II. premier ministre, de la reine Mathilde
au Brésil. (Le s/ro4i7un« /orvuo/ui ros = lézard ; aplati, avec la queue assez cou: épineuse, il est gris verditre avec la marqué de noir et de brun.)
STBOMBIEN, ENNE {«(ron-ti-m, en") adj. Se dit d'an sous-étage géologi.jue, formant la partie inférieure de 1 étage kimèndgien do Suisse. Syo. ptbkocésieh.
— n. m. : Le strombien.
STROMINE (do »(roma ) n. f. M; ' dti sang, du foie et des muscb mines projirement dites et des gi'
par son insolubilité dans l'eau disiilke et ks suluiion» de sels neutres. D'après Slowtzov. c'est dans le foie principalement, accessoirement dans les muscles, que se fait la transformation de lalbuniine alimentaire en stromine.) '^StrosSMAYER (Georges), prélat croate, né à Essek (jblavoniey en 1815. — Il est mort à Diakovo en 1905. Ami de la France, il avait en 1870 écni au tsar Alexandre II pour lui demander d'intervenir en faveur de ce pavs.
Struensée, drame de Paul Meuricc, en cinq actes et • en vers Comédie-Française. 5 nov. 1898). — Sous Christian MI. roi de Danemark de 1706 à 1808. Struensée, jeune encore, mais déjà médecin connu, est appelé & Christiania par le ministre Rantzau. ami de son père. Ce dernier, et Christel, fiancée de Struensée, l'accompagnent
jusqu'en une auberge, où ils rencontrent un vieillard luyanl la cour du roi de Prusse. Cest Voltaire. Ambitieux, mais surtout idéologue, sentant bouillonner en lui de grandes pensées humanitaires, le jeune homme fait part au vieux philosophe de ses projets de réforme. L« vieillard le félicite, mais ajoute, avec son sourire sceptique, que dans la vie il faut souvent compter avec les événements : on s'élance vers l'idéal, puis la griserie du pouvoir, le désir de la fortune, l'entraînement des passions vous détournent peu à peu du chemin que l'on avait
pris d'enthousiasme. Le développe
montre la réalisation des prophéties de Voltaire. Struensée
devient médecin du roi Christian VII,
amant
mais, malgré tout cela, à causé
de tout cela même, il ne peut
accomplir les grandes réformes
(lu'il avait projetées. Désespéré
(le l'inanité de ses efforts, il
veut mourir, et il persiste dans
cette sombre résolution, malgré
les supplications de Christel et
de la reine. De gaieté de cœur.
peut-on dire, il se fait condamner à mort. Christian VII lui doit
la vie ; mais, ingrat féroce, il
éprouve une joie cruelle à se
venger de ce bienfait.
Iji drame de Paul Mcurice est
un peu obscur. Malgré ce défaut,
il reste intéressant^ d'une allure
noblement hautaine, soutenue par
de très beaux vers.
STRDKAIRB {mèr") 0. m. Genre d'amaryllidacées hsemanthinées. Sirumiire.
(Les sirumaires sont des plantes
du Cap. parfois cultivées. I-a corolle est campaotilée, lo fruit capsulaire. les graines sont arrondies.)
STRUMECTOIOE [mék-to-mt — du lat. struma, scrofale, et du gr. ektomè, section) n. f. Ablation d'un goitre.
STROBOTE (du lat. ttruma, scrofule) n. f. Inflammation d'un goitre.
STRDMŒN, ENNE (ni-i'n, en") adj. Se dit du calcaire d'Etrœungt, qui est placé à la partie supérieure du terrain dévonien et constitue une assise (le transition aa terrain carbonifère.
— n. m. : Le strunien.
*Struve ,Othon-Guiilaume\ astronome russe, né à Dorpat en 1S19. Il est mon à Karisruhe en 1905. — Son fils, HERM.VNN Struve, né en 1854. après avoir été attaché à l'Observatoire de Pulkova. est devenu directeur de l'Observatoire de Kœnigsberg. Il a publié en allemand des études d'astronomie. — Loris Struve, frère du précédent, professeur d'astronomie à l'université de Dorpat. a écrit sur cette science en allemand et en russe. — Pierbe- Berdaedovich Struve, né en 1S70. appartient à la même famille. D s'est surtout occupé de questions sociales et politiques et a propagé les doctrines de Marx en Russie.
STRYGE n. f. V. STBIGE au t. Vn.
Stbyienski (Casimir), professeur et bistorieo français, né à Carouge (cant. de Genève) en 1853. Il débuta comme professeur au lycée de Versailles, en 1877. Reçu agrégé en 1885, il fut nommé professeur au Ivcée et maître de conférences à la faculté des lettres de Grenoble (1885-1890) ; depuis, il occupa diverses chaires dans
STRYPEN — SUCRE
les lycées do Paris. Il avait commencé sa carriôro linéraire en publiant 'les traductions do livres anglais, entre autres : Etienne Dolet, par R.-C. Chrisiie (1886). Pendant son séjour à Grenoble, il lit A la liibIiotli6»|uc do cette ville dos découvertes intéressantes, dont le résultat fut la publication do quatre volumes inédits de t^icndlial : Jomiia/ (1888); Lamicl (188!)) ; Vie de Ileuri Jirulnrd (1890) ; Souvenirs d'éyutisme (1892). Ces dillerents volumes, apportant dos documents précieux pour la biograj»bie do Stendhal, fureut aci'uoillis avec faveur, de mémo que les œuvres de la comtesse Hotocka (Anna Tyszkiowicz) : Mémoires (1897), ot Voyage d'Italie (1899). Il aborda ensuite l'étude do l'histoire, d'aprèsdes documents d'archives (Paris, Dresde, Parme, ctcA ot fit paraître successivement : Dexix victimes de la Terreur, la f^rincesse Lubomirska et ^U"" Chalyrin (1899) ; la Mère des trois derniers Bourbons, Marie- Josèphe de Sajre et la Cour de Louis XV (1902) ; le Gcndi-e de ixiuis XV, Phiti/ipe, infant d'Espagne et duc de Parme (1904); les Soirées du Stendhal-Cluo (1905), recueil bio(>raphiquc et littéraire, qui renferme notamment uu chapitre méait de la Chartreuse de Parme. Stryienski a collaboré au Xouvcau Larousse illustré.
Strypen, comm. de Belf^itiue (Flandre-Occidentale [arr. d"AlostJ) ; 1.570 bab. Filature et tissage du lin.
StUBEL (Alphonse), géologue et voyageur allemand, né à Dresde on 1835. Il étudia à Leipzig, à Heidelberg, puis à Berlin, la chimie et les sciences naturelles; puis, pour des raisons de santé, se mit à voyager dans les pays chauds (1856). C'est ainsi qu'il parcourut une partie do l'Egypte et de l'Arabie (Ivbartoum, Sonnaar), mais en curieux plus qu'eu savant. Ayant visité les volcans d'Italie, A se passionna pour la gCoiogie et se consacra complètement à l'étude des phénomènes volcaniques. En compagnie de deux autres savants, W. Reiss et K. do Fritscn, il se rendit (188t.i) dans les îles de l'Archipel pour y étudier les volcans et plus tard (1868-1877), avec Reiss seulement, il parcourut la cordillère des Andes. Eu dehors de petits traités, il a publié, en collaboration avec Reiss : Excursion dans la région volcanique d'Egine (1867) ; Histoire et description des éruptions du Santorîn (1868) ; le Champ des morts d'Ancon au /*^row (1880-1887) ; Vnynge dans l'Amérique du Sud (1890); avec Uhle, les Cilés j'uinées de Tiahuanaco dans le haut pays dp l'ancien Pérou (1892), et seul, le Massif volcanique de l'Equateur (1897).
