‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 299 sur 363 · SEXUÉ 011 ASEXUÉ · texte numérisé non relu

SEXUÉ 011 ASEXUÉ

— n. : Cite: le phylloxéra, les sexués meurent rapidement : le mille npi'és l'accouplement, et la femelle après la ponte de l'œuf d'hiver.

Seydisfjœrda, bourg de l'Islande, sur la côte est de l'ile, et dans une baie bien abritée; 700 hab. Petit port de pêche ot do cabotage très fréquenté pendant la saison d'été, surtout par les bateaux français.

SeyfeRT (Moritz), professeur et philosophe allemand, né à Witteuberg en 1809, mort â Potsdam en 1872. Il étudia à Halle, fut professeur de gymnase à Nordhauscn, Halle, Brandenburg et Berlin, et prit sa retraite en 1871.

II est l'auteur d'un grand nombre de livres classiques qui eurent beaucoup de succès. Les plus connus sont un remaniement de la Grammaire latine d'Ellendt (1855), et les Régies fondamentales de la syntaxe grecque (1861, adaptation française par Riemann et Cucuel [1883]). On lui doit aussi des éditions de la Guerre des Gaules, de César (1836); du Lélius, de Cicéron (1844); de XAntigone (1865); de VAjax (1S66) et du Philoctéle de Sophocle (1867) ; etc.

SEYMURIE (rf) n. f. Genre de scrofulariacées, comprenant des herbes dont on connaît huit espèces de l'Amérique du Nord et do Madagascar. (Les seymuries sont caractérisées par cela qu'elles deviennent noires en séchant.)

SeySSAUO (René), peintre français, né à Marseille (Bouches-du-Rhone) en 1867. Il ne fréquenta que d'une façon intermittente les écoles des beaux-arts de Marseille et 'd'Avignon et travailla surtout librement devant la nature. Après Guigou, Van Gogh, Cézanne, il se mit en devoir de célébrer la terre provençale et il le fit, comme les peintres do cette école, en évitant de neutraliser sa couleur et en lui donnant au contraire le plus d'éclat possible, eu demandant l'harmonie aux tonalités les plus franches au lieu de l'obtenir par la monochromie ou l'atténuation des nuances. René SeyssauJ n'a envoyé que par exception auChamp-de-Mars,mais il a fait, depuis 1897, des expositions annuelles particulières à Paris, à Marseille, à Berlin. Parmi les principales œuvres du peintre, il faut rappeler : la Grande Bastide, les Combes, les Cliénes, le Pic du Sapey, le Glacier noir, les Coquelicots, les Sainfoins au soleil couchant (ISO'i. musée du Luxembourg); les Viynes i('aii<o»iiie (1904, même musée), le Matin d'hiver, la Plaine au bord de l'étang et la Ferme des peupliers (Salon d'automne, 1906).

SeysSUEL, comm. du département de l'Isère, arrond. et à u kilom. do Vienne, à quelque distance du Rhône; 520 hab. Vignobles ; sériciculture, carrières.

ScAMBATI (Giovanni), pianiste et compositeur italien, né à Trevi en 1843. Il montra de bonne heure de rares disposiiiuns pour la musit|ue, fut élève de Natalucci, reçut aussi des leçons de Liszt, qui l'avait pris en afi'ection à Rome, où il était fixé, ot obtint fort jeune de grands succès de virtuose. Pianiste fort remarquable, il exécuta avec une véritable niaitrise les œuvres do Beethoven, de Chopin, de Schumannet de son maître Liszt. Partageant, en matière esthétique, les idées de ce dernier, il devint en Italie l'un des plus ardents apôtres do la cause wagnérienne. Devenu, à Rome, professeur de piano au lycée musical de 1 académie de Sainte-Cécile, il y a formé de nombreux et excellents élèves. Sa renommée de virtuose est d'ailleurs considérable, et il était le chef de la petite société de musique do chambre que la reine Marguerite avait prise sous sa protection et qui se faisait entendre au Quirmal. Sgambati a fait aussi ses preuves comme chef d'orchestre, en dirigeant avec talent de grands concerts syraphoniques. Comme compositeur, on connaît de lui deux symphonies; un concerto itonr piano et orciiestre, un quatuor pour instruments à cordes et deux quintettes avec piano, le tout écrit dans les idées les plus modernes et les ]dns avancées. A cela il faut joindre, avec des mélodies vocales, un assez grand nombre do morceaux do genre ]iour le piano, d'une exécution difficile.

