‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 313 sur 363 · TI CHEVILLE · texte numérisé non relu

TI CHEVILLE

TlMÉLllDES

TlCHEVlLLE, coiiuiî. du «lêp. 'In l'Ornr (arrorul. et A lï) kilom. dArgouiaii), sur la Touiiucs, triliuuire do la Manche; 410 hab. Inloressaiito ëylisc. doiu U-s parties les plus ancieuncs romouieût au xv biccle. lilovagc.

TiCHITT, ville do la Maurilaiiio, dans le Tagant. au milieu d une fertile oasis et non loin de l'oued Merga : ■i.OOO hab. environ, de nationalité bcrbi-rc. sédentaires el agriculteurs. Justju'on laoo, coito irancjuillo population était constamment razziée par les tribus arabes voisines: pour mettre lin à ces incursions, les liabitanls demandèreot l'installation d'un poste français au milieu de l'oasis.

TICTAQOER (AV) V. n. Faire entendre un o tic lac >• . L'horlofje riCTAyUAiT itres de la fenêtre.

TlDJIKDJA ou TlDJ-KADJA, oflicjellemcnt FORT- COPPOLANI (du nom de l'administrateur ijui y lut ass.issiué en iyû4). ville de la Mauritanie centrale, dans le Tagant, sur les bords do l'oued Mcrga; O.ouO liab., géuéralement sédentaires et agriculteurs. Magnili-iuo palmeraie, sètendant le Ion" de l'oued Merga, sur une longueur do douze à t)uiuzo Kilomètres. Cultures do blé, mil, orge; élev;i"0 do moutons et de chameaux. Commerce important : ïidjikdja est eu elfet le point de passage pour les caravanes de sol qui se rendent de la sebkha didiil, dans l'Adrar, au Soudan. Tidjikdja, ville loit ancienne, était la principale ville de la tribu arabe des KouuUhs, lesquels en fureut chassés, en 1880, par les Douaichs sous la conduite de i3akar-ouId-Ahmed, qui en lit la capitale du Tagaut.

TiEDGB (Christophe- Auguste') , poète allemand , no à Gardelegeu dans la Vieille-Marche en 1752, mort à Dresde en 1841. Il fît ses études de droit à Halle, fut secrétaire du collège provincial de Magdebourg, puis précepteur. 11 mena uuo vie nomade, tour à tour établi à Magdebourg, llalbersiadt, Qucdhnbourg, Berliu, Halle et Dresde. A partir de 18i>;(. son e.vistence errante se tixe : il se lie d'une amitié sentimenlale avec la baronne Elise de La Hecke, dont il devient le compagooo inséparable et qu'il ne quitta plusjusquà sa mort. Il l'accompagna dans ses voyages eu Boliéme, en Autriche, en Italie et, quand elle se fut établie à Dresde, il demeura porte à porte avec elle. En mourant {1833), sa protectrice lui légua une rente qui lui permit de couler en paix le reste de ses jours. Les œuvres de Tiodgo jouirent jadis dune grande vogue, mais sont complètement oubliées de nos jours. La plus connue est son poème philosophit(ue Uranie (1801), consacré à chanter le système de Ivant et dont il existe une traduction française.

TlELEMANS{Jean-François\ politique et jurisconsulte belge, né à Bru.\olles en 1799. morl â Ixelles en 1887. Avocat, il défendit la cause libérale dans le " Journal de Gand » (18271, fut nommé référendaire au département des relations extérieures et, accusé avec son ami de Potier de complot contre la sûreté de l'Etat, fui condamné à sept ans de bannissement (avr. 1S30). Après l'émancipation de la Belgique (sept.), il revint à Bruxelles, fut élu député au Congres national, y munira des velléités républicaines, devint ministre de l'intérieur i^févr.-mars 1831) et se distingua par son énergie. Il exerça ensuite les fonctions de gouverneur d'Anvers et de Liège, de conseiller 0834), puis de président à la cour de Bruxelles, et se retira en 1872. Il avait contribué à la fondaiion de l'université libre de Bruxelles et y professa longtemps, avec éclat, le droit administratif.* Il a laissé : la Liberté de la presse (1827); la Jiesponsabilité ministérielle (1827) ; l'Union et la Constitution (1832); /lépertoire de l'administration et du droit administratif {IHH-ïSdô).

XlELING OU TiÉ-LINE. localité de l'empire chinois (Mandchourie), sur la ligne ferrée de Moukden à Kliarbine, et à quelque distance de la rive gauche du Liao-Ho ; ce fut, après le riésastre de Moukden, le principal centre de ralliement des armées russes de Kouropaïkine.

TiEMANN ^Jean-Charles-Krédéric), chimiste allemand, néàRubeland,dans le Harz, en lS4S,mortà Mérau en 1S99. En 1866, il étudia la chimie et la pharmacie à l'Institut technologique du duché de Brunswick, sous la direction des professeurs Oito et I. Knapp. Tiemann se rendit à Berliu, où il travailla dans lo laboratoire do W. HotTniann et, dès 1870, les Berichle der Dentschen Chemischen Gesellschaft publiaient ses premières recherches sur de nouveaux dérivés de la guanidine et sur la préparation des acides dinitrobenzoïquo et triniirobcnzoïque eu partant des nitrotoluènes correspondants.

Nommé préparateur du cours d'Hofmann la mémo année, il fut bienlôt apiielô .^oiis les drapeaux et tit la guerre franco-allemande en qualité d'adjudant, jtuis de fieuteuant d'infanlorio. A sa rentrée dans son pays, il devint privatdocont en 1878, puis, quatre ans pins tard, professeur ordinaire. On lui doit cent i|uatre-vingt-cinq mémoires scientifiques, publiés dans le « Bulletin de la Société chimique allemande « . Il prépara artiliciellemont la vaniUine, en collaboration avec \V. Haarniann, en s'inspirant des travaux de Kubel relatifs à l'action des acides sur le glucosido renfermé dans la sève des conifères. Il réalisa ensuite avec le mémo collaborateur la svntlièse totale delà vanilline en partant do l'acide protocatt^cliiquo. D'autres synthèses non moins importantes suivirent bientôt ce remarquable travail. Telles sont colles do l'acide caféiquo 01 do l'umbelliféronc.

\\ entreprit ensuite et poursuivit durant sept ans une longue suite de recherches sur les terprues. Il a découvert lo i)arfum appelé Yionuue. En étudiant lo parfum contenu dans la racine d'iris, l'ironc, et en clieri-hant à le préparer en partant du citral. il réussit i obienir non pas l'irono elle-même, mais une substan'*e anajogue, l'ionome, qui possède un arôme très lin. ICn raison de leur portée pratique, ces travaux de Tiemann sont les pins connus; citons encore iiarmi ses travaux les belles recherches entreprises avec Semmcicr sur lo groupe do limonènc.

Pondant quinze ans, il fut lo rédacteur en chef des Derichte do la Société chimique d'Allemagne.

TiENHOVEN (Gysbert Van), homme politique hollandais, né à De Werken ««n Sleowyk en 1841. Il lit ses études en droit A Utrecht. fut successivement référendaire au ministère do la justice, professeur à l'Aihénèo d',\nister- <lam. échevin. membre des Etats provinciaux, de la Chambre des députés, bourgmestre d Amsterdam eu U79 ot

Tiou-kou:A,|)rolllclel'inslruinrnt.

membre do la première Chambre en 1880. En 1891, la reine régente le chargea de former un cabinet, où il prit le portoieuille dos atfaires étrangères, qui dura jusqu'en 1894. En 1897, il fut nommé cmmissaire royal de la province de la Hollande septentrionale.

TIEN-KOU n. m. Tambourin chinois , fait d'un disque de bois percé dans son axe et recouvert des deux côtés par une membrane.

TIERÇAGE n. m. Autoni.

Mise LMi place dos segments d'un moteur à exiilosion sur le piston. (Il y a généralement trois segments sur les pistons, et on les place de façon que les joints de ces segments soient à un tiers de circonférence les uns des autres.)

