RÉCEPTEUR, TRANSMETTEUR
— Topogr. Méthode des deux stations pour mesurer les (/is/ajices. L'emploi du télémètre Fisk ou des Jumellestélémètres, utilisés pour mesurer les distances angulaires dans ce procédé, s'appuie sur le principe suivant des télémètres à grande base :
Une base de grandes dimensions .\B étant mesurée rigoureusement, deux observateurs se placent en A et B, aux œilletons de de deux télémètres disposés dans deux guérites blindées ou fortement protégées par une grande épaisseur de béton armé.
Reliés téléphoniquemenl, les deux postes visent au même moment le même point d'un navire N. Ds obtiennent par conséquent les angles a et p, et des tables de tir donnent instantanément la distance téléphonée aussitôt à la batterie.
Grâce au téléphone, c'est le meilleur moyen que l'on possède de déterminer les distances à un but mobile-
STATION-HALTE-REPAS n. f. Milit. Nom donné aux points où des troupes, exécutant de longs trajets en chemin de fer, reçoivent un repas fourni par l'administration militaire. (Ces repas sont distribués toutes les douze heures environ, indépendamment de ceux fournis par l'ordinaire. Ils se composent de viande froide, de café, sucre et eaude-vie. Si la durée du trajet dépasse deux jours, il est fait des distributions supplémentaires de pain ; et à la dernière halte-repas, il en est distribué la quantité voulue pour qu'au débarquement chaque homme en soit approvisionné pour deux jours). PI. Des stations-haltes-repas.
* STATIONNAIRE adj. — Télégr. sans fil. Ondes stationnmrt'S, Ondes résultant des perturbations directes et des perturbations réfléchies ducs aux phénomènes d'oscillation des ondes hertziennes. (C'est en se servant do ces ondes que Heriz a cherché à calculer la longueur d'onde produite par des courants alternatifs.)
STATOLITHE (du gr. slatos, stable, et lithos. pierre) n. f. Bot. Nom des grains d'amidon qui, par leur poids, contribuent à donner aux végétaux la sensibilité à l'action de la pesanteur igeauxisme, géotropisme).
STATOLITHIQUE (/)A-'— do*M/o/i7/(c)adj. Biol. Thoéric statolithique. Théorie proposée par Nemcc et défendue surtout par Haberlaudl, admise d'ailleurs par beaucoup de botanistes (Sachs, etc.).
— Encycl. Suivant la théorie statolithique, un certain nombre de cellules du végétal sont capables do percevoir le stimulus de la pesanteur j>ar le moyen de leurs gros grains d amidon mobiles dans l'intérieur de la cellule et faisant pression sur l'une ou l'autre des parois. Ces grains sont des slatolithes, et les cellules des statocystes (équivalant aux otôliibes et aux o'.ocystes des animaux), formant une sorte d'organe du sens de la pesanteur. Et c'est à l'aide de cette théorio que l'on chercho maintenant à expliquer tous les mouvements géotroi)iques.
STATOSCOPE (toss — du gr. «/(i/o.?. stable, el*A"o/)ei»i.
examiner) u. m. Espèce de baromètre extrêmement sensible, permettant de mesurer les variations do pression atmosphérique les l'ius minimes.
— Encyci.. Le statoscope. imaginé par J. Richard se compose essontiollomeni d'un récipient, dont l'une dos parois est élastique; la capacité intérieure communiqu»
Statoscope à cadran de J. Richard.
Iruur Uc J. Richard.
fc
avec l'oxtiSriour, au moyen d'uu robinet ou d'un lubo de caoutchouc.
En formant le robinet ou en comprimant le tube do caoutchouc, on interrompt la communication entre les doux milieux, on ompri^onuo & riutériour du récipionl uno ccriaiuo masse dair i la pression correspondant à colle du moment de la fermeture, .si la pression cxtvricuru
varie, l'^ijuilibro
est rompu sur les ^ \
doux faces de la — ^"^ "^ "' paroi 61asti(|ue ; celle-ci su déforme, 01 son mouvement aciiouiio un index
a ni se déplace soit evaiit un cadran, soit devant une feuille do papier <L diagramme, sur loi[Uol il inscrit la courbe des varialions il l'aide d'une jdume appropriée, Lestatoscopo est ou enregistreur, ou simplement indicateur. Le statoscojjo à cadran, que représente la ligure ci-contre, est spécialement établi pour les aéroiiautos: sa sensibilité est telle (pi'un déplacement do 1 mètre de hauteur suffit pour que laiguille dévie, de sorte que 1 aéronauto ayant perdu tout point do comparaison n a qu'à consulter ce cadran pour savoir s'il monte ou s il descend.
Le slaioscopo onregistrour est plus spécialement emloyé dans les observatoires météorologiques pour donner 0 diagramme dos variations do pression barométrique au moment des orages ou des perturbations atmosphériques. Son oxirôme sensibilité permet de déceler des variations instantanées, qui sont masquées dans les courbes ordinaires des baromètres, dont l'étude est dos plus curieuses. .
Staudenmaœr ^François-Antoine), théologien catholique, ne à Donzdorf (Wurtemberg) en 1800, mort ù ïribourg-en-Bnsgau en 185G. .\dmis par charité à suivre les cours de l'université de Tubiugue, il entra dans les ordres et do» lut professeur do théologie à Giessen (1830). bept ans après, il obtint uno chaire â l'université do I''ribourg. Parmi ses nombreux ouvrages, les plus estimés sont : Uistoire des élections épisoipales, des droits et de l influence des princes sur elles (1830) ; Jean Scot Eriyène et ta science de son temps (1834); Encyclopédie des sciences théologiques (li36); Dogmatique chrétienne (1811-1852); De la paix religieuse (1810-1855); Exposition critique du système de Heqel (nw).
STAUROPLÉGIE {stà, jt — du gr. stauros, croix, oi piégé, choc) u. f. Hémiplégie qui atteint un des membres supérieurs et le membre inférieur du coté opposé.
Stavele, comm. de Belgique (nrov. de Flandre-Occidentale farrond. de Furnesl), sur lo fleuve cûtier Yser ■ 1.300 hab.
STAYER Islé-i-eur — mot angl.) n. m. Cheval, coureur, cycliste, etc., qui court dans les épreuves do fond à grandes distances.
— A.STON. Sprinter.
STÉARRHÉE {a-ré — du gr. stéar, graisse, et rhetn, couler) n. f. Elimination considérable de matières grasses par les fèces. (Elle est généralement duo à une maladie du pancréas.)
Steben, bourg do l'Allemagne méridionale, dans le royaume de Bavière, cercle de la llaute-Fraoconie, daus une pittoresque vallée du Frankcnwald, par 670 mètres d'altitude. Eaux minérales ferrugineuses bicarbonatées ot carboniques fortes. Cure de petit-lait.
Steelink (Willem), peintre et graveur néerlandais, né en 1856 à .Amsterdam, reçut d'abord des leçons do son père, puis fut élève de l'Académie des beaux-arts d'Amcrdam et plus tard d'Anvers. Il s'adonna d'abord à la gravure, fut aquafortiste distingué et plus tard peintre de genre. Mais c'est surtout pour ses eaux-fortes qu'il est apprécié. Sa collection dos vieux maîtres de l'école hollandaise, ses gravures des peintres de l'école contemporaine, les Israols, les .Maris sont très recherchés.
Steene, comm. de Belgique (prov. de Flantlre-Occi-
dcntale [arrond. d'Ostende]) ; s.icu hab.
Steenhuyze-WYNHUYZE, comm. do Belgique (prov. de Flandre-Orientale [arroud. d'Alost]); 1.870 hab. Poteries et tuyaux do drainage.
SteenstrUP (Jean-Japhet-Sraith), naturaliste danois, né à Vang en 1813, mort en 1897. Il étudia les sciences naturelles et la médecine et fit, de 1836 à 1811, des voyages d'e-xploration dans le Jutland, l'Irlande, l'Ecosse, la Norvège, etc. Nommé lecteur à l'Académie de Soro pour la botanique et la minéralogie en 1841, il devint iiuatre ans plus tard professeur de zoologie à l'Uuiversitù do Copenhague, et en 1348 directeur du musée d'histoire naturelle. 11 était depuis 1812 membre de l'Académie des Sciences de Copenhague. Outre de nombreux mémoires, on doit à ce savant ; Sur la propagation et le développement des animaux à travers une série de générations alternantes (1842) ; Jiecherrhes sur l'existence des hermaphrodites dans ta nature (1846).
Steenstrup (Johannes Christoffer Hageman Reinhardt), historien danois, né à Sorœ en 1841. Il étudia à Copenhague, se fit connaître par de remarquables travaux sur les sources do l'histoire et les institutions du moyen âge danois, devint (1882) professeur à l'Université. Dès lors, il étendit lo champ de ses recherches, et n'a cessé de publier des travaux se rapportant à toutes les branches de la science historique : le Paysan danois et la Liberté {ISAS] ; t' Histoire en Danemark au Xix* «i^cZ^( 18891 ; Nos chants populaires du moijen âge (1891): etc. Outçe un grand nombre d'études spéciales, on lui doit un remarquable exposé d'ensemble de l'histoire des origines et du moyen âge danois (dans IBixtoire illustrée du royaume danois punliée sons sa direction) et de précieux comptes rendus critiques des travaux historiques danois publiés dans la » Revue historique française ■.
Stegomyia cûlopus de la t\cvre jaune
a, mâle, double pr. nal. ; 6. ti-om[ie du mâle ;
c, trompe de lafL-mcUc; d, larve; e, uyoïphc.
Steffan (Jcao Gottfried), peintre allemand, né i Zurich en 1815, mort ù Munich en 1SI05. 11 débuU par la lithographie, puis reçut les leçons du paysagiste Uudner ot ne tarda pas 4 acquérir uno grande 'vogue avec ses Vues de montagnes, exécutées pour la plupart en Italie. Un certain nombre de se» tableaux figurent daus les musées do Suisse ot d'Allemagne.
STÉGOMYIE {mi-f] a. t. ou STEGOMYIA D. m. Gcnro d'insectes diptères néœocères, de la famille des culicidés, comptant uno cinquantaine d'espèces, répandues sur lo globe.
— E.scïCL. Lo genre stégomyie (stcgomyia) a été crée en 11)01 pour desmoustiiiues do la sous-famillo des culicinés, intéressants entre tous, car c'est l'espèce appelée stegomyia calopus, qui propage la lièvre jaune parsespiqùros, et aussi la filarioso. Cette stégomyie , très commune daus toutes les régions iulertropicales, a été souvent apportée en Europe par les navires, dans divers ports, tels que Brest et Saint-Nazaire. où se sont déclarés des cas de fièvre jaune. Les derniers travaux de la commission sanitaire américaine (1900-1905) ont prouvé d'une manière irréfutable que la piqûre de ce moustique est la vraie cause de la lièvro Jaune, en introduisant les microbes dans le sang.
On combat aujourd'hui la fièvre jaune non plus seulement par les moyens thérapeutiques, mais par des moyens préventifs, dont le principal consiste â empêcher la propagation des insectes. A cet effet on supprime les eaux stagnantes ou bien l'on répand à leur surface une couche de pétrole qui s'oppose à l'éclosion des larves. D'autre part ou garnit les ouvertures des habitations de moustiquaires en tissu léger. V. le mot MOusTHiiE au présent Supplément .
Steijn (Martinus Thomas), président de l'Etat libre d'Orange, né à Winburg, daus l'Etat d'Orange, en 185'!. Fils d'un fermier hollandais et petit-lils par sa mère du partisan boer Wessels, qui se signala par son héroïsme, Steijn fut élevé au collè^o anglo-nollandais de BJoemfootein et se rendit à di.x-huit ans en Europe, pour y étudier le droit.
Après un séjour de sept années, tantôt en Uollande, tantôt en Angleterre, il retourna dans sa patrie, où il fut successivement avocat public en 1883, attoruey général en 1889 et Juge suprême en 1893. II fut élu président de l'Etat libre, ]iour une période de cinq ans.
le 19 février 1896. après le raid de Jameson. En 1897. il signa avec le président Kriiger, à Bloomfontein, un traité ayant
Sour objet de resserrer les liens 'amitié entre la république d'Orange et celle du Traosvaal.
