‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 298 sur 363 · SCIENCE — SÉBASTIEN · texte numérisé non relu

SCIENCE — SÉBASTIEN

elle relombe. tandis que laiguille du rî-orplaur reste aa i.umt donnant la tempéraluro tant qu'on anpuio sur le buuton.

Lo thormomôtrc transmetteur possède un index ot an« aifcuillo ; liiidox indique la lempi'Taiuro à la manière dos autres ihermoméires iridusirieU. et l'aigruillo, oui est normalement dans h* I<aa de 1 échelle, sert à la transmission des indications.

SGDLZXR {ikeu'teur — m. aogl.) n. m. Sport aaut. Batelier, canotier.

BCTBIB (bit») n. m. Genre d'insectes cok-opières rynchophorcs, de la famillo des curculionid^!!), créé en I902 pour dfs e^]»rccs propres à l'Am^^riquc centrale. (Le tvpc de ces c>iaran',-ons, apparifiiaiit au ^Toupo des stéréidés.

est le sciji-it pubetcent, du Guatemala.}

8CYLLI0GALECS (/f^-t/M) n. m. Ocnro de poissons sélaciens de la faraill*.* des palèidés, créé en I902 ;jour nn curieux requin décooTert dans les parages de 1 Afrique centrale. (Le «cy//iopa/««

Scjdi» {gr. ( foii).

Scylliogalfut.

QuehfUii est un squale qui fait le passage entre les L'aléidés et les scylliidés, avec tous les caractèrr» des émissoles; il présente des narines pareilles à celles des roussettes.)

Seal ou lac aux Phoques,

nom do deux lacs du Canada Outigava), sur le cours d un afflueitt de la baie dHudson : le Sbal d'en haut a près de 70.000 hectares ; le Seal d'en bas, près de 57.0oo.

SEAOU-PO n. m. Nom de cj'mbales chinoises en brcnze.

SÉBAMIDO-BENZOÏQUE adj.

■yn. .!c iiKNZAM-.sKB^rigrK.

Scaou-po : A, profil de l'iDttrunieDt.

SÉBASTIANISHE {bass, nitim')

Q. m. Ilist. rclig. Doctrine propre atuc scbastianistek : Croire au skbastiamsme.

SÉBASTTANISTE [bass, nissQ n. m. Ilist. relig. Membre d'une sc.-i,* portu^'aise, dont la croyance particulière est qno le roi dom St-bristien I" n'est pas mort, et qu'on le verra revenir dans le pays pour faire triompher le christianisme.

SebastIANSWEILER. bourg d'Allemagne (Wurtemberg), près d'un petit sous-afâucnt du Danube ; i.Ooo hab.

Sourcesminérales sulfatées sodiqucs, légèrement laxalives. Sébastien (-Saint), par J.-J. Hcnncr, au musée du

Luxembourg. — Saint Sebastien, non plus attaché au pilori, percé de

flèches, mais

assis et déjà

capable de se

maintenir sur

un bras, reçoit

les soins de la

pieuse veuve

[Irène, ou Lu-

cine), et de sa

servante. L'une

de ces deux

femmes voilées de noir retire do la jambe droite du blessé l'unique fl> cho (dont ]' pcintrencnou:^ montre même que la penne, tant il répugnait à représcntcr des plaies) : l'autre se retourne vers l'horizon obscur, vaguement éclairé

d'une lueur; toute la toile n'est qu'une svmphonie en noir et blanc. Le vrai sujet, c'est Véclaunte beauté de 00 nu d adolescent, posé en pleine lumière comme un

Saint SébaftiCD, d'après Hcaner.

Schéma d'installation d'un scrutateur avec un seul récepteur pour deux transmetteurs.

marbre, ou plutôt comme un ivoire animé. Rien d'achevé comme le modelé de ce corps juvénile, auquel des ombres caressantes donnent la moiteur de la vie. Tout l'art d'Henner est dans cette tache blanche, qui s'eiilève en vigueur et douceur à la fois sur le reste de la composition. Cette page magistrale inaugure en quelque façon la troisième et dernière manière du peintre, toute faite de con-

SEIJBK — SÉGOFFIN

trastcs, et qui paraii iiisj)ir« .lu Jurnier stjlc du t'rudlion. Les Christ d'Honner ei sun lameux Lévite d Ephraim ajipai'lienneut à cotio iiùrjudo.

SeBBE, localité de rAfriquc éqiiatoriale, côte de Ouiiiéc. colonie allemande du Tuyolaud. Ce lutjus.iucn 180- la capitale du Togo, dont les autorités résident mamtcuant à Lomé.

SÉCHÉ (Léon), littérateur français, ut à Ancenis en 1848 11 se rendit à Paris et dohuia dans les lettres par un fragment depoomo sur le drame do yueretaro, intitule le « Dies irx » du Mexii/ue (Isii'Jj. Ses autres ouvraf;es en vers sont : les Griffes du lion (ls71) ; Amour et ]mtne (1»"5! où lou trouve le poème l'Absence, écrit pendant un voyage en Italie (1873), et la Chanson de la vie, couronnée par l'Académie française (1888). Condamné à lamonde vers la fin de l'empire, pour un article du Jurènal, petite revue littéraire qu'il avait créée, il fonda depuis la Jtevue illustrée de Brelai/ne et d'Anjou. 11 devint directeur des • Annales romantiques • et de la • Revue do la Renaissance », que l'Académie couronna en 1903 ; il a donné des articles à la . Revue des Deux Mondes », ù la « Revue de Paris ., à la .. Revue bleue • et à divers journaux. Il a écrit aussi in Question sociale, un roman, Jtose Epoudrij (\M~)\ les Oriijines du Concordat (1894). et des études sur Jules Vallès (1SS6), Jules iùmon (1888), Volney (1S99), les Ùerniers Jansénistes (1890-1891), Alfred de Viqnij (1902), et .Sainli'-Ueuve (1904), suivies d ouvrages sur Lamartine de ISIil à ISSO (1905), et sur Alfred de Musset (1906). 11 a édité la Défense et illustration de la langue française de Joacliim du Bellay, — Sou fils, Alphonse, né à Nantes en 1.S76, a débuté dans le journalisme au « Siècle « (1900). lia fondé la Critique indépendante, revue littéraire et artistique (1901) et dirigé la » Revue d'art dramatique » (1903-1904). Il a publié une étude sur Emile Eayuet (1904), et les Contes des yeux fermés (1905).

Secolo (II.), Gazetta di Milano (« le Siècle »), journal quotidien à 5 centimes, fondé à Milan en 1365, publié par la Société d'édition Sonzogno. Bien rédigé, il est une des feuilles italiennes qu'on trouve le plus souvent à l'étranger. Sa politique, sans être ouvertement hostile à la dynastie piémontaise, a des tendances républicaines. En feuilletons, il publie surtout des traductions, et très souvent de romanciers populaires français. Il a un supplément hebdomadaire, » il Secolo illustrato délia Domcuica », qui en est à sa dix-huitième année (1906).

*SECONDAIRE n. m. — Electr. Dans les transformateurs ou bobines dinduclion. Enroulement qui, sous l'action des phénomènes d'induction provoqués par le courant passant dans le second enroulement, appelé primaire, est le siège d'une force électromotrice qui est dans un rapport donné avec la dilTérence de potentiel appliquée aux bornes du primaire.

— Encycl. C'est aux bornes du secondaire qu'on relie les appareils d'utilisation. Dans les transformateurs de lumière, qui abaissent la différence du potentiel, le secondaire est constitué par un lil plus gros que le primaire, tandis que dans les bobines d'induction, qui ont pour but de donner une différence de potentiel élevée au moyen d'une source do faible tension, le secondaire est formé d'un hl Hn.

Seconde M°" Tanqueray (i.*), comédie en quatre actes, d'Arthur Pinero ;1893:, traduite de l'anglais par Robert d'HumièreslOdéon, 1903). — M. Tanqueray a dépassé la quarantaine. Il est veuf d'une puritaine qui lui a fait connaître l'amour aussi peu que possible, et il est possédé par l'idée de la réhabilitation, par le mariage, dei5 femmes qui ont précédemment suivi une voie moins droite. Dans ces conditions, il n'est pas surprenant qu'il épouse Paula, qui eut cependant bien des aventures. Il aime Paula, et Paula le lui rend. De plus, elle a soif d'estime, de considération. La tentative cependant échoue. D'abord la seconde M"' Tanqueray, dans son milieu nouveau, si différent de l'ancien, s'ennuie à périr. Ensuite, la ■ société • lui ferme ses portes. Enfin. Ellean, fille de la puritaine, qu'elle voudrait bien aimer comme son enfant, lui témoigne en toute circonstance une instinctive antipathie. Celle-ci semble fondre après qu'Ellean a rencontré en voyage le capitaine Ardale, qui veut l'épouser, et lorsque la seconde M"' Tanqueray encourage l'amour naissant de sa bellefille. Ilélas! le capitaine se présente... et Paula reconnaît en lui un de ses anciens amants. La malheureuse s'empoisonne.

La pièce, bien faite, contient une belle étude de caractère : celui de Paula. Elle est, en outre, intéressante, par la manière bien personnelle et bien anglaise <loiit Pinero a compris un thème déjà traité par Emile Augier dans le Maiiage d'Olympe : l'impossibilité de l'introduction dans la famille d'une demi-mondaine, même sincèrement convertie.

Secret de Polichinelle (i.e), comédie en trois actes, de Pierre Wolff (G vmnascojanv. 1903). — M. et M"" Jauvenel sont de gros bourgeois, de cœur généreux cependant, mais un peu naïfs, car, depuis si longtemps qu'ils vivent ensemble, ils restent mutuellement persuadés que chacun d'eux est très rigoriste. Ils ont un fils. Henri, à qui ils voudraient faire épouser une charmante jeune fille, Geneviève Langeac. « impossible, déclare Henri ; j'ai une maîtresse. — (juitte-la, parbleu ! — Impossil)le, nous avons un enfant '.... • Il montre la phoiographie du bébé, et déjà s'attendrissent les grands-parents malgré eux. Chacun de son côté va voir .Marie, la maîtresse, et, comme Marie est charmante, elle les conquiert sans peine ; le petit Robert fait le reste. M. Jauvenel ne peut bientôt plus se passer de lui. Seulement, comme il s'imagine que Xi»» .Jauvenel est trop rigoriste ])0ur consentir à la régularisation de telles irrégularités, et vice versa, chacun d'eux fait ses visites et s'attendrit en cachette. Heurousoment, l'excellent Trévoux, ami de collège de M. Jauvenel. brusque les choses on organisant un faux départ de Henri, de Marie et de Robert, et tout finit par un iion mariage. Pour sa récompense, Trévoux, do son côté, épousera la sympathique M"" Sanienay.

De cette pièce, on tous les personnages sont vertueux, l'intrigue est fort mince, ot le dénouement en est prévu dés l'abord. Mais l'autour a l'adresse d'y créer un véritable obstacle avec la mutuelle méprise des époux Jauvenel, et il prolonge la péripétie avec assez d'ingéniosité pour que l'on s'intirosso sincèrement au bonheur do tous ces braves gons.

Secrétan (collection), l'une des plus importantes collections privées du xix' siècle. Elle avait été formée dans l'espace do (luiuze années par un financier, Secrétan. administrateur de la Société des métaux, qui sombra dans le krach des cuivres, en 1889. Ce désastre entraîna la vente de la collection, qui réunissait des tableaux anciens et modernes provenant de cabinets célèbres et dos objets d'art do premier ordre. La vente eut lieu, à Pans, du 1" au 8 juillet 1889, et produisit 10 millions. Elle comprenait, entre autres œuvres :

Maîtres A^c^ENs : Canaleito : Vue de Venise; Frans Hais : l'Homme à la canne ; l'urlrails de Scriverius et de m femme ; P, do Hoogli : Intérieur hollandais ; Metsu : Intérieur hollandais et le Déjeuner; Rubons : David et Ahi- »a»;Toniers : les Cinq sens; Van Dyck : Anne Cavendish ; Van der Meer do Délit : la Dame et la Servante et le Ilillel doux; Rembran'li : l'Homme à l'armure et le J'ortrail de la sœur de l'artiste.