ShaFTER (William Rufus), général américain, né à Galesliurg (Micliigan) en 1835. Fils d'uti fermier, il no fréquenta quo l'école primaire, et fut instituteur pondant trois ans. En 1862, il entra dans l'armée do l'Union comme volontaire et v obtint le brevet do brigadier gifnéral pour brillants services en temps do guerre (1865). Deux aiis après, il passait dans l'armée régulière des Etats-Unis avec lo grade do colonel, ot recevait une médaille d'honneur du Congrès pour sa conduite â la bataille do Fair-

Shaflcr.

Oaks. En mai 1897, il était nommé brigadier général avec le coinniandeinont du déparlcmeiit iiiilitairo do Calif,

auquel il joignit plus tard celui de Columbia {l«99-190i). Pendant la guerre d'Espa^Mie, il dirigea avec beaucoup d'énergie les opérations difticih's (\u\ aboutirent à la capitulation du général LJnares et à la reddition de Santiagode-C'uba {l»i'8;. Il prit sa relrailc en lyyl, avec le grade de major général.

Sharp (William), poète,romancior et critique écossais, ué à Paislcy en 1855, mort en Sicile en itios. D'abord employé dans une ban(|uc do Londres, il se consacra tout oniior dès 1881 à la littérature. Nous citerons, parmi ses recueils poétiques : Ifie Human Inherilance (1882) ; Earth's voice (1884); /tomutilic batluils (1889) ; 5ospiri di Itoma (1891); Sospiri d'Italia (l'Ji'i). l'arrai ses romans : the Sport of Chance (l888j ; Childrcn of 7'oMorrnw (188'-»' ; « l'ellow and his Wife (eu collaboration avec U.-W. Howard, 1892); Vislas (l«94j; the Gipsij Christ (1895); Madye o'the Pool (1896J ; Wivcs in exile (1»98) ; Silence Farm (1899). Entin, parmi ses ouvrages de critique et d'bistoire littéraire: Itossetti (1882) : Shelley (1887) ; IJeine (1888); Browning (1890); Joseph Severn (1892); £.'ccf Puella (189G; ; Lyra celtica, en collaboration avec sa femme (1896) ; Literary geooraphy (1905). Maïs, plus encore quo par ces ouvrages, Sharp est connu par ceux qu'il a publiés sous le pseudonyme de Fiona Macleod, dont il n'a jamais voulu avouer do son vivant la paternité. V. Macleou (Fiona i.

ShARPSVILLE, bourg des Etats-Unis (Etat de Pcnsvlvauio [comté de Mercerj^ sur lo Shenaozo, sousaVlluent lointain du Mississipi par l'AUeghany et TOhio; 3.000 hab. Gisements de houille; métallurgie, forges.

ShaW (George Bernard), romancier, auteur dramatitjuo et socialiste anglais, né à Dublin en 185G. Sans forle instruction première, ses premières tentatives littéraires ne furent pas très heureuses, et il se jota avec ardeur dans la jiropagande socialiste. II fut un des fondateurs de la " Fabian Society d et édita un de ses volumes iVEssays in socialism (1*889). Dans le même ordre d'idées, il a écrit plusieurs brochures : the Impossibilities of anarchism; the Fabian Society, what has il doue?; Fabianisnt and t/te Fiscal Question (1904); etc. Il a fait de la critique d'art au « "World » et au « Truih n, de la critique dramatique à la »■ Saturday Review » (1895-1898) et, sous le nom de Corno di Bassetto, de la critique musicale au " Star u (1888-1891). Mais c'est surtout dans le roman et au théâtre qu'il a gagné sa réputation. U publia, entre 1880 et 1883, tiie Irratiotial Knot, Love among the Artists, Cashel Byron's Profession et an iiisocial Socialist. Ses œuvres principales pour la scène sont : Widowers' Bouses (1892), Arms and the Man (1894), Candida, the Man of Destiny, the Veviis Disciple (1897), the Admirable Bashville (1901,;, Man and Supeî-jnan (1903). Il a réuni sept de ses pièces en deux volumes, sous ce titre : Plays, Pleasaut and i'npleasant (1898) ; un autre volume s'appelle Three Plays for Puritans (1900). B. Sbaw est un des auteurs anglais contemporains dont le talent est le moins contesté et les œuvres les plus discutées. On lui doit encore : the Quintesseitce of Jbsenism (1891), the Perfect Wagnerite (1898) et the Common Sensé of Municipal Trading (1904).

