‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 28 sur 363 · ARNOLD — ART · texte numérisé non relu

ARNOLD — ART

y a toutefois cette diïférenco qu'il est pourvu au centre dune ouverture. A l'état de roDctiouucment, 1 appareil est disposé comme lo montre la figure, le ballon rempli 'leau jusqu'à une certaine hauteur, et renversé au-dessus du chapeau en

terre. Le rebord ^i^

extérieur do ce- - - ^

lui-ci repose à la surface de la terre qu'il s'agit d'arroser automatiquement 'c'est-à-dire la terre contenue dans un vase ou un potV II renlerme do l'eau, niais il plonge dans la terre du vase, et il est rem])li de terre dans la sorte de tube ou do cavité ((ue limite en haut son ouverture centrale.

V'.w définitive, l'eau et la terre, l'une à l'intérieur et l'autre à l'extérieur du chapeau, ne se trouvent eu contact que par cette ouverture, et l'écoulement do l'eau ne peut se produire qu'autant que la terre, étant sèche on rciaiivement sèciie, peut exercer, par

Arrosoiu- automatique; 1. Coupe de lappaloil en place ; 2. Chapeau en terre euite montrant le l'ond repoussé ; 3. Le même en coupe; 4. L'appareil en place.

Arroseur automobile.

action capillaire, une véritable aspiration : en conséquence, elle s'arrose d'elle-même, et dans la mesure de ses besoins.

— Arroseurs automobiles. L'application de l'automobile à l'arrosage des grandes villes est entrée dans la prati-

il se montra

Tramway arroseur.

que courante depuis quelques années. A Paris, des arroseurs automobiles très puissants parcourent les grandes voies, telles q^ue l'avenue du Bois-de-Boulogne, et projettent avec lorce une véritable nappe d'eau sous pression, suffisante pour arroser amplement, d'un seul coup, une rue de moyenne largeur. En Amérique et dans quelques villes d'Europe, à Milan notamment, des services de tramways électriques arroseurs ont été organisés ; ces véhicules munis d'un réservoir de grande capacité projettent à l'aide de lances spéciales un véritable rideau d'eau surtout leur parcours, qu'ils etToctuent à grande vitesse vers quatre heures du matin, lorsque les voies sont à peu prés désertes.

Arrow, nom de deux lacs du Canada (Colombie britanni(|ue), l'un et l'autre simples épanouissements du lit de la Colombie : l'Arrow d'en haut a plus de 25.000 hectares ; l'Arrow d'en bas plus de 10.000.

ARSENGLANZ n. m. Syn. de ARSiiNOLAMpniTE.

*ARSENIG n. ni. — Encycl. Arsenic normal. .\. Gautier a signalé (1898-1902) la présence constante, dans l'organisme, d'arsenic à l'état de traces en combinaison organique constitutive des cellules nucléoprotéiques, principalement dans la glande thyroïde. L'auteur conclut à une fonction de cet arsenic normal^ les nucléoprotéides activant la vie générale et concourant à la reproduction des tissus. L'arsenic provient de nos aliments (peau, cervelle), de quelques végétaux, des eaux; l'excédent s'élimine par la pousse des poils, la desquamation de la peau chez l'homme, par le sang menstruel chez la femme; dans ce cas, s'il y a fécondation, le métalloïde est utilisé pour la formation du nouvel être; cette découverte explique en outre l'influence des médications arsenicales organiques (cocodylate), les relations entre la glande thyroïde et la grossesse, la coupe des cheveux chez la femme et ses règles, etc.

ARSÉNOLAMPRITE (lan) n. m. Arsenic natif. ARSÉNOPHYLLITE n. f. Acide arsénieux naturel. *ARSIN n. m. — Bois brûlé ou endommagé par le feu.

ARSONVALISATION (d') [de d'Arsonval] n. f. Application des courants de haute fréquence à la thérapeutique médicale.

— Encycl. Le professeur d'Arsonval en étudiant les courants de Tesia a établi toute une série d'appareils, dont l'usage se généralise de plus en plus dans le traitement de diverses maladies. Aussi a-t-on donné son nom à cette application des courants de haute fréquence.

Ou utilise principalement, pour les applications générales, le solénoïde. en le mettant en rapport avec les armatures extrêmes des condensateurs (v. haute fréquence) et, pour les applications locales, la bobine inductrice

©t les résoonateurs d'O' La fréquence dos inlei permet do soumettre les malades à de fortes inlensi- — tés, sans que la sensibilité soit atteinte.

La d'ArsoDvali- <^ation est utilisée dans les maladies chroniques , rliumalismes, artériosclérose , arlhritisme, eczéma, diabète, albuminurie.

Elle est absolument contro-iodiquée dans les maladies cardiaques valvulaires.

