TRANSMISSION - TRARIEUX
il devrait partir de la cote méditorrandenne juste ea face do Marboille, à Bou(,'i« ou ù l'Iiihpnevillo. TougKourt Ouargla, la vallée de rigljarijliar, les massilB monugneux de lAïr et du lloggar, Ziodor, seraient les points priocipatijc du trajet.
TraNSVAAL. — Cuiislilulion paliliaue. Ausbitùt après avoir porté ks preroicrs remède» à la détresse économic|ue du Transvaal après la guerre, le gouvoriiement britaum.(ue ociro>a à ce pays, à la date du jo avril 1301, uno constitution dont la caraclérisque était d'instituer dans la colonie un pouvoir législatif.
Los institutions libérales connue» sous le nom de Comlilutwn Lijllellon ne devaient être (|uun premier pas dans la voie du telfgoiernmeni, que le» libéraux anglais promettaient déjà â la nouvelle colonie et que le ministère Campbell Uaunerniaun devait réaliser des le mois d août 1900. Aux termes do cette coasiiiution, l'égalité politique est établie entre les sujets anglais et Ixiers de la touronno. Exception faite pour les soldats de la garnison anglaise, tous les hommes do vingt et un ans. ayant au moins six mois do séjour, sont électeurs. A cette marque do libéralisme, le gouvernement anglais en a ajouté uno autre, quo le parti conservateur de Ta métropole n'a pas été sans critiquer assez viviment. Dans la distribution des circonscriptions électorales, on a suivi les anciennes divisions du pays boer : trenteqnatro députas ont été attribués au Kaud, où. par suite d importantes exploitations minières, les Anglais so trouvent en majorité. Six députés rerirésenleront Pretoria, vingt-neuf seront élus par le reste du pays, où l'élément boer l'cmpone de beaucoup. Do ce partage des circonscriptions, il résulte quo la majorité, qu'ello penche du cote anglais ou du côté iransvaalicn, ne sera que do quelques voix; ainsi, l'Aogletorro a fait largement credii au sens politique des Uoors. avec l'espoir que l'assemblée élue, si elle so trouve en majorité de tendances rétrogrades, ne prendra en aucun cas des mesures qui pourraient faire péricliter l'induBirie minière, d'oii il faut bien convenir que le pays a trouvé, depuis la conquête anglaise, un renouveau de vie économique. D'autre part, uno paraniio essentielle subsiste pour les Anglais : il est en effet créé une Chambre haute ou Sénat, nommée par le gouverneur, partie pour cinq ans. partie pour dix ans. Ta fraction susceptible d'être rcnouychc no devant 1 être que sur l'avis du ministère au pouvoir. Les intérêts des indigènes, qui ne participent pas au contrôle des affaires do l'Iilal, sont précisément confiés à cette Chambre haute.
— Au lendemain de l'octroi, par le gouvernement anglais, do l'autonomie au Transvaal, a été réglée, par lo . ministère libéral de sir 11. Campbell Bannermann, la grosse question de l'indemnité de guerre due par les réi)ubliques sud-africaines à la suite de leur lutte malheureuse contre les Anglais, lin IPOJ, Chamberlain avait annoncé à la Chambre des communes quo le Transvaal avait nromis de payer à l'Angleterre uno indemnité de 30 millions de livres sterling, dont le dernier versement devait èire effectue dans le courant de 19oe. Moyennant ce payement, le gouvernement anglais garantissait un emprunt de 850 millions, k émettre par le Transvaal, dans un but de reconstitution industrielle et économique. La promesse de payement émanait d'un groupe de propriétaires de mines et do sociétés industrielles anglaises du Transvaal. Or, depuis 1903, ces promesses sont restées lettre morte : le Trésor anglais n'a rien encaissé, ei le ministère libéral a décidé non seulement de no pas compter sur la rentrée hypothétique de la contribution de guerre promise, mais encore d'autoriser le Transvaal et l'Orange à conclure un emprunt de loo millions, pour les besoins de l'agriculture et de la culunisation.
