‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 307 sur 363 · SUD-ORANAIS · texte numérisé non relu

SUD-ORANAIS

SUECOUAN, E adj. Se dit d'un parti politique de la Finlande qui veut le maintien de la culture et de l'influence suédoises dans le grand-duché.

— 0. Membre du parti suécoman : Un suéco.ma.n.

— Enctcl. Le parti fennomano , à l'origine purement littéraire, ayant au cours du xix» siècle évolué lentement vers le nationalisme politique, pour arriver vers 1850 à déclarer la guerre à tout ce qui relevait de la tradition sué'loiso, il s'ensuivit un mouvement de protestation ot do défense dans les groupes ethniques et les classes rattachés par leur origine ou leurciiltureaiLv intluences suédoises. Tandis nue les fennomanes s'appuyaient principalement sur le clergé et les pavsans, les suécomans se recrutèrent dans la noblesse et la bourgeoisie. Leur organe fut lo journal .Wikingen ..Vers 1S6S, un mouvement libéral .se dessina dans le parti suécoman, qui comiirit la nécessité de rallier à sa cause une partie de la population laborieuse. En 1880, fut élaboré, sur l'initiative du professeur Mcchelin, un programme nouveau avant pour objet la prospérité de la patrie, indépendamment des ditTérences do langues et do dialertcs, avec une sympathie très marquée pour les aspirations de la classe ouvrière. Cependant, les empiétements des panslavistes. qui vers 1880 menacèrent l'indépendance même de la Finlande, provoquèrent une trêve tacite entre les adversaires. Le parti fennomano s étant scindé au Landtag de 1897. les suécomans trouvèrent à leurs côtés le parti jeune-fennoraane, sous la direction du professeur Danielson. pour lutter contre l'ennemi commun. Mais l'accord dura peu. Le journal . Uusi Suometar., organe desvieux-fennomanes, reprit sa campagne

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suédois, les suécomans convoqueront en isî>6 un concrès ;i Hclsin^fors. où il fut décidé de favoriser par tous"" les moyens la conservation ci l'extension de la langue suédoise dans la population rurale. Au L-andtag do 1897, les deux partis se heurtèrent violemment. Les suécomans ayant proposé comme compromis une loi mettant les detLv lantrues sur le pied d'égalité, le projet échoua par suite do l'opposition des fennomanes. L'agitation révolutionnaire, qui a marqué les années 1905 et 1906 dans l'empire russe, a modifié légèrement la sitoation des partis, sans éteindre cependant les rivalités.

*SdÈDS. — La ^'or^■ège s'étant déclarée indépendante en 1905 (v. Norvège), la Suéde, maintenant réduite à ses seules forces, s'étend, daprès les mesures les plus récentes, à 447.862 kilom.carr. peuplés, en 1900, de 5.136.441 hab., soit 11 au kilom. carr., contre 2.347.303 en 1800.

Le divorce politique de la Suède c-t de la Norvège a eu pour conséquence d'atfaiblir les moyens de défense

de la Suède vis-àvis de la Russie ; aussi le gouvernemeol suédois se préoccupe-l-il de construire une seconde voie ferrée dans l'intérieur. Celle ligne, destinée à doubler le chemin de fer déjà existant en suivant la cote occidentale du golfe do Botnie et en se dirigeant sur Geliivara ise raccordera à la voie transversale de HernOsand Suèdèi à Trondhjem ^Norvège) à ta hauteur dOstersund' pour remonter vers Strôm, Bastrutask ei regagner la voie déjà construite. ■*

— Hist. Depuis l'année 1900, deui questions principales ont attiré 1 attention du gouvernement suédois : les relations avec la Nor\èçc et l'extension du droit de suffrage. Sur le premier noini, les causes du conflit a%-ec la nation sœur ont été rappelées à l'article Norv^;giî. aiBsi que les divers incidents et les clauses finales de la séparation amiable qui est intervenue. (V. Norvège.) 11 suffit de rappeler la publication par la Norvège, au mois d'août 1906, des procés-verbaui de la commission spéciale du Siorthing nor\égicn, qui eut à s'occuper, avec le ministère Michelsen. des préparatifs de la révolution du 7 juin Do cesproccs-verbaui il résulte que les éléments modérés oa consenateursdu Storthingétaicnt tout à fait opposésà la procédure intransigeante qui fut suivie à l'égard de la Suède. Hagerupt et Bratlie, en effet,étaient d'avis de s'adresser, par la voie constitutionnelle, au roi Oscar XII .

a6n que la dissolution s'opérât à l'amiable et qu'il n'en résultât aucune menace de guerre. I-e parti radical l'emporta; et le conflit qui suivit futcausé moins par le désir de mainte- Dir le pacte d'union, dont les Suédois avaient aussi bien à souffrir que les Nor\-épiens. que par l'intransigeance dont firent preuve les radicaux de Norvège. Les relations normales entre les deux Etats ont d'ailleurs été rétablies presque aussitôt après la clôture de la conférence de Caristadt, grâce surtout à la bonne volonté et aux dispositions conciliantes du roi Oscar.

Dans le domaine de la politique intérieure, lo gouvernement a dû se préoccuper de donner satisfaction aux vues des partis avancés sur l'extension du droit de suffrage. On sait en effet que le pouvoir législatif est contî6 en Suède à deux assemblées, élues toutes deux au suffrage restreint. Pour l'exercice du droit électoral à la deuxième Chambre, la seule actnclleraent en cause, les citoyens doivent, aux termes de la loi de 1866. être propriétaires d'un immeuble de la valeur de 1.000 couronnes au moins, ou tenir à bail pour cinq ans au moins) an immeuble foncier de la valeur d'au moins 6.000 couronnes. En fait, 24 p. loo des citoyens parvenus à l'âge do majorité jouissent des droits électoraux.

