SCIIURZ — SCIENCE ET HYPOTHÈSE
do rcvups, publié des nouveUos dont idusieurs ont ûic recueillies en volimu's et couipioni parmi les meilleures productions du la IitUTaturo telicque.
*SCHURZ (Charles), avocat, journaliste, officier et hoinuic politique américain, né à Liblar. près do Cologne, en ISiï». — Il csi mort à Ncw-Yurk en Ifuc.
SCHUTZENBERGER {Ren<5-Paul}, peintre français, né à Mullioiiso (Alsace^ en 18(>0. Sétant rendu do boiiiio heure à Paris, il fut élève de J.-P. Laureus. Il débuta au Salon do 18iy. Il a essayé de la peinture de genre : te V'/e«j- Mann (1889), et do la pointure d'histoire : le Chri&t et la AÙadrlehie {IS90}. Mais il s'est assez vite fixé sur le portrait, depuis la Femme en blanc (1895). Il y apjiorta une recherche distinguée de lumière et de coloris. A l'Kxposition universelle do U'OO (Paris), et aux Salons suivants, il n"a guère envoyé que des portraits.
SCHUTZENITE (chuf) u. f. Oxyde hydraté naturel de
CUivi<' rL do cuhall.
SCHUYFFERSCAPPELLE, comm. do Belgique (pruv. de l-'laiidre-Occidenlalu [arrond. de Tliieltj) ; 1.350 hab.
SCHWABE (Carlozi. peintre et dessinateur suisse, né à Genève en 18C6. Il se rendit à Paris à I âge de dix-huit ans et se forma sans maître. Les types de Carloz Schwahe n'appartiennent (ju'à lui. l>ongs ëi éniaciés, il les présonin dans un décor do nature, d'un grand cliarme, où la réalité et le rêve ont également part. C'est un des plus profondément mystiques parmi les artistes modernes. Il donna, très jeune, toute sa mesure dans les illustrations eu couleur d'un Evangile de l'enfance, publié par Catulle Mondes. Il a encore illustré : le /lève, de Zola, tes Fleurs du mal, de Baudelaire, les Paroles d'un croyant, do Lamennais et .-Iw jardin de l'infante, d'Albert Saraain, le Votjatje du Pèlerin, de Bunyan. Il participe depuis 1890 aux Salons do la Société nationale dos beaux-arts, dont il est sociétaire. Ou citera, parmi ses peintures et aquarelles : le Son des cloches, ta Douleur, la Mort du fossoyeur, le Destin, l'Eternelle Chimère, la Jalousie et la Haine, la Passio7i, etc. Une exposition des Peinti-es de l'âme réunit en 1896 un ensemble important d'œuvres de C. Schwabe. L'artiste était également bien représenté à l'Exposition universelle de 1900 (Paris), ou ses envois lui valurent une médaille d'or.
SCHWAIGER (Jean), peinti'o tchèque, né en 1854. Il étudia à lacadémie de Vienne et dans l'atelier de Makart ; il est devenu professeur à l'académie de Prague. On lui doit des paysages estimés et de nombreuses illustrations. On apprécie surtout celles de ses œuvres qui ont un caractère t'autastitjue.
Sghwamendingen, comm. de Suisse (cant. et distr. de Zurich]), au pied du Zurichborg; 1.050 nab. Industrie domestique du Lissage de la soie.
SchWANDEN. comm. do Suisse (cant. de Glaris\ sur la Lintli, affluent de l'Aar ; i.iOû liab. Culture des prairies et élève de bétail. Industrie florissante : teintureries, impression sur cotonnades, filatures de coton ; verrerie ; fabriques d'appareils électriques, d'appareils de chauffage et d'ustensiles de cuisine.
*ScHWARTZ (Marie-Espérance Brandt, dame de), femme de lettres allemande, connue sous le pseudonyme de Elpis Mel.cna, née à Southgate, près de Londres, en 1821. — Elle est morte à Ermatingen (Suisse) en 1899.
*SCHWARTZ (Guillaume), mythographe et écrivain allemand, né à Berlin en 1821. — Il est mort dans cette ville en 1S99.