STUCATINE (de stuc) n. f. Nom donné à une sorte d'émail blanchâtre fabriqué avec de la chaux, de l'acide phospliorique et de l'acide salicylique, et qui, employé au revêtement des matériaux de cônsiruction (bri<iue," bois, métuli, leur donne l'apparence de la pierre à bâtir.
StoDEMUND (Guillaume), philologue allemand, né à Stettiu en I8i3, mort à Breslau en 1889. Il fut étudiant à Berlin et à Halle, séjourna pendant quatre ans en Italie, dont il fouilla les bibliothèques, et s'attacha surtout au déchiffrement des palimpsestes. C'est ainsi que ses travaux sur le Codex Ambrosianus de Plaute et sur le Veronensis de Gains lui valurent d'être nommé, en 1868, professeur extraordinaire et en 1869, professeur ordinaire de philosophie à Wurzburg. De là, il passa à Greifswald (1870), puisa Strasbourg [I87i), et enfin à Breslau (1885). Ses études de paléographie latine, ses recherches sur le texte déplante, sur la musique et la métrique grecques sont justement estimées. Citons de lui : les Cantita de Plaute (1861); Glanures sur Tite-Live (avec Th. Mommsen, 1873); Copie du Veronensis de Gains (1874); Gains (édit. critique, avec P. Kruger, 1877); Variétés inédites de musique, de métrique et de grammaire grecques (1886); Fragments de Plaute conservés par l'Ambrosianus (important travail, publié par O. Seyffert, 1890), etc.
STOD-GROOM [steud'-grouni') u. m. Homme d'écurie à la tête d'un haras.
Studio (tuf.) [l'Atelier], revue d'art anglaise mensuelle, fondée en avril 1893 par Charles Holnie. Elle compte parmi ses collaborateurs des artistes et des écrivains comme Percy Bâte, C. J. J. Hiatt, Alexander Fisher, F. Newbolt, (j. Ilousman, Herkomer, C. Harrison Townsend, Baiilie Scott, K. F. Strange, F. Wedmore, Edw. Sullivan ; des Français : Henri Frantz G. Mourey, O. Uzanne, M°" Keyzer, F. Jourdain, des Allemands, des Italiens, etc. Le » Studio « fait son domaine de l'art moderne dans toutes ses phases, sans distinction de nationalité. Son but est d encourager tout effort tendant à émanciper les arts purs, l'architecture et les arts industriels des entraves de l'imitation. Le « Studio » a une édition américaine avec supplément spécial, une édition espagnole avec traduction, et une édition française.
StuhGEON, lac du Canada (Ontario), sur le cours do la rivière Anglaise, affluent droit de la rivière Winnipeg ; un peu plus do 27.000 hectares.
Styffe (Charles-Gustave), historien suédois, né à Latorp (iNerike) on 1817. Attaché aux archives do Stockholm (1813), vice-bibliothécaire (l85s], bibliothécaire (1864-1 >82) do Ja bibliothômio do l'université d'Upsal, il a publié un nombre considérable do travaux historiques (à citer surtout : /a 5cun(/inaiwe pendant l'Union), et de collections critiques de texte : Documents pour servir à l'histoire de la Scandinavie tirés des archives étrangères (1S59-1S81); Ecrits, correspondance et instructions de Custaf II Adolf (1861-188S); etc. C'est enfin sous sa direction que l'Acrnlrmie dos bollos-lettros, histoire et archéologie, fait pul)Iier les Ecrits et correspondance du grand chancelier A. Ojcnstiern, collection considérée on Suéde comme un monument national.
STYUPLANCTON D. m. Biol. Plancton de la région boréale tomjiéréo et spécialement do l'Atlantique oriental. (La faune do co plancton est caractérisée spécialement par dos copépodes, vil entre des températures do UM à 19°, 6 ot dans uno solinito (lui varie do 34,24 à 36,54. Laire du styliplancton s'étend à uno grande partie do la Méditerraiieo.)
STYLISATION [sx-on) n. f. Action do styliser.