Nombreuses ont été, depuis 1902. les manifestations tentées pour l'élargissement du droit de suffrage. En janvier 1902. une pro^pagande active fut faite, et un vaste pétitionnement or^'anisé. qui réunit 400.000 signatures. Au mois d'avril suivant. le congrès de la démocratie sociale suédoise, siégeant à Stockholm, adoptait uncmoiion tendant à organiser la grève générale jusqu'à ce que le gouvernement eût accordé des concessions suffisantes touchant le droit de vote : des bagarres graves avaient lieu à Stockholm et à Malmœ. Si bien que le g-tuvemement ilô mai) décidait de proposer aux deux Chambres un régime intermédiaire entre le régime censitaire actuellement en vigueur, et le suffrage universel, qui causerait

Armoiries de U SuMe.

SUETTE — SLLFITOMETRE

une porturbalion trop vive et trop subito dans la vie politique du pays. Mais ce projet fui repoussé par la preniicre Cliainhre. Kn 1907», lugitation ro()ril au momcul de la rupture aver la Norvi'po ; it-s inecvings, les manifestations des libéraux, surtout d'étudiants, se multiplièrent. Si bien que le cabinet Staaf lit do la réforme électorale le point principal do son programme (déc. 1905). Son projet, que le parti radical avait déjà élaboré en 1903- 190», fut adopté à une grande majorité par la deuxième Chambre ; par contre, la première lo repoussa. Karl Staaf

{»roposa alors au roi de dissoudre la première Cbamlire. )evant le refus du roi, il donna sa démission en juin 1900, cl fut remplacé par un modéré, Lindmann, qui s'est eli'orcé de trouver un terrain dentento entre les vues opposées des deux Cliambros. La question du sutfrage universel sera donc portée par un ministère modéré devant le Riksdag de 1907. — Le nouveau cabinet a d'ailleurs conservé dans son soin le ministre des atï'aires étrangères du ministère Staaf, de Trolle, et le coloDel Tingsten, ministre de la guerre.

Au mois de mai 1906, a été conclu avec l'Allemagne un important traité de commerce qui facilite l'entrée en Allemagne des minerais do fer produits en abondance par la Suède.

— Généal. Maisoti de Bernadotte. En 18IS, la dynastie, française d'origine, de Bernadotte succéda à la maison de Holstein-Gottorp. dont le dernier roi fut Charles XIIL

Après la scission do 1905 entre la Suède et la Norvège, la mémo dynastie a continué à régner en Suède, et la couronne de Norvège a été donnée par le Siorthing norvégien à un petit-bis du roi Christian IX de Danemark, le prince Charles, qui est devenu roi sous le nom de Haakon VIL (V. le tableau généalogique.) * SUETTE n. f. — Kncvcl. 5ia'//e miliaire. Le D' Chantemesse, professeur d'hygiène à la Faculté de Paris, a, dans un rapport à l'Académio de médecine, le 23 octobre 1906, émis 1 hypothèse que l'épidémie de suette ot)servée dans la Charente, la Charente-Inférieure et les Deux-Sèvres, pouvait être due à la contagion d'une maladie des campagnols transmise à l'homme par l'intermédiaire de puces. En etfet, cette région avait été envahie, l'hiver et le printemps précédents, par une abondance de rats des champs qui, à la suite des inondations produites parles pluies, pénétraient dans les fermes; la maladie commençait par les maisons les plus extérieures du village et ne s'est pas étendue aux villes, enfin les corps des malades étaient criblés de puces. Par contre, les villages qui n'avaient pas souffert de la venue des campagnols n'ont pas été atteints par l'épidémie. Malheureusement pour le contrôle de cette hypothèse intéressante, il n'a pas été possible de saisir un des campagnols de façon à pouvoir étudier chez lui l'existence de microbes spéciaux; ils semblent avoir tous été décimés par une maladie qui pourrait être la forme animale de la suette.

SUEVIA, planète télescopique n" 417, découverte en 1S9G par Max Wolf.

SuPriELD, ville des Etats-Unis (Connecticut [comté de Hartfordj); 3.521 hab. Fabriques de cigares et de papier.

SUFFRAGETTE n. f. Nom donné aux femmes anglaises qui réclament pour leur sexe le droit de voter.

— Encycl. Les suffvaqettes ont pris, en 1906, la tête d'une campagne de meetings en faveur du droit de suffrage à accorder aux femmes. Leurs réunions ne sont pas allées sans quelque tumulte, et un certain nombre d'entre elles ont encouru dos arrestations. Mais à la Chambre des communes. Keir Hardie a déposé un bill tendant à conférer aux femmes le droit de vote, rappelant que 420 membres du parlement libérai avaient promis à leurs électeurs de voler en faveur du suffrage des femmes. La Chambre des communes a voté le projet en première lecture, mais apparemment dans uu simple but de courtoisie.

