‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 314 sur 363 · TOLSTOÏ - TORONTO · texte numérisé non relu

TOLSTOÏ - TORONTO

gnes. écrivit ensuite des notes do voyage en Suisse m traucc et en Amérique (1870-1874), devint directeur du . Dagbiadot . (1872), remporta son plus grand succès avec un roman intitulé : Jaton et ta Toison d'or (1875 , bionlét suivi des Images d'aujourd'hui (1«78 , et d'une collection

de Porlraiti politiques. Observateur ingénieux d

ke.

■■an .. et

■a. ']■,: l'f.saro, la musique et

lion

.; mœurs

conu-inporaines, il possé.iait de réelles qualités ■la Corme et écrivait d'un siyfe aisé et spirituel.

TOP-WEIGHT Itop'-ouét' — mot augl. signif. poids d'en haut, a. m. Turf. .Se dit du cheval qui porte le plus fort poids dans uu handicap.

Tori:bi Luigi;, comi«isiteur et musicographie italien, né â Moudano en 1858. Il a fait ses ■ , airs

successivement à Bologne, au Conserx .les

où II fut élève de Paolo Serran «t à c ' oq

il eut de» leçons de Ja.lj Après avoir ensuite visité en Italie, devint, en 188c d'histoire de la musique au i-, c,. j,,-, puis, en 1891. professeur d histoire dt lirofesseur de composition au lycée musical do Iloloijoc Comme compositeur. Luigi Torchi a écrit un opéra la Tempesta (1875). une ouverture à'Almanzor lie Henri Heine), une symphonie et ifivers morceaux do musique religieuse. Mais son activité s'est surtout déployée dans des publications musicales intéressantes et dans 'de nombreux écrits. On lui doit, entre autres, un recueil d'A'/eoan(i canzoni ed arie italiane del tecoto xm: une Collection de pièces pour le violon composées par de» maîtres Italiens des xvii- et xviif siècles, n un recueil monumental intitulé l'Arte musicale m llalia, reconstilalion d œuvres vocales polyphoniques des xiv, xv- et xvf siècles, qui ne devra pas comprendre moins de 34 volumes Collaborateur très actif de la . Gazzciia musicale . de Milan, puis do l'excellente ■ Rivisia musicale italiana ■ de Turin, Luigi Torchi a publié surtout dans ce dernier recueil des éludes et des travaux très solides sur divers sujets, dans lesi^ucls on peut remarquer qu'il montre peu de tendresse à I égard de la jeune école italienne, à l'avenir de laquelle il ne croit en aucune façon. Il a traduit en Italien plusieurs écrits de Richard Wagner : la Musique de l'avenir. Opéra et drame, ainsi que le livre d'Edouard Hanslick : I/n beau dans la musii/ue.

TORELLI(Barbej, femme poète italienne, née vers I4TS, morte à Bologne en 1533. Elle était fille de Marsiglio. comte de Monlechiarugolo. et de Paola Secchi d'Aragone. Ses talents pour la poésie, sa beauté, sa grande fortune, son grand nom, attirèrent sur elle les regards des plus brillants cavaliers, et elle se maria, vers 1491. à Hercule Bentivoglio. gentilhomme de Ferrare. Devenue veuve en 1508. elle épousa Hercule .Sirozzi, quelle aimait depuis longtemps; mais un rival jaloux fit percer Hercule de vingt-deux coups de poignard, treize jours après ses noces. Inconsolable de la perle de son époux, elle se retira à Parme et vécut dès lors dans la retraite. Barije Torelli a laissé des épitres, des chansons, des sonnets, des pièces fugitives, dont on trouve un choix dans les Ilime scelle di poeti Ferraresi, de Bergalli (1713,.

ToRELLI iDamigella ou Domitilla Tbivci.zia. comtesse), née à Milan vers 1480. morte en 1530. Fille de Giovanni Trivulzi. sénateur de Milan, et d'Angiola Martinengo. de Brescia. elle avait épousé Francesco Torello. comte de Monlechiarugolo. Ce fut uno des femmes les plus savantes do son temps. Musicienne remarquable, elle connaissait parfaitement la litléraure grecque. Elle était avec cela fort belle et se plai.sait aux doctes entretiens. L'Arioste. l'associant dans l'éloge à Ippoliia Sforza, dit qu'elle a été ■ élevée dans la grotte sacrée des Muses ".

TORIN Joseph Schiffer, dit), acteur français, né & Chaloii-sur-.^aune en 1859. 11 joua d'abord la comédie en simple amateur à Lyon, puis s'engagea dans les troii|>es de tournées organisées par les grands artistes parisiens. En 1885. il entra au Gymnase, où il se fit remarquer par son sentiment comique' dans Pieux mensonges, Paris fin de siècle. Famille, etc. Au bout de quelques années, il passa au Vaudeville, et enfin, en I90i, entra aux Nouveautés. C'est là qu'il a montré une infatigable activité. Sa ph^siononomie expressive et mobile, son jeu à la fois plcni de finesse et do^ fantaisie l'ont fait applaudir dans la Dame de chez .Vaxim's. les Maris de Léontine. la Bnnne denfants, le Coup de fouet, la Petite Fonctionnaire, le Don Moyen, Xetly Bozier, la Bande à Léon, la Princesse Bébé, Loule, la Famille Boléro, les Sentiers de la vertu, La main passe, la Dame du iS, l'Ange du Foyer, Vous n'accï rien à déclarer '.* etc.

TORNŒLLI [Luigi, comte), diplomate et homme politique italien, né à Novare en 183G. Après avoir fait son droit à 1 université de Turin, il accompagna Massimo d'Azeglio dans sa mission en Romagne en 1859 et entra ensuite dans la diplomatie. Il fui successivement ; attaché d'ambassade à Constantinople (1860). attaché an cabinet du ministre des affaires étrangères (18621. secrétaire d'ambassade à Saint-Pétersbourg (1S63I. à Athènes (1864). chef de cabinet du général Menabrea (1867), directeur des affaires politiques (1868). ministre à Athènes (1876), secrét-aire général du ministère des atfaires étrangères 1 1S78). ministre à Belgrade 1879, à Bucarest (1S79\ ambassadeur à, Madrid (1887 . à Londres (18S9, et enfin à Paris. Dans ces dernières fonctions, il s'est efforcé avec succès de maintenir et de resserrer les relations cordiales entre l'Italie et la France. Nommé premier maître des cérémonies du roi en Ï875. le comte Tomielli est sénateur du royaume depuis 1879.

TORNWALD ou Thomwald (maladie de). Méd.

Inflammation chronique du récessus médian de l'amygdale pharyngée ^glande pharyngienne de Lnscbka).* Celle angine ratarrhale est très tenace.

Toronto Jonction, ville du Canada (prov. d'Ontario ^comié d'York ,1 ; 6.000 hab. Nœud de chemin de fer-

■;ii.

TORUAC.V — TOUSSAINT

TORRACA I Fraïuosi-o), crili<[iic iialieii, né à Pictrapcrlosa(LiasiIicatO)on 1853. Ancien din-cteur do ronseigncnient secondairL", professeur d«" liticraturc italienne (19d4 ù 1 université do Kaplos, Torraca, qui a débuté par des ariicU's pleins do vervo surdos éorivains niuderuos italiens et étrangers roi-uoiliis dans A*«f/(/' c /lussvtjue. 1885; Nuove Jtasseyne, 1835\ s'esi fait une spécialité de î'éludo do la liltéraluro italienne au moyeu ùgc et de la littérature napoliiaiuc, sj)ôcialenioiit d'ans leurs rapports avec les poésies provençale et espagnole ; i>ludi di storia letteraria napoletana (iSSJi; Disctissioni e ricdche lettci'arie (1888); Sludi sidia lirica ituliana del duecenlo (1902) II a publié une série de textes anciens : Puemetti miiologict dei secofi XIV, XV, XVI (188S) et une édition do la Divine Comédie avec un excellent comniontairo (I90j).

TORRECILLA EN CaMEROS, boui'p dEspagno (prov. de Lo^'ranoj ; 1.01.10 liai». Suuive minérale bicarbonalée so'iitiiie gazeuse, utilisée pour le traitement de certaines atlections do ra|»pareil digestif, de la gravcUe et de corlaines dermatoses rebelles.

TORRE DE San Miguel, bourg d'Espagne (Aragon [prov. do Sara^'osNO ). sur un jielit cours d'eau du bassin do l'Ebre; suo liai). îSourcos minérales sulfurouses, à la température de 14" C. pour le traitemeut du rliumaiisino cl)roDi<|uo et do la scrofule.

TORRENSITE [to-ran] n. f. Substance minérale, résullaiit du mélange de la diallogito et do la rhodonite.

