‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 287 sur 363 · ROTHSCHILD · texte numérisé non relu

ROTHSCHILD

n'cQ fit pas moins ijuelijuo bruit et servit ridûalismo, malgré quelques bizarreries extérieures . L'oxprcssiou u pciQture rosicruciouno " est consacrée doublcmout : en bonne part pour désigner un ouvrage do stylo ot en mauvaise pour qualiiior une composition trop idéologique.

ROSETTE n. f. Substance minérale, résultant de l'allération du mica.

HOSELLY DE LORGUES (comto Antoinc-François- Félix), écrivain Irancais, né ù Grasse (Var) on 1805, mort à Paris eu 189S. Licencié en droit, il renonça au bai'reau pour s'occuper do (lucslions religieuses ci historiques. Catholique ardent, il débuta par un ouvrage intitulé : le Christ devant le siècle (If<35J, et publia ensuite : le Livre îles communes (IS37). où il cherchait la régénération de la Frunce, dans l'union du presbytère, de la mairie et de l'école; De la mort avant l'homme et du péché originel (1841); Vc la femme et du serpent (1842). Avant élô amené ù s'occuper do la vie de Christophe Colomu, il se passionna pour cette grande figure historitiueet se livra à son sujet ù une grande suite d études, dont il puisa les documents principaux dans des voyages à l'étranger. 11 publia successivement : la Croix dans les deux inondvs (18U); Christophe Colomb (isâG), sou ouvrage capital, plusieurs fois réédité, où il attribue à une inspiration divine la découverte do TAmérique ; l'Ambassadeur de Dieu et le Pape Pie IX (I87i), réédité sous le titre de Christophe Colo7nb serviteur de Dieu (187G) ; Satan contre Christophe Colomb ou la Prétendue Chute du serviteur de Dieu (1S76) ; Histoire posthume de Christophe Colomb (1885). Roselly de Lorgnes ayant demandé que Colomb fût placé au nombre des saints, Pie IX entra dans ses vues et le nomma, par bref spécial, n postulateur officiel de la cause de béatihcation de Christophe Colomb près de la cour de Rome ». Los fôtes du quatrième centenaire de Christophe Colomb furent célébrées religieusement à Paris, le 12 octobre \^'J2.

ROSEMBACH (signe de). Méd. Dans l'hémiplégie, si le réflexe abdominal persiste, malgré l'anesthésie cutanée, îhémiiilégie est hystérique. (Elle est organique, au contraire, si le réflexe abdominal est aboli.)

RosEMBACH (syndrome dl). Méd. Tach^-cardie paroxystique, dans laquelle les troubles cardiaques, gastriques et respiratoires, sont associés.

ROSEN (Jean), peintre polonais, né à Varsovie en 1854. Il fit ses études de peinture d'abord à Munich, puis à Paris, où il fut élève de Pils et de Gérome, et exposa plusieurs fois au Salon. Remarqué par le tsar Alexandre III, il fit, sur commande du souverain, plusieurs tableaux : Assaut de Hospenthal (1799) ; Bataille de Itimm/c (1787); une Itevuc ù Varsovie (1824). Sur la demande de r^'icolas II, il a exécuté pour ce souverain un panorama de la Jitvue de liétheny. Rosen, qui traite avec beaucoup de distinction les sujets militaires du premier Empire, a exposé entre autres œuvres un Sapoléon quittant l'armée de Saraoosse (1812), qui fut remarqué au Salon de 189-1. Le Cercle militaire, à Paris, possède de lui un beau portrait du tsar Alexandre III. Jean Rosen est membre de l'Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg.

ROSENTHAL (Maurice), pianiste, né à Lainbergon en 1802. Elève d'abord de Mikuli et de Rapliael Joscfiy, il reçut ensuite dus leçons de Liszt, dont il fut un des derniers disciples. Il n'avait pas encore quinze ans lorsqu'il commença ù. st? produire dans les concerts; mais ce n'est qu'à partir de la grande tournée qu'il fit en Amérique en 1890 qu'il commença à s'imposer à l'attention. Roseuthal est certainement un pianiste extraordinaire pour la puissance de son qu'il tire de l'instrument et pour les difficultés dont il semble se faire un jeu. Sous ce rapport, il est bien l'élève et le successeur de Liszt ; mais on lui voudrait plus de sentinieut et d'expression.