'^Suisse. — Histoire. Conflit avec l'Allemagne. Pays neutre. Etat fédératif depuis 18i8, doté du référendum depuis 1874, la Suisse voyait ses institutions démocratiques suivre leur libre cours et leur régulier fonctionnement, et semblait no pas avoir d'histoire extérieure, lorsqu'on 1889, elle attira les regards de l'Europe à l'occasion de son conflit avec l'Allemag^ne, qui faillit porter une atteinte au principe de sa neutralité. Un inspecteur de police allemand, "Wohlgemuth, arrêté sur le territoire suisse où il cherchait à embaucher des agents pour surveiller les socialistes, avait été expulsé. L'Allemagne protesta et demanda que la Suisse n accordât plus le droit de séjour qu'aux Allemands munis do papiers en règle : le conseiller fédéral Droz. chargé des affaires étrangères, qui montra dans ce contlit une remaripiable fermeté, répondit que la Suisse, en exerçant le droit d'asile, agissait dans la plénitude de sa liberté et do sa souveraineté, et que la neutralité suisse, qui avait été mise on cause, ne devait pas être mêlée au débat. La Suisse rassura l'Allemagne en rétablissant le poste, aboli depuis 1856. do procureur général de la Coniédération, afin d'établir une surveillance plus efficace sur les étrangers. Rismarck n'insista pas. La conclusion, lo 31 mai l«90. d'un traité d'étaltli^semcnt destiné à remplacer celui du 27 avril 1876, mit lin aux difficultés entre la Suisse et l'Allemagne.

La révolution du Tessin. La Suisse fut ensuite troublée à rintérjeur, eu 1890. par une révolution au Tessin qui fut assez grave pour motiver l'intervention do l'autorité fédérale dans les affaires cantonales. Le gouvernement était, depuis 1876, aux mains du parti conservateur catholique et était présidé par l'avocat H«'si)iiii. Les radicaux lui reprochèrent d'avoir violé la constitution en retardant la convocation des électeurs appelés ù se prononcer, à la suite d'uno initiative populaire, sur une révision partielle de la constitution. Le 11 septeml)re, un mouvement insurrectionnel se produisit sur plusieurs points et, ù. Bellinzona, une troupe do rarlicaux armés envahit lo palais du gouvernement; le conseiller Kossi, directeur do l'intérieur, fut tué; d'autres conseillers, ainsi que le président, furent arrêtés, et un gouvernement provisoire constitué. Le Conseil fédéral envoya au Tessin le colonel Kuenzli, en qualité do commissaire. Celui-ri agit avec indécision, et ne sut pas suffisamment faire abstraction de ses sympatliies pour le parti radical ; il essaya do la conciliation et ne rétablit pas tout do suite lo gouvernement régulier. Ce ne fut qu'en novembre, à la suite de la démission du conscillor Kospiui ot d'un do

ses collèges, que lo conseil d'Etat fut reconstitué, avec

introduction do deux membres delà gauche. Le vote sur la revision s'était prononcé, en octobre, pour la nominatiun d'uno Constituante ; les membres eu furent élus le U janvier 1891. La revision eut lieu dans un sens franchement démocratique, et la Constitution fut acceptée le 8 mars, par le peuple tessinois. A l'exception de l'assassin du conseiller Kossi, qui fut comlamné par contumace, les auteurs de la révolution tessinoise, traduits devant les assises fédérales en juillet 1891, furent acquittés, de sorte que les émeutiors avaient pu renverser par la vibleuce un gouvernement impopulaire, mais légal.

/{evisiun de la Constitution [fédérale. Le peuple suisse pratiquait, depuis 18-18, lo référendum qui lui permet d'émettre, à certaines conditions, un ^ote d'adoption ou do rejet des lois fédérales. Il avait reçu eu même temjis le droit de provocjuer une résistance totale, si 50.000 citoyens en taisaient la demande. Le Conseil fédéral présenta aux Chambres, en 1890, un projet de revision do l'article 120 de la Constitution, en vue de permettre l'abrogation ou la modification d'articles déterminés, pourvu que la demande eu fût faite aussi par 50.000 citoyens. D'après le système qui fut adopté, la demande d'initiative peut revêtir soit la forme d'une proposition conçue en termes généraux, soit celle d'un projet rédigé de toutes pièces. Le projet de loi sur cette révision a été adopté par le vote populaire du 5 juillet 1891.

Par contre, un projet de revision de l'article 39 de la Constitution, tendant à introduire en faveur de la Confédération lo monopole de l'émission des billets de banque, échoua en juin 1891, par défaut d'entente entre les Chambres.

Le premier usage qui fut fait du droit d'initiative eut pour objet de demander l'introduction dans la Constitution d'un article 22 bis, tendant à interdire l'abatago du bétail suivant le rit juif. Malgré l'opiniou contraire des Chambres, le peuple se prononça, le 20 août 1893, pour l'introduction de 1 article dans la Constitution. Cette mesure vexatoire, qui fut une manifestation de l'antisémitisme, ne paraissait pas d'accord avec l'article 50, qui garantit le libre exercice des cultes.

L'introduction du droit d'initiative a eu cette consétjuence ou'on a cherché à tout réformer par cette voie en dehors de l'action du Parlement. Les socialistes, qui avaient manifesté leurs prétentions dans plusieurs congrès, voulurent à leur tour user du droit d'initiative, en 1894. Mais un projet tendant à inscrire dans la Constitution le principe du droit au travail fut rejeté par le peuple, et un autre projet sur l'assistance médicale gratuite ne réunit pas le nombre de signatures voulu. A son tour, la droite voulut demander, en vertu du droit d'initiative, que la Confédération versât aux cantons, sur le produit des douanes, une contribution calculée à raison de 2 francs par tête de population; mais le peuple rejeta également cette proposition en 1894. Dans ces circonstances, il avait fait preuve de sens politique et avait su résister aux entraînements.