ShermAN (John), homme d'Etat américain, né à Lancaster (Ohio) en 1823, aiort à ^Vashington eu 1900. Frère du général qui se distingua, parmi les fédéraux, pendant la guerre de Sécession, il fit des éludes rudimentaires. Reçu pourtant avocat en 1839. il entra en mémo temps dans une fabrifiue de menuiserie. Mais la politique était

sa véritable ati'aire. Membre

du congrès de 1854, il appuya l'élection d'Abraham Lincoln, fut élu sénateur par rOliio en 1861, et s'occupa do l'organisation de l'armée pendant la guerre de Sécession. Après la paix, il organisa les Etats du Sud, par un acte (pli a conservé son nom (5/ie?*mans bill). Secrétaire de la Trésorerie sous Hayes (1877- 1881), président du Sénat (1885- 1888), il fut nommé secrétaire d'Etat aux aiTaires étrangères en IS'M, par Mac-Kinley, avec Icijuel il était fort lié et qu'il avait poussé dans sa politique do protectionnisme à outrance.

Lo 28 juin 1897, Sherman remettait à l'ambassadeur espagnol une protestation contre les Sheromn. .1 reconcentrados >■, c'est-à-dire

contre la concentration des ruraux dans les villes de Cuba, où ils mouraiont, dit-on, de faim et de misère. Cctto proteslaiion, rédigée au nom de Ihumaniié, était l'un des premiers actes nettement hostiles des Etats-Unis à l'égard de l'Espagne. Mais, comme Sherman était adversaire décidé do l'annexion de Cuba, il démissionna dès la déclaration de guerre à l'Espagne (25 jauv. 1898). Il a publié : Selectcd speeches and reports on finatice and taxation (1879); /ff(;o//tT/ioMs(l895),ei la correspondance échangée avec son frère (1894).

ShERRINGTON, bourg du Dominion canadien, dans la l>rovince do guébec (comté de Napierville), sur le Montréal, sous-aflluent du Sainl-Laurent par lo Richelieu. 3,0111) hal>. Soieries mécaniques. Conim"»rco de bois.

ShETTLESTON, ville du Royaume-Uni, en Grandelîroiagne (Ecosse ;cumié de Lanârkj); 5.430 hab.

Shoal ou Plat, lac du Canada (Manitoba\ dans la Prairie, entre lo lac Mauitoba et lo lac "Winuipcg ; ïO.ooo hectares.

SHOHET icho-bèt' [h guttural]) n. m. Relig. jud. Celui qui aliat les animaux suivant la manière fixée par la loi.

SHONKINITE n. f. Roclie éruptive, appartenant à la famille des ihrralites, et typique dans le Uoniana.

ShorthoUSE (Joseph llenrv), romancier anglais, né ù BirmiEiSfham en 1«34. mort en l9o3. Après avoir fait ses classes dans dos établissements privés et en dernier lieu à Orove Ilonse (Tottenham). il succéda à son pore, comme directeur de l'usine de jiroduits chimiques el noiammoDt d'acide sulfuriquo. & Birnxmgham. Mais la vie

fiâ*^K>r

de lindustricl moderne lui fut à charge et le rejeta vers II- mysticisme oi la lutéraiure. Lui môme abaiidooua la socto des qu:ikcrs pour se faire baptiser, aduilo. dans IKgliso aiif^licaue. et boii premier romao, John IiufleaaiU, qui Ut scasatiun eu 1881, est uu tableau idéal d'attachement au trône et à l'aulol pendant la révolution angiaiso. Eu dépit ou ù. cause do la satire déguisée du niatorialisme contemporain, il so vendit en quinze aus quelque 80.000 exemplaires do cet ouvrage. Mais the Liltle Schuolmasler Mark {m'Ai} trouva un accueil moins chaleureux et, malgré le charme d'un slvlo rafliué et délicat, Sir Ptrctvul en 188G et 'the Comtess Eve (18S8; n'excitèrent plus la même curiosité. Les rares loisirs de Shorihouse ne lui permirent pas do beaucoup écrire. Il donna oncoro : a Teacher of tUe violin and ntfier taies (1888); Blanche, Lady Falaise (18911, un article sur l'humour en littérature, un essai sur the Platonism of \Vordsworlh (1882), une traduction de Molinos (I8sy). et des éludes suggestives sur George Herbert et F. 1'. Maurice.