Il essaya d'intervenir comme médiateur dans le conflit du Transvaal avec l'Angleterre, mais, n'ayant pu y réussir, il lança en octobre 1S99 une proclamation par laquelle l'Etat d'Orange prenait parti pour le Transvaal. Pendant la guerre, il prit rang parmi les combattants et se montra toujours partisan de la résistance. Frappé dune attaque do paralysie en 1902, il dut se rendre en Europe pour soigner sa santé.
Stein (Henri, baron de), philosophe et poète allemand, né à Cobourg en 1857, mort à Berlin en 1887. Il subit d'abord fortement l'influence des doctrines du philosophe Duehring, se rendit en Italie en 1878, y gagna la sympathie de Maiwida de Meysenbug et devint par son intermédiaire, en 1879, le précepteur de Siegfried Wagner. (ils du compositeur Richard Wagner. Il vécut dans l'intimité de ce dernier, se pénétra ne ses doctrines philosophiii^ues et artistiques et devint nn de ses plus ardents disciples et défenseurs du maître. Il fut chargé d'un cours de philosophie à l'université de Halle en 1880, fitde 1881 à 18S2 les premières conférences universitaires sur Richard Wagner, et fut, en 1884. chargé d'un cours d'esthéli<iue à l'université de Berlin. Dans ses ouvrages philosophiques, il s'occupe avant tout de poésie et d'esthétique. Ses principaux ouvrages sont : l'Idéal du matérialisme. Philosophie lyrique, parue sous le pseudonyme Armand Pi-NSiER (1878) ; Sur l'importance de l'élément poétique dans la philosophie de Giordano Bruno (1888); les Liens entre Boileau et Descartes {I88i); les Origines de la nouvelle esthétique (1886), qui est une histoire des théories de l'esthétique depuis Boileau jusqu'à Winckeimann. Enfin, deux ouvrages posthumes : Conférences sur l'esthétique (1897) : Schiller et Goethe. Conférences sur l'esthétique des écrivains classiques allemands (1893). Il est remarquable surtout comme écrivain et comme poète par sa religiosité profonde et la beauté de sa forme. Influencé par les œuvres de Gobineau, il a écrit surtout des dialogues. Son ouvrage poétique le meilleur est une série de douze dialo^es : les Héros et l'Cnivers, avec une introduction de Richard Wagner (1883), et leur suite parue après sa mort dans les « Bayreuther BIsetter » (1894. comprenant trois dialogues de la Révolution française : les Œuvres posthumes de Henri de Stein. Tableaux dramatiques et narrations, contenant trois dialogues oii le poète
Steijn.
STAUDENMAII-K — STENGEL
expose que la sainteté est la plus haute expression do 1 héroïsme. Enfin, il a publié avec Glascnapp : Diction- ','.""'' ,""»,';"■■. '''■inçipalet expressions de la conception de t art et de l univers de /lieliard Wagner, réunies d'aerit set outre» (1883). »-••<:•
Stein (Uuis). j.hllosophe allemand, né 4 Erdoc- Benyé, près de Tokay ( Hongrie) . en 1»59, d'une famille allcmaude. Il étudia la philos.jphie et la théologie protestante aux universités de Berlin et de Halle, subit forte-
ment l'influence du philosophe Zeller, fut de 1881 4 1883 pasteur 4 Berlin, se consacra ensuiio cuiièremeni 4 la pbilosoidiie, vécut comme i.uhliciste 4 Berlin, fut, en 1886, chargé duo cours de philosophie 4 luniversiti de Zurich, nommé, en 1889, professeur 4 IKcolc polytechnique et, en 1891, à l'université de Berne. Ses pn'ncipaux ouvrages sont : le Libre Arbitre Hfmi, ; la psyclwloqie des
stoïcien, (wç, ; lajliéor.. ,/, / , ,u„ance des stoïciens
{m»»): Leibm: et Spinoz (.owepiion de funi-
vers de i\ietzscheet »e. ; la (luetHon sociale
éclairéepar la philotoph... ... ... „u.s 1890. il publie le
[lériodique : . Etudes bernoises sur la philosophie et son histoire; . depuis 1897, le périodique : . Archives pour 1 histoire do la philosophie. ■
SteinDL (Eméric), architecte hongrois, né 4 Pcst en 1839, mort en 1902. II fit ses éludes 4 Pesl et 4 Vienne et professa, depuis 1809, 4 l'Ecole des arts cl métiers do Budapest. On fui doit la restauration de plusieurs monuments du moyen âge, la construction de l'hotcI de ville do Budapest et de plusieurs édifices publics. Son cbefd œuvre est le nouveau Parlement hongrois, aux bords du Danube, où siègent les deux Chambres dei.uis i»02 Steindl est mort quelques jours avant l'inauguration d» ce monument, qu'on dit le plus beau palais parlcmenlaii J du monde.
SteindORFF (Georges), égyptologuo allemand, ne 4 Dessau en 1861. Il étudia, do 1881 4 1884, l'égyptologie et les langues sémitiques aux universités de lïerlin et do Giettingue, et fut attaché en 1885 au musée de Berlin. Eu 1890, il se fil habiliter 4 l'université de Berlin et fut nommé en 1893 professeur d'épvptologio 4 Leipzig. Il a écrit, outre des articles dans diverses revues •.«•i.ri'iiii\ynis : les Sceaux en pierre des Sassunides * ' " '- Icilungen aus der orientaiischen Sanimlung il Museen zu Uerlin, ISS\ i ; Grammaire copie . i
trouvés dans les tombeaux du moyen empire JuiS'iiU partie des miuécs royaux de Uerlin (1896;. Il a refondu le Guide en Egypte, de Bsedeker (1897).
SteintbAL (Hcymann), linguiste et philosophe allemand, né à Grœbzig (.Anhali) en 1823, mon 4 Berlin en 1899. Il se fit habiliter 4 Berlin, en 1850, cl fit dans cette ville des conférences sur la linguistique générale cl la mythologie. De 1852 à 1855, il étudia 4 Paris la langue et la littérature chinoises. En 1863, il fut nommé professeur extraordinaire de linguistique générale 4 Berlin. U fut en outre chargé, en 1872, d'un cours 4 l'Ecole supérieure d'histoire religieuse et do théologie juives. Steinthal s'est surtout occupé de la métaphysique du langage. C'est un disciple de W. von Humboldt, plus soucieux d'idées générales et de connaissances étendues embrassant de nombreux domaines linguistiques, que de recherches positives Umitées 4 un seul groupe do langues. H a, d'ailleurs, écrit des monographies remarquables; tel son travail sur les Langues des nègres Mandé, aux pninis de vue psychologique et phonétique (1867). Ses grands ouvrages sont : l'Origine du langage {ISSl ; 4> édit. augmentée, 1888) ; Précis de linguistique (t. 1" : Introduction à la psychologie et à la linguistique, 1871 ; 2' édit., 1881 ; t. II : Caractère» des principaux types de langues, 1850, remanié en 1860, puis refondu par .Mistelli en 1893); Histoire de la linguistique chez les Grecs et les llomains (1803; 2' édit., 1889-1891). Citons aussi : Grammaire logique, psychologie, leurs principes et leurs rapports (1855) ; Ethique générale (1855) ; etc. Il a édité les ui'urr*'* linguistiques de W. von Humboldt (1884) et a fondé avec Lazarus la Zeitschrift fur Vœlkerpsychologie und .Sprnchicissenschaft (1800-1890), où il a donné de nombreux articles.
STELLAIRE stèl-lèr' — lat. steltaris ; de Stella, étoile) adj. Qui appartient, se rapporte aux étoiles : Clarté stellaire. I, yui a une forme rayonnée : Disposition stellaiiib.
STÉMONACÉES [se) n. f. pi. Famille de plantes monocotylédones, ayant pour ty-pe le genre stémone ou roxburghie. V. ce mot ail l. VII. — 'Cne stkmo.nacke.
— E>"cYCL. Les stémonacées ont des fleurs dimères, avec deux verticilles d'étamines. Le fruit est une capsule bivalve, dans laquelle les graines sont portées par un funicule velu extrêmement alloQgé. Par leurs fleurs, elles se rapprochent des llliacées asparaginées, notamment des maïanihèmes, mais elles sont nettement caractérisées par leurs fruits et leurs graines.
StENBACK (Lars Jakob), poète finlandais, né 4 Knortane Œsterboticnl en 1811, mort à Siorhyro en 1870. 11 fit ses études à Abo, Upsal et Ilelsingforsi montra de précoces dons poétiques, que bientôt, sous l'influence de scrupules religieux, iJ s'elTorça d'étouffer; ses Poèmes 1,1840) sont l'expression de celte lutte intérieure. Pasteur de Storkyro (1855), il ne composa plus que des psaumes.
Stengel (Hermann, baron de), administrateur et homme d'Etat allemand, né à Spire en 1837. 11 entra en 1863 dans l'administration bavaroise, devint conseiller du gouvernement en 1874, et secrétaire au ministère des finances 4 Munich en 1876. 11 prit part en 1877 à l'élaboration des lois d'Empire des patentes et du timbre, fut nommé en 18S1 conseiller ministériel au ministère des finances bavarois, en 1884, délégué suppléant au conseil fédéral de l'Empire pour la Bavière et le duché de Saxe- Meiningcn et conseillei d'Etat eu 1397. Il collabora aux
frojets^de réforme financière pour la Prusse et pour Empire dès 1893, et trouva les ressources nécessaires à la politique impérialiste. Ayant gagné la faveur de Guillaume II, il fui nommé, en 1903, secrétaire d'Etat des finances de l'Empire. Il entreprit de consolider le crédit de l'Empire, de le rendre indépendant des finances des Etats allemands confédérés et de créer un budget d'Empire complètement autonome avec ses ressources propres. A cet elTei, il fit décider que tous les revenus des douanes iraient uniquement au trésor de l'Empire et créa, avec l'assentiment du Reichstag, de nouveaux impôts impériaux indirects sur le tabac, la bière et le vin, les
STENGEL — STEREOPHOTOGRAPlllE
alcools, les billets do chemins de fer, qui oot augmenté les revenus do plus do 200 millions par an et consolidé l'Empire, mais pèsent lourdement sur !o peuple, et suscitent une violente opposition, au profit des socialistes. StenGEL (Edmond), romaniste allemand, né à Hatle en 18i5. Il fut étudiant à Uonn, se lit habiliter à Bàio et devint, en 1873, professeur ordinaire de langues romanes à. Marbourp. Il fut nommé à Greifswald en 1896. Citons, parmi ses publications : le Manuscrit Diyby S6 de la Bodléienne (ISll): Extraits des manuscrits français de la bibliothèifue de Turin (1873): li liomans de Ourmart te Galois (1873); la Chanson de Holand^ reproduction photo-
?raphiqne et édition diplomatique du manuscrit d'Oxford 1878); les Deux plus anciennes (îi'ammair^s provençales (1878) ; les Itelations privées et officielles des frères Grimm à Hessen (1886); l'îstoire de la destruction de Trui/e la Graiitf par J. Millet [reproduction autograpbique de l'édition do 1484) (1883); Liste chronolotjique des grammairrs françaises depuis la fin du xi\'* siècle jusqu'à la fin du xviii» (1890); Métrique romane [dans le (irundnss, de Grœber] (1893), etc. Il dirige la collection de dissertations se rattachant à la philologie romane (1881 et suiv.). Kniin, il s'est occupé de questions pédagogiques et a fait campagne pour les reaùchulen.
