RIVADAVIA - ROBERTO
Robert Pierre-Charles), ri'- i.
leur français, né â Bar-lo-lJuc i
Paris en 1887. Sorti de 1 Ecole j du génie, il y atteignit le grade oe (apica.ji- 1 intendance militaire (im^), où il parvint a . la hiérarchie. Ses fonctions Of rempéchaioi, livrer â son goût pour la , ,iie et do i'ih..:r a-j
remarquables travaux -i .^ jui lui valurent un
si>--<* à ITn^'iMi; ' Aca^J' riptions et bellos-
piiijcipaui ; Uecherches l 'ul ^liiAj; Ftudeê numis- '-■ l' Jr !-, F.unre ■ I852i:
f^cr e-
Lanijuedtjc jubqu a la lin de ia période
1 1876-1880); Zt7u(/e« aur /cj médaillons conte.
et deux ouvrages publiés après - - -■ ■ ' - -i^
la Moselle {ÏSS6) oi Mélanges , Il a
donné de nombreux et importa iicvue
archéologique > et â la « Kcvuc tj'un.MJiii , jn- ..
Robert (Charles-Frédéric), administrateur français, né à .Mulhouse eu 1827, mort à Pans en 1899. Docteur en droit, il entra au conseil d'Etat en 1849, v devint maître des requêtes et, en l?i64, fut nommé conseiller d Etat et secrétaire général du ministère de l'instruction publique. Il fut un des collaborateurs les plus actifs de Duruv et rontra dans la vie privée après la chute de l'Emn'ire; i) se passionna alors pour les réformes sociales, fut directeur de la compagnie d'assurances c l'Union », fonda et présida la Société ce participation des ouvriers aux bénéfices des patrons, donna uno vive impulsion an mouvement coopératif, fut un des fondateurs de rAUianco coopérative internationale et membre du comité central des coopératives do consommation. Enfin, il contribua â l'institution si utile de la Société française des habitations à bon marché et fut un des auxiliaires de Chambrun daos la fondation du « Musée social .. Il a publié : De la nécessité de rendre l'instruction primaire obligatoire en France et des moyens pratiques à employer dans ce but (1860): De iignor-twt: dts pofmUitioHS ouvrières et rurales ae la France qui tendent à la perpétuer (1803; j Plaintes et tés par les instituteurs publics en 1861 sur la tmusons d'école, du mobilier et du matériel clasit^L.t i . : De l'ignorance (1969); les Améliorations sociales du 5 Empire (1368); la Suppression des gréces par l'assocti.:,!i aux bénéfices (1870); le Salut par l éducation (1871); IJnrtruction obligatoire iiaiX); la Question sociaie (1^13); le Partage des fruits au travail, étude sur la participation des employés et ouvriers dans les bénéfices (1874) ; École ou Prison (187-*); la Participation aux bénéfices de l'industrie, du commerce et de l'agriculture (1892); etc.
Robert (Charles-Jules), graveur français, né à Cliartres en 18i3, mort à Paris en 1898. Elève de Chapon, il s'est consacré â la gravure sur bois et a débuté au Salon de 1864. Les principaux maîtres qu'il a interprétés sont Palma le Jeune, Tintoret, Kicciarelli, Mengs, Vernet, de Neuville, Bonnat, etc. II a collaboré à l'illustration de l'Histoire des peintres, de Charles Blanc, et gravé les planches do divers types de billets de la Banque de France.
Robert (Ulysse;, érudît français, né â Blancheroche (Doubs) en 1845, mort â Paris on 1093. Elève de 1 Ecolo des chartes, il fut attaché à la Bibliothèque nationale, et devint inspecteur général des bibliothèques ei archives. Outre une Histoire de Philibert de Chalon, prince d'Orange, on lui doit des catalogues bibliographiques et des inventaires de manuscrits que son érudition et son esprit d'ordre rendent précieux pour les chercheurs.
Robert (Louis de), romancier français, né à Parts en 1871. Il fit son éducation dans une pension de Neuilly, qu'il dut quitter à quinze ans pour gagner sa vie. 11 était journaliste à dix-neuf ans. En 1892, il quitta 1' « Echo do Paris.' pour entrer au •'Journal * que fondait Fernand Xau et où il collabora assidûment pendant six ans. Son premier roman, intitulé un Tendre, et dont le titre caractérise assez bien sa manière, parut en 1894. II a donné depuis: Fragiles {IS9Ô), volume de nouvelles ; Papa (1896); l'hnvers d'une courtisane (1897); l'AnneûÀi; la Première Femme (1898,; yinetle; la Beprise (1899); le Partage du cœur (1900); et le Mauvais Amant (l90l); etc.
Robert (sacckV v. sacce, t. VII.
*RobeRT-FLEURY (Tony), peintre français, né à Paris en l''37. — Cet artiste a évolué vers les claires tonalités et les recherches d'etfets rares. On a vu de lui, an Salon do 1903 : Sous la Dévolution, le Bain; en 1904 : Anxiété, Ouvrière, Mélancolie; en 1906 : Marie-Antoinette le ma' tin de son exécution, une Ouvrière. Il a été élu président de la Société des Artistes français en remplacement de Bouguereau.
RoBERTOiFredericonE) littérateur italien, né àNapIcs en IS66. Il débuta dans la littérature par trois recueils de nouvelles, où l'influence do l'école naturaliste était sensible ; la Sorta (1887); Documenti umani (1889); i Processi rerbnli (1890). Lc premier de ses romans est : Ermanno Ba'li{iiS9), le meilleur et le plus connu: r/^/H-îi'oTi^ (1891), dont l'héroïne, Teresa Uzeda. est une sorte de réplique à M"' Bovary ; dans les Vice-rois (1894), il donna à ce roman uno suite où. en peignant la société aristocratique de la Sicile à la veille de la révolution de 1860, il fan la psychologie des ascendants supposés de son héroïne, ôa retrouve ses thèmes et ses préoccupations ordinaires dans //// vlmori (1898), roman par lettres, où il répond aux objections soulevées par l'Anwre, il //u5(iWo(1899;, l'Albero cteUa scienza (1899). Il a publié aussi un volume sur Leopardi (1898), un recueil d'articles de critique, i7 Colore del tempo (1900), et plusieurs études presque toutes relatives à l'amour à travers les âges : l Amore, fisiologia, psicclogia^ morale (1895). où il a voulu donner un pendant aux livres célèbres des deux romanciers cités plus haut : una Pagina délia storia delV amore (1898), à propos de la liaison de Oeoree Sand avec Alfred de Musset et Chopin : le Amiche di Balzac (1899); Corne si orna (1900). De Roberto est un des romanciers actuels les plus puissants et les plus originaux: riche d'idées, il semble s'être proposé comme modèles Bourget et Stendhal. Il semble hanté par les problèmes moraux et sociaux que sotilêve les relations
De Roberty.
ROBERTSON — ROEIIRICHT
entre les sexes, et il s'est fait au sujet do l'amour une philosophie pessimiste qui s'accuse dans toutes ses œuvres.
RoBERTSON (Thomas Williani), auteur dramatique anglais, ué a Newark on Trciu on 1839, mon ù Londres on J871. Dans le très praud iioniltro de scspiùccs, qui, toutes, furent accueillies j-ardes applaudissements, il faut citer : David (Jai-rick ^ISCi] : Socic tij (liG:j) ; Casic, Ours (186ô) ; Borne (1309) ; Schoat <,\-^6'.*) ; Ai. P.[tiiember of Parliament] (1870). Les pièces de Kobertson doivent leur succès à la façon dont il mCdait le scutimcntal au comique, en poussant l'un et l'autre à la charpo. II eut beaucoup d'imitateurs, et son ccolo est connue dans la Hitt-rature anglaise sous le nom assez bizarre de Cup and Saucer Comcdy ; ce qu'on pourrait rendre ù peu prùs par « l'Kcolcde la tassedo tliéw.
R03ERTVILLE, conim. d'Algérie (départ, de Constantino [arroud. do Pliilippeville]). sur l'oued ol-AIimar. sousaffluent du Saf-Saf ; 0.000 hab. Petit centre do colonisation très actif. Oliviers, orangers, moulins.
*ROBERTY Eugène de), philosophe russe, ne en Podolie en 1843. — Il a encore occupd une chaire à l'université libre de Bruxelles et à l'Ei:ole russe dos hautos études de Paris. Eu mars 1906, il proposa, dans une rC'union pU^nièrede la noblesse do Tver, l'abolition des privilèges de caste. Citons, parmi les Ocriis de cet esprit vraiment original : hi oociulof/ie (1880); l'Ancienne el laXouvetle Philosophie. Essai sur les lois générales du développement de la philosophie (1887); l'/nconnaissable, sa métaphystguef sa psychologie (1889); /(( Philosophie du siècle . Ci'iticisme , Positivisme. Evolutionnisme (1891) ; Agnosticisme . Essai sîir quelques théories pessimistes de Ut connaissance {IS92) ; la Ilecherche de l'unité [l^^'i); Auguste Comte et Herbert Spencer (1894) ; l'Ethique, le Sien et le Mal. Essai sur la morale considérée comme sociologie première {lS9ù); l'Etre et le Devenir moral ; la Religion et la Morale, défense de la théologie (1896); l'Ethique. Le p-tycltisme social (1898); les Fondements de l'éthique {\>iO^}i Qu'est-ce que le crime? (1899); Qu'est-ce que le jjvoijrès ? (1899) ; la Constitution de l'éthique (1900) ; Frédéric Âielzscne, Contribution à l'étude des idées philosophiques et sociales à la fin du s.ix* siècle (1902) ; Nouveau programme de sociologie (1904).
ROBILANTE, bourg d'Italie (Piémont [circondarîo et prov. de Coni]), sur la Verraenagna, sous-affluent du Pô par la Stura et le Tanaro; 2.900 hab. Sériciculture.
*ROBINET n. m. — Robinet à pointeau, Sorte de robinet que l'on emploie pour augmenter, diminuer ou arrêter coni-
fdèlement l'écoulement d'uu gaz ou d'un iquide quelconque.
— Encycl. Le robinet à pointeau est constitué par une ligc cylindrique pleine, en partie tiletée, et qui monte ou descend dans un écrou do môme pas. Un petit volant surmontant la tige cylindrique permet de le faire mouvoir dans l'écrou lixe. La ti^e se termine par une pointe coni- . Robinet que s emboîtant dans une ouverture éga- ^ pointeau, lement conique. En tournant le volant dans un sens ou dans l'autre, le robinet descend ou monte, obturant ou ouvrant l'oriûce par lequel s'écoule le gaz ou le liquide.