SHUANG-KIN n. m. Instrument à cordes f[V^ piucées chinois, monté do deux doubles cordes ^V "^z de suie et dont on jouo à l'aide d'une lamelle

do bois. Shuaii;,--kiii:

^ A . larii*'lle

*SHUNT n. m. — Enctcl. Dans la télégra- deboisavec phio sans lil. pour éviter I action sur le radio- laquelle on conducteur des Courants de sclf-induclion, qui fordes peuvent so produire daus les circuits divers d'un poste récepteur et préserver do leurs étincelles, on dispose, sur les parties inductives, des shunts sans self, c ost-à-diro i enroulement replié. La résistauco do ces shunts dépond do celle des parties inductives sur lesquelles on les mouto en dérivation.

Shuswap, lac du Canada (Colombie britannique), daus les monts Selkirk, origine d'un sous-affluent gauche du Fraser; 32.000 hectares.

SIAKU-BACHI n. m. Flûte japonaise percée de cinq trous, quatre sur l'une des faces et un sur l'autre. (C'est un des iostrumonts les plus populaires au Japon.) ''^^ —

*SXAM. — Histoire. Le traité franco-siamois du IJ février 1904 a remplacé celui du 3 octobre 18D3 et celui du 7 octobre 1002 qui, très critiqué par la presse frau-.'aisc, n'avait pas été ratifié. Il reconnaît à la Franco la propriété des provinces do Melouprey et do Bassac; il lui conserve les 30 kilomètres de berge que fréquentent les pêcheurs cambodgiens, entre l'cmbouchuro des rivières îStimg-Koluos et Prek-Kompong-Tiam; il rétablit les droits de notre protégé, lo roi de Luang Prabang, sur les territoires de la rive droite du Mékong. Le port de Kratt est restitué au Cambodge, mais les provinces de Battambang, Sisophou et Siemréap restent siamoises; toutefois, la police n'y sera faite que par des éléments iudi- §ôues, recrutés sur place et commandos par es officiers français. La France renonce à la zone neutre de 25 kilomètres, éiablio sur la rive droite du Mékong par le traité do 1893; par contre, divers avantages poliiiquos et économi(|ues lui sont garantis dans le bassin siamois du Mékong. Ëntin, le Siam accepte nos listes de protégés et supprime toute ditTérenco entre eux et les Français do France, quelle que soit leur nationalité.

La loi du 14 avril 1906 a déterminé les conditions d'application du traité en ce qui concerne la poursuite, l'instruction 01 lo ju|,'ement des crimes dont la connaissance est attribuée à I autorité judiciaire française.

— En 1900, a été ouvert le chemin de fer de Bangkok à Korat (264 kilom.), destiné à drainer le commerce du Laos oriental. Un embranchement long de 42 kilomètres so détache do cette ligne à Ban-Padji (à 90 kilom. de Bangkok) et se dirige vers Lapburi, sur la rive droite do la nviôro do Bangkok.

SlANG-TCBÉOU, ville de la Chine (prov. de Kouang-Si), sur la rivière do King-Yuan Fou. sous-affluent du Si-Kiang; 7.000 à 8.000 hab. Ch.-l. do préfecture.

^Sibérie. — Le traité de Portsmouth du 6 septembe 1905 a concédé aux Japonais le droit de pèche dans les eaux territoriales russes des mers du Japon, d'Okhotsk et do Bering, cest-à-diro sur une longueur d'environ G. 000 kilomètres do côtes.

SiBIRIAKOV (Alexandre Mikhaïlovitch), mécène russe, né à Irkoulsk en 1849. Possesseur de mines dor, il a consacré une partie do sa fortune à des explorations scientitiques, a accordé des subventions à la Société do géographie sibérienne, à ruoiversité de Tomsk. à l'académie do Saint- Pétersbourg. — lNNocENT-MiKii,\ri,oviTcH Sibiriakov. frère du précédent, né en IStid, a subventionné I explorateur Potanino, encouragé les publications d'ouvrages concernant la Sibérie et institué des fondations philantliropiques en faveur des ouvriers des mines.

SXCARD (Augustin), ecclésiastique et écrivain français, né à Saiot-i ierre de Lombers (.Tarn) eu 1S4I. Après avoir passé trois ans au séminaire Saint-Sulpico do Paris {:864-1867 j, il tut ordonné prêtre. Il entra alors à l'école des Carmes, fut reçu licencié es lettres en 1870 et devint vicaire successivement à Saint-Bernard de La Chapelle ( 1 87 1 ), à Saint-Etienne-du-Mont (1872-1375), à Saint-Philippe-du- Uoulo ^1875-18871, puis second vicaire à Notre-Dame-de- Lorette (1887-1894) ot premier vicaire à Saint-Augustin (18941899). Il fut nommé, en 1899, curé do Saint Médard. Outre de nombreux articles dans diverses revues et spécialement dans le « Correspondant ». l'abbé Sicard a publié divers ouvrages, notamment : î'Edtication tnorale et civique avant et pendant la Ii''volutioti, fJOO-iSOS (1SS4\ ouvrage couronné par l'Académio française : les Etudes classiques avant la Jiévolulion (1887). que l'Académie française a aussi couronné ; les Deux Jlaiires de l'enfance, le prêtre et l'instituteur (1888); Manuel d'éducation morale et civique ; A la recherche aune religion civile, et surtout l'Ancien Clergé de France, ouvrage publié do IS93 à 1903, et qui a paru en trois parties distinctes : les Evêques

SUPPL

avant la Jiévolution ; les Eviques pendant la /{évolution: de n89ù l'exil; les Eiéquet pendant la /tévolutton: de l'exil au Concordat.

Sicard (f ranpoï»-Léon), sculpteur français. Dé à Tours en 18G2, Il Ht ses premières études artiKtiques  l'école d'an de sa ville natale, sous la direction de Félix Laurent, puis alla, grùce à une subvention municipale, les continuer ù Pans. Elève do Cavolier et do Bamaa. U obtint en 1890 le second grand prix do Homo et, en 1891. lo premier. Ses envoi» do Komo furent remarqués: le Uon Samaritain fut acquis par l'Etat; VAqar hguro au niuséo du Luxembourg, ainsi qu'une statuette postérieure, Œdipe (bronze). Titulaire d'une médaille de i'* classe on 1897, il obtenait une médaille d'or i l'Exposition universelle de 1900 (Pansj. Il avait envoyé, outre XAtjarcx le Bon Samaritain, un buste féminin, la statue funéraire du cardinal Meignan ot uno Baigneuse (marbres). Il a fait encore la Jeanne d'Arc qui décore la ville do Chinon. les Cariatides de l'hôtel de ville de Tours, lo Fronton du lycée die jeunes filles de la même ville, et (,Salon do 1903; le Monument commt-moratif des combattants de OHO, érigé dans le lycée de garçons do sa ville natale. La médaille d'honneur lui fut décernée ù la suite do son envoi au Salon de 11*05, qui comprenait la statue do George Sand (marbre , dont le plâtre avait été inauguré au Luxembourg lors du centenaire do G. Sand (l" juill. 1904), et le Portrait de .l/"" S. (la femme de l'artisto), marbre à mi-corps.

SZCHEN-SUSSEN-ET-BOLRÊE, comm. de Belgique prov. de Limbourg [arrond. de Tongresl), près du Geer, affluent de la Meuse; 1.670 hab. Carrière de pierre calcaire et de marne. Fabrication de liqueurs et sirops. Restes d'un ancien château fort ayant appartenu aux comtes de La Marck et que l'évéque de Liège Jean le Horn lit raser en 1489. *SlCYONE. — Archéol. Un archéologuo américain, Fossum. a déblayé en partie lo théâtre grec de Sicyonc. U a constaté que les gradins inférieurs sont assez bien conservés, ainsi que les soubassements de la scène, le proscénion ei lo portique do façade. Il a retrouvé assez de frag^ments d'architecture pour rendre possible une restauration assez complète.