ROSTCRUCIEN, ENNE {si-in, en'} adj. Relatif aux rosecroix. V, ce mot.

Rosières, comm. du département de l'Aube, arrond. et i 4 kilom. de Troyes, près du Triiroire, affluent de la Seine; 200 hab. Le château de Rosières, dont les parties les plus anciennes datent de la Renaissance, fut restauré au xvii* siècle par Claude Perrault.

Rosières iRaouI-PliilIppoi, littérateur français, né à Paris en lufii, mort à Meulan en 1900. Après avoir termiii»'' ses études au coUè^'C Chaptai,ilse livra à des travaux historiques otso fit connaître par dos Itecherches sur l'histoire religieuse de la France (1879), oi surtout une Histoire delà société française au jnoijcn âge (1880), où, eu une série do chapitres ingénieux, il retraçait l'évolution de la société française entre 987 et 1-183. Par la suite, il aborda la critique littéraire et môme la poésie ; ses Jiecherches sur la poésie contemporaine demeurent un de ses meilleurs livres. On a encore de lui : Ponce-Pilale, poème philosophique (1883); ta UévuluHon dans une petite ville; Aleulan (1888) ; une Historiette de Tallemant des Itéaux annotée par un ful/cloriste (issy) ; l'Evolution de l'architecture en France (1894).

* ROSIR V. a. — Rendre rose : Le reflet de Vabat-jour lui ROSISSAIT le visage.

ROSMANINKAL, bourg du Portugal (prov. do lïeYra [distr. do Casiello HrancoJ), sur un petit alflucntdu Tage; 2.000 hab. Vignobles. Commerce de fruits.

ROSMER (Ernst), pseudonyme do M"* Flsa Bkrns- TB1.N, écrivaiu allemand, fille du compositeur Henri Porges, née à Vienne on 18GG. Elle fut d'abord actnco, joua dans les théâtres do Magdcbourg et de Itrunswick. mais dm renoncer à cette carrière, à la suite d'une nmladie, épousa en 1890 l'avocat Max Bernstcin. à Munich, et se consacra à la littérature. Elle a publié des poésies, des contes, des nouvelles : Madunna (1894), et surtout des drames, dont les principaux sont : Nous trois (1893); Crépuscule (1893^; En/iinis ne roi (1894); Te Denm (la^:,); Thémistocle {1991) ; .V,rt' Marie (1900) ; Jean Kcrhicr (1904). Tous ces ouvrages, publiés sous le pseudonyme Eknst Rosmkb. sont estimés pour la couleur du stylo et le mouvement drainatiquo.

*RoSNY (Josepb-Hcnri-Honoré Roi:x, né ù Bruxelles on i.Hr.6. et son frère. Séraphin-Justin-François Bokx, né à Bruxelles eu 1859. dits J.-H.-. romanciers français. — Leur iraieriiclle collaboration a produit, outre les ouvrages d.'jà r'uvH : /(■ Crime du docteur (1903); le Docteur Barambur {190 \); Théréic Dcgaudy ; les Deux Femmes; une

Iteine ; la Luciole; le Millionnaire (1905) ; le Testament volé; le Fardeau, roman social (190G), et deux recueils de contes et nouvelles; l'Epave ci la Fugitive (1905). Toutes ces œuvres se fout remarquer p;irdes qualités de composition et de stylo, tandis que le mélange qu'on y trouve do l'idéal avec les réalités scientifiques et sociales, do la vie moderne, leur donne une originalité do pensée peu commune dans les ouvrages d'imagination. Les deux Rosny furent parmi les membres désignés par Edmond de Goucourt pour faire partie de son académie,

Ross (sir William Charles), peintre anglais, né à Londres on 1791, mort en 186G. Elève de son père, il fut admis, dès l'âge de dix ans, à suivre les cours do l'.-Vcadéuiio royale; il y remporta, eu 1817, la médaille d'or. Charles Uoss s'adonna d'abord ù la miniature, puis exécuta do grands tableaux, mais ne tarda pas à abandonner ce genre et revint à la miniature. Grâce à ses petits portraits, exécutés avec une remarquable habileté, il attira sur lui l'attention et fut bientôt un des portraitistes les plus en vo^ue. 11 lit les portraits de la famille royale, fut nommé pemtre en titre de la reine, qui le créa chevalier, et devint, en 1842, membrt^ de l'Académie royale. Koss, dans un voyage à Paris, exécuta les portraits des membres de la famille d'Orléans. Il envoya à l'Exposition universelle de 1855 quatorze portraits, aussi remariiuables par le dessin et le fini de l'exécution que par

I expression des têtes, et trois portraits à l'Exposition universelle do 18G7. On évalue à plus de deux mille le nombre de ses miuiatures.