TiCRGELIN (Louis), poète cl auteur dramatique français, né à Rennes en 1849. Il débuta par dus proverbes en vers ; L'occasion fait le larron et L'habit ne fait pas le moine (186s), et publia en 1873 son premier recueil de poésies, les Asphodèles. Ses œuvres dramatiques sont assez nombreuses ; les Juls de Jean V (5 actes, 1878); les ^oces du Croquemort (1 acte, avec Henry Bron) ; Marguerite d'Ecosse {\ acte, 1881); l'Heure du chocolat (1882); Corneille et Jiotrou (l acte, 1884); Arthur de Bretagne drame en 4 actes) ; Fethlëne (drame lyrique avec musii|ue tlo Guy Kopartz) ; le iUre de Midière (l acte, 1888); une Soirée à l'hôtA de Bonrqogne (2 actes en vers); Keruzel, le Cœur samjlnnt, le Cilice, le Diable couturier (1 acte); l'Abbé Corneille; le Sacrement de Judas. Les meilleures de ces pièces sont peut-être les courtes comédies où la verve de Tauieur se trouve à l'aise dans l'emploi du vers familier. Louis Tiercelin est un de nos meilleurs poètes de terroir ; il a conserve le goût du pays breton et l'a délicieusement célébré dans ses différents livres : les Anniversaires (1887) ; les Cloches (lS9i); Sur la harpe (1897); la Jirelayne qui chante (1903). On doit encore à L. Tiercelin la Comtesse Gendelettre {l887j, et une anthologie locale, le Parnasse breton contemporain.

TiERSCH yOttol, théoricien et musicographe allemand, né à Kalbsrieth i Saxe-Weimar) en I83s. mort à Berlin en 1892. Elève de Topfer, d'Erck et de Bellermann, il devint professeur de théorie musicale au conservatoire Stern, à Berlin. Il se tit un nom par les nombreux ouvraees didacti()ues qu'il a publiés : Système et ïnéthode d'harmonie i 1868) ; Traité élémentaire d'harmonie et manuel de modulalion (1874); Cours pratique de basse chiffrée, d'harmonie et de modulation {lÂl 6); Cours pratique de contrepoint et d'imitation (1879); Manuel général de musique (1885); Manuel de l'accompagnement aii piano (1881); Abécédaire musical (1882); etc. Tiersch a donné de nombreux articles à divers journaux, la " Neue Berliner Musikzeitung n, la ■ Neue Zeitschrift fur Musik " el autres, et il a collaboré activement au Conversations Lexikon d Hermann Meudel.

TiETJENS (Thérèse-Jeaune-Alexandra Titiens. dite', cantatrice dramatique de famille hongroise, née à Hambourg en 1831, morte à Londres eu 1877. Elle était douée d'une voix superbe, qu'elle gouvernait à son gré, et que venait aider un sentiment pathétique plein de puissance et de grandeur. Après avoir débuté en 1S49, à Hambourg, avec un succès éclatant, elle passa plusieurs années â Francfort, obtint pendant deux ans de véritables triomphes à Vienne, puis enfin fut engagée au théâtre italien de Londres, qu'elle ne quitta plus que pour faire une courte apparition à l'Opéra en 1863, et pour uue brillante tournée en 1875 aux Etals-Unis. Pendant près de vingt ans, M"°« Tietjens fut la gloire et le soutien de la grande scène italienne de Londres, où sa renommée fut immense. Son répertoire, vaste et varié, comprenait une foule d'ouvrages, des styles les plus divers : les Buguenots, Don Juan. Lucrczia Borgia, la Favorite, les Soces de Figaro, la Flùfc enchantée , À'orma, le Freischùtz , Fidelio , Sémiramis , Faust, Lohengrin, etc.

TiFFANY (Charles Lewis), orfèvre américain, né à Killingly tCounecticut), mort en 1902. D'abord employé ;\ la manufacture de son père, il fonda en 1837 à New-York une maison d'articles de fantaisie, à laquelle il joignit l)icntùt le commerce des objets de curiosité et d'Orient ; |)nis la verrerie de Bohême, les porcelaines et les diamants. Mais sa maison devint bientôt célèbre dans le inunde entier pour l'argenterie. — Son fils, Louis CoiMPort Tiffany, né i New-York en 1848, se consacra à la peinture, fut élève à Paris do Léon Bally, voyagea en Europe et en Afrique, et devint associé (1871), puis membre (1880) de l'Académie nationale de peinture. Parmi ses principaux tableaux, nous citerons: Marchand de fruits sous la digue, à ÎVitssau (1870); Dîner de chasseur et scène de la rue à Tant/er (1872); Nuages sur l'Hudsnn (1874); Etude à fjnimperll»',':); un Repos laborieux (1878); etc. On lui doit de nombreuses aquarelles. Il s'est aussi distingué dans l'art décoratif et a exécuté do nombreux dessins pour la verrerie (|u'il a fondée en 1879.

TIFFANYTTE {ti-fa) n. f. Hydrocarbure du diamant. TiGNiDiK, bourg du Sahara iTidikelt [dislr. d'Aoulef ); jdo hab. l'almoraies , culture de céréales.

Tigres, groupe marbre, qui a valu à Georges Gardct la médaille .l'honneur au Salon de 1898.

Le couple est présenté dans une attitude de c om bat.

Tanilisque l'un surveille, l'aufe s'apprête àdéohirerrennomi. L'énergie des fauves est incluse dans ces deux souples silhoneties, dont Tigres, groupe marbre de OarJct.

la force est révélée par la carcasse osseuse et les muscles saillants.

La présente œuvre, ayant pour vis-à-vis un Croupe de li"ns,a été placée dans le célèbre parc du cliàleau de Vaux-lc-Vicomte.

TI-KIN n. m. Violon chinois, monté do deux cordes de soie. (La caisse sonore est faite d'une noix percée d'ouvertures, servant d'ouïes ; la tal)lc d'harmonie est en bois.)

TlKIRT, localité du Maroc, sur l'oued lonnil. sous-affluent de l'oued Draa ; 3.000 hab., appartenant À la tribu des A'it-Zaneb. Culture du dattier, des céréales. Elevage.

TlKKANEN (Johan Jakob) , historien d'art Hnlaudais, né à Helsmgfors en 1857. • Doccut " ;X884), professeur extraordinaire d'esthétiuue et d'histoire de l'art il897j à l'université d'Helsingfors, il s'est acquis uue réputation européenne par SCS nombreux travaux relatifs à l'histoire de l'art et spécialement de l'art du moyen âge : dcr Malerische Styl Giottos (1884); die GenesisuiusaiUen in Venedig und die Cottonbible (1889); liie Psalterillustratwn im Mittelalter (3 parties, 1895-1900); etc.

TILASITE n. f. Arséaiate naturel fluorifère de chaux et de magnésie.

TILXQOA n. m. Genre de reptiles sauriens, de

la famille des scincidés, comptant cinq espèces répandues de la Malaisie à l'Australie.

— Encycl. Les tiliquas sont dis grands scinques allongés, à longue queue, à membres courts pcntadactyles;

Ti-kin.

Tiliqua.

leur livrée, jaunâtre ou olivâtre, est variée de brun; ils vivent sur les arbres et se nourrissent d'insectes. Le /i7tqna gigas qui se trouve de Java à la Papouasie atteint 55 centimètres de long.

*TlLLAUX (Paul), chirurgien français, né à Aulnay-sur- Odou en 1834. — Il est mort à Paris en 1904.

Tillaux (maladik dk). Méd. Variété de mammite, caractérisée par de nombreuses tumeurs, de nature tîbreuse, dans l'épaisseur de la mamelle. On confond lo plus habituellement cette maladie avec la maladie kystique de Reclus. V. Reclus {maladie de).

TiLLET, comm. de Belgique (prov. de Luxembourg [arroud. de Bastognej ; 1.220 hab. Scieries; huilerie.