— Malgré l'octroi du self-governnient atix républiques- <k* r.\frique du Sud. un commencement de rél>eIlion a eu lieu, à la tin de 1306, dans la région de .Abeam et de '\yhitkop, 11 était dirigé par un Transvaalien. nommé Kerreira, qui réussit ù s'adjoindre un certain nombre de fermiers, ot marchait sur Zwartnioder. lorsqu'il fut arrêté, avant d'être parvenu à cotte dernière ville, parles troupes du colonel Lukiu. Celle révolte a paru être beaucoup plus un acte de brigandage collectif et organisé qu'un véritable soulèvement politique, que l'intérêt actuel des Boers. en présence do l'altitude de l'Anglotcrrc, rend tout à fait iuvraiseniblablo.
TRANSVAALTTE {transt) n. f. Substance minérale, résultant de l'altération de larséniure de cobalt.
TranS'TLVANŒ (race dk\ race de gallinacés, originaire, pctise-t-on, de la Transylvanie.
— Encvcl. Bien que très rustiques, bonnes pondeuses, et possédant uno chaire très fine, ces Tolailles sont peu csiimées en France, en raison de leur aspect singulier et
Coq et poule de Transylvanie.
peu décoratif. Chez elles, en effet, le cou est complètement dépourvu do plumes; c'est là, d'ailleurs, la seule différence qu'elles présentent avec nos poules do ferme. Leur plumage est variable ^perdrix, fauve, noir, blanc, coucou, etc.), mais leur cou déplumé est un défaut sur lequel ne font point passer leurs qualités, pourtant sérieuses.
TraRIEUX iCamille-Ludovic-Gairi'ff), littérateur français, né à Bordeaux en 1870. Licencié es lettres et en droit, il se consacra aux lettres. Il fut codirecteur de la revue t l'Art et la Vie • (1896-1898), et de la • Revue d'art
TRARZAS — TREBELLI
dramatique ■> (IS98-1901). Il devinl en lyo2 rùJacieur lil- ^ téraire â la ■■ l'etito Giroudo ■ et, (J<!|>uis ï'J»s, critique dranialiqiic à la " Uevue «. Il a publié deux volumes divers : la Cfmnson flu prodùjue (ï«y2) et lu Coupe dt Tludi^ (1895); un volume do critiijue théâtrale, la Lanterne de Diotjène (190?V, un recueil d'essais, les Petites Provinciales (1901). Comme auteur dramatique, outre un volume intitulé les Vaincus et contenant deux drames : Hypade et Savonarole avec préface de Georges Clemenceau (1891)), il a donné au théâtre Antoine deux drames : Juseph d'Arimathie (1898). Sur ta foi des traités (l'.iOO). cl une comédie, la Guerre au village (11*03). I/Odéon a reçu de lui une pièce en quatre actes, la Hobe blanche. *TrarzaS, nom générique donné aux populations de race maure qui habitent, le long do la côte de l'océan Atlaniique. la région ijui va des uords de la mer tdu Sénégal â Agadir), à TO., juscjuau marigot do Morglien à 11^-
— Adjectiv. : Le fiys trakzas (ou substantiv. Le Trakzas). Tribus trauzas.
— Au N.. les Trarzas s'étendent jusque vers l'Adrar et le pays de Tragani. Mais le nom que portent ces tribus devrait être exclusivement réservé aux fractions arabes qui, depuis plusieurs siècles, dominent dans le pays. La principale do ces fractions était celle dos Ouled-Ahmedbcn-Dahman, dont le chef était considéré par les administrateurs français comme le roi du pays. Le dernier émir du Trarzas fut Ahmed-Saloum II, qui mourut au moment de la con(|uéto française. Parmi les autres tribus notables du pays trarzas, il faut citer les Oular-Rezg, qui sont des Arabes, les Tendagha, lîerbères, qui viennent à Saint Louis vendre du beurre et du lait, et les Koumlaïlem. commerçants actifs qui parcourent le Cayor. Au total, le nombre des Trarzas s'élève environ â 80.000, tous musulmans. V. Madritami:.
En co (^ui concerne l'origine des tribus arabes du Trarzas, il faut signaler la légende, au moins vraiseniblal)le, qui les fait descendre de tribus jadis chassées d'Espagne par les successeurs de Fenlinand et d'Isabelle, et qui, trouvant déjà occupées les terres fertiles du Maroc, seraient parties vers les pays noirs du Sud. En tout cas. laffinité est considérable, au point de vue de l'aspect physique, entre Maures et Ibères.