ROBLA (La), bourg d'Espagne (prov. de Léon [distr. de la Vecilla^), sur la Bernezga, sous-affluent du Duero par le 'l'orio ; 3.000 hab.
ROBLEDO iMeK.'hior), compositeur espagnol, né dans la première moitié du xvi* siècle. Il se rendit en Italie, vécut pendant plusieurs années à Rome et, de retour eu Espagne, fut uommé maître do chapelle et prébende de la cathédrale de Saragosse. Il y conquit une si grande renommée qu'à sa mort le chapitre de cette église lui rendit un honneur jusqu'alors sans exemple, en accompagnant en corps son convoi. Robledo est considéré comme "un des plus grands artistes do son temps. Ses ouvrages, qui consistent en messes et motets, sont répandus en très grand nombre dans les églises d'Espagne. On en trouve aussi, manuscrits, dans la bibliothèque de la chapelle ponLilicale à Rome.
ROCBASSIER icha-si-é) n. m. Alpin. Ascensionniste ou guide spécialisé dans l'escalade eu rochers.
Roche (La), comm. de Suisso (cant. de Fribourg [distr. de GruyèreJ), dans la vallée de la Sarine, affluent de l'Aar; 1.100 hab. Élève do bétail; fromagerie; tressage de la paille. Commerce de bois. Ruines d'un ancien château. * Roche (Jules), homme politique français, né à Saint- Etienne en 18 il. — Président de la Ligue des contribuables, il demanda, en 1903, aux conseils généraux de protester contre le projet do loi qui consistait à imposer aux communes la construction des maisons d'école, et quarante assemblées départementales se prononcèrent en sa faveur. En 1901 (5 et 6 déc), il lit, ù propos do l'impôt sur le revenu, un discours très documenté ; il y faisait l'étude complète do tout ce qu'avait été dans le passé et est encore dans les pays voisins l'impôt sur lu revenu, critiquait en détail le système et ' concluait à sa con-iamnatiou dé- .,■ ' fmitivo. Eu 1905, il vota contre "• V* la séparation dos Eglises et do l'Etat. Il a été réélu député do la 2* circonscription de Tournon, jui.^ KocLc. le 0 mai looô. Jules Roche a encore publié: A'os^.naiif/*.ï (1999}; Fniflnc«e?po/i/i7iie(I899): les budgets du \ix* siècle et Questions diverses (1901).
Rochegrosse.
Roche (Fernand Massignon, dit Pierre), peintre et sculpteur fran^;ais, né i Paris en 1855. Intéressé d'abord par la peinture, il ro<;ut les conseils de Xrutl'ot, Berchèrc, tiervex et Roll, et envoya au Salon do 1884 Ruth, qui fut suivi ï>ar un Petit Démocriie (1886) ; l'Enfant prodigue M887); la Toilette de la blanchisseuse (1889). Ayant eu l'idée d'envoyer une maquette au concours provoqué ]iour l'érection d'une statue à Danton, son projet fut remar- (piô par Dalou, qui l'encouragea à persévi^rer dans la scut])ture et dirigea sa nouvelle vocation. II a envoyé, di-puis 18U1, aux Salons do la Société nationale des- beauxarts, dos tigures et des motifs décoratifs qui ont attiré l'attention sur lui. On lui doit : l'Effort, figure colossale en plomb (1900), placée dans le jardin du Luxembourg; l'Avnl, fontaine décorative (1906), qui appartient à la Ville de Paris ; le Monument de Henry Fouquier (cimetière de Passy) ; des cariatides ; des bustes dont il avait décoré le ihéàiro à l'Exposition universelle do 1900 (Paris). II est l'inventeur des " gvpsographies », estampes eu relief et rehaussées de couleurs, qui ont la délicatesse des sourimonos japonais, sans cependant les pasticher.
* Rochegrosse (Georges-Antoine), peintre français, né â Versailles en 1859. — En outre des œuvres déjà citées Je cet artiste, mentionnons ses envois aux Salons de la Société des artistes français :
Assassinat de l'empereur Géta (musée d'Amiens [1899]}; la Légende merveilleuse de la reine de Saba et du roi Salomon , triptyque (1901); Portrait de M'^' Rochegrosse {1903); une Rue de la Kasbah, à Alger (1905) ; la Joie rouqe (1900), qui lui a valu la médaille d'honneur. Rochegrosse a exécuté de nombreuses illustralions pour des éditions de bibliophiles. A celles déjà citées, on ajoutera : la Chaîne d'or de Bauchilde de Samos, de Th. Gautier; Augusla, de Maurice Sand; le Poison des pierrerits, de Camille Mauclair ; Ariane , de Pierre Louys ; -les L^r'mcesses, de Th. de Banville; Akedisseril, de Villiers de risle-Adam. Il passe les hivers dans sa résidence de Djenan-Meriem, à El-Biar, près Alger, et profite de ce séjour pour diriger les travaux des élèves d'une académie particulière, créée à Alger. Il a obtenu une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1900, où l'on revoyait sa Course au bonheur et son Assassinat de l'empereur Géta.
Roches (ÉCOLE des), fondée par E. Demolins, qui s'est efforcé d'y appliquer les principes de son livre sur l'Éducation nouvelle. Cette école, qui s'ouvrit en octobre 1S99, est établie dans le domaine des Roches, à 2.500 mètres do Vcrnenil-sur-Avre (Eure). Elle est dirigée par E. Demolins. Depuis la création de l'Ecole des Roches, il s'en est fondé d'autres d'après les mêmes principes, sinon exactement sur le même plan : le collège de ISormandie, près do Clères (Seine- Inférieure) ; l'école de l'Ile-de- France, près de Liaucourt (Oise); l'école de l'Estérel, non loin de Cannes (1901), et l'école du Sud-Est, près de Villefranche-sur-Saôno (Rhône) [1902].
ROCHESSAUVE, comm. du département de l'Ardèche, arrood. et à 17 kilora. de Privas, à quelque distance du Maldaric, sous-aftlucnt du Rhône par le Payré; 870 hab. Filature de la soie, minoterie. Aux environs, source sulfureuse.
Rochet (Charles), sculpteur et peintre fra.nçais, né à Paris en 1815, mort à Athis-Mons (Seine-et-Oise) en I900. Il prit des leçons de sou frère, le statuaire Louis Rochet, et débuta par des peintures. Son portrait de Louis Rochet, au Salon de 1844, Ii.\a l'attention sur lui. On cite encore de lui ses tableaux : une Religieuse et une Tête d'homme. Mais il ne tarda pas à se consacrer à la sculpture, et l'exemple de son frère l'inclina vers la statuaire historique. On lui doit notamment une statue de Sylvcsti-e de Sacy, bronze, à l'Ecole des langues orientales. Le monument de Charlemagne est l'œuvre des deux frères. Charles Rochet a publié le Prototype humain (1884), la Figure humaine (1892), 'Traité d'anatomie ; etc.
ROCKEFELLER (John Davison), industriel américain, né près de Clevoland (Ohio) en 1839. D'humble origine, il gagna sa vie à divers petits métiers, comme celui de sacristain d'une modeste église de village. Puis il fut comptable dans un bureau et ayant, de bonne heure, réalisé quelques économies, il s'entendit à les faire fructifier. Il possédait, en 1900, une fortune de cinq milliards do francs, acquise notamment en réalisant le trust de tous les puits à pétrole des Etats-Unis et eu écrasant, par la baisse des prix, les sociétés concurrentes de l'organisme qu'il avait fondé, la « Standard OÎI Company », et qu'il dirigeait des avant 1876. Rockcfellor a fait des libéralités assez considérables aux institutions do son pays; il a notamment, contribué largement à la fondation de l'Université de Chicago: en 1906 encore, il donnait un million de dollars à l'œuvre des maisons do correction pour enfants et une autre somme énorme à la <i Naval Yougmen Christian Association » pour fonder un établissement à Norfolk.
ROCOUR, comm. do Belgique (prov. eiarrond. do Liège); 1.400h.
Craie, sable.
*ROD (Edouard), romancier suisse, ué à Nyon en 1857. — 11 a publié en dernier lieu: un Vain- ' '
qucur (1904). ouvrage dans lequel ;
il se demande si la question se- ^^
cialc n'est pas au fond une question moralo; la Fêle des vignerons à \'ercy{l90:i)\ Reflets d'Amérique ■/ ' >
(1905) ; l'Indocile (1905), oii il exa- J ' ' I
mine lo problème religieux dans Ed. Rod.
ses rapports avec le problème
politique; l'Affaire J.-J. Rousseau (1906); l'Incendie, roman (1906). Eu 1906, l'Œuvre a fait représenter au Nouvcau-Théûtro une pièce on trois actes, d'Ed. Rod ; le
Réformateur, où l'auteur a pris potir sujet un épisode de la vie de Jean-Jacques.
RODDE (Charles-Gustave), peintre pavsagisto allemand, né en 1830, mort à Berlin en 1906. Il vécut longtemps en Italie, où il prit la plupart de ses sujets. Son œuvre compte de ces morceaux qui consacrent la réputation d'un maître ; elle est très considérable. 11 n'est guère de paierie un peu importante en ^Ulemagoe qui no possède quelquesuns de ses tableaux. .
Rode Ilclge), poète et dramaturge danois, no à Copenhague en 1870. Fils d'un écrivain danois, il perdit son père de bonne heure, fut élevé en Norvège par son bcaujière E. Vullum, voyagea en Europe, et se ht bientôt connaître en Danemark par un recueil do poèmes. Fleurs blanches il'^92 , qui souleva l'enthousiasme de la jeunesse. Lyrique de tempérament, il a donné par la suite d'autres recueils d'une forme plus achevée et plusieurs pièces de théâtre qui lo mettent au premier rang de la jeune littérature danoise : /'^)7ï rfe roi (1896) ; La danse t-a(l898); les Luttes dans la maison de Stephan Rorg (1901J ; etc.
RODENBACH (Albert), poète flamand, né et mort à Roulers Belgique. 1S56-1880]. Les deux ouvrages qui lui ont donné le plus de renom sont : Karel de Goede (Charles le Bon), drame historique, et Gud>~un, drame en vers. 11 a été le fondateur de : De vlaamsche Vlagge et Het Pennoen. Le monde littéraire flamand lui a élevé uu superbe monument au cimetière de Roulers.