StENGER (Gilbert), journaliste et romancier français, né à Gannat (Allier) en 1836. Licencié en droit, il fît du iournalisme politique gouvernemental dans l'Aisne, sous le pseudonyme de Léo Constant, puis du journalisme radical dans lo « Petit Girondin ». Mais c'est surtout comme romancier qu'il mérite d'ôtre connu. Son observation, un peu amèro et désabusée, est pénétrante et précise. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : la Petite Beaujard (1883) ; le Sous-Préfet de Chdleauvcrt (1884); Maître Duchesnois {\ii^6); le Père Harcouèt, forte étude d'avare; l'Amant ^'j/Zime (1888), qui forme avec un Orplielin une sério sous ce titre commun ; les Misèris du divorce, et qui a pour pendant : les Misères du muriage, aussi en deux romans : une Femme d'aujourd'hui et un Mari d'aujourd'hui ; une Fille de Paris; Mademoiselle de Grandvaure ; le Mniheur des autres (1898); le Perpétuel Mensonge (1899), oii les mœurs politiques du temps sont mises cruellement à nu ; En pays bourbonnais, recueil de nouvelles (1898); et le Sacrifice (1901), qui est peut-être ce que l'auteur a écrit de plus émouvant. Il faut aussi mentionner, dans un autre genre : la Société française pendant le Consulat.
STÉNOCERQUE {sèrk') n. m. Centre de reptiles sauriens, de la famille dos iguanidés, comptant sept espèces répandues dans l'ouest de l'Ame rique méridionale.
— ESCYCL.
Les sténocerques sont des petits iguanes peu ou point aplatis, dépourvus do crête dorsale et qui n'ont point de pores fémoraux ou anaux. Fauves, olivâtres, bleuâtres, marqués de brun, de gris, ils ont les mœurs de nos lézards. I^eur taille n'excède guère 18 centimètres, au maximum. Certains, cotnme le slenocercus cupreuSf du Pérou, brillent d'un éclat cuivreux.
STÉNOGTNE n. f. Genre de labiées prasioïdées, comprenant 17 espèces des îles Hawaï.
— E.NCYPL. Les sténogi/nes sont des herbes à fleurs axillaires, groupées en petit nombre.
La corolle est longuement oxserte, et elle a deux lèvres à tube largo et recourbé; l'ovaire est surmonté d'un style bifide, à branches allongées. Le fruit est drupacé, comme celui do toutes les prasioïdées.
STENOSCYPHUS ( S^'no-sifiifts) n. m. (innre do méduses acalèphes (calycozoaires), type d'une famille dite des sténoscyphidés, et créé en 1902 pour des formes nouvelles découvertes dans
Sténocerque.
Sténog^ne a, coupe de la llc'ur; b, graine.
les mers du Japon. (Le stenosci/phns fnabai est lo type de
ces lucernaircs, voisines des ucpasti-um.)
Stenzler (Adolphe-Frédéric), sanscritiste allemand. Dé à W olgast en 1807, mort à Breslau en 1887. Il étudia les langues orientales à Greifswald, Berlin et Bonn, prit lo grade de docteur à Berlin en 1829, vint ensuite à Paris, où il suivit les cours -le Chézy, S. do Sacv et A. Rémusat, ot passa de là à Londres, où il travailla â la biblioih»r|Uo do ^(W/-/n(/ia-/you«e jusqu'en 1833. Cette même année, il fut nommé professeur de langues orientales à l'université de Breslau. Ses principaux ouvrages sont : linghuvamça, poème do Kâlidâsa (sanscrit ot latin, 1832); Kumâra Sambhava (1838); Mrccha-h'atika ou le Chariot de terre cuite, pièce du roi Sûdraka (texte sanscrit, 18*7); livre des lois de YAjnavalkyn (sanscrit-alleniand, 1819); ltèiil*-s de la maison indienne (sanscrit-allemand. 1864-I8r.5 et 187»;- 1878); Manuel él"mrntnire de sanscrit (l8G8i; Metihadûtn. le messager des nuées, poème de Kâlidâsa (avec notes ot lexique, 1874); les Préceptes de Gautama (texte sanscrit,
1870); etc.
Stephan {Henri db), administrateur allemand, né A Stolp Puméranie) en 1831. mort à Berlin en 1897. Il entra on I8i8 <lans l'administration des postes prussienne, fut nommé successivement conseiller des po*ites à Potsdam (1858). puis A l'adminisrration centrale de Berlin ' ur.flj. et fut désormais lo véritable directeur des postes prussiennes et allemandes. Il devint conseiller Intime en 18C5. conseiller supérieur des postes en 18C7, directeur général dos postes do l Empire allemand on 1871, secrétaire d'Eial
impérial on 1880 et ministre d'Etat prussien en 1895. Il reçut on 1886 dos titres do noblesse héréditaire. Administrateur do génie, il a réorganisé sur des bases nouvelles les services postaux de l'Aflemagne et du monde entier. I>c I)reniier, il a conclu des traités postaux avec les pays étrangers, â partir do 1863. En 1870. il organisa le service des postes en campagne, oui contribua â la victoire des Allemands par la rapidité des communications. Ses principales créations sont : la carte postale, lo timbre do 25 centimes pour les relations intL-ruationales. les mandais-cartes et les recouvrcmoiita d'argent par la poste, le timbre à 10 centimes pour l'Ailemagne (1867), les colis postaux à tarifs réduits, les postes maritimes, l'école des postes et télégraphes do Merlin, lo musée des postes. Il développa le réseau télégraphique et les téléphones, réduisit lus taxes, créa pour les dépêches la taxation par mot, fit poser de nombreux câbles et établir des services réguliers do bateaux entre l'Allemagne, l'extrême Orient, l'Afrique ot l'Australie, organisa le premier des services d'avertisseurs par téléphone pour les incendies, les accidents, les tempêtes, les marées et les crues des rivières, puis une poste pneumatique à Berlin. Il réunit entin un code du droit postal. Toutes ses réformes ont été adoptées successivement par tous les Etats civilisés. Il a fondé un périodique à Berlin : Archives pour les postes et téléi/raphes. 11 a publié : Histoire des postes prussiennes {ï%^9); ^Egypte contemporaine (1872,; la Poste universelle et la A'aviyation aérienne (1874), etc.
Stepbani (Ludolf), philologue et archéologue allemand, né à Bcucha, près de Leipzig, en 1816, mortàPavlovsk en 1887. Il fut d'abord précepteur à Athènes, voyagea dans la Grèce du Nord, en Asie Mineure, dans l'Italie méridionale et en Sicile, fut professeur de philologie à Dorpat (1846). En 1850, il fut appelé â Saint-Pétersbourg, en qualité de conservateur des antiquités classiques et de membre de l'Académie des sciences. Ses principaux ouvraes sont: Voyage à travers quelques contrées de la Grèce u Nord (1843); Hercule au l'tpos {lSbi]\ Antiquités du Bosphore Cimmèrien (1854); le Nimbe et l'auréole dans Its œuvres de l'art ancien (1859; ; la Collection de vases de l'ermitage impérial (1869) ; la Collection d'antiques de Pavlovsk \.1872) ; etc.
* Stéphanie (lac), lac de l'Afrique australe. — Le lac Stéphanie, dont la superficie est de 800 â 900 kilomètres carrés environ, est en voie de dessèchement très caractérisé. C'est ce qu'avaient déjà constaté en 1888 ses premiers explorateurs, le comte Tehki et le lieutenant von Hohnel; depuis lors, le phénomène sest très sensiblement accentué, et le dernier visiteur du lac Stéphanie, \Vickenburg, a pu constater, en 1901, que la surface méridionale en était considérablement réduite, par rapport à ce qu'elle était treize ans auparavant.
STÉPHANOSPHÈRE [sfér') n. f. Algue de la famille des volvocacécs, constituée en général par huit cellules seulement, qui se groupent en une colonie globuleuse, entourée d'une enveloppe niucilagineuse. ^Cette algue habite les eaux douces, principalement les petites mares.)
Stephen (sir James Fitzjames), magistrat anglais, né à Kensington en 1829, mort â Ipswich en 1894. Il acheva ses études de droit à Paris, lut inscrit au barreau de Londres en 1854, débuta avec grand succès à la a Saturday Keview » en 1855, contribua à d'autres périodiques, notamment à la •> Pall Mail Gazette », et entra dans la magistrature en 1868. Conseiller au contentieux dans le conseil de l'Inde (1869), il rendit de grands services dans ce poste, qu'il occupa jusqu'en 1S72. Il fut nommé juge en 1S79, après avoir occupé à Londres une chaire de droit commun. Il a laissé la réputation d'un jurisconsulte éminent. Ses ouvrages sont nombreux. Citons : a General view of the criminal Inw of England fl863i ; a Digest of the criminal law (1877); a History of tne criminal Inw of Englund (1883) ; the Story of Nuncomar and sir Elijah impey (1885).
Stephen 'sir Leslie), critique anglais, né à Kensington Gore (Londres) en 1832, mort en 1904. Fils aîné de sir James Stephen, ancien sous-secrétaire des colonies, il fît ses études à Cambridge et prit les ordres anglicans, mais renonça à la carrière pastorale par suite de; doutes grandissants qui avaient dissipé sa foi. Se fixant aiit-s dans la capitale, il écrivit des articles pour la « Pall Mail Gazette », la « Fortnighthy Review u, le « Fraser's Magazine » et la revue de Slacmillan. Bientôt nommé éditeur du « Cornbill Magazine • (de 1871 à 1882), il fit paraître ensuite: Ihc Plai/g?'ound of Europe (\8~ï) ; Hours in a Library fcn trois séries de 1874 à 1879 1, une œuvre magistrale de critique philosophique : the History of Englisn Thouqht in ihe fSifi century {IS'R, réédité en 188l), ainsi que des Esxays on Erei'thinktng and Plains Speaking (1879j. En 1882, il abandonna la direction du o Coruhill Magazine ■ pour devenir le premier éditeur du « Dictionary of National Biography » (1882-1891) avec Sidney Lee comme Il assistant eduor » en 1883, associé ou a joint éditer » en 1890, en attendant que celui-ci prît sa succession comme seul éditeur en 1891. Pendant ces années de dur labeur, Leslie Stephen continua ses travaux personnels, donnant en 1882 un livre sur the S'ience of Ethics, où il se montrait disciple de Munie, de Bentham et de Stuart Mill, mais disciple bien moderne, ayant subi l'influence des "ioctrines révolutionnaires et écrivant en 1885 the L'fe of Henry Eawcett. Quand il eut cessé de diriger la publication du dictionnaire biographique sans cesser d'ailleurs d'y collaborer, il remjdaça en 1892 le poètelauréat lord Tennyson comme iirésident de la London Library et put consacrer plus de temps à des œuvres nui lui tenaient â cœur. C'est ainsi qu'en 1893. il fit paraître l'apologio de ses propres idées sous ce titre : an Aqnosto's Apology, on 1895 : the Life of sir James Fitzjames Stephen et quelques éludes littéraires et philosophiques do haute valeur : Social Bights and Ùuties ( 1896) : Studios of a bioqraphcr (4 vol., 1868 â I90î) ; the English Utilitari-ms (1900): un volume sur George Eliot (1902) et English Literatnre and Fnglish sociely in the iSth century (190:1 . Au mois do juin 1902, il fut nommé ■ Knight commander » de l'ordre du Bain et fut l'un des premiers membres do la nouvcUo British Academy.
Stephens (Catherine), cantatrice anglaise renommée, née on 1794. morte â Londres en 1882. Fille d'un sculpteur et doreur .sur bois, elle montra de bonne heure do rares dispositions pour la musique, devint élève do Lanza fils.
et dès l'àce do treize ans obtint des succès dans les concerts à Balh. à Southampion, à Bristol et â Londres. Engagée à l'Opéra anglais de Covent-Oardeu, elle s'y vit accueillie avec la plus graude faveur, et le quitta au bout de quelques années pour celui de Drury-I^ne, où son succès ne fut pas moindre. Cependant, vers 1835, elle renonça au théâtre pour ne plus se faire entendre que dans les concerts, et, en 1838, cite abandonna tout à tait la carrière pour devenir la seconde femme du cinquième comte d'Essex.