SIDÉROFËRE (du gr. sidêros, fer, et du lat. fene, porter) adj. Biol. Cellule sidérofêre, Cellule contenant des grains ferrugineux, soit à l'état d'enclaves exogènes, phagocytes, soit à l'état do plasmosouies. V. siDb:ROSB.

SIDÉROPHILE (du gr. sidêros, fer, et philos, ami) adj. Qui aime le fer. — BioT. Corpuscule sidérophile. Corpuscule se reliant au tilament axilo des snermatides de certains animaux et ainsi nommé à cause de ses affinités hisiochimi- ((ues. (On l'a confondu d'abord avec le centrosome, mais, comme le conirosomo disparait avant la régression do l'aster dans les spermatocvtes, les auteurs le désignent plus communément aujourd hui sous le nom de llépharoblaste.) ^SIDÉROSE n. f.— Biol. Sidérose cellulaire, Fixation abondante de fer par la cellule sous forme de granulations.

— Encycl. D'après les recherches d'Arnold, quand le fer, quelle que soit son origine, se fixe sur le novau et la nucléole exclusivement, la cellule peut ou non continuer à vivre, mais elle a tendance ù. dégénérer : au contraire, quand il est fixé uniquement sur les granulations (c/ra- Hu/n), la cellule est et reste parfaitement vivante. Mais rien ne prouve que, dans le premier cas, le fer soit lou jours d'origine endogène, ni, dans le second, toujours d'origine exogène, phagocytaire.

SiDLET (Samuel), peintre anglais, né dans le comté d'York, mort à I^^ndres en 1896. Il ajoui d'une réputation brillante, comme portraitiste et peintre de genre. Il débuta au Salon dq(la Royal Academy en 1855 et ne cessa dès lors de faire applaudir chaque année la virtuosité de sa palette dans les portraits du peintre Francis de Teck, du duc et de la duchesse de Ituckingham et Chandos, du professeur Faucett, de lady Brassey, de lady Egidia Bawdon Uastings, etc. Ses tableaux de genre ; Alice dans le pays des merveilles et Défi ont été poj>ularisés par la gravure.

*SlDOBRE. — Région naturelle du département du Tarn, dans l'arrondissement de Castres, au S'.-E. de cette ville et au S.-E. de lAgout, affluent du Tarn. Lo plateau do Sidobre ost une sorte de voussure granitique dont les points les plus élevés se trouvent au S.-E., aune altitude voisine de 700 mètres. Culmen 706 mètres, au N. de Saint-Salvy. Couvert do landes onde forêts, le Sidobre est surtout connu des touristes par la beauté classique do ses chaos de granit. Les pierres perchées, les rocs branlants n'y sont pas rares (à Campsoleil, au roc de l'Oie, ù. laFusarie, etc.). Les petits villages de Saint-Salvy, de LacrouzeCie, de Burlats, etc., sont les points do départ des excursions les plus intéressantes, où les géologues trouvent d'admirables exemples du déchaussement par l'érosion des noyaux granitiques.

Sœbecrer (Edouard), publiciste français, né à Saint- Pétersbourg en 1829, mort à Paris on 1901. Il fut le secrétaire d'Alexandre Dumas, puis d'Augustin Thierry, entra dans l'administration des chemins do fer. collabora au « Figaro w, à la «Vie parisienne «.au > Corsaire >, au " Nain jaune», au ■ Courrier français », fut après lo 4 septembre 1870 secrétaire du cabinet du maire de Paris et fit. comme capitaine adjudant-major, la campagne devant Paris. Il continua à écrire dans des journaux républicains et publia ; Physiologie des chemins de fer{l8ûT,; les Enfants malheureux (1869); A travers la vie, histoires du dimanche (1872); l'Alsace, récils historiques d'un patriote (ims): Metz^ stances lï^H); Mrrurs du jour {18T4'i : les Fédérés blancs (1875) ; le Baiser d'Odile (1880J ; Poésies d'un vaincu (ISSi) ; Jiécits historiques (ISSI) ; Histoire de l'Alsace, entretiens d'un père alsacien (1888).