Maîtres MonEKNEs : Corot -.le Mutin et ZJiWis; Decamps : les Singes experts et le Erondeur; Delacroix : le ileiour de Chr. Colomb; Tigre surpris parun serpent; Othello et Desdémone; Diaz : 2>i<iiie chasseresse; Isabey : Mariage dans l'église de Delft; Meissonicr : /es Cuirassiers de IS05 ; Rousseau : la Hutte des charbonniers ; la Eenne sous bais; Troyon : le Passage du gué; le Chien d'arrêt; Ingres : Œdipe el le Sphinx. Un groupe d'amateurs français se rendit acquéreur de la Ilemise des chevreuils, de Courbet, et l'offrit au Louvre, Le prix le plus considérable fut pour 1' ingélus, de Millet, qui monta â 553,000 fr, et partit pour l'Amérique, Il a été, depuis, racheté par Chaucbard, Le 13 juillet, ou mit aux enchères, àLondres, dix-sept tableaux anciens et modernes, de la collection Secrétan : trois paysages d'Hobbema; une Madone, du Pérugin; le \anneur, de Millet; etc,

SECTARISME {sék-ta-rissm') n. m. Doctrine sectaire; tendances sectaires : Opposer le bon sens au sectarisme.

SeddON (Richard John), homme d'Etat néo-zélandais, né à Eccleston (Lancashire) en 1845, mort en 1906 sur un navire qui le ramenait d'Australie en Nouvelle-Zélande. Ouvrier mécanicien, il émigra en Australie au moment de la fièvre de l'or (1863), s'y maria (1867), et alla peu après s'établir en Nouvelle-Zélande, où il fut mineur et aubergiste. Il entra dans la vie publique comme membre du conseil provincial du Westland, qu'il présida, et fut le premier maire de la ville de Kumara. En 1879, il fut élu à la Chambre des représentants, et en 1891 devint ministre des mines, des travaux publics et de la défense dans le cabinet J. Ballance. En 1895, il devint premier ministre et réunit dans ses mains presque tous les services, ajoutant à ceux qu'il avait déjà les finances coloniales, les postes, l'instruction , l'immigration et les affaires indigènes. Aussi l'appelait-on King Dick lie roi Richard). Libéral-démocrate, il n'en était pas moins ardemment dévoué aux intérêts de l'empire britannique. Il alla en Angleterre en 1897 pour le jubilé de la reine Victoria, qui le fit conseiller privé, et en 1902 pour le couronnement d'Edouard VII, et prit part aux conférences des premiers ministres coloniaux.

SÉE (Marc", chirurgien et anatomiste français. néàRibauvillé (Haut-Rhini en 1827. Neveu du professeur G. Sée. Interne en 1851, prosecteur en 1858, agrégé d'anatomie et de physiologie en 1860, chirurgien des hôpitaux en 1865, il devint chef des travaux anatomiques à la Kaculté en 1868, membre de l'Académie de médecine en 1878. Ses principaux travaux d'anatomie sont sa thèse de doctorat De l'accommodation de l'œil el du muscle ciliaire. une traduction du Traité d'histologie humaine de Kolliker (1856), qui fut le premier ouvrage sur ce sujet en France et qui a été plusieurs lois réédité, un Traité d'anatomie descriptive en collaboration avec Cruveilhier (1862) ; Recherches sur l analomie el la physiologie du coto- (1874) ; Sur la locomotion du cerveau el'du liîiiii'le céphalo-rachidien (18841. Pour la pathologie chirurgicale, il y a lieu de citer : une iVoje a la Société de chirurgie sur 1rs amputations au moyen dun fil de platine (1856), et Sur l'imbibition et son rôle en pathologie {lUS): Sur un double fongus syphilitique des testicules (1879): Sur l'entorse et son traitement (1884).

SÉE (Edmond), auteur dramatique français, né à Bavonne en 1875. Au sortir du lycée Condorcel, il fit des éliides de droit qu'il poussa jusqu'au doctorat (1902), tout en s'occupant activement de littérature. Il était encore au lycée qu'il fondait une petite feuille au qu.triier Latin, l'Avenir artistique. L'.i Evénement », le .. Figaro », le « Gil Blas», la " Revue blanche», la • Revue bleue », etc., lont compté ou le comptent parmi leurs collaborateurs. Il a, pendant plusieurs années, fait la critique dramatique à la "Presse». Sa première pièce. Ce qu'elles veulent (1 acte), fut jouée vers 1893. 11 a donné ensuite Son professeur; la Ureliis. qui coinmenç.-i sa réputation (2 actes. 1896): les Miettes (2 ai'tes. 1899), comédie reprise à l'Odéon en 1905; VIndiscrct (3 actes, 1903), œuvres d'un réel mérite.

Seebach (Mario), actrice allemande, née à Riga on 1834, morie en 1897. Elle débuta comme chanteuse à Cologne, remplit ensuite des rôles de soubrette et débuta dans le drame & Hambourg en 1852. Mario Seebach joua ensuite à Munich (1854), à Hanovre (1859) où elle épousa le chanteur Niemann. et fut aiiacliéeau théâtre royal do Berlin en 186C. Depuis lors, sauf pendant quelques interruptions où elle donna des reiirésentations à Saint-Pétersbourg et aux Etats-Unis, elle tint le premier rang sur lette scène. Marie Seeliacb, douée de gr,'indos nualiiés dramatiques, obtint de très grands succès surtout dans les rôles de Gretchen, d'Ophelia, do Jane Shore, do Marie Smart, de lady Macbeth, etc.

Seeberg, comm. de Suisse (canl. de Berne fdistr, de \Van;;en i; 1,7;<0 lutb. Industrie florissante : ateliers do ronsiructions mécaniques, fonderie, galvanoplastie; distillerie ; fromageries.

ScddoD.

iJ'J

Segment (lig. 1).

SEELANOnx n. f. Alun de magucsio natureletvoisinde

pickcringite.

Seen, comm. do Suisse (cant. de Zurich Jdisir. de VVinterihurl); 2.900 liab. Agriculture, prairies; vignoble. Filature tie coton.

Seengen, comm. d'Argovie (cant. d'Argovie [distr. de Lenzbourgj^ à l'extrémité septentrionale du lac do Hallvil ; 1.360 hab. Industrie laitière; élève de bétail. Fabriques do cigares, d'ouiils divers; polissage de pierres pour Iborlogeric, Tissage do paille,

SeevERGEM, comm, de Belgiiiue (prov. de Flandre- Orientale [arroud. de Oandj , sur l'Escaut ; 1,260 hab.

SEFIROT ou SEPHIROT (en hébreu s/)(eii(/eur) n. m. Nom donné par les cabbalisies aux dix puissances (ou verbcsj par le moyen desquelles Dieu a créé le monde, ce sont : helher, le pouvoir suprême ; Chocmah, la sagesse, l'idéal de la souveraine raison : Dinah, la liberté, la puissance motrice, l'iniiiativo; Gédulah, l'idéal do la magnificence et de la bonté; Géburah, la force, lavigueur,l idéal de la justice ; Typliereth, l'idéal de la beauté ; Hod, l'ordre éternel, contrepoids du progrès, triomphe delà raison; Netzoh, la victoire, récompense du progrès, loi de rénovation ; Jésod, la vérité, base de toute raison ; Malchut, la forme, l'oljj et extérieur, le royaume, le monde. Il Ou les appelle aussi séphires.

Segelsem, comm. de Belgique (prov. de Flandre- Orientale [arroud. d'Audenardej); 1.620 hab. * SEGMENT n. m. — Pièce métallique, garnissant un piston pour lo rendre étanche.

— Encycl. On emploie les sei/menls métalliques au lieu de garniture de tresse ou de cuir embouti, lorsque le piston est animé de grandes vitesses ou que la température est élevée dans le cylindre. ^ ^ ^

Le segment est un anneau fendu introduit, en l'ouvrant .le ,force, dans une rainure faisant le tour du piston.

La fig. 1 représente un piston de machine à vapeur avec trois segments.

Les segments ont généralement l'aspect de la fig. 2, plus épais au milieu qu'aux extrémités pour quen les resserrant leur flcxiou soit égale en tous les points. Sinon, l'extrémité ne s'arrondirait pas assez et porterait mal dans le cvlindre. On dispose les trois coupures B à égale distance "autour du piston, et un ergot A maintient les segments en place. C'est le tierçage.

Le segment est fait de manière à avoir un diamètre extérieur plus grand que le cylindre pour qu'il puisse presser sur sa paroi, mais la rainure du piston est assez profonde pour qu'une fois en place, le segment ne vienne pas en contact avec le fond de la rainure. Cette disposition rend l'étanchéité des segments indépendante des variations de diamètre possibles du cylindre par usure ou par dilatations inégales.

Quand le segment est en place, la coupure B est presque refermée. C'est généralement lorsqu'elle ne peut se fermer bien par suite d'un coincement que le segment se brise, avarie qui expose le cvlindre à des rayures.

La fig. 3 montre par quel mécanisme le segment réalise l'étanchéité. Nous supposons que la pression (vapeur, eau, air, etcl s'exerce suivant la flèche. Elle pousse la segment el l'applique fortement en AH.

Son élasticité, d'autre pari, le pousse contre le cvlindre en CH. Il est donc étanche, saiif à la coupure qui no reprc sente qu'une fuile fort peu importante Quand la pression chansera de sens, i!

viendra s'appli<|uer en ED. Pour éviter un choc, on ajuste soigneusement le seg

ment, de manière que HC soit à pein.- " i

plus petit que AD. Ensuite, l'huile de 1 ';

graissage vient garnir cet espace et em- ; l|

pèche tout jeu sensible. ;.j l.i

La fuite du joint est rendue moins im- s,-gment ilg. 3). portante encore par le fait qu'on oriente .... les trois jonctions des trois segments en trois points equidistanls du piston; cela force le gaz sous pression qui franchit le joint à faire le tour du piston dans un canal fort étroit, où il ne circule que lentement.

La fig. 4 représente les joints les plus usités. En automobile, on emploie beaucoup la jonction oblique A. bile

s'ouvre peu à peu, au fur et à me- — -, j

sure que le segment s'use. En C est » l //^ !

indiquée une variante consistant à y ' ^'

ménager un trou pour laisser le passage 3'un ergot qui empêche lo de- g placement du segment mieux que le

svsléme indiqué lig, 2. ^. —y 1

'Enfin. B représente une disposition c^ Ci ^

dont l'étanchéité est meilleure. ^ ''

Pour les très grands pistons do ma- Segment iBe.»).

chines marines (jusqu'à 2".50 el 3 nié- .

très de diamètre), on coupe lo segment en plusieurs perlions que des ressorts appuient séparément sur lo cylindre.

