t,'ont aucun rapport avec lo nucléole vrai.)

PSEUDOPLECTRUREf/i/êA) n.m.Genrode reptiles ophi* dions, de la famille des uropeltidés, comptant une seule espèce, propre à l'Inde centrale. (Le/)se«doplectrurus Caiiaricus esit un serpent non venimeux, long de 40 à 50 centimètres, à museau obtus, à queue comprimée, d'un brun

Pseudoplectrure.

violet, piqueté de jaune en dessus, etc. Il paraît propre aux montagnes méridionales du Canara. Cet ophidien est extrêmement voisin des plectrures.)

PSEUDOPOLYSPERMIE {spèr-m'i) n. f. Biol. Variété do polvspermio observée chez certains amphibiens. (De la P'di/spennie vraie, toujours pathologique, il faut distinguer la /iseiidopoh/spermie, qui peut être physiologique, et dans laquelle les sjiermatozoïdes entrent dans l'œuf, sans s'unir ;iu pruiiucléiis femelle, et restent dans le vitellin, où ils furnicnt alors souvent les noyaux des mérocytes.)

PSEUDOPYROPHYLLITE U^-lit') n. f. Silicate hydraté naturel d'alumine et de magnésie.

PSEUDORHABDIUMfra6-^/-om') n. m. Genre de reptiles opliidiens, de la famille dos colubridés, comptant deux espèces, propres à la Malaisie. (Les pseudorhabdium sont des petites couleuvres cylindriques, à queue courte et I)ointuo, à léte non distincte du cou, aux yeux petits, avec j)upillo rondo. Leur livrée foncée, irisée, est mar((uée do jaune au cou et à la tôto. XaQ pseudorhabdium longiceps esi le type du genre.) .

PSEUDOSCIADE (do-si) n. m. Genre d'araliacéos-mackinlayéos. (Lo pseudosciade de Balansa est un bol arbre à feuiîles composées imparipennées, de la Nouvelle-Calédonie.)

PSEUDOTABES (bèss) n. m. Méd. AlVectioa caractérisée par certains signes du tabès dorsalis, tels que douleurs lulguranies, signe do Koml)erg, iierle des réflexes, etc., due toutefois, non ù la sclérose des cordons postérieurs de la moelle, mais à des névrites ])i''riphériqucs ou mémo à do simples troubles neurasthéniques. V. neurasthk-

NIK, t, VI.

PSEUDOTUBERCULOSE n. f. Méd. Affection dont les lésions ont l'aspect macroscopique de la tuberculose vraie ou (pli présetite dos signes que Ion peut confondre avec ceux de l'infection tuberculeuse (v. paratuukbcui.osk), mais qui n'est pas sous la dépendance du bacille do Koch.

— Encycl. Aujourd'hui, la question est à l'étude do savoir si, dans certains cas au moins, la lésion n'est pas antérieure A l'infection, no facilite pas rensomencement, do telle sorti» que la pseudotubcrcidose serait en définitive uno prétuberculose, quoique pas néccssairomont. Ferrau,

Peter et plus récemment Leroy ont soutenu cette manière do voir, que jusiirie rab5>cnce" absolue de bacilles tuberculeux dans des lésions qui, à partir du moment où elles s'aggravent, so montrent peuplées do ces bacilles.