Il se produisit aussi une vraie lutte entre le Parlement, autoritaire et centralisateur, et, d'autre part, lo peuple et les cantons, fédéralistes et libéraux. Trois fois le peuple se prononça, en 1805, contre la çoHtique centralisatrice : il rejeta une loi qui devait conlier au Conseil fédéral le soin de créer de nouveaux postes diplomatiques ou de supprimer les postes existants; il repoussa le monopole des allumettes et il rejeta un projet d'arrêté revisant les articles de la Constitution relatifs à l'organisation militaire dans un sens centralisateur.

La politique de centralisation, ou politique «étatiste», se manifesta encore sur un autre terrain ; il s'agissait de la question, déjà ancienne, de la création d'une banque d'Etat. Lo peuple repoussa le projet qui l'instituait par son vote du 28 février 1897.

Essais de garanties contre la politique centraliste. La peuple suisse se montra favorable, en 1898. à la politique centraliste en votant le projet sur l'unification du droit qui plaçait toute la législation civile et pénale dans la compétence de la Confédération. Mais, par contre, le 20 mai 1900, il repoussa le projet d'assurance obligatoire, non pour faire acte d'hostilité contre l'assurance ellemême, mais pour protester contre ce nouveau moyen de gouvernement ot d'assujettissement.

Le désaccord entre le peuple et ses députés apparaissait do plus en plus flagrant. Aussi une double initiative populaire demanda-t-elïo l'élection proiiortionnelle du conseil national pour la représentation des diverses opinions et l'élection du Conseil fédéral par le peuple. Mais les deux mesures proposées furent repoussées par le vote populaire du 1 novembre 1900. La réforme se heurtait à de nombreux préjugés.

Affaires cxtérieurts. Très calme jusqu'en 1901, la politique fédérale se trouva troublée à cette date par un conflit diplomatique avec l'Italie. Des paroles outrageantes pour la mémoire du roi Humbert ayant été prononcées dans un journal anarchiste, le ton mis par le ministre d'Italie dans ses réclamations amena la rupture des relations diplomatiques. Elle ne fut pas de longue durée et un déplacement de diplomates stiftit à lo faire cesser. Une entrevue très coraiale eut lieu entre le roi d'Italie ot les représentants du gouvernement.

Clit'mins de fer. Le gouvernement avait depuis longtemps dans son programme le rachat des chemins de fer. Le rejet par le peuple, en 1891, du projet de rachat du Central avait amené la démission du conseiller fédéral Welti. Zemp, qui lui succéda, se convertit plus lard à l'idée de nationalisation des chemins de fer. La loi de comptabilité, adoptée par le peuple le 4 octobre 1896, devait préparer lo rachat. Le 20 février 1898, le peuple suisse se prononça pour lo rachat; ce vote laissait d'ailleurs à résoudre toutes les questions d'application. Les Chambres suisses ratifièrent, en 1896, un traité avec l'Italie pour le percement du Simplon.

Lo réseau do l'Union-Suisse fut racheté à l'amiable au début do 1902; puis ce fut le tour du Jura-Simplon, et, avant la fin de 1903, la Confédération exploitait tout le réseau, sauf la ligne du Gothard, rachotable seulement en 1909. Lo percement du tunnel du Simplon fut achevé le 21 février 1905, ot la ligne inaugurée le 19 mai 1906. La Suisse a décidé le percement du Ltrtschberg pour relier la vole du Simplon â Berne.

/.a fiantjue centrale. Depuis le vote populaire du 28 février 1897, rejetant l'institution d'une banque d'Etat, le projet fut repris sous des formes diverses par le con-

seillor fédéral Mauser chargé des finances, puis par son successeur, Comtesse. Il fallut près de dix ans pour concilier les points de vue opposés : celui d'une banque d'Etat pure, dont le crédit se serait confondu avec celui de l'fcltat lui-même, et celui d'une banque concessionnaire, opérant sous le contrôle de l'Etat, mais distincte de lui. (fest le premier point de vue qui avait été repoussé en 1897 ; c'est au second que se rattaclie la loi sur la Banijuo nationale, votée en 1905. Les partisans intransigeants de la banque d'Etat tentèrent de demaniier le référendum, mais ils ne jtarvinreut pas â réunir le nombre de signatures voulu. La loi fut donc promulguée en 1906. La Uunijue nationale a le droit d'émettro des billets do banque; elle a son siège à Berne, et elle est administrée avec le concours et sous la surveillance de la Confédération.

Présidents delà Confédération. 18i8, Ochscnbein ; 1849, Furrer; 1850, Druey ; 1851, Munzinger; 1852, Furrer; 1853, Nœf ; 1854, Frey-Herosee ; 1«55, Furrer; 1856, StUmpfli; 1857, Fornerod; 1858, Furrer; 1859, Staropfli ; 1860, Frey-Herosee ; 1861, Kntisel; 1862, Stâmpfli ; 1863, Fornerod; 1864, Dubs; 1865, Schenk; 1866, Kniisel; 1867, Fornerod; l«68, Dubs; 1869. ^Velti; 1870, Dubs; 1871, Schenk; 1872, ^Velli; 1873. Ceresole ; 1874, Srhenk ; 1875. Schercr; 1876, Welli; 1877, Heer; 1878. Schenk; 1879, Hammer; 1880, Welti ; 1881, Droz; 1882, Bavior; 1883, Ruchonnet; 1884, Welti ; 1885, Schenk; 1886, Doucher; 1887, Droz; 1888, Hertenstein ; 1889, Hammer; 1890, Ruchonnet; 1891, Welti; 1892, Hauser ; 1893, Sckenk; 1894, Frev; 1895, Zemp; 1896, Lachenal; 1897, Doucher; 1898, Kuffy; 1899, Muller; 1900, Hauser; 1901, Brenner ; 1902, Zemp; 1903, Deucher ; 1904, Comtesse; 1905, Rucbet; 1906, Forrer.