SÉGorriN (Jean-VictorJosepli-Ambroise), sculpteur français, né à Toulouse en 18C7. Elève de Cayelier, Barrias et Coutan, à l'Ecole des beaux-arts de P.-iris, il obtint une première récompense au Salon de 1894, ft "no seconde en 1S96 avec le .'Semeur de mondes, statue plâtre. En 1897, il obienaii lo grand prix de Rome. De la villa Médicis. il envovaii au Salon, en 1898, uno Judith, statue é ain. e un Portrait, buste en bronze ; en 1899, un autre "Ô"rail en plâtre: en 1900, un basrelief allégorique en plâtre : ta Terre, la Vie. la l'aix. La mémo année, il obte- ,ait une médaille de bronze à lExposition "nivcrsÇ o I Paris). Depuis, l'artiste a exposé: en 1901, Suppliante l'Homme et la JUMre humaine (1903> ; ce morceau lui valut line seconde médaille. On remarqua son IT-'M- /»^;' de 1905, Dnn-^e sacrée, statue marbre, dun caractère oriental ot d un mouvement très vif et libre.

Segment (flg. 2).

SegOND Pauli, cliiruryuMi fraii(;ais, nà i Paris on 1851. 11 est 11) IIU d'un agr/'j^ô d'aiiatomie et lo potit-lils <Io (le Laoncau, ancien directeur do Sainte-Barbo et des Sourds-Muots. Sa thèse on 1880 sur les Abcèi chauds de ht Jirostate et le Phleifmon périproslatiqnc fut couronnée par rAcadémio des sciences ot la Société de cliirur^'ie, et il était tïommii chirurt,'ion des hâpilaux ot professeur at,T6gé avec un travail très important sur la Cure radicale des hernies; eu 190.1, il fut élu professeur do niédeciuo opératoire. II a collaboré au nou\(>au Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratit/ue, ù i'Kticylopédie internationale de chirurgie et au Traité de chinin/ie Duplay lieclus (maladies des annexes de l'utérus et maladies chirurgicales du foio), mais il a surtout fait do très intéressantes conférences à la Salpétrière et à la clinique iiaudelocque depuis 1890, où il a institué un enseignement gynécologique modèle. Il a écrit quantité do mémoires, parmi lesquels nous citerons : /tec/wrches cliniques et CTjiérimentales sur les épauchements sanguins du genou par entorse (18"9) ; Etude sur les modifications du calibre des vaisseaux dans les membres amputés (1882) ; Considérations sur les psychoses postopératoires (189S) ; Traitement chirurgical du prolapsus utérin (1893); l'I/ystérectomie vaginale dans le traitement des suppurations périutérines (1X91); Des tumeurs annexielles bilatérales, justiciables de Vhystérectomie M897) ; Considérations sur la technique, les difficultés et les dangers de ihysiérectomie (l»91). Il convient d y ajouter des travaux relatifs à l'intorvcniion chirurgicale pendant la grossesse ot la description de procédés opératoires imaginés par lui pour le traitement do rexotrophio de ta vessie, Pahlation du prolapsus rccral, la suppression des fistules rectovaginales, 1 énurléation avec morcellement des fibromes par les voies naturelles après hvstérectomie corvico-vaginale unie ou bilatérale, procédés qui ont été adoptés par la généralité des chirurgiens.

SegOND-WEBEK (M"";. V. AVeukr, au t. VII.

SCGONZAC (Kdniond-Maria-Roné, marquis de), officier et explorateur français, né en I8t)8. Il accompagna d'abord le lieutenant Quiquercz dans son exploration de la Côte d'Ivoire, puis se tourna vers lo Maroc, où il exécuta do très importantes ot dangereuses reconnaissances do 1899 à. 1901. Placé un peu plus tard à la této d'une mission dont faisaient partie de Flotte de Roquevaireet Louis Gentil, il fut fait prisonnier par les Marocains, mais put bientôt rentrer en France sain et sauf. On lui doit : Voyages au Alfaroc 1903, avec atlas).

Séguin (Fortuné-Armand), peintre français, né et mort à Paris (1869-1904). II s'est fait connaître par des compositions qui ont un caractère original. Les poètes do la période romantique lui ont inspiré des illustrations d'une ingéniosité remarquable. Il faut citer aussi ses créations d'après le Manfred de Byron, le Gaspard de la nuit d'Aloysius Bertrand. On a vu de lui au Salon de 1902 Silhouettes d'escrimeurs. Ces dessins promettaient à lour auteur un bol avenir, si la mort ne l'eût surpris lorsqu'il avait à peine trente-cinq ans.

SÉGUR (Pierre, marquis de), historien français, né à Paris en 1853. Fils du marquis Anatole de Ségur, conseiller dKtat et préfet delà Ilauie-Marne (1823-1902), qui fut luimême un écri.'ain distingué, le marquis de Ségur s'est fait connaître par de nombreux ouvrages de talent, que l'Académie française a plusieurs fois récompensés. iSous citerons, notamment : fa Dernière des Condé { 1899); le Maréchal de Ségur { 1895) ; le Hoyaume de ta me Saint-Honoré (1897), étude sur la vie ot lo salon de M"» Gcotfrin ; le Tapissier de Notre-Dame (1900), consacré au maréchal de Luxembourg ; tiens d'autrefois (1903); iV* de Lespinasse {1906).

SegURA de Aragon, bourg do l'Espagne septentrionale i.\ragon [nrov. de Toruol;), sur un petit affluent de l'Ebre ; 1.700 hab. Eaux miut-rales sulfatées calciques, à la température de 24* C.

SeiOEL (Auguste), peintre allemand, né et mort à

Munich (1820-iyo4). Il s'est adonné au paysage. Ses Montagnes de Bavière, ses Maisons du vitaux Munich, devenues populaires, lui ont acquis une notoriété sérieuse et méritée.

Seifert (Alfred), peintre allemand, né à Ilorowitz (Buhèmeien 1850, mort à Munich en I90l.llreçut à Prague les leçons de Kiriog et débuta par des scènes d'histoire, mais son tempérament l'inclinait vers les tableaux de genre. Il réussit pleinement dans cet ordre do travaux, et ses compatriotes le classent au rang des meilleurs disciples do Piloty.

SeilliÈRE (Ernest), moraliste et sociologue français, né :\ Paris en 18G6. Il a publié, en France et on Allemagne, divers ouvrages, parmi lesquels il convient de citer; £tudes sur Ferdinand Z.a5.<a//e (1897); Littérature et morale dans le parti socialiste allemand (1898); le Comte de Gobineau et l'Aryanisme historique (1903); la Philosophie de l'impérialisme (1905) ; Apollon ou Dionysos ? étude sur Nietzschf ; Peter lioseggcr und die Steirische Volksseele ; der Dcmokralische Imperialismus. Les grandes revues de Paris et divers journaux allemands ont donné de lui de nombreux travaux do critique ot de morale.

SEIROLYTIQUE (stF, tik') adj. Biol. Disjonction seirolytique. Se dit du mode d'apparitiun des caractères des parents dans les gamètes ues hybrides, caractères qui, au lieu d'être conjugués, sont non seulement indépendants,

mais isolés, séparés.

Seitz (Antoine), peintre allemand, né en 1829, mort k Municli en 1900. Il s'est consacré à la peinture de genre. Ses tableaux sont do jtroportions modestes, mais d'une exécution minutieuso. II jouit auprès des amateurs de son pays d'une vogue prolongée, que justifiaient son talent de' compositeur et la vivacité de son coloris.

'^SÉLECTION — n. f. Biol. Sélection interne, Sélection qui se fait dans lo plasma germinatif entre ses constituants. (Pour Weismann, elle est l'origine de tontes les variations, mais elle reçoit sa direction de la sélection entre individus, laquelle ne peut commencer à agir que quand les modifications imiividuellcs sont assez profondes pour lui donner prise.)

SÉLENCUPRITE {lèn") n. f. Sélénîure naturel de cuivre.

SÉLÉNIPÈDE n. m. Genre d'orchidacées cyprtpêdiéos.

— Encycl. Les sélénipèdes ont, comme Ics'cypripèdes,

des âeurs pourvues de deux étamincs fertiles ; mais ces

SECOND — Sli.NARMONT

fleurs sont OD grappes avec un ovaire triloculairc , au lieu détro isolées avec ovaire uniloi ulairo, comme chez les cypripédes. Les fruits aromatiques du iéléuipi'de chien ou vanille en arbre sont employés commo succédané do la vanille.

[ adr.

ftobijtesdesetftju d'impédance. Dans la télégraphie sans fil. Résistances intercalées dans lo circuit du récepteur, do chaque c6ié du radioconductcur, et s opposant au passage des oscillations. (Ces bobines [v. réckpteub] s'opposent également il une dérivation, dans le radioconduc teur, du courant de self-induction, ù chaquo ru]jturo do courant du tapeur.

Elles sont constituées

âclt;ai|icdc.

par 20 mètres environ de fil de for très fin enroulés sur un noyau de verre do quelques millimètres et enveloppés

do paraffine.)

*SÉIJN0NTE. — Archéol. A plusieurs reprises, on a poursuivi le déblaiement de l'acropole do Sélinonte, où se drossent encore les ruines imposantes do sept temples grecs. On a dégagé deux grandes rues qui se coupent à angle droit, l'emplacement de plusieurs sanctuaires, une partie do roncoinlo fortifiée, avec doux portes et quatre tours do travail pélasgique. Hulot, architecte, pensionnaire de l'Académie do France à Rome, termina une /testauration générale des monuments de Sélinonte.

Seliska, bourL' de la Russie occidentale, dans le gouvernement do Penza. district de Goroditché, sur la Seliska, sous-affluenl lointain du Volga par la Soura; 2.700 hab. Distillerie.

Sellenick (Aldolphe-Valentin), musicien français, né

à Strasbourg vers 1820. mort aux Andelys en 1893. Fils d'un chef de musicjue militaire d'origine styrienne, il apprit de bonne heure à jouer de divers instruments, entre autres du violon et du cor. Il fut d'abord chef d'orchestre au ihéàire de Strasbourg, puis fit représenter à l'ancien théâtre Lyrique un opora-coraioue en deux actes : Crispin rival de son maîti'e, tiré de la célèbre comédie de Lesage (1860). Devenu chef do musique au 2* régiment de voltigeurs do la garde impériale, où il sut se faire par son talent une brillante renommée, il fit en cette qualité la campagne d'Italie et celle de 1870 ot, après la guerre, fut nommé chef do musique de la garde républicaine. 11 se fit remarquer comme compositeur de musique militaire, et sa Marche indienne est restée populaire.

Sellier (Charles-Auguste), peintre français, né et mort à Nancy (1830-1882). Il fut élève de l'école de dessin et de peinture de Nancy, puis de lEcole des beaux-arts de Paris. En 1857. il remportait à la fois le prix Moreau et le grand prix de Rome. Il partait pour l'Italie en 1857. en revenait on 1863. Sa production, dès lors, fut très active, trente années durant, et une mort prématurée le surprit, à cinquante-deux ans.

Son talent était original ot attachant. Il a été, par-dessus tout, un amoureux de la lumière. Le modelé de ses chairs rappelle à la fois Corrège et Prudhon. Par la suite. Sellier se dispersa quelque peu, fit des portraits, dos scènes historiques, des pastels, des sujets bibliques, des compositions décoratives, et mémo de la peinture sur faïence. Sa production fut inégale, mêlée. Lo silence plana sur lui, une vingtaine d'années. Enfin, en 1883-1884, une exposition de ses œuvres, organisée par un comité jiarisico et nancéen, eut liou à l'Ecole des beaux-arts. En 1903. un Monument de Sellier par Alfred Finot. statuaire, et Henri Gution, architecte, était inauguré à Nancy. Nous citerons, parmi ses principales œuvres : eu 1857, quatre morceaux, dont le portrait de sa mère, et celui du baron Duquel ; en 1864, le Lévite d'Ephraim maudissant la ville de Galaad, toile intéressante par son arrangement pittorcs-

3ue, et une Madeleine ; en 1865, Mort de Léandrc, œuvre élicate, et un Jeune J'risonuier gaulois promettant un sacrifice à Bacchus ; en 1866, Portrait de A/"* Dclamarre de Bûudeville , une des maîtresses paires de l'artiste; en 1867, trois morceaux, dont Tibère a Caprée ; en 1868. trois morceaux; en 1S69, .S'ota'e/n'r italien ou la Joueuse ; et un Portrait; on 1870, Grazielta, et un Portrait; en 1812. IVéréidect un Portrait ; en iS'i, un Portrait ; en 1874, deux portraits, etc. ; en 1880. Intérieur d'Ammazaloio, et Léda; en 1881. Enfant, ot une Forge aux Andelys, et, eu 1882, Tète de nègre.

Le musée do Nancy possède douze toiles de Sellier. Au Léandre, à la Madeleine, au Lévite, etc., déjà cités, il faut ajouter le Portrait d'Armand David à l'âge de cent septans, une této superbe; le Portrait de J/"* Victor Massé, excellent; Vitellius visitant les champs de bataille de Bédriae, et le Salon de conversation de la villa Médicis en 1860, tableau qui serait infiniment précieux, s'il n'avait complètement poussé au noir. Plusieurs autres œuvres de Sellier ont souffert d'un dommage analogue, ù cause des bitumes dont l'artiste a un peu abusé.

Sellier (Henri-.\lfred). chanteur français, néàChâtel- Censoir (Yonne) en 1S19, mort à Paris en 1899. II était garçon march.ind de vin lorsque About. l'ayant entendu chanter, fut frappé de sa voix de ténor et lo présenta a Ambroise Thomas. Grâce à une pension que lui fît Halanzier, directeur de l'Opéra, il put faire ses études artistiques au Conservatoire, où il obtint, en 1877, un premier prix de chant et un second prix d'opéra. Engagé au grand Opéra de Paris. Sellier y débuta dans lo rôle d'Arnold, de Guiilanme Tell (1878).'Dans les années qui suivirent, il chanta le répertoire, devint le ténor préféré deGounodet de Verdi , et créa notamment : Poli/euctc, le Tribut de Zamora ( 1881) ; Aida, Françoise de Bimini{U92) ; Henri 17//(1883) ; Sigurd {]SSh), sa plus belle création. En 1888, il quitta l'Opéra. Il alla chanter à Marseille, pais & Bruxelles, où il créa Matho dans Salammbô, de Reycr, au théâtre de la

Monnaie, en 1890. Kn Is'.M. il ;■■ l'Opéra. Depuis cette époqu"-.

l'étranger, notamment à, fiuiw i'

' lientatioos à il entendre à

8ELLINGER (sèllign'-eur — m. angl. ; do selling, vendant^ n. m. Turf. Cfjoval engagé ordiuairomoul dans les courses où, soit tous les chevaux, soit le gagnant seulement, sont à vendre pour une bommc détermmée. u PI. Des

SHLLI.SUEKS.

Sellon (Jean-Jacques, comte db), philanthrope suisse, ne à Genève en 1782, mort au château d'Allaman, prés du lac de Genève, en 183». Il fonda & Genève, en 1830, une Société de la paix et ouvrit un concours sur les meilleurs moyens d'amener une entente cordiale universelle. 11 plaida pour l'application do l'arbitrage aux affaires internationales et se montra adversaire do la peine de mon. Parmi ses é<rif*(, non<î f'r.rmwi : f'n mot sur la proposition de la ,~i

(1826); Mes Réflexions , j

ouvert à Genève sur It^ ,,^

paix générale et pei-maneul- i . iur diiers

sujets (I833j; Adresse aux ch. tes pays en

faveur d'une paix permanente >■! ■ • . ij.

Seloignes, comm. do Belgique (prov. do Hainant [arrond. de Thumj, sur l'Eau-Blanche, branche du Viroin, tributaire de la Meuse; 1.150 hab. Hauts fourneauxaffinage de la fonte.

SELVE fespagn. seha) n. f. Nom donné aux vastes forêts vierges qui couvrent une partie des bassins des

frands fleuves équatoriaux. notamment du Niger et e I .Vmazone : Les sblves couvrent la majeure partie du centre du Brésil.

Seltr, bourg d Austro-Hongrie, dans la Transylvan-.y (comitat de Nagy-KukullO . ch.-l. do district . 'sur lo AVoissbach, sous-affluent du Danube par le Maros et la Thoiss; 3.000 hab., en deux agglomérations principales : Nagy-Selik et Kis-Selik. Vignobles.

Selzach, comm. de Suisse fcant. de Solcore [distr. de Lebernj;; 1.540 hab. Fournitures pour l'horlogerie (ébauches et boites de montres,. Chaque année, les habitants de ce village donnent en plein air des représentations de la Passion, que l'on vient voir de très loin.

SÉMANTISTE 'tissf) n. m. Savant qui étudie les significations et fonctions des mots ou sémantique.

Sehbrich I Paraxèdo -Marcel Une Rochanska, dite Marci:i.LAj, cantatrice autrichienne, née en 1858 à Wisniwezyk (Galicie). Fille dun violoniste, à quatre ar-s . • commença à jouer du piano, et à six ans du violon. A . , en 18*0 auconser\'atoiredeLemberg. elle y devint p'^ :;r 1 > piano l'élève do Wilhelm Stengel qui l'épousa plus lard. Elle commença l'étude du chant, qu'elle alla terminer à Milan avec Lampertii et, en 1877, elle débuta à l'Opéra italien d'Athènes dans i Puritani. Elle étudia ensuite le répertoire allemand, fut engagée au ihéàtre royal do Dresde, puis alla faire avec succès cinq saisons à Londres. Elle acquit en cette ville une véritable renommée, et depuis lors, n'a cessé de se produire soit au théâtre, soit au concert, dans toutes les grandes villes de l'Europe et mémo de l'Amérique, et toujours do la façon la plus brillante. Excellente cantatrice, Marcella Sembrich est en même temps pianiste fort habile et violoniste de talent.

Semig, bourg d'Ausiro-Hongrio fprov. de Carniolo distr. de Tschermenblj). sur la Kutpa, sous-affluent du Danube par la Save; 2.500 hab. Distilleries; commerce actif do céréales et de bestiatix.

SÉHINASE n. f. Biol. Ferment soluble. hvdrolysant, découvert par Bourquetot et llérissev dans les graines des légumineuses à albumen carné. '(Il se forme seulement pendant la germination et solubilise ces albumens. 11 ne paraît agir que très lentement pour saccharitier l'empois d'amidon, et d'ailleurs, semble toujours accompagné d'une petite quantité de diasiase.)

Sémiradsky H.-J.), peintre russe, né à C^aco^^e en

1843, mort en 1903. Ses tableaux historiques jouissent d'une grande célébrité en Russie. Les meilleurs sont : le Christ et la Pécheresse ; les Flambeaux du christianisme ; la Danse des glaives ; Phryné à la fêle de Poséidon ; etc. Sémiradsky est le dernier représentant, en Russie, de l'école académique.

Sémiramis, tragédie en cinq actes, en prose rythmée. mêlée d'alexandrins libres, de Joséphin Peladan '(.Vrénes de Nîmes. 21 Juill. 1904i. — Sémiramis revient victorieuse d'une expédition, à la tète de son armée dont elle est l'idole... à la condition qu'elle n'aime que son armée et la guerre. Mais un sentiment nouveau s'empare de la glorieuse reine. Un prisonnier. Keth-Aour. prince de Thèbes.â la fois mélancolique et hautain, lui inspire un amour passionné. 11 a pour rival Zakir-Iddin, le chef violent des légions de Ninive. Sémiramis ayant résisté aux supplications des prêtres, qui ta menacent d'une révolte de l'armée si elle so montre femme au lieu de rester guerrière, Zakir-Iddin provoque Keth-Aour et le tue ; puis lui-même se laisse frapper à mort par la reine devant les légions stupéfaites. A près quoi. Sémiramis, ayant fait ses adieux aux guerriers, disparait en une apothéose.

Ce conflit de l'amour et du destin, l'auteur la traduit en une belle œuvre qui, devant les milliers de spectatetirs des arènes de Nimcs, obtint un vif succès.

SemmersaekC, comm.de Belgique (prov.de Flandrc- Orienrali^ arrond. de Gandhi, sur l'Escaut; 1.360 hab.

SENAÏTE n. f. Titanate naturel de fer et do plomb.

SÉNARHONT (Alexandro-Antoinc Hurkau de), général français, ne à Strasbourg en 1767. tué près de Cadix en 1810. Elève à l'Ecole militaire do Meu. il servit dans l'artillerie, et se distingua comme capitaine alarmée de -Sambre-et-Meuse. notamment à la défense du pont de Monceaux, près de Cbarleroi i,l794*. Chef de bataillon, puis sons-directeur de l'artillerie à Douai, il fut, en 1800, chef d'état-major de l'armée de réserve. Passé en Italie. il se distingua à la journée de Marengo. fut fait chef do brigade et, en 180">, nommé sous-chei d'état-major général d'artillerie à la Grande Armée. U se signala par son habileté et sa bravoure à Austerliiz, à léna, à Friedland. Général de brigade en 1806. divisionnaire en Espagne deux ans plus tard, il eut un rôle glorieux aux anfaires de Somme Sierra et d'Ocagna, et fut tué par un obus de-

SENEGAL

SERKAO

vant Cadix. Ses Mémoires ont été publiés en 1816, par le généra! Marion.

^Sénégal. — A<lmiii. V. Akrique-Occidentale française.

Sengtchoung oun Petoua, ou Pétouné, ville de lenipiro chinois i Maiulchoune :prov. de tlliinu]), sur le haur Soungan ou GliiriuOula; cJiuf-tiou d'un district peuplé do GO. 000 liaJj.

Senraouah, bourg d'Egypte (Moyenne-Egypte [prov. du Fayoum, distr. de Tol)liarj^ près du lac Birket, (jui se déverso dans le Nil; 3.ft00 hab. Rizières, culture du mûrier, du coton et des céréales.

*SENS n. m. — Kncycl. Organes des sens chez les vvqétaux. Divers physiologistes, notamment llaberlauto, Némec, Pfetfer, prétendent avoir reconnu la présence d'organes diirérenoiés chez les végétaux supérieurs. Ces organes permettraient aux plantes de réagir aux excitations extérieures. On dislingue : 1*" les organes d'étjuilibre {v. STATOLiTUK); 2" les orgaues sensibles au contact, j-apilles, soies et poils tactiles, abondants principalement sur les vrilles; 3' les organes sensibles à la lumière comme les papilles qu'on ol)serve sur la l'ace supérieure de certaines feuilles («iojj5/ê;'t' liclicieuse, Fitlonie).

SeNTARAILLE ou SainT-ARAILLE, comm. du département de IWriége, arrond. ei ù. Itî kiloni. de Saint-Girons, sur le Salât, affluent de la Garonne: 720 hab. Industrie assez active; minoterie, papeterie, filature.

Sentier (Le), bourg de Suisse (cant. do Vaud [distr. de la Valléeji, non loin du lac do Joux et sur le chemin de fer Vallorbes au Brassus; 2.200 hab. Fabriiiue de pièces détachées pour l'horlogerie. Ecole d'horlogerie. Agriculture et exploitation de forêts.

Sentiers de la vertu (les), comédie en trois actes, de Robert de Fiers et G. -A. de Caillavot ^Nouveautés, C nov. 1903). — Cécile Gerbier est spirituelle et jolie, mais très vertueuse ; elle dépense son activité, faute de mieux, à empêcher ses amies de commettre des fautes, à ramener au bien les filles repenties, etc. ■ C'est trop 1 lui dit Chaumetto, ancien ministre et toujours homme d'esprit, qui adore Cécile et lui fait une cour discrète : c'est trop, vous ferez mal parler de vous ! » Cela ne manque pas. Quand Cécile a remis à sa place, et même giflé Bargelin, le séducteur irrésistible, Gerliier, son mari, ancien fabricant d'appareils hydrothérapiques devenu comte romain. Gerbier est ravi, mais le monde boude Cécile. Par surcroît, Gerbier fait de Bargelin son ami intime, le tutoie, le garde en son cliâieau, et voilà Cécile compromise, bien qu'elle ne soit pas la maîtresse de Bargelin. Par bonheur, elle a une filleule, Simone, adorablement dégourdie, qui est folle do ce demi niais, précisément à cause de sa demi-niaiserie, et l'on réussit à conclure leur mariage. Par là tout est réparé, et Cécile jouira de nouveau de la considération universelle, bien qu'entre temps elle se soit tout doucement donnée au spirituel Chaumette.

Telle est dans l'ensemble la trame de cette comédie paradoxale, mais spirituelle. La philosophie en est un peu désenchan'ée, mais d'une vérité trop iréquente : pour le monde, l'essentiel est de ne causer aucun scandale, que l'on suive les sentiers de la vertu, — ou les autres.

SÉON, comm. de Suisse (canton d'Argovie [distr. de Lenzbourg]). dans la vallée de l'Aar; i.sso h. Agriculture ei élève de bétail. Vergers. Industrie laitière. Tissage de coton; manufacture de tabacs; verrerie. Vignoble.

SÉON (Alexandre), peintre français, né à Chazelles sur- Lyon (Loire) en 1855. Il suivit les cours de l'Ecole des beaux-arts de Lvon, où il fut élève de Danguin. Il se rendit ensuite à Paris, passa par l'atelier de Lelimann et entra chez Puvis de Chavannes, dont il fut longtemps l'un des plus importants collaborateurs. Pour ses débuts, il envoya des portraits pomts ou dessinés aux Salons de 187i> et 1880, et ensuite, deux panneaux ; ta Chasse et la Pèche, qui furent remarqués (1881), .Varciwe, Crépuscule {l8Si, musée de Carcassonne), Matinée de mai, dessin (1885), l'Etoile (1886), Sitir d'fté (1888). 11 obtint, au concours, la décoration de la mairie ae Courbevoie. travail important, qui a figuré à l'Exposition universelle do 1889 (Paris). Il a exposé, depuis, soit à la Société nationale des beauxarts, soit 'à la Société des artistes français : les Fleurs fl890). Vers l'idéal, la Passante, Harmonie du soir, le Poète musée de Saint-Etienne), la Pureté, la Mélancolie, Orphée, etc. Il a terminé en iy06 une série do peintures : Jésus crucifié, Ave Maria, Mater Dei, etc., destinées à la chapelle du château de 1 Orfrasière.

Quand Joséphin Péladan créa les Salons de la Rose- Croix, Séon, qui aime l'idéalisme, y tint une large place. Il a composé quelques frontispices pour les œuvres de J. Péladan, Henri Mazol, Cliarles Dumas, et eravé une eauforte placée en t«-te du Pour le beau, d'Alphonse Germain.

SÉON-SAINT-ANDRÉ, bourg du département des Bouches-da-Rh6ne, dans la commune et à 5 kilomètres <ie Marseille, à ouelque distance du littoral de la Méditerranée; 5.000 hab. Ch.de f. P.-L. -M. Industrie active; filatures, fabrication do céramique, produits chimiques, etc. ^SÉPARATEUR n. m. — Mécan. Séparateur d'eau condensée. Appareil servant à retenir et à séparer l'eau qu'entraîne la vapeur avec elle dans les conduites, et qui s'y condense.

— Êncycl. Cet appareil se compose de deux tuyaux : l'un, intérieur, sert uc conduite à la vapeur et est muni sui-

Sûporatfiur d'eau coodcnEéc.

vant une génératrice inférieure de trappes qui arrMont icau ; l'antre, extérieur, sert de collecteur à l'eau entraim-e qiii passe par les trappes. Ces tuyaux sont maintenus dans dos brides spéciales, ei le tnvau collecteur est muni d uno tubulure par laquelle l'eau condensée est évacuée. Sepher Jetzira. Y. cabale, au t. II.

SEPSlNE 'séf}') n. f. GoDre de reptiles sauriens, de la famille des sciDcidés, comprenant une dizaine d'espèces propres à l'Afrique du Sud.

— Encvcl. Los sepsines sont cylindriques, élancées, avec la qucuo très longue et les membres courts ou rudimentaires ; leurs allures sont celles do nos lézards ; leur

Seppina, planète télescopique n" 483, découverlo '02 par Max \Volf.

Sep sine.

livrée, brune ou jaunâtre, est variée do noir. On les trouve à Madagascar Isepsina spleudidula), à Angola («f/*sina Auyultiisis), au Benguela {sepsina Copei), etc. Toutes sont de taille médiocre, 14 à 20 centimètres.

Septimer (col dd), col de la Suisse centrale (canton des Grisons), entre les vallées de l'AlbuIa (bassin du Rhin) et de la Mera, affluent du lac de Céme. Altitude, 2.311 mètres. Bien que facilement praticable, il est aujourd'hui assez peu fréquenté, et le col du Spliigen le remplace avantageusement.

Sept lampes de Parchltecture (lks), ouvrage do

John Kuskin, publié en 184i'. — Ce volume, qui fut publié en même temps que les Peintres modernes, est l'un aes orcmiers plaidoyers de l'auteur en faveur de la nature et do la vérité. II veut d'abord que toute architecture révèle le caractère des matériaux ; il veut que l'édilice exprime le caractère du paysage, et prétend que seules sont belles les lignes qui reproduisent les lignes les plus fréquentes do la nature. Au nom de ce principe, il condamne donc les ornementations empruntées à des formes peu connues; en même temps, l'auteur montrequepluslesiignessontriches et compliiiuées, plus elles doivent imiter directement la nature : d'où il suit que les ornements sculptés doivent être de préférence des reproductions du monde végétal ou animal. Ces raisons font que Ruskin préfère naturellement à toutes les architectures, romane, byzantine ou arabe, l'architecture gothique, puisque c'est elle qui est la plus évidemment et la plus directement inspirée d'un principe naturaliste. En même temps, l'auteur analyse les raisons du plaisir estliétique qui nous est procuré par l'ornement, et il indique qu'elles sont de deux ordres différents ; ia beauté propre qui est en cet ornement et le charme qui est causé par le fait que nous y reconnaissons l'œuvre de la main humaine.

SEPT-MÂTS n. m. invar. Bateau à voile à sept-mâts.

— E,N( YCL. Le premier modèle de st'pt-tnâts a été lancé par les Américains en 1902, dans les chantiers de Fore Hiver. Long de 132 mètres, large de 16, pour un tirant

Scpt-màts.

d'eau de U",50, il réalise les derniers progrès obtenus par la navigation à voile. Il est gréé en goélette, et toute la voilure est actionnée par les machines à vapeur, ce qui permet de réduire à quelques dizaines d'hommes à peine l'équipage de ce bateau, de dimensions pourtant considérables.

SepulvedA, bourg de l'Espagne centrale, dans la Vieille-Castille, ch.-l. d'un district de la province de Ségovie, à quelque distance du Duraton, affluent du Duero ; 2.500 hab. Curieux restes d'antiques murailles, qui entouraient la partie ancienne de la ville.

*Serao (Matilda), épouse de Edoardo Scarfoglio, romancière italienne, née à Patras en 185G. — Le voyage que M°" Serao a fait en Terre sainte et qu'elle a raconté avec une émotion parfois éloquente {lYel paese di Gesû ■1899]) a été pour elle le point de départ sinon d'une conversion profiremeiit dite, au moins dune évolution très nette vers le catliolicisnie. Ses sentiments religieux se sont affirmés avec éclat dans plusieurs volumes : Suor Ciovanna délia Cmce (1901), lamentable histoire d'une pauvre nonne napolitaine brusiiucment rejetée dans le monde par la sécularisation ; ta Madon/ia e i Santi i iyo2i. Le catholicisme de M""" Serao n'est du reste nullement mystique : elle conserve toute son indulgence aux faiblesses du cœur et n'atténue en rien la vivacité de ses peintures : ie/^ere d'amore (1001) ; .S7ûWa dt due anime (1904), traduit en français sous le titre de Histoire de deux àtnes ; Dopo il perdono (I90(j).

SeRBESCI, bourg du royaume de Roumanie, dans la Moldavie, département cl(> Neamtzou. :\ quelque distance de la Bistrnza, sous-affluent du Danube parle Scretb : 2.500 hab. Fabrication de toiles.

Serby, bourg de la Russie sud-occidentale, dans le gouvernement de Podolie (distr. de Balta), sur un petit sous-affluent du Dniester ; 2.500 hab. Tanneries ; distilleries ; commerce de bestiaux.

* Serge (Alexandrovitcb). grand-duc ru.<!se, fils do l'empereur .\Io\andro II. oncle de l'empereur Nicolas II, né à rsarskoié-Seloen 1857. — Il fut assassiné à Moscou en 1905. Comme gouverneur do Moscou, il organisa l'Exposition française «ui eut lieu dans cette ville en 1891, puis il s'occupa des (loux cérémonies de la translation dos cendres de son frère Alexandre III et. le 11 mai iS96. du couronnement do son neveu, le tsar Nicolas II. Peu après, il fut nommé commandant en chef de la circonscription militaire do Moscou, poste qu'il garda jusqu'à sa mort. En 1901, il fut relevé de ses fonctions de gouverneur général, ce poste étant supprimé. En 1894. la sœur de sa femme.

la princesse Alexandra de Hesse, avait épousé celui qui devait être Nicolas II. Ce mariage avait resserré les liens entre le neveu et l'oncle, et donné à celui-ci uno influence considérable, qu'avait accrue encore sa haute situation militaire ; très réactionnaire, il chercha k mettre en échec toutes les tentatives libérales de Nicolas II. Il était impopulaire à Moscou, tandis que sa femme y était admirée et aimée. Le duc Serge, ijui avait déjà été averti par les révolutionnaires du sort oui l'aiten'iait. fut assassiné le 17 février 1905, à l'aido d'une bumbe jetée sous sa voiture, au moment où il sortait du Mu.séc historique, se rendant au palais Nicolas, par la place du Sénat.

* Sergent Lucien-Pierre), peintre français, né à Massv iSeine-et-Oise) en 1849. — Il est mort à Paris en 1904, 11 avait envoyé au Salon de cette même année deux tableaux dune facture énergique : Waterloo et la Surprise. SerghIIEVSKOIÉ, nom d'un certain nombre de villes et bourgs de la Russie d'Europe; le principal, dans lo gouvernement de Zoula (distr. de Karj>ina), sur un petit sous-affluent du Volga parl'Oka; 3.200 hab. Carrières; distilleries.

SÉRING (Max), économiste allemand, né à Barby en 1857. Il étudia aux universités de Strasbourg et do Leipzig, entra en 1879 dans l'administration de l'Alsacc- Lorraiue. fut envoyé en mission aux Etats-Unis en 188j pour y étudier l'organisation agricole, fut, en 1881. chargé d'un cours d'économie politique et nommé, en 1S85, professeur suppléant à l'université de Bonn, devint en i»89 professeur de sciences politiques à l'Institut agronomitjue de Berlin et, en 1891, à l'Universiié et directeur de l'Institut des sciences politiques. Il a été chargé d'une enquête sur la projiriété foncière en Prusse, dont il a exposé les résultats dans la T7-an8mission héréditaire de la propriété foncière agricole dans le royaume de Prusse (1897- 1904), qui est un ouvrage capital sur le régime économique et social de la Prusse. Parmi ses autres ouvrages, remarquables par leur érudition précise, il Jàut citer : Histoire des droits sur les fi-rs en Allemagne ei en Prusse (J882j ; la Concurrence agricole de l'Amérique du Aorrf (1887) ; Commissions ouvrières dans l'industrie alUmande (1890; ; la Situation de l'agriculture dans les parties occidentale et orientale de la monarchie prussienne (1891); la Question ouvrière et la Colonisation dans les provittces orientales de la Pmsse (1892); la Colonisation intérieure dans l'Ailemagne orientale (1893); la Baisse des prix des céréales et la Concuri'ence étrangère (1894). Depuis 1903, il publie avec Schmoller la revue u Etudes de sciences politiques et sociales -.