TILLÉTIE n. f. Bot. Genre d'ustilaginées, dont une espèce produit la maladie connue sous le nom de cnrie du ble

— Encycl. Les spores se forment à l'intérieur du grain de blé, qu'ils détruisent complètement, et à sa place se trouve une poussière noirâtre fornii'e d'une multitude de spores el exhalant une odeur très désagréable. Ce qui différencie extérieurement cette maladie du charbon, c'est que les sjiores de la carie restent complètement cachées dans les enveloppes du grain au lieu d'apparaiire au dehors.

On combat cette maladie, comme le charbon, en faisant tremper les graines destinées à la semence dans une solution faible de sulfate do cuivre.

TIMAR n. m. A<lmin. ottom.

Fief iniiitaire dont le revenu était inlérieurâ 20.000 aspres.

— Encycl. Lo soldat in- i vesti de ce fief (sipahi) en jiercevait les impôts et exerçait la juridiction sur les cultivateurs (rayas). En temps de guerre, il devait fournir un cuirassier (djèbrla'^ par c-haquo 3.000 aspres d© revenu, ot cette quotité était nommée un sabre {kilidj).

TIMARIOT [ri-o) n. m. Soldat turc, possesseur d'un timar ou ticf nnlitaire.

TIMAZITE n. f. Roche érnptivo, appartenant â la famille des diorites. et voisine des dacites.

TIMBROLOGIE \tin,ji — do timbre, Ci du gr. logos, traité) n. f St:ienco «les limbres-poste.

TIMBROPHILE ^tin — de timbre, et du gr. philos, ami) n. et adj. Amateur, collectionneur. Syn. philatéliste.

TIMELIE /i n. f. Genre d'oiseaux passereaux deutirostres. type de la famille des timéHidés. .

TIMÉUIDÉS n. m. pi. Famille d'oiseaux passereaux dentirostres. comprenant les timélies, cratéropes ot genres

voisins. — in riMKLIlhK.

— Encycl. La grande famille des timéliidés ne compte pas moins de cinq cent soixante-dix espèces réparties en cent vingt-deux genres, (pii rentrent eux-mêmes dans six sous-familles. Tous ces oiseaux sont de taille médiocre, de teintesen général rou-^sâtres. ont un régime insectivore et vivent dans les taillis, les buissons, dans les mont.ignes. Ils habitent surtout l'Asie tropicale, abondent dans llTimalava, aussi en Malaisie. on Chine et descendent jusqu'eu'Nouvelle-Zélande. (^Mielques espèces sont propres "à Madagascar, d'autres aux parues chaudes de l'Afrique : les deux seuls représentants dans l'hémisphôro boréal sont les panures do l'Europe et do l'Asie centrale, que les plus récentes classilieations raiiachenlaux timéliidés.

Suivant lo grand catalogue du Hritish Muséum, la famille des timéliidés se place parmi les passereaux (ou l^assériformes de Sharp) entre les picnonotidés et les 'roglodvtidés. On la divise en six sous-familles ; l» craïéropodiaés (gcorcs clitonyx, orthooyx, etc., jusqu'à cinclo-

Tillillie au bit- ; a. Opi aila-

qmi p.'U" la tillétic:

, c. spores de tillétic germaat.

nous, arron.-a, I ràchvi/ttî i'^i.Pf '" .'P'»'"''^, niyiopho- - B.«uoGK, : «l,a,,,, //„„,, i,.;„V w'i;{Loi.dre,, ,.03)

une statue do 1 Abondance ?: et une dédicace i,|teres-

et'^î«^^"e'û1»'i;''i/;.r'f"'/'r f"-"??"". "* * Aueun

TIMGAD — TISSOT

ISuJ^di^t=Er5HSSS^

une trauuctiou d'Horace „t n.,„l,.,,„° l'f: "• " «^i' 'Uta r.ar

Tiiugad. — i'oitc de TrajM

fauo régulante des rue. atleste un , la , rnsen blo^'ïl' tiiut, la reguiaruo disparaît.

çai^'n*e''rTitl';'^r'"°. ^■"'''^^'^^' ^ame). écrivain fran-

1 Ladinù'rfrL .a src ur ;!n;''erd"e'"?Yr'''''^ " P 1"'' ( ..00), .,,ui elas^a,c.,a xL"™ï!e"T ,„'?„' ,?a'rru/s"ïo"l"

tratioa ., au . Temps ., à la „ Mode prat„|ue «, c'ic

TiNGRY (Pierre-François), chimiste français né -l Soissons en 1713, mort à Genève en is-i \„l'\ ■

In^tl ''='"'' ''' •^"'■""' ■'<"'"'a"drr"ec ,on de&nr'.î fird'desTeUres'do' t"''""^-^'.'"' " <">'""' t™," ans plu

ia Société des arts. dont ildevint vice-président II fit lîor^ des cours publics de chimie et de minéralo'.l- et J tes,an>ent, d attacha à la chaire de chimi^Je'l'le'âdém";' fvi?, lï.n^'^J"'"'"'^''.'^^ "" ^^ "'='i^<"' de camptgnc Tin r

nmenttesel amer, qui lui valurent une médaille d'o? de

par l'Académi/de Dijon ; r-îîlfjSoV^lteT;™™" ™ Cf de peinture, les couleurs simples el composées IIM^) AL

moires . de la bocicte des curieux de la nature

l?i-,;,f° ^''?"''' «caliers conduisaient au tenip o L/èndlX.JV^° ?",^'.' une grande étendue : outre feiemX fiée, r, ' "' '^ '^"'P'"'""'. elie renfermait dautrèndi^ flces, notamment un bain et des chambres pour le pèlerin t^ontef hT''-' ^^ «"""des fouilles, beaucoup dfnscnV tion>, et dos Iragments de sculptures décoratives oui rT présentent surtout des monsucs marias ' ^

d"iv"er^THrou'ef^u^J/-\\"°'''r^^"'°'-'-^-^-'<'-"

mmsmm

- 11 est mort à Zanzibar en 1005. '"■"""J"' ^•-'S '«3.. TIPSTER tsteur' — mot aUL'l 1 n T..rf n

c.ietaux',';ar!antT""""""° "" "= ^"«^^^ "« chacua^^s

vallier. Construite dabord r)our le tir i ."^^P^aine Chec'est-à-diro le lir do guerre la eilb^ -11 ?^"'' P""™'

L appareil entier comprend trois partts princ maL •

courant passe, et aotiouno un élcctro-a nianr.b, ,^ i' indicateur: l'indice du tabk-au marquera tdace de n^^^" touchée correspondante au lic-uràt De cette mai, ère e udëdK^e '?■"""'•'' ■n.médiatement compte Tï^xac i ra'rFofs'^inrcTs riL^^ùeul"'"""^" "=^ ^ensoigoeTe^n'.'s

cî™f °^od-,fi;a;roi^^'à;;''orS;:Vr" fa'îoi'^r '.? p™-

U;o:. aux formalités aSS!^ Ju'ricrmém 'nt 'a^e't" 1 abolition du tirage au sort, q„i nest plus aniouïd-^ i

è i,^ i, , f r " "^""'l""'' «i «-Pister, lorsiiuo*^ a loi de ,sla > t\'J '""™'-^«"'' obligation du sirvice militaire' alin do designer les conscrits appelés à sen-ir dans l'in laniorio do marine et ceux destinés à la,?e parilo doTa

drci'r'anSrïrnt '-■7''°=''"' '^'^ ■"»'» <le serÇt."' a,?L'u ue cinq ans). 11 persista encore après le vote d» l-i loi h> l«.so. et ne fut aColi que par la loi du 21 mars 1905 comme I u ayant absolument plus sa raison détr"! '

TiRANIMiN, localité do iAlgérie orioniale fprov de

Çonstan 11.0;, au milieu dune passe do lAurès «sur

oued ol-Alrod ; 700 hab. Kestes do fortiaealions cous'

truites ù. cet endroit par les Romains. '"'"■'^"°'^ «""S"

TlRATELLi (Aurelioi, peintre et sculpteur italien né à Rome en 1812. Elève de laeadémio de San-LScss après s être affirmé, comme sculpteur, dans le .wi™"S?; ë RZéi^'T™ • '='"";"'-' ''■^«■''i'-os du Mexique c"n"""è e de Rome), il s est adonné exclusivement i la neinture de'p'.'ri'/" ^' " participé aux Expositions uni»?orser, le Pans en envoyant, en 1878. un i-ai/sane- en ,««•/

on cUer'a^X^'; "' '«'"'"^P'»^-" ses-'aX's œu v ^ .'

^p. ^^:^:M:zj:!:^^j:Zi"L:!ri:-^:^

TIREBOUCHONNANT(c/,o-nn„i, E adj. Offrant lasneet

boureaux, près de La Ferté-I.oupiero (Yonne) en 189? Docteur en droit et républicain sous rEmoire il fnf après le i septembre 1870. nommé préfe d^^ Ardennes et maintenu dans ces fonctions par Thiers en avr Ts", Ke oquéau 24 mai 1873. Tirman devint préfet du piv-d': ver±. " ""'? "'^• °'^'^' ^P''*^ '« '6-îlai. il fut dë^nou- \cau révoque. Apres les élections républicaines du Uoc-

Tisser And.

Kgliso du XV' siëciô.

BuT'au"''y,î'r'la''"r"^!Sre Bur^'»""-^'""' ^"""'''» f""""* 1«

..^nii:nois:^^;:;,;t^^ëî<;;:;vzï^--M--ip.

léphémero Institut aî-,-^*',-, *''"",l"'i„'=n '"o. Sorti do chargé do uiissôns %uT ''*'"' .'',<•; Versailles, il fut Suèdt orNorvegrnl^'":^l""pA''«^ HolUndo.

quil rédigoasur ces d rére,^ ^°''''' "^ '" "PP""» lui lattenfion des pouvoirt'pïï."" """'""" ="'"'"■" "' i.r!; *,'°" retour en Fraiico lis..»), il entra dans ladminisiration dos forêts de la couronne, devint inspecteur do ce service, ©t, en 1868, fut nommé a la direction des domaines dé-

1870, Il fut attaché au ministère do lagnculture comme inspecteur général. Nommé sous-directeur (1874), il fil campagne avec Risler pour le rétablissement de I Inslilm agronomique, ut place à la tête de cet éublissement reconstitué (I87(i et occupa en mémo temps le

poste de directeur du Lonsor-

vatoiro des ans -et -métiers.

Appelé en 1879 à la direction

do lagnculture au ministère

on remplacement do Porlicr il o„.

rinsiiiiit agronomiourR X; r> '"""' successeur à

■ ions. Il créa °â s a rsticfuè â'-nVofe T" """voiles fonc-

du bétail et encoiir- ov,, ,„ ^ , "^"'"t ''' «"'ce sanitaire

culture; maiL son pluTbLu tUre'dê'^^r'^ ""^'' * ''^'^'^ vcloppement quil su? donner r ^'"'"' ■■"^'«ra lo déparla fondation do nombïouse^ ! enseignement agricole culture, dirigeant cet?r/veh. '^^"'" P'"«"1''" d'agn-

Après vingt années nalsées f I-. J^^ fjrandes expositions.

depuis i^^l'" "" '""""'' '""'»" d-économie^nraTel

enT'o'^rrrr^irM-r^r/i^'"^''''^/"^ ^ .»""'-^<"'

.Vv ~ Pr'-siuent du Club dos anistes. et élabora un nlan d organisation dramatique en province. ^

Isi^'m^JÎ". ;i5''"'':l7'.v), poète français, né à Lvon en rois lu ;. , .vC'""' '''".'^"^' "" '»"• I' ^t^i' ^aiué j"

èZj,„ * ,*" i""^- " »«■•«'' '^-sui'to quelque temps de" alInJe "i ?u.t?f." ''" '"'"""^ f"' '" ^-^omlLT^Zl

rfan^^'i'sët'^JuJhr^f orp'rViâ ^ irsat'^'é'^r-n^ Idéalisme transcendant. Il perdit très pré^aturémei't la

épais brruma'rd' i,""'"'^^-' <^"" "i' "^^^^ '« soirée par\^ chà èl Bar h/i.; T *^^ "' '"'"''^ *'="'» '" lac de Neu-

gjf i^^^^^sJxTi^rt^^ ^y^^r-:

Tt éfé recuSllfL" ''r^ait jamais rassemblée en volume!

philosophe français, ne et mort à I.yon (isù-l883> a

S.^veur'-'/rfif/^''^''^ """"r 'r"'"^ ^'-•' PO*-" p!e.^s-de Iflu^'pJ " grecque; ta Locomotive; le Javelot rustique; Pelcrwage au tombeau de Jacquard, etc. • celte dernière composition fut couronnée par l'Académie Ivonnaisl.

enTS°J '■'"■'^^-^■'•'"■."i. écrivain français, né à Genève fraduc io! 3/TmP™"'''7''''«-P''"<"*''P'"'-- «'«i^sé une Pn«„nh î- X '''^""""'^'=''" «' «les travaux sur ce phiosophe. L. Tissot étudia aux universités do Genève et de c 'en Hon'g;i"„' Y'^.'f "-Stemps on Italie, en AUema^l et en Hongrie, avant do se niera Pans, où il collabora à DébaS?"*.'" ^^i;'^ V 1? ■ '''earo .iau . 'jonrnardet â la 1 Ret. . h kJ^" "*5 ^*"^ ■. à la . Revue bleue ., a la . Revue hebdomadaire ., etc. E. Tissot est dans e roman comme dans la cntique, un écriv^n essentiel dans°ses œS^T'r " ^'«s'."»' -* pour mission d'évSquIr aans ses œuvres d imagination la vie et lame des peuules élrangei-s, et de répandre, par des œuvres plus Œf tiques, la connaissance de leur littérature et de iTur civilisation. Comme romancier, il a donné ? la Dame de

TISZA — TOLNAI

l'Ennui ( 1895), qui, d'un point do vue purement littéraire. est pout-étro son clief-d'ieuvro ; Comme une rose (1897 1; les Cina Muits de la Passwn (1903); Knlre la folie et In mort (1905); le Guêpier (1900); etc. Commo crituine : tes Evolulions de la Crilinue française (1890); le Drame nnrvMen (1892); le Afonsleiir i/m /"ws<? (1902); les Humana de la vie (1905) ; etc. Il a aussi écrit des notaiions do voyage, comme : les Sept plaies el les Sept beautés de l/talie contemporaine (1900). Conférencier, il s est fait applaudir à Genèvo, à Florence, ù Bruxelles.

*TlSZA DE BOROSJENÔ (Koloman), homme d'Elat hongrois, ui :\ (Icszt (.oiiiilat de Bihav) eul830. — Il est mort â Budapest en 1902.

Titania, drame musical en trois actes, poème de Louis Gallet et André C'orncau, musique de Georges Hue, représenté à l'Opéra-Coniiquo (1903). — Le livret est mspiré do la légende do Hiion de Bordeaux. Yann le rimeur dédaigne Hermine, dont il est aimé. Il aspire à dos amours immortelles. Titania, l'épouse d'Obéron, et la reine des fées, visite son sommeil. Kilo l'entraine dans son palais rélcste et consent à l'aimer. Oliéron, averti par son lils Robin des inbilélités do Titania, surprend les amoureux, précipite Yann sur la terre et le condamne à mourir do iroid. Hermine vient rejoindre le poète et meurt avec lui. Tiré d'une charmante légende qui avait si bien inspiré Shakspeare et Weber, le livret est froid, sans action el sans mouvement. La partition contient des pages intéressantes, écrites avec élégance et parfois avec poésie. Le troisième acto est lo plus émouvant.

Tit-Bits, journal anglais, fondé en 1881 par sir George Ncwnes. Los articles d informations sur toutes sortes de sujets sont entromolcs d'anecdotes amusantes, d'histoires humoristiques, qui font lo succès du journal. Il parut d'abord à Manchester, puis à Londres dés 1883.

TlTL (Antoine-Emile), compositeur autrichien, né k Pernstein (Moravie) en 1809, mort à Vienne en 1882. Elève de Rieger, il s'établit fort jeune à Prague, où deux ouvertures écrites par lui pour deux drames : Torquato Tasso et le Voleur de morts, étonnèrent lo public, qui accueillit avec une grande faveur son opéra la Dame du château (1832). Une messe avec chœurs, composée par lui dans la même année, produisit une grande impression. Fixé ensuite à ■Vienne, Titl y devint chef d'orchestre du Burgtheater, oi'i il fit représenter plusieurs ouvrages : la Danse des morts. ta Part du diable, le Voile enchanté, l'Enfant des nuages. On connaît de cet artiste plusieurs recueils de lieder. *TITRE n. m. — Encyct,. Fin. Titres négociables. Ce sont les valeurs mobilières (rentes sur l'Etat, actions, obligations, parts de fondateurs) qui sont transmissibles suivant les modes prévus par la-loi commerciale, à l'exclusion des formalités prescrites par l'article 1690 du code civil.

On distingue : 1» les litres au porteur, qui sont impersonnels et se transmettent par la simple tradition manuelle : i" les titres nominatifs, sur lesquels sont inscrits les noms des titulaires, et qui sont cessibles au moyen d'une déclaration de transfert signée par le cédant et le cessionnaire sur les registres de la société ou de l'éiablissemont qui les a émis; 3° les titres d'ordre, dont la cession s'opère par endossement, c'est-à-dire par une mention de translert inscrite au dos du titre.

TiTSINGH (Isaac), voyageur et orientaliste hollandaisi né à Amsterdam en 1740, mort en 1812. Entré de bonne heure au service de la Compagnie des Iodes orientales, il devint conseiller à Batavia et fut ensuite envoyé au Japon (^1778), en qualité de chef du commerce. Il resta six ans dans ce pays. Do retour à Batavia, on le nomma gouverneur de Chinchoura, comptoir du Bengale, sur les rives du Gange. En 1794, il fut appelé à représenter sa nation, comme ambassadeur, auprès de l'empereur de Chine, qui l'invita à toutes les fêtes de la cour, mais qui refusa d'admettre le système dos Pays-Bas. Après un séjour de trentetrois ans en Asie, Titsingh revint en Europe. Il voulait publier le résultat do ses "recherches sur le japon, quand fa mort le surprit. On a publié, d'après ses manuscrits : Cérémonies usitées au Japun pour tes mariages et les funérailles, suivies de détails sur la poudre Dosia et de la préface d'un livre de Confoutzé sur la piété filiale (1819) ; Mémoires et anecdotes de la dynastie régnante des djogouns, souverains du Japon, avec la description des fêtes et cérémonies observées au.T différentes époques de l'année à la cour de ces princes et un appendice contenant des détails sur la poésie des Japonais, leur manière de diviser l'année, etc. (1820). Cet ouvrage est l'un de ceux qui ont le plus contribué à faire connaître le Japon en France. La relation de son ambassade à Pékin a été publiée sous le titre de : Voyage de l'ambassade de la Compagnie des Indes orientales hollandaises vers l'empereur de Chine en 1794-1795 (1796). La Bibliothèque nationale do Paris est redevable à Titsingli de la collection rare et importante appelée Encgclopcdie japonaise.

*TITT1, TITTY ou TYTTY n. m. — Encycl. Le titti se célèbre on grande pompe à la lîn de l'année de deuil, et la plupart du temps d'une façon très dispendieuse, ce qui llatto l'amour-propro des Hindous. Les tittis célébrés par les brahmanes sont naturellement de beaucoup les plus pompeox, et ceux des kchatriyas et des vaisyas comportent encore do nombreuses cérémonies; les soudras et les parias, étant généralement beaucoup moins riches, no le font que très modestement; seuls, les siva'istes s'abstiennent complètement do ces pratiques, qui n'ont pas de sons pour eux, puisriu'ils no croient nas à la métempsycose. Toutes ces cérémonies sont l'occasion do fortes aumônes aux brahmanes et aux temples. Dans certains cas, on doit répéter le titti tous les ans, par exemple pour la mort d'un pore ou d'une mère.

TiTTONI (Tommaso), homme politique italien, né à Rome vers 1850. Son père, 'Vinconzo 'l'ittoni, né à Marriana vers 1828, exilé do Kome en 1859, en fut ensuite député ot fut fait sénateur du royaume en 1885. Le flis, après avoir fait Bon droit ù Romo, vovagoa à l'étranger, séjourna notamment à tlxford et à Liège ot, de retour en Italie, devint président du conseil provincial de Rome. Député de Civita-Vecchia, il fut nommé par di Rudini préfet de Pôrousc, près de Naples. Ministre des atTairos étrangères dans les cabinets Giolitti (3 nov. 1903) et Fatio, il fut, à la suite do la chute do ce dernier, nommé ambassadeur & Londros. Il fut rappelé pour reprendre encore lo portofeuille don alfairos étrangères dans lo nouveau cabinet Giolitti (mai 1900).

Titurel, poème allemanddont il reste deux versions : l'une, fragmentaire, composée par 'Wolfram d'Eschenbach; l'autre, complète, <iuo l'on a longtemps attribuée à Wolfram, mais qui est l'œuvre d'un certam Albert, poète bavarois, que Ion a identitié, peut-être à tort, avec Albert de Scharfenberg. Du poème de Wolfram, nous ne possédons que cent soixante-dix strophes, dan^ lesquelles Wolfram conte lamour naissant de Schionatulander pour la lielle Siguno et, en partie, les efforts faits par ce héros pour s'emparer de la laisse merveilleuse du brachet Gardeviaz. Le Titurel de Wolfram est écrit avec la verve et l'originalité (jui distinguent les œuvres do ce poète. Il n'en est pas do mémo de 1 autre Titurel, appelé aussi Titurel le jeune, coni])osé avant 1272, ot qui est une longue et confuso histoire des aventures de Sthionaiulander, de .Siguno et do Titurel, mélangée do nombreuses données relatives au OraaI. Lo Titurel a eu, au moyen âge, un très grand succès, et est encore très estimé aujourd'hui par beaucoup do critiques.

Titus Andronicus, tragédie attribuée à Shakspeare (vers 1588), mais qui semble avoir été simplement retouchée et remaniée par l'auteur d'Othello. Titus est lo type du misanthrope farouche et cruel, et les personnages (jui l'entourent commettent des crimes si nombreux, si invraisemblables, que le « tissu d'horreurs » dont se compose cette pièce no produit qu'un sentiment de répugnance et de dégoilt. Titus est élu empereur de Rome, mais il cède le pouvoir à Satnrninus, lequel épouse Tamora, reine des Goths ; le frère de Saturninus, Bassianus, épouse Lavinia, lille do Titus. Chiron et Démétrius, fils de Tamora, deviennent amoureux de Lavinia ; guidés par les conseils du More Aaron, amant de leur mère, ils violent la fille do Titus, lui crèvent ensuite les yeux et lui coupent les doux mains et la langue ; mais ils sont dénoncés et massacrés, et Titus fait préparer avec la chair de Chiron et de Démétrius un pâté qu'il offre, dans un festin, à Tamora elle-même. Alors les crimes succèdent aux crimes, comme au' hasard ; on croit être dans une maison do fous. Titus tue sa Hlle et Tamora, Saturninus poignarde Titus, et le fils de ce dernier poignarde l'empereur. Si Shakspeare est pour quelque chose dans cette tragédie, il y a collaboré an début do sa carrière, sous l'innuence de certaines productions de Kyd et de Marlowe.

TiVANG, bourg d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat de Krassrt-Szœreny, distr. d'Oravicsaj), sur le Karas, affluent du Danube ; 2.700 hab., en deux agglomérations principales. Elevage.

TrvENIS, bourg d'Espagne (Catalogne [prov. de Tarragone, distr. de Tortose]), sur l'Ebre ; 2.000 hab. Fabrication de lainages. Scieries mécaniques. Elevage.

TlXCOKOLE, bourg des Etats unis du Mexique (Etat de Yucatan), ch.-l. do district, au milieu d'une région marécageuse, mais fertile; 9.000 hab.

Filatiire de laine. Plantations do canne à sucre.

TJÉ-TJÉ n. m. Nom de cymbales japonaises en bronze.

TOBLER (Titus), savant suisse, né à Stoin (canton d'Apponzell) en 1806, mort à Munich en 1877. Il débuta par des études médicales, qu'il mena concurremment avec des recherches philologiques et avec l'exercice des fonctions publiques. C'est alors qu'il écrivit une brochure qui provoqua la révision du code en usage dans lo canton

d'Apponzell (Rhodes-Extérieures) ;is;15-lS3i , .

en Orient, qu'il entreprit pour étudier le choléra et la peste, orienta sesotudes d'un autre côté; à la suite d'un nouveau voyage (1845-1846), dans lequel il explora surtout Jérusalem et ses alentours, il commença la publication d'une importante série de monographies précises sur nn certain nombre de localités très importantes de la Palestine. 11 retourna encore deux fois en Palestine et devint, en 1853, membre du Conseil national fédéral. Les principaux travaux de Titus Tobler sont : un remarquable ouvrage linguistique intitulé : Trésor de l'idiome d'Appenzel {liil}; Voyage d'agrément en Orient (1839) ; Topographie de Jérusalem et de ses environs (1853-1854); Ptanogrnphie de Jérusalem (1858); Bethléem (1849); Monographie de Nazareth (1862). Citons encore de lui une précieuse Bibliograifhia geographica Palestine (1867) et plusieurs éditions d'anciennes relations de voyages en Palestine.

TOCBÉ (Raoul), journaliste et auteur dramatique français, né à Bougival (Seine-et-Oiso') en 1850, mort par suicide à Chantilly en 1895. Après de brillantes études, il servil pendant là guerre franco -allemande de 1870, et débuta dans le journalisme au • Voltaire», sous le pseudonyme do Frimousse; il passa ensuite au « Gaulois o ot écrivit dans beaucoup d'autres journaux, sous des pseudonymes divers : Kscoi-ette, Raoul Tbavel, Robert Tbiel, G.v VBOCUE, etc. Il no tarda pas, d'ailleurs, à voir le parti qu'il pouvait tirer au théâtre do son style alerte et do son esprit. A partir do Chanteuse par amour, opérette qu'il écrivit avec G. Vibert (1877), il donna un grand nombre de pièces, dont la plupart eurent du succès, mais toujours en collaboration. Nous citerons : la lievue trop tôt, avec P. Siraiidin (1879), Belle Lurette, opéra-comique, avec E. Blau ot E. Blum (1880), et, avec E. Blum seul : la Bévue des Variétés (\iTi) ; le Château de Tire-Larigot, opérette fantastique (1884) ; te Petit Chaperon rouge, opérette (1885); les Femmes nerveuses (1888J ; le Parfum (1889); Paris fin de siècle; le Cadenas (1890); Voyage dans Paris (1891); M. Coulisset (189Î); le Monde où l'on flirte (1892); la Maison Tampunin (1893) ; les Moutards ; la /tieu.se (1894). On a aussi de lui quatre volumes intitulés /e.i Premières illustrées (1881-1885).

TOCHÉ (Charles), peintre décorateur français, né à Nantes en 1851. Il se destina d'abord à l'architocture, puis l'étude des œuvres do Tiepolo et do Goya détermina sa vocation de peintre. Il consacra dix années à l'exécution de fresques historiques et allégoriques qui décorent la grande galerie du château de Chononceaux. En 1887, l'exposition, A la galerie Georges Petit, d'une série de grandes aquarelles dénotant do réelles i|ualités de colorfsto ot une grande fécondité d'imagination, attira sur lui l'attoDiion. Il fut chargé do décorer l'annexe des

Tj;-tji : A, profil.

Un voyage

raacasÎDS de la Samaritaine, travail aujourd'hui disparu. On lui doit uno reman^uable copie d'une des plus belles fresques de Tiepolo: Vhmiarquevient d'Antoine et de Cléoimtre. 11 a aussi oxéciuii des caitoiis jfour vitraux.

TODATARA, lac du Canada (Keewatin); plus do

i>3.ooo licctares.

TODD (D' Alpheus), juriste et liistoricn anplo-canadion, no en 1821, mort en 1881. Il consacra sa vie a léiude du droit parleineniaire, dont il consigna les r(!>suliats dans un livre ctl^lùbre : Parliamentanj Goveni/nent in Eitylnud. hes principes posés dans la premicre (^-dition do cet ouvrage furent adoptt's en 18 il par les législateurs du Canada dès la jireniiorc séance de la « Chambre d'assemblée », lors do l'Acte d'union. Depuis, Todd no cessa do perfectionner et do compléter son travail, et l'éditioa définitive qu'il en donna en 18GG a été réimprimée en 1887 par les soins de son fils, qui l'a continuée jusqu'en 1875. Une autre édition, plus complète encore, fut dounée plus tard par .Spencer W'alpole. C'est sur celle-ci qu'a été faite la traduction française, le Gouvernement parlementaire en An(;/e/erre, publiée en 1900-1^01, avecpréface de Casimir-Perier, dans la » Bibliotliénue internationale do droit public ", sous la direction de mslx lioucard et de ilastoii .lèzo.

TOERNICH, comm. de Belgique (prov. de Luxembourg

[arrond. d'ArlonJj ; 1.100 hab. Minerai de fer.

TOEROP (Jan), peintre néerlandais, né à Java en 18G0. Il lit ses études à Leyde et, poussé par ses çoûls vers la peinture, il se rangea parmi les disciples de 1 école lapins moderne; ses premiers tableaux sont des merveilles de pointillé. En 1889, son tableau Broek in M'^aterland lo mit liors de pair. Il a fait depuis des passages, des portraits qui rappellent les primitifs. Ses figures sont idéalisées, mais elles ont un grand charme. Il a donné des tôtes d'enfant admirables.

TOFANO (Edouard), peintre italien, né à Naples en 1.S3S. Elève de Morelli. En 1878, son envoi au Salon do Paris, oii il s'est fixé, eut un grand succès. Sous le titre : Seuls! il présentait deux fiancés libérés de la contrainte des invités. Le tableau, souvent reproduit, a été gravé sous le titre : Enfin, seuls! Ed. Tofano a exécuté depuis de nombreux portraits : Portraits de jV* Charcol, de ,1/"" Adair, Jacobson, de laiy Bamilton-Campbell . On lui doit do nombreux pastels et aquarelles. Il a peint notamment, à l'aquarelle : le Portrait du /><■ Chnrcot. La Galerie municipale de Naples possède le second tableau peint par Totano : la Nonne (1865). La plupart de ses œuvres se trouvent en Amérique.

Tofano (Gustavoj, pianiste et compositeur italien, né à Naples en 1844. Elève de Golinelli, de Giuseppe Lilio et d'Antoine Coop, il devint un pianiste de premier ordre, et son jeu mélancolique, élégant et passionné, sa grande connaissance et sa vive compréhension des œuvres des maîtres lui ont valu de brillants et solides succès. Nommé en 1872 professeur de piano au lycée musical de Bologne, Tofano s'est fait connaître avantageusement aussi comme compositeur. II a donné à Bologne un opéra, Amor e sua tempo (1875) ; à Naples un ballet, Alplia et Oméga (1872), écrit en collaboration. Il a fait exécuter à Naples deux grandes cantates, et il a publié de nombreux morceaux do piano et de chant.

Togo (Heihatcbiro', amiral japonais, né à Kago-Sima île de Kiou) en 1857. Fils d'un samouraï du clan de Satsuma et d'abord élève de l'école navale de Haïkaguryo, il alla compléter son éducation maritime en Angleterre. De retour au Japon, les connaissances ainsi acquises lui valurent de passer rapidement par les premiers grades. Aussi quand, en 1894, éclata la guerre sino-japonaise, le capitaine Togo commandaitil déjà un croiseur, le Nantira, avec lequel il commença les hostilités contre la Chine, en tirant, avant toute déclaration de guerre, le premier coup de canon cont re le transport chinois Kaou- Tcliififj, qu'il coula avec la plus grande partie de son équipage. Les services rendus par Togo an cours de cette guerre lui valurent le grade lie contre-amiral, avec lequel il fut chargé, eu 1900, du commandement de l'escadre permanente organisée par le .lapon pour surveiller les côtes de Chine et rétablir l'ordre tlans les ports chinois. Puis, cette nouvelle campagne achevée, l'amiral Togo fut appelé au commandement du port de Maïzuru, l'un des grarids arsenaux de construction et d'entreiicn do la marine japonaise, situé dans la partie nord ouest de Nippoo. Kutin, quand éclata la guerre entre le Japon et la Russie, l'amiral Togo eut à commander la première ot la pins considérable escadre constituée par les Japonais; escadre avec laquelle il dirigea différentes attaques contre Port- Arthur et finalement organisa le blocus de cette placp, .Après la chute de Port-Arthur, l'amiral Togo fui mis à la i.He d'une force navale des plus considérables. Sa mission était d'observer et de combattre la grande flotte que les Russes avaient fait venir do la Baltique et que commandait l'amiral Rojestvenskv. Cette campagne aboutit a la mémorable bataille navale de Tsou-Siina (v. Tsou- Sima), qui fut pour les Japonais une victoire décisive, et valut a l'amiral Togo une situation hors de pair dans la marine de son pays.

TOKIO, planète télescopique n* 498, découverte en 190g })ar Charlois.

TOLNAI I Louis), poète et romancier hongrois, de son vrai nom IIacymasv. né à GyOrkOny (comitat de Tolna^ en 1837. mort A Budapest e'n 1902. Il fit ses étmies ;\ Nagy-KOrOs, oii il eut comme professeur le noète national Jean Arany, puis ù Budapest, et embrassa la carrière do pasteur (I8lîi-188i): mais, à Maros-Vàsàrbely, où il fut iiomiué, il ne put s'eulendre avec la municipalité; il retourna donc dais la capitale el se fit professeur. En isr.i, il publia SCS Z;a//a(/e« dans le goùi d'Arany; elles

Togo.

curent un fjranrl rotcntissemont. Le recueil flo ses Poétiea lijriquca suivii on IsiiD. lillos sont écrites dan» la langue et la forme populaires, avec force et originalité. Il y montre le côté sombre do la destinée humaine. Ce Ion caractérise aussi ses récits en prose : Tubletiui de la vie (ISOC;. On lui doit do iiomhreux romans. I,os plus connus sont : /•; Misérable ; les Seii/neuis ; le Sang noble ; Madame la baronne ; Daniel sera prêtre ; Monsieur le bourijmesire ; les Seigneurs du iitlaye; le .\ouveau l'réfet; F-u/iricWs ù rendre. *TOLSTOi iLéou-Nikolaïevilch, comto\ né à lasnaïa- Poliana (gouv. do Toula) en 1828. — Depuis Itésurrecliun (I39ii), Tolstoï n"a publié que des brocfiures consacrées principalcnieni aux problèmes de morale mystique. I,o sons critiiiuo do l'auteur de Guerre et paix est devenu do plus en plus chancelant dans le domaine do la compréhension métaphysique, comme dans celui de la conijiréhonsion pratique do la vie. Son attitude vis-à-vis de la Kdvolution russe ne s'accorda pas avec les belles théories do liberté qu'il prêchait. Le grand drame politico-social ijui bouleversa sa patrie no le laissa pas totalement iudifléreiit, car il trouva assez do verve pour railler le premier parlement russe — la Douma — et les représentants du peuple, mais, en général, isolé dans sa propriété do lasuaïa-Poliana, il demeuj-u en dehors du niouvemcnl émail. ■i|>aieur qui enveloppait tout ce qui vit oi pouso ou Kiissie.

Tolstoï (Léon), écrivain russe, troisième HIs du précédent, né on 1871. Ses premières nouvelles parurent lans les revues russes, eni891.Sa production ne s'est pas ■ ■puis intorrompuo, et on a do lui plusieurs recueils, parmi lesquels il faut citer : Pour tes enfants, et Années de famine. Il a écrit, comme une réponse à la .Sonate de Kreutzer <io son pèro, te Prélude de Chopin, qui (il grand bruit : il y expose les bienfaits du mariage et conseiîlo de so marier jeune et chaste. Sa seule œuvre de longue haleine jusqu'ici. Aspirations et apaisement, sorte de roman autobiagraphi<|ue, a été traduite en français, ainsi mio plusieurs do ses nouvelles. Il a aussi écrit |iour le tnéâtre, notamment : Nuils de folie et les Coulisses de la guerre, pièces <|ui furent représentées ù Saint-Pétersbourg. ToMASCHEK (rmiUaume), linguiste et géographe autrichien, né à Olmiuz en 1811, mort en 1901. Il fut professeur de géographie aux universités do Gratz et de Vienne. Il a publié d.ins les « Mémoires de l'Académie de Vienne » d'importants trai"?nx de géographie historique : .S'»r tes bl'Umalinettesr',salia{l 69): /'Stades sur ta géof/raptiie de la péninsule lialkanii/ue { 18S2-1887) ; la Topographie de l'Asie Mineure au moyen âge (1891) :

les Anciens Thraccs (1893-1894), etc.; Sassoun et la Itégion des sources du rijre{1895); (es Golhs en Tauride (1881^ : ta Topoi/raphie de la Bosnit . de l Herzégovine, d'Edra-Gorc des régions avoisinantes avant l parition des Slaves, dans I ■ Comptes rendus de la Soci géographique *.

TOMBAB {ton) n. m. Tambour usage à Sierra-I.ooiie, et dont la t'ormo rappelle colle d'un .sablier, dl est surtout emploj'é chez les Soussous et dos Sarracolels, qui s'en servent en le tenant sous le bras gauche, de façon à pouvoir serrer plus ou moins les cordes pour augmenter la tension, et lo frappent de la partie ronde d une baguette recourbée.)

*ToMEK (Vaislao Vladivoj), historien tchèque, né à Uialove-Ilradec en 1318. — Il est mort à Prague en 1905. On lui fit des funérailles nationales. On a publié après sa mort deux volumes d'intéressants Mémoires (1905).

Tomes (fibbi s i>k). Ilistol. Fins prolongements protoplasmiques, observés dans les canaux de l'ivoire des dents et qui dérivent dos odonloblastes. (Ils jouent un rôle évident dans la sécrétion de l'ivoire.)

TOMMY ou TOMMY-ATKINS, nom familier du simple soldat anglais.

TOM-TIT (Arthur Good, dit), ingénieur et publiciste français, né à Montivillcrs (Seine-Inférieuroi en 1853. Elève de l'Ecole centrale en 1873. ingénieur des arts et manufactures, ingénieur-conseil et expert près des tribunaux, il s'est fait connaître par de nombreux articles de vulgarisation scientiiique dans la ^ Revue encyclopédique Larousse », la « Nature », l' « Illustration .."la « Mode illustrée «. etc. Il a publie, sous le pseudonyme de ToM-TiT. un certain nombre d'intéressants recueils sur les applications de la science ; la Science amusante {ii9(>- 1891): Album pour amtiser tes petits ou les Joujoux qu'on peut faire soi-même; la lîécrèation en famille (1903); etc.

Tong-kien-kang-mou {l'Œil el la Trame du miroir des événements), l'un des ouvrages histori(|ues les plus importants do la Chine. —Cotte histoire se compose d'un texte concis, imprimé en gros caractères, dû au célèbre philosophe Tchou-hi, et d'un texte explicatif, en petits caractères, qui a pour auteur Se-ma-kouang(d'où lo titre : l'Œil et la Trame). Elle comprend ciuquante-neuf livres et embrasse l'histoire do la Chine depuis l'empereur Weï-lié-'wang (425 av. J.-C.) jusqu'à la dynastie des Youen {959 apr. J.-C). Le Tong-kien-kang-mou est ordinairement précédé de deux ouvrages do Kin-lin-tsiang. contenant l'histoire des temps antérieurs jusqu'à la dynastie des Tchéou ; ii a également pour supplément une histoire en vingt-sept livres, composée par Cnang-lou, au xv* siècle, contenant les dynasties des Soung et des 'i'ouen (960 à 13C7). 11 a été traduit en français, sous le titre de : Histoire générale de la Chine, par le P. Mailla, et publié à Paris (do 1777 à 1780) par l'abbé Grosier.

TONGO n. m. Mot employé à la pelote basque, pour designer l'acte du pelotari qni se livre à des manœuvres déloyales et intéressées, dans le but de favoriser certains parieurs.

TONGUISTA Ighiss) n. m. A la pelote basque, Joueur qui se rend coupable d'un tongo.

TONITRUANCE n. f. Qualité de ce qui est tonitruant : Protester de toute ta tonitruance de ses poumons.

^TONKIN (TERRITOIRE-^ MILITAIRES Tiv). — La Constitution <lo territoires militaires dans les régions voisines de la

Ttmibali; A, baguette.

frontière sino-lonkinoiso avait été rendue nécessaire, en 1891, par la difficulté qu'é|.rouvait l'autorité civile ù venir à bout des bandes do pirates, nombreusus et bien armées, qui parcouraient le pays. Les territoires militaires étaient au uomijre do quatre : Laiig-Son, Cao-Uaug, Ha-<iianget l.ao-hay. Mai» le régime militaire était un régime dciception, desiiné i prendre fin avec les circonstances qui avaient nécessité son établissement. A mesure que la «écuriui revint dans les contrées, un certain nombre do districts faisant partie des territoires militaires, et notamment de celui do I^ng-Son, en furent détachés, et replacés sous la direction de l'autorité civile. Par un arrêté du gouverneur général de 1 Indo-Chine en date du 28 mars 1905, le territoire militaire de Lang-Son fut tout entier rattaché à l autorité civile. Mais, pour ménager la transition, la direction et l'administration de la nouvelle province furent confiées provisoirement à un officier supérieur hors cadre, remplissant les fonctions de commissaire du gouverne-^ meut et relevant directement du résident supérieur L"n nouvel arrêté du -.'0 juin 1905 replaça aussi, an point de vue do l organisation financière, fcs 2'. 3' et !• territoires militaires sons l'autorité du résident supérieur du Tonkin à partir du 1*' janvier 190G.

— Un nouveau chemin de fer a été construit au Tonkin entre 1901 et 1900. celui de Ilaïphong à Laoka'i. Cotte voie ferrée, longue de 389 kilom.. doit être prolongée lusquen plein cœur du 'iunnan, à Yûnnansen, sur uno longueur de iuî kilom., à. travers un pays accidenté, parluis inculte et iuhabilé.

TONOGAUŒ (nii —du gr. lonos, tension, et gamot, mariagel n. f. Biol. Parthénogenèse artificielle.

— EscYcL. Les nceiils travaux des eiubrvologisles ont appris que, sous l'influence de divers facteurs (salure, desséchenient, etc.), des œufs vierges peuvent se comporter comme s'ils avaient été fécondes et donnent un emhrvoii qui poursuit quelques unes de ses phases normales. Gi'ard a montré que, dans cette parthénogenèse artificielle, il s'agit la plupart du temps duno pseudogamie osmotique, ou plutôt duno excitation tenant aux variations, par modification de l'hydratation, du tonus du protoplasme, d'où le nom do lonopseudogamie ou tonogumie, aujourd'hui adopté.

TONOMËTRIE {tri — du gr. tonos, tension, et mélron, mesure) n. f. Etude des dissolutions fondée sur la mesure de leurs tensions de vapeur, ii Syn. de ébullioscopie.

TONOSE (du gr. (ono», tension) n. f. Biol. Réaction élémentaire ou réflexe non nerveux de la substance vivante. qui se traduit par une augmentation de la tension superficielle ou, au contraire, par une diminution de cette tension. (Il y a des cas où ces variations peuvent être en quelque sorte rythmiques.;

TONOTAXIE [tak-sl — du gr. lonos, tension, ot taxis, arrangement) n. f. Biol. Modification de l'état physique du milieu agissant d'une manière attractive (ou négative suivant les cas) sur les phagocytas.

— Enxycl. On tend aujourd'hui de plus en plus à admettre que les diastases et les toxines agissent sur les corps avec lesquels elles sont en contact bien plutôt par une modification de l'étal physique que par une influence purement et exclusivement chimique. En particulier, dans la conception chimique d'Ehrlicb, on s'explique difficilement que la présence de quelques bactéries en un point d'un organisme puisse immédiatemenl déterminer une diapédése considérable et une chimiotaxio qui s'étend à des régions de l'organisme fort éloignées du point infecté (liedreska. Bordel, Mctchnikofj. Aussi certains auteurs (Perrin, Mouton, Le Dautcc) pensent-ils que l'appel des phagocytes est produit, non i>ar une substance positivement chimiotactique, mais par une tonotaxie.

TONTINE n. f. V. SOCIÉTÉ.

TOOBAK, bourg d Australie (Etat de Victoria fcomté de Bourkel). dans la banlieue de Melbourne; 6.000 hab. Lieu de villégiature très fri'quenlé par les habitants de Melbourne. Commerce de laines; filatures.

TOP-LEVER I mot angl.) n. m Fusil qui s'ouvre par nn levier en dessus, placé entre les chiens.

TOPLIKA, ville d'Ausiro-IIongric (Croatie), près d'un petit sous-affluent du Danube; 900 hab. Sources minérajos sulfurées calciques. à la température de 39° C. utilisées pour le traitement des manifestations diverses de l'arthritisme. de certaines dermatoses. On fait égalemont usage de bains de boue thermale. Les sources étaient déjà connues et exploitées à l'époque romaine, sous le nom de Constantinex Thermse.

TOPOCHIinQUE ( mifc' — du gr. /o/io», lien, et de chim ique) adj. Physiol. Sens topochimique. Sens spécial et complexe que Forel attribue aux fourmis et en général à tous les insectes. (Pour cet auteur, ce sens est localisé dans les antennes, qui sont en mémo temps lo siège d'un sens olfactif; il en résulte que par les antennes les insectes ont une véritable image olfactive de l'espace voisin, ce

?:ui donnerait la clef de leur psychologie el de celle des ourmis en particulier.) il On dit aussi sk.n5 olfactif roro-

CHl.MlgtE.

TOPOPHONE (du gr. topos, lieu, ot pliônè, voix) n. m. Appareil inventé par l'ingénieur américain Heap. et qui permet de déterminer sinon l'endroit précis, du moins la direction d'où vient un bruit ou uu appel. (Utilisé surtout en mer par les temps de brume, cet instrument se compose do deux pavillons acoustiques soudés l'un à l'autre el orientés en sens inverse; des conducteurs les metient respectivement en communication avec l'une et l'autre oreilles.)

TOPPFER (Charles', scnlptenr suisse, né i Genève en 18'30. mort en 1905. Il est le fils du célèbre auteur des jXouvelles generoises. Charles Toppfer s'était fait une spécialité du buste et du médaillon. Comme sculpteur iconique, il a laissé des œuvres de bon style et d'une intensité de vie remarquable. On cite au prcinier rang de ses ouvrages le buste de Brazza et le médaillon de Pirrre..\ndrè Soyons. Toppfer possédait une importante collection, qu'il a léguée au musée île Genève.

TOPSOË (Vilhelm Kristian Sigurd). écrivain danois, né à Skjelskoer en 1840. mort à Copenhague en 1881. Il fit à Copenhague des éludes de droit, débuta par des Esquisses publiées"sous le pseudonyme Xox dans le ■ Daabladet . organe du parti national-libéral, et des brochures politi-

Page 1