Suisse (la) secourant les douleurs de Slrashom'g pendant le siège de 1870, groupe marbre exposé au Salon de 1895. Il valut à F. -A. Bartholdi la médaille d honneur.

Vers Strasbourg défaillante, dont les enfants sont en pleurs et que soutient désespérément l'amour do la

La Suisse secourant Strasbourg, d'après F. -A. UartLoldî.

patrie, la Suisse s'avance secourable. Le groupe dos quatre figures s'équilibre heureusement, mais on peut regretter le côté anecdotique de cette composition qui s'éloigne de l'émouvante simplicité dont fit preuve Bartholdi lorsqu'il conçut la fière allégorie du Lion de Belfort. Le groupe 'la Suisse secourant S trasbourg aélé érigé à Bàle.

*SULFITAGE n. m. — Enxvcl. Œuol. Au sulfitage pratiqué l'ur adilition à la vendange d'un peu de sulfite, bisulfite ou métabisulfite de potassium, se substitue peu à peu, dans les celliers importants, le sulfitage par introduction dans le fiit ou la cuve d'une quantité déterminée d'anhydride sulfureux liquide.

SULFITOMÈTRE (de sulfite, et du gr. niélron. mesure) n. m. Appareil servant au dosage de l'anhydride sulfureux, dans l'opération du sulfitage.

— Encycl. Le sulfitoinitre de Pacottet comprend essentiellement un tube en cristal épais, qui remplit l'office de jauge et porto une échelle graduée en grammes. Co tube-jauge est fi.vé entre deux plateaux de cuivre, que trois tiges boulonnées maintiennent parallèles. Le plateau inférieur contient deux canalisations indépendantes, qui permettent l'une l'arrivée du liquide, l'autre son départ, et que ferment des robinets à pointeau; le plateau supérieur est terminé par un troisième robinet commandant rouverture et l'occlusion d'un tube capillaire (|ui vient aboutir au tube desortie de la jauge et jiermet rëchappemeiit lent de l'air au fur et à mesure du remplissage de celle-ci. Le sulfitomètrc est raccordé à un tube

en tout cas terminé par un aiu- suiatomMre (S) adaptai un tage métallique), fixé au robi- tube d'anhydride sulfureux. net de départ, conduit lanliv-

dride dosé vers le fut à sulfiter. S'il s'agit d'assurer la conservation des futailles. 2 à 3 grammes par hectolitre de contenance suffisent ,en se volaiihsant l'anhydride sulfureux chasse lair dont il occupe peu à peu tout le volume). Si l'on cherche à prévenir la casse, il faut em-

ployer 2»', 5 li'aiihjdrulc par barrique do vin roupie ou 4i',S par barri(|uc du viii blanc, et la dose peut aller jtih<{u'À 5 et C grammes par hectolitre, s'il s'a*.'it non plus do prévenir, mais de traiter des fcriiicniatiuiis ircondaircs. Kniln, 1 gr. d'anhydride sulfureux, envoyé par hectolitre de creux dans les lûts on vidange, empêche les Terrocnts et moisissures do parvenir jusqu'à la surlaco du liquide (viu, cidre, bière, otc.)ct do s'y développor.

SULFOHALITE n. f. Chlorosulfato naturel de soude.

♦sulfureux. EUSE a.ij. — Encv< L. Œnol. Anhydride sulfureux li'/uuie. L'anhydride bult'ureux liqu6Q6, outre les applications déjà signalées {v. t. VIIj, est susceptible encore do remplacer avaDtageuscmont non seulement le soul'ro brfilé pour lo méchago des fûts ou le mutago des moilts, mais encore les sets employés au sulfitage des vendanges ot dos vins. Très stable et d'une faible élasticité (3 atmosphères à. ib"), il so conserve parfaitement dans dos récipients métalli<iues (fer ou cuivre) d'épaisseur relativement faiblo, alors que l'anhydride carbonique réclame dos récipients qui doivent être assez solides pour supporter des pressions do 230 atmosphères. Les récipients d'anhydride sulfureux so manipulent donc avec plus do facilité. Dans les celliers où se pratique le sulHlago À l'aido do l'anhydride sulfureux, ces récipients sont placés sur un petit chariot ik trois roues et maintenus en position verticale par un collier que soutiennent trois tiges, dont l'une, plus longue, est munie d'un dispositif qui permet lo placement d'un sulfitomètro. V. co mot.

* Sully (Jamos\ professeur et philosophe anglais, né à Bridgowaler (^Somersetshiro) en 1812. — Il a publié eDCoro : Childrcn s ivays (1897) ; an Essay on laufjhter (1903;. Il a aussi fourni à la neuvième édition do l' « Eucyclopœdia briianuica ■> les articles sur l'esthétique, l'évolution et les songes. Comme les Allemands, ses maîtres, Sutly étudie la psychologie à la lumière dos faits pliysiologiquos; mais il donne une attention particulière aux questions d'art, d'éducation ot de progrès social. Il a rempli les fonctions d'examinaiour dans les universités de Londres et de Cambridge et à Victoria Universiiy; il a été chargé du cours de théorie do l'éducation au Collège dos précepteurs, et devint, on 1892. professeur de philosophie de l'esprit ot de logique (chaire Grole) à. Universiiy Collège (Londres).