*ARTn.m.— Art NOUVEAU ou Art MODEUNE. Celle expression est née du grand mouvement d'art décoratif qui, à partir de 1892, se manifesta dans l'Europe occidentale. Depuis celte époque on qualifie art 7iouvenii, ouart moderne, tout meuble, tout objet dont les dispositions de forme et de décor s'écartent de la tradition et des styles.

La naissance du mouvement d'art décoratif dont il s'agit ne fut pas aussi spontanée qu'on le croit généralement. De 1815,

Bobine inductrice bipolaire.

époque OÙ disparaît le style Empire, à 1889, il serait possible de constater bien des variations dans la déco- . ration du mobilier et du bibelot. Par exemple, on pouvait voir à l'Exposition universelle de 1900 des reconstitutions d'ameublements Restauration, Louis- Philippe-, Napoléon III que difi'érenciaient certains caractères. Mais la tradition ou, plutôt, l'imitation avait trop de part dans la production do ces diverses époques pour i^u'uu style prit naissance et reçût un nom caractéri.stiquL". Cependant, durant ce laps do temps, certains artistes avaient cherché à exprimer leur idéal décoratif auircmcnt que leurs devanciers.

Jcau-Ch, Cazin, après 1870; Jean Carriès, aux environs de 1S80, modèlent et décorent des poteries. Félix Bracquemond apporte sa collaboration aux porcclaineries Haviland. Mais il faut arriver à l'Exposition universelle de 1S89 pour constater un progrés cenain pouvant amener l'éclosion d'un art nouveau. L'Angleterre, dans lo mobilier, affirmait sa logique; lesorfèvres américains, Graham et Augustus Tifi'any paraient les pièces produites par leurs ateliers de décors neufs, tandis que les verreries de Louis-C. ïilTany révolutionnaient l'art du vitrail. En France, une élite d'artistes et d'industriels exposait des œuvres qui témoignaient également des progrès accomplis. Emile Galle avait envoyé des meubles dont il avait fixé les lignes et créé le décor, et des vases, en verre coloré, dont il tirait j>ar le feu des effets saisissants. Cl. Massier, Chapîet, Dammouse et Delaherche réunissaient des grès flammés, neufs de forme et de coloration ; Vever, Boucheron et Lucien P'alize, des orfèvreries et des bijoux qui témoignaient de recherclios nouvelles. L'évolution était mémo assez avancée pour que Fali2e proposât de repousser dans le métal des herlies potagères pour la décoration d'un typique service d'orfèvrerie.

Les exemples fournis par l'Exposition universelle do 1S89 portèrent rapidement leurs fruits. Tout allait concourir à uue rénovation décorative. Les artistes libérés du préjugé du grand art, cherchent des formes. Aussi, en 1891, la'Société nationale des Beaux-arts créc-t-elle uncscciiou d'art décoratif, peu importante la première année, mais significative au Salon de 1S92. où les éiains de J. Desbois, Alexandre Charpentier, Jean Baffier sont exposés pour la première fois. La Société des Artistes français, réfractaire tout d'abord à l'art décoratif, est contrainte de céder lors du Salon de 1895, qui comprend une section spéciale aux objets d'art.

Le 22 décembre de cette même année, au retour d'une mission aux Etats-Unis, S. Bing inaugure dans son hôtel de la rue Chauchal, approprié au goût du jour par Bonnier, un magasin qui prend pour titre l'Art nouveau. A l'étranger les progrès de cet art nouveau ne sont pas moins considérables. En Angleterre, les magasins Liberty, les manufactures do paj)ier peint d'Essex, les ateliers de Merton-Abbey et de Kelmscott-Press, que dirico "W'illiam Morris et auxquels Burne-Jones et Walter Crano fournissent des modèles, jouissent dune faveur extrême. Il n'est pas jusqu'au grand bazar londonien (Maple) qui ne rajeunisse ses modèles et otTre à sa clientèle do l'art nouveau. On inaugure à Bruxelles, en février 189-1, la première exposition de la Libre Esthétique, ou une large place est réservée aux manifestations décoratives, et en décembre de la môme année, une Maison d'art, installée dans l'ancien hôtel de Edmond Picard, le célèbre avocat belge, ouvre ses portes aux acheteurs bruxellois. Toutes les productions décoratives de l'Europe, qu'elles émanent d'artistes célèbres ou d'humbles ateliers campagnards, s'y trouvent réunis. Mouvements simultanés, un peu antérieurs ou légèrement postérieurs, en Allemagne, en Autriche, en Hollande, en Danemark, dont les porcelaines de la manufacture royale de Copenhague out conquis bien avant 1895 la faveur des amateurs les plus délicats.

L'expression art nouveau est dès lors entrée dans le langage courant, mais il s'en faut que ces deux mots dé' signent des tendances uniformes, capables de donner

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