* TRAVAIL n. m. — Encvcl. Délai-congé. Le contrat do louage do services, contrat verbal ou tacite de travail, dont la durée n'est pas limitée, peut toujours cesser par la libre volonté de l'un ou de l'autre des contractants, à la charge d'observer les délais de congé commandés par l'usage, ainsi que les autres conditions expresses ou tacites de l'engagement.
L'article 1780 du Code civil, modifié par la loi du 27 déc. 1890, consacre cette faculté de congédiement: il ajoute que celui-ci peut toutefois donner lieu à une indemnité, mais il ne dit ni quand ni pourquoi.
Le patron qui, sans motif et d'une manière intempestive, renvoie un employé engagé au service de sa maison pour une durée illimitée, lui doit un délai suffisant pour qu'il puisse se procurer un emj)loi semblable dans la même localité ; l'insuffisance du délai alloué peut entraîner le payement d'une indemnité. Même droit pour l'employé d'une compagnie renvoyé sans motif, arbitrairement et pour les convenances" personnelles de cette compagnie.
Le l'i juin 1906, le conseil des prud'hommes accordait une indemnité de chômage de 120 francs par ouvrier à 125 ouvriers des usines do Dion, à Puteaux (construction d'automobiles). Les usines avaient été fermées le 4 mai. rouvertes le 15 ; sur 2.400 ouvriers, 125 seulement no furent pr.-, repris : ce sont eux qui assignaient les patrons. Les prud'hommes ont reconnu l'existence du cas de force majeure, mais accordé néanmoins l'indemnité, parce tpio les"patrons n'ont p^s prévenu les ouvriers de la durée du chômage qu'ils allaient leur faire subir.
— Contrat de travail. Aux lois qui se sont rattachées peu à peu aux quelques articles du Code civil concernant le contrat de travail, il faut ajouter la loi du 31 décembre 1903, relative à la vente des objets abandonnés chez les ouvriers et industriels.
— Accidents du travail; risque professionnel. La loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail a été revisée par une loi du 31 mars 1905, dans un sens plus favorable aux victimes des accidents; d'autre part, une loi du 12 avril 1906 l'a rendue applicable, d'une façon générale et absolue, aux accidents survenus dans les exploitations commerciales.
— Conseil supérieur du travail. Le Conseil supérieur du travail a été réorganisé par les décrets du H mars 1903 et du 27 janvier 190i.
— Code du travail. Depuis 1896, le Parlement poursuit l'élaboration d'un Code an travail. Le point do départ de cette élaboration a été un projet do résolution déposé à la Chambre dos députés, le 11 mars 1890, par Arthur Groussier et un certain nombre de ses collègues. Ce projet de résolution tendait au rassemblement et à la révision de >i toutes les lois concernant la liéfenso des intérêts des travailleurs ou réglant les rapports do ces derniers avec leurs emploj'curs, atin d'en former un corps complet sons le nom de Code du traxmil », et il expliquait : « De même que nous avons un Code du commerce (pii règle les rapports des commerçants, un Code rural ([ui règle les rapports des agriculteurs, nous demandons un Code du travail qui règle les rapports des travailleurs et de leurs employeurs. »
Le 15 avril 1905, la Chambre des députés a adopté, après un remarquable rapport de Charles lîenoist. un projet de loi contenant les cinq premiers livres du code projeté, sous le nom ainsi mouillé : « Code du travail et de la j»révoyance sociale, »
— Uini.iOGR. : Louis André ol Léon Guibbourg. le Code de travail annoté (1905); Louis Antlré, les Accidents du travail S'Ais le réiiime du risffuc p7-ofrssivnnel 1 1900).
Travail et de la prévoyance sociale (minis- TKRii DU). Le décret du 25 octobre 1900 a créé un « ministère du travail et do la prévoyance sociale », ayant dans ses attributions :
y Les services qui constituaient précédemment, au ministère du commerce, la direction du travail, sauf le comité consultatif des arts et manufactures, dos établissements dangereux, insalubres ou incommodes et les explosifs;
î« Les services d'assurance et do prévovanco sociale du môme ministère, y comj.ris lofticc du travail ;
Insigne de la Conft-dération du Travail.
li" La direction do la mutualité, détachée du ministère de l'intérieur;
4" Les services dépendant du ministère des travaux publics concernant rajjplication des lois et règlements sur les conditions du travail dans les mines, minières et carrières, ainsi ([ue les mesures do prévoyance et d'assistance en faveur des ouvriers mineurs.