SCHWARTZ [Hermann Amandus), mathématicien allemand, né à liermsdorf (Silésîe) en 1867. Il fut successivement professeur à l'université de Haile (I8fl7-1869), au Polytechnicum do Zurich (1869-1875), à Gœttingue (1875- 1892), à l'université de Berlin (1892). On lui doit d'importants travaux sur les surfaces minima, la théorie des fonctions et los fonctions elliptiques. Outre sa thèse : Détermination d'une surface minimum spéciale (1867), il a publié ; Formules pour l'utilisation des fonctions elliptiques (1883-1885) ; Hecueil d'études de mathématiques (1890). Schwartz a été nommé correspondant de l Académie des sciences do Paris depuis 1895.
SCHWARZENBERG, comm. de Suisso (cant. et distr. de Luccriie), sur le versant du Pilate ; I.IOO hab. Elève do bétail, culture des prairies. Colonie de vacances pour los enfants do Lucerno. Station d'été.
SCHWARZENBERG (Frédéric-Charles, prince de), général et écrivain autrichien, né ot mort à Vienne (1800- 18701, fils du jiriuce, généralissime dos Alliés en 18i:i contre Napoléon 1". Il reçut une éducation surtout militaire, apprit et parla los principales langues civilisées, entra en I8i6 comme cadot dans un régimcnî do uhlans autrichion et devînt un des plus brillants officiers de la cavalerie austro-hongroise. Il eut une vio des plus agitées. Poussé par son goût dos aventures guerrières. il fit campagne en is-ii, on Italie, contre los révolutionnaires n;ipolitainB, demanda un congé en 1830, prit part À l'oxpédition française en Algérie, se signala à la prise d'Alger ot reçut des mains du maréchal de Bourmonl la croix de la Légion d'honneur. Après dos séjours prolongés à Toulon, Marseille, Paris, et en Angloforro, il rentra en Autriche en 183:', fut nommé lieûtonantcolouol. parcourut, de 1835 & Ikhg, l'Asie Mineure, la Turquie d'Europe, la Grèce ot la Transylvanie, se rendit en 1838 en Espagne pour prendre part à ta guerre carliste auprès do l)on Carlos, essaya do passer de Franco on Catalogne, mais fut arrêté e'n France et interné à Bord<'aux. Il se reposa pendant qiiohpies années dans sa propriété de Marienthal, en Ilongne. accourut on 1846 auprès do son ami l'archiduc Ferdinand, guerrova contre los Polonais révoltés, fut nommé colonel, alla ensuite on Suisse, en 1847, pour faire campagne dans l'armée du Sonderbund, comme aido de camp du général Salis-Saglio, puis passa dans IcTyrolet en Lombardie pour combattre les insurgés oi les Piémontais aux côtés do l'arcbiduc ■Jean et du fcld-maréchal Hadetzky : enfin, on 1849, lutta contre l'insurrection hongroise comme officier d'ordonnance du fold-maréchal lïaynau et fut nommé général. En 1850. il so retira dans ses terres de Hongrie et do Bohémo ot so consacra à la chasse ot ù la littérature. Il collabora A do nombreux journaux et périodiques et publia des récits très pittoresques do ses voyages ot do
Cardinal Schwai-zenberg.
SCS campagnes dans un style brillant et plein de verve, et des recueils de nouvelles, do poésie-^, d'essais littéraires. Ses principaux ouvrages sont : Vues rétrospectives sur Alger et sa prise en iSSO (1831) ; Fragments d'un journal de voyage dans le Levant (1837) ; les Evénements de Galicie (1846) ; Extraits du journal des pérégrinations d'un lansquenet congédié (18-U-1848), qui est une sorte d'autohiograijhio du plus grand intérêt; Fagots niitédiluvicns de iSA'J à 1847 (ihôO) ; Fayots postdiluviens (IStl'i).
