Vase en bronze (vieux d'envii-on 7.000 ans
Sur-vâbàra.
sept cordes sympathiques en laiton. Cet instrument, dont la longueur totale est de l^tSO, fut, paraît-ÎI, inveuté vers le milieu du xix' siècle, par Golam Slohamed, khan de Lucknow.)
SURVIDER V. a. Vider, débarrasser du trop-plein.
*SURVIE n. f. — Fiç. Prolongement d existence : La guerre de défense, la seule gui ait une survie assurée. (D"" Toulouse.)
*SUSEMIHL (François), philologue allemand , nt,' à Laage ( Mecklemhourg- Schweriu) en 1826. — Il est mort à Florence en 1901.
*SUSIANE. — A la suite des explorations de M. et M"* Dieulafoy, ainsi que de la première mission de J.'-de Morgan, le gouvernement français, sentant toute l'importance du site de Suse, négocia avec le schah do Perso l'établissement d'une Délégation scientifique du ministère de l'instruction publique et des beaux-arts. Un traité, signe le 12 mai 1895, accorda à la France le privilège de faire des fouilles sur toute l'étendue du territoire persan et d'emporter la moitié du produit en Franco. Au printemps do 1897, J. de Morgan, donnant sa démission do directeur général du ser\'ice des antiquités en Egypte, fut nommé délégué général de l'instruction publique en Perse : il se rendit à Suse et y commença les fouilles à la fin de décembre.
Le 11 août 1900, pendant le séjour à Paris de Mozafifereddin, un traité définitif fut signé qui attribuait à la France lo monopole exclusif et donnait à ses musées tous les objets découverts en Susiane. Depuis lors, les recherches se sont perpétuées presque sans interruption, et les résultats ont été merveilleux pour la connaissance de l'antiquité babylonienne ou susienne, ou pour l'histoire de l'art. Les objets eux-mômes sont déposes au Louvre; les copies ou les fac-similés des textes, ainsi (|ue les photographies des statues ou des l)as-reliefs, sont reproduits dans les Mémoires de la délégation en /^frae (10 vol. in-8*>), jusqu'en 1906.
Lo site do Suso avait été exploré par Loftus en 1850, 6t par les Dioulafoy plus do trente ans après. J. de Morg[an attaqua les tells do la citadelle de façon systématique, tout en menant quelques tranchées d'exploration dans ceux de la ville royale. De Morgan n'a pas emprunté beaucoup à la ville achéménide, qui avait tant rendu aux Dieulafoy, mais il s'est attaché à ramener au jour la vieille vi'Ue susienne : non seulement il a déblayé, par des tranchées à ciel ouvert, certaines portions de la Suse coQtemporaino d'Assourbauabal, mais il a pénétré par la mine dans les couches profondes do la Suso la plus ancienne. Il a rétabli presque à demi la longue série des souverains de l'Elam pendant trois mille ans, et reconstitué en partie leurs chroniques. L'Elam exerça une influence prépondérante aux débuts dos temps sur la destinée de l'Asio Antérieure.
Plusieurs figures do conquérants sortent de l'obscurité, priitcipalemeut des Koutournakhounta et des Shoutrouk- Dounta. Grâce à l'habitude qu'ils avaient do rapporter do leurs guerres des monuments enlevés aux cités vaincues ot de les consacrer comme trophées dans les temples de leurs dieux, on découvre, parmi les ruines, des statues ou des bas-reliofs des rois babyloniens, ot les fouilles deviennent aussi profitables à l'fiistoire des Ktats cuphratéons qu'à celle de la Susiane (stèle où Narainsin s'était représenté conquérant l'Ëlani, et surtout Code de Haînmourabij. Un muséo entier s'est clèjà formé au Louvre du produit des travaux do J. de Morgan.
* SUSPENSION n. f. — Autom. Ensemble du dispositif, ressorts et accessoires, faisant reposer élastiquoment lo châssis d'une voiture sur les essieux.