Travail (Conkédkratio.n gênérali!; dit). La Confédéral lun générale du travail, dont l'inlluence s'est afiirniéo à l'occasion du mouvement gréviste du 1" mai 1906, s'est formée au Cougrès do Limoges, on 189.'^, de ri'nion des bourses du travail et des Fédérations de métiers. Son organe est le " Mouvement socialiste ».
Elle a tourné l'esprit des syndicats vers l'action révolutionnaire , opposée à l'action parlementaire ; elle a propagé des idées de grève générale, d'action directe et d'antimilitarismo.
Ce sont ses théoriciens qui posèrent au Congrès de Bourges, en 1904, le priuciiie de la grève générale du i" mai 1906.
Travail (CoNFtiRKNCE inturnationale du). La Conférence internationale du travail fut créée à Bâle, par délibération des 17 et 18 septembre 1901 de l'Association pour la protection des travailleurs. Sa caractéristique est de grouper des hommes de tendances très variées, mais qui admettent l'interventioimisme : catholiques, radicaux, socialistes. Dans le comité directeur de la section française, figurent de Mun, Edouard Vaillant, l'abbé Lemire, liarthou. Sept autres sections nationales sont constituées: allemande, autrichienne, belge, hongroise, italienne, hollandaise et suhsse.
Le gouvernement suisse avait eu en 1889 l'idée de convoquer à Berne la première conférence internationale du travail. L'empereur allemand, qui venait de monter sur le trône, se l'appropria, et réunit la Conférence de Berlin en 1900; les résultats pratiques répondirent insuffisamment à la solennité de la convocation. Ce fut la première de ces conférences. La seconde a été ouverte à Berne, le S mai 1905, par Deucher, conseiller fédéral, chef du département du commerce, de l'industrie et de l'agriculture, à la suite de délibérations prises en 1902 à Cologne par le congrès de l'Association internationale pour la protection légale des travailleurs. Ce congrès s'était prononcé pour l'interdiction du labeur nocturne, pour la ])roIiibition de l'emploi du phosphore blanc, notamment dans la fabrication des allumettes, et de l'emploi du blanc de céruse dans la peinture.
Le programme de la seconde conférence était limité à ces deux jjoints : interdiction de l'emploi du phosi»hore lilanc, interdiction du travail de nuit pour les femmes. Le projet de convention pour l'interdiction du phosjîhorc blanc a été voté, mais il stipule que la mise en vigueur Il reste subordonnée à racce[itaiion de tous les Etats représentés à la conférence et à celle du Japon », dont l'adhésion demeure jusqu'ici très improbable, pour des raisons il'ordre économique. Des Etats contractants, le Danemark, la Suiise, les Pays-Bas et l'Allemagne ont seuls jusqu'ici interdit l'emploi "du phosphore blanc. Un délai de trois ans est d'ailleurs stipulé entre la derÉiière limite fixée pour l'échange des ratifications et la date de l'entrée en \ igucur de la convention.
On est arrivé, quant au travail de nuit des femmes, à un résultat plus précis et à un accord probable. L'article l" interdit le « travail industriel à toutes les femmes, sans distinction d'âge », sauf les exceptions prévues, dans toutes les entreprises employant plus de 10 ouvriers et ouvrières ( mines et carrières, industries de fabrication et de transformation des matières). Les ratifications devront être déposées au plus tard le 31 décembre 1907, et le délai de mise en vigueur, de trois ans en principe, sera de dix ans : pour les fabri(|ues de sucre brut de betterave, pour le peignage et la filature de la laine, pour les travaux de jour des exploitations minières, lorsque ces travaux sont arrêtés annuellement quatre mois au moins, par des influences cliniatériques.
Travail, par Emile Zola (1901). — Second volume de la tétralogie désignée sous le nom de « les Quatre E\nngiles ", Travail est pour la cité ce que Fécondité est pour la famille, le tableau symbolique de l'avenir se dégageant dos ombres et des misères du présent.
Ce présent est représenté par un magistrat esclave du texte do lois que souvent il réprouve, par un militaire qui ne veut connaiire que sa consigne et son sabre, par un prêtro étