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ASHOLITE
naissance ^ nu styU* di^icrmiinï. L'art nouveau varie selun les pays, le poiit'amliiaiit. Kii France niéine. Ii>si>léiiieiits qui le couiititueiit sont irrs diir^reiils, si<loii la valeur des créateur'*. Vui-i rjurltiut^s données géntïralcs sur les caraclères "U- larl nMiiv4*au l'ii Knropi' :
En AnglcUrrc, la renaissani •• dtcuraiiv.*. m'-f di*s prédieatiuns de Unskin et drs r<alisaiiuns diin I)untr-Oal>rieI Kossclli, d'un Hnnie-.loncs. d'un Walu-r franc ft surtout dun William Morris, s'ins|»ira tout daburd de la tradition naliouali', du siOr Tudor principaleriunt. Mais le bon sens aii^'Iosaxoù de ces ariistcs flimiiia vite I inutile et l'arcltaxiiio pour ne conserver "(uo les cléments de bcaut<S csseulictle <|ui pouvaient luyî luemciit convenir à leur temps. Les ;ïrlid extrême Orient d'une part, l'observation sincère de la nature d'auin- pari, leur ont permis do parer l'armature première de leurs conceptions décoratives d'une oriiiMneutalioh distinj^'uée ù rexlrème.
Kn Uel^'ii|uc, 01^ l'amour de la tradition n'était pas aussi vif. les ariisiL's se sont surtout préoccupés de trouver des aK''"^''"»'''»*s inédits cl coufortables. Mais quelque agréa- Ides que fussent les dispositions adoptées, quelque imprévtifS que parussent leurs courbes, il fallait relever ces ihspositions neuves de décorations capables de satisfaire lo goAi flamand épris d'ampleur et de richesse. Dans ce but, on appliqua sur les Uiiseries des arabesques aux méandres compliquées repoussées dans le cuivre; sur les étoffes, des broderies, de dessin imprévu. Les architectes lïorta et llaiikar et surijui Van de Veldo réaliséreiU de curieux ensembles. L'iniluence du dernier a été considérable. Elle s'est étendue jusqu'en Allematrne, où lou a usé et même abusé des décorations graphiques obtenues par la stylisation outraneière de certaines plantes. Il est vrai que l'AIIemai^ne avait besoin du secours de ces décorations pour donner nu peu d'amabilité aux pylônes art nouveau et aux moliiliers i.'éométriques, parés do mouluralions rigi'lcs empruntées aux monuments do la Grèce archaïque. Rappellera-t-on, à ce propos, qno cinquante années pins idl, le roi Louis do Bavière avait déjà cherché à rendre sa capitale. Munich, la plus grecque possible?
L'art nouveau, avec des caractères particuliers provenant des ressources, des habitudes et des goûts locaux, est également apparu en Autriche, en Danemark et en Ilollaude.
A aucune époque. l'Angleterre, la Ilollaudo e* l'Allemagne n'ont excollô dans la statuaire. Klle est presque complètement éliminée dans leur art nouveau. Aussi, pour distraire leur œil, ont-ils, par contre, fait uno large place aux cuivres luisants découpes en arabesques ajourées et appliqués sur des bois naiurellement riches do coloration ou égayés de tonalités factices.
Il n'en a pas été de même en France. Au lieu do so contenter des stylisations schématiques do la flore et do l:i faune, les artistes de ce pays ont ou la préoccupation de parer les formes nouvelles d'une ornementât ion sculptée, où la fleur conservait sa naturelle souplesse, ctoùla figure était présentée avec tuui son agrément. C'était déjà la préoccupation des expos:ints de issu. Mais ceux-ci cherchaient la nouveauté dans le réalisme absolu. Leurs successeurs se sont souvenus à point que l'art ex([uis du xviii* siècle tenait son charme non pas do l'imitation rigoureuse de la nature, mais, bien jdutùt, do sa libre interprétation. Et les meilleurs parmi les ouvriers d'an du temps présent se sont ert'orcés de donner à leurs conceptions la douce harmonie de ligne et do modelé des chefs-d'teuvre nationaux de jadis, et de les parer do tout l'imprévu que la faune et la flore, librement interprétées, pouvaient assurer. Si les plus heureux constructeurs do meubles, Cli. Plumet. Tony Selniorshoïm, Sorol, Gaillard ont demandé peu à la sculpture, quoique celle-ci fût parfois d'une aide efficace, comme le prouvent certains ensembles où ont collaboré Jules Desliois et Alexandre Charpentier, les auteurs des rdus jolis bijoux contemporains ont su tirer do leniploi de la tluro librement interpréléo ot do la ligure humaine, des effets nouveaux, puissants ou poétiques, où lo jeu des ombres cl des lumières avait une large place. Tel est le cas de Kené Lalique, dont les créations suggèrent les plus délicates rêveries, ou des bijoux plus robustes exécutés par Dampt. Henry Nocq, Beckor, Kupcrt-Carabin. etc. Ici la richesse est autrement grande, l'enot autrement puissant que daus les rébus graphiques qui voient le jour ù Bruxelles ou à Berlin.
Mais, ainsi quo cela est déjà arrivé, il y a ou excès en an nouveau. Nombre d'artistes secondaires ont abusé do cette facile orncme.'ilation graphique qui, do Belgique et d'Allemagne, a envahi la France et facilité la production d'une foule de bibelots médiocres. Aussi uno réaction KO faii-ello sentir et lexpresiion Art tiouveau no jouit l'ius du môme prestige qu il y a dix ans.
Art ni«^ToiKT-: i.i' !,■ . ouvra^'O entrepris en 1905 sous la '' :■* 'I'". 'A!! ' '■ M. ici. — Ï.Jfistoire de l'art depuis les I I > / ' "^ jusyu'v. nos jours a pour but do
I iui>l..:i:i- r 1. ^ u;a.iir. spéciaux, les essais, les monograplties publiéii ces cinquante dernières années, et qui ont considérablement modiiié les opinions admises. Grâce, eu
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ticioii> >iu UN -ju-iu. ^ .1 il s rvolutionsde l'art, ainsi quo sur le rôle de certains grands artistes, ont fait leur temps. Une scienco nouvelle est née. dont los afiirmations sont basées Hur des faits exacts et non plus sur l'intuition ou lo sentiment.
Les collaborateurs d'André Michel : Henri Bouchot,