STYLISER V. a. Donner du stylo ù une figure : Tai tout de suite accepté . STTLlsim »..., qui dit nutre chose ou "ihKALisKR ». (Emile Fagupt.) ii Eu T. d'art. Modifier, par 1 miorprétaiion. un objet naturel, do manière à pouvoir 1 employer comme motif décoratif : Styliser une fleur.
Stylocoryne : a, coupe de la fleur-
STYLOCORYNE n. f. Genre de rubiacées-cofféécs.
— Kncycl. Les stglocorynes sont de petits arbrisseaux voisins dos caféiers et des ixoras. Les fleurs velues, en cymes, sont pentamèros; l'ovaire est surmonté d'un style velu, renfléeh massue Lo genre coni prend 15 espèces, appartenant â rarchi])el malais.
STYLOPHONE ( du t.'r. stutos , Colonne, et ^^onè, voix) n. m.
Appareil phonographique à main, ayant l'aspect extérieur et les dimensions d'un appareil I>hotographique y X 12 à magasin.
— Encvcl. Il comprend une boîte recouverte d'une gainerie noire et sur lune des faces de laquelle s'ouvre le pavillon ( P) ; un ^ mouvemeut d'hor- tv^v.^^- '^ logerie, commandé par une clef M, actionne le cylindre C, sur lequel lo disque D inscritles sons. Dans cet instrument,le pavillon est assez bien dissimulé; il peut
même être sup -
primé totalement
par l'adaptation d'un diaphragme spécial. Le but de l'appareil est de phonographier des sons comme on prend des photographies.
STYRILE n. m. Syn. de cinntle, t. IIL
STYROLIQUE adj. Syn. de cinnamique, t. III.
SUBBÉTIQUE {lik") adj. Géol. Se dit des contreforts secondaires de la chaîne Bétique, au N.-N.-O. de cette cliaino.
SUBCUTINE n. f. Anesthésique local, employé pour les dents. (C'est le phénol de l'anesthésine, qui est elle-même l'éther éthyliquo de l'acide aminobenzoïque.)
SUBICTÉRIQUE {rik') adj. Qui a une teinte jaune ressemblant à celle produite par l'ictère : Les anémiques ont souvent un faciès subictkrique.
SUBLIMINAL, E, AUX (du lat. sub, à l'entrée de. et limen, inis, seuil) adj. Qui ne dépasse pas le seuil de la conscience; subconscient : Une de ces décisious subites, qui révèlent un long t7-avail de ce que les philosophes appellent barbnrement V « inconscient », le « subconscient », le
n SUBLIMINAL n. (P. Bourget.)
* SUCHETET (Auguste), sculpteur français, né à Ven- (leuvre-sur-Barse (Aube) en 1854. — Outre les œuvres déjà citées (v. t. VII), il a exposé encore : Fleurs et papillons (1890); Léda{lS9\); le Bapt {1903) ; le Rêve de Psgché{ï90Q) et nombre de bustes. On lui doit des statues et motifs décoratifs pour divers édifices de Paris et de Lyon; les monuments de Joséphin Soulary, à Lyon ; de Jules Joffrin, au Père-Lachaise, à Paris; quatre statues et quelques motifs décoratifs pour l'église de Châteauvieux (Loir-et- Cher), etc. Ses envois aux Expositions universelles de 1889 (Paris), où l'on revoyait la Biblis exécutée en marbre, et do 1900 : monument de Pierre Dupont, Buste du D' Tripier, lui ont valu, par deux fois, une médaille dor.
* SUCRAGE n. m. — Enctcl. Les lois des 6 avril 1897, 29 décembre 1900 et 28 janvier 1903 avaient assigné comme limites à la production des vins de sucre la consommation familiale des récoltants. Insuffisantes ou incomplètes, ces dispositions permettaient, d'après les représentants de la viticulture, la fabrication des vins artificiels qui venaient, sur les marchés, faire concurrence aux produits naturels du sol et en avilir par conséquent les cours. Ces considérations ont entraîné le vote de la loi du 6 août 1905, qui a apporté de nouvelles restrictions à la faculté du sucrage.