* RODIN (Auguste), statuaire français, né à Paris en 1S40. — Il a envoyé au Salon de la Société nationale, en 1901, le marbre de son Monument à Victor Hugo ; en 1902, Ombres, réunion de trois figures, et buste de Victor Hugo ; en 1904, le Penseur et Portrait de M'"* S.; en 1905, deux Torses plâtre et Buste du statuaire E. Guillaume ; en 1906, une Figure. Le Penseur a fait l'objet d'une souscription entre les admirateurs de Rodin qui ont offert le bronze « au Peuple de Paris «. (V. Pknseiir.) Une exposition de quatre hauts reliefs (deux frontons et deux vas- . ques), exécutés par l'artiste pour la villa du baron Vitta, à Evian, eut lieu en février 1905 au musée du Luxembourg. Rodin a exécuté ensuite de nombreux bustes,
RODING, bourg d'Allemagne (roy. de Bavière [cercle du Haut-Palatinat'), sur la Regen, affluent du Danube : 1.700 hab. Aux environs, gisements de houille ; grand commerce de bestiaux.
RODOCANACBI (Emmanuel), historien français, né à Paris en 1S59. II débuta, en iss's, à la « Nouvelle Revue et collabora depuis à la " Revue des questions historiques ", à la 0 Revue historique ", à la i Revue britannique «■ et au fi Journal des Débats «. Ayant l'esprit do recherche et d'érudition, en même temps que le sens du pittoresque et de la vie, il peint l'histoire en tableaux de genre. C'est ainsi qu'il a donné : Cola di Rieuzo, histoire de Rome de 1342 à 1354 (1888) ; le Saint-Siège et les Juifs: le Ghetto à Rome (1891) ; les Corporations ouvrières de Rome depuis la chute de l'Empire romain (1894); Courtisanes et bouffons, études de mœurs romaines au xvi* siècle (1894); Renée de France, duchesse de P'errare (189G,, ouvrage couronné par l'Académie française; Tolta la Courtisane, esquisse^ de la vie privée à Rome en 1700 (1897) ; Bonaparte et les îles Ioniennes , épisode des guerres de la République et du premier Empire (1899 ; "les Deivùers Temps du siège de La Rochelle, relation du nonce apostolique (1899); Aventures d'un grand seigneur italien à travers l'Europe en 1606 (1899); EUsa Napoléon {Bacciochi) en Italie (1900) ; les Institutions communales de Rome sous la papauté (1901); les Infortunes d'une petite- fille de Henri IV, Marguerite d'Orléans, grande-duchesse de Toscane (1902) ; le Capitale 7-oniain antique et moderne (1905).
RODOLFE D'Ehs, poète allemand, né en 1220. mort en 1254. II a d'abord écrit des poèmes d'imagination d'après des modèles français. Après ces œuvres, qui sont perdues, Rodolfe composa le Bon Gerhard et Bai'taam et Josaphal. dont le sujet est tiré de légendes latines à la lendauctédifiante, puis un poème sur Alexandre. H revint à la poésie mondaine dans son 'W'ilhelm d'Orlens (Guillaume d'Orléans), inspiré par une œuvre française qui ne s'esï pas conservée. Enfin, il aborda une Chronique universelle, qu'il ne poursuivit que jusqu'à la mort de Salomon. Rodolfe était un homme instruit, connaissant bien la littérature de son temps, et dont les œuvres contiennent à cet égard de précieux renseignements. Comme poète, il lui manque la puissance, la sobriété el l'originalité.
Rodolphe (saint). V. Raocl (saint).
RŒBLINGITE n. f Silicate hydraté naturel de plomb et cliaux, avec sulfite.
Rœdeby, bourg de Suède (départ, ou lîln do Blckidge'. sur un petit affluent du lac Wcner; 5.000 hab., partagés on plusieurs agglomérations rurales. Gisements do fer.
RcEDER (Martin), chef d'orchestre et compositeur allemand, né À Berlin en 1851, mort à Boston en 1S95. Elève de l'Académie royale de musique de Berlin, il se rendit fort jeune en Italie, et, dès l'âge de vingt-deux ans. remplit l'emploi do chef des chœurs au théâtre Dal Verme de Milan. 11 vovagca ensuite pendant plusieurs années commo chef d*orc"l)CSlre : on Italie, en Espagne, en Portugal. De retour eu Allemagne, il faisait représenter à Hambourg un opéra, Vera, dont il avait écrit aussi le livret (1880) ; il séjournait ensuite à Berhn. où il devenait professeur au cousorvaioire de Scliarwenka, de là se rendait à Dublin comme directeur do musique, et enfin allait prendre la direction du conservatoire de Boston. Au cours de ses voyages il semait ses œuvres un peu ^lartout. On counalt do lui : deux « mvslères ", Santa Maria appiè itella Croce CX Maria Magdalvna; une ouverture d'A(/i/'i; Asorenfakrt. poème syinphonique: une suite d'orchestre; un Miserere; un quintette, un quatuor et un trio pour cordes et piano: des pièces de piano; des mélodies vocales. Il s'occupait aussi do critiipio musicale el collaborait à divers journaux allemands et italiens, parfois sous lo pseudonyme anagrammatique de Raro MinniSKR. 11 a puldié : Sur les conditions de la musique en Italie (1881); htudcs critiques, recueil (1881), et Du carnet d'un chef d'orchestre (,1881).
ROEBRICHT (ReinholdJ. historien allemand, né à Bunzlau (Silésic) en 1842. Il fut reçu en 1867 licencié en théologie à Berlin et on 1868 docteur es lettres à Halle,
et fut succcssivomcnt professeur d'histoire dans plusieurs grands lycées do Berlin. Il se fit connaître par ses études, parues dans diverses revues, sur la g<iograpiiic et l'hisloiro de la Palestine, et surtout par ses ouvrages remarquables sur l'histoire dos croisades. Ses |)rincipaux ouvrages sont : Contribution à l'histoire des croisades (1871-1878); Sourc'js arabes de l'histoire des croisades, en collaboration avec Goergens (I879, t. I") ; Contributions à l'histoire deSaladin ; Pèlerinages allemands en Terre sainte, en collaboration avec Henri Meisner : liibliotheca yeoqraphica l'alxstinx (1990) ; Courtes études de ihistoin des croisades {\^i>0) ; Additions et corrections de Du Canoë. Les i-'amUles d'outremer (1886); Etudes sur l'histoire de la cim/niême croisade (ISPl) ; Hcgesta regni IJierosolr/mitani (1893); les Allemands en Terre sainte {i8ï»t) : Histoire du royaume de Jérusalem (189S) ; Histoire abréijée des croisades (1898) ; etc. Il a édité, sous les auspices do la Société pour l'histoire do l'Orient latin : Scriptores i/uinti belli sacri (1870) ; Quinti belli sncri scriptores minores (1879); Testimonin minora quinti belli sacri; Atmates de la Terre sainte, 1096-1295 (18Si]. Avec Meisner, il édita enfin : Journal de voyage de la famille liieter {1881).
ROBKCNt bourg de Norvège (prov. do Christiania [distr. do Buskorud]), sur un petit cours d'eau tributaire du fiord do Christiania; 2.200 hab. Gisements de for.
HOCSSLBR (Constantin), publiciste allemand, nd à Morsebourg en 1820, mort ^ Berlin en 1896. Il fut chargé, en 18(7, d'un cours do philosophie à Tuoivorsité do Leipzig, mais prit un contré en 1818 déjà pour se consacrer au journalisme, défendit dans phisiours journaux les principes du libéralisme modéré, reprit ses coursa léna en 1849 et fut nommé professeur suppléant en 1857. Il ne renonça pas au journalismç politique et puldia une série de brochures et d'articles sur la pohtii|ue extérieure do la Prusse, (jui firent grand bruit et dans lesquels il préconisa l'unité allemande sous l'hégémonie prussienne, selon les vues de Bismarck. A la demande du ministre Auerswald, il renonça ù la carrière universitaire, s'établit à Berlin comme publiciste pour défendre la politique prusfiionno et devint un dos plus précieux auxiliaires de Bismarck. En 1S77, le chancelier le plaça à la tête du bureau littéraire officieux de la chancellerie, c'est-à-dire du service do la presse. Il y resta jusqu'en 1892, mena notamment la fameuse cainfiagne de presse contre la France de isseet l.S87, qui amena au Reichstag une majorité réactionnaire et chauvine, fut appelé en 1S92 comme conseiller de légation ù l'Office impérial des atfaires étrangères et prit sa retraite en 1894, après avoir été nommé conseiller intime de légation. A partir de 1862, ses ouvrages politiques les plus célèbres sont : les Partis libéraux en face de l'avenir de la Prusse (1862); la Crise de la constitution prussienne (1862); Etudes sur le développement de ha constitution prussienne (1863-186-1); les Points de rue de la politique financière (1868); le Comte de Bismarck et la Nation allemande ylS'O) ; l'Empire allemand et la Question ecclésiastique (1875); les Evénements de la politique intérieure depuis l'avênètnent de l'empereur Guillaume II fl888) ; l'Avenir des peuples de l'Europe centrale (1890) ; la Démocratie soeialisle (1S94) ; une Crise motuliale et ses médecins (1895); et un grand nombre d'études parues dans des revues. Knfin, il a publié : Système d'étude des sciences politiques (IS57); Gustave Freytag et la Poésie allemande (1360); l'Anneau des Nibelangen àe Richard Wagner, sous le pseudonyme de Félix Calm (1875). — Son fils Walter a publié un recueil do ses articles : Etudes choisies (1902).
Rœthenbach,
comm. de Suisse
(cant.de Bernefdistr.
do Signaul), au confluent du y?a'//;c»6ac/j, affluent de l'Emnio et du Jasbach; 1.530 h-, en de nombreux hameaux. Agriculture, élève de bétail ; fromageries.
nŒTThtB.Z {reuf) n. f. Genre de gesnériacées comprenant
S lus d'une centaine 'espèces, herbes ou demi- arbrisseaux à fleurs violettes, bleues ou pourpres. (Les rœttlôres sont caractériséoa par leur corolle à lobes arrondis et par la présence de staminodes. Elles habitent l'Asie, l'Australie et Madagascar.)
ROGBERO (Karl Erik Johan), historien suédois, né à.
Upsal en 1S29. Docent d'histoire à l'université d'Upsa! (I854\ pi-écepteur du prince héritier Gustave (186I-1874), professeur de lycée à Stockholm (1864-18971, on lui doit, entre autres travaux : l'E.rpédition de Chailes IX en Livonie en fOOO (1859); la publication de la neuvième partie dos mémoires do B. von Sclilnkel (186-0; un poème A la jnémoire de Gustave-Adolphe (189 IJ ; etc.