SiEBBR (Ferdinand), chanteur et compositeur antrichien, né à Vienne en 1822. mort à Berlin en 1895. Fils d un chanteur dramatique, lui-même aborda le théâtre et se produisit à Detmobi, à Schwerin et à Hanovre. Puis, après un voyage en Italie, où il perfcciionna son éducation vocale, il alla se fixer à Berlin, où il se livra à Tensrignenient et devint professeur à l'Académie de musique de Kullak. En même temps, il se faisait connaître comme iTÎiique, et collaborait à • l'Echo » et à divers journaux de Perlin et de Vienne. Enfin, il se produisit aussi comme professeur, publia une centaine d'œuvros consistant en lieder, en chansons populaires, en recueils de vocalises pour les différentes voix. Certaines do ses chansons ot mélodies obtinrent tm grand succès. On lui doit aussi

SIILANG-KIi\ — SliiTCIIE

(jU(!l(|UC« ouvra^'CB didactiques, cotre autres uas Brice iiilroduclion à tait du clumt, uuo Mélhude compUlt de chant, Catéchiiine de fart du citant, etc.

SiECICCHOW, bourg de la Kunsio occidentale (Po

loiiue youv. de Kaduni, distr. do Kozieoiccjj, sur un petit ijous-arnuL'Ut do la Vistule ; 5.000 hab. Taiwories. Comineroc de bestiaux. I^jcatit«< fort aucieuue.

SnxrCBT Faul I are français, né 4

Pan» . u l»7l. l-:ie\. 1 Guav et A. Mai-

(;[ja[i. Ctraud prix de t ', >„» '<-. ^,„nrtlanl

la fille de Jatre, il ei.^u^,j, pour . .^n do

IR&t : Portrait dr mon père et eir raits,

'rroisiùme médaille eu isys ave. . £,'ul

iiirnidct dont le4 ruine4 du tenif, ,-e de

Vitré;, il a obtenu en laoô uno avec SOarcatori, imijortanio loilo d'iui ,m,>o...,i in,-i, .mi a été ac(|Uise (lar Ihlat.

8IEOBURGITE (do Siej/liurQ, a. do viUc, n. f. Stoiax

iosaile.

SIÉGÉNITE n. f. Syn. do linnèitk. V. t. V.

* Siegfried (Jules), homme ( ui i

MuUioubo (.\lsaco^ en 1837. — 1. cir-

conscription du Ila%Te, aux électif: "'2. il

continua de s'occuper priDcipalcnitni .Ici .juc^Uons i-conomiqucs. En 1503, il s'éleva contre Icssai de protection douanière réclaméo par la commission contre le bétail étranger, et s'opposa à l'augmeoiaiion du droit de.t cafés: en 1904, il se prononça contre tout rachat des chemins de fer par riitat ; eu 1Ï05, dans la discussion de la loi sur los retraites ouvrières, il demanda tjuo les béoéliciaireseusscol droit non seulement à une retraite, mais à d autres modes de prévoyance sociale, comme des logements sains et salubres âbon marché. Siegfried vota contre la politique géoéralo du cabinet Combes et appuya celle du cabinet Kouvier. Il s'abstint dans le vote de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat. U a et.' réélu député le îo mai lOOS. Il a encore publié : les Habitatiom à tMn marché (1004J. — Son frère Jacijles Siegfried, né à Mulhouse en 1840, fonda dos maisons de commerce à La Nouvelle- Orléans (18i8), puis à Bombay, fut ensuite chargé d'une mission en extrême Orient et en Amérique (18C7-i8C9i, et publia Seize moii autour du monde (1869) et, A la suite d'un nouveau voyage autour du monde : En toyaye (1882). Administrateur du Comptoir d'Escompte (jusqu'en 189r et do plusieurs établissements Hnanciers, il a participé à la fondation et à l'organisation d'un grand nombre d'écoles, d'œuvros, de publications relatives au commerce, à l'in-. dustrie, à l'économie politique et a l'assistance publique. Acquéreur en 188G du château historique de frangeais, il l'a restauré et meublé, et en a fait don en 1904 à I Institut de France, avec une dotation pour l'entretien du domaine.

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