Le sucre ne peut plus être employé à l'amélioration des vins de première cuvée ou à la fabrication des vins do sucre que durant la période des vendanges. Un arrêté du préfet, rendu après avis du conseil général, détermine pour chaque département les dates auxquelles rommeiuo et finit cotto période. (Art. 1".) Il est défendu do détenir, on même temps que aes vins destinés à la vente ou des vendanges, moûts, lies ou marcs, une quantité do sucre supérieure à 50 kilogrammes, sans faire une déclaraliou prealabio ot fournir dos justifications d'emploi au bureau ae la régie. Toutefois, cette interdiction n est pas applicable aux débitants de boissons qui, on même temps que des vins destinés à la vente, n'ont pas en leur possession des vendanges, moûts, lies, marcs de raisin, ferments ou levure. (Art. 2 et 3.)
* SUCRE n. m. — Encvcl. Le sucre, aliment d'une excepiionnolle valeur nutritive, est de plus en plus employé aujourd'hui dans ralimcniation des bestiaux. En Franco aussi bien qu'en Allemagne , des expériences suivies ont été faites par les vétérinaires sur les chevaux de l'armée, et il en est ressorti un grand avantage à donner aux bêtes, en cas do surmenage, un supplément de ration composé de sucre. C'est sur co principe qu'a été fondée l'utilisation des mélasses, dont la teneur en sucre est encore très considérable, et (pie l'on incorpore, pour au'elles deviennent plus facilement assimilanlos, .soit à oos substances inertes, comme la tourbe, soit à des substances nutritives encore mais à degré moindre, comme la paille. (V. pail-mkl au Supplément.) Lorsque le sucre est destiné & être consommé comme aliment par les animaux, il doit être au préalable dénaturé dans I intérieur marne do la sucrerie, ot dans des couditions tpie détermine un règlement d'administration publi.iue. Cette
dénaturation se fait en ajoutant, par quintal métrique de sucre, 20 kilogr. d'une poudre inerte, tourteau, etc., coiil'urnie à un modèle agréé par la régie, puis 2 kilogr. d© sel. Lo produit ainsi obtenu peut circuler en franchise. Pour l'emploi, il est mélangé, soit à l'avoine dans la proportion de 20 p. 100 (nourriture des chevaux), soit à la menue paille falimentation des bœufs). 11 est à noter que lo sucre dénaturé, dont la combustion est accompagnée d'un dégagement abondant de formol, peut être uiilisô pour la désinfection des écuries.
— Dr. internat. Commission permanente et bureau perinanent des sucres. La convention de Bruxelles du 5 mars 1902, à laquelle ont adhéré notamment la France. rAUemagno, l'Angleterre. l'Autriche 'non la Russie), a mis fin au système des primes d'exportation i l'industrie sucrière ; elle a institué, aux termes de son article 7 : l* une commission permanente chargée, d'une façon générale, de surveiller l'application de la convention et d'établir le taux des droits compensateurs afférents aux sucres provenant des pays où fonctionne encore le svstème des primes ; 2" un bureau permanent dont les attributions consistent à rassembler, traduire, coordonner et publier les renseignements do toute nature qui se rapportent à la législation et à la statistique des sucres, non seulement dans les Etats contractants, mais également dans les autres Etats.
Les puissances signataires se sont engagées  communiquer par la voie diplomatique au gouvernement belge, qui les fait parvenir à la commission, les lois, les arrêtés et règlements sur l'imposition des sucres qui sont ou seront en vigueur dans les divers pays de l'union, ainsi que les renseignements statistiques relatifs à l'objet de la convention.
Les frais résultant de l'organisation et du fonctionnement du bureau permanent et delà Commission sont supportés par tous les Etats contractants.
La Commission permanente se réunit en sessions ordinaires, au printemps et à l'automne do chaque année.