*SuL!.Y-PRUDHOMME {Roné-FraDçois-Armand), ijoôto français, uà ^ Paris on 1839. — Depuis que le prix Nobel lui a été décorné en 1901, SuUy-Prudhomme a publié en prose te Problème des causes finales, on collaboration avec Charles Kichet (1902), une seconde édition de son Testamctii poétit/ue augmenté de trois études sociologiques (1904), et la Vraie Hetigion selon Pascal (1905). Mentionnons aussi uno importante étude sur la Psychologie du libre arbitre dans la " Rovuo de métaphysique et de morale • do 1900.

SULVANITE n. f. Sulfure naturel de cuivre et de vanadium.

SuLZ, bourg d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat d'Kisonburg}) ; 2.000 hab. Kaux minérales chlorurées sodiques, utilisées pour lo traitement du rhumatisme.

SuK^A, bourg d'Allemagne (duché de Saxe-Weimar) ; 2.000 hab. Sources minérales chlorurées sodiques froides, utilisées pour lo traitement du rhumatisme chronique.

SUMNER Maine (sir Henri-James). V. Mainb, au t. V.

SuNDBERQ (Antoine-Nicolas), évéquo et homme politique suédois, né à Uddevaia en 1818, mort à Upsala en 1900. Fils d'un chapelier, il étudia à Upsala, prit le grade de docteur en philosophie, puis se consacra à la théologie. Après un voyage de deux ans en Allemagne, on Franco et en Angleterre, il entra à l'Université comme professeur (I8ô2). Pcn<lant toute sa carrière, il lutta avec ardeur contre toutes les idées nouvelles et fut le plus ferme soutien do l'Kgliso luthérienne ofticiollo. Evéoue do Carlstadt en 18i'.4, archevêque d'Upsala en 1870. il devint chancelier de l'Université. Son activité s'éteudit également à toutes les questions politiques. Membre du parlement depuis 1859, il so joignit à 1 extrême droite, présida la seconde Chambre de 1867 ù 1872 et la première Chambre de 1878 à 1880. 11 refusa lo ministère du culte en 1870 ot en 1871, ainsi que la présidence du conseil en 18S8, alors que le mouvement protectionniste avait jeté le plus ^rand trouble dans la situation politique, mais ne cessa d exercer une iniluonce prépondérante dans l'élaboration des lois ecclésiastiques. Parmi ses ouvrages, de style très coloré, nous citerons : Jakob Ulfsson. Svearikes erkebiskop (1877); Om tva af var tids farlîgheter : moral utan religion och religion utan moral (1873); Om den moderna socialdemokratien (1891); etc.

^Supérieur (i,ac\ — Deux canaux, l'un américain, l'autre canadien, relient le lac Supérieur au lac iluron; tous deux ont la même situation et les mêmes proportions, et fournissent inditforemment passage à tons les navires de commerce. I^o plus ancien est le canal américain de Sault-Sainte-Mario ou de la rivière Sainte-Mario, ouvert en 1855 et élargi en 1897 : le canal canadien est ouvert à la navigation depuis 1895 seulement. En 1901, 20.041 navires passèrent par ces deux canaux, dont 15.837 par lo canal américain et 4.204 par le canal canadien, ot en firent la voie maritime de beaucoup la plus fréquentée du globe et colle dont le trafic est le plus important 2i.626.97ô tonnes do registre).

* SUPINATION n. f. — Mouvement de rotation do la main, obtenu par la contraction des muscles supinateurs et qui a pour effet d'amener lo pouce en dehors (paume en dessus''. Il Position de la main quand ce mouvement est effectué : Fn eseriiite, dans le développement, le bras est tendu et ia main en stJi'iNATiON pour faciliter l'élévation du poignet.

* SUPPORT n. m. — EnxycL. Support de radioconducleur. Dans la télégraphie sans fil, on nomme ainsi un appareil spécial permettant de donner au radioconducteur une position telle que les vibrations propres du tube soient réduites au minimum.

Marconi attache le cohéreur dans une gouttière en ^elluloïd, pincée vers son extrémité par une mâchoire que supporte une potence.

Slaby maintient les tubes par une seule extrémité, et le choc du tapeur n'a pas lieu directement sur le tube, mais sur une calotte métallique qui lui est fixée.

SILFOII ALITE — SLR-VAhARA

Rochcfortnxo le radioconducteur entre deux ressorts verticaux, etc.

Le système ci-dessous donne les meilleurs résultats :

La pin'-e métallique H est mobile ot permet d'assurer un contact parfait avec le tube H, tandis que l'étau fixe W oblige au moyen du contact à vis C le tube radioconducteur  reposer fortement contre la paraffine E du raa«sif I) sur lequel il repose. Los vibrations sont molles et le décohérage excellent.

Support d'antennes. On désigne ainsi un mât élevé, composé de plusieurs tronçons, soutenu par des haubans en diverses parties do sa hauteur. Les haubans supé-

Suri'ORT l'E RAinocoNDUCTEc R : A, «rolonncltt- portant une |.ince nitHalIiquc ; li, pince in>*talliqiie mobile serrée par in vis II ; A', colonnettc portant l'étau fixe II'; Ç. mâchoire h vis m'.biK*; I>, support llic du ratiiooinduclfur ; E, paratlnc isolante dr. ce support ; F, plaque conductrice flexible serrée contre l'électrode N du radiocooducteur ; G. vis de preseion de la plaque F ; R, radioconducteur; TT', électrodes; I, limaille.

rieurs sont en cordage, les câbles métalliques étant réservés pour le tronçon inférieur, afin de prévenir toute perte <rénerpie. L'antenne est suspendue, par l'intermédiaire de cylindres isolants, à l'extrémité d un petit mfttcreau poussé en haut du mât et destiné à écarter l'antenne des haul>ans. V. tklkgraphie sans fil.