SCHWARZENBERG (Jcan-Josepli-Célostin, prince Dk), cardinal autnclncn, né et mort à Vienne (1809-1885). U étudia la jdulosuphie, puis le droit ot les sciences politiques à l'université do Vienne, se tourna ensuite vers la théologie catholi<juo à runivcrsité de Salzbourg, fut élévo du grand séminaire de Vienne, malgré l'opposition do son pèro, fut ordonné prêtre en 1833, devint chauoino à Salzbourg, et fut élu en 1835 archevêque do Salzbourg. malgré son jeune âge, ot sacré en 1836 par le pape Grégoire XVI en 1836. De belle allure, éloquent, pieux et charitable, il so trouva placé à la têto du clorgé catholique de son pays; dirigea avec autorité l'épiscopat autrichion, revendiqua énergiquement la liberté do l'Eglise vis-à-vis do l'Etat et tenta de réformer le clergé.
Il fut créé en 1842 cardinal à Rome, le plus jeuuo cardinal du XIX" siècle, et devint en 1849 archevêque de Prague.
Dans ce dernier poste, il entreprit d'éveiller les sentiments religieux en Bohème pour détruire les derniers vestiges des doctrines hussites. Dans ce but, il dévôlop])a les congrégations et surtout appuya les jésuites et leurs écoles. Très conservateur en politique, voulant maintenir la prépondérance de la noblesse, il se rapjtrocha en 1860 de la noblesse tchèque, dirigée par son cousin, le prince Charles, et les comtes Léon Thurn et Henri de Clam-Martiniiz, piit une part prépondérante à la lutte nationale contre les libéraux allemands et la constitution centraliste de Schmerling et signa, en 1S70 et 1871, les adresses demandant la souveraineté de l'Etat de Bohême. Bien que partisan des théories ultramontaines, il fut un des opposants les plus énergiques, au concile du Vatican, dans les discussions qui préparèrent la définition du dogme de l'infaillibilité pontificale (1870j et so soumit après la définition. Après 1870, il renonça à tout rôle politique, bien qu'il fût membre de la Chambre des seigneurs de Prague et de celle de Vienne, et se confina strictement dans ses fonctions religieuses.
ScBWARZENBERG (Charles, prince de), homme politique autrichien, né à Vienne eu 1824, mort à Prague en 1904. Petit-fils du feld-maréehal Charles-Philippe de Schwarzenberg et neveu du précédent, il reçut une éducation très brillante, devint officier de cavalerie, prit part en 1848 aux opérations militaires contre les insurgés viennois et fut attaché en 1849 à la personne du prince Félix de Schwarzenberg, son cousin, alors président du conseil des ministres en Autriche. Après la mort de ce dernier, il se retira sur ses immenses propriétés en Bohême, s'adonna à la politique, devint un des chefs du parti féodal conservateur en Autriche, et en 1860 il se mit à la tête du mouvement pour la reconnaissance de la souveraineté de l'Etat de Bohême, demanda, avec l'aristocratie tchèque, le rétablissement du pouvoir constitutionnel de la noblesse de Bohême, fit à la Diète de Prague une opposition véhémente à la constitution libérale et centraliste établie par le ministère Schmerling et qui assurait, dans toutes les parties de la monarchie autrichienne, la prédominance de la bourgeoisie allemande, et réveilla lopposition nationale des Tchèques contre les Allemands. Il fut lo promoteur des nombreuses pétitions conti-e la constitution, organisa la résistance nationale en Bohême, surtout de 1867 à 1871 et détermina la chute des libéraux centralistes, suivie do l'arrivée au pouvoir des fédéralistes et des aristocrates avec le comte de TaatTe (1871) et de l'abolition de la constitution de Schmerling. Bien que membre de la Chambre des soigneurs de la monarchie autrichienne, comme chef do la famille, depuis 1870, il se retira peu à peu de la vio poliiirpie dès l'apparition et les succès du parti natioual et démocratique dos Jeunes-Tchèques.
SCHWETZERHALLE, bourg de Suisse (cant. de Bâle- Canipagne [distr. d'Arlesheini ot de Liestal, comm. do Pratteln et de Muitenz]), au bord du Rhin : 2r>o hab. Salines très importantes, creusées dans l'anhydrito du muschelkalk, à 130 mètres de profondeur, et dont la production annuelle atteint près de 202.000 ipiiiiiaux.