SeRMONETA lOnorato Caetani, duc deI, homme politique italien, né à Rome en 1842. Docteur en droit, il fut élu député de Rome en 1870 et choisi par la Chambre comme un de ses vice-présidents. Elu syndic de Rome en 1890, il se montra très hostile à la politique de Crispi, et reçut dans le cabinet di Rudini, du 10 mars au 15 juillet isye, le portefeuille des afl'aires étrangères.

SERMONNADE \mo-nad' — de5ermon}n. f. Fam. Remontrance ennuyeuse : La sr;KMONNADE est certaine, songeait-il eu prenant Sun billet pour Berny. (André Theuriet.)

SERNIFITE n. f. Nom par lequel on désigne le verrucano de Suisse.

SÉROLIPOSE (de sérum, et du gr. lipos, graisse) n. f. Biol. Substance lipolvlique, capable dans certaines circonstances de dédoulder les graisses neutres en acide gras et glycérine, découverte par Ilenriot dans le sérum sanguin.

— Encycl. La sérolipose seule est incapable d'une action lipolytique ; d autre |>art. on sait que la lipose pancréatique ^stéapsine; est très peu active, mais, si 1 on ajoute à cette lipose la sérolipose, la Iipolyse devient très intense. Cette substance activante n'est cependant pas un ferment, puisque i'ébullition du sérum ne détruit pas son action. Poitevin considère que ce sont surtout les bases magnésiennes et calciques de sérum qui intervienDcnt dansFactivation de la lipose pancréatique.

SerOV (Valentin-AIexejewitch), peintre ni.sse, né à Saint-Pétersbourg en 1865. Elève de l'académie de cette ville et de Koepping et Répine, il est établi à Moscou, où il dirige l'école de dessin. Portraitiste remarquable, ses œuvres se recommandent par la vérité de l'expression et la simplicité de la pose. C'est, de plus, un coloriste vigoureux et frais. Il a pris part à l'Exposition universelle de 1900 (Paris), où ses envois : l'Aulumne, te Crépuscule, et ses Portraits, lui ont valu un grand prix.

*SerpettE (Henri-Charles-Antoine-Gfli/on). compositeur français, né à Nantes en 1S4G. — Il est mort à Pans en l'JO\.

SERPULIT(/ir)n.m. Nom donné parRœmerau ralcaire à serpules {serpula concervata, de V.AlU-magne du Nord. {Cette formation est composée d'argiles schisteuses grises et de plaquettes calcaires d'âge porllandieu.)

SERRAO(Paolo\pianistecompositenretcbef d'orchestre italien, né à Philadelphie (Calabre) en 1830. Elève du Conservatoire de Naplos, où il avait pour maîtres Lanza, Carlo Conti et Meroadante, malgré ses dix-huit ans. il quitta furtivement l'école aupremierbruitdesévénemenis do 184!*, s'enrôla dans la garde nationale do Naples oi lit le coup de feu sur les barricades. L'insurrection vaincue, il dut se cacher durant plusieurs mois et finit cependant par rentrer au Conservatoire, où il termina ses études. Cette inrarLidc lui valut d'être systématiquement éloigné du théâtre par une police ombrageuse, qui ne permit pas la représentation do deux opéras écrits par lui. Enfin il réussit à faire jouer en 1857 un troisième opéra : Giamàattista Pergolesi, qui fut bien accueilli au tbé.'itredu Kondo. Plus tard il donna au théâtre San Carlo deux autres ouvrages : la Duchessa di Ouisa (1865) et il l'igliuul prvdigo (1SG8), puis il renonça complètement à travailler pour la scène, trop occupé par son enseignement lil était devenu professeur do contrepoint au Conservatoire) et par les fonctions de chefd'orchestreau théâtre San Carlo, qu il partageait avec Puzzone. Cela ne lempécha pas, toutefois, de montrer quelque fécondité commecompositour. En dehors d'un grand nombre de morceaux de piano et de plusieurs recueils do romances, Serraoaécrit : ul' Ortonesi in Scio, oratorio (1859) ; Hymne au roi Victor-Emmanurl //il87l); (hnaggio a JÏfercadanle, symphonie funèbre ; le Tre Ore d'agônia^ oratorio; une Messe à quatre voix: un Requiem p

tiii Magnificat i Mil Salve /tegina ; un Te L/cum /plusieurs iiiuiutb et uue ouverture pour orchestre.

Serrure (Constant Philippe), historien hclKO, nû ù Anvors on 18oj, mort à MoortzcGic, près <lo Gand, en 1872, Après avoir fait des études do droit, il fut nommé archiviste de la Klandro-Orioutale, puis professeur dhistoiro nationale et du moyen &ge à l'université de Oand (1835). 11 a publié, on les éclairant de commenLaires érudits, d'importants documents, tels (|uo : ie Livre de /taudoyer. cumie dp Flandre (1836); te Cartulairc de Saintiiavnn a Gand (18^7); tes Voya/fes et ambassade» de mesaire (iuitlehert de tannoij {ls4uj ; tes Poésies /lamandea de Claude de t'tcrck (1801»), etc., et des ouvrages estimés de nuniismatiiiue, particulièrement sa ;\otice sur te cnbitiet motuUaire au prince de Lit/ne (18W). Ardent champion do sa lan^^ue maternelle, il fonda ùl Gand une revue flamande, historique el littéraire, sous le titro de : Vuderlandsch Muséum el qui, créée en 1805, dura jusqu'en 18G3.

Serrure fConstant-Antoine), historien cl numismate belyo. (ils du précédent, né à Gand en 1835, mort à Bruxelles on 1898. U publia en flamand dos ouvrages importants : Gesctiiedcnis der Nedcrlandsche en /''rauske ttderkunde{lBh5); Jacob VanMaertant (1861), mémoiro récompensé parle gouvernement belge ot qu'il amplitiaplus tard sous ce titro : yacoi VanMaertant en zijne werktn {IMl } ; Letterkundige Geschiedenis Van Vlaanderen (1872). En français, il a laissé : Histoire de ta souveraineté d'Heerenberg et description des monnaies des comtes souverains de cette maison (1860); te Gaulois expliqué au moyen de l'archéologie, de la numismatiquet de l'histoire et de la philologie ( 1883) ; Etude sur la numismatique gauloise des >i Commentaires de César- (Igsô; ; Jissai de grammaire gauloise d'aurés les monuments épigraphiques (^1888). Il loodalo Bulletin mensuel de numismatique et d'archéologie.

Serrure [Raymond), numismato belge, fils du précédent, né à Gand en 1862, mort en 181*9. Après avoir fait du Journalisme et de la politique, il s'adonna bientôt entièrement aux études do numismaiiquo. Fixé ù. Paris, il y devint expert on médailles et rédigea do nombreux catalogues de ventes publiques. Parmi ses ouvrag<'S, nous citerons : Eléments de l'histutre monétaire de lu Flandre (1879) ; Eléments de^l'histoxre monétaire de ta principauté épiscopale de Liège (1880); Dictionnaire géographique de Vhistoire monétaire belge {i%^\)\ la Monnaie en iSelgigue (18^4); Contrihution à la numismatique tournaisienne {IS^l) ot, en collaiK)ratioo avec Arthur Knijel : Répertoire des sources imprimées de la numismatique française [isas-m^); Traité de numismatique du moyen Age (1890-18y4), et le 1'' tomo du Traité de numismatique moderne et contemporaine (1898).

SeatillanGES (ADtonin-Oilbert). dominicain et prédicateur trani;ais, né à Clerniont-Fcrrand en 1863. Il entra dans l'ordre do Saint- Dominique en 1«83, et fut ordonné prétro en 1888. Docteur en théologie en i»90, il enseigna la théologie dogmatique à Amiens (1891-1892), puis à Corbara, eu Corse (1892-1895). Il administra la - Kevue Ihomisto » en 1894 et se livra avec succès à la prédication. 11 devint professeur de philosophie à l'Institut catholique do Paris en 1900. On a de lui : un Pèlerinage artistique à Florence (1894) ; Jésus (1899) ; Nos vrais ennemis (1900); l'Art et la .Vorafe (1900) ; le Livre d'or de la révélation chrétienne, en collaboration avec le P. Didon (1901) ; le Patriotisme et la Vie sociale (1902) ; Nos luttes (1903) ; la Politique chrétienne (1904) ; les Sources de la croyance en Dieu (1904); Socialisme et christianisme ^1905); etc.

SÉRUM n. m. — Encycl. Sérum anticancéreux. On nomme ainsi un sérum destiné 1 combattre les manifestations diverses du cancer. Le premier en date est celui do Ch. Hichet (1895;, mais il n'a pas donné do résultats certains. Celui plus récent ii902 190ô; de Doyen, basé sur la ilécouverto du germe pathogène du cancer, le micrococcus neoformans, est en cours d'expérimeuiation. Ce no serait pas d'ailleurs un véritable sérum. V. Doykn {sérum de}.

— Sérum antipcsteiix. Yersin a préparé un sérum anlipesleux on injectant à des chevaux dos cultures virulentes de bacilles do Kitasato; au bout de deux mois, le sérum ainsi obtenu est préventif, mais il faut un au pour qu'il soit curatif. Le sérum dont on s'est servi dans l'Inde est do préparation moins longue, mais son activité semble un peu plus faible. Le sérum de Yersin. expérimenté eo Chine, a restreint la mortalité à 48 p. loo (au lieu de 75), mais il n'est réellement efticaco qu injecté au début de la maladie. Toutefois, il est très réellement préventif, ot c'est à ce titro qu'il peut rendre les plus grands services. V. PKSTK.

— Sérum antipneumococcique. Plusieurs essais ont été tentés, par Foa ot Scabia, à l'aide de cultures atténuées, par G. et F. Klemperer et par Mosny avec dos macérations d'organes de lapins morts do pneumococcies, eulîn par Issaeef à l'aide de maiièrcs virulentes dont les microbes étaient tués par la chaleur. Mais les résultats obtenus, bien qu'encourageants, ne sont pas assez nombreux et < concluants pour qu'on puisse préconiser les sérums antipneumococciques comme un moyen thérapeutique réellement eflicaco et innocif. V. pnkuxiococcik.

— Sérum antiscléreux. 11 a été imaginé par Triinecok pour combattre les accidents de l'artériosclérose. C'est un sérum minéral présentant les sels alcalins du sérum sanguin, mais on solution dix fois plus concentrée. On peut 1 utiliser, non seulement en injections hypodermiques (2 à r> c.c. tous les 2 jours), mais aussi en lavements. Les résultats obtenus sont encore peu décisifs.

— Sérum antisyphdi tique. La découverte du spirochœic pallida, qui semble être ragent pathogène do la syphilis, et les expériences de Metchnikorf sur l'inoculation positive de la syphilis aux grands singes permeitent d'espérer bientôt la découverte d'un sérum à la fois préventif et curaiit". Quelques essais ont déjà éié faits dans celte voie, notamment j>ar Champagne et par le D' Quéry, mais les résultats n en ont pas encore été scientifiquement contrôlés.

— Sérum antituberculeux. Les bacilles de Koch présentent deux périodes d'évolution ; dans la première, ils ne donnent pas do cultures macroscopiques, mais fournissent des toxines qui détermincni les effets pathologiques de la tuberculose; dans la seconde, postérieure de quinze jutirs à trois semaines, ils donnent des cultures macroscopiques et des toxines, moins nocives, parmi lesquelles figure la tubereuline (v. ce mot) de Koch. Marmorek a utilisé cette propriété des bacilles tuberculeux et obtenu dos cultures intcosives des bacilles de la première pé-

riode, qu'il injecte ù des chevaux pour les immuniser et avuir un sérum antituberculeux. L injection do tubercu- Une no peut donner, en ell'et, qu une antituberculiiie, sans action sur les toxines pathogcnes do la preniit'ru période. C'osl au sujet du seruni antituberculeux obtenu dans ces conditions que Marmorek Ut ba retentibi^aute communicatiun du 17 novembre 19U3 à l'Académie do médecine. Mais, par suuo des idées régnantes, ccitô communication n'eut aucun succès on France, à ce moment. Il non fut pas do mémo A l'étranger, où, les idées de .Marmorek somblanl rationnelles, on oxpérimenia le sérum antituberculeux, avuc des résultats extrêmement encourageants, ainsi que le constata le professeur Lowin dans un rapport ol'ticiel adressé j^i la direction suédoise do médecine. Eu 1905, au Congrès intcrnaiioùal de la tuberculose tenu & Paris, Dubos.do Dijon, a confirmé ces résultats. A ce mémo congrès, llchriug,de .Marbourg.aannuocé, dans une comiiiuincatiun un jfeu obscure, sa découverte d'un nouveau sérum antituberculeux, qui. malbeurousemont, n'a pu encore être expérimenté chez l'homme.

— Sérum autocytotoxiquc (du gr. autus, soî-mémo, kutos, cellule, et (oxikon, poison). Un nomme ainsi un sérum obtenu en injectant à des animaux mâlos du sperme de la mémo espèce ; ce sérum est capable ti' immobiliser les spermatozoïdes de celle espèce, sans empêcher les spermaiozoïdes do l'animal traité de rester parfaitement vivants et mobiles dans l'épididyme.

— Sérum marin. K. (Juinton, cro^'ant que lo milieu intérieur des vertébrés aériens et do I homme est de l'eau de mer diluée, a proposé d'employer l'eau de mer ramenée  l isotonie (sérum marin isoioni'quo; par addition d'eau distillée (2 d'eau de mer pour 5 d'eau distillée) comme agent thérapeutique. Le mélange précédent, simplement filtré et non stérilisé, est injecté sous la peau à des doses variables (lO à 50 c. 0. ot au delàj. Les résultats obtenus jusqu'ici sont contradictoires; dans la constipation, l'hy- |>otension, les états dépressifs, la tuberculose au début, ils no semblent pas sensiblement supérieurs à ceux précédemment obtenus avec les séi^ms artificiels ou minéralisés. (V. ce mot.) Son usage thérapeutique a d'ailleurs pour point de départ une hypothèse non démontrée. V. Qvi^TOS {lois de).

— Sérum apennoloxique. Quand on injecte à un animal (cobaye) des spermatozoïdes d'im animal appartenant à une autre espèce (^souris blanche), lo sérum de cobaye injecté à des souris blanches mâles fait perdre aux spermatozoïdes de ces dernières leur pouvoir fertilisant. Il semble i|ue,dans ce cas, le principe actif ou spermotoxine se fixe snr le spermatozoïde et, en modifiant ses propriétés physiques ou chimiques, supprime son attraction pour l'ovule. Ce sérum est rigoureusement spécifique et n agit que sur les spermatozoïdes de lespèco avec laquelle il a été produit.

— Sérum isotonigue. V. isotoniqub, t. V.

* SERVICE n. m. — Encycl. Milit. Service militaire. Loi dite de deux ans. V. rkcrltement.

— Service militaire des étrangers devenus Français. Un arrêté du 7 décembre 1905 a réglé la situation qui doit être faite, par application de la loi du 21 mars 1905, aux étrangers devenus Français. Sont considérés comme omis, et, par suite, soumis à toutes les obligations qu'ils auraient dû remplir s'ils avaient été inscrits en temps utile, les individus qui ont ac{|uis la nationalité française avant le l" janvier I905, ainsi que ceux ([ui. en vertu de la loi du 15 juillet 1889, auraient dû être portés sur les tableaux do recensement de la classe I9o4 ou de l'une des classes précédentes — à moins qu'ils n'aient quarante-neuf ans accomplis, lors de la clôture dos tableaux de recensement de ta classe 1905. Les individus portés à ce titre sur les tableaux de recensement de la classe |9or. ne seront soumis, au point de vue de leur temps de service actif, qu'aux obligations do la classe à laquelle ils appartiennent par leur âge. Quant à ceux qui auraient dû être portés sur les tai>leaux de recensement de la classe 1904 ou de l'une des classes précédentes, ils seront, à partir de la formation de la classe i9or), traités comme omis.

— Senice des élèves des écoles. Par le décret du 19 juin 1906 ont été déterminées les armes où doivent entrer, ménio s'ils n'ont pas la taille exigée, les jeunes gens admis dans les diverses écoles designées par la loi du 21 mars 1905, comme devant procurer à leurs élèves la faculté de n'accomplir qu une seule année de service dans o les conditions ordinaires ». Pour l'Ecole polytechnique est désignée l'ariillorie de campagne. PourSaint- Cyr, c'est l'infanterie ou la cavalerie, suivant la demande faite par les candidats aux examens d'admission et d'après lo résultat des épreuves d'aptitude subies à ce moment. Pour les écoles normale supérieure, forestière et des mines, de Saint-Etienne, c'est l'infanterie ; pour l'Ecole nationale des mines, c*e*;t l'artillerie à pied ; pour l'Ecole centrale. c'est l'artillerie de campagne et. s il y a lieu, l'artillerie à pied. Pour l'Ecole des ponts et chaussées, c'est le génie. Pour l'Ecole du service de santé militaire, c'est la cavalerie ot l'artillerie, ainsi que pour les aides-vétérinaires stagiaires. Pour les élèves en pharmacie du service de santé, c'est I infanterie. Chaque année, un décret spécial fait connaître les corps de ces dilTérentes armes où les élèves des diverses écoles peuvent faire leur année de service. Des instructions ministérielles indiquent en même temps comment les choix de chacun peuvent être faits.

Servois Gustave), archiviste, philologue et adminis' rateur français, né à Paris en 1829. Elève de l'Ecole des chartos et licencié en droit, il fut nommé archiviste-paléographe en 1854 et fut successivement préfet des départements du Lot. de l'Aube, du Tarn, de la Sarthe, de l'Isère et du ("alvados. Il devint ensuite inspecteur des bibliothèques et des archives, puis garde général des Archives nationales, et enfin directeur "des Archives 1 18:*8). Il fut mis à la retraite avec le titre de directeur honoraire des Archives. On lui doit l'article Archives du Dictionnaire des finances, do Léon Say, un rapport sur les archives de la Seine, dans le « Bulletin de la Société de l'histoiro de Paris ■ ft. XXV, 1S98\ des articles dans la « Correspondance littéraire » et des mémoires dans la ■ Bibliotnèque de l'Ecolodes chartes* il856. 1858. 1891). Mais sa publication la plus importante est une belle édition de La Bruyère. dans la ■ Collection des grands écrivains de la France ■ 1,1860-1878: édit. scolaire, avec la collaboration de Rébelliau, 1891). Il a aussi édité des textes en ancien français : Fierabras, chanson de geste (avec A. Krœber, collection

SEIUlLKli - SETTLEMEM

des Anciens poètes de France, t. IV, 1870", et le Homan de la Jtoae ou de Guillaume de Ùole (coUeciiou des • Anciens texifs français *, 1893;.

*SÉ-TCHOUEN, pro%'ince de la Chine centrale, arroséo par le Yang-isé-Kiang. — Do 1901 & 1903, lo Sé-Tchoueu a été lo théâtre d'une très fructueuse reconnaissance olTcctuée par le lieutenant do vaisseau Hourst, qui a

rc-'otirm l'irriporiauco économique de la n^gion deTchouog- '■ lyédo la relier par la vallée do la Kioichâ,

rdiouen, àlludoChine françai»e. I.c cours . ; . i '.lé rec'.iiii>u navtgable, bj. i, j^.- piusi.-tirs

LTuUiJCi Je r.i ■■:ideot la na-.

La mis.sion II rrompue pu

en raison du . .on qu'on lu. ...... ...,. ,c

les Boxers chiuoit» au prutit des éiabliiM»emeats rclicieiuc éublis dans l'imponanie ville de Tchen-ToQ.

8ÉTELLE

gcurs, du la 1

espèces répaii ,

gracilis, (\m se ir-^tuv.- 'Jcj u.^ ; ,

Océanie, est lo type de ces petir

remarquables autant par leurs ■ . ^,.

par la longueur do leurs filets abdominaux.;

SCTTEMBRINI (Luigi), patriote et littérateur italien, né et mort à Naples (1813-1877). Ayant fondé uue société secrète analogue à la • Jeune Italie ■ iv. Mazzi.ni, t. VI) et destinée à accélérer le mouvenient iiruraire. il Oit arrêté et soumis  la surveillance de la :

cha pas de publier en 1846, sans :

pamphlet politique, la Protesta <i-

Après la promulgation de la - à fut

nommé à divers emplois qu'il rff . ictiop

(1849), il fut arrêté, condamné a ; *nu A

San Stefano et finalement embar'^ac, avec cinq cents autres prisonniers politiques, sur un navire en partance pour la république Argentine (18J9 . Mais ses compagnons et lui intimidèrent le commandant et se firent débarquer en Irlande ; il se rendit alors à Londres, où il vécut en donnant des leçons d'italien. Après l'annexion des Deux- Siciles au nouveau royaume d'Italie, il lut nommé inspecteur général do l'instruction publique, puis professeur do littérature italienne à l'université de ISaples (1862). Il se consacra alors tout entier à l'enseignement et publia un résumé de ses leçons, sous le litre de Sloria d^fla l'iter.i/ura i((i/iajia (1866-1872. Cet ouvrage • ' ' \ I.rc,

mais partial et souvent inexact; l'aut- ' --■)

idée à. priori que toute l'histoire de la i ..■ ia

pensée italiennes se confond avec celle '!■• i.i iitu- entre la papauté et l'esprit laïque. F. Fiorentinoet F. De Sanctis ont publié de lui après sa mort plusieurs ouvrages : Scrttti vari di letteratura, politica ed arte (1879, 2 vol.); Hieor~ dnnze delta mta vita (1879, 2 vol.) et des lettres {Epitlo~ lario, 1883^

SBTTLEHENT {«érf/'-m^n'( — m. angl., sigoif. établisêement) u. m Institution pour l'accroissement du bienêtre, la moralisation et l'éducation des classes pauvres. — Encycl. Les établissements de cette nature sont devenus nombreux à Londres et dans d'autres grandes villes du Royeume-Uni. Le Hobert liroirning Settlement, fondé en 190.>.grâceà l'initiative de F. Herbert Stead, qui en fut Xawarden ou alminisirateur.so distingue entre tous par des traits qui lui sont propres et parce que, notamment, if met le relèvement moral et matériel de la population au milieu de laquelle il s'est établi, au-dessus des préoccupations d'enseignement proprement dit. Le district de Waiworth, où il se trouve, est le centre même de la misère londonienne. Sans négliger l'assistance directe et la • culture • intellectuelle du peuple, les fondateurs se sont proposé surtout de propager dans le district un esprit de bon voisinage et de solidarité, qui fait du logis de chaque adhérent comme un foyer d'où rayonnent les avantages et les bienfaits du > Settlement >. Après des débuts très modestes, le ■ Robert Browning Seulement » se compose des salles appelées «Browning* et i Clayton Halls*, aménagées pour conférences, lectures avec projections, concerts, représen talions, soirées, etc. ; du Browning Garden, établi dans un quartier qui n'a ni parcs, ni squares ouverts au public ; du • Michael Faraday Home ■, asile pour vieillards ; de la Browning Tavern, où se vendent à Las prix des rafraichissemeuts non alcooliques et qui fait des bénéfices appréciables; du Browning Club, où se trouve la Date lii/raiy, bibliothèque de • sociologie chrétienne ■ , d'un cottage  Horsham, but d'excursions cham- I>ê(res; d'une Mens Besidence, sorte d'hôtel garni où les ouvriers trouvent, moyennant une très faible redevance, un logement sain et confortable, etc. Dans les huit premières années de son existence, il avait enrôlé plus de 300 membres pour ses meetings d hommes, et 1.200 pour ses meetings de femmes : il comptait 200 membres actifs et propagandistes {FoUotrers), sa salle d'infirmes dans « Clayton Hall • ofifrait un asile, des jeux et l'instruction à 160 petits estropiés, et il avait sous son patronage 1.000 autres cot'anis diversement occupés; ses avocats avaient donné 13000 consultations gratuites, et ses médecins 38.556 ; enfin, plus de 2.000 logements, disséminés dans 300 rues du district, étaient habités par des clients ou des coopérateurs. Ijc > Settlement • publie une petite revue mensuelle, le • Fellowship >. Il a été reconnu d'utilité publique en 1903, déclarant avoir pour but de ■ réaliser de

F lus en plus le rovaume de Dieu tel qu'il est défini dans Evangile de Jésus-Christ ». Il est d'aill^-ors ouvert aoi personnes de toutes les « dénominations ». Ce caractère d'évangélisation chrétienne au-dessus des intérêts spéciaux des Eglises se retrouve dansions les ■ Settlements ■ et les ditférencie profondément des universités populaires françaises, qui, d'ailleurs, se sont en plu.s d'un point inspirées de ces institutions. Parmi les plus importants ■ Settlements « . on peut cirer le Passmore Edwards, de Tavistock-Place, le Bloomsbury, où M"' Humphry Ward a organisé une • école de vacances» (1902/. qui recueille, en les amusant à des occupations utiles, des enfants qui n'auraient d'autre asile que la rue; sur la rive sud de la Tamise, le Bermondsey, fondé en 1901, pour «apporter une force et une attraction additionnelles à l'oeuvre chrétienne », le Toynbee Hall, de Commercial Road, l'Oxford Bouse, dans Bethnal Grcen, le Cambridge ffouse, Camberwell Road, le Mansficld I/ouse^ de Cannington, dans l'est de Ix>ndres, le XVomen's Universitu, établi spécialement pour les femmes, dans le quartier de Blackfnars, Nelson bquare, etc.

SEUIL — SHORTIIOUSE

*SEUIL n. m. — Eiliausscnicnt de terrain dans un passage resserré, chenal ou col. , ,.-,

— Tir. Nom donné aux levées do terre Joslinécs à défiler le sol du champ do tir dos coups do plein fouet.

Seul, lac très allongé du Canada (Ontario ot Kccwatin), sur le cours de lEnj,-lish Kiver, afiluont droit do la rivière Winnipcg. Un pou plus do loo.ooo hectares.

SeuRAT (Georges), peintre français, né et mort à Paris (1859-18!)!). Il déijuta au Salon do 1»83 par un portrait au cravon noir d'Aman Jean, son condisciple de 1 atelier Lehmann. Se dégageant do l'art onicicl, il envoya dans une exposition ouverte en mai 1881, aux Tuileries, une vaste élude do plein air: la Uaii/naJe. l'rappé peu après par les idées contenues dans le livre do Chevreul, lie lu loi du conlrusle simullané des conteurs cl de l'assortiment des objets colorés, il innova une lec!inii|uc ; division des colorations en leurs éléments constitutils déterminés par le contraste des teintes et le contraste des tons, — ces éléments juxtaposés en menues touches, se recomposant sur la rétine en un mélange optique plus vibrant, plus délicat, plus pur et plus lumineux, selon lui, qu'un mélange ligmentaire. Ce système, comploté par une théorie sur a signilicalion dos'ligneset vivilic par un très sûr instinct do peintre, il l'appliqua dans une grande composition : lin Oimunclte à la tirande-Jalte. pour laquelle il exécuta un grand nombre de remarquables études et qui figura, en 1886, à l'exposition des peintres impressionnistes. Très discutée par la critique, cette esthétique rallia un certain nombre déjeunes artistes. On appelle ce groupe : les néo-impressionnistes. Les autres œuvres principales de Seurat sont : les Poseuses (1887) ; le Chahut (1890) ; le Cirque (1891) et maints paysages décrivant avec sérénité les bords de la Manche et de la Seine.

SÉVATIEN, ENNE (si'-in, en') adj. Se dit d'un sous-étagc géologique appartenant à la partie supérieure de l'étage noricn. (11 est caractérisé par pinacoceras Metternichi et sireniles Ari/onaiit.-r.)

— n. m. : Le sêvatien.

SevELEN, comm.de Suisse (cant. de Saint-Gall [distr. deWcrdonberg]); 1.830 hab. Elève do bétail: fromageries; commerce do bois; fabrication do broderies.

SevENEEKEN, comm. de Belgique (prov. de Flandre- Orientale [arrond de Gand]); 2.130 hab. Tissus, teintureries, impression sur tissus, dentelles.

Sever (saint), en latin Sei'criis, prêtre et confesseur an v siècle. Il prêcha l'Evangile dans le Dauphiné et convertit beaucoup de païens. Fête le S août. — Un autre saint Sever, curé de Cessac en Bigorre, se Bt admirer par sa charité envers les pauvres, qui lui a valu les éloges de saint Grégoire do Tours. Fête le i" août. — Un troisième fut évêquo d'Avranches et mourut vers la tin du Tii' siècle. Il était né dans le Cotentin. D'abord abbé d'un monastère qu'il avait fondé, il fut choisi pour succéder à saint Sénier sur le siège d'Avranches. Il triompha des restes d'idolâtrie qu'il trouva dans son diocèse et obtint qu'on lui donnât un successeur pour lui permettre de regagner sa solitude. Fête le 7 juillet, et à Rouen le 1" février.

SeverdONCK (Joseph Van), peintre belge, né en 1819, mort à Bruxelles en 1905. Il s est consacré à la peinture militaire, et ses succès en ce genre le placent au même rang que son compatriote Hubert. Il devint professeur à ï'Acadéniio des beaux-arts do Belgique et, plus tard, la reine Marie-Henriette lui demanda des leçons. On cite de lui plus d'une toile où il a représenté avec talent les Chevaux favoris do la reine.

SÉVERIN (Fcrnand), poète bolgo, né à Grand-Manil, dans la province de ISamur, en 18G7. Il fit ses éludes au collège Notre-Dame de la Paix, à Naniur, puis à l'Athénée et à l'université de Bruxelles. Il est devenu professeur à l'Athénée. Il se fit remarquer par la pureté classique de son inspiration et de sa forme poétique dans le mouvement littéraire qui se manifesta en Belgique vers la fin du XIX' siècle et collabora à un grand nombre de revues, comme la « Wallonie », la ■ Jeune Belgique », le « Coq rouge j>, « Durandal », la " Revue générale », la " Belgique artistique et littéraire », le » Mercure do France », 1 • Ermitage » . De 1893 à 1898, il a tenu la critique littéraire à r » Indépendance belge ». F. Séverin a publié cinq volumes de vers: le Lijs (1888); le Don d'enfance (1891); un Chant dans i'onidre (1895); Poèmes injéiius (1899), et la Solitude heureuse (1905).

SÉVÉRITÉ n. f. Silicate naturel, appartenant au genre argilo et voisin d'halloysite.

Severiu, bourg d'Austro-IIongrie, dans le gouvernement de Croatie-Slavonic, comitat de Zagrap, sur la Kulpa, sous-alflueni du Danube par la Save; 3. 800 hab. Commerce de bestiaux, vignobles.

Sevestre (Jules-Marie), peintre français, né â Bretouil (Euro I on 1831, mort à Montmorency on 1901. Elève de Léon Copniot, il dcbuia au .Salon de 1863 par l'envoi d'tme Tuitrtle de Vénus. Il devait revenir souvent à l'étude du nu féminin dans les toiles qu'il exécuta dans la suite : Suzanne nu l/nin [ïèGi); Hercule et Omptiale (18C5); Folie de fuljète {lf6H) ; lu Mort de Desdénione (tsm); Léda {ISW); /o Aoiiire (187-1); llncclmnte (1H76); Â'ninde (1878); Italienne (1879);' (o Naissance de Vénus (18<o); Api-ês le bain (1881); Nymphe chasserrsse (1882, musée d'Evreux); Uait/nenaes (1K83. musée de Vitré); Xi/mpltes aubain (1884); l'aurauiiie (1S86); /.^da (1888). Après cette date, il cessa d'exposer, mais il iieignit encore la Folie de Byl/lis, le Coup de Soleil, Vliésitation, la A'i/niphe au repos, la Ùanse de nymphes et de satyres, et quelques portraits.

Se'VESTRE (Louis-Arthur), médecin français, né à Louville (lOure) en 1843. Il eut pendant son internat à soigner les tilessés de Paris en 1870 et présenta comme thèse un intéressant travail sur les Manifestations cardiaques de l'érysiprle de 'a face, puis devint médecin des lièpiiaux en 1878 ot se spécialisa dans les maladies do l'enfance. H a publié de nombreux mémoires, dans lesqnols il a établi notamment que les maladies do l'enfance étant dues A des fautes d'hygiène, â des infections microbiennes, ti la croissance ou à des diathèses. Le traitement doit avoir trois buts : éviter les infections secondaires, causes do complications, tenir compte Uo l'imprca-

sionnabilité nerveuse excessive à cet âge, réparer les pertes par une alimentation suffisante. Ses études sur la contagion do la rougeole qui s'opère sruleuient, d'après lui, au début de la maladie, l'ont conduit â conseiller I isolement des douteux (enfants ayant des signes insuffisants) et des suspects (enfants ayant eu des rapports avec des malades). Il a démontre que, mémo dans les formes les plus bénignes de la diphtérie, l'intoxication peut provoquer des paralysies, que les formes graves sont ducs à

I association de streptocoques au microbe spécial et que les manifestations nasales sont fréquentes et importantes, car le bacille peut s'y multiplier après six semaines et provoquer des récidives. Il a faitaussi do nombreuses communications à l'Académie de médecine, dont il est membre depuis 1900, sur la fièvre typhoïde infantile, la bronchojiiieumonie d'ori^^ine intestinale, la méningite grip[>ale, la syphilis hércdiiairc précoce, la tuberculose cutanée, etc.

SÉVIGNACQ-MEYRACQ, connu, des Basses-Pyrénées, arrond. et à 12 kilom. dOloron, à quelque distance du gave d'Ossau, sous-afttuent du gave Je Pau par l'Aduur ; liso hab. Carrières de marbre et gypse ; eaux minérales sulfureuses, exploitées dans un petit établissement thermal.

SEXDIGITÉ, ÉE adj. Qui a six doigts.

SEXUÉ, ÉE adj. Pourvu des organes de reproduction particuliers ;i son sexe. (Se dit spécialement des insectes pourvus d'organes reproducteurs, par opposition aux asexués, qui n'en possèdent pas) : Le phylloxéra peut être

Page 1