On peut également constituer les supports d'antennes

Sar des tours élevées, par des ballonnets d'une centaine o mètres cubes dont le câble de retenue n'est autre que l'antenne, par des cerfs-volants.

Enfin, dans la marine, on tend l'antenne soit entre deux mâts, soit de la pomme d'un mât à la cabine réceptrice.

SURCAPITALISATION {si-on — de sur, et capitalisation) n. f. Action dattrilmer â une entreprise quelconque une valeur de capita.1 supérieure à sa valeur réelle, il Différence entre ces deux valeurs.

— EscYCL. Une usine jusqu'alors exploitée par des particuliers est mise en société anonyme ; son capital était évalué à un million de francs. Pour payer l'entreprise â ses propriétaires, la société anonyme émet des actions (|u'elle cède en Bourse en échange de numéraire. Si elle a créé pour deux millions d'actions, il y a surcapitalisation d'un million.

La surcapitalisation est une pratique courante au cours des opérations qui al>ou tissent â la constitution des trusts. (V. ce moi.) Le taux de la surcapitalisation a été de 50 p. 100 dans l'International Silver C«, de 200 p. 100 dans le trust du sucre, de 500 p. 100 dans la National Shear C" pour ne citer que quelques cas américains.

La surcapitalisation n'est normale et légitime que dans la limite où le sont elles-mêmes les évaluations des résultats prochains de l'entreprise.

*SURCHAUFFEUR n. m. — Enctcl. Mécan. Le surchauffeur de vnpeur, à l'origine, a été uniquement appliqué à la surchauffe de la vapeur dans les locomotives.

Moditio et perfectionné par Schwœrer, cet appareil est aujourd'hui adapté aux générateurs fixes de tous svstèmes : â bouilleurs, tubutaires, à foyer intérieur, à foyer séparé, etc. Il se compose en principe d'éléments en fonte, garnis intérieurement et extérieurement d'ailettes. Les ailettes intérieures otrrent à la vapeur circulaut dans les éléments la plus grande surface d'échauffement possible ; les extérieures facilitent l'absorption do la chaleur des gaz et des produits de la combustion. • t

Les tubes en fonte consti- ~ ^3 tuant le surchauffeur proprement dit forment une sorte .» -.-^ -- ...,^..,.....

do serpentin, que parcourt la

vapeur prise sur lo dôme de la chaudière, avant de rejoindre la conduite principale. Ces divers tubes ont entre eux un mode do jonction particulier, qui consiste en une bague tournée en acier doux garnie de mastic de fonte. qui s'applique à l'état pâteux entre les surfaces annulaires serrées ensuite par des ïtoulons.

Lo mode de chauffatre du faisceau des tubes du surcbaulTour varie naturellement suivant le type du générateur auquel il est appliqué.

SURCOTER [de sur, et coter) v. a. Donner, dans un examen, uno cote supérieure à la valeur réelle de l'épreuve: On arait pitié de lui, et ses épreuves étaient toujours st:BcoTÉKS. tD' Toulouse.)

Sur la pierre blanche, par .\natole France M905). — Ce livre est cont:u sous la forme d'un dialogue philosophique; et ce dialogue a lieu à Rome, sur les ruines du Forum, par un beau soir de printemps, entre cinq amis érudits et bien disants qui s'entretiennent, à l'occasion des anciens, des questions du temps présent. Il encadre deux récits, qui prennent d'ailleurs eux-mêmes, la plupart du temps, la forme du dialogue : un récit antiaue, qui rapporte les propos du proconsul Gallion, frère de Sénë-

que, sur la nature et le r iii s«

préoccupe des futures de;-' -fuse

avec dé'lain d'entrer dans .• 1 ar»«

avec Ie« Juifs de Corinthe : il uc rc»-ùi, . apô-

tre l'avenir qui passe devant lui. Le >t le

songe d un des perKonnages du dialog'- t . révo

il s'est vu transporté, en l'an 2270, dans une ix»,it-ié qui a réalisé les aspirations collectivistes : il décrit Icb machine*) mcrvciH'-n'..-s i.v (i,,iiirv Nouvelles de c«' '■•""■'■ 'i •• ''■veille au mon- ;imeluiexpl. ut les

libres r. !an« cette .•■. Et

l'un di.'j> ,.......,. uv .i, -> i.iau narrateur ■ .:.l. ^-aiwn: d'un

ancien: • 'lu me semblés avoir dormi sur ia pierre blanche, au milieu 'l'un p^-iipto dn »j-m(r«'R. ■ — I>anB certaines parties du voir - ■--. --^ ■ ',-. Oallion. on

retrouve le ^ aux formel

changeantes [ioiamment

dans lo récit 'le la \;v;,j:,. . <sf i (.-.r;-.;!;!! socialiste qui afiirme ses opinions et ses espérances.