ROSSDORF, bourg d'Allemagne (gr.-duché de liesse [prov. do Starkcuburg, distr. de Darmstadtj), i»rès d'un petit sous-affluent du Rhin par le Mein; 2.500 hab. Forêt, scieries mécaniques. Carrières do basalte.

ROSSET-GRANGER (Edouard), peintre français, né à Viucennes (Seine) en 1853. Il débuta au Salon do 1879 par une figure nue et obtint on issi une bourse de voyage pour son Eros, puis il exposa successivement la Charmeuse (musée de Montauban), Orphée (1884, musée de Carcassonne), les Hiérodules, qui lui valurent une médaille d'argent à l'Exposition universelle (Paris, 1889), Près du feu, panneau décoratif. Cache-cache (1890, musée do Marseille), (Espérance (musée du Havre) et diverses études à la lumière artificielle. 11 a exécuté également des travaux de décoration dans divers hôtels de Paris, au café Riche, au café Mazarin, à la Banque ottomane de Constantlnople, et obtenu une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1900 (Paris) pour ses panneaux destinés aux aciéries de Longwy. Il a fait preuve eu ces diverses œuvres d'un grand sens de l'arrangement harmonieux, ainsi que d'un métier sûr de peiutre et de dessinateur.

ROSSI (Salomou), musicien italien, né vers 15G5, mort vers 1625. Il était rabbin à Mantoue et s'occupait activement de composition. Il a publié deux recueils de canzonncttcs à 3 voix, quatre recueils de madrigaux à 5 voix, des cantiques à 3 et 8 voix, des hymnes, des " laudes «, et aussi un recueil de <i sonates, gaillardes, branles et courantes à deux violons avec basse pour le cembalo ». En société avec Montoverde, Muzzio Elfreo et Alessaudro Guinizzaui, il a écrit la musique d'un drame sacré intitulé Maddalcna, exécuté en 1617. S. Naumbourg, ministre officiant au temple consislorial de Paris, a puljlié, eu 1877, sous ce titre : Cantique de Salomou Hossi, Jiebreo. un recueil remarquable et fort intéressant de compositions de cet artiste, mise en partition d'après l'édition originale donnée à. Venise en 1620.

Rossi (Jean-Cbarles-Félix), sculpteur anglais, né à Nottingham en 17G2, mort à Londres en 1839. Il était fils d'un médecin originaire de Sienne et fut placé fort jeune en apprentissage chez un sculpteur, nommé Luccalella.

II entra ensuite, en 1780, comme élève à l'Académie de Londres, où il obtint, en 1784, la grande médaille d'or, et alla passer trois ans en Italie. A son retour, il acuuit rapidement une brillante réputation et devint niemurc de l'Académie (1802), sculpteur du prince régent et plus tard du rui Georges IV. On cite parmi ses meilleures œuvres : un Mercure en marbre, exécuté à Rome ; le Repos d'Ere, Edwin et Eh'onore : Musidora ; Zéphire et l'Aurore; Vénus amenant Hélène à Paris; des statues de Thomson, de la Grande-Bretaiine, pour la Bourse de Liverpool; du Marquis de Cornwall/s, du Capitaine Faulkner ; les tombeaux de Lord Heatlifield, de Lord Bodney, des Capitaines ^Mosse et liiou, dans la cathédrale de Saint- Paul, etc. D'autres œuvres de cet artiste se voient à Buckingham-Palace.