— Dr. Législation française des sucres. La loi du 28 janvier 1903, qui a modifié l'assiette de l'impôt et a réduit le tarif de 60 à 25 fr. par 100 kilogr. de sucre exprimé en raffiné, avait maintenu les dispositions des lois des 5 août 1890 et 26 juillet 1893, concernant l'exercice des raffineries. Sous l'empire de ces lois, la liquidation des droits sur les sucres était définitivement effectuée avant l'entrée des produits dans ces établissements, et un déchet forfaitaire dei 1/2 p. 100 était alloué aux raffineurs sur le titrage des sucres bruts. La commission permanente internationale instituée par la convention sucrière du 5 mars 1902 ayant fait observer que ce déchet constituait une prime déguisée et s'écartait dès lors des principes posés par la convention, la loi du 9 juillet 1904 a organisé un contrôle des expéditions de sucres sortant des raffineries et a reporté à la sortie de ces établissements le moment où les droits sont définitivement constatés d'après la nature et le poids des produits livrés à la consommation.
Le droit de raffinage, qui avait déjà été ramené de 4 à 2 fr. par la loi du £8 janvier 1903, a été réduit de 2 à 1 fr. par la loi du 17 avril 1906. (Art. 15.)
En vue d'ouvrir de nouveaux débouchés à l'industrie sucrière, deux lois du 5 juillet 1904 ont exonéré de tous droits les sucres utilisés à la fabrication des bières et ceux destinés à l'alimentation du bétail.
Pour bénéficier de celte exemption, les sucres utilisés par les brasseurs doivent être dénaturés dans l'usine où ils sont mis en œuvre. Toutefois, ladministration des contributions indirectes peut autoriser les brasseurs à expédier à d'autres brasseurs des produits dénaturés. Deux décrets, en date du i" octobre 1904, ont fixé ; d'une part, les conditions d'introduction et d'emploi des sucres en brasserie, ainsi que les bases d'imposition des produits utilisés à la fabrication de la bière ; d'autre part, les modes de dénaturation, ainsi que le nombre de degrés hectolitres que représentent 100 kilogr. de sucre.
Pour l'alimentation du bétail, le bénéfice de la franchise a été limité aux sucres cristallisés titrant moins de 95» saccharimétriques et aux sirops provenant du turbinage, c'est-à-dire à des produits imparfaits qui ne sauraient, saus complément de main-d'œuvre, entrer normalement dans l'alimentation humaine et qui, par suite, se prêtent peu aux détournements. L'immuuité a été en outre subordonnée à la dénaturation préalable des sucres et sirops dans rétablissement où ils ont été fabriqués. Celte opération ne peut avoir lieu qu'aux conditions et suivant l'un des procédés fixés par les décrets des 10 novembre 1904 et 13 juin 1906. Les cultivateurs ou éleveurs sont libres do s'approvisionner soit directement dans les fabriques de sucres, soit dans les dépôts que peuvent ouvrir, en tous lieux, les personnes qui font, à cet effet, une déclaration à la recelte buraliste et présentent uno caution solvalde. \
Ces diverses dispositions tendent à diffuser I emploi du sucre. La loi du 6 août 1905, relative ù la répression des fraudes sur les vins. a. au contraire, apporté des entraves à l'usage qui en était fait pour le sucrage des vendanges. (V. sfcBAOB.) Elle a en outre édicté de nouvelles règles pour la circulation et la détention des sucres et çlucoses. Les sucres et matières sucrées n'étaient soumis à des formalités à la circulation oue dans les arrondisscnienls où il existe une fabrique de sucre et dans les cantons limitrophes. (L. du 3i mai 1846. art. 15.) En ce oui concerne les glucoses, ces formalilés n'étaient exigibles que dans un ravon de 1.000 mètres autour des usines. iSième loi, art. "23.) Depuis la loi du 6 août 1905. tout envoi do sucres ou glucoses fait par quanliiés do 50 kilogrammes au moins, à uno personne n'en faisant pas le commerce ou n'exerçant pas une industrie qui