Stephens (Charles Edward), organiste, pianiste, violoniste et compositeur anglais, né et mort à Londres (1821-1>>92). Elève do Cypriani Potter, de Blagrovo et d Ilamilton, il se fit surtout une renommée coinme organiste, et remplit ces fonctions successivement aux églises Saint-.Marc, de la Trinité, Saint-Jean, Saint-Clément et Saint-Sauveur. 11 fut membre et ydusieurs fois élu directeur de la Société philharmonique. lia montré de l'activité comme compositeur. On connaît do lui trois ouvertures de concert, une symphonie, des services complets pour le culte protestant, un trio avec piano, des quatuors pour instruments à cordes, une sonate et de nombreux morceaux de piano à deux et à quatre mains, des pièces d'orgue, des mélodies vocales, etc.
Stephens 'James|, agitateur irlandais, né à Kilkenny en 1&24, mort à Dublin en 19ui. De bonne heure, il se promit de mettre tout en œuvre pour délivrer son pays de l'oppression anglaise. Compromis dans la rébellion de 1848, il se réfugia à Paris, où il rencontra OMahony, réfugié comme lui. Tous deux formèrent le plan de constituer une société secrète, destinée à fomenter la révolution dans le monde anglo-saxon et à arracher 1 Irlande au joug des Anglais. Telle fut l'origine du fénianisme aux environs de 1857. OMahony se rendit en Amérique pour recruter des partisans et de l'argent, tandis que Stepnens retournait en Irlande et travaillait, non sans succès, le Munster (1858). II fut un des organisateurs de la manifestation faite à propos de l'Irlandais Mac Manns, qui, après avoir été relégué comme convict en Australie, s était échappé et était venu mourir à San-Francisco. Son corps fut rapporté d'Amérique, et plus de lOO.OOO Irlandais lui firent des funérailles menaçantes (L861). Le 28 mars 1S63, Stephens fonda 1' « Irish People », organe du parti féuian, qui prêcha ouvertement la révolte. En même temps, échappant à la sur\"eillance de la police, désigné mystérieusement du nom de Hawk (le Fauconi, Stephens parcourait les campagnes et organisait le noyau de l'armée de la révolution, autour dutjuel ve aient se grouper un grand nombre d'Irlandais revenus d'Amérique après avoir appris le métier des armes dai s la guerre do Sécession. La police sut que le mouvement était fixé au 23 septembre 1865. Le 15, elle occupait les bureaux de r n Irish People » et arrêtait les quatre principaux chefs fenians. dont Stephens qui, seul, parvint à s'échapper, grâce à la comphcité de deux gardiens de prison. Il gagna la France à grand'peine (mars 1866), et vécut tranquille à l'étrangerjusqu'en 1891, époque où il put revenir en Irlande sans dang^er. 11 y passa ses dernières années sans faire parler de lui.
STÉPHENSONITE {fin) n. f. Hydrosulfocarbonale naturel de cuivre.
Stepniak (Sei^îus Michael). Ce nom, qui veut dire n enfant du steppe", est le pseudonyme de Sergb- MiKHAïLoviTca Kravtchinsky, publicîsie et agitateur russe, né â Hadjatch (gouv. de Tchernigov) en 1852, mort à Londres en 1895. Il fut étudiant et professeur à liiev. Accusé d'avoir pris part à un assassinat politique, il se réfugia en Suisse, puis à Londres, où il mourut victime d'un accident de chemin de fer. Il a publié en anglais plusieurs volumes qui ont eu du succès, et qui ont été traauits en plusieurs langues : Underground Bussia (1892); Bussia under the Tsars (1885); ihe liussian storm Cloud (1886); the Bussian Pcasantry (1888): Coreer of a Nihilist (1889); Nihilism as il is (18'.'4); Emg Stork and King Log, a Study of Modem Jiussia (l&9^); Tj/rannicide in Bussia.
♦ ste^PAGE {stè-paj') n. m. — Forme particulière de la marche due à une paralysie des extenseurs des orteils et des muscles péroniers et qui consiste, puisque le pied no peut fléchir sur la jambe, à relever forcément celle-ci pour éviter des chocs de la pointe du p:ed. (La démarche est très analogue au trot de certains chevaux dits steppeio's.)
STEPPEUX (s(^-peii), EUSE adi. Qui a l'aspect d'un steppe : Les plaines steppecses de l'Amérique du Aord, ^STÉRÉOMÉTBIQUE adj. — Biol. Itivisîon s tt'féomè trique, Plunpartition indirecte du no^ au cellulaire, dans laquelle les corps polaires se trouvent dans l'espace et sont les points d'une sphère.
— Encycl. Dans la bipartition, la division est linéaire; elle est planimétrique (sur un plan et dans un cercle) dans la iripartition ; au delà, elle est dans l'espace (stéreométrique) et peut alTecter cinq formes : tétraèdre (division en 4): octaèdre (division en 6); hexaèdre (division en 8;; icosaèdre ;division en 12) et dodécaèdre (division en 20|.
STÉRÉOPHOTOGRAMME n. m. Image double, formée de deu.\ images imbriquées, que l'on obtient dans la stéréophotographie.
*STÉRÉOPHOTOGRAPHIE n. f. — Encvcï.. Les épreuves photographiques ordinaires, obtenues â l'aide d'un appareil à un seul objectif, no nous donnent pas la sensation du relief. Pour obtenir cette seuNaiion, il faut, à laido dune jumelle à deux objectifs par exemple, prendre deux épreuves qui correspondent chacune à ce qu'apercevrait l'un do nos yeux observant seul: il faut ensuite observer les deux épreuves de telle fa«.'on que l'œil droit n'aperçoive que l'épreuve qui correspond â l'œil droit, et do même pour l'cril gauche. Le problème a été résolu à l'aide du stéréoscope : les vues sont alors nettement séparées. On peut résoudre également le problème en imbritiuant ou superposant les deux images, qui alors empiètent I une sur l'autre de façon à donner un ensemble d a.spect cDufus, où rien, au premier abord, n'apparaît clairement. La difficulté ne réside pas dans la création des deux images iiuo l'on obtient faeilenieni, par exemple, avec un appareil simple, en eflTeciuant deux poses avec déplacement d objectif, ou encoro en une seule pose avec un appareil contenant dctix objectifs convenablement disposés, elle
réside dans la si^paration dos images, qui doit^trotoHo f|uc cliaiiiio a'il no puisse observer que luuo dos imagos à l'exclusiui» de l'auire.
Le procédé dit par rues coloréfs supprime lo stéréoscope, mais uécessitti encore l'emploi d'un binocle coloré ; au contraire, par le procédé des réseaux^ il n'y a aucun instrument à inlorposor devant les yeux.
1^0 procédé des réseaux fut décrit par Borthior ea 180G, ot réalisé par K. Ivcs do Philadelphie (11>04J; cnllo, il fut repris par Kstanavo (190C), ([ui a précisé les mclllcurou conditions do l'obtention dos stéréopliotogrammus ot ost parvenu, do plus, ù obtenir lo relief on proiection sur un écran spécial muni do réseaux, en imbriquant les deux iinatîes stéréoscopiquos d'un mémo objet. Lo principe est des plus simples : si Ton considère deux .sources luminouses L, el L,, un écran ïi, ot que l'on interpose un réseau (écran formé de bandes parallèles successivement transparentes ot opaques), tout point M donne sur l'écran deux taches d'ombre M,, M,, et l'on peut faire on sorte quo l'ombre M, ne soit vue quo du point L,, l'ombro M, n'étant vue olle-mémo que du point i^,. Si un observateur a les yeux aux points L, ot L,, l'objet M ayant été enlevé, il aura la sensation stéréoscopiquo comme s'il rej<ardait directement lo point M. Kn réalité, chacune des images données sur l'écran sera comme formée do hachures, mais. comme la discontinuité no dépasse pas certaines limiios, nous aurons la sensation d'ima^'es continues.
Dans la i)ratiquo, l'écran ost remplacé par une plaque pIiotographi(|ue, ot lo réseau doit étro k une distance de la plaque tollo nue les rayons lumineux émanant de L rencontrent la plaque dans la région oii L projette les traits opatjuos du réseau. Les réseaux employés par Kstanave ont cinq traits opaques au milliraôtre, les traits opaques ayant une largeur double des traits transparents. En interposant lo réseau à uno distance convonablo devant la diapositive, la séparation des images s'effectue ot lo relief apparaît.
* STÉRÉOSCOPE n. m. — Ekcycl. L. Pigeon, professeur à la faculté des sciences de Dijon, a présenté à 1 Académie dos sciences en 1905 un stéréoscope aièdro à grand champ, à miroir bissecteur. Dans cet appareil, les couples stéréoscopiques se composent do deux vues: l'une, la vue droite, de sens habituel (sens recio). et l'autre, la vue gauche, retournée (sons verso), c'est-i-diro tirée à l'envors, ce qui, d ailleurs, no présente aucune difficulté, étant donné qu'il s'agit do photographies de grandes dimensions et qu'un agrandissement retourne ost facile à obtenir. Ou dispose les deux vues sur doux panneaux rigides qui forment entre eux un angle voisin de 140 degrés. Sur un support quelconque (cadre en bois, feuille de carton) qui partage ce
STEREOSCOPE — STŒCKllAUDT
Stéréoscope Pigeon.
dièdre en deux parties égales, on a fixé un petit miroir (M) dont la face réfléchissante est tournée vers l'imago de gauclie et qui forme à lui seul toute la partie optique de l'appareil. Pour regarder dans l'appareil ouvert, l'observateur, approchant l'oeil gauche près du miroir bissecteur, voit librement, avec l'œil droit, la vue droite ; oo mémo temps, la vue gauche, rétablie dans sou sens naturel pai' la réflexion dans le miroir, apparaît à son œil gauclio, comme si elle était superposée à l'autre vue. Ce dispositif remarquable otfrc lavamage do permettre la fabrication do véritables volumes d'épromes stéréoscopiquos, puisque lo système optique de Icuiilles ot d'oculaire so trouve supprimé.
STÉRÉO SYMÉTRIE (tri — du gr. stéréos, solide, et de sijmétrie) n. f. Biol. Uno dos formes de la symétrie des organismes.
— Enxtcl. Dans la symétrie structurale des organismes, on distinguo quatre systèmes ditl'érents : les unités sont groupées par rapport' à un point (contro-syméirie), à uno ligne Tososymétrio), à un plan (planosym'étrie^ le second résultant du raou%'ement du premier, et le troisième du mouvement du second ; si le plan entre à son tour en mouvement, on a un contre de symétrie à trois dimensions, sans qu'il y ait répétition d'organe, c'est la stéréosymétrie. A cette dernière appartient la matière vivante, mais il n'y a pas encore d'organisme qui la possède. *STÉRIGMATE n. m. — Petit filament grêle, naissant au sommet des basjdes dans les champignons basidiomy côtes ot portant une spore à son sommet.
STÉRILISATEUR, TRICE adj. Qui Stérilise : Appareil
STfiRILISAT^UK.
SteRN (Guillaume), philosophe et écrivain allemand, né à Sandberg (prov. de Posen) en 1844. Il étudia la médecine aux universités de Breslau et de Berlin, s'établit comme médecin à Berlin, s'occupa ensuite de philosophie et devint un des principaux représentants du positivisme en Allemagne. Il est remarquable surtout par son esprit critique. Ses principaux ouvrages sont : Fondements critigues de la morale comme science positive (1S97); tes Principes généraux de la momie basés sw les sciettces naturelles (1901); la Nature de la pi t té (190^). 11 a pris une grande part au congrès i.nternational do psychologie à Paris, en 1900; son rapport au congrès a été publié dans
lo « Rapport sur lo quatrième congrès international do psychologie • (1901) sous co titre : mu conception du ttl/re arbitre. Lnliu, il a proposé une nouvelle méthode d'oiiseigncmoot do la morale, dans lo • Bulletin do l'uoivoritilé do Berlin*; la A/i-thude de l'enstiynement de la moratedans les uttiicrsttét (UOI).
Stern f.\lfrcd/, historien ot professeur allemand, né a Gœttinguo en 184â. 11 étudia les lettres ot l'histoire aux universités do lleidolberg, Gœttinguo ot Berlin, fit en 1870 et 1871 un voyage d'études en Angleterre, fut eu 1872 chargé d'un cours d'histoire moderne à l'université do Goettingiie, nommé on 1873 professeur & celle do Berne et, on 1888, à. l'Kcolo polytechnique do Zurich. 11 s'est occupé particulièrement de l'histoire économique et sociale de l'Europe occidentale moderne ot des grands mouvements populaires en Allemagne, en Franco ot on Angleterre. Citons de lui : tes Douze articles des paysans et quelijws autres documents sur te mouvement de i5î5 (1868;, avec UD supplément paru dans les Hecherches sur l'histoire de l'Allemayne, tome XII (1872^; AliUan et son temps (1877- 18791; Histoire de la Jiévolution d'Angleterre, collection Oocken (188Ij ; Dissertations et ducuments sur l'histoire des réformes en Prusse de 1807 à tStS (188&1; Vie de Mirabeau (2 vol., 1889;; Histoire de l'Europe depuis les traites de 1815 jusqu'au traité de Francfort d>- 1811 (1874 ot Buiv.); Lettres de réfugiés anglais en Sui$s>' (1874); Cfironique de JJàle, en collaboration avec V. Vischcr (1872).
Stern (Maurico-Reinhold de), poèto et écrivain aile* mand, né à Kevel (provinces baltiqucs russes) en 18(30. Il fut d'abord officier dans l'armée russe, puis employé successivement au tribunal do Dorpat, ensuite dans l'administration des chemins de for ù. Keval, se lau^'a en 18^9 dans le journalisme, alla en Allemagne on 1880, passa les années do 1881 à 1885 aux Etats-Unis, et, de retour en Europe, séjourna d'abord en Angleterre, à Paris et à Bàle, étudia ensuite la médecine, puis la philosophie a l'université de Zuricli et prit la direction do la • Gazette pupulairo do Zurich ». Il se rapprocha dos socialistes, tenta sans succès plusieurs entreprises de librairie, s'établit eu 1895 en Autriche et à partir do 1903 à Linz, sur le Danube. Dans ses ouvrages, il vante le socialisme et célèbre, avec verve et en un style coloré, les vertus, les misères et les espérances des malheureux et surtout des ouvriers. Ses principaux ouvrages sont : Chants de prolétaire (Ï885); l'Idée de Dieu dans le présent et dans l'avenir (1887); Votx dans la tempête, poésies (1887; i' édit., 1888); Excelsior, chansons nouvelles (1889); Poésies choisies (1891); Soleils secondaires, poésies (1892); l'Jle d'Ahasvérus, épopée (1893); Fumée des montagnes, poésies (1893); D'au delà des mers (1893); Or jnat, poésies (1893) , Voit du silence. Pensées sur Dieu, la nature et la vie (1894); Walter Wendrich, roman (1895); Dagmar, Lesseps et autres poésies (IS96); Chansons nouvelles de Walter Wendrich (1897); Chants d'un libraire (1898); Dioniède, drame (1899); iiécits forestiers dtda Haute- Au triche (1901); Lumière du soir, poésies (1901); le Glaive du bourreau de Tabor et autres nouvelles (1901); Fleurs et éclairs, poésies (1902); 7'ypes et créations des belles-lettres et de la philosophie modernes (1902); Auagcs de soleil, poésies (1903); Indiscrétions (1904). Il a publié un grand nombre d articles sur la question sociale.
Sternberg, bourg do l'Austro- Hongrie (Bohème [cercle do Prague]), près d'un petit sous-alduent de l'Elbe par la MolJau ; 800 hab. Eaux minérales ferrugineuses bicarbonatées, à la température de 23" C, utilisccs pour le traitement de la chloro-auémio et de certaines atfections des voies djgestives.
SteRREBEK, comm. do Belgique (prov. ce Brabant [arrond. de Bruxelles]); 1.570 halj. Distilleries. Tissus de
laine.
StetTENHEIM (Jules), écrivain allemand, no à Hambourg en 1>>31. Attiré par le journalisme, il quitta Hambourg pour Berlin, où il continua ses études tout en se livrant à la publicité, il faut citer, parmi ses nombreuses feuilles humoristiques, VAtmanach pour rire et Dernière traversée. Retourné à Hambourg, il y fonda les Guêpes, dont lo véritable succès ne commença qu'à Berlin, en 18r>s \Guépes berlinoises). Dejpuis 1893, il est rédacteur de la • Petite Balançoire » {Wippchen) el a entrepris aussi des voyages do couférooces en Allemagne et en Autriche. Parmi ses très nombreux écrits, on peut citer : Hôtes non invités (1869) ; un Homme compiuisant (1872) ; ■ Wippchen ■ a Chicago (1893) ; Joyeux souvcyiirs (1895); etc.
Steub (Louis), littérateur allemand, né à Aichuach Ilaute-Bavièro) en 1812, mort à Munich en 1888. H étudia la philologie et le droit à Munich, fut attaché de i834 à 1836 au bureau de la régence do Nauplie, en Grèce, puis à la chancellerie publique d'Athènes. Les souvenirs do son voyage lui inspirèrent : Scènes grecques (1841). A son retour, il visita Vltalio et s'établit ensuite à Munich, où il fut d'abord nommé avocat, puis noiaire. En 18S4, il retourna en Grèce. L'université do Graz lui décerna, en 1886, lo diplôme d'honneur de docteur phiUicUene. On a de lui : Trois Fiés dans le Tyrol {\Siù\; Sonqes allemands (1858); le Plateau de la Bavière (1860); l'Hâte noir (1863); la Roue de 5emï (1879); ^'ouvellen choisies (1881); Scènes grecques: nouvelles et anciennes (1885) ; etc.
*StEVENS (Alfred), peintre belge, né à Bruxelles en 1828. — 11 est mort à Paris en I906. Ses adm.rateurs français ont réuni en février 1900, à l'Ecole des beauxarts de Paris, ses œuvres les plus célèbres (184 numéros". A cetto occasion, le roi des Belges a prêté : la Visite, et les collectionneurs de France et de Belgique ont suivi son exemple. C'est ainsi qu'on a pu voir : /te tour du 6a? (musée d'Anvers), la Visite et Hememher, la Visite, l'Absent, le Cadeau. Tous les bonheurs, la Tasse de thé. Surprise, quatre toiles du musée de Bruxelles -. Intérieur d'atelier, la Dame en rose, la Bête r bon Dieu, la Veuve et ses enfants. qui, envoyées de là à l'Exposition universelle et réunies aux Convalescents, à la Femme au bouquet, au Bouquet effeiiiUé, à la Femme en vert, valurent à Alfred Stevens un grand prix. Il n'avait pas exposé depuis 1900. Il publia, en 1886, un volume d Impressions sur ta peinture.
Stevens (Léopold), peintre français, fils du précédent, né à Paris vers 1860. Èfèv? de son père, il s'est fait connaître comme portraitiste e ..eintre de marines et expose ii la Société nationale des neaiix-irts dont il est sociétaire. De lui iPhilocléon, très belle étude de cheval (1397) ;Por-
traits de J. Hichepin et de G. Courtrlmt 'ifj'i , le second, réexpobé en 1900); Port de Du pue : {nnj.s ^ris, yacht b'nnc (1903). Le mu«6o do Bruxelles posbcie : Scène de
d^iiiolttion (189C;.
StewaRT (Juliufi L.}, peintre américain, né à Pliiladf'lphio en 1855. Elève de Zamacots. H. de Madrazo <i G'Tome. Il habile Pari» depuis de lungues années et r-iposo dans les Salons où il a obtenu eu 18H5, avec a Hunt Bull, une mention honorable; en 1890, avec Spring Flo- U'-n, une 3* mi'-daille. Depuis cette époque, il envoie ses œuvres A la Société nationale des beaux-arts. Do lui : En t"ulc hiïte, Vue d'Antif/'S, Dans te jardin. Sur un yacht, la ItieuMe, Nymphes à Nysa, Ut Légende de ta rose d or. H a exécuté queluues gravures. 11 a participé aux Expositions univerhclles de 1889 et do I90u fpans;.
BTIBIATILE u. m. Antimouiato naturel do manganèM et de ft-r.
8TIBIOTANTALITE u. f. Substance minérale à tantale^
antimoine et niobium.
STICTODISQUE {dissk') ù. f. Algue diatomée. & Talvet en forme do disque un peu bombé et présentant des stries radiales. (Elle vit dans les eaux manues et existe ù l'état fossile.)
StiEGXJTZ fHenn). littérate j:
en 18^3, mort eu 1849. 11 comni' guc, mais fut expulsé pour s étr*- Il so rendit à Leipzig, où il tii hi fille, Charlotte \S iltbœft, alors
<;inq années de fiançailles, lis pur '■: > i
la lune do miel fut de courte durev. Lu proio a uue agitation morbide, Sticgiitz, qui se croyait grand poète, n'a. ■ rivait à produire aucune ceuvre do valeur. Sa fcmme^ persuadée qu'il avait besoin d'une émotion violente qui ébranlât son 6tre jusque dans ses fondements, se suicida d'un coup de poignard (1833). Ce sacrifice fut d'ailleurs inutile. Stieglitz resta toute sa vie un fort médiocre poète. Citons son recueil lyrique : Saints de la monlaane (1839) et ses relations de voyage : une Visite au Monténégro (1841) et Souvenirs de Home (1848).
Stieler (Charles), poète et littérateur allemand, né A Munich en 1842. mort en 1885. Très dr ' - A dix-
sept ans ses premières poésies en d. s. I^
poésie et la pointure 1 attiraient, tu.i , voulut
qu'il fît son (froit. Après avoir beaucoup voyagé, il pritun emploi aux archives de Bavière. H s occupa de la publication d'œuvres de luxe illustrées : Dans les montagnes allemandes (1871); Souvenirs du pâtre {l&l*); En bateau sur U Hhin (1877); Alsace-L'jrraine (1877). Presque toutes ses œuvres sont en dialecte bavarois.
STIGHASIE [zî] ou STIGMATODERHIE (mf) n. f. Méd. Forme d'urticaire dans laquelle les élevures rosées sont plus ou moins groupées en lignes sinueuses. (On l'observe de préférence dans certaines intoxications alimentaires chez les personnes ncn'ouses.) 'V'. ukticaibe.
STIGBIATÉE n. f. Champignon du groupe des sphériacécs, vivant sur les feuilles et y formant des p'^nMières noirâtres, à asques allongés pr'>duisant huit spores ellipsoïdes, légèrement jaunâtres, unis ou bicollulaires.
STIGBUTE n. f. Variété de calcédoine, analogue à l'agate.
STn.BE n. f. Genre de verbénacccs, type de la tribu des stilbées, caractérisée par linflorcsccnco non en cyme et par la graine pourvue d'un albumen.
(Les stilbes sont de petits arbrisseaux a port de bruvère, leurs feuilles sont vcrticîll^es, et leurs fleurs, roses ou blanches, ont quatre étamines égales. Files habitent l'Afrique australe.)
STILBOCARPE n. f. Genre d'?raliatées. iLa s lilbocarpe polaire habite les Iles situées au sud de la NouvelleZéiande. C'est un petit arbrisseau à grandes feuilles simples, couvertes de longs poils; ses fruit», petits, noirs, ressemblent à des boutons do réglisse.)
STILLIGOUTTE (du lat. ttiU'^c, couler gnutte a goutte, el de goutte) n. m. Syn. de compte-golttbs.
*StinDE (Jules), littérateur allemand, néà Kirch-Nuchel iHolsiein)en I8il. — l\ est mort àOisbcrg, prèsdc Cassel,
en 1905.
Stobbaerts ( Jcan-BaptisteV peintre et ^avoar belge. né à Anvers en 1838. Elève de Notemian, d Anvers, il est l'un des meilleurs animaliers de l'école belge contemporaine. On voit de lui, au musée d'.\nvcrs ; la Première Cf'orretée de foin, et Chiens ; au nmsée de Bruxelles : t'Elable de la vieille ferme de Verregat. Ses envois, à lExposition universelle de 1889, lui valurent une m'-'^ni''*^ d'arcent. II était représenté en 1900 par Intérieur d' et Cour de frrme. On citera encore, parmi ses peir.r l'Extérieur d'une distillerie (1860'; Bonche-ie once. i<,i^<, la Cuisine d'un zoohilre (1872); parmi ses eaux-fortes: un Coin d'étable.
StOCKBEM, comm. de Bcl^que (prov. de Umbonrg (arrond. de Tongres^ . près de la Meuse: 1.760 hab. Tanneries ; distilleries. Kui nés d'un château fort près de la Meuse. Cette ville, qui fut une résidence des rois francs, a clé dans l'histoire le théâtre de nombreux conflits cl fut niainios fois assit^gée ou brùJéc par les évéques de Liège et les comtes do La Marck.
StœCRHARDT (Jules-.VdoIphe), chimiste allemand, né à Rœhrsdorf. près de Meissen. en 1809. mon à Tharandt en 1886. Après avoir travaillé comme élève chez un pharmacien à Liebeuwerda, il fil ses études à Berlin, alfa les compléter en Angleterre et en France, travailla â son retour dans le laboratoire do Siruve. à l>resde, et devint, en 1838. professeur de sciences naturelles à l'Institut de Blochmann, dans la mémo ville. Nommé, en 1l^9, professeur de chimie et de physique à l'Ecole industrielle de Chemniu, il occupa cette chaire jusî|u'en 1847, épotjue à laquelle U fut appelé à celle de chimie agricole de lÂca-
SUlue :
a. coupe de la fleur.
Stœssel.
STŒCKIIARDT — STRACK
demie forostiùro et agronomi(juo de Tharaiid. D^jà pendant son s»^jour à Chemniiz, Siirckliardi s'fî^lait occnpé de chimie industrielle et avait trouvé de nouveaux modes do préparation des couleurs. Il avait, en outre, dt^ployô depuis 1839 une praude activité en f)ualité d'inspecteur des Pharmacies d'une i-ariie de la Saxe. A Tharand, il trouva occasion d'appliiiuer son talent et ses rares facultés à d'autres hranchos des sciences chimiq^ues. Après Liebig, c'est lui (jui a le plus fait pour la chimie agricole, surtout en la popularisant. Citons parmi ses ouvrages : Chimie organique ( 1846j ; l'Ecole de In chimie (1846) ; Leçons champêtres sur la chimie à l'Ksage des agriculteurs allemands {1857); le Petit Livre du guano (1856), et le ".Tournai d'économie rurale allemande », qu'il publia depuis 1810, on collaboration avec Schober. Outre ces ouvrages de vulgarisation, on lui doit : liecherches sur la houille de Zwickau n840) et Des couleurs et surtout des couleurs vénéneuses (1811). Doux de ses ouvrages ont été traduits on français sous le titre do : Chimie usuelle (1861), et la Ferme, guide du jeune fermier (1862).
Stœckhardt (Ernest-Théodore), agronome allemand, né et moi't à Uautzon (1816-1808). Il créa l'école d'agriculture do Bnesa; en isr.o, il devint professeur à l'écolo industriollo de Chemnitz, puis directeur do l'école agronomique diéna; en 1861, do l'école do Zweetzen, qu'il réorganisa ontiéremcnt. Il fut l'éditeur du «Journal d'agronomie allemande u et publia : le Drainage (1852), et le Fermier novic'-, traduit en plusieurs langues.
Stœssel (Anatole-Mikbaïlovitch), général russe, né en 1848. Entré au service en 1864, il prit part comme capitaine à la campagne contre la Turquie, au cours do laquelle il fut blessé et nui lui valut d'être nommé major, dès lo commencement do l'année 1879. 11 arriva ensuite assez promptement lieutenant-colonel en 18S3, colonel en 1889, général major on 1899. C'est avec ce grade qu'il
ftrit part, l'année suivante, à l'expédition de Chine, sous es onïros du général Linévitch. Il fut, au cours de cette campagne, chargé de diverses opérations <\u\ le mirent en vue : ce fut lui qui, au mois de juin, à la této d une colonne de près de 4.000 hommes, parvint, après quatre jours do combat, à rétablir les communications do Tien-Tsin avec la mer, en chassant les Boxers et les réguliers chinois qui en barraient la route. Le mois suivant, il dirigeait les opérations à l'est du Peï-IIo avec le concours d'une batterie française.
Ce fut encore sous ses ordres qu'au commencement d'août, les troupes russes, françaises, allemandes, autrichiennes et italiennes, exécutèrent de concert les opérations qui aboutirent au combat do Peï-Tsang. Quelque temps après, il fut promu au grade de général lieutenant et chargé du commandement de la forteresse de Port-Arthur. 11 eut donc tout lo loisir do préparer la défense éventuelle do cette place; Port-Arthur opposa d'abord aux Japonais une résistance énergique, qui {,'randit encore la réputation do Stœssel et lui valut d'être, au cours du siège, nommé aide de camp de l'crapereur. Mais, après la mort du général Kondratenko, qui, véritablement, était l'âme de la défense et qui fut malheureusement tué le 25 décembre, le général Stœssel sembla démoralisé et, dès les premiers jours do janvier, la capitulation de Port-Arthur fut signée. "Depuis son retour en Russie, le général Stœssel na plus rempli de fonctions actives, et le jugement du conseil do guerre qui a dû examiner les conditions de la capitulation ne lui a pas été favorable. Il a été mis d'office à la retraite par le tsar en 1906, pour raisons do santé.
STOFFERTITE {sto-fèr] n. f. Phosphate naturel do chaux, voisin de la métabrushite.
StoÏANOV (Zacharie), homme d'Etat bulgare, né près de Kotel en 1850, mort à Paris on 18S9. Il prit part en 1875 à l'insurrection do Starazagoro et comoattit en 1877 et 187^ comme volontaire dans l'armée russe. 11 devint magistrat en Roumélio et contribua puissamment à la réunion do cette province à la Bulgarie, on 18S5. Il devint président de l'Assonibléo nationale (Sobranié) en 1888. Il a pul)liô (lueluuos écrits, notamment une l'j'e de Botev (1889); une Vie de Karavelov (1885) et des Mt-moires sur les insurrections bulgares (1884-1892) qui ont été résumés par L. Loger dans une étude intitulée : un Patriote bulgare, Zacharie Stoïaywv [/tusses et Slaves, t. II, 1896).
*St0KES (George-Gabriel), mathématicien et physicien anglais, né à Skreen (Irlande [comté do Sliga]) on 1819. — Il est mort ù Cambridge on 1903.
Stokes (Whitley), archéologue anglais, né à Dublin on 1830. Il ût do fortes éludes juridiques, fut dans l'Inde rapponour à la haute cour et adraiuislrateur général do Madras llH63-l.sfii), secrétaire du gouvernement ot conseiller législatif (1877-1882). Il rédigea notamment le code do procédure criminelle etcivilo en usage aux Indes. Très érudit, membre d© la plupart des sociétés savantes do l'Europe, noiammoiit associéétrangcr de notre Aca<iémio des inscriptions et belles-lei très { 1^91), Stokes a publié un grand nombre d'ouvrages très importants, los uns do droit ot de jurisprudence, les autres d'érudition pure et de philologie. Citons : the Anylo-indian Code (1S87-1888); /risfi glosses (1860); the Tripartite ttf*' of Patrick (1S87); Comparative dictionary of tfie /ndo-Cermanic Xanf/»af/e.î(1894); the Gaelic Versions of Marco Polo and Maùndèville, and /werairaa (1897-1898); des éditions savantes do vieux drames et mystères en anglais et dans lo dialecte do Cornouaillcs; l'Eloge de saint Cnlumbn. Il est un dos éditeurs do la publication allemande intitulée : Iritche Texte und Archiv fur cettische Lexikor/rnphie.
STOKÉSITE n. f. Silicate hydraté naturel do chaux et détaiii.
Stokvis (Barend-Joseph\ physiologiste hollandais, né & AmsUTdaui en 1834 II étudia à l'Athénée do sa villo nalalo ot fut promu docteur on médecine en 1856, à Uirccht De 1857 ft 1874, il pratimitt la médecine à Amsterdam et lut nommé cotto aonéo-là professeur do médocino & l'uni-
Stolypine.
vorsité d'Amsterdam. Il est membre do l'Académie royale de médecine de Bruxelles et do l'Académie de médecine do Paris. Ses œuvres principales sont : /techerches sur les conditions pat hogé niques de l'albuminurie {16GG, en français); des Conférences sur la science des médicaments, traduites aussi en français; De l'influence du climat des tropiques sur l'homme, oie.
STOLlETVO(Aloxandrc-Gregorovitch), physicien russe, né en 1839, mort à Moscou on 1896. Il fut professeur do pby^i(lUo à l'université de Moscou. Il a publié en françafs, en allemand et en russe un certain nombre do travaux, notamment une étude sur Véther et Vtlectncité.
StolojaN (Anastase), homme politique roumain, né et mort à Bucarest (1836 1901). Il ht ses études do droit à Paris, puis retourna en Roumanie, entra dans la magistrature et fit partie de la Chambre des députés. Il fut ministre de la justice, puis des domaines, dans lo cabinet Bratiano (1876-1888), ministre de l'intérieur et de nouveau des domaines dans les deux cabinets de Demôtro Stourdza. 11 a toujours voté avec le parti libéral.
STOLONIAL, E, AUX (de Stolon) adj. Biol. Formation stulonialf. Parties néoformées, résultant du bourgeonnement d'un stolon prolifère. (La formation de ces parties bourgeonnantes est d'autant plus rapide et active que le tronçon qui les présente occupe une plus grande partie du corps [vers annelésj. D'où l'on a conclu que les formations stoloniales ne sont en somme que des cas d'autotomie avec régénération.)
Stolypine (Pierre Arkadievitch), homme d'Etat russe, né en 1863. Issu d'une famille de fonctionnaires et fils d'un général qui s'illustra au siège de Sébastopol, il fit ses études à la faculté de droit de Saint- Pétersbourg, entra dans l'administration en 1884 comme employé au ministère des domaines , puis passa au ministère de l'intérieur. En 1888, il quittait ce poste pour administrer ses vastes propriétés du gouvernement de Kovno, où il était élu en 1890 maréchal de la noblesse. Au momentdes troubles agraires do 1902, il fut nommé gouverneur de Grodno et, l'année suivante, gouverneur de Saratof, où il déploya une réelle énergie pour mettre fin au désordre. En 1904, il était rappelé à Saint-Pétersbourg et nommé ministre de l'intérieur. Dans ce poste difficile, il sut conquérir la faveur do la Douma par son libéralisme réel, et, lorsque Goremykine abandonna le pouvoir, il lui succéda, et se montra disposé à poursuivre les réformes libérales promises par le tsar. Il no devait pourtant pas trouver grâce devant les révolutionnaires. Le 27 août 1906, une bombe fut jetée dans la salle à manger de sa villa de l'Ile des Apothicaires, et elle éclata, tuant ou blessant une trentaine de personnes, dont deux enfants du ministre; lui-même ne fut pas atteint. Il affirma néanmoins, au lendemain do l'attentat, son intention très ferme de poursuivre los réformes engagées.
Stolz (Frédéric), linguiste allemand, né à Hall (Tyrol) en 1850. Il étudia la philologie à Innsbruck et à Leipzig, fut professeur aux gymnases de Gdlz, Graz, Klagenfurt et InnsbruL-k, se fit habiliter en 1879 comme privatdocent à l'universitéd'Innsbruck, où ilfut nommé en 1887 professeur extraordinaire et, en 1890, professeur ordinaire. Il a publié : la Composition nominale en latin au point de vue formel (1877); Etudes sur la flexion verbale en latin (1882); Cramtnaire latine t phonétique et morphologie, dans le second volume du Manuel de J. von Millier, 1900); la Population primitive du Tyrol {IB92) ; Abrégé de /'Odyssée d'Homère (1890); Contributions linguistiques et histoi'iques à la paléo-ethnolngie du Tyro/ (1894) ; Grammaire historique de la liingue latine (1894-1895), sans parler de programmes de gymnase et d'articles de rovue, en particulier dans les " Archives de lexicographie latine ».
Stolz (Tercsa). cantatrice dramatique, née à Elbekosttdcz (Bohème) en 1831, morte à Milan en 1902. Elle fit son éducation musicale au Conservatoire de Prague, puis alla à Trieste pour étudier lo chant italien. C'est à Tiflis, à Odessa et à Constantînoplo qu'elle commença sa carrière. En 1865, elle paraissait avec un grand succès à la Soalado Milan, où elle jouait Giovanna d'Arco. Don Carlos et la Forza del destina. Elle parcourait ensuite l'Italie, se produisait à Gènes, Padoue, Trieste, Venise, puis revenait à Milan pour y créer Aida, qui était pour elle un triomphe, et qu'elle venait chanter deux ans a]irè8 sur le théâtre Italien do l'arïs. Verdi, qui l'avait en très grande atTection, la choisit encore pour chanter à Milan, avec M"« Waldniann. sa messe de Itequiem à la mémoire do Manzoni, ei c'est elle aussi ([ui vint la chanter, peu de semaines après, à l'Opéra-Comiquo.
Tcresa Stolz avait uno voix de contralto d'une étoffe superbe et d'une étendue bien rare, car elle no comprenait pas moins de deux octaves et demie: avec cela un sentiment dramatique très intense et du plus grand efl'et. Son succès à Paris fut complot et elle retrouva ce succès à Lon'lres, ù Venise, à Saint-Pétersbourg, au Caire, etc. Elle altaïKlonna le ihéfltre en 1879.
STOMIIOÉS n. m. pi. Famille de poissons physostomes, dont le {^enro slomias est le type et qui groupe do curieux poissons des abysses découverts par les expéditions scientiliqiios après 8Ô0 mètres do profondeur. — i/n .sToMiinii.
Stone (Edouard James), astronome anglais, né ;\ Londres en 1831, mort A Oxford en 1898. II prit ses grades à Cambridge en 1859, devint assistant à l'Observatoire do Greenwich (1860). astronome de la reine au Cap, puis à Oxford (1879) ot y dirigea l'observatoire Radchffo jusqu'à sa mort. Il présida Ta Société royale d'astronomie. On lui doit des travaux estimés sur le pouvoir calorique des étoiles, le magnétisme, la détermination du son. Son œuvre capitale est l'observation systématique complète do Thémisphèro austral du ciol, qu'il lit pondant son long séjour au cap do Bonnc-Espé-
ranco. Son catalogue descriptif do 12.441 étoiles a paru en Angleterre en 1881.
STORÉSXNE (de storax) n. f. Composé C'*H"0', qui existe sous deux modifications a, et p et que Ion obtient en traitant le storax par la soude, puis le résidu insoluble formé par l'alcool froid ot enfin on distillant la solution.
Stork (maladie de). Méd. Ecoulement continu de mucosités nasales (blennorrhéo), accompagné de gonflement des narines et des cloisons et que l'on rattaclic aujourd'hui au rhinosclérome.
StOROJENKO (NicoIas-Ilitch\ savant russe, né en 1836, mort en 1906. Il fut professeur de littératures étrangères à l'université de Moscou et bibliothécaire du musée Rounisantsov; il a écrit des travaux estimés sur la littérature anglaise, notamment sur Shakspeare. On lui doit auijsi quelques essais sur la littérature russe.
*ST0RTHING n. m. — Encycl. Le parlement norvégien est composé de la Chambre haute ou Lagthing, et de la Chambre basse ou Odeisthing.
Story (William Wetmore), sculpteur américain, né en 1820, mort à Vallonibrosa, près de Florence, en 1895. Il a exécuté de nombreuses statues historiques, la plupart érigées en Angleterre. On vit de lui au Salon de Londres de 1862 une Cléopâtre et une Sibylle de Cumes qui eurent un retentissement extraordinaire et furent aussitôt popularisées par la gravure.
StoULLIG (Edmond), journaliste et publiciste français, né à Paris en 1845. Elève du l^cée Louis-le-Grand, il fit son droit, fut employé à la prélecture de la Seine, devint le secrétaire particulier de Rampent, directeur général des postes (tSTOi et poursuivit dès lors sa carrière administrative. En même temps, il se faisait avantageusement connaître comme critique dramatique et musical dans des journaux comme 1' " Electeur libre « , 1' <- Evénement i, le <■ Gii Blas », la v Tribune ", 1' " Homme libre », la " Revue de la musique », V « Art et la Mode », etc., et surtout le c National », où il entra en 1878. En 1885, il fonda la Revue d'art dramatique, qu'il dirigea pendant deux ans; et, en 1875, en collaboration avec Edouard Noël, les Annales du théâtre et de ta musique, volumes annuels, dont l'utile publication, récompensée par l'Académie française, ne s'est pas interrompue. Edmond Stoullig est archiviste perpétuel du « Cercle de la critique dramatique et musicale ".
StoumON (Oscar), auteur et compositeur belge, né à Liège en 1835, mort à Bruxelles en 1900. Destiné au barreau, sa passion pour la musique et pour lo théâtre décida autrement de son existence. D'abord élève de W'anson, il reçut aussi des conseils de Meyerbeer, pendant les séjours que le grand homme faisait à Spa. Il fit représenter à Bruxelles un grand nombre d'ouvrages : Phœdéy opéra-comique (1860) ; Endymion, ballet (186Ô); la Ferme de Fredericksborg^ opéra-comique (1862); l'Orco, opéracomique (1864); la Jteine des prairies, ballet (1S65); le Xaup-age, ballet (1866); la Fée amoureuse, ballet (1867); les Fumeurs d'opium, opéra boutTe (1869); les Belles de nuit, ballet (1870); la Madone, ballet (1871); les Hannetons, opéra bouffe {18711 ; la Moisson, ballet (1875); Farfalla, ballet (1885); la Tsigane, ballet (1885); la iXuit de Noèl, ballet; les Sorrentines, ballet. Stoumon avait écrit lui-même tous les poèmes et les scénarios de ces ouvrages. Il écrivit d'ailleurs aussi plusieurs comédies, qu'il fit, de même, représenter à Bruxelles : le Ruban; une Nuit d'hiver; la Sonate pathétique ; un Fil à la patte; etc. Il avait été à deux reprises en association avec Calabresi, directeur du théâtre de la Monnaie de Bruxelles, d'abord de 1875 à 1885, ensuite de 1889 jusqu'à sa mort. Il avait, en ces circonstances, rendu de signalés services à l'art et aux artistes français. Il s'était occupé de critique musicale et avait, à ce titre, collaboré à divers journaux : n la Gazette », « la Chronique " , «le Guide musical », etc.
* Stourdza (Grégoire), homme politique, né en 1821. — Il est mort à Bucarest en 1901.
STOVAÏNE n. f. Substance employée comme anesthésique : La stovaïne vaut la cocaïne. ('D' J, Meurice.)
— Enctcl. Au point de vue clinique, la stovaïne, découverte en 1903 par le Français Fourneau, est du chlorhydrate d'amylène répondant à la formule complexe
CH'.C (C'H') (O.CO.C*H«). CIP.Az (CH')' HCl. Ce corps, qui se présente sous l'aspect de lamelles cristallines incolores, douées d'un vif éclat et solubles dans l'eau, s'obtient en faisant réagir l'éthylo-bromure de magnésium sur la diméihylaminacétone. Les solutions aqueuses de stovaïne résistant A l'action de la chaleur jusqu'à 120°, on ]>cut les stériliser aisément par ébullition. On a proposé de la substituer à la cocaïne comme anesthésiquo. Elle présenterait, entre autres avantages, une toxicité beaucoup moindre que celle de cette dernière subst-ance, tout en possédant une puissance analgésique identique. Pour l'anesthésie locale, on emploie la stovaïne en solution à 0,5 ot 1 p. loo dans leau distillée contenant 8 p. 100 de chlorure do sodium. Ou injecte sans inconvénient jusqu'à 14, 18 et 20 centimètres cubes, selon l'étendue des opérations à effectuer. Pour les interventions chirurgicales plus étendues, on utilise l'aircsihésie de la moitié inférieure du corj)S ([u'ello détermine par injection sousarachnoïdienne au niveau des vertèbres lombaires. (V. ra- < HisTovAÎNiSATioN.) En médecine générale, on se sert do la stovaïne dans lo traitement des névralgies, des plaies douloureuses, pour les extractions dentaires, etc. Enfin, pouchet et Chevalier ont montré qu'elle jouissait d'un pouvoir bactéricide assez fort.
StraCK (Jean-Henri), architecte allemand, né à Buckel)urg en 1805, mort à Berlin en 1880. H reçut do son père les premières leçons «le dessin et étudia ensuite l'arcliitccture dans l'atelier de Schinkel. Plus tard, il exécuta, en compagnie do Stuler, des voyages artistiques on Angleterre, on Franco et en Russie, puis en Italie et ou Sicile, à la suite du prince de Prusse Frédéric-Guillaume. Il s'était déjà fait connaître par divers ouvrages, c^ui révélaient des connaissances remarquables, lorsqu il fut nommé professeur à l'Académie d'architecture de Berlin on 1839. Il fut ensuite conseiller aulitjue. membre du Sénat, de l'Académie des beaiix-aris, etc. Parmi ses nombreux projets pour églises, palais, édifices particuliers, otc, qui se trouvent la plupart dans l'album Je la Société des
archiloctos prussiens, il faut ciicr les plans pour IVglise Saint-Nicolas, à Ilamliourg dm, oxùcuiésy. Les édiU.-os les r>lus roniarijuables doin ,I a dirige la coiibiruction sont : à Berlin, l égliso do Saint-l'ierre | sivle i,-otliinuo > ; I ÙKliso baint-AnJré ; la galerie de tableaux Uatzynski, avec les ateliers artisliqucs royaux qui en di^i/enaeni ; lo palais du princo royal ; une partie du cliùioau do Uabclsbore ; la villa Borsip, dans le faubourg do Moabito, avec les fabriques et bâtiments dexploilaliou dont elle est le cenlro ■ la maison de caninagno de Donner, près dAliona; le monument funèbre Je lilùclior ù Krieblowitz, en Siliisie lo pont sur le Hliin ù Cologne, etc. .Strack a, en outre, publiii plusieurs ouvrages relaiilsà son an, entre autres : "l/onumenls d urcliiUclure de la vieille Marche de Urandeliourn (183l,oncollaboration avec Meyorhoim, texte par Kuglerj ; teiiilU» de modèles pour les faOricunIs de meubles (1835 et années auiv., avoc dillérents collaborateurs): De la couslruclion des Ihedlrea chez les Oiecs anciens (1843) ; De l'établissement des asiles pour les pauvres; Vilails architectoniijiies de la construction des maisons, avec Iliizig ■ le Cluiteau de Uabelsberfj, avec Gottgetrcu, etc. Ses dernières œuvres sont : lo Monument de la Victoire, inaugure sur la place Royale à Berlin, en 1873, et le bâtiment do la Galerie nalionale, dans cotte ville, construit de ISCG à 1876. Strack I Ilerniann), théologien protestant et orientaliste allemand, né à Berlin en IS18. Il lit ses études dans sa ville natale et à Leipzig, enseigna Jabord à Berlin, fut envoyé en mission à Péteisbourg (l873-187Cj et devint en 1877 professeur do théologie ù Berlin. Ses principaux ouvrages sont : Prolégomènes eriliques au texte hébreu de l Ancien Testament (1873) : Catalogue des manuscrits hébreux de la Bible cousereés à Péteisbourg (1875, on collabor. avec Ilarkavy) ; les Maximes des /'«-es (1888) ; Grammaire M«;viiVue (nouvelle édit. en laoi); Eléments de langue et de littérature liébrai,jues modernes favec Siegfried, 1881) • /n<ro(;i«;/io;i à l'Ancien Testament (1895) ; le iang dans les croyances et les superstitions de l'humanité (1900) ; Introduction au Talmud [looo; : Grammaire de l'araméen biblime (1897) ; les Juifs sonl-ils des criminels pour des motifs religieux ? (1900). Il a édité X Ecclésiastique (1903) et publié de nouveau la Grammaire de Socin, etc.
StrADA (Gabriel-Jules Delarie, dit de), philosophe et poèto français, né à Vouillé (Doux-Sèvres) en ls2l' mon à Pans en l'joa. U suivit les cours des écoles do droit, de médecii.e, du Collège do France, etc., et sadonna à létude do la philobi-phie et des sciences. Il avait quarante ans lorsque, sous le pseudonyme de J. de Strada, traduction Italienne de son nom Delarue, il publia son premier ouvrage : le Dogme social, esquisse d'un traité de la seule institution sacerdotale possible dans les sociétés modernes et solution de la question religieuse (1861) : puis il donna: Séparation des pouvoirs spirituel et temporel d'après les principes catholiques (ise2) : Essai d'un Ullimum Organum ou Coiistitution scientifique de la méthode (1865), ouvrage où il fonde ses théories sur le .- liiéisme scientifique . . Philosophie méthodique, méthode ()énérale{lS6i) ; l'Europe sauvée et la Fédéralion (186S), oH il expose le plan d'une fédération européenne ; le Point de départ de la pensée et le Fait métaphysique (1868) ; la Loi de l'histoire (1891) ; Jésus et l'Ere de la science (1896); la Ileligion de la science et de l'esprit pur (1897) ; Pans de l'ère de ta science, capitale de l'univers (1899); Robespierre et la ttévuliition de l'humanité (^1899). Son œuvre poétique a paru sous le titre général A'Epo-
Îiée humaine et comprend des poèmes et drames en vers : a Mort des dieux (1864) ; la Mêlée des races (1874) ; la Genèse universelle (1890) ; les Jtaces {ISOO} ; le Premier Pontife (1S90); te Premier Jioi (1890): ,Sa/-ri<iiiiiDa(e (I891) ; Jésus (1892) ; Charlemagne (1893); la Pallas des peuples (1893i; Premier drame (1894); Abeylar 1 1S91) ; Jeanne d -Irc (1895) ; le Prométhée de l'avenir, tragédie symbolique (1S9di; Philippe le Del (1896) ; Borgia, drame en vers (1896) : liabelais (1S97) ; Pascal et Descartes (1897) ; Don Juan (1898).
Strada avait peint sur d'énormes toiles un assez grand nombre do ses conceptions poétiques.
Strand Magazine, revue mensuelle illustrée, fondée à Londres on 1S90, par Georgo Newnes, qui avait déjà rencontré le grand succès populaire avec le journal hebdomadaire . TitBits .. Le « Strand .Magazine • parait en livraisons do cent vingt pages illustrées de cent trente à cent oin.|uante photographies ot dessins originaux. 11 a pour rédacteur en clicl' Herbert Greenhough Smith, qui, des la première heure, prêta son assistance à G. Newnes. Strasburger (Edouard), botaniste polonais, né à Varsovie en 1814. Privatdocent dans sa ville natale (1868), il devint professeur do botanique à léna et directeur du jardin botanique de cette ville (1869) Depuis 1881. il est professeur à I université de Bonn. Il s'est tout pariiculièremeot occupé de la cellule et de l'embryologie végétale, et ses travaux sur ces parties font actuellement autorité. Parmi ses nombreux ouvrages, on peut citer : les Conifères et les gnetacéesnsTii : les Angiospermes et les gymnospermes (1879); (a Formation et la division de la cellule (1875). qui a eu plusieurs^ditions, ainsi que sa célèbre Pratique botanique (1887). enfin il a publié un Manuel de bota-
est correspondant de l'Académie des sciences de
ni-yiie (1894), en collaboration avec Schonck, Noll ot Schimpor. U est corres Paris depuis 1900.
STRASBURGÉRIACÉES {strass, se) n. t. pi. Famille de dicotvlcdones dialypétales, réduite à une seule espèce, la strashurgérie callianthe, de la Nouvelle-Calédonie. — Une
STR.\SBUKGÊR1ACBE.
— Encïcl. La plante est un arbre de 10 mètres do haut.
4 feuilles isolées, entières, à stipules sondées. I.cs fleurs isolées, a.xillaires, counemeni pédonculécs. ont un calice formé de 8 pièces inégales, une corolle de 5 pétales jaunes, ongulés, et un androcée de 10 étamines. L'ovaire est formé de 5 carpelles fermés et est surmonté d'un stvle à
5 branches. Cha<|ue carpelle renferme un ovule bitégumenté, anatrope, hvponaste. inséré au sommet sur une bosse placentaire. Cette famille doit être placée au voisinage des géraniacées.
Strauss (signe de). Méd. Dans la paralysie faciale périphérique do forme grave. Retard notable dans la sndatiou du côté oil est la paralysie, que l'on observe lorsqu'on administre au malade d'e la pilocarpine.
Stradss-ET-Torney Vi.-tor-Frédéric de), homme d'Etat et littérateur allemand, né à Buckebourg en 1809, mort à Dresde en 1S99. Il étudia le droit à Bonn et à Gœitingue, puis la théologie à Leipzig. En 1838, il entra
SUPPL
dan» I administration du comté de Schautnboarg-Lippo et fut nommé plus tard conseiller de cabinet. BionUJt il fut connu comme 1 un des principaux représentant» de l'opimon conservatrice. A la diète de Francfort, où il siégea do 1853 â 1806. il so rangea au parti de lAuiriche et Ht opposition à la politique prussienne. Aussi, après que la 1 russe eut conquis 1 hégémonie en Allemagne. Strauss dut rentrer dans la vie privée et il s'est consacré depuis lors entièrement à la littérature. .Viiobli en 1851 par le gouvernement autrichien, il ajouta plus tard a son nom celui do sa femme : de Tor.nbv. En 1882 il reçut lo titre de docieur en théologie de l'université de Leipzig. Dès 1 âge do dix-neuf ans. il avait composé la tragédie Ca- //icrine(182»). il a fait paraître un nombre considérable
les épopées : Jlobert le Diable (185li et Ileinuart hrvenliind (1874). De ses éludes sur la langue et la littérature chinoises sont sortis une traduction du Chemin de la vertu de Confucius, et du plus ancien recueil de chansons de la Chine : Chiking ( 188O). Citons encore : Biographie de l'olycarpe (1800); Méditations sur le premier commandement 1 1866) ; Essais sur la science universelle des religions (1876) • les Dieux de l'ancienne Egypte ,1888-1891); etc.
StrÉE ou StrÉE-LCS-BEADHONT, comm. de Belgmue (prov. de Hainaut arrond. do Thuin]); 1.300 hab. l'abricaiion de poteries et tuyaux do drainage.
Street, ville du Royaume-Uni (Angleterre [comté de .vomcrset ) ; 3.535 hab. Fabrication de tapis.
STREICH-ZITHER (m. allem., signif. cithare à cordes frottées, a. m. Instrument de musique autrichien. (Cette cithare est montée de quatre cordes : la première est en acier, la seconde en laiton, et les deux autres sont faitesde boyaux. Pour en jouer, on pose les treich-zither sur une table, la partie pointue, ou se trouve le chevalet, tournée vers l'instrumentiste.)
Stremayr ( Charles), homme politique autrichien, né à Gratz en 1823. mort à Pottschach en 1904. Il appartenait à la magistrature lorsqu'on 1861. le parti libéral l'envova comme député à la Diète de 6ratz. Il devint ministre de l'instruction publique en 1869. Ce fut lui qui proposa la dénonciation du Concordat avec
Streich-zithcr.
Rome, après la proclamation de l'ii.faillibité du pape. En 18 ,8, U devmt chef d'un cabinet intérimaire et prit ensuite le porteleuille de la justice dans le ministère TaatTe ; mais Il quitta bientôt la politique pour rentrer dans la magistrattire. ou il occupa le poste de second président du tribunal de 1 empire, pour en devenir le premier en 1891.
STREPSINÉMA [strèp') 0. m. Biol. Stade de la prophase caryocmeiique, chez les ceUules mères des spores de divers végétaux et spécialement de lilium. (A ce stade, le lilament, au lieu d'être grêle, apparaît sous la forme danses doubles enroulées, et ces torsades proviendraient de
I accolement de deux anses étrangères l'une à l'autre.)
STREPT0BAC1LLE (strèp) a. m. Bacille du chancre
mou. \ . CHANCRE.
STREPTOCOLYSINE {sti-èp-} a. f. Biol. Hémolysine sécrétée par le streptocoque.
— ExcTCL. La slreptocohjsine est une substance probablement de nature diastasique. qui a la propriété de dissoudre très activement le sang des animaux atteints de streptococcie ; elle est thermostabi'e et ne perd complètement ses propriétés que par un chautTage de deux heures a 90' C. Besredka. qui l'a bien étudié, a montré que le streptocoque est, de toutes les bactéries pathogènes, le seul qui soit capable do produire une hémolysie in vivo.
STREPTOSABCINB {strèp-) a. t. Sarcine qui se présente sous forme de paquets cubiques groupés en chaînette comme dans le streptocoque.
STREPTOTHRix n. m. Biol. Syn. de cladotubix.
Stretford, ville du Rovaume-Uni (comté de Lan-
castre : ;i.T5i hab. Colonnades.
STRIDENCE danss\ n f. Qualité de ce qui est strident.
II Etat de ce qui rend un son strident.
StrielbitsKY on StrelbitskY (Ivan Afanasicvitch , général russe, né en 1828. mon en 1900. Elève de 1 académie de guerre de Pétersbourg, il servit à l'étatmajor. \ dater de 1876. il a dirigé la publication de la cane de la Russie d Europe. Il a publié en russe et en français un certain nomtire de travaux géographiques, notamment une étude sur les Possessions des Tires en Europe de 1700 à I-S9.
*Strindberg (Jean-Augtiste\ littérateur suédois, né à Stockholm en 1849. — Le drame autobiographique l'ers Damas, qui parut en 1898. marque une évolution de l'esprit de Strindberg analogue à celle de Huysmans : d'anarchiste athée et révolté contre toutes les lois morales et sociales, l'écrivain est devenu un mvstiqueen la crovance imprécise de qui se combinent les données des occultistes avec celles du catholicisme et des swédenborgiens. Sa production littéraire n'a pas cessé d'être féconde et puissante. A son œuvre dramatique il a ajouté : Advent, Bonsch, Folkunqersaqe. Gusiav Wasa, Erich XIV (\m->) Ostem, Totentanz, Cari XI/, Engelbrecht, Kânigin Christine. Gustav m, die Kronbraut , Schwanentceiss . die Xachtigall von Wittenberg. dont le personnage principal est Luther, etc. Parmi ses romans, il faut citer : Am offenen Meer. Heilerbucht und Schmachsund. die Gotischen Zimmer, etc.. et plusieurs volumes do nouvelles. Rappelons aussi deux volumes de vers : Xuits d'un somnambule (1885' et Idyllen. Enfin, la série si curiease des ouvratres où la fantaisie de son esprit spéculatif s'exerce surdon fond scientifique s'est augmentée de Einheitliche Chemie, Gleieh und Cngleich, Si/lva Sylrarum. publié en français (1S96) ; lier Bervusste Wille in der Weltgesehichte, et Breviarium nniversnle. Plusieurs des romans et des pièces de Strind-
STRACK - STRYIEXSKI
berg ont été traduits en français, notamment • Père louf au théâtre .io n.'uvrc dans la version de r;,.'rges Loiseauidéc . '.o»W(e/„/,f,traduilepar(! ...
Cazenovc et ... étude imiK,rtanie sur 1 ;i r. .r
par Charles I ,. qui a traduit encore : f r.a,-
eieis. te Lien, U„ ne j;u.: pas avec U (eu. Camarades, la /emme du chevalier Bengl. le Secret de la Ghilde, le oyage de Pierre l Heureux, etc. Lo mémo traducteur a donné, parmi les romans do .SirindlH-rg: le Plaidoyer d'un fou, la Chambre rouge, Au bord de la mer, etc.
8TR0BIL0RE n. m. Genre de reptiles sauriens, de la lamiUe des iguauldes, compuut une teulo espèce propre
pièce