RoSSI (.Luigi Felice). compositeur et nuisicograplic italien, né à Brandizzo (Piémont) en 1S05, mort à Turin en 1863. Destiné à l'état ecclésiastique, il fit d'excellentes études littéraires au séminaire de Turin, mais le quitta nour se livrer à sa passion pour l'art et devint, ù Naplos, l'élève do Raimondi et do Zingarelli. Après avoir fait représenter à Turin, en 1835, un opéra intitulé fif/i'ArirJiturieri, qui u'eut qu'un médiocre succès, il comprit qu'il n'avait point le sentiment de la scène et se consacra dés lors â la composition do nombreuses oeuvres de musi<iue religieuse qui lui valurent une légitime renommée. Outre une messe de Requiem, on connaît de lui de nombreuses messes solennelles, un oratorio : le Sette Parole di Gesii Cristo, un Te Deum, un Magnificat, plusieurs psaumes, des motets, etc. Ecrivain distingué, collaborateur do la " Gazzetia musicale " de Milan, Kossi est l'auteur de tous les articles concernant la musique daus VEnciclopedia popolare, et il a fait de même pour le Gran Dizionario délia linqua itnliana de Tomaseo. On lui doit une traduction italienne du Cours de contrepoint et fugue de Cherubini, du Traité de composition de Reicha et des Etudes de contrepoint de Beethoven. Excellent professeur, Rossi forma de nombreux élèves et fut directeur de musique dans les écoles communales de Turin.

Rossi (Lauro), compositeur dramatique italien, né à Macerata on 1812, mort ù Crémono en 1885. Il fut l'un des artistes les plus féconds et les plus distingués du xix' siècle. Elève do ('rescentini (cliant\ de Giovanni Furno (harmonie) et de Zingarelli (composiiion'i au conservatoire de Naplos, il donna en cotte ville ses premiers ouvrages : le Contcsse villane, Costauso ed Oringaldo, la Casa in vcndita, lo Sposo al Ictlo, puis quelques autres on dilTérentes villes, notamment, ù la Scala de Milan, i Falsi Monclari, qui est considéré comme son chef-d'œuvre ot pondant vmgt-cinq ans est resté au répertoire do tous les théâtres

italiens. Après avoir exercé pendant quatre ans les fonctions do chef d'orchestre an théâtre Valle, de Rome, Rossi fut engagé en la môme qualité avec une troupe qui se rendit au Slexique. Il y resta huit années, au bout desquelles il revint en Italie et reprit avec activité sa carrière de compositeur. Il fait représenter alors daus diverses villes un certain nombre d ouvrages: il Uorgomestro di Schiedam, Dotlor liobolo, Cellini a Parigi, ta Figlia di Figaro, Bianca Contarinif il Domino nero, dont

10 succès fut retentissant, etc. En 1850, il était nommé directeur du conservatoire de Milan, mais il continuait de produire ses œuvres à Milan, à Najdes, à Turin, et ailleurs, et, vingt ans après, échangeait cette situation contre celle de directeur du conservatoire do Naples, où il allait succéder à Mercadante. Il donnait sa démission de ce dernier emploi en 1878.

Lauro Rossi était un artiste bien doué, un musicien de talent, qui continua en quelque sorte les traditions laissées par Douizctti ; il avait du feu, de la verve, du mouvement, et une abondance mélodique qui, si elle n'était pas toujours nouvelle, était toujours élégante et aidée par un style plein de grâce et de correction. En dehors de ses ouvrages dramatiques, qui sont au nombre d'une trentaine, il a écrit un oratorio : Saûl. plusieurs cantates, une messe, deux recueils de vocalises et exercices pour la voix, vingt pièces pour instruments à vent, de nombreuses mélodies à une ou plusieurs voix, etc.

Rossi (Alexandre), industriel et homme politique italien, né à Schio (Vénétie) en 1819, mort à Rome eu 1898. Fils d'un manufacturier en drap, il succéda à son père ot donna à sa fabrication un développement considérable. Après l'annexion de la Vénétie, il siégea à la Chambre italienne comme député de Schio, et fut nommé sénateur en 1870. Il devint le chef du parti protectionniste on Italie. On lui doit : De l'industrie de la taine en Italie et à l'étranger (^1869) ; Question sociale et question ouvrière ( 1879J ; Du créait populaire et des associations coopérative» (1880) ; etc.

Rossi (Ernest), artiste dramatique italien, né à Livourne (Toscane) en 1829. Son père, ancien officier supérieur dans les armées de Napoléon I", le destinait aux carrières libérales, mais il se sentait plus de vocation pour le théâtre et s'engagea dans la troupe qiii jouait au théâtre Carignan les tragédies d'Alfieri. L un des premiers il osa aborder le théâtre de Shakspeare. A Humlet, à Othello vinrent s'ajouter : le Cid, Tartufe, les Brigands de Schiller, le Comte d'Egmont, Faust, Kean, Ruy Blas. En 1855, Rossi avait à peine vingt-cinq ans quand il vint à Paris avec M"* Ristori; il se fit remarquer dans le rôle de Paolo, de Francesca da Rimini. Il revint en France en iSôG, après s'être fait applaudir sur les principales scènes italiennes, et se montra dans les rôles d Hamlet, d'Othello et du Cid.