en comporte l'emploi, do.t être accompagné d'un acuuità-caution, qui est remis à la régie par le destinataire, dans les quarante huit heures suivant l'expiration du délai de transport. Lo détenteur d'une quantité de sucre ou de glucose supérieure à soo kilogr., et dont lo commerce ou linduslrio n'implique pas la possession de ces produits, est tenu d'en iairo une déclaration à la régie et de se soumettre aux visites des employés des contributions indirectes. (Art. 3.) Les contraventions à ces dispositions sont punies d'une amende de 500 à 5.000 francs, et d un emprisonnement de 6 jours à 6 mois eu cas de récidive, indépendamment do la confiscation des sucres et glucoses saisis, l^ négociant convaincu d'avoir livre sans acquilù-caution du sucre par quantités supérieures à 50 kilogr. est assujetti, pendant la campagne en cours et la campagne suivante — la campagne sucrière s ouvre 10
1" septembre et fiait lo 31 aotlt do l'annéo qni suit — à tenir un comiito d'entrées et de sorties do sucro» bruts ot & se soumettre aux vérifications de la régie. (Art. 4 et d.j
SUOERHASTEDT, paroisse de lompiro d'AUcmaKno (roy. de l'russe prchij. do .slesvijf, corcio de Suderditlimarscbenj); 3.54 1 hab. Sépultures hunoiquo».
Suo-ORANAIS, nom sous lequel on désigne la vaste région du .Sahara algérien comnriso cniro loasis de JiKiiig au N., le Touat au S., et la vallée do lonod Gliir a 1 0. A 1 h,., clic s éicnd sur une zone très élargie de hammada et de dunes presque absolument désertiques.
La pénétration française dans le Sud-Oranais s'est poursuivie activement depuis isuo, & la suite de l'occupation de Figuig. Elle a ou pour principal mobile la nécessité d occuper fortement le Touat. ot d'assurer, par les vallées de l'oued Zousfaua ot do l'oued Ghir, lo ravitaillement des troupes françaises, menacées sur leurs lignes do communication par les pillards marocains, auxquels servent do refuge les massifs montagneux qui s'étendent à l'ouest de la Zousfana : le djebel Uécliar, lo djebel Barunn, etc. Au milieu <lo l'année is>oo, le posté extrême du Sud-Oranais était Djenien-Bou-Rozg, point terminus de la voie ferrée qui devait bientôt atteindre Duvcyrier. puis Béchar, terminus actuel, d'où partent les convois. En avril, le colonel Bertrand descendait la Zousfana et occupait sans coup férir Igli, au confluent de la Zousfana et do l'oued Ghir. Quelques jours après, le commandant Brundsaux remontait vers lo Nord pour établir le poste de Taghit. Bientôt étaient occupés Hadjerat-M'Guil, Duvoyrier et Djenancd-Dar. A l'beuro présente, touto la vallée do la Zousfana est jalonnée do postes français plus ou moins importants qui sont, du N. au S., Dicnaned-Dar, Fendi, Ksarel-Azoudj, Hassi-el- Mir, El-.Mora, El-.Moungar, Zafraoi, Tagliit, Barrebi, bl-Aouedj, Igli, au.Yquels font suite Mazzort, Beni- Abbés, etc., ces derniers postes étant établis sur l'oued Saoura, route du Touat. L'installation de ce système de postes n'alla pas sans quelques incidents. Lo passage des convois richement chargés tentait la cupidité des nomades. En 11102, un convoi de 600 chameaux fut enlevé entre Zafraiii et Taghit; en 1903, le poste do Taghit dut soutenir uii petit siégo; quelques jours après, la compagnie de légion étrangère qui escortait un convoi régulier à destination de Taghit était attaquée à El-Moungar et cruellement décimée. Ces alertes sont aujourd'hui devenues plus rares; la fertilité de la vallée de l'oued Ghir a été reconnue; elle contient les meilleurs pâturages des Doui- Menia et des Bcrabors, et sa possession est d'un intérêt capital pour la tranquillité de nos possessions sud-al"Criennes. L'établissement, °
activement conduit, du chemin do fer et du télégraphe, la politique prudente et forme appliquée par le général Lyaulev à l'égard des tribus nomades, nos voisines, ont donné des résultats encourageants.
* Sud -OUEST africain ALLEIMAND. —
Une voie lorrée reliant lo port do Swakopmund au siège du gouvernement de la colonie, Windhoek, et traversant do part en part le pays des llerreros. a été' inaugurée en juin 1902. Elle est longue d'environ 400 kilomètres.
SUDROPHONE {do Sudre. n. pr., et du gr. pho- »è, son) II. m. Instrument s'adaptant à une basse, alto, etc., pour remplacer lo jeu des bois dans les fanfares.
SOÈDE-NORVÈGE
SLDKHHA.STKDT
Tableau généalogique.
SL'KDE
CuAEt.Eit XIV tJeao
Fils de Berrtn
Né 1
Gtairal de divittuD l
„ Prince d-
Qu prince rojal de Suéde 1810; adopté i
Koi .j
Ep. 1798 Kugeale-BcrnardiDc-oefirée, mie
EK XlV tJeao; 'Bernaduttel (Jeaa.BapUiir-Jii)»4 1.
le France 1804.
"tC.
i «OUI le nom de Chulrt^tma ISIO.
ciantà MmrieiUe. née 1780, m. IM.
OscâeI" !Jjb.[,!, Framou;
Prince royal de Su. .:
Koi de Su^U' Ep. 1823 JoiipUne, fille du prince Eugène de L,
t>-rmaBle 1811.
lait.
duc de Leuchlenberg; née 1807, m. 187C.
Charles XV N(! 1826, m. 1872.
Roi de Suéde et Noryege 185».
Ep. 1850 Louise, princesse d'Orange . Ulle du prince Frédéric des Pays -lias; née lui», m. 1871. I
Louise
Ep.l8G9 Frédéric, prince
royal de Danemark ■
né 18«.
GOSTAVB
Né 1827,
Duc d'Upland.
Oscu II „ . . Né 11129.
Roi de Suide et Norvège 1872 et roi de
Suéde apréi la iciuion de> deux
royaumes (1905).
Ep. 1857 Sopbie, aile du duc Guillaume
de Nassau ; née 183G.
EUUÊMB
Née 1830, m. 1(189.
Du.
Ep. I8«l th,
I nî.Lcsse de
Saxe-Altenbourg ; née 1B36.
Gustave (Adolphe) Duc de Venneland.
Né 1858.
Ep. 1881 Victoria, princesse de Bade, fille du grand -duc Frtdéric ; née 18C2. |
Oscar Prince Bcrnadotte.
Comte de >A'istiorg.
Né 1869.
Ep. 1888 Ebba Muncli
de FuUUla ; née 18Ô8.
C1URL1.S
Duc de Westrogothle
Né isei.
Ep. 1897 Inpeborg, aile
du prince royal Frédéric
de Danemark; née IB78.
Ecccse
Duc de Néricie.
Ne I8C6.
GesTAvE (Adolphe)
Duc de Scanie.
Né 1882.
Ep . 1905 Marguerite,
Êrincesse de Granderetagne et d'Irlande ; née 1882.
Guillaume
Duc
de
Sudermanle.
Né 1884.
Eric
Duc
de
Westm.-inland.
Né 1883.
Marouerite Née I8i9.
Marthe Née 1901.
contre la ■ soi-disant culture suédoise ., et tout le parti demanda de nouveau la substitution du fionois au suédois dans toutes les branches de l'instruction et de l'administration. Los suécomans recommencèrent l'agitation et comptèrent des 8uc;ès marqués aux élections municipales de 1895. Les organes vieux fennomanes ayant alors publié de violentes diatribes contre les hautes classes pariant le
oghjf/' l V M*)^ itéfi'BouJiezâ) V.^ of \
"'^ot/iAPvKHa
elAzondj
■EiMomiqar
fi'Hazzefi
JidssiOnchen
El
ImerVco'
panes