PSICHARI (Jean), philologue et écrivain français, d'origine grecque, né à Odessa en 1854. H fut élève de l'Ecolo des liantes éludes do Paris, se tit recevoir agrégé de grammaire en I88I, devint maître do conférences de pliilologie néo-grecque à l'Ecole des hautes éludes (1884). et succéda en 1903 à E. Legrand dans la cliaire de grec moderne, à l'Ecole des langues orientales Vivantes. 11 a épousé la tille de Keuan. On doit au philologue une édition des Adelphes de Térence, publiée sous la direction d'Kug. Benoisl ; essais de grammaire historique néogrecçwe (188G-188U) ; Etudes de philologie néo-y recg ne {1^92} \ Sur le changement de A en /' devant consonnes, en grec aficien, médiéval et moderne (19U5J ; etc. Lo littérateur français a publié ; Autour delà Grèce (1895); Cadeau de noce5(18y3); la Croyante : l'Epreuve {IS99)', elc. Psichari écrit aussi eu grec moderne. Il est à la tête de la nouvelle écolo, qui veut substituer à la langue littéraire dos puristes (la kathareuousa)^ idiome artiticiel calqué sur le grec ancien, une langue do fonds populaire et vivante. Le premier ouvrage où Psichari donna un modèle de ta nouvelle langue littéraire a pour titre : To taEiîi. Il suscita un grand nombre d'œuvros analogues, mais attira à l'auteur de violentes polémiques. Psichari a continué à défendre ses idées dans un journal, le « No'Jiiàî ". Il a obtenu l'adhésion de savants estimés, tels que Krumbacher. Parmi ses autres œuvres en grec moderne, citons ■ T'Ôveifo toy riawipr, {le Iléve de Yanniri, roman, 18971 ; 4ià to fwnaîxôv dia-cpov (drames et comédies, 1901-1902) ; 'PoSa xol nV'-« {Itoses et pommes, 1902J ; etc.

Psychologie des peup\es[Vœlk€rpsychologie]; Etude sur les lois de dêveUtppement qui régissent le langage, les mythes et les mœurs, par W. Wundt ; I" volume : le Langage {1900}. — La première partie do cet ouvrage marque un renouveau de la philosophie linguistique, trop négligée depuis un quart de siècle par les philosophes de profession, que déroutaient les progrès considérables de la phonétique et de la sémantique. \Vundt définit d'abord la Vœlkerpsychologie, qui a pour objet, dit-il, « les processus jjsychiques sur lesquels reposent le développement général des sociétés humaines et la création des productions intellectuelles conmiunes de valeur universelle « (t. I, p. 6). Le langage, fait social par excellence, se prête admirablement à une telle étude. L'auteur lui consacre neuf chal'itres, et passe successivement en revue : 1. les Mouvements expressifs par lesquels se traduisent les émotions et les sentiments ; IL le Langage des gestes ; III. les Sons du langage ; IV. les Changements phonétiques ;\. la Formation des jnots;\l.les i-^omies graynmalicnles ; ^11. f Arrangement des phrases ; VIII. les Changements de sens ; IX. l'Origine du langage. \Vundt a frayé de nouveaux sentiers aux linguistes psychologues, qui jusqu'alors étaient disciples de Herbart (par exemple Hermann Paul). Une critique de lœuvre, au point de vue purement philologique, a été faite par réminent linguiste B. Delbruck : les Problèmes essentiels de la (inguislique étudiés dans la psychologie du langai/e de Wundt (1901). L'auteur s'est défendu, dans une brochure qui a pour titre ; Uistoii-e du langage et psychologie linguistique (1901).

Psychologie politique du peuple anglais au XIX' siècle (Essai d'une), par Emile Boutray (1901).— Cet ouvrage forme en quelque sorte le complément et la conclusion naturelle des études documentaires que l'auteur avait précédemment données sur la constitution anglaise et sur le développement de la société politique eu Angleterre. Il commence par étudier l'homme — c'est-àdire, en l'espèce, l'Anglais — en général, tel que l'ont façonné le milieu physique et le milieu humain, pour en faire un homme moral et un homme social. Par une transition logique, il examine ensuite la façon dont l'Anglais conçoit la politique, les droits et les devoirs du citoyen, la formation des partis, l'idée qu'il se fait de la loi, de la royauté. et enfin, dans une dernière partie, intitulée ILndividu et l'Etat, il étudie la fonction de l'individu dans l'Etat, la fonction de l'Etat à l'intérieur, la fonction de l'Etat à l'extérieur. Il note les changements profonds qui se sont accomplis dans lo système politique et les mœurs publi- (jues de l'Angleterre au cours du xix* siècle.

PSYCHROCXJNIE {kro-kU-ni — du gr. psukhros, froid. et klinein, incliner] n. f. Biol. Tropisme déterminé chez les plantes par l'action du froid. (Ce tropisme peut être horizontal ; il peut aussi amener le renversement do la direction géolropique. La psychroclinie ne saurait être uniquement attribuée à une dépression de la turgescence.)

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