ROSSITZ, bourg d'Austro-Hongrio (prov. de Moravie Tcerclo de Brûun]), sur TObrava, sous-affluent du Danube par la Tliaya et la Morava : 4.000 hab Raffinerie de sucre, métallurgie. Aux environs, gisement de bouille.

ROSSO, bourg d'Italie (prov. et circond. de Gènes), sur le petit fleuve côtier le Livagno; 3.200 hab. Culture de l'olivier.

ROST (Valentin-Christian-Frédéric), philologue allemand, né à Friedrichvoda en 1790, mort à Gotha en 1862.

11 fut étudiant à léna, devint professeur au gymnase de Gotha (1814), directeur de cet établissement eu 1841 et prit sa retraite en 1859. On lui doit de bons ouvrages de grammaire et de lexicographie grecques ; Grammaire yrtY'^«e(Gœttingue, 1816; 7«êdit., 1856); Dictionnaire grecallemand (Gotha, 1820 ; i' édii., 11* tirage, Brauuschweig, 1888); Dictionnaire allemand-grec {Gœlùucuc. 1818; ll'éd. par Albrecht, 1889). Il a revule Lexicon Homerico-Pindaricutn de Duncan (Leipzig. 1831) et le Dictionnaire manuel delà langue grecque de Passow (en collaboration avec Palra, Kreuzler, etc.' [Leipzig. 1841-1857]. lia édité avec F. Jacobs, à partir de 1825. l'excellente Bibliotfieea grxca, dont le succès n'est pas épuisé.

Rostand (flose?)io»rfe-Eiiennette Gér.^rd, dame Edmond), poète français, née à Paris eu 1871. Fille du colonel comte Gérard, et petile-fiUe du maréchal Gérard, elle se fit connaître en 1890 par un volume de vers pleins de fraîcheur et de naturel, les Pipeaux, qui fut couronné par l'Académie française. La môme année, elle épousa lo j)oèto Edmond Rostand.

ROTHEM, comm. de Belgique (prov. de Limbourg

larrond. do Macsovcki), entre le canal de Bois-lo-Duc à Slaestriclit ot la >feuM) ; 1.200 hab. Disiillerie.

ROTHENBURG, coinm. de Suisse (caut. de Lucerne fdistr. de Hochdorf j) : 1.300 hab. Elève do bétail; commerco de porcs et de i»roauits agricoles.

ROTHENTURM, comni. de Suisse (cant. et dislr. do * Sclnvy/i. «ians la vallée de lu Bibcr, affluent du Rhin;

l.oOLthal) l'rairies, pâtura-

ges ; exploitation de tourbe ; commerco de bois et de produits agricoles.

*R0THSCBILD (baron Alphonse nn), banquier français, né à Paris en 1827. — Il est mort dans cette ville en 1905.

Rothschild (baron Guii-

laume-Charles niO. chef de la branche des Rothschild de Francfort, né & Naples en 1S28, mort à Francfort-sur-Ie- Mein en 190i. Il devint chef de la maison de banque à la mort de son frère aine Meyer i,l880>. et fut consul général d'Autriche-Hongrie. 11 consaera des sommes imporiantos à des œuvres de charité.

Rothschild ibaron Ferdinand nK>, fiiianeier et homme politique aufjlais. né à Paris en 18:n>. mort dans sa résidence de Wallesdon Manor en 1S98. Il fut élevée Vienne, puis se fixa(1863) on Aiiglelorre. où il épousa sa cousine Eveline Rothschild. liile du premier baron de ce uom. Kn 1885, il fut euvoyé à

Alphonse da Rothschild.

la Chambre des commuDcs par les électeurs do Aylcsbury, qui depuis lors le réélurent constamment député. Il y lit partie du groupe dos libéraux uniooistos. C'était un collectionneur passionné, un ^'achtnian très connu, et un ami intimo du prince de Galles, avec qui il était en relations constantes. Il a légué au Hriiish Musoum ses belles collections d'objets d'art et do bijoux appartoûant à l'époque do la licnaissance. ^

Rothschild (MiGsJ. Lo Louvre doit à la barouno Natbaniel do Rothscliilu (m. en 1899) : ta Laitière, un des chefs-d'œuvre de Orcuzo; deux Madones, de Botticelli et do Gbirlaudajo, et la plupart dos afjuarelles do Jules Jaquemart. Lo baron Adolphe (m. en 1901) enrichit lu Louvre do toute une série d objets d'orfèvrerie religieuse réunis dans une salle dont les frais d'installation ont été supportés par lo donateur. Ces pièces d'orfèvrerie, au nombre de tiuatrc-vingt-quatorzc, appartiennent ù. tous les pays et à tous les siècles d'art, mais principalement au XV' et au XVI'. Parmi ces triptyques-reliquaires, ces crossos, ces aspersoirs, etc., il y a une collection unique do « baisers de paix «. Dans la même salle et provenant du même le^, on mentionne un adorable bas-relief d'Agostino di Duccio : la Vierge et l'Enfant, une statue do sainto, de l'école champcuoiso (xii* s.), et une très belle tapissorio llamandc du xv* siècle : la Multiplication des pains.

Au baron Arthur do Rothschild (m. en l90-il le Louvre doit cin(| Greuzes, dont l'Oiseau mort, deux Teniers, et des toiles de Backhuysen, Ph. Wouwerman, J. Ruysdael et Hobbema. Kntin.Io baron ^Uphonsede Rothschild (m. en 1905), membre do l'Institut, a légué une seule œuvre, mais do tout premier ordre, un portrait d'eufaot : Master Hare, par sir Josliua Reynolds.

ROTINEn. f. -Vlpin. Crevasse. Syn. rimaye.

ROTINETTE [nèf — de lioty, n. pr.) n. f. Néol. Menue pièce de monnaie à t'eftigie de la Semettse de Roty.

ROTSELAER, comm. do Belgique (prov. do Brabant [arrond. de Louvain]), sur la Dyle, tributaire de l'Escaut par loRupel ; 2.^50 hab.

ROTULA n. f. Genre d'oursins irrègnliers, à corps discoido très aplati et présentant des incisures au bord postérieur du lest, qui est irrégulièrement digité en arrière.

RcUANET (Gustave), homme politique français, né à Oupia (Hérault) on 1855. Fils d'un proscrit du 2-Décombro, il s'engagea dans l'armée, après avoir terminé SOS études à Narboune. Pendant te 16-Mai, il fut envoyé aux bataillons d'Afrique : on lui reprochait d'avoir tenu des propos révolutionnaires. Après sa libération, il fit du journalisme, fut rédacteur do l'i Émancipation sociale i> de Narbonno, fut secrétaire de Benoit Malon, coopéra avec lui à la fondation do la «Revue socialiste», collabora au a Cri du peuple i». à la» Petite Républitiue », etc. Elu conseiller municipal de Paris parle quartier de Clignancourt en 1890, réélu eu 1S'J3, il fut élu député de la 2* circonscription du XVIII* arrondissement de Paris, le 3 septembre 1893, contre l'abbé Garoior, et uommé en l'*97 rapporteur de la commission d'enquête du Panama. Réélu député en 1898, il interpella Dclcassé, le 20 janvier 1902, sur les mesures que le ^ouvoineinentavaît prises ou comptait prendre pour prévenir les massacres d'Arménie. Réélu de nouveau, le Il mars 1902, contre Charles Bernard, il demanda, en juin 1904, la suppression du bataillon d'Afrique. Il appuya la politique du Bloc, vola la loi de séparation des Eglises et 06 l'Etat, combattit le cabinet Rouvier et fit adopter (nov. 1905) uu projet de résolution invitant le gouvernement à modifier lo contrat do louage en ce qui concerne les rapports des compagnies de chemin de fer et do leurs employés. Rouanet a été réélu député le 6 mai 1906. Il a dirigé la " Revue socialiste s et collaboré à l'o Humanité a dès la fondation do ce journal par Jaurès. Il a publié : les ComplicittS du Panama (1893).