ROOEL (José), compositeur espagnol, né à Orihuela (Alicanto) en 1829. 11 étudia la musique avec l'organiste Joaquim Cascales et. ù neuf ans, inslruniontait des morceaux d'opéras pour musique militaire ou pour orchestre symphoniquc : à dix ans, il composa une messe, dont il dirigea lui-même l'exécution, ce qui lui fit confier la direction de la musique municipale. Cependant, pour obéir à son père, il dut aller faire son droit à Valence, ce qui ne l'empêcha pas de continuer ses études musicales. Il travailla alors le contrepoint avec Pascual Porez, puis se mit à écrire une foule de compositions : des morceaux d'orchestre, deux Stabat Mater, des marches funèbres, etc. Enfin, ayant terminé son droit, il se livra entièrement à ses goûts artistiques, donna des leçons de piano et de chant, fit des réductions au piano de partitions d'opéras, publia de nombreuses fantaisies, remplit les fonctions de chef d'orchestre dans plusieurs théâtres, et enfin abprda lui-môme la scène comme comjiosileur et se distingua dans le genre do la zarzuela: oii il fit preuve surtout d'une fécondité vraiment prodigieuse. Dans l'espace de vingtcinq ans, de 1854 ù 1880, il n'a pas fait représenter moms de soixante-quinze oiïvrages de ce ^enre, dont quelquesuns en société. Parmi ceux qu'il écrTvit seul, on peut sur-
SUPPL
Rœttlère ; a, fruit.
tout citer : et Joven Telemaco, las Amazones del Torme», et Hey Midas, ta I^aloma del brillante, lo$ Infiemot de Madrid, el Afolin de las Estreltas, Genoveva de Drahante, Pablo y Virginia^ etc.
Roger (Victor), compositeur français, né à Montpellier en 1853, mort à Paris en 1903. Fils d'un musicien, il fil ses études musicales à Paris à l'école Nicdermoyor et débuta à l'Eldorado par des opérettes et des chansons. II rédigea le courrier des théâtres au « Petit Journal > et fut longtemps secrétaire général des bals de l'Opéra. Compositeur à la grâce légère et charmante, il a écrit la musiauo d'un assez grand nombre d'opérettes et de vaudevilles : Joséphine vendue par ses saurs (1880); Cendrillonnette (1890); les Douze femmes de Japhel (1890); le Fétiche (|1890); Mademoiselle A$modée (1891); les Vingt -huit jours de Clairette (1892); Clary et Clara (1894); Nicol yick (1895); les Pétards; ta Dot de Brigitte (1895); le Voyage de Corbillon (1896); l'Auberge du Tohu-bohu (1897); etc.
Roger (Georges-Eugène-Henri), médecin et bactériologue français, né à Paris en 1860. Interne en 1883, préparateur du laboratoire de pathologie générale en 1885. puis chef de ce laboratoire en 1895. Docteur on médecine en 1887 avec une tlièse sur l'action du foie sur les poisons, médecin dos hôpitaux et professeur agrégé à la Faculté do Paris en 1892, il a été nommé professeur de pathologie expérimentale en 1905, en remplacement de Chantomesse, qui avait opté pour la chaire d'hygiène. En 1899. il avait déjà suppléé le professeur Bouchard dans la chaire de pathologie générale et, en 1900, avait rempli les fonctions de secrétaire do la section de pathologie générale et expérimentale au congrès international des médecins. Ses travaux ont porté : 1^ sur les maladies infectieuses (1901) dont il a étudié les origines (biologie des microbes, recherches sur les causes favorisant leur développement, mécanisme des processus morbides) ; 2» sur les intoxications et les auto-intoxications (traité de patliologie générale du professeur Bouchardj, dans lequel il recherche quels sont les organes protecteurs contre les intoxications, les substances toxiques des tissus et des humeurs ; 3* sur la pathologie générale et la pathologie comparée, où il s'est particulièrement occupé des réactions nerveuses, des maladies infectieuses communes à l'homme et aux animaux (traité de médecine Charcot-Bouchard), la pathologie comparée des animaux et de l'homme (chapitre de la pathologie générale Bouchard), les tumeurs malignes chez les animaux (■> Presse médicale », 1894); ■i* sur les tissus et les organes (études anatomiques, physiologiques et Iiistologiques) ; 5' sur la thérapeutique ; thérapeutique des infections, bactériothôrapie. sérothérapie, lavages intestinaux à l'eau oxygénée, chlornre de calcium contre les hémorragies, durée de l'immunité vaccinale. Il a collaboré au v Dictionnaire encvclopédiquc des sciences médicales « et a publié en 1898 : Introduction à l'étude de la médecine.
Roger a écrit, sous un pseudonyme, l'Enquête, jouée avec un grand succès chez Antoine en 1905, pièce en deux actes où un magistrat, après avoir assassiné sans en avoir conscience un de ses collègues, est chargé de l'instruction de l'affaire.
Roger (maladie de L.-H.). Méd. Affection congénitale du cœur, consistant en une communication anormale entre les deux ventricules, par suite de perforation de la cloison.
Roger {bacille de H.). Bactér. Bacille de l'entérito dyscntériformo. Il se présente sous la forme dun bâtonnet assez long et large, rappelant la bactéridée charbonneuse. Il est polymorphe, se colore facilement, mais se décolore par la méthode de Gram, se cultive facilement dans les milieux ordinaires, est facultativement anaérobio, et donne, dans ce cas, un dégacrement de gaz notable. Il est bromogène, et ses cultures répandent une odeur infecte ; pathogène pour le lapin et le cobaye, il a été rarement rencontré chez l'homme, si même*^ il y existe réellement.
Roger et Charrin (sérum de). Méd. Sérum antistroplococcique, moins actif et moins sftrque celui de Marniorok. V. sébum.
ROGER-BLOCHE (Paul), statuaire français, né à Paris en 1S65. Elève de Cavelier et de Barrias. Titulaire d'une 3* médaille au Salon de 1891, cet artiste s'est promptement acquis la notoriété, grâce à la note spéciale qu'il a apportée dans sa sculpture. Ce sont les misérables, c'est le froid, la faim, qui ont inspiré son ciseau. Les types
3uil reproduit sont bien les miséreux de Paris, les clients es asiles de nuit. Savision est sincère, aiguë et point déclamatoire. Citons : l'Enfant, groupe bronze (musée du Luxembourg, 1899) ; le Froid, groupe bronze (musée du Luxembourg, 1902); r^lp/)ren//, statue bronze (1905). qui appartient à l'Etat ; la Faim, groupe bronze (1905), qui appartient â la Ville do Paris (au Petit Palais). Indiquons encore : la Fièvre, statuette bronze (musée de Dieppe) ; Jeune fille d'Assise et Portrait de IJiermitle, deux statuettes bronze (musée du Luxembourg). Roger-BIochea obtenu, À l'Exposition universelle de 1900 (Paris), une médaille d'or.
ROGÉRIEOURO- GIÉRIE {ri) n. f.
Genre de pédaliacées, très voisin du genre sésame.
— Enctcl. La rogérie adénophylle est une herbe de 2 mètres de Rogérie : a, fleur.
haut, à fleurs violettes, habitant l'Afrique tropicale. Elle diffère des sésames par son fruit, qui est une capsule à loges inégales.
ROGER-MILÈS [Léon-Octave-Jean Roger, dit L.). littérateur et journaliste français, né â Paris en 1859. Mai-
RŒKEN — ROISIN
tro d'iludcs, puis professeur au collti-gc R<'" ' ': son droit et fut inscrit au barreau de la cour . 1850;. Mais, dis 1878, il C'crivait dans la prc .-a
une revuo de poètes, « le Parnasse ., en fon::! iii.f :iatr<», • le Monde poctioue • (1844-1888), fit de la criiiijiie à art et desclironiiiuesâr ■ Kvénemcnt ■, au ■ Soir-, au ■ Siècle ., â 1' . Eclair., au • Figaro», où il dirigea le • Kigaro illustré ■ depuis 190t. Poète et prosateur, Koger-Milès, sans parliT '\f- 'juantité >h- ■■orif''rcriif.-s. 'iiscuiir-, raj-pons. ric.
-Vyi fciiiti.LJi et ji</« , ia Cttt Je tttticrt \ioV4; ;
if! Guietét d'un /,. ; Ltltrei galante» d'une
femme de qualité :i , . i : t/ im;.i/i-, , ,,,. ■ ,|<.5 études d'art {1890-1906J sur la Ijijuuierio, 1 'eauxans, la peinture décorative, lart et la ■ i. Corot, Micliel-Angc (1893), Kosa ISonhcui ,. /m (1903), la Manière de ditccr\ier lei ilytet ■: décor sous la régence cl Louis XV, etc.; di tomimes; un à-propos, j4/ce«/e coni'fr//. - Française (1S92); d'importants catal' . s ou d'ateliers; quelques plaquettes de \i. s dans le' commerce, et un traité do la lOUipobiiiMi] irançaise (1SS8).
ROGERS (James Edwin Tliorold), fconomisto anglais, né à West-Meeon (Hampshire) en 1823, mort à Oxford en 1890. Il reçut les ordres en 1819, cladliéra aui doctrines puseyistes. Successivement examinateur à l'université d'Oxford, professeur d'économie politique au Kjng's Colloge, a Londres (1859) et au Worccster Collège (18831, i! devint député de Southwark (1880-1885; et do Bormondscy (1885-188G) à la Chambre des communes. Sa principalT œuvre est son History of Agriculture and Priées in England (18G6-1893), où il montre ouo le sort des classes agricoles en Angleterre était de beaucoup supérieur au moyen âge à ce qu'il devint dans les temps modernes ; il attribue cette décadence aux changements politiques. Il en a donné un abrégé dans : Six Centuries ofWork and 'Wages (1885). Citons encore : f/istoricat Gteaninga (1869- 1870) ; (Ae Wealth of nations (1880) ; Ihe Economie Interprétation of history (1888); Industrial and commercial history of /ùigland (1892).
ROGGWU., comm. do Suisse (cant. de Berne [distr. d'Aarwangeo]), au conîlucot de la Rotb, affluent do l'Aar, et de la Lang'eten : 2.240 hab. Pâturages ; élève de bétail ; fromagerie ; distillerie ; matériaux do construction ; tis-' sage de coton. — Comm. du cant. de Thurgovie (distr. d'Arbon) ; 1.300 hab. Broderie.
ROGNAC, comm. du départ, des Boncbcs-da-RbSne, arr. et à 3$ kilom. d'Aix, â quelque distance de l'étang do Serre ; 750 bab. Ch. do f. P.-L.-M. Huileries, commerce de céréales et de chevaux.
ROGin (j/ii) on ROGHI n. m. Nom donné, an Maroc, k tout individu qui aspire & renverser par une révolution le sultan régnant.
— EscYCL. Ce nom, qui est employé par dérision, n'est donné aux agitateurs qtie depuis 1862, époque à laquelle un individu de la fraction des Rougo. dans le Gharb, Djelil er-Rogui, suivi de quelques partisans, marcha sur Fez pour détrôner le sultan. Une mehalla fut envoyée contre lui. Dieli] er-Rogui fut tué par les gens de la zaoui'a du djebel Zerhoun. Comme la révolte n'avait duré que queloues jours, le maghzen a continué â donner, par dérision, le nom de rogui à tout agitateur nouveau, nolamraeni à Bou HamaVa. V. ce nom.
RoBITSCB ou RoGATEC, bourg d'Anstro-Hongrîe
(prov. de Styrie 'distr. de Pettau'), près de la Sottia, sousaffluent du banu"be par la Save;" 1.000 hab. Industrie assez active ; fabrication de glaces. Tissages. Sources minérales sulfureuses, utilisées dans le petit établissement thermal, très fréquenté, de Ileiligen-Krcuzbad, pour le traitement des dermatoses et du rhumatisme.
ROBRBACR, comm. do Suisse (cant. de Berna [distr. d'Aarwangeuj), dans la vallée do la Langeten, sonsaffluent de l'.iar par la Roth : 1.510 hab. Agriculture, fromagerie ; tissage et blanchiment do toile ; fabrique de tabacs et cigares.
ROI-DES-BELGES n. m. 'V'oitore aatomobile découverte
contenant deux
banquettes qui
font faco en
avant. (C'est
une variété du
doublo-pbaé-
ton, mais les
formes en sont
plus évasées
et les dossiers RoWe.-Belees.
on tulipes.) '
Roi-ÉDOUARD VII (Tebre dc), hante terre polaire antarctique, située au sud de l'océan Pacifique, par 76* do latitude méridionale, et découverte en 1902 par l'expédition anglaise du Discovery.
Roi Lear (le\ traduit de Shakspearc, par Pierre Loti et Emile Vedcl (théâtre Antoine, 1904). — Les auteurs ont donné au public français, non pas une adaptation, mais une traduction fidèle de l'œuvre de Shakspeare. Ils ont mémo cherché à rendre par dos équivalents français les expressions archaïques de la langue de Shakspearc. Grâce à une mise en scène minutieusement réglée, grâce à l'emploi d'un proscenium qui ne restait jamais vide d'acteurs tandis qu'on changeait les décors derrière le rideau baissé, les vingt-huit scènes du Roi Lear purent être représentées exactement et intégralement.
Roi-OSCAR n iTerrk Dr). Terre antarctione. située au sud du nouveau monde et constituant probablement la partie norJ-oricntalc de la Terre de Grabam au S.-O. de la Terre de Palmer, dont elle est séparée par le détroit des Phoques. Cette terre, limitée à l'E. par la mer de Weddell, a été découverte en décembre 1893 par le baleinier norvégien larsen, et visitée en 1902-1803 par l'explorateur Otto NordenskjSld.
RoiSIN, comm. de Belgique [prov. de Rainant [arrond. de Monsj); 1.700 hab. Carrière do pierre à "bâtir: lainages; tanneries; manufacture célèbre du tabac dit . le roisin ».
ROJDESTVÉNO — ROMLLUS
ROJDESTVÉNO, tiourg'ie Russie (gouv. de Tchernigof Mistr. lie Kruvilotzi), à (jueUjue liisianco do Nakliof, sousaffluent du Dui6pcr parla Desntf; 3.500 hab. Dislitlorio d'eau-de-vio.
ROJDESTVENSKOÏÉ, bourg do Hussio (gouv. do Tauhdo [disir. du l)iNt'|>cr]^ au miliou du sleppo ; 2.500 liab. fonimiToe do bcbliaux. C'est uqo auoioûuo stanitza cosaque.
ROJESTVENSKY (Zioovy Petrovitch), amiral russe, né ou 1848. Il entra au service en 1865. et, au sortir do l'école navale, so spécialisa dans iartillerio do marine. Capitaine do corveito en 1877, il prit une part active à la guorro russo-turque, se disliugua dans la lutte que la Ves/rt, simple petit vapeur armé do doux canons aux ordres du commandant Baranof, osa engager contre un gros cuirassô turc. Apr6s la guerre, il fut mis à la disposition tlu gouvernement bulgare, puis fut envoyé à Londres comme attaché naval à l'ambassade de Hussio en Angleterre. Promu capitaine do frégate en 1885, capitaine do vaisseau en ISi»?, contre-amiral en 1898, il fut d'abord chargé do dirigor en 1899 et 1900 la division d'application do rartillerie de manne, puis fut appelé à conmiander une division do l'escadre do la mor Baltique. Chef d'otat-major général do la marine sous lo ministère de l'amiral Avellan, puis promu vice-amiral en 11104, au cours do la guerre russo-japonaise, il fut appelé au commandomont de la deuxième escadre de la Baltique, lorsqu'on décida d'envoyer celle-ci dans les eaux du Pacifique. Après avoir conduit, avec beaucoup de bonheur et d'énergie, cotte escadre dans les eaux japonaises, il essuya au milieu du détroit de Tsou-Sima un terrible désastre. (V. Tsou-SiMA.) Blessé à bord du bâtiment-amiral, il fut pris sur le contre-torpilleur à bord duquel il s'était réfugié pour gagner Vladivostok. Il comparut, au sujet de cette reddition^ devant un conseil de guerre (1906), qui le mit hors de cause.
Roland (MÉMOIRES de M»*) — Une nouvelle édition critique de ces Mémoij'es (v. t. VII) a été publiée en 1905 par Cl. Perroud, ([ui y a réuni les notices historiques, les portraits et anecdotes, la relation du premier et du second ministère Roland, l'interrogatoire du 12 juin, le récit de la seconde arrestation, les mémoires particuliers, les dernières pensées, le projet de défense et les lettres de prison. Cette édition, très soignée, est établie d'après le texte intégral du manuscrit de la Bibliothèque nationale, constitué par Buse en 1795. Elle est accompagnée d'une importante notice, de notes et de documents précieux.
Roland (Claude], auteur dramatique français, né à Bordeaux en 1872. 11 débuta au théâtre par l'Aiguilleur (1895), pièce à tendances socialistes, la première du genre : mterditepar la censure à la troisième représentation, elle fut reprise en 1899 par lo Grand-tiuignol et jouée 150 fois. Le Crime de Lormoret (1898) fut monté par le théâtre des Arts de Bordeaux, ainsi que M'^" Taîlien, et le Grand- Guignol donna une autre pièce sociale en collaboration avec A. Deruello : la Courroie (1901). Avec P. Morgand, Claude Roland écrivit: l'Ecole rfes amants (trois actes, Athénée, IS98) et l'Homme du jour (Gymnase, 1903), satire très fine des mœurs politiques; avec André de Lorde. Hermancé a de la vertu (1901); enfin, avec J. Hersent, il fit jouer au théâtre des Deux-Masques en 1906 une pièce en deux actes : ta Huse. Claude Roland a écrit en outre le livret d'une opérette en trois actes : Ariette (1904, théâtre des Galeries de Bruxelles, musique de Jane Vieu). le Panache du Hoi (même théâtre, musique de G. Meynardi et /Vancs-J/apon»(1905), vaudeville en trois actes, qui obtint un vif succès au théâtre Cluny (Paris).
ROLFSEN (Johan Nordahl Brun\ écrivain norvégien, né à Bergen en 1818. Il se fit connaître par un recueil de prose et de vers : IJans la neif/e (1874), s'occupa d'enseignement, étudia le théâtre à Vienne et à Copenhague (1879-1881), et donna une série de pièces dont plusieurs curent un grand succès : Au coucher du soleil (1879); une Valkyrie (1881); etc. On lui doit en outre de nombreux récits pour les enfants, diverses anthologies, lo i^lan de la grande publication la Norrèf/e au xix« siècle, 1 organisation do bibliotlièques populaires, etc. Président delà Société des auteurs norvégiens pendant plusieurs années, il s'efforça d'obtenir l'adhésion do son pays à la convention de Berne.
ROUÇA, bourg du Portugal (Estrémadure [distr. do Lciria]), sur le Koal, petit (leuve côtier, tributaire de la baie d'Obidos; 2.700 hab. Kn 1808, combat entre les trou-
f)os françaises et un corps anglais commandé par ^Voliogton. Ce dernier réussit & garder l'avantage.
* ROLL (Alfrcd-Pbilipnc;. peintre français, né â Paris en 1847. — Il a remplacé CaroIus-Duran comme président do la Société nationale des beauxarts (1905). Il a envoyé au Salon ao cette Société : on 1903, Maternité. Calvaire, Légende bretonne, Chevaux corses; en 1904, Troyens à Carlhatje , étude; la Mère (sèrio des ouvriers do la terre); Junon; la Ville des fumées ; M** Ida ; et trois dessins, études pour une composition intitulée : Damnée; en 1905, une grande pointure décorative destinée & rhôtel do ville do Paris ; Joies de la vie , et Jeunesse en rose, où les qualités qui ont fai' sa réputation étaient encore plus sensibles; enfin, en loofi, une pointure de femme nue. couchée sur une aorte do lit de camp, titrée : Apr^n la douleur, œuvre un peu étr&Dgo, accompaguéo par Journée d'it^ et Dragon.
* Rolland (Romain), littérateur et auteur dramatique français, né â Clamecy en 1868. — Il a publié encore : Itcfthoven (1903) ; le Théâtre du peuple (1903j ; Jean-Chrislophe, roman (1905), et ime œuvre dramatique : ta Montespan (1904).
ROLLE (Charles), peintre allemand, né et mort à Rei-
chonau, près Zittau (1814-1862). Elève do l'académie de Drosdo, sous Arnold, Kratzmann et Uietschel, puis élève do Schnorr et de Cornélius à l'académie do Munich (1836- 1837), il subit enfin l'influence de beniper, à Dresde. En 18i3, il Ut un voyage à Paris. C'est surtout un décoraieur. Il a fait do grands travaux do peinture décorative à Dresde (villa tScmper, Oj>éra, palais royaux, musée, palais de Briilil. etc.). 11 devait aussi décorer la grande auia du Polyicclinicum do Zurich, quand la mort le surprit.
ROLLEGHEMCAPPELLE, comm. do Belgique (prov. de l-'laiidre-Oc(hU-iu;ile ;arrond.'de Roiilersj); 1.200 hab. Huilerie ; fabrique de cliicorée.
RoLL£R (NOYAL' de). Anat. Petit noyau bulbaire, que l'on considère comme un noyau accessoire de {hypoglosse (v. ce mot), parce qu'il est situé immédiatement en avant du noyau de Ihypoglosse.
ROLLET (Henri), avocat et philanthrope français, né en 1N6M. 11 rit ses éludes de droit, puis se fit inscrire au barreau do Paris. Frappé des dangers que présente, jiour les enfants et les adolescents, la répression judiciaire, sous la forme de la maison de correction ou des condamnations afflictives, il s'est eff'orcé de diminuer le nombre des délinquants en procurant un asile momentané, une certaine culture morale, et surtout du travail aux enfants, jeunes gens et jeunes tilles moralement abandonnés, vagabonds, etc. Tel fut le but de la création du Patronage de l'enfance, d'une Maison de travail, ruo de l'Ancionne-Comédie, d'où les enfants recueillis étaient ensuite placés en province dans des familles laborieuses et honnêtes, de l'Union française pour la défense des enfants maltraités, dont il est le secrétaire, et autres fondations philanthropiques. On doit à H. Rollot, en collaboration avec Guy ïomel, une intéressante étude sur les Enfants en prison (1892), illustrée de documents pris sur le vif.
* ROLLINAT (Maurice), poète français, né â Châteauroux (Indre) en 1853. — Il est mort à Ivry (Seine) en 1903.
ROMA, planète télescopique n* 472, découverte en 1901 par Max \Volf.
ROMAGNOL (César Abram Romagnoli, dit), graveur sur bois italien, né à Milan en 1866. Elève de Canedi et do l'Ecole des beaux-arts de Milan. Etabli à Paris il a pris part aux Salons annuels. Son premier envoi, en 1890, vingt-quatre gravures sur bois, lui valut une mention honorable. Il a obtenu une médaille de bronze à l'Exposilion universelle de 1900 (Paris) pour ses gravures sur bois et eaux-fortes. Il a exécuté de nombreuses gravures pour les éditions de lai. Collection Guillaume ». II a succédé à Florian comme gr aveur do la Banque de France, où il a exécuté, d'après les dessins de Luc-Olivier Morson, le billet de cent francs.
"^'ROMAIN adj. et
n. m. — So dit d'un .ii.
pigeon de forte
taille, à cou court, à dos large, à poitrine saillante. (C'est
un pigeon de colombier, mais il est peu estimé comme
producteur ; il en existe plusieurs variétés : bleue, noire,
fauve, chamois, etc.)
ROMALDKIRK, ville de l'Angleterre (comté d'York ^North-Riding]), sur le Tees; 2.700 hab. Industrie et commerce assez actifs; fabrication d'étoffes, forges, construction de bateaux.
ROMANAOVO, bourg de Russie (gouv. de Tambov [disir. do Lobédian]), sur le Don; 2.500 hab. Tanneries.
Romanche, bâtiment do la marine française, qui exécuia dans l'Atlantique méridional (1882-1883), sous la direction du capitaine de frégate Martial, des investigations océanographiques, et conduisit à la baie Orango la mission française du cap Horn, chargée d'y faire des observations scientifiques, tandis que des savants d'autres nationalités agissaient do mémo dans les régions arctiques. On trouvera dans les résultats de la Mission scientifique du cap Uoi'n la relation des travaux de la H'-manche.
RoHANI (Felice), poète dramatique italien, né à Gènes on 1788, mort à Moneglia, prés de Chiaveri, en 1865. Reçu avocat à Pise, il s'adonna de bonne heure aux lettres; c'est comme librettiste d'opéras qu'il acquit surtout un grand renom. Assez faibles sous le rapport de l'invention, ses libretti ont des (pialités littéraires qui les font rivaliser avec ceux do Métastase; il nous suffira de citer: ta Nm-ma. la Sonnambula. il Pirata, la Siraniera, Béatrice di Tenda, Anna fiulena, Lucrezia Borgîa, la Parisina, VElisir d'amore. Felice Romani a, en outre, publié un poème, Christophe Colomb, et un recueil de Poésies lyriffues.
'''Romani (Juana Cari.esimo), femme peintre italienne, née à Voiletri (Italie) en lxG9. — Elle avait envoyé â l'Exposition universelle de 1900 (Paris) quatre pointures : Snlomé, Printemps, Fleur des Alpes, Anqélioue. On citera encore (Salon do 1903) : Portrait de M"' Émmanuela de Lni/nes, Portrait de M'^' la duchesse de Palmrlla ; enfin (Salon do 1004) : Portrait de lioger de Leqge, Desdcmona.
ROMANIELLO (Luigi), pianiste et compositeur italien, né iï N:ip]os on 1860. Elève d'abord de son père, il eut ensiiiie pour maîtres, au conservatoire de Naples, Ernest Coop et Benjamine Cesi, puis étudia l'harmonie avec Oronzo Scarano. Devenu pianiste fort habile, il obtint A Naples, ù Rome, i\ Florenro. do grands succès de virtuose, tout on s'occupaut avec ardeur do composition. II a écrit
une grande Marche triomphale, des symphonies, plusieurs poèmes symphoniques, dont un intitulé il Corsaro, un concerto do piano, des sonates pour piano seul ou avec violon, des quatuors, un trio, etc. Enfin, il a fait représenter à Parme, en 1897, un opéra : Aida.
ROMARIC (saint), en lat. Uomaricus, fondateur et abbé du monastère de Saint-Mont , né ajTès le milieu du \\* siècle, mort dans son monastère, en 653. Il était du sang des rois d'Australie ei fut élevé â la cour de Théoilr-burt II. Il fut dépouillé de ses grands biens et exilé par Thierry, roi de Bourgogne, vainqueur do Théodebert ; mais il jouit d'une grande considération à la cour do CIotaire II, qui réunit sous son autorité toute la monarchie française. Il renonça au monde et se Ht moine â Luxeuil ; mais il fonda bientôt un monastère dans une do ses propriétés, sur le Romberg ; ce fui le Saint-Mont. Le monastère de femmes qu'il avait établi auprès de celui dos hommes fut plus tard transporté de l'autre côté de la Moselle, dans UQ lieu où s'est construite dejtuis la ville de Remiremont. — Fête le 9 décembre.
Romberg (signe de). Méd. Signe que l'on observe cluv les talji-tiques et c|ui consiste en une impossibilité de rosier deliout les talons joints, si l'on fait Icrmer les yeux aux malades.
Romberg (maladie de). Méd. Trophonévros© qui
conduit à une hémiatrophie de la face.
Romberg (symptôme de;,: Méd. signe pathognomonique de la hernie étranglée, dû à la compression du nerf obturateur dans le canal sous-pubien. Il est caractérisé par une douleur vive, persistante dans la partie interne de la cuisse, avec engourdissement, hyperesihésie, crampes des adducteurs, flexion de la cuisse, dont les mouvements augmentent la douleur.
Rome (Grandeur et décadence de), par Guglieimo Ferrero (trad. franc., 1904 et suiv.). — Cet ouvrage est une étude approfondie de la formation, du développement et du déclin de l'empire romain. L'une des idées fondamentales do l'auteur est que l'empire, en tant que forme de gouvernement, est sorti de l'impérialisme, au sens moderne du mot. Ce rapprochement indique une particularité do la méthode de Ferrero : il cherche à pénétrer les obscurités de l'histoire ancienne à l'aide des lumières que fournit l'histoire contemporaine. Ainsi, la conquête de la Gaule devient une guerre coloniale commencée et menée par le chef d'un parti, afin de grandir sa situation politique. De même, une très grande part est faite aui intérêts économiques, linanciers et commerciaux dans le développement de la conquête. Le rôle des financiers apparaît beaucoup plus considérable qu'on ne l'avait représenté jusqu'à présent. Malgré l'originalité du point de vue, l'auteur ne tombe pas dans le paradoxe. On relève dans le troisième volume, intitulé la Fin d'une aristocratie, d'intéressants jugements sur Cicéron, qui fut, en délinitive, « le seul homme d'Etat du parti conservateur «; sur Antoine, qu'il ne faut pas juger d aj>rès les caricatures sinistres qu'en a tracées Cicéron dans les Phihppigues,exc.
Cet ouvrage, original et profond, a obtenu dès son apparition le plus vif succès et a été traduit en anglais et en français.
Roméo, bourg des Etats-Unis (Etat de Michigan [comté de Macomo]!. sur le Clinton, qui se jette, non loin de là, dans le lac Saint-Clair ; 2.500 hab. Métallurgie, forges, fabrication de machines aratoires et de matériel de chemins de fer.
RoBSER (Floris), archéologue hongrois, né à Poszoni en 1815. mort à Budapest en 1889. Il entra dans l'ordre des bénédictins, professa dans plusieurs lycées et prit part à la révolution de 1848. Il resta en prison pendant cinq ans, s'adonna ensuite à l'étude de l'archéologie romaine et magyare, devint professeur à l'université et conser\-aipur des antiquités au musée national de Budapest, dont il a édité, en collaboration avec A. Desjardins, les inscriptions latines. On lui doit de nombreux travaux sur les antiquités magyares et la fondation de la lievue archéologigue hongroise.
ROMERO Giron (Vicente), homme politique et jurisconsulte espacnol, né en 1835. Avocat, journaliste et professeur de droit, il fut élu député en 1869, comme démocrate monarchiste, et remplit d'abord les fonctions de sous-secrétaire d'Etat au ministère des colonies. 11 fut du parti de Zorilla de 1871 à 18S0, puis du groupe Sagasta. Sénateur en 1881, ministre de la justice eu 1883, sénateur à vie en 1880. ministre des colonies en 1898, du Fomento en 1899, cet homme politique énergique, très actif, est aussi un jurisconsulte émineut, notamment en droit pénal. *R0MER0 ROBLEDO (Francisco), homme politique espagnol, né à Antequera (Andalousie) en 1832. — Il est mort à Madrid en 1906. Lorsqu'il se fut rallié défînitivement an groupe conservateur, après do nombreuses tergiversations politiques, il mena une guerre acharnée, et souvent injuste, en qualité de président de la Chambre des députés, contre les ministères Maura. Azcarraga et Villaverde. Il fut un brillant orateur et un des plus infatigables lutteurs du Parlement espagnol.
ROMONT, ville de Suisse (cant. do Fribourç [distr. de Glane]), chef-lieu de district, sur une petite éminence isolée irotondus mons) qui lui a valu son nom; 2.100 bab. Agriculture; commerce do bétail et de bois. Eglise de l'Assomption, des xiii* et xv* siècles. Ch&teau et remparts construits par Pierre II de Savoie au xiu' siècle. Patno du peintre Grimoux.
ROMOOS, comni. de Suisse (cant. de Lucerne [distr. d Entlebuchj), sur la Grande Fontanncn ; 1.200 hab P&turaires, élève de bétail ; commerce de bois cl charbon do bois.
ROMSÉE. comm. de Belgitjue (prov. et arrond. de Liétre); 2.320 hab. Mine do houille; fabrication do sirops et liqueurs ; clouicrte.
Romulus (TOMnKAU dk). Arcbéol. Do nombreuses traditions antiques voulaient que Romulus eût éteeuterré au Forum romain, non loin dos Rostres. C<;s traditions s accordent d'ailleurs mal entre elles et sont en contradiction avec la plus célèbre, qui veut que le premier rot de Rome ait disparu au cours d un orage. Quoi qu'il on soit, la dé- ,nuverte faite on 1900 près des Rostres d un dallapo noir aualoguo ù celui quo signalait Festus comme étant lo
tombeau Uo Romulus a vivement attiré l'attcDiion des savants. Co dallage, à vrai dire, n'est pas lui-mC>mc exirémomont aDoion, mais il recouvre ua enseoible de rnonuinenls mal déiinis, du plus haut archaïsme ; notamment la fameuse inscription eu boustrophédoa qui est le iilus ancien texte latin connu. On no saura jamais ce qu'il l'aui eu penser, mais le lieu a repris le nom de " tombeau du Kumulus s qu'il portait très probablement dans 1 antiquité.
RONCE-LES-BAINS. hameau de la comm. do LaTremblado (Charentc-Iufériouro), arrond. et à 3 kilom. do Maronnes, sur l'Atlantique, qui forme ù cet endroit lo portuis do Maumussoo. Bains de mer.
RONCBEROLLES-EN-BRAT, comm. du département do la Soinc-Int'vneuro, arrood. et à, 16 kilom. do Neufch&tel, sur r.VndoIlo aaissaoïo. affluent do la Seioo ; 600 hab. Fromagerie. Source sulfureuse.
RONCONI (Giorgio], chanteur italien, fils aîné do Domonico KoncoDÎ (v. t. VII), n6 à Milan vers 1810, mort vers 1890. Ëlèvo de son père, doué dune voix do baryton oui manquait un peu do puissance, il apprit de colui-ci la belle émission et la largeur do phrasé qui, jointes à ses facultés naturotlos et à son superbe sentiment musical, on firent l'un des plus admirables chanteurs de son temps. Il débuta à Pavie avec un tel éclat qu'il fut aussitôt engagé à Romo, où, pendant trois années, il excita un graïiJ enthousiasme. Il parcourut alors toute l'Italie au bruit d'applaudissements frénétiques que ju^iitîaiont non soulemoiit ses oualités de chanteur, mais son talent scéniquo exce[ttionnel, qui le rendait aussi remarquable dans te drame lj,'rique que dans l'opéra bouffe. Lo public parisien put on ju^er lorsque, après s'être produit à Londres. Konconi vint enfin au 'rliêàtre-ltalien de Paris (I8-I3). Il était aussi passionné, aussi pathétique, aussi émouvant dans iiiqoletto, dans il Trovatore, dans Lucia, dans Aucrezia ïiorgia, qu'il se montrait plein do verve et d'une gaieté exuijéranto dans lo Barbier de Séville, dans Doit Pasquale et dans la Cenei'entola. Dans toute la force du terme, Ronconi était un çrand artiste. II eut, malheureusement, la fâcheuse inspiration de prendre, vers 1849, la direction du Théâtre-Italien. L'époque était pou favorable : il s'en aperçut bientôt et dut renoncer à l'ontreprise. Il retourna à Londres, où il retrouva ses succès, revint se faire applaudir A Paris, puis retourna do nouveau à Londres, d"où, après quelques années, il parlit pour l'Amérique. — Felice Ronconi, frère puîné du précédent, fut un prolessour do chant distingué. Après avoir habité Wurtzhourg pondant plusieurs années, il est allé en Espagne et de là à Saint-Pctcrsbourg, oîi il est mort en 1875. — Sebastiano Roacoui, frère des deux précédents, comme eux élève do leur père, a fourni une carrière théâtrale honorable. Doué d'une bonne voix de basse, il débuta â Milan on 1837, et se produisit à Romo. à Venise, à Florence, à Gênes, après quoi il se rendit à Berlin.
RONDOT (Natalis), historien d'art, né à Saint-Quentin en 1821, mort à Lyon en looo. Il débuta par l'étude pratique do la chimie et entra comme apprenti, bien qu'il eût terminé brillamment ses études classiques, dans une manufacture do tissus i Reims (1S42). Délégué do la chambre de commerce do Reims en Chine pour étudier la fabrication des laines en Orient, il vécut dans ce pays près do trois années. Ses écrits, rapports, études sur les laines, les soies, l'économie sociale, sont nombreux et très personnels. Représentant durant trente années do la chambre de commerce de Lyon à Paris (1850-18S0), Rondot consacra ses loisirs durant cette période à la composition de curieuses publications sur l'art : les Graveurs du nom de Afonterole {1880) ; tes Artistes de Lyon au xiv« siècle (1882) ; Jean Marende et la Médaille de Philibert le Beau (1883) ; les Sculpteurs de Lyon du xiv* au xviii* siècle (1884) ; 5alH^/ean, (e peintre de /7e«rs (18^5); Jacob /tichier, sculpteur et médailleur {iA^ib) ; Jacques Morel, sculpteur lijofuiaîs (ISS9).
RONDOUILLARD (dou-ill-ar [H niU.I), E (de rond) adj. Arg. des artistes. So dit du travail d'un dessinateur ou peintre pou habile ou né»li^out, qui procède par masses arrondies : Un dessin indécis et rondouillard.
Rongé (Jean-Baptiste), musicien belge, né à Liège eu 1S25, mort en 1883. Elève de Daussoigne-Méiiul au conservatoire do Liège, il obtint, à Bruxelles, le second grand prix de Romo, en 1351. Ou connaît de cet artiste deux cantates officielles, exécutées au théâtre Royal de Liège, et un opéra-comique on trois actes, la Comtesse d'AÎbanij, représenté au même tliéàire en 1875. Il a publié un recueil de iJ études rythmiques pour le chant, un recueil de ii mélodies, ua autre de ti chœurs pour \ voix d'hommes, etc. Mais la grande préoccupation de Rongé fut l'étude particulière du rythme dans ses rapports avec la musique et la poésie. Après avoir publié sur co sujet deux brochures intéressantes, il entreprit, avec le poète ^ André van Hasselt, une série do traductions rythmiques dos grands chefs-d'œuvre de la scène lyrique allemande et italienne. Tous deux publièrent ainsi d'excellentes éditions françaises de : Don Juan, les Xoces de Fiqaro, la Flûte enchantée, Fidelio, Obéron, le Freischût:, Éuryante, Norma, le Barbier de Séville, etc., ainsi qu'un choix de mélodies de Schubert. Dans ces traductions, les doux collaborateurs s'etforçaient de rendre scrupuleusement en vers français, non seulement le sens exact des paroles allemandes ou italiennes, mais jusqu'aux moindres accents donnés par les coupes mélodiques. Leur travail obtint un succès mérité.
RONGT, comm. de Bolgiauo (prov. de Ilainaut Tarrond. 'ie Tournai;); 1.5^0 hab. Faoricalion do tuyaux do drainage; instruments aratoires.
RONNA (Antoine), patriote et lexicographe italien, né à Crema (Lombardie) en 1801, mort à Livourne en 1866. Passé en Piémont, avec quelques autres étudiants, lors de la révolution do 1821 et enrôlé dans l'armée, il dut quitter l'Italie après la défaite de Novare et alla en Espagne combattre pour la cause constitutionnelle ; il se distingua sous les ordres de l'Empecinado. fut grièvement blessé et alla ensuite chercher un asile en Angleterre (1821), où il publia des additions au Dictionnaire de Botarelli et au Veneroni's italian school-masier. En 1831, Ronna vint se fixer en France; il retourna en Italie après les événements de 1859. On a de lui : Dictionnaiiv françaisitalien et italien- français {l$2ii); Guide delà conversation français-italien (1838) ; Lectures italienties (1841).
ROiNCE-LES-BAINS — ROSE-CROIX
RONNA (Antoine), ingénieur ot agronome, fils du précédent, DO ù Londres en 1830, mort ^ Provins en 1902. Il étudia en Angleterre, puis en France, se fit recevoir ingénieur ot professa la physique â Chelicnham, puis la chimie industrielle on France. 11 fut pendant trente années secrétaire général des chemins de fer autrichiens, directeur des douanes et des mines de la compagnie, mais no cessa de s'occuper do questions agricoles. Ou lui doit : Hygiène, ayricuUure : de l'utilisation des eaux d'éyout à Londres et à Paris (1866); les Industries agricoles (18G9); Assainissement des viltt-s et des cours d'eau: éyouts et irrigations (187 4); Hothamsted, trente années d'expériences ayricolts de MM. Lawes et Gilbert (1877); Lssai sur l'agriculture aux Etats-Unis d'Amérique : le blé (1880): Chimie appliquée à l'agriculture (1888) ; les Irrigalions (1889-1890), ouvrage remarquable dans lequel 1 auteur traito à fond une des questions les plus intéressantes de notre économie sanitaire et industrielle ; Un dtmi-sièclc d'expériences agronomit/ues ll90fi]; l'Agriculture de l'avenir (1902), ouvrage d'une haute portée en matière d'hydrauli<|ue agricole (v. Agriculture de l'Avenir au présont Supplément) et qui contient l'exposé d'un système nouveau do culture. Konna avait on outre traduit de l'anglais avec Petitgand et augmenté lo Traité complet de métallurgie de J. Percy.
RONNER (Henriette, née Knip), peintre hollandais, née à Amsterdam en 1821. Elève do son père Joseph- Auguste Knip, elle s'est fait connaître par de nombreuses peintures d'animaux et, principalement, de jeunes chats, qu'elle présente dans leurs jeux favoris, avec une précision photographiquo. Elle a envoyé plusieurs do ses productions aux E.vpositions universelles de Paris : en 1878, l'Ecole de peinture; en 1889, Jeunesse entreprenante ; en 1900, un Bout de toilette. Plusieurs de ces peintures sont placées dans les musées de La Haye, Haarlem, Hanovre, ïstettio, etc. — Son fils et élève, Alfred, peintre belge, né et mort à Bruxelles (1852-1901), a également peint des chats. On lui doit aussi des vignettes ot des aquarelles. — Sa fille, Alice, peintre belge, née à Bruxelles en 1857, a peint des animaux et des natures mortes. Elle a obtenu une mention honorable à l'Exposition universelle de 1889 .Paris) et une médaille do Lronze à celle de 1900. Le musée do Bruxelles possède d'elle : Accessoires (1887); Dindon (190o;.