— Encycl. La suspension des voitures automobiles ost imitée de celle des voilures attelées, mais il a fallu la perfectionner beaucoup pour lui permettre de résister aux grandes vitesses.
On a généralement employé lo ressort à. lames cintrées, mais rarement le ressort ù pincctte, considéré comme peu siir.
I^ dispositif employé diffère suivant la nature de 1 essieu :
A l'avant, lo chûssis avance ses longerons assez loin pour
constituer une main qui reçoit le rouleau M du ressort avant, dont l'autre est fixé par l'intermédiaire d'une jumelle J (fig. 1).
L'essieu E est ainsi fixé sans déplacement possible et assure une direction sans flottement. Cette disposition est à peu près généralement employée.
A l'arrière, l'habitude est depuis quelque temps de placer les ressorts non plus sous le châssis comme à l'avant, mais à côté, comme riudii|ue la fig. 2. Cette disposition a l'avantage de ramener le châssis plus bas, plus près de l'essieu. En cas de rupture du ressort, la sécurité est plus grande. En même temps, cette disposition écarte les ressorts, ce qui leur permet de résister jdus facilement aux oscillations transver- R sales de la voiture.
Pour porter la jumelle J' on a (juclquefois employé Fig. 3.
une longue main
do châssis débordant au delà de la carrosserie comme à l'avant. Un dispositif plus heureux (fig. 3) consiste à remplacer cette main par un demi-ressort R à lames qui prolonge le châssis. On forme ainsi presque un ressort demi-pincette.
Enfin, on augmente aussi la souplesse de la suspension par un ressort
Iran sversal ar- **
riôre (fig. A) qui joue un peu le rôle des mains à ressort de la fig. 3. Les ressorts latéraux R supportent le châssis directement par des jumellesou un rouloauen Ket,on.], sont rattachés
Fig. 4.
par des jumelles spéciales à un ressort transversal ^V, qui |)orte le châssis en S.
D'une façon générale, on a depuis quelques années beaucoup allongé les ressorts pour leur permettre do posséder une grande course, et aujourd'hui la suspension des voitures rapides permet dos oscillations verticales de plus do 10 centimètres pour absorber les grands chocs produits à 00 ou 80 kilomètres à l'heure par les dénivellations du sol.
On a été alors conduit, pour no pas augmenter on mémo temps le poids des ressorts, à améliorer énormément la qualité do l'acier employé. Aujourd'hui, l'acier au silicium est couramment utilisé.
Cependant, l'amélioration des ressorts et do leur disposition n'a pas suffi à assurer toute la douceur désirable. Sous les grands chocs, en effet, la détente vive du ressort produit une vibration, et par suite un mouvement oscillatoire do la voiture, auquel il a fallu remédier par l'emploi des ressorts freinés. Quand une voiture lancée franchit une dénivellation de terrain, soit un creux, soit une bosse, il faudrait pour qu'une suspension soit parfaite que la rouo seule se déplaçât, et que le châssis passât sans s'élever ni s'abaisser. A petite vitesse un ressort suffit pour cela; mais à grande vitesse, le passage d'une bosse par exemple aplatit brusquement le ressort par soulèvement de la roue, puis, la bosse passée, celui-ci se détond vivement puisi|uo la grande vitesse de la voiture le lui permet. Sa détente étant vive devient une vibration, so prolonge ot le ressort dépasse sa position initiale, c'ost-à-diro celle qvi'il occupait avant I aplatissement ; cette détente soulève la voiture. La conséquence est qu'avec un ressort souple et élastique, au lieu t|ue le choc soit ressenti au passago de la bo:^se, il l'est au delà, à cause des oscillations brusiiues du ressort vibrant par suite du choc. Il faut donc pour supprimer complètement lo choc, empêcher la vibration uhéricuro du ressort. On y arrive eu freinant les défor-
mations du ressort. Ce frein oppose une certaine résistancô aussi bien à la flexion qu'au redressement du ressort; il est incapable d'empêcher les déformations au moment, du passage de l'obstacle, mais il s'oppose à ce que cett« déformation soit suivie d'une vibration. Si lo frein est assez énergnjue le ressort reprend sa forme initiale et s'y arrête.
Plusieurs sysicmcs ont été imaginés. Les phis simples sont à friction. Ils opposent une résislaneo constante aux déformations, et par conséquent leur présence diminue la soujdesso do la suspension pour l'amortissement do très petits chocs.
On a reiM'oché à ces systèmes de s'opposer au soulèvement brusque dune roue par un obstacle et de transmettre ainsi une partie du choc à la carrosserie. Un deuxième type a été alors créé qui oppose une vive résistance au retour rapide du ressort à sa position moyenne et au contraire le lai-îso s'aplatir facilement.
Enfin, un troisième type, le plus parfait en théorie et peut-être en pratique, oppose une résistance variable aux déformations du ressort, cette résistance étant d'autant plus grande que cette déformation est plus rapide.
Au premier type, simple friction, apparlienoent le Truffault, le Sanz, etc. Ces appareils figurent un compas dont les deux branches sont reliées l'une au châssis, l'autre à l'essieu. Les déformations du ressort de suspension ouvrent ou referment ce compas, dont la tète serrée par un écrou ne joue qu'avec un grand frottement. A ce type se rattache aussi le système Lemoine (fig. 5), qui consiste simplement à placer une longue lame de ressort L par-dessous les lames courtes, et à la serrer aux extrémités sur la maîtresse lame par des colliers C. Dans une oscillation du ressort les lames glissent lune sur l'autre et étant serrées "^^s— ^.^ W frottent en môme temps, ce qui les amortit. Haunoyer ^
réalise ce frottement entre p,,r c.
lames (fig. 6) avec son ressort anti-choc \V, ressort à lames plus faibles que le ressort principal R, courbé en sens contraire et serré de force sur la lame maîtresse.
Au deuxièaie type appartient le système Edo (fig. 7j : une longue vis avec filet très allongé possède une tête conique T logée dans une crapaudine C fixée au châssis. Un écrou E est fixé au ressort quand le ressort se soulève, l'écrou E fait tourner facilement la vis grâce au filetage très allongé, et la vis tourne aisément sur elle-même un pivot étant ménagé sur sa tête. Au contraire quand le ressort se détend, il ramène E vers le bas, et la vis tourne alors en s'appuyant non sur le pivot mais sur le cône inférieur de la tête qui est garni de cuir, frotte vigoureusement dans la crapaudine et s'oppose au retour rapide du ressort.
Ce troisième type, réalisé par Krebs, par Renault, etc., est un frein hydraulique, analogue à ceux des canons ; le refoulement d'eau ou plutôt de glycérine par des orifices étroits freine co ressort. On sait que dans ce cas la résistance croît comme le carré de la vitesse de déplacement.
Pour terminer, signalons qu'on a déjà essayé, avec succès parfois, d'employer des ressorts à boudin au lieu de ressorts à lames, à'cause de leur légèreté plus grande. Enfin, un inventeur a même expérimenté une suspension pneumatique, bien que la vraie place du pneu soit plutôt autour des roues.
SuSSET, comm. du département de la Côtc-d'Or,arrond. et à 56 kilom. de Beaune, au-dessus du Serein, sous-affluent du Rhône par la Saône ; 700 hab. Intéressante église, dont les parties les plus anciennes remontent au xif siècle.
SusvUiLE, comm. de l'Isère, arrond. et à 37 kilom. de Grenoble, au-dessus de la Jonche, affluent du Drac (bassin du Rhône par l'Isère) ; 670 hab. Important gisement d'anthracite ; scieries niécaniques.
SUTTEE OU SUTTIE n. f. V. sÂTr, au t. VIL
SÛTTNER (Bertha Kinskt, baronne de), femme auteur et pacifiste autrichienne, née à Prague en 1843. Fille du comte Kinsky, feld-maréchal et chambellan de l'empereur d'Autriche, elle épousa en 1876. contre la volonté d© sa famille, le baron de Sùttncr. Le jeune ménage s'exila à Tiflis, où le mari gagna sa vie comme dessinateur, la femme comme maîtresse de piano et de langues. Ils ne revinrent qu'au bout do dix ans et s'établirent dans la Basse-Autriche.
Siittner était un écrivain de talent; sa femme, à son exemple, entra dans lacarriére littéraire et.
(I.uiée de qualités remarquables d'observation et d'un don d'exposition qui communique ia vie à ses récits, elle a produit des romans qui obtinrent du succès.
Citons: un Méchant homme (1883); /nvcntaire d'une âme (1883); un Manuscrit l 1883 ) : ^igh Life (1886); Damcha Dormes (1886); Ecrivain ( 1888 ) ; Comédies racontées (1889); l'Age de la Machine (1801); etc. Mais aucun de ces ouvrages n'égala la notoriété d'une étude sur la pacification générale publiée en 1889,
sous le titre do Has les armes! histoire d'une vie, et qui fut traduite dans toutes les langues. I^ baronne de Siittner songea alors à étendre encore son action en créant en is'.»?, à Dresde, une revue qui devint l'organe du bureau international de la paix, et qui porta le même titre que son roman. Amie d'Alfred Nobel, avec qui elle entretint pendant plus de vingt ans une correspondance des plus intéressantes, elle entreprit avec succès sa conversion aux idées pacifistes. Aussi le Siorihing suédois décerna à la baronne do Siittner le grand prix Nobel pour la iiaix (1905), qui, suivant les volontés du fondateur, doit éire réservé • à celui qui aura fait lo plus ou lo mieux pour l'œuvre de la fraternité des peuples, pour la sup-
Fig. 7.
ïi. do Sùttncr.
pressioD et la réduction des armées permanentes, ainsi que pour la fonnaiion et la propagaiiuii des coiit'rés du la paix ». Klle est présideniu de la Société pour la paix et vice-présidciitu du bureau tutornational de la l'aix & Berne. On a traduit eu français : A bai le$ arme» (IS'^U;; High Life (1901); Souvenirs de ta (juerre (1905).
SUTTON, bourg des Etats-Unis (^Massachusetts [comté de Worcestcr]), sur le Blackstono Kiver, trilmlairo do la baie do .Narrat^'ansetls ; 3.328 bah. Fal>ricaiion d'étoffes de laine et de roion : scieries inccani4ues.
SuTTON-BRIDGE. bourg d'Angleterre (comté de Lincoln;, sur lo Nuri, tributaire du \\ atih : 2.300 liab. Houille, bois. Los environs, trc-s fertiles, sont de véritables polders conduis sur lo Wasii.
SUVERETTO, comm. d'Italio (Toscane [prov. de Piso ^circondario de Voliorra]}, à ouelque distance de la Cornia, tributaire de la mer Tyrrhenienne ; 3.000 hab. Cbapellerio, sériciculture.
3VABITB n. f. Arséniato hydraté naturel do chaux.
SVAMPA (Domonico), cardinal italien, né à Montegraiiaro ,'liocèso do Ferrao) en 1851. Professeur au séminairo do Forme on 1879, à l'ApolIinairo, à Romo. en 1882, il fut élu évéquo do Forli en 1887. ot promu à larchovèctié do Bologne en 1894. Léon XIII lo créa cardinal la mémo année : il avait r|uarantc-trois ans. Dix ans après, en 1904, lo roi Victur-Knimanuol II visitait Bologne, 4|ui fait partie des Etats puntiiicaux enlevés au papo par Victor-Emmanuel on 18ôO. Ou remarqua beaucoup que lo cardiual Svampa reçut ofliciollement lo roi et assista au banquet donné on son honneur. Lui-même, après entente, bénéticia d'un uécrotqui no s'observait plus dopuis trentedeux ans ot on lui rendit les honneurs dus aux princes du sang. On vit là comme un essai ou un espoir do rapprochement, donné à la fois par la monarchie italienne et par la papauté.
SVART (Pedor Pelrus Andreao Niger), évéquo ot historien suédois, mort à Vesterâs en 1562. Chapelain do Gustave ^Vasa (1548), évéquo de Vestoràs (1556). il assista aux derniors momenis du roi, et pronon<;a aux funérailles uno oraison funèbre qui nous est parvenue. Ou lui a longtemps attribué à tort l'Histoire des anciens évéques de \y esteras éditéolpar Stiernman en 1744); la critique moderne a prouvé ^u'il était l'auteur d'une « Chronique do Gusiave vVasa ■ lucomplôto (elle s'arrête à 1534), mais précieuse, parce qu'elle renferme les confidences du vieux roi.
SVATEK (Joseph), écrivain Ichèaue, né et mort à Prague (1H25-I897). Issu d'une famille [>ourgeoise, il lit ses études à l'Ecole polytechnique de Prague, débuta de très bonne heure dans les lettres, et fut de ceux qui, après les événements de 1818, jpropagéreut les idées nationalistes par la littérature. D'abord rédacteur au : Temps» (Cas), il fonda, eu isee, le Journal de Prague (Prazky Dennik), devenu (rôs populaire, et, à partir do 1895, il dirigea lo • Journal officiel de Prague « iPrazské Noviny), on langue tchèque. La littérature hisiori(|uc nationale perd en lui un infatigable et précieux représentant, qui pendant toute sa vio étudia aux sources mémos le passé de son pays, notamment le xviL* siècle. Ses romans historiques, où il a dépeiut en particulier Tépoque rodolphienne, lui valurent uno popularité considérable. Il publia en dernier lieu la Chroniqtie tchéco-morave de K. U. Kap.
SVENDSEN (Johann Sovcrin), violoniste et compositeur norvégien, né-à Christiania en 1810. Elève du Conservatoire de Leipzig, il entreprit un voyage artistique en Danemark, en Ecosse, en Angleterre, puis en France, et séjourna deux années à Paris, où l'on assure que. pour vivre, il entra commo violoniste à l'orchestre do l'Odéon. Enfin, de retour à Leipzig, il accepta la direction des concerts do la Société Euterpe (1871-1872), après quoi il devint directeur do la Société de musique à Christiania. En 1877, il recommença ses voyages, alla passer un hiver à Rome, do là il s'en fut à Londres, puis fit un nouveau séjour d'un an et demi à Paris. En isso, il reprit son poste à Christiania, et enfin, en 1883, devint chef d'orchestre de la cour à Copenhague.
Parmi ses œuvres nombreuses, dignes d'intérêt et souvent originales et savoureuses, il faut citer surtout une symphonie ; une ouverture pour 6'iyurrf Slembe do BjÔrnson ; un concerto de violou et un concerto de ^"ioloncelle avec orchestre ; une Mnvche funrbre pour Charles XV; Marche solennelle pour le couronnement d'Oscar II; quatre Itapsodies norvégiennes (orchestre); le Carnaval à Paris (orchestre); Polotiaise de fête (orcliostre); Fête nuptiale à Dèvre (orchestre) ; Marche humoristique (orchestre); Zroaxde, légende (orchestre) ; ouverture de Homéo et Juliette; deux quatuors, un quintette et un ottetto pour instruments à cordes; enfin, un certain nombre de mélodies vocales avec piano.
*SVEN Heoin i^ou mieux Hedin Sven). voyageur suédois, né à Stockholm en 1S65. — La seconde partie de la relation du voyage exécuté de 1899 à 1902 par cet explorateur a été traduite et résumée par Charles Rabot, sous le titre de Vers la ville interdite (1903) ; quant à ses résultats, ils ont été publiés à Stockholm, sous le litre de Scientific Hesults o( a Journeg iu Central Asia (1899-1902).
SvERDRUP (Jean), homme politique norvégien, né au château do Jarisberg (Norvège méridionale) on 1816, mort à Christiania en 1892. Il étudia le droit, puis s'établit avoué à Laurvik. En 1S51, il entra au Storthing. auquel il ne cessa d'appartenir depuis cette époque. D'une activité inlassable, il créa dans cette assemblée un parti radical qui exerça uno influence marquée sur les paysans et qui finit par grouper sous son drapeau la majorité du Siorthing. Président do ce groupe on mémo temps que président du Storthing, Sverdrup entreprit do réduire la royauté à un simple poste honorifique et engagea dans ce but une lutte incessante. U obtînt l'admission des minis-
Sren Hcdin.
très au Storthing nui avait été refusée jusque-là (v. Noa- \hiK. au t VIj et labulition du Vfto r»yaï. Mis à la léte du nllul^tére on Ih»t, il mécontenta ta fraction avancée de son parti, qui lui reprochait de l'inertie et qui, finalement, t)0 sépara do lui ; il dut alors, pour se maintenir au pouvoir, latre des concessions au parti conse^^'atcur, qui, fortifié aux élections de 1888, le força à se retirer (1889;; un ministère conservateur Stang-Gram lui succé^da. — .Son nevou, Jacou Sverdrup, évéque ot homme politique norvégien, entra comme ministre des cultes dans lo cabinet radical do 1884. Il prit une certaine influence sur son oncle, et c'est lui qui l'entraîna vers le parti modéré. En 1895, Jacob Sverdrup entra dans le ministère llagerup comme représentant des modérés; il en sortit en 1897, et fut nomme peu après évéque de Bergen.
SvETZJ\. (Caroline), femme de lettres tchèque, née en 1830, morte en l«yy. Svetla est un pseudonyme littéraire. Elle s'appelait en réalité M»' Mizak. On lui doit un gran<l nombre de romans et de nouvelles, dont le sujet est généralement emprunté â la vio du peuple tchèque : la Crouau bord du ruisseau, un Ponione villageois, Trop tard, le Favori de son peuple, le Feu follet. Elle a aussi écrit pour les enfants, et pris part au mouvement féministe en Bohême.
SviATOPOLK MiRSKT (Dimitri Ivanovitch. prince), général russe, né en 1825, mort en 1899. Il prit part aux frucrres de Crimée et du Caucase, à la guerre contre les Turcs (1877-1878) et se distingua à la pnso de Kars. Il fut pendant quelque temps gouverneur do Kharkov.
SviATOPOLK MiRSKT (Pierre Dmitriévitch), administrateur russe, fils du précédent, né en 1857. Il embrassa la carrière militaire, prit part d'une façon brillante à la guerre russo-turque de 1877, et devint en 1880 colonel d'état-major. Quatre ans après, il quittait ses fonctions militaires pour entrer dans l'administration. et était successivement nommé gouverneur de Penza et d'Iékatérinoslav. Lo ministre de l'intérieur Sipiaguine. dont il était l'ami, le nomma à Saint-Pétersbourg chef du corps des goudarmes, poste qu'il abandonna, après le meurtre do Sipiaguiue, pour le gouvernement de Vilna. Dans cette dernière fonction, il seff'orça de faire preuve de libéralisme à l'égard des Polonais: et sa réputation d'esprit éclairé et ouvert lui valut d'être appelé à la succession do Plehve, qui venait d'être assassiné par les révolutionnaires (sept. 1904). Au ministère de l'intérieur. le prince Sviatopolk Mirsky montra des idées libérales. et essaya do prévenir, par d'intelligentes réformes, la révolution qu'il voyait imminente et proche. Peu enthousiaste de la réunion d'une Douma, battu en brèche par la grande influence de Pobiedonosizcf, il ne réussit pas à maintenir l'ordre à Moscou, à Kiev et â Saint-Pétersbourg, et dut au bout de quelques mois abandonner le pouvoir. Le prince Sviatopolk Mirsky a épousé la comtesse Bobrinsky, qui s'est acquis un certain renom par ses recherches en iiiaihéniatiques et par ses relations litttéraires avec Tolstoï.