*R0UBAUD (Louis-A«^U5^e}, dit Rodbaud jeune, statuaire fr;iu<.'ais, né ù Cerdon (Ain) en 1828. Elève dllippolyte Flandriû et de Duret. — Il est mort à Paris en 1906- 11 avait débuté auSalonde is»îl,et n'avait cessé d'exposer jusqu'au Salon de 1905, où l'on voyait de lui une figure de la Douleur. Aux couvres déjà citées, il convient d'ajouter la Trafjédie et ta Comédie, statues pierro, au théâtre des Célestins de Lyon ; la statue colossale d' Crhain II . à Chûtilloo-sur-Marne; le Buste de M. Brodu, exposé en 1900, etc.

ROUGHÉ (Eugène), mathématicien français, né à Sommiôres (Gard) en 1832. Après avoir passé par l'Ecole polytechnique et soutenu sa thèse do doctorat es sciences," il devint successivement professeur do mathématiques au lycée Charlemagne, à l'Ecole centrale et examinateur di^'admissioD à 1 Ecole polytechnique. Indépendamment d'un Traité de géométrie y écrit on collaboration avec de Comberousso et qui eut do nombreuses éditions, Rouché a publié plusieurs ouvrages didactiques d'algèbre, de géométrie descriptive, d'analyse infinitésimale et de nombreux mémoires insérés dans les « Nouvelles Annales de mathématiques », lo " Journal de l'Ecole polytechnique » et les " Comptes rendus » do l'Académie "des sciences de Paris, dont il est membre. Ses principaux travaux se rapportent au développement des fonctions en séries, à la théorie des ra<"ines égales, à la décomposition des fractions rationnelles, au calcul inverso des intégrales définies, à la série de Lag;range, à la théorie des chances, à la méthode des isopériniètres. etc. Il a enfin composé une excellente biographie d'KJmond I-aguerre.

comm.de''B4fquô .H M H 1 1 ) ' H 1 1 1 ifHiiirm

(prov. de Hamaut [arrond. de Tournai]), sur le canal do Pommerœul â Antoing; 1.230 hab.

Tricotage mécanique do bas; sucrerie, fabrique de noir an imal . lU Roudadar.

RO UD AD AR n. m. Flûte de Pau en usage dans la république de l'Equateur", et dont les trente-trois tuyaux sont faits à laide du gynerium aaccharoides.

Roue élastique.

*ROUE n. f. — Autom. Roue àjanie amovible. V. jantk. Il Boue élastique, Roue dont les rayons sont constitués par des ressorts courbés do façon à donner au moyeu une certaine élasticité répartie sur toute la jante. (Ces roues, dont il existe plusieurs modèles, visent ii supprimer le bandage pneumatique avec ses nombreux inconvénients.)

*ROUGE n. m. — Chira. Itouge Lonyo, rouge Saint-Denis. V. bbnzidim — Polit. Se dit des memb syndicats rouges, par opposition aux Jaunes. V. syndicat.

HOUGE (lac), lac du Canada (.Saskatchewan et Alberta), qui reçoit la rivière Montréal et se verso par la Rivière Rapide dans la rive droite du Blaver ou Castor, branche mûro du fleuve Churchill; près de 90.000 hectares.

RoUGEMONT, comm. de Suisse (cant. de Vaud [disir. du Pays-d'en-hautj), daus la haute vallée de la Sarine, affluent de l'Aar, ù. 1.010 m. d'altitude; 1.200 hab. Pâturages, fromagerie.

* ROUGEOLE n. f. — Enctcl. Pielickc, puis Pielicke et Canon ont découvert et étudié dans le sang des personnes atteintes do rougeole, principalement au moment de la défervescence, uu bacille de dimensious voisines de colles du globule rou<>o, parfois recourbé, tantôt isolé, tantôt réuni en amas d'une douzaine, dont tous les éléments sont sensiblement parallèles, assez aisément colorables. Ils l'ont considéré comme l'agent spécifique de la rougeole, mais la valeur pathogéuique do ce bacille a été fortement contestée.