"'sursis n. m, — Encvcl. Dr. loi sur l'atténualiun et l'aggravation de» peines ou Loi Uérenrjer tô mars 1*91). — Atténuation. « En cas de condamnation a l'eniprisonaement ou à l'amende, si l'iacalpé n'a pas buhi d',- condamnation antérieure à la prison pour crime ou délit de droit commun, les cours ou tribunaux peuvent ordonner, par le même jugement et par décision motivée, qu'il sera sursis à l'exécution de la peine. Si. pendant lo délai de cinq ans à dater du jugement ou do l'arrêt, le condamné n'a encouru aucune poursuite suivie de condamnation a l'emprisonnement ou à une peine plus grave pour crime oo délit de droit commun, la condamnation sera comme non avenue. Dans le cas contraire, la première condamnatioa sera d'abord exécutée sans qu'elle paisse 80 confondra avec la seconde, i (Art. r'.)

Le recouvrement des amendes peut être suspendu lorsque les juges ordonnent quil sera sursis a l'exécution de la peine, mais la suspension de la peine ne ( -jmT'rend ni le payement des frais du procès et des -J yrétt,

ni les peines accessoires et les ineapa^ de la

condamnation. Toutefois, ces peines a -î ce»

incapacités cesseront d'avoir effet du jour où U condamnation sera réputée non avenue. (Art. 2.)

La chancellerie a émis l'avis que le condamné dont la peine était suspendue, par application de la loi Bérenger, ne pouvait pas être poursuivi pour l'acquittement det amendes prononcées solidairement contre ses cocondamnés et que ces derniers, de leur côté, ne pouvaient être contraints, & raison de la solidarité, an payement de l'amende de celui qui a obtenu le bénéfice de' la loi de sursis. (Inslr. du 5 iuill. 1895; Circulaire compt. publ. du 20 mars 1899.) — Si le condamné est convaincu de récidive avant l'expiration du délai de cinq ans. à dater da jugement ou de l'arrêt qui lui a accordé le bénétice de la suspension de la peine, il est poursuivi pour le recouvrement des deux peines, mais la récidive n'entraîne la déchéance du sursis qu'en cas de condamnation à l'emprisonnement ou à une peine plus grave.

Aggravation. • Quiconque, ayant été condamné pour crime à une peine supérieure à une année d' emprisonnement, aura, dans un délai de cinq années après l'expiration de cette peine ou sa prescription, commis un délit on un crime qui devra être puni do la peine de l'emprisonnement, sera condamné au maximum de ta peine portée par la loi, et cette peine pourra être élevée jusqa'an double. Défense pourra être faite, en outre, au condamné de paraître, pendant cinq ans au moins, et dix ans au pliu. dans les lieux dont l'interdiction lui sera signifiée par le gouvernement avant sa libération. 11 en sera de même pour les condamnés à un emprisonnement de plus d'une année pour délit, qui, dans le même délai, seraient reconnus coupables du même délit ou d'un crime devant être puni de l'emprisonnement. Ceux qui. ayant été antérieurement condamnés ù une peine d'emprisonnement de moindre durée, commettraient lo même délit dans les mêmes conditions de temps, seront condamnés à une peine d'emprisonnement qui ne pourra être inférieure au double de celle précédemment prononcée, sans tout'-toîs qu'elle puisse dépasser le double du maximum de la peine encourue. Les délits de vol, escroquerie et abus de confiance seront considérés comme étant, an point de vue de la récidive, un même délit. Il en sera de même des délits de vairabondage et de mendicité. » (Art. 5.'^

Irf président de la cour ou du tribunal doit, après avoir prononcé la suspension, avertir le cnudaniné gu en cas de nouvelle condamnation dans les conditions de l'article l**, la première peine sera exécutée, sans confusion possible avec la seconde, et que les peines de la récidive seront encourues.

I^ condamnation est inscrite au casier judiciaire, mais avec la mention expresse de la suspension accordée. Si aucune poursuite suivie de condamnation dans les terme» de l'article 1", § s. n'est intervenue dans le délai de cinq ans, elle no doit pjus être inscrite dans les extraits délivré» aux parties. fArtT *.)

— Milil. Sui'sis d'incorporation. La loi du 21 mars 1905 a étendu le bénéfice des sursis d'incorporation à tous les jeunes gens du contingent qui en font la demande, qu'ils aient été classés par le conseil de revision dans le service armé ou dans le service auxiliaire. Ces sursis sont d'un an. renouvelables d'année en année ju'-qu'à 1 aL-e de vingt-cinq ans. Pour les obtenir, l'impétrant -ieit établir

aue, soit à titre de soutien de famille, soit dans 1 intérêt e ses études ou de son apprentissage, soit pour les besoins de l'exploitation agricole, i-idu^riolle ou commerciale à laquelle il se livre pour son con.} t.? ou celui de ses parents, il est indispensable qu il ne soit pas enlevé immédiatement à ses travaux. Ces demandes de sursis doivent être établies aussitôt après la publication des Ubleaux de recensement et adressées au maire, qui est chargé de les instruire et de les envoyer, avec avis motivé an conseil municipal, au préfet. Ce dernier les trans^ met avec ses observations au conseil de revision, qui statue. Les sursis d'incorporation ne confèrent aucune dispense. Les jeunes gens qui en ont obtenu un ou plusieurs suivent le sort de la classe avec laquelle ils sont incorporés. En cas de guerre, les sursis sont annulés, et les jeunes gens qui en bénéiicient sont appelés avec les hommes de leur classe d'origine.

SUR-VÂHÂRA n. m. Instrument à cordes pincées d© rinde, monté de cinq cordes, la première et la quatrième en acier, les trois autres en laiton. (Il possède en outre

SURVIDER — SUTTNER

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