SCHWEIZER-SIDLER (Iloinricb), pliilologuo suisse, né on 1815 a Elgg (canton de Zurich), mort à Zurich en 1894. Il lit ses études à Zurich et à Berlin, enseigna aux gymnases d'Aarau et de Zurich et devint on 1841 privaidocent, en 18 i9 professeur extraordinaire et en 1864 professeur ordinaire à l'université de Zurich. Ce fut un excellent latiniste, qui ont de nombreux élèves. Ses principaux ouvrages sont : un Mot sur l'emploi de la grainmaire comparée dans l'enseignement élémentaire du latin (1859); Remarques sur la « Germanie » de Tacite (1860-1862); ta « Germanie » de Tacite(l81\); Morphohqic élémentaire de la Innqup latine (1869V II a collaboré à l'édition de Tacite d'OrolIi fI8Rr,-i89i). Citons en outre : Trois leçons sur la linguistique Itistorii/ue (18S0i.
SCHWELBRUNN, comm. de Suisse (cant. d'Apponroll ''Khodes-Extérieures. distr, d'IIinterland]): 1.900 hab. Tissage du coton ; fabrication de broderies. Ce village, situé à 972 mètres d'altitude, est une station d'été assez frô- <|uen1ée.
SCHWENDI nu ScHWENDE, comm. do Suisse (cant.
dAiipcnz4-ll [Khodi's-liitérieiirosl) : 1.300 hab., en de nombreux hameaux. Pâturages; forêts. Elevaco de porcs ot >\r chèvres ; broderies à la main cl ù la mécaniquo. Carrières.
ScHWENDi, bourg do Suisso (cant. d'Untervaldon [(^bwald, comm. do SarnenI). sur les bords du lac do Sarnen ; 1.440 hab. Elève do bétail ; tressage do chapeaux
Taureau de Schwyz.
do paille. Source minérale exploitée dans un établissement (Schwendikaltbadj, situé au milieu des forêts et dans un vallon bien abrité. Les eaux, acidulées ferrugineuses soiii(|Ucs, sont utilisées dans le traitomem dos maladies nerveuses.
*SCHWOB (Mayer-André-.UarceO, littérateur français, lié à Chaville (Seine-et-Oise) eu 1867.— Il est mort à Paris en 1905. Il avait traduit de l'anglais Mail Flanders (do Daniel do Foej et, sous lo pseudonyme do Loy-son- Bkidet, écrit un petit traité satirique do journalisme : Mœurs des diurnales (1903j. U laissait inachevée une biographie de Villon et un Parnasse satirique du xix* siècle. Il avait épousé Marguerite Moreno, de la Comédie-Française.
ScHWYZ (HACE DE), race de bovidés, originaire de la Suisse centrale.
— Ekcycl. Cette ?-ace de Schwyz, dite aussi et mieux race alpine, dont il existe d'ailleurs plusieurs variétés, n'est pas particulière au canton do Schwyz, comme soo nom pourrait le faire supposer ; mais elle peuple au contraire la majeure partie des alpages des cantons d'Argovie, AppenzoU, Borne, Glaris, Grisons, Luceroe, Tessin, Uri, Uiiterwalden, Zug, Zurich, et s'étend sur le grand -duché de Bade, le Wurtemberg, la Bavière, comme aussi dans la Haute- Autriche et la Lombardie. Eu France, on la rencontre dans , les Alpes de ' Savoie.
Con vena n t
bien aux pâturages élevés, les individus de cette race ont. en général, une robe brune; vigoureux et trapus, ils sont d'humeur douce et sociable : les bœufs sont employés comme animaux de trait et rendent ainsi de grands services aux populations montagnardes, mais leur chair est peu estimée de la boucherie ; en revanche, les vaches, qui possèdent des mamelles énormes, sont d'excellentes laitières; elles paissent en liberté les gras pâturages alpestres durant toute la bonne saison autour des chalets où se fabriquent les fromages, et ne rentrent à l'élabiequ'avec les mauvais jours.
SCHYBERGSON(MagnusGottfrid). historien finlandais, né à Abo en l!>51. Issu d'une famille suédoise, il fit ses études a Abo, devint docent (1878), puis professeur (1883) d'histoire â l'Université, sans cesser toutefois de s'occuper d'enseignement secondaire. On lui doit un nombre considérable de travaux : Contribution à l'histoire intérieure de la Finlande, nSf-f73t (1875) ; les Négociations relatives à ■une ailiance évangélique en i6i4-l6'J5; le Duc de Rohan et la Chute du parti protestant en France [ou franc., 1880); etc. Son Histoire de la Finlande, classi(|ue dans les pays Scandinaves, a été traduite en allemand (F. Arnheim, GescUichte Finnlands, 1896).
SCHYTTE (Louis), pianiste et compositeur danois, né à Aarhus en 1818. U fut élévo d'Edmond Neupert, de son célèbre compatriote Niels Gade, et enfin de Liszt. Son lalent fort distingué de professeur et d'exécutant lui fit ofiVir en 1886 les fonctions, qu'il accepta, de professeur do piano à l'Institut Harak, à Vienne. Schytte a publié, en dehors de plusieurs ouvrages d'enseignement excellents et très répandus, une centaine de compositions justement estimées : un concerto et une sonate de piano, un recueil d'Etudes spéciales, Sch^es de ballet, Symphonieenfnntine. Caprices et Fantaisies. /*aH/owiiHf«, etc., plus un cycle de lieder et une scène dramatique, HerOj exécutée eii 1898 au théâtre royal de Copenhague.
Science et hypothèse, par H. Poincaré (isoo). — Dans cet ouvrage, l'auteur étudie le rôle de l'hypothèse dans toute la séné des sciences, depuis raritlimétl(|ue et la géométrie, jusqu'à la mécanique et la physique expérimentale. Il montre qu'il y a {dusieurs sortes d'hypothèses, 0 que les unes sont vérifiables et qu'une fois confirmées par l'expérience, elles deviennent des vérités fécondes, que les autres, sans pouvoir nous induire ea erreur, peuvent nous être utiles en fixant notre pensée, que d'autres, enfin, ne sont des hypothèses qu'en apparence et se réduisent à des deriiiilions ou à di-s conventions déguisées ■>. "La conséquence est que la science n'atteint pas les choses elles-mêmes, comme le pensent les dogmatismes naïfs, mais les rapports entre les choses; en dehors île ces rapports, il ny a pas de réalité connaissable. >< L'ouvrage est divisé eu quatre parties. Dans la première, rauiour compare le continu mathémaliquc et le continu pb\sique; il montre que lo raisonnement mathématique n'est fécond que parce qu'il procède, dans une certaine mesure, par la méthode induciive. Dans la seconde partie, il étudie les géométrios non euclidiennes et il conclut que les axiomes géométriques ne sont que des conventions, des définitions déguisées, et non dos faits expérimentaux, ni dos jugements synihétiiiues â priori. Puis, après avoir comparé Icspac© euclidien et l'espace non euclidien, il arrive à cette concli»sion que la géométrie n'est pas une science expérimentale, mémo en partie ; la notion des corps idéaux qu'elle étudie est tirée entièrement de notre esprit, et • 1 expérience n'est ipi'nne occasion qui nous engage A l'en faire sortir b; o elle nous fait counaiire, non quelle est la gé<>méirio la plus vraie, mais quelle est la plus commode ».
Pans la troisième partie, il étudie les dill'é renie» branches do la mécanique et conclut qu'il importe do sé))arer la mécanique expérimentale de la mécanique des principes généraux, qui participe du caractère conventionnel dos postulats géométriques, et cela, pour l'intelligence complète do la science ollo-mémo.
Dans la quatrième partie, il étudie lo rôle de l'hypothèse en physi((ue ; il montre comment la physique mathématique "doit guider la çénérallsation. de fa^on « à augmenter le rendement do la science «. puis, il indiqua les moyens qu'elle peut mettre en œuvre pour y parvenir sans danger ; enfin, après avoir étudié ot précisé l'état actuel de nos connaissani'es, il conclut que la science marche vers l'unité ei la simplicité.
11 traite ensuite du calcul dos probabilités, « la notion
do probabililA jouaat un r61o considiiraWo .latis les sciences physiques.; il montre lo rôlo do nivpothèso nrimonlialo, que l'on rencontre a la base ilo iout calcul lio colto sorte. Puis il termine en étudiant les grandes théories d'optiquo ot d'électricité, enfln déleciro-dyuamiquo. montrant la genèse dos idées nui conduisirent Fresnel et Maxwell à édihcr les belles théories modernes. Dans cette œuvre très remarquable sur la philusopbio dos sciences, lo savant auteur a su eiposerscs idées avec 1100 rare puissance do logique ot dos qualités d'exposition des plus attrayantes.
Science moderne (i.a) el ion étal actuel, par Cli. Emile Picard (1005). — Dans cet ouvrage. Picard a donné une vuo d'onsemhlo sur l'état des sciences mathématiques, physi(|^ues et naturelles dans les premières années du XX' siecio; en réalité, il a repris et développé lo /Inpporl gém'ral tur les progrès récents des sciences, dont il avait été chargé en luoo, à l'occasion de l'Kxposiiion universelle. Co livre, écrit dans un style simple el élégant qui CD rond la lecture accessible à tout esprit cultivé, est un véritable document historique, une mise au point, faite do main do maître, des connaissances ot des théories scientifiques do notre époque.
L'auteur a su éviter les discussions purement philosophiques pour pouvoir dégager d'une façon plus nette lo véritable objet dos différentes recherches sciontiliqui's, en mémo temps qiio les lions communs i|ui rattachent les unes aux autres les différentes branches de la science; il a iudiiiué los grandes théories qui réunissent et coordonnent cliacune toute une catégorie do faits, insistant sur leurs rùlos et montrant que ces théories admises à uue époque déterminée ne sont pas immuables, attendu nue " lo savant no retient à un moment donne que les théories fécondes par leur puissance pour la coordination des faits acquis ot pour la découverte des faits nouveaux •. « On juge, dit-il encore, très faussement do la science, quand on oublie qu'elle est essentiellement mobile et n'est formée que d'approximations successives, • et la plupart des chercheurs n ont comnio but . que de pousser plus loin l'approximation, en mettant en évidonco dos complexités jusquo-là ignorées ■.
Après avoir fait un rapide bistoriquo do l'analyse mathématique, l'auteur montre comment les dinéroiites sciences tendent de jour en jour à prendre la forme mathématique, car . quoi qu'il arrive, l'analyse niathéniathiuo restera toujours cet admirable langue q'ui. suivant un mot do Fourioi-, un pas de signes pour exprimer des notions confuses, langue capable de condenser dans ses symboles un noml)ro immense do résultats, et douéo d'une admirable puissance de transformalion et de précision o.
Il passe ensuite une revue complète de toutes les sciences, on ayant soin do grouper ensemble celles dont les liens sont intimes : sciences mathématiques et astronomie, mécanique et énergétique, optique et électricité, 2 ai constituent, dit-il, ™ la physique de l'éther . ; puis il tudie la physique de la matière et la chimie minérale et organique on faisant ressortir les hypothèses cinétiques, atomiques et autres qui furent et soiit encore si fécondes ; la minéralogie et la géologie, la physiologie et la chimie biologique, et enfin la botanique et la zoologie.
En realité, cette vue d'ensemble sur l'état actuel de la science est un travail considérable, qui dépote cliez l'auteur uno grande uotieto de vues, jointe à une profonde érudition.
Science (la Valeur delà), par H. Poincaré (Paris, 1902). — Cet ouvrage fait suite à Science et hypothèse et en est pour ainsi dire lo complcmout. L'autour commence par étudier lo rôlo do l'intuition ot do la logique dans les sciences : «l'intuition est l'instrument le plus ordinaire de l'iovontion i et, si la logique, ■ qui seule peut nous donner la certitude, est l'instrument de la démonstration », U n'en est pas moins vrai que l'intuition est indispensable, aussi bien au jeune esprit (|ui, sans elle, no saurait jamais appliquer les mathématiques, qu'au savaut créateur luimême. L'auteur étudie ensuite îles deux cadres dans lesquels la nature parait enfermée •, lo temps et l'espace; ■ nous n'avons pas l'intuition directe do la simultanéité, pas plus que celle de l'égalité de deux durées . . et nous v suppléons en a|ipliquant certaines règles, variables avec les cas partiiuliors qui sont en cause, ces règles étant choisies inconsciemment par nous, . parce qu'elles sont les plus commodi's ■. Dans lo chapitre consacre à la notion d'espace, lauicur reprend et complète l'étude déjà faite dans Science et hypothèse; il étudie le continu physique i plusieurs dimensions et analyse les faits expérimentaux qui interviennent dans la genèse do l'espace à trois dimensions. • L'expérience no nous prouve pas que l'espace a trois dimensions, elle nous prouve qu il est commode de lui en attribuer trois .. Les phénomènes physiques et mécaniques, par exemple, peuvent être conçus auirenient que dans l'espace à trois dimensions; d ailleurs, . nous no poiivoiis nous représenter l'espace à quatre, ni l'espace à trois dimensions, parce que ces esp.ices sont infinis, que co sont des continus matbémaliques et non des continus physiques et qu'ils sont homogènes».
Dans la deuxième partie de l'ouvrage, l'auteur répoml à ceux (|ui demandent à quoi servent les mathématiques co leur montrant ■ los deux monuments déjà ébauchés de la mécani.iue céleste et do !a physi,|uc mécanique . qui • valent bien la peine ciu'ils nous oiit coulée •. Et d'ailleurs, les mathéraatitiuos méritent d'être cultivées par ellesmêmes, imisqu'elles donnent à leurs adeptes • des jouissances analogues à celles que donnent la peinture ot la musique " ; mais le but physique et le but esthétique ne doivent pas ctro séparés l'ûn de l'autre, car ils sont intimement liés ot se pénètrent mutuellement. L'auteur montre les liens qui unissent l'aualyse et la physique, la première servant à créer une langue pour la seconde et la seconde rendant à la première le service do lui imposer des problèmes dont .elle fait pressentir la solution • et pour lesquels < elle suggère des raisonnements •. Les quelques pages consacrées à l'astronomie, cette science «qui nous a fait une ;'ime capable de comprendre la nature. . sont des plus remanpiables : pour la physique mathématique, il indique les différentes phases qu'elle a parcourues et se demande, après avoir passé en revue les principes qui lui servent de base, s'il n'y a pas lieu de prédire une crise prochaine et une période de doutes. Qu'importe ! il faudra rebâtir à neuf, « tel l'animal qui mue, qui brise sa carapace trop étroite et s'en fait une plus jeune ■ ; cette science a d'ailleurs déjà passé par une crise semblable.
Enfin, dans la troisième partie, l'auteur traite le la valeur objective de la science. Dans 1 en.scmblo de nos lois scicntihques, il y a quelque chose qui est indépendant dos conventions que nous ayons adoptées ; il y a de» relations entre les faits bruts qui constituent des (ûi« incariables, % tanclis que les relation» entre les faits scicntiUquoa restent toujours dépendantes de certaines conventions ■ . Uno loi quelconque déduite de vérilicalions expérimentales ne peut qu'être approchée et, do plu», son énoncé est forcément incomplet. . Non seulement la science ne peut nous faire connaître la nature des choses, mais non n'est capable do nous la faire connaître, cl, si quelque dieu la connaissait, il no pourrait trouver de mots pour nous l'exprimer -. En revanche, elle nous fait connaître . la seule réalité objective, les rapports des choses, d'où résulte l'harmonie universelle ■.
L'eiisemblo do l'ouvrage est un vériublo acte de f.,i scientifique. On sent combien l'auU'Ur est pénétré de cette science, dont il est, à notre époque, l'un des plus illustres représentants, et avec quel e.spoir il nous parle de cette harmonie universelle, . la source de toute beauté et la seule vérité que nous puissions atteindre •.
SCIEN'nSTE {sian-lissf] a.lj. et n. Scientisles chrétiens [Christian scientisls). Secte qui professe qu'on cas de maladie le meilleur remède est la prière.
SCIUROÏDE n. m. Paléont. Genre de mammifères rongeurs, de la famille dos anomaluridés. comptant six espèces fossiles dans lo tertiaire do l'Europe centrale ot méridionale.