RONQUIÈRES, comm. de Belgique (prov. de Hainaut [arrond. de Soignies]), au confluent de la Samme et do la Sonnette, tributaires do l'Escaut par la Senne ; 1.200 hab. Blanchiment de toiles. Tuilerie. Carrière do grès pour pavés.
RONRONNEMENT (ro-ne-înan) o. m. Syn. de ronron.
— Encycl. Le ronronnement est produit par l'arrivée lente de l'air des poumons dans lo larynx, avec contraction des muscles de la flotte. Il ne se fait entendre que pendant l'expiration et il indique chez le chat la satisfaction ot la joie.
* ROOSEVELT (Théodore), président do la république des Etats-Unis, né à New- York en 1858. — Il n'a, depuis 1902, cessé d'exercer sur la politique américaine une action personnelle des plus énergiques. Il fut, en 190-1, de nouveau candidat à la présidence, après avoir déclaré que cette élection serait la dernière. Pendant la campagne électorale, il affirma hautement ses vues impé riatistes, la nécessité pour les Etats-Unis d'avoir une fiottc et une armée beaucoup plus fortes que par lo passé, et proposa comme un des jprincipaux buts à l'activité américame l'extension politique et économique dans lo Pacifique. En novembre 1903, il reconnut l'indépendance do l'Etat de Panama, et s'opposa ouvertement à ce que lo gouvernement colombien agit militairement contre les révoltés. En 1901 et en 1905, il signa avec la France et plusieurs autres Etats des conventions d'arbitrage. Au mois de juin delà môme année, il prit personnellement l'initiative d'un rapprochement entro la Russie et le Japon, et obtint par ses efforts la cessation des hostilités et la conclusion de la paix do Portsmouth ; enfin, il inter\'int à Cuba, en septembre 1906, pour rétablir Tordre dans l'île. A l'intérieur, il eut l'habileté de s'assurer l'appui des démocrates, en poursuivant une lutte énergique contre les grands trusts financiers et industriels, et en intervenant personnellement dans les grèves pour amener une entente ontre ouvriers et patrons. Par là, sa popularité n'a cessé do grandir dans toute l'Union.
■ Root, comm. de Suisse (cant. et dislr. de Lucerne), sur la Rcuss, affluent do r.\ar ; 1.5S0 hab. Industrie laitière; commerce de bétail. Papeterie. Tissage de la faille
ot do la soie.
ROPCHA, bourç do Russie (gouv. de Saint-Pétersbourg ^distr. do PeterhotJ, sur le petit fleuve côtier Strielna; 1.000 hab. CliMeau' appartenant à la famille impériale de Russie. C'est là que tut étranglé, sur l'ordre de Catherine II, le tsar détrôné Pierre III. Beau parc admirablement aménagé.
RoPP ;Roswin, baron vos der), historien allemand, né à Goldingen (Courlande) en 1850. Il étudia l'histoire aux universités de Berlin, de Gœttinguo et do Vienne, entreprit de nonïbrouses recherches dans les archives et se lit recevoir privatdocent pour Ihisioire à Leipzig en 1875. Il devint professeur extraordinaire en 1878. Il fut ensuite professeur au ■ Polytechnicum < do Dresde (1879), à l'université de Giessen (1882), de Breslau (1890) et de Marbourg ( IS91V II a écrit en allemand : le Roi Eric le Poméranim ',1875): Contribution à l'histoire germano-scandinave du XV* siècle (1876) ; Colonies allemandes en Allemagne aux xii' et s.tu* siècles (1886).
RORBAS, comm. de Suisse (cant. de Zurich ["distr. de Bulach;^ sur la Tôss, affluent du Rhin : 1.330 hab. Elève de bétail ; culture de céréales ; filature de coton.
RORSGHACHERBERG.comm. de Suisse(cant. de Saint- Gall [distr. do Rorsohach]), sur les bords du lac de Constance: 1.800 hab. Arbres fruitiers; fabrique de pianos et orgues; broderie mécanique.
ROSA (Gabriel), patriote et écrivain italien, né et mort à Iseo (1812-1897). Fils d'un boulanger, il compléta son instruction élémentaire en lisant les œuvres de J.-J. Rousseau et de Plutarque et s'affilia à dîi-huit ans aux carbonari. Arrêté avec plusieurs de ses compagnons, il fut emprisonné à Milan, où il se lia avec l'historien Cesaro Cantù, détenu avec lui. Pendant deux ans, Rosa resta au socret,
et on lui fit vainement subir de cruel.-» traitcnieuts poarle forcer à dénoncer ses complices. Enfin, on prononça contra lui la peine de mort, qui fut commuée en trois ans de travaux forcés au Spielbcrg-; il y occupa la cellul-- pur Silvio l'ellico a illustrée dans sou ouvrage Mes P.t.'j,-. Rendu à la liberté (1838), Roba fut interné à I^eo. ^'r:- i surveillance de la police. Là, il so fit avocat et '•■ . . , quelques ouvrages. En l?*»»*, il so rendit à Turin, à M. ..:, et, après avoir vu la I^mbardie rejornbée sous la dor: tion do l'Autriche, il retourna dans sa vill'principaux ouvrages sont : Histoire des Pélu des Communes italiennes; Origines de la Ci .
Europe; Histoire agricole de l Italie.
Ro&ATI Carolina Gallrti, dame . danseuse italienne, née a Bologne en i-'- l-'--.- t.. i-. i-.r,..!, .., .i.. «-..-t., Blasis, maître de ' elle commença fur'
où le succès qu'elle -^uiiuv j-- y:.-.v.>r uv'ji'i .a 11' «•ii;.-;i^-rr
aussitét à Turin, à Florence et à Kome. La renommée s'attacha bien vite à son nom on raison du rare talent qu'elle déployait, et, après s'être fait applaudir cnl^.^'■• i Parme, à Milau et à Gènes, elle fut appelée au 'l ti> ^iitro de la Reine, à Londres. I>â, elle obtint de vri-i' ■-■ . triomphes dans plusieurs ballets coiii;us à s par Paul Taglioni : Carolina, Fiorita, les 1 Prima Uallerina, etc. l>o Ijjndres, elle vint . Paris, où elle fut accueillie avec dauiant plus ■]■■ i.i . .: qu'a son habileté [remarquable de danseuse elle joit.'N;i]'. comme mime, un talent do premier ordre. Elle it- :i les rôles importants de plusieurs ballets nouveaux : Jouta ou les Boucaniers, la Fonti, Marco-Spnda. le Corsaire. où surtout elle faisait preuve de quahtés i a'h'ii ,'j*--s d'une rare puissance. .Après avoir passé pluà Paris, où ses succès étaient éclatants, apr< irée de nouveau à Londres, elle fut cngj| .
Pélersbourg en 1860 et trouva en Russie un puuiic aussi enthousiaste que tous ceux qu'elle avait charmés jusqu'alors. C'est peu d'années après qu'elle quitta la scène, où sa carrière n'avait été qu'une longue suite de triomphes.
ROSGHACH (Jean-Joseph-Gabrieli;,et critique d'art français, né i Toul toutes ses études au collè(:e et à ta fa Toulouse, où il se fit recevoir iiccDcic ^iaussi les cours de la faculté de droit. Ai professeur de rhétorique au collège do -M 1859), il fut nommé inspecteur des antiquités et coh ■ ■ ..teur des Antiques de Toulouse (18G2; et, l'année su,-. . archiviste de la ville ; en 1391, il eut encore la dir-.. ;. du musée Saint-Raymond, dont il avait été le principal organisateur de looo à 1903, et fut chargé du cours des sciences auxiliaires de l'histoire à la faculté des lettres. Il a fait un article politique quotidien de 1871 à 1886. dans le • Progrès libéral de Toulouse ». Il a publié, outre des catalogues et des monographies des musées qu'il avait sous sa garde: Foix et Comminges, itin^aire du chemin de fer pyrénéen (liez) ; le Midi illustré {ISGZ}: Géographie du département ae la Haule-Garonne (IHGO) ; Études historiques sur la province du Languedoc, depuis la régence d'Anne d'Autriche jusqu'à la création des départements (1877), et
3ui lui ont valu le prixGoburt; les Douze livres de l'histoire e Toulouse, chroniques municipales manuscrites du xiii* au xviu' siècle (1S87) : la Conquête d'Albigeois, roman historique (isyO) ; Histoire graphique de l'ancienne province de Languedoc (1905; ; Tome X VI de l'Histoire générale du Z<in- 3u<'(/t>c(1905'. Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, inscriptions et bclles-letires de Toulouse (1897), Roscliach a reçu le prix Camille Pujol de l'Académie des jeux Floraux (1905) ; l'Académie des inscriptions et belleslettres l'a choisi pour membre correspondant (1879).
ROSCOE (sir Henry E.nkibld), chimiste anglais, né à Londres en I83y. Après avoir fait ses études au collège universitaire de sa ville natale, il fut nommé, en 1858, professeur de chimie au Owens' Collège do Manchester, poste qu'il occupa jusqu'en 1886. Entre temps, il avait été nommé membre de la Société royale de Londres (1863, et. en 1S98, un vote de ses collègues l'appela aux fonctions enviées do vice-chancelier de l'Université do Londres. Roscoe a publié de nombreux livres sur toutes les parties de la science chimique, parmi lesquels nous signalerons une petite Histoire de la chimie élémentaire \1875), d'excellentes Leçons de chimie élémentaire qui eurent denombreuses éditions, furent traduites dans presque toutesles langues ot même eu japonais et en indien; un Traité de chimie en trois volumes (1877-1881); une biographie de John Dalton (1895). Il a écrit aussi de nombreux mémoires sur la photochimie, l'analyse spectrale, la production ariificielle do l'alizarine, la 'synthèse de l'indigo, les composés du tungstène et du vanadium, etc. Il est correspondant de l'Académie des sciences de Paris.
Rose (maladie de). Méd. Variété de tétanos, dite cépkaliquc, dans laquelle les muscles innervés par les nerfs crâniens sont en général seuls contractures, ceux du tronc et des membres échappant au contraire aux contractures.