Torrent (le;, comédie en quatre actes, do Maurice l>onnayvComédie-Française, 5 mai 1899).— M. Lambert est un industriel do province, riche, autoritaire, rude, et qui, après que sa l'emme lui eut donné un garçon et une tille, n'a plus eu avec elle aucun rapport atl'ectueux. Malheureuse, avide damour. M°" Valenline Lambert devient la maitresso d'un charmant voisin de campagne, Julien Versannes, marié, lui, à une petite coijuetto insignifiante. Un triste jour, Valontino s'aperçoit qu'elle est enceinte. Impossible d'attribuer à M. Lambert la paternité du petit être qui s'annonce. Que faire? Julien interroge un sien ami, Morius, écrivain psychologue et philosoplio ironiste. " Si tu aimes assez \aièntino pour qu'elle soit toute ta vie, répond-il, fuis avec elle, et allez ailleurs fonder uno nouvelle famille, u Valeutine, de sou côt-S consulte le bon abbé Bloquia. « Ma tille, conseille celui-ci, ne désunissez pas ce que Dieu a uni; rapprochez-vous de votre mari, et par-dessus tout évitez le scandale, u La seconde solution révolte Valentine. Julien, disposé à adopter la première, y décide dabord sa maitresso ; mais, au moment du départ, l'amour do ses deux premiers enfants relient Valentine. Elle finit par tout avouer à ^^ Lambert, qui. impitoyablement, la chasse. Peu après, on apprend quelle est tombée dans le torrent qui alimente la papeterie Lambert, et pour tous les initiés au terrible secret, le suicide est évident.

La pièce laisse une impression pénible, car le problème qu'elle pose n'a aucune solution fran^-liement satisfaisante. NIélésaux protagonistes, évoluent des personnages secondaires, dans les dialogues desquels l'auteur donne libre cours à sa verve caustique.

TORRENTINO (Lorenzo), imprimeur du duc de Florence. Cu:sme de Médicis. originaire de Zwolle (Hollande), né vers lu début du xvi* siècle, mort en 15G3. Appelé à Florence en 1547, il y publia vingt-deux ouvrages dans les deux premières années de son séjour, et cette activité ne se démentit jamais, sauf eu 1^57. En 1354. il transporta ime partie do ses presses à Pescia, et, en 156-2. le duc do Savoie, Emmanuel-Philibert, pria le duc de Cosmo do lo lui envoyer pour quelque temps à Mondovi. Cosme y consentit, et Torrentmo ht en Piémont doux séjours. Il mourut pou après son second retour à Klorenco. Le plus célèbre livre sorti de ses presses est l'éditiondes PaHrfecft-s fîorentiitcs de Lelio et Francesco Torelli (1553j.

TORRESANI I Charles), baron de Lanzknfeld. romancier autrichien, né à Milan eu 1849. Ofiicier autrichien, il fit la campagne d'Italie de 1866 et donna sa démission en 1876 pour ne plus se consacrer qu'à la littérature, aux voyages et à l'agriculture. Il a écrit de nombreux romans remarquables par le naturel du style et l'intérêt du récit, notamment : te Beau Temps de lieutenant (1«89); Avec mille mâts (1890; ; Sur le canot sauvé (1890) ; la Chute accélérée {IS92); Lumière d'en haut (1893); Châteaux de Stijrie (1897^; Ibi ubi, brillants récits do la vie militaire (1894): Récits de chevalerie noirs et jaunes (1889); Trois capitales (1896); etc.

TORRINGTON, ville des Etats-Unis fConnecticut [comté de Litchfield];, sur un affluent droit du Nangatuck : 12.500 hab. Manufactures do laine, machines. Patrie do John Brown l'abolitionniste.

TOSCANITE toss, u. f. Koche éruptive. appartenant ù la famille des syénitos et voisine des trachytes.

♦totalisateur n. m. — Dans la télégraphie sans fil. Nom donné aux détecteurs tliermit/ties et mnqnéttques qui sont actionnés par toutes les oscillations, quelle que soit leur amplitude, de sorte qu'ils totalisent l'ènergio transmise pendant la décharge.

— Encycl. Tandis que les radioconducteurs ou cohéreurs no sont sensibles qu'aux ehoi-s produits par des oscillations très amorties, les totalisateurs permettent l'emploi d'oscillations non amorties ou entretenues qui augmentent de beaucoup la portée de la transmissiou.

TOTÉMISTE {misst') n. et adj. Qui pratique le totémistno : i.a ne religieuse chez les totiÎmistes. (II. Ilul)ert.l

TOTÉMISTIQUE {miss-tilO adj. Qui a traitan totémisme : If x7/strme, surtout TOTÉMisTlQfK, de liobertson Smith...

TouAN. Biogr. V. TuAN.

TOUCHEMOLIN (Charles-Alfred), peintre et dessinateur fran-.ais. né ;i .Stiasbt.urg en 1829. Klôvc do l'école de dessin dirigée par Cabriel Guérin, à Strasbourg, il fut le condisciple d Honner, do Lix. etc. U termina comme eux son éducation artistique A Paris, dans l'atelier do Bicnnoury et do Drollinp. Il débuta au Salon do 1SG3 avec le Si^qe d'une forteresse au mutirn Aqc (auj. au musée do Strasboiirp) ; puis exposa : la flataille de Solférino (1864 et 1865); Episode de la bataille de .^fagenta '1866); etc. Etant retourné dans son pays, il peignit et dessina beaucoup d épisodes d histoire locale, des vues d'.Msace. etc. 11 fut aussi professeur de dessin ot restaurateur do tableaux. Ajfrès la guerre, il quitta l'Alsaco. En 1884, il s'établit à

Paris, qu'il a peu quitté «lepuis. Touchemolin vaut surtout c(jmmo dessinateur pittoresque et comme descripteur des lostumes et coutumes d'Alsace. Une suite de ses dessins a été éditée par Heitz, à Strasbourg, en 1894. A Paris, il a fait paraître Strasbourg militaire. Ses dessins les plus documentaires et les plus précieux sont ceux qu'il prit sur les ruines do Strasbourg après le bombardement de 1870. L'ensemble en est poignant. On a aussi de Touchemoliu des paysages à l'aquarelle, animés de personnages au premier j)Iau.

TOUCBET (Stanislas-Xavicrj, prélat français, né à Solicrs (Calvadosj en 1848. Ordonne prêtre en 1871, il fut successivement vicaire do la Trinité de Falaise, puis de Saint-Etienne do Caeu, secrétaire particulier de l'èvëque do Bayonno Duceliicr, son onclo ii877), secrétaire général de l'évéché fi8sO, et enfin chanoine théologal (1882). En 1888, il fut nommé vicaire général du diocèse de Besançon. En 1893, il était élu vicaire capitulaire du mémo diocèse. L'année suivante, il fut appelé à lévôché d'Orléans. Outre des publiralious diverses sur riiistoire locale de Besançon, il a donne successivement six volumes do discours ^1896, 1S98, 1899, 1902, 1904, 1906^. On a aussi de lui uno trentaine de brochures, polémiques oratoires ou historiques, etc. Dans la chaire, c'est un orateur original, agréable et distingué.

"^TOUDOUZE (Gustave), journaliste et romancier fran- *;ais, né à Pans en 1847.— Il est mort dans cette ville en 1904.

TouÉRY (Pierre-Fleurus), pharmacien français, né et mort à Solomiac^Gers) [1802-I883j. Après de bonnes études à Auch, il suivit les cours de l'Ecole de pharmacie de Montpellier et devint préparateur du D' Balard. Il fonda une officine à Solomiac en 1829 et se livra à une étude approfondie du noir animal, de ses applications à la pharmacie comme agent de décoloration et d'extraction des principes amers des plantes. Il découvrit ainsi lartémisine, extraite de la grande absinthe, que plus tard il dénomma absinfltéine ; l'achilléine, extraite du miUe-feuilles, la centauréine, extraite de la petite centaurée. Dès 1829- 1830, par conséquent avant Lebourdais (1832). il indique la méthodegéuérale d'extraction des alcaloïdes par le noir animal. Son grand mérite fut de découvrir au noir animal la valeur d'un antidote général. Cet antidote est applicable à tous les empoisonnements: alcaloïdes, métaux, sels acides ou bases, sauf les acides caustiques, destructeurs dont le noir animal ne peut empêcher les désordres corrosifs que dans une faible mesure. Les effets de ce simple agent, charbon végétal et surtout animal d'une puissance décujile, sont dénombrés par les communications de Touéry aux diverses académies de 1S29 à 1851, par ses expériences sur les chiens et sur lui-même.

TOUFILEH, ville de l'Arabie Pétrée, surl'Ouadi-Tafîleh, sous-tributairedelamerMorteparle Cliarandel ; 3.500 hab. Elevage; vergers. Marché très fréquenté.

TOULMOUCHE (Frédéric-Michel), compositeur français, né â iSantes en 1850. Il a fait représenter plusieurs opérettes : Ah! le bon billet, un acte (1882); le Moûtier de Sainl-Guiijnolet, trois actes (1885) ; la Veillée des noces, trois actes (1888) ; l'Ame de lu patrie, un acte (i892j; Mademoiselle ma femme, trois actes (1893) ; la Perle du Cantal. trois actes (1895) ; Tante Agnès, deux actes (lS96];le Héoe de M'°' A'., un acte (1899). Il faut ajouter à cela des ballets et pantomimes : les Deux Tentations, un acte (1895); U Lézard, un acte (1896); Pierrot au B-nnmam, un acte ^1897); Madame M albrough, un acte (1898); etc.

ToULOUZE (Eugène), archéologue français, né à Paris en 18^8. 11 a fait d'importantes trouvailles dans le vieux sol parisien. Voici les principales : 1880, Découverte, dans le faubourg Saint-Marcel, d'une trousse de chirurgien gallo-romain, décrite par le D"" DenefFe, de Gand. (1893); 1884, Découverte d'un champ de sépultures chrétiennes rue de l'Arbalète; 1889-1S90, Découverie de poteries, bronzes, monnaies, rues Gay-Lussac. Le Gotf et Maleltraiiclie; 1894-1S95, Découverte'dun polissoir néolithique ix Saiut-Mammès; 1898. Découverte dune officine d'apothicaire du xvii* siècle (plus de 100 pièces), rue du Plâtre, et depuis, trouvailles de poteries et de bronzes rues Racine, du Four, du Renard, de lEcole-de-Médecine. La plupart des fouilles d'E. Toulouze ont fait l'objet de communications dans la n Revue archéologique » ou r« Anthropologie ». Il a publié ; Histoire de Bagneux 1898); Mes fnuilles archéologiques aux quartiers du Jardin-des-Plantes, Saint-Marcel et de l'Ecole-de-Médecine (1898); Quelques témoins des âges antiques au palais du Luxt'mbuur;/ 'aux frais de la questure du Sénat] (1905 ; Histoire dt Montrouge (1900:.

*T0ULTGHA ou TULCEA, ville de Roumanie. — Lo mouvement commercial de celte ville, déjà considérable avant 1902. s'est accru encore du fait de raménagemcnt du bras du Sulina et de son approfondissement à 5". 48 au maximum. Située dans une région relativement plus saine que Sulina, elle devient, avec Galaiz, un des ports les plus actifs de toute la région du Danube inférieur.

TOUNGOUA, ville de IKtat indépendant du Congo, à linéique distance du Kouilou. tributaire du Congo; 2.500 hab. Marché important d'ivoire et do caoutchouc. Ville en plein développement.

'* TOURANE. — Depuis le mois de novembre 1906. le port do Toiirine est relié à Hué, la capitale de l'Annam, par une voie ferrée longue dt* 107 kilom.

ToURBÊTouToURBAT, ville de Perse (Khoraçan>. cliel-heu du district <le Djnni. sur la rivière de ce nom. aflliieut du Ileri-Koud; 5.0U0 h. Vergers. Fabrication do tapis.

Tour-blanche (LaI comm. du département do la Dordogne, arrond. et ù 27 kilom. de Ribérac, sur lo Bnflleballe, sons-affluent de la Dordogne par l'islo et la Dronne; 520 hab. Carrières.

ToUR-DE-PEILZ (La\ comm. de Suisse (canton de Vauil fdistr. de Vevey ), sur le lac Léman ; 1.780 hab. C'est en réalité un faubourg de Vevey. Dentelles. Horlogerie.

ToUR-EN-JARRET (La), comm. du département de la l.oire, arrond, et à 5 kilom. do Saint-Etienne, au-dessus du Furens. affluent de la Loire; 500 hab. Gisements exploites de houille et de for ; métallurgie, forges.

TOURGÉVILLE, romm. du Calvados, arrond. et ù, U kilom. de PontlEvèque, sur la Maucho; 400 hab.

Petite plage do sable et de galets assez fréquentée pendant la saison d'été, giûco surtout au voisinage de

Deauville.

TOURIA. bourg de Russie (çouv. de Kiev fdistr. de Tcliif.biriii . sur un petit sous-alflueut du Boug méridional

par la Bolchaia Wyss; 2.500 hab. Tanneries.

TOURINNES-LA-GROSSE, Comm. de Belgique fprov. de Brabaiit arrond. de rsivelles i ; l.îjO hab.

TOURINNES-SAINT-LAMBERT, comm. de Belgique

fprMV. de Brabaiii arrond. de ^l\ellesJ); I.8OO hab. Tissage

du lui.

TOURISTIQUE 'riss-tik") adj. Qui a rapport au tourisme : Sucirtc ToviiisiHii:E. B Vers l Alsace » est le nom d'une société TOURlSTIyL'E.

Tournés {L'iienne), peintre français, né à Bordeaux en 1857. Elève de Cabauel, il s'est surtout complu ù, étudier les jeux de lumière dans uno chambre close, où l'on voit le plus souvent une femme vaquant à sa toilette, se peignant, consultant sou miroir, vue de dos, ou do profil, la nuque caressée par une clarté frisante. Il apporte â ces effets beaucoup de délicatesse et de moelleux. Un choix d'œuvres de ce genre lui valait, en 1900, une médaille d'argent à 1 Exposition universelle (Paris). Principales œuvres : Femme endormie (1882j; Jeune fille faisant chauffer un fer (18831; le J/a(m (I887,i ; Devant la glace (1889); Femme qui se déshabille (1890, au musée de Bordeaux, avec Femme endormie, la Houppe [1896], la 2'oi7e(;e|lS99] et Intimité); le Goûter et Hose d'automne (1891) ; ta Première communiante (1894). au musée de Dijon; la Malade (1900;; Femme qui se peigne (1903), Femme aux miroirs (1905;; Intérieur (1906). Le musée tiu Luxembourg possède sa Femme à la toilette; le Petit Palais, le Bain de /'ieds; le musée de Saintes, Après le buiu ; le musée de Lectoure. les Ruines de la Cour des comptes; le musée d'Adélaïde (Australie), Au lever ; eic.

*T0URNEUX {iean- Maurice), érudit français, né à Paris

en 1849- — Poursuivant ses études biobibliographiques, où 1 érudition la plus scrupuleuse s'anime d'anecdotes spirituellement contées, il a publié depuis l'.'OO, en outre des tomes m et IV de la Bibliographie de l'aris pendant la Rtiolution : Etienne Charavay, sa vie, ses travaux (1900) ; Eugène Delacroix {1902, ; J .- B . Perronneau (1903); La Tour (1904), dans la série » les Grands artistes » ; Marie-Antoinette devant l'histoire, essai bibliographique.

Tournoi de 'Vauplassans ii t: , roman, par Maurice Maindron (1895j. — Il ^e déroule eu pleine guerre de religion, sous Charles IX. S'étant arrêté à la sortie d'un prêche, pour narguer, en bon catholique, tous les huguenots qui passeraient, le comte François de Bernage aperçoit une jeune fille qui laisse maladroitement tomber son masque devant lui. Grand joueur et buveur, il n'avait fait jusqu'ici que séduire et enlever les femmes qu'il croyait créées pour son plaisir, et le voilà amoureux fou de cette gracieuse fillette qui, malheureusement, est la tille du baron de Gardefort. vieux huguenot avare et fanatique. François tente de la voir, mais tout échoue devant son insistance. Déses])éré. mais, voulant renouer avec le monde qu'il délaissait, il va chez sa voisine la marquise de Vauplassans, et la conversation tombant sur les tournois, on décide d'en donner un. dont Madeleine de Gardefort sera la reine. Le jour du tournoi. François, qui a défié tout le monde, se pavane orgueilleusement devant Madeleine dont il porte les couleurs, mais il est vaincu par le baron de Morguen, homme détude et de pensée qui aime aussi Madeleine et se fiance à elle après avoir promis au père de se faire huguenot et être allé combattre dans les rangs de la Réforme. Cependant, aucun échec n'a découragé François, qui est allé rejoindre l'armée catholique, au sein de laquelle il pense toujours à Madeleine. Elle est enlevée de nuit par le fidèle Lazare. majordome de François, aidé d'un stradiot et amenée chez le comte, dont elle devient tout de suite la maltresse. Madeleine aime Bernage, en dépit de Morguen. Mais François ignore cet amour qu'on lui cache, et il soulfre crtiellement. Il joue, s'endette, et, â bout de ressources, finit par jouer contre 50.000 livres, à un colonel, celle . femme pour laquelle il eût donné sa vie. Couvert de honte, il s'enfuit du camp catholique, et Morguen le tue au moment ou il venait s'offrir aux hntiuenots. Quant à Madeleine, elle est livrée aux brutalités de la soldatesque, et Morguen s'enfuit d'horreur en reconnaissant sa tète coupée, fichée avec d'autres sur les pieux du chemin. Ce roman, le premier de l'auteur, se recommandepar les qualités do scrupuleuse exactitude a]»poriées à l'étude du XVI» siècle, particulièrement de la Uéformo. L'esprit huguenot et l'esprit catholique y sont reprcseuiés avec la même impartialité d'historien.

Tournoiement de rAntechristiLi-:). poème en vers français oc tosiillahiq nos. écrit par H non de ^léry vers 12;i2. ~ Le l'Oète. 'imitant Raoul de lloudan. qui avait décrit les vices habitant l'enfer, nous monire le Sauveur luttant avec l'.Vnleclirist et les vertus se mesurant avec les vices. C'est donc un poème allégorique dans le genre de la première partie du Roman de la Rose. C'est en somme la description d'une série do combats singulière entre Prouesse et Couardise, Largesse et Vilenie, Courtoisie et Mensonge, 4lont les harnachements svmboliques sont copieusement décrits. Parmi les soldats d'Anteclirist. apparaissent aussi ■Jupiter. Saturne. « Apolin «. Hercule, etc. Leconibat.autpiel assiste la Vierpe. se termine naiurellenicut par la défaite de r.Viitechrist.

TOURRETTES. comm. du département du Var. arr. et à S3 kilom. de Draguignan. sur le Chautard. sons-affluent de la Siagne par le Briançou ; 550 hab. Château ruiné du xn» siècle-Curieuse font aine intermittente de Font-Bouillon.

TOUR-SAINT-GEUN (La^ , comm. du département d'Indre-et-Loire, arrond. et à M kilom. de Chinou. sur un petit sous-affluent de la Loire par la Bourouso et la Vienne; 880 liab. Carrières do pierre.

Toussaint (la), tableau d'Emile Friant.au musée du Luxembourg. — Cette composition obtint le prix du Salon en 1889. C'est une œuvre importante, moins encore par ses dimensions (2".60 sur 3", 35). que par sa signification. L'auteur s'y montre réaliste décidé, sans parti pris d'inutile brutalité, mais sans concession non plus à » l'arrançcment ». Une neige prématurée blanchit au loin la plaino du cimetière, où des parents affligés mènent leur procès-

TOUSSOTER — TRAF.N

sion do fantdmcs. Au premier plan, un vieil aveugle serre son gobelet <Io ses deux mains gantées de peau de moutan, ot attend passivcineiU l'aumône. Vuici que s'avance uiif

La Toussaint, d'aprùs Friant.

famille do petits bourgeois on deuil. C'est la lille cadette qui est en ([uelquo sorte déléguée pour déposer l'obole, Petit fait divers do la vie qunti<licnne, si l'on veut, et pourtant scéiio bien humaine, attachante par sa simplicité.

TOUSSOTER {toH-so) V. n. Tousser souvent, mais faihlcmciil chaque fois.

TOUT {tout' — m. augl.) n. m. Turf. Espion payé qui essaye do surprendre les secrets d'une écurie, la façon dont nu clu -al est entraîné, etc.

TOUTAIN (Jules), historien et archéologue français, DÔ à Vincenues en IStiô. Klève de l'Ecole normale supérieure, agrégé d'nistoire, il a jjrofessé l'histoire ancienne à la Faculté de Caen ot [iris, on 1895, le grade de docteur es lettres. Il a traduit avec Gagnât les tomes IX et XI de l'Histoire rornuine, de Mommson (1837-1880), puis il a publié des ouvrages classiques d'histoire générale et de nombreux travaux sur l'histoire et l'archéologie de l'Afrique du Nord. Parmi ces derniers, les plus importants sont : les Cités romaines de la Tunisie : Essai sur l'histoire de la colonisation romaine dans l'Afrit/ue du -Vorrf, thèse ^1893); De Salurni dei in Africa romnna cultn, thèse (1891); l'Inscription d'Henchir-.Ueltich (1897); .Xouvelles observations sur l'inscription d'Uenchir-Mettich (1899). Il a collaboré avec H. Gagnai aux Inscriptioncs grxcx ad res romanas pertinentes (lyoCi.

TOU-TAÏ-TSÉ, localité de Chine prov. de Mandehourioj, ;\ ro. de Sandepou. Le 10 janvier 1903, vif combat entre les Russes et les Japonais; ceux-ci durent se retirer. Un oflicier qui avait servi dans l'armée française, le iiontenant do cosaques Burtin, périt dans cette action.

TOUTÉE (Georges), officier et explorateur trançais, né ù, Saint-Kargeau (Yonne^ on 1855. Kiéve de l'Kcole polytechnique on 1875, il en sortit dans le corps de rartillerie. passa par l'IOrole d'application, flt, en 1881, la campagne de Tunisie après laquelle il fut promu capitaine, suivit ensuite Paul Uert au Tonkin, puis servit en Afrique, où il fut chargé de doux intéressantes et fructueuses missions. Dans la première, poursuivie de 1894 à 1895, il partit de Kotonou, atteignit le Niger par la voie de terre, reconnut la région des rapides de Boussa, poursuivit sa route vers Say. Zinder, Tibi-Karka, puis reija^^na Moussa, après avoir pareouru l.ooo kilomètres, ot reconnu la navigabilité de la plus prande partie du cours moyen du Niger. Nommé commandant à la suite do cotto expédition, Toutco fut chargé on 1900 de la doUmitation de la frontière franco-anglaise entre le Dahomey et le Niger. Lieutenant-colonel sousdirecteur des études à l'Ecole do guerre en 1901, colonel en 1905, Toutéc a raconté sa première mission dans Du Dahomey au Sahara, la nature et les hommes (1899) ; Dahomey. Niyer, Touareg (1899). Esprit original et curieux, le colonel Toutéo s'est en outre signalé à l'attention, en 1902, par une communication à l'Académie des sciences morales et politiques, sur la diminution de la natalité en Franco et les moyens d'y porter remède. Il proposait de modifier les articfes du "code civil relatifs aux successions, de façon à tenir compte, dans le partage do cha(|ue héritage, du nombre d'enfants, vivants ou représentés, de chaque cohéritier. Eu 190ti, il a été appelé par le général Picquart.

ministre tic la guerre, aux fonctions de chef de cal)inct.

TOUTRAKAN OU TOURTOUKAI, bourg do la principauté do Bulgarie, arrond. de Koustchouk, sur le Danube, grossi à cet endroit del'Argesu; 9.0ÛO hab. Pêcheries. Tanneries. C'est l'antique forteresse romaine do Traiismarisca. ^

„ . ToUlSOUDli.

TOUTSOUMI n. m. Tambour japonais, on forme de sablier, et d'environ 30 centimètres de haut.

Toutéo.

Proûl d'un train Renard.

TOUZIDDÉ (mont), lo 6ommctle pins élevé de la région du Tibesii, au milieu du massif du Tarso. Il se dresse à 2.700 mètres d'altitude, et est souvent couvert do neige. Abords très ravinés, contenant do nombreuses sources thermales. Tonte la région semble porter l'empreinte d'actions volcanif|ues encore récentes.

TOVARIACÉES D. f. pi. Bot. Petite famille de dicotylédones dialypéiales, voisine des papavéracées et des capf)aridacées, comprenant do petites herbes annuelles a fl^'urs ilanches, en grappes simples terminales. (Ces '' j caractérisées surtout par la structure particulière do leur placenta ][, î

fortement saillant. Le genre type Çl^" do cette famille est la iovarie.)

— [/ne TOVARIACIÎK.

TOVOTE (Ileinz), écrivain allemand, né à Hanovre en 18G4.

Il étudia à Gœttingue la philologie classique et la philosophie, mais so consacra bientôt à la littérature. Fixé à Berlin à partir de 1S89, il conquit rapidement la notoriété par ses contes et ses nouvelles fantaisistes, écritsd'u ne plume alerte, spirituelle, é^'rillarde, et ses romans de mœurs modernes, où des peintures souvent très ris(iuces voisinent avec un sentimentalisme facile. Citons : Fruits tombés. histoires véi-euscs (1889); Dans les enivrements de l'amour (1890); les Effluves printaniers (1891); Mère (1892); Mot. Nouvelles nerveuses (1892); Amours in(ime« (1893) ; ta Fin du lied (1891); SaJig c/iauti (1895) ; Adieu (1898); etc.

TOXIDERMIE 'mi — du gr. toxikon, poison, et derma, peau^ n. f. Eruption cutanée d'origine toxique.

— Encyci,. Toutes les maladies de peau semblent devoir être attribuées à un empoisonnement organique provenant soit d'une mauvaise alimentation, soit d'une excrétion défectueuse.

La thérapeutique doit donc chercher à favoriser l'élimination des ^ déchets (purgatifs, diurétique s ) , à.

établir une alimentation convenable et à. soigner les lésions.

TRABAC-

COLO \ha-ko] n. m. Caboteur do l'Ad ri.itiq ne, gréant un i'oc et deux voiles au tiersbomées.

Los trabac- Lolos anciens portaient en plus deux petites gabioles. )

TRACHYCHROMATIQUE [ki-kro-ma-tik') adj. Biol. Sedit lies éléments iJL'nrés du sang (globules rouges à noyau, mais surtout leu-'orytos), présentant, dans leur noyau, des y^rains ou des bâtonnets chromatiques à contours nets, hérissés, dentelés.

*TRADB-UNION n.f. — EscYCh. /îesponsobilité l^f/ale des trades-unions. Les chiffres concernant les trades unions publiés officiellement à Londres nous apprennent que le nombre do ces associations, qui était de 183 avec 3o2.ooo membres en 188», avait plus que triplé en 1894. avec 568 groupes et 1.090.000 adhérents; en lOOl, les groupes n avaient augmenté que de 178 en nombre, mais ils comptaient 1.514.500 membres. Leurs recettes totales étaient annuellement de 2.i85.9û0 liv. st., soit environ 62 millions de fr., ot leurs dépenses annuelles de 2. 351.800 liv. st.; leur fonds de réserve s'élevait à près de 135 millions de fr. (5.38C.000 liv. St.*.

On attribue en partie la réduction du taux des augmentations pour la dernière décade, comparativement à la décade précédente, à la jurisprudence qui est intervenue en 1901 et qui a contrarié la propagande des trades-unions. Cotte jurisprudence a été étaldie à l'occasion d'une grève du personnel des chemins de fer de la Taft-Vale. Cette grève avait été déclarée par le comité local de I' « Amalgamated Society of Raihvay Servants». La Compagnie mit directement en cause cette association, en soutenant que colle-ci était devenue, du fait de l'enregistrement régulier aux termes des lois de 1871 et 1875, une personne juridique responsable des dommages causés par ses membres. Le 5 septembre 1900, le juge Farwell donnait raison à la compagnie. L'Union fit appel ; le 12 novembre. la cour, présidée par le maître des rôles, annulait le premier jugement. La compagnie porta l'affaire devant la Chambre des lords, cour suprême. Celle-ci reconnut la responsabilité de l'Union.

Les libéraux, maîtres de la majorité dans la Chambre des communes de 1906. ont dii. pour remplir leurs engagements envers le Labour Party, adopter un projet de loi dont la disposition principale porte : « L'action tendant à appliquer les fonds de l'Union à la réparation de dommages ne sera recevable que si l'acte préjudiciable a été commis par le comité de l'Union ou par une personne agissant d après ses ordres. » Il en résulte que l'Union ne serait point responsable des actes parti''nlipr'i «le ses membres.

TRADTTIONISME ou TRADITIONNISME n. m. Syn. de TRADITIONALIS.ME.

TRAGACANTHE n. m. Nom vulgaire des astragales qui fournissent ta gomme adragante.

* TRAIN n. m. — Train routier. Train destina & fonctionner sur roule et constitué par un tracteur rumorquaut plusieurs voitures.

— Encycl. Le transport des voyageurs sur route se fait généralement par omnibus automobiles, dont le poids par essieu peut atteindre 3.000 kilos.

Pour les marchandises, on a construit des camions portant jusqu'à c.ooo à 7.000 kilos sur leur essieu arrière

Lirp"' ^

Train Scotte : 1. Voiture motrice et h marchandisei ; 2. Voiture k royageurs.

Ces lounles charges détruisent les meilleures chaussées macadamisées et défoncent vite les routes pavées. Aussi a-t-on cherché un procédé évitant ces destructions. Lemploi de voitures légères isolées impliquant des frais trop élevés de conduite, surveillance, etc., on était conduit par ce raisonnement à la conception du train routier. Plusieurs inventeurs s'y attachèrent.

Au début, on se contenta d'atteler une ou deux remorques derrière un tracteur {train Scotte à vapeur, tracteur militaire Drilliéj. Celle solution^ évidemment la plus simple, présentait le défaut que, pour assurer la traction en rampe, il fallait un grand poids adhérent pour le tracteur, don tau surplus les rouesmoirices patinaient fréquemment. Ce système devait donc être vite abandonné, ^auf lorsque les nécessités militaires rendent négligeable ce défaut.

Pour voyageurs ou marchandises, on a alors cherché à rendre moteurs les essieux des remorques, ce qui permettait d'alléger la locomotive en la déchargeant du rôle de tracteur pour la réduire à celui de générateur de puissance motrice. Divers inventeurs s'attelèrent à cette conception et la réalisèrent plus ou moins parfaitement.

Le colonel Renard, se tournant vers une solution mécanique du problème, plaça d'un bout ù l'autre du train un arbro articulé, actionné par le moteur de la locomotive et conduisant séparément chaque véhicule remorque. Chaquo dilTérentiel d'essieu moteur entraînait les roues par des ressorts compensateurs destinés à permettre des variations légères dans la distance entre les voitures.

Un inventeur allemand préconisa au contraire une solution électrique de la transmission de force aux remorques, mais, bien que ce soit certainement là la solution de l'avenir, c'est encore le train Renard qui répond le mieux aujourd'hui aux besoins.

Un autre problème annexe du irain routier est celui que Renard appelait le problème du tournant correct.

Il faut que chaque remorque passe où a passé d'abord la locomotive. Quand il y a traction réelle de la locomotive sur le train, les remorques tendent toujours sous l'etfort à couper à travers la courbe pour venir par lo plus court chemin rejoindre la rouie suivie par le tracteur.

Cependant, par sou dispositif spécial d'attelage, Brillié est arrivé à faire disparaître ce défaut.

Quand la traction est continue et répartie sur tous les véhicules, la solution devient plus facile. Il suffit d'assurer la bonne direction de chacun. Le colonel Renard y avait réussi.

Le train automobile du colonel Renard, dit train Henard. qui fut exposé avec grand succès au Salon de l'automobile en 1903, est destiné au transport routier, à vitesse modérée, des voyageurs et des marchandises. Il se compose essentiellement d'une voiture motrice, placée en tète du convoi, et de voitures remorquées, reliées à la première

fiarun système d'attelage tel, que l'énergie développée par e moteur soit également répartie sur tous les éléments du train, et que ceux-ci, d'autre part, soient tenus do suivre exactement le même trajet que la voiture do tôle. Le problème a été résolu par le colonel Renard de la façon la plus heureuse, par la décomposition de chaque attelage en deux dispositifs, chargés d'assurer l'un le mouvement, l'autre la direction de chaque voiture.

L'attelage de puissance comprend essentiellement un arbre longitudinal, ([ui reçoit son mouvement du moteur placé sur la première voiture. Cet arbre se continue d'un bout a l'autre du train, et il est articulé au moyen de joints do cardan placés entre chaque véhicule, de manière à pouvoir se plier aux mouvements latéraux du train, sans que la transmission du mouvement s'interrompe. De cotte manière, l'adhérence est due au poids du train tout entier, et non plus, comme dans les trains de chemin de fer. au poids de la seille voilure motrice. Dans la création du colonel Renard, un automobile de 50 chevaux de force, remorquant, à près de 20 kilomètres à l'heure. 8 véhicules chargés chacun de l.OOO à I.-200 kilogrammes, peut ne pas peser lui-même plus d'une tonne et demie.

L'attelage de direction comprend poui tout groupe de deux voitures un timon rigide qui relie l'essieu davanttrain de la seconde à la queue du châssis de la première. Lorsque la voiture de tète décrit un mouvement de çiralion, celui-ci se propage de voiture à voiture jusquà la queue du train, dont tous les éléments obliquent exactement à la même place. La disposition géométrioue do cet attelage est une des plus heureuses trouvailles du

TRAINIERE

TllANSMETTELR

colonel Renard. Le freinage du iraiii est d-Lralcmonl coutiiiu, 01 un vanateur do viifi>:.c iicrmct au départ do lixer l'allure maximum.

TRAÎNIÈRE n. f. .Nom donné à des ombarcalions de pëclie l\m'i> <1«- fornifs, gréant deux vyiles au tiers et qui sout en usaj:»dans lo golfe do Gascogne.

* Tralles.

— Arclléol. Un archéologue

lurc, Edliemliey. a récemment exploré romplaceuient do l'anciouno Tralles (auj.

Aïdiu), en Phrvgie. Il y a découvert les ruines d'un gymnase ; un -j,

portique do

marbre coloré, à colonnes niouuIiUies. ; des inscriptions agonisiiuues: do nombreuses sculptures, notamment : une statue datlilêie; un torse de nymphe à demi drapée; une canéphore, de style archaïque ; une tète de femme voilée, copie d'un type de Phidias; une tête de femme, du ii« siècle avant notre ère; une autre tête de femme, coino romaine d'un type atlique du iv* siècle ; une léte denfant, copie dun ouvrage hollénistioue; une tête do .Sèrapis; un masque tragique; un bas-relief représentant «n chasseur; etc. Toutes ces sculptures ont été transportées au musée do Coustautinopie.

TRAMAGNINI {de Tramttf/nini, n. de quatre frères bolonais qui foiiilérent vers 1870 une société do chorégraphes) n. m. pi. Cliorégraphes qui, possédant des notions de gymnastique et un physique agréable, peuvent sYdever au-dessus des comparses cC jouer des bouts de rôle.

TramAIN, comm. des Côtes-du-Nord, arrond. et à 10 kilom. de Dinan, près d'un petit affluent de l'Arguenon ; 6J0 bab. Carrières de granit. Intéressante église, dont quelques parties datent du xm" siècle.

TRANSAFRIGAIN, E {liin, en'} adj. Qui est au delà de

l'Afrique. — Chemin de fer transafricain ou substantiv. le Transufricain, Nom donné souvent à la grande voie ferrée qui doit traverser l'Afrique du N. au S., du Caire au Cap. On sait que l'exécution de cette voie ferrée fut la grande pensée du « Napoléon du Cap », Cecil Rhodes, qui n'en put voir la réalisation. Elle est devenue, après sa mon, un dos articles principaux du programme africain de l'impérialisme anglais. Kn 1906, elle était puissamment amorcée au N. et au S. En Egypte, et dans le Soudan égyptien, près de 2. -(00 kilomètres de rails relient Alexandrie et Ouadi-Halfa; dans l'Afrique du Sud, la voie ferrée atteint les frontières du Transvaal. Les travaux dans cette partie du domaine anglais ont reçu une impulsion nouvelle, grâce à la générosité posthume d'un ami de Cecil Rhodes, banquier comme lui et possesseur d'importantes mines d'or, Beit. Celui-ci a laissé en effet en mourant un legs de 30 millions, destiné à poursuivre les travaux de la ligne du Cap au Caire, dont le tracé est, d'ailleurs, définitivement arrêté. La voie doit passer à l'ouest de la région des grands lacs, de manière à laisser en dehors des bienfaits économiques de la ligne les possessions allemandes de l'Est-Africain. L'accord semble s'être fait à ce sujet entre l'Angleterre et l'Etat indépendant du Congo. Par contre, les régions du Soudan voismes de l'Egypte, et que l'Angleterre tient visildomentà repeupler et à mettre en valeur, sont appelées à bénéficier les premières de racbèvement dos travaux. En I9it6. les fils télégraphiques jalonnaient seuls le tracé probable du chemin de fer.

*TRANSANDIN, E adj. — Cfœnthi de fer b'ansandin ou substantiv. le TraHsandin, Nom sous lequel on désigne la très importante voie ferrée qui relie, à travers la Cordillère des Andes, Rucnos-.'Vyrcs, sur le rio de la Plata, à Valparaiso. sur l'océan Pacifique. Elle traverse dans sa partie septentrionale les solitudes des pampas de l'Argentine, gravit, entre San-Luis et Mendoza, les premières terrasses andines, et franchit la chaîne elle-même au pas de la Cambre, par 3.900 mètres d'altitude. Elle bifurque ensuite, à la hauteur do San Felipe, en deux tronçons, dont l'un se dirige directement sur Valparaiso, tandis que l'autre dessert Ta vallée intérieure du Chili, par Talca, Linarès et Angol. C'est une des voies do commerce les plus importantes do l'Amérique du Sud, et elle est destinée notamment à permettre une plus parfaite mise en valeur des richesses exceptionnelles que recèlent les pampas. Transatlantiques (les), roman d'Abel Hermant (1S97 .

— Lo jeune maruuis de Tierce, ruiné, a épousé en Amérique Diane, la fille du milliardaire Jcrry Shaw. Ou, pour rendre plus oxacteuient la pensée de ce dernier, Jerry •Shaw a acheté, pour sa fille Diane, un titre de duchesse. De retour à Paris, Tiercé tromjio sa femme. Prévenu par des lettres anonymes, Jerry Shaw passe l'Océan pour venir « investiguer. « Il est accompagné de sa femme, do ses deux tils oi de ses doux filles. L'invasion de tant d'Américains jette un étrange désordre dans l'hôtel, jusque-là silencieux, de la douairière de Tiercé. Celle-ci, outre le duc, a deux enfants ; François et Itlanche, élevés d'une façon austère. Sous l'inlluenco do Uortio Shaw, colonel de quatorze ans, et do sa sceur Diddy, qui danso la « serpentine " en robe transparente, ils ne lardent guère à s'émanciper. Au reste, le charme, le piquant do celte œuvre entièrement dialoguée est précisément dans lo contraste perpétuel des mœurs américaines, poussées à la caricature, et dos nôtres. Jerry Shaw paye une seconde fois les dettes do son gendro, mais après une f*»rte remise arrachée au bijoutier-usurier Sauvageon, et il est ensuite sur le point de so laisser prendre aux lilols do la belle Valentinc Chosnet, maitrebso de Tiercé, qui s'entend vainement ax'oc elle pour rouler lo beau père. Finalement, on réconcilie je duc et sa femme, et Mark, l'aîné des fils Shaw, épouse la potile-fillc d'un roi gûteux... de .Macédoine. I/œuvre. Dion que poussée à la caricature, est une satire très spirituelle et très amusante.

Du romai\, l'auteur a tiré une comédie on quaire actes.

âui a été représentée avec grand succès au théâtre du ymnaso (si jauv. itfos). '

* TRANSBORDEUR n. m. — Ajqiareil permettant de ravitailler do charbon un navire ou une escadre eu mer, sans les obliger à entrer dans un purt.

— Encycl. Plu.sieurs aiqiarcils ont été inventés pour permettre lo raviiailleintnt eu mer et en cours cle route. Lo Teniperley consiste en un rail d'acier sur l<'<iuel court un petit chariot uutrainé par un lil d'acier ipii s'enroule sur la puupéo d'un treuil. On accroche au-dessous du chariot une dizaine do sacs de charbon qu'il enipurto sur le pont du ravitaillé où ils se déclauchcnt. Lo rail auquel on peut donner l'inclinaison voulue est suspendu à un mât de charge et immobilisé par des bras.

Le fonctionnement du Temperloy exige ((ue les deux navires soient amarrés eu couple, ce qui ne peut avoir lieu que par beau temps ; en marcne, on peut l'utiliser jusqu'à la vitesse de 10 nœuds, et son rondement est d'environ 40 tonnes à l'heure.

Le Spencer Miller permet le

transbordement parmerbouleuse;pours*en servir, le navire à ravitailler prend le charbonnier en remorque ou réciproquement, on observant une distance de 90 mètres environ.

Lo ravitaillé a préalablement installé sur son pont un mâtereau ou des bigues solides munies d'une forte poulie l>our recevoir le cable et d'une glissière pour le déchargement. Le charbonnier porte deiLx tambours d'enroulement spéciaux sur l'arriére du mât de misaine.

Lo câble en acier du diamètre de 2 centimètres environ part du tambour arrière, va passer dans la poulie supérieure, puis, traversant l'écartement des deux navires, passe dans la poulie du mâtereau du ravitaillé, revient dans la poulie inférieure du mât du charbonnier et redescend s'enrouler sur l'autre tambour.

L'appareil communique au câble un mouvement alternatif, un tambour ne filant que par suite de la tension exercée par l autre ; un chariot est entraîné par le câble et transporte de 300 à 450 kilos de charbon en sacs. Pendant la translation, un ascenseur monte de nouveaux sacs à la hune du mât du charbonnier.

Pendant la marche de l'appareil, les deux tambours tendent constanmient à enrouler, le premier à une tension de i.800 kilos, et le second de 1.350 kilos. Celui-ci est donc dominé par le premier, et c'est la différence variable entre ces deux résistances qui compense les variations de poids et mamtient une tension uniforme.

La vitesse de translation étant de 300 mètres par tniniite, il faut environ 20 secondes pour que le fardeau ^oit transbordé d'un navire à l'autre.

* TRANSCASPIEN, ENNE adj. — Chemin de fer transcus- Itien ou substantiv. le Transcaspien, Chemin de fer qui débuta en 1880 par la construction, dans un but de cosqucto sur les Turcomaos, de la ligne de Mikhaïlovsk, port de la Caspienne, à Kizil-.\rvat. Après l'assaut victorieux de Ghéok-Tépé par Skobelef, le général Annenkof fut chargé de relier Kizil-Arvat à Ghéok-Tépé, Askhabad et à l'Amou-Daria devant Tchardjoui, ce qui fui l'œuvre de vingt et un mois seulement, et à la fin de 1886, le chemin de fer était livré sur 833 kilomètres, de la mer au fleuve ; puis, une fois l'Amour franchi par un pont de 2.075 mètres porté par 666 piles, il se continua rapidement vers Samarcande, ou il arriva en 1889. Longueur, 1.433 kilom. ; jauge, l^.bo ; voie simide ; trains de voyageurs deux fois par semaine à l'aller, autant au retour. Le lieu du départ de la ligne a été porté de Mikhaïlovsk àOuzoun-Ada, port plus profond, et l'on se propose de la faire débuter à Krasnovodsk, capitale de la Transcaspienne, où les conditions uautiiiues sont meilleures.

*TRANSCENDANTALISME u. m. — Encyci.. Rcpréscn-

lée surtout par Emerson, cette théorie, sans constituer un ensemble précis et systémati((ue d'idées et de croyances, so caractérise par un certain mysticisme moral, par une tendance à fondre Dieu, la nature et l'homme, par la confiance qu'elle accorde au sentiment individuel. i,V. Emerson, t. IV.) Parmi les principaux transcendantalis(es, il faut citer, outre Emerson. Georges Ripley, Margaret Fiiller, Théodore Parker, Hawthorne, etc.

* TRANSCONTINENTAL, E, AUX adj. — EscYCL. Chemin de fi-r Iraiisconlineii/ul ou substantiv. le Transcontinental. .Vux principaux Transcontinentaux de l'Amérique du Nord il faut joindre le Grand Pitcific J{ailroad, qui est tout entier situé sur le territoire canadien. Entreprise en 1903 par la grande compagnie canadienne du Grand Truuk Itailiray, dont le réseau se développe surtout dans l'Ontario, la nouvelle voie ferrée doit mesurer 5.000 kilomètres environ, do yuébec au Pacifique. Elle part de Gravenhurst (entre Toronto et Nortb-Bay, dans l'Ontario, touche au lac Winnipeg. et. après avoir traversé les montagnes Rocheuses, vient finir à Port-Simpson, à 7 degrés environ au N. do Vancouver, qui était le point terminus du seul Transcontinental en ex ploitation justiu'ici au Canada. La nouvelle ligne est surtout destinée au transport des récoltes, et elle tire une importance exceptionnollo do l'achèvement duTranssibérien qui lui fait face sur lo territoire asiatique. Quant au Pacifioue canadien, il possède actuellement 8.000 kilomèire>.

de voie ferrée entre le lac Supérieur et les montairnes Koclieusos.

*TRANSrXLAGE n. m. — Manière d'enverguer une voile, uu foc par oxomplo, eu passant un filin dans les œilsnlc-

pie de la voile et autour de la draille qui la supporte. (On transfilo aussi deux tentes que l'on veut relier ensemble- Certaines vuiles ont à leur partie inférieure uno bonnette transfilée, c'est-à-dire une partie supplémentaire reliée û la voile principale par uu trausiilage. Ëo larguant le traos-

Transbordeurs ; A , transbordeur Spencer-Miller; B, transbordeur Ttuii»ciKy. 1. Câble; 2. Chariot; 3. Ascenseur; t. Tambours d'earoulemenl.

filage, on enlève cette partie supplémentaire, ce qui équivaut à prendre un ris.)

* TRANSFORMATEUR n. m. — E^CYCL. Télêgr. sans fil. Les truuafonnateurs dits jiggers sont basés sur les considérations suivantes ; Quand une antenne de télégraphie sans fil entre en vibration sous l'action d'une onde, il se produit un nœud d'intensité au sommet et un ventre à la jiartie inférieure. Le cohéreur agissant surtout sous l'action de la force électromotrice, il a été avantageiix de transformer l'intensité en force électromoirice. Dans ce but, on a intercalé sur lantonne de réception, aa voisi-

Trauslormateui- ditjiyjer: A. jigger; B, lîl liu en deux bobines : C, gros fll ; D, contact du fil fin supérieur gauche avec le cohéreur ; e'. contact du fil inféiieur gauche avec la pile; F. contact du gru.^ til avec la teiTC ; II, contact du gros fil avec le courant de l'antenne; I. contact du fil fin supérieur de droite avec le cohéreur; J, contact ' du fil fin ioférieui- de droite avec le relais ; H. fll fin inférieur allant au relais; L, fil fin inférieur allant à lu pile: M, fil fin allant au cohéreur; N, fil fin allant au cohéreur; O. gros fil allant à l'antenne; P. sros fll allant à la terre ; Cl, fil du cohéreur; R. cohéreur; S. fil du cohéreur: T. fil de terre; L', fil de la pile; V, pile; W. fil de l'antenne; X, fil allant ad relais ; \, fil du relais allant à la jtile ; Z. relais.

nage du sol, le primaire d'un petit transformateur appelé jiuger, dont le secondaire est intercalé dans un circuit comprenant le cohéreur avec ou sans condensateur.

Le primaire du transformateur se trouvant à uu ventre d'intensité, on aura dans le secondaire un maximum d'induction et, par suite, un maximum detfet sur le cohéreur.

Comme on peut le constater dans la figure, le courant de l'antenne \V passe dans le secondaire C et s'en va à la terre. Le petit fil B est influeucé et transforme l'intensité en force électromotrice. Au mo\ en du relais Z et de la pile V, le cohéreur qui a été rendu sensible par l'action de l'antenne laisse passer le courant do la pile "V tant qu'un tapeur ne Ta jtas décohcré.

Le jigger le plus généralement empluvé dans la marine est constitué par un noyau de bois ou d'ébonile do 5 à 10 centimètres de diamètre, sur lequel sont enroulés, en uno ou deux bobines, des fils très fins de 5 à 15 centièmes do millimètre de diamètre et dont la longueur, de 160 tours environ, est fonction do la longueur d'onde; c'est le secondaire.

Le primaire est composé par un fil plus gros, de S5 à 60 centièmes, ayant 20 enroulements environ, enroulé sur lo secondaire, dont il est séparé au moyen d'une fouille de papier, par exemple.

TraNSISWAAG. petite ville maritime des îles Féroé, dans lile Sudero, sur le Ijord hunionyine ; l.5i>0 hab. Excellente rade. Aux environs, gisement de houille.

*TRANSMANDCHOURÏEN. ENNE adj. — Chemin de fer

transimiiidchuuniu ou Mil)Siantiv. le Tiutnsmandchounen, Nom donné à la voie ferrée qui. se détachant à Kliarbine du grand tronc transsibérien, relie la vallée de l'Amour à la presiiu'île du Liao-Toung. Elle suit la vallée du Liao- Ho pendant un corlain temps, et vient abuutir à Pori- Arthur. après avoir desservi Moukden. Elle avait été construite par les Russes, avec l'autorisation spéciale de la Chine ; mais, à la suite de la guerre russo-japonaise, le traité de Portsmouth a substitué dans tous ses droits le Japon à la Russie, moyennant payement dune indemnité ro])résontativo dos frais do coiisiruclion do la voie ferrée.

*TRANSMETTEUR n. m. — Dans la télégraphie sans fil. Ensemble du svsiémo permettant do lancer des ondes électri(|ues vers le poste admetteur et de faire, par suite, des communications télégraphiques.

— Encycl. Tout appareil transmetteur comporte une source électrique à courant continu, un transformateur de courant continu eu courants alternatifs h haute fréquence, un manipulateur, une antenne de transmission; enfin, pour permettre 1 émission do ces ondes et leur régularité, ou trouve iuicrcalé sur le circuit un interrupteur

s '",?'""r'"'"".,' ,'• Syslcine Braun (A. oscillalcur: B, l,ol)inc a-inducUoi. ; C, condensateur: r primaire

&, BccondoTc, ; 2 I.,.posiur Marconi simple: 3, Dispositif Marconi à double con.uiunication 4 W.pÔiïli

Marconi pour hautes tensions : 6. Disoosilif Fessendi-n ■ r. iii.=„„.ii:f ei.iT ' ""P"»"^

à mouillotto ou autre ot un comlensatour. I/oscillatour fait toujours j>arLio intégraiito du transforniatour.

Los (ihysicious f|ui so sont occupris do tôlc'-graphie sans lil ont imaginé do nombreux appareils transnicl leurs (lui no diirùrontontroeux ijuo par dos points do dôtail, mai», dès qu'il s'ost agi do transmissions à grande dista ico, il a fallu oniployordos sources d'énorgio trùs nuissaiitos, ot los bobines type KuhmkorJl". uti- Iisi^es au dfbut, n'ont pas tardé à l'aire pla<'e aux transformateurs industriels dont le d('-bit et la tension cloctrif)U6 sont beaucoup plus considérables.

Los transformatours des stations du Poldhu etdu capCod (Massachusetts) donnent une tension do îo.ooovolls; dans ces conditions, leur emploi prcsonte les plus rÔLds dant;ers. L'antenne est alors portée à une tension telle, i|u'oui)euten tirerdos étincelles do O", 30 ; le manipulateur doit, dans ce cas, être parfaitement isolé, et sa fermeture a lieu au moyen du mercure.

La ligure donne les circuits les plus intéressants des transmetteurs utilisés dans los divers montages.

^TRANSMISSION n. f. — Mécan. Transmis/iion flexible, Disposiiil ui('caui(|ue permettant do transmettre des mouvements sans utilisation de pièces rigides.

— ENcYcr,. Il y a deux types principaux de transmissions flexibles. Le premier "transmet des mouvements de rotation comnio le ferait un arbre de transmission rigide ; avec le deuxième type, les efforts longitudinaux do peu d'amplitude seulement peuvent être transmis. Le système do transmission à la cardan est une transmission articulée, c'est déjà presque une transmission âoxiblo du jiromier type.

Kn multipliant les articulations à la cardan, on obtien- 'Irait véritablement une transmission flexible. C'est ce qu'a fait Marotte, ^

dans une - —

transmission assez 0 mployée pour les machines-outils.

Dans une gaine métallique souple sont cnlilees une série do pièces courtes terminées par des fourches qui s'emboîtent l'uao dans l'autre. Une bille intercalée entre chaque grain de

ce chapolet les empêche do coincer. La gaine ne tourne pas sur olle-mêrao, elle sort simplement de support à la série de pièces articulées qui tournent dans l'intérieur eu transmettant l'effort moteur avec une assez grande déperdition jtar frottement.

La transmission Koureau remplace à riniérieur de la gaine l'arbre articulé par un arbre souple. Celui-ci est constitué par deux boudins en til d'acier, enroulés dans doux sons différents et enfilés l'un sur l'autre. On transmet le mouvement en tuumaut dans le sens qui terni à dérouler le boudin intérieur. Ce même sens de rotation tond à enrouler le boudin extérieur, qui s'oppose par conséquent au déroulement du premier. Le déroulement ne pouvant so produire, non plus que l'enroulement, il faut bien que la rotation se transmotte d'une extrémité à l'autre des boudins comme avec un arbre tubulaire rigide. La gaine extérieure a seulement pour but d'empêcher l'arbre de faire des coques ou des nœuds. Cette transmission ressemble beaucoup à l'unique transmission flexible du tleuxième type, c'est-à-diro transmettant des efforts longitudinaux produisant de faibles déplacements. C'est la Transmission Bowden. Kilo est formée d'un cable en acier flexible enfilé dans un boudin de fil d'acier à spires joinlives, formant un tube flexible dont la longueur totale ne peut changer par compression, puisque les spires se touchent. Il on résulte que, si l'on exerce une traction sur une des extrémités du câble enfilé à l'intérieur, eu prenant appui pour cela sur l'extrémité correspondante du boudin, comme si Ton voulait en arracher le câble, celuici se déplacera dans l'intérieur du boudin comme il le ferait dans un tube rigide, et à l'autre extrémité de la transmission, on verra le cable rentrer dans le boudin d'une longueur égale à celle dont on l'a fait sortir du coté où Ion exerce l'effort. Si les extrêmité.s du boudin sont fixes, on pourra donc transmettre intégralement ù l'une dos extrémités tous les efforts produits à l'autre, par exemple déplacer des leviers ou serrer des freins, quelles que soient les courbes décrites par la transmission pour contourner les organes d'une bic\ dette, d'une voiture, etc.

— Télégr. Dans la télégraphie sans fil, la transmission' des ondes est le plu-nomène par le(]uel des oscillations électriques lancées par une antenne peuvent influencer •iirectement à distance et à très grande distance, par l'intermédiaire d'une autre antenne, un appareil spécial appelé radioconducteur ou un détecteur.

Les ondes hertziennes déterminées par los éclatements

de l'oscillateur se propagent t:onconirii|ncmenl et en ligne droite, quand aucun obstacle ne se trouve devant elles. Il est constaté que lo sol réfléchit ces ondes ot

pour hautes tensions ; C. Dispositif Fessendco ; 6. Dispositif Slaby.

I. Grain de l.'i transmission Marotte : 2. Transmission FoniiMU {A et B, boudins; C, gaiac) ; 3. Ti'uiismissiun Buwdcu.

qu'elles so transmettent mieux sur la mer. Leur propagation en hauteur ost limitée, comme on a pu le constater en se servant de ballons portant dos antennes.

Los ondes, au contact du sol ou de la mer, semblent se réfléchir, et l'effet produit sur le récepteur serait celui résultant de l'interférence entre les ondes directes et les ondes réfléchies.

La réflexion des ondes complète, en quelque sorte, 1 oscillation du transmetteur, en ajoutant à l'antenne existante son image électrique.

Il parait démontré, par de nombreuses expériences, (jue jamais la transmission n'utilise directement la conductibilité du sol, pas plus que celle de la mer. Toutes les théories et tous les calculs faits pour expliquer les phénomènes de transmission sont jusqu'à présent sans valeur. TRANSPARIÉTÉ, E {transs) adj. Qualification donnée par Van Tieghem aux ovules dans lesquels le nucelle est résorbé de bonne heure et lie le sac embryonnaire situé directement sous le ou les téguments.

♦transport n. m. — Encv(L. Dr. Hesponsabiliié des voiluners. l'our s'affranchir de la responsabilité édictée contre eux par l'article 103 du code do commerce, en cas de pêne ou d'avarie des objets à transporter, certains voituriers inséraient dans la lettre de voiture, tarif ou autre pièce ((uelconque, uno clause les en déchargeant. La loi du l" ijiars 1905 a stipulé que de telles clauses sont nulles. — l'ransport des corps. Le déplacement d'un cadavre ne peut être effectué s'il n'a été autorisé par le maire ou le sous-préfet, selon que ce déplacement a lieu dans les limites do la commune ou de l'arrondissement ; dans les autres cas, il doit être autorisé par le préfet du département ofi a lieu le décès. L'introduction de corps en France et leur transport au lieu de sépulture sont autorisés par le ministre de l'intérieur. (Décr. du 4 août 1889, art. 4.)

La translation du corps dune personne récemment uécédée ne peut être effectuée hors du dépariemeul où a eu lieu le décès que dans un cercueil en bois de chêne dont les compartiments doivent avoir 4 centimètres d'épaisseur, être fixés avec des clous à vis et maintenus par trois frottes en fer serrées à écrou.

Quand lo trajet à parcourir excède 200 kilomètres, lo corps doit être placé dans un cercueil en plomb, renfermé lui-même dans une bière en chêne. Le cercueil en plomb doit être alors confectionné avec des feuilles de plomb laminé do 2 millimètres an moins d'épaisseur cl solidemont soudées entre elles. Le cercueil do plomb peut être également exigé, même pourdes dislances moindres, toutes les fois que des circonstances exceptionnelles rendent cette mesure nécessaire.

pans tous les cas, le fond du cercueil contenant le corps doit être rempli par uno couche de 6 centimètres d'un mélange pulvérulent, composé d'un partie de poudre do tan et do deux parties de charbon de bois pulvérisé. Le corps doit ensuite être entièrement couvert de cette même poudre avant la fermeture du cercueil. (Cire. Int.,

s août 1859.)

TRANSSAHARIEN, ENNE (/rniis*, ri-in, en') ady Qui

est au delà du Sahara.

— Encycl. Chemin de fer transsa/toricn ou substantiv. le Transsaharien. Uno grande partie des explorai ions françaises à travers le Sahara ont eu pour objet l'étude d'une voie ferrée qui réunirait le réseau algérien au sommet do la boucle du Niger, reconnu pratiquement navigable sur la plus grande partie de son cours moyen. La reconnaissance de l'itinéraire à suivre était l'objet de la mission Flatters. envoyée par de Kreycinet en 1879. Depuis lors, irois projets ont été successivement mis à l'élude, qui présentent chacun leurs avantages. Le premier, partant du terminus actuel de la ligne d'Aïn-Sefra à Djonien-Bou-Rezg, passerait par Igli, le Gourara et le Touat, et aboutirait à Bouroum, sur le Niger. Le second, partant de Biskra, traverserait les oasis de l'oued Kir. Tou^gourt, Ouargla, Amguid, et delà se dirigerait vers le Niger et le lac Tchad. Le troisième tracé, enfin, relierait la Tunisie méridionale au Tchad, par les deux oasis turques de Ghadamès et de Rhât.

Ce dernier tracé présente l'inconvénient grave do traverser sur deux points le territoire turc. D'autre part, en raison du développement considérable de l'influence française dans 1© Soudan central, «[uelques économistes, notamment Paul Leroy-Beaulieu, vivement appuyé par le gouverneur du Congo, Gentil, ont estimé que le véritable point d'aboutissement d'un Transsaharien parti d'Algérie était la région du Tchad. Ainsi, le chemin de fer desservirait le Baghirmi, le Kanem. la région du Cliari. Enfin,

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