— E.vcïcL. Les sciuroldes sont rangés actuellement dans la sous-famille des pseudosciurioés. C'étaient des petits écureuils rappelant quelque peu les anomalures actuels de l'Afrique; ils ont vécu dans le Jura suisse et lo noidi de la France à lépoquo éocèno {sciuroides minimus et Quercyii et en Allemagne i l'époque miocène (sciuroides Fransi).
SdUROPTERDS {plé-russ) a. m. Nom scieniifinue des écureuils volauls, vulgairement appelés polnlouches. (Le genre sciuroplerus ajipartiout à la sous-famille des ptéro-
myinés.)
SCLÉRO'nNIE in!) a. f. Genre de discomycéles, dont la fruclincalion liait d'un sclérote et a la forme d'une coupe plus ou moins excavée, portée par un long pédicelle. (Us asques ont huit spores ovales, unicelluiàires, incolores. Certaines espèces causent des maladies chez les végétaux.
SCOLËCTTHRKnxiÉS n. m. pi. Famille de crustacés co pépodes, rcnlermant les genres scolécilhrix et voisins. —
i n SCOLÊCITBBICIDÉ.
SCOLÉOTHRIX (Irikss) o. m. Genre de crustacés copépodes, type do la famille des scolécilhricidés, comptant quelques espèces répandues dans les mers du nord. (Lo scolécilhrix brerirornis, découvert en 1902 sur les cotes d'Angleterre, en est un exemple.)
SCOLÉCOTRiguE (trik') n. f. Champignon filamenteux vivant sur les feuilles et y formant des taches brunâtres, à filaments courts, portant à leur sommet ou sur les côtés des conidies ovoïdes, brunes, bicellulaiies.
SCOPOLAMINC n. f. Syn. do
UYÛSCINE.
— Encycl. Lhyoscine, pluscoimue actuellement sous le nom de scopolamine, a été préconisée depuis 1900 comme anesthésique général.
On l'associe généralement à la morphine. La technique est la suivante :
on injecte sous la peau quatre heures, deux heures, puis une heure avant l'opération, un centimètre cube d'une solution contenant Of.0012 de bromhydrate de scopolamino et of.oolS de chlorhydrate de morphine par centimètre cube. Le patient s'endort d'un sommeil calme : on note une légère accélération du pouls et un abaissement de la respiration On doit éviter lo bruit et les secousses aux malades; on provoque ainsi une .anesthésie complète. Parfois, cependant, il est nécessaire de donner un pen de chloroforme. Le réveil se produit quatre à cinq heures après l'opération; il est absolument calme, les malades peuvent s'alimenter, et ils dorment bien la nuit suivante. La mortalité serait inférieure à celle provoquée par les autres agents anesthésiques.
SCOTTE TRALN). V. TBAIX.
''SCRATCH n. m. — Sport. Se dit aussi d'un coureur qui est handicapé, et qui doit accomplir le parcours entier.
Scribner's Magazine, revue mensuelle illustrée, fondée à New- York en ISSG par l'éditeur Charles Scribner. Elle a pour rédacteur en chef Edward L. Burliugame depuis sa fondation. Ses bureaux sont à Londres, et elle est aussi lue dans le Royaume- Uni que les magazines anglais.
*S<a«OTATEOR n. m. — Instrument qui permet de connaître à distance lindication d'un appareil de mesure (thermomètre, manomètre, etc.).
— Encycl. Un scrutateur so compose de deux postes : le transmetteur combiné avec l'appareil de mesure (anémomètre, thermomètre, hygromètre, etc.) dont on veut connaître les indications à distance, et le récepteur; les deux postes sont reliés par une communication, qui est généralement électrique. Les scrutateurs les plus répandus sont los scrutateurs de température, nu'on emploie dans nombre d'industries où l'on a besoin de maintenir une température constante : maltcries. brasseries, sucreries, chambres frigorifiques. Quand on appuie sur un bouton que porto lo récepteur, on envoie un courant électrique dans le transmetteur, dont l'aiguille monte d'nno division correspondant à une fraction de degré. Ce mouvement a pour effet d'envoyer un courant électrique dans le récepteur, dont l'aiguille monte à son tour d'une division, de sorte que les mouvements des deux aiguilles du transmetteur et du récepteur sont synchrones. Des que l'aiguille du transmetteur arrive à toucher l'indei.