SviSLOTCH, Ijourg de Russie (gouv. de Minsk dislr. de Bobrouiskjt, sur la rivière homonyme, à son confluent avec la Bérézina (bassin du Dnieper;; LOOO hab. Port do rivière très actif; pêcheries; commerce de céréales.
SwALMEN, bourg du royaume des Pays-Bas fprov. de Limbourg [arrond. do Ruremondoj), sur lo Swatm, affluent de la Meuse ; 2.500 hab. Elevage. Aux environs, gisements de houille.
SWAMPSCOTT, bourg des Etats-Unis (Massachusetts 'comté d'Kssex'). sur la baie de Massachusetts; 4.548 hab. Petit port do pêche et do cabotage assez actif; toile à voile ; bains de mer.
SWAN (lac) ou lac des Cygnes, lac du Canada (Manitoba), dans la Prairie. Il se verse par une courte rivière dans le lac Winnipegosis ; près do 22.000 hectares.
SWANGA n. m. V. NKWANGA.
SWANTON, ville des Etats-Unis (Vermont [comté de Franklin^; 4.000 hab. Fabriques.
SWERTCHKOF (Nicolas Yegorovitch"*. peintre russe. né à Saint-Pétersbourg on 1817. mort à Tsarkoié-Sélo en 1898. Il s'est fait une spécialité des scènes do chasses et acquit uno vogue considérable. On a vu de lui aux Salons de Paris : Chasse-neige ou Chevaux de poste attelés à vn kibitka {1859} ; une Foire aux chevaux dans l'intérieur delà liussie ; le lie tour de la chasse à l'ours; Station de chevaux de poste; etc. Membre do lAcadémie des beauxarts de Saint-Pétersbourg, professeur à la même académie, Swertchkof a souvent aussi exposé â Londres.
SwiLCZA, bourg d* Austro-Hongrie (Galicie [cercle de Rzeszow]), sur un sous-affluent lointain du Danube par le Vislok et le San; 2.500 hab. Fabrication de toiles; commerce de céréales et de bestiaux.
*SwiNBURNE (.Mgernon Charles), poète anglais, né à Londres en 1837. — Il s'est montré aussi un critique remarquable, et sa prose rivalise en éclat et en force avec ses vers. Dans cet ordre d'idées, il faut citer : William Blake, essai critique sur un curieux poète du xvin* siècle (1867); George Chapman (18751; a Study of Shakspeare (1879^; a Study of Victor Hugo (1886\ ou éclate son admiration pour lo poète français; a Study of Ben Jonson (1889); Sludies m prose and poetry (1894). Dans ces dernières années, il a présidé à une édition collective de ses poésies en SIX volumes, et a publié un nouveau recueil de vers sons ce titre : a Channel passage, and other poems, œurre digne en tout point de la maturité d'un talent qui, quarante ans auparavant, lui inspirait les Poèmes et ballades. Il a aussi donné en volume pour la première fois un roman par lettres, écrit lorsqu'il avait vingtquatre ans. et qui avait paru en feuilletons, sous le pseudonyme de Mrs. Ho- R.\CE Manners. dans "le « Tattlor i de 1877. Ce roman par lettres, s'il a les défauts inhérents au genre, n'en montre pas moins chez l'écrivain un art reuiarcjuable.
SvnSTAKA (sviss) D. m. Sifflet en terre cuite, en usage en Russie. (U figure grossièrement un oisean et il est percé latéralement de deux trous, ce qui permet de donner trois intonations différentes.)