RoUJON (Henry), écrivain et administrateur français, né à Paris en 1853. Entré en 1876 au ministère de l'ios- Iructiou publique, il fut, en 1880, choisi par Jules Ferry comme secrétaire particulier. Devenu chef de bureau au cabinet du ministre en 18S2, il fut, comme te!, collaborateur do Paul Bert, Lockroy, René GobleC et Spuller. Léon Bourgeois le nomma, en 1891, directeur des Beaux- Arts. Dans ces importantes fonctions qu'il conservajusqu'en 1903, il contribua notamment à la création de la caisse des musées et à la fusion de la direction des Beaux-Arts avec celle des Bâtiments civils. En 1899. l'Académie des beaux-arts le choisit, commo membre libre, en remplacement du marquis de Chennevières et, en 1903, elle lui confia les fonctions do secrétaire perpétuel, en remplacement de G. Larroumet décédé. II prit, cette même année, sa retraite comme directeur des Beaux-Arts.

Sa carrière administrative ne Icmpécha pas do cultiver les lettres. Secrétaire de la rédaction de la n République des lettres », revue fondée en 1875 par Catulle Mondés, où il signait Henry Laujol, il a collaboré au • Voltaire « (1879-1880) et à la « Revue bleue » (1890-1891). Miremonde, une jolie fantaisie littéraire parue d'abord dans la « Revue des lettres et des artsi, lui conquit l'estime des lettrés. Collaborateur du a Temps » et rédacteur au « Figaro », il fut commissaire spécial do la section des Beaux-Arts à l'Exposition imivcrsolle (Paris, 1900).

RonxXZ (Joseph- Emmanuel- Ghislain), archéologue belge, né à Nivelle en 180e. mort à Gand eu 1878. 11 fut élevé à Gand, où il se fixa, et devint successivement professeur et recteur de l'université de cette ville. Roulez était membre de l'Académie de Belgique cl membre correspondant de l'Aradémie des inscriptions et belles-lettres (ie Paris. Outre un çrand nombre d'articles et <ie mémoires. insérés dans le 0 XÎessager dos sciences historiques •, les . ■ Mémoires * et le « Bulletin de l'Académie de Belgique », les « Annales de l'Institut archéologique de Rome», etc., on lui doit : Associations poUtiffues chez les Iiomains{liZO); les Magistrats romains de la 8elgi(fue (1844); De l'origine et de la cicilisntion des peuples gut hahitaient la Belgique actuelle à l'arrivée de Crsar (ïi^O) : les Mœurs électorales de Rome (1858); etc., et des traductions de plusieurs ouvrages allemands, parmi lesquels nous citerons le Manuel de l histoire de la littérature grecque, par Schœll (1837).

ROULLEAU (Jules-Pierre), sculpteur français, né à Libourne en Ud5. mort à Paris on isy5. Elève de Cavelier eideBarrias,ilobiinten 1880 le secondgrand prix de Rome. Il exposa au Salon des artistes français à partir de l'année 1878. Ses principales œuvres sont : un Luron (i.s79j; Hcté (1882), et une statue du qrand Caj'not. érigée depuis à Nolay {Cote-d'Orl; Léda 18S4' : Jeanne d'Arc (1893 . sutiie équestre pour la ville de Chinon, ainsi qtie les statuettes du D' Âiiert et de Gambelta et que les bustes de Jules Roche et de Théodore de Banville (ce dernier au jardin du Lu.vembourg, à Paris), etc. Jules RonUcau, qui avait obtenu une seconde médaille en 1882 et une médaille d'argent à l'Exposition universelle de 1889 i, Paris), travaillait, au moment où la mort le surprit, à un monument du prisident Carnot, commandé par la ville de Nolay (Côte-d'Or '. monument qui, achevé par Falguière, fut inauguré en 1895.

"^Roumanie. — Ilist. De tous les Etats de la péninsule des Balkans, la Roumanie est celui dans lequel l'ordre constitutionnel s'est depuis dix ans ie plus strictement maintenu, et dont le progrès économique a été le plus rapide. Sa populaiiona très sensiblement augmenté; plus de 3.000 kilomètres do chemins de fer ont été construits et reliés aux autres voies ferrées de la Russie, do la Bulgarie et de la Hongrie, et l'industrie elle-même, bien qu'encore à ses débuts.^est en progression constante. Une grande part de cette prospérité doit être attribuée à l'observation très scrupuleuse, par le roi Charles 1'* de Hobeùzoltern, de la charte parlementaire ; en I90S. après des alternatives diverses, le parti conservateur ou cantacuzénisto était au pouvoir, malgré les compétitions personnelles tle ses deux chefs, Carpet Cantacuzène. Le général Lahovary était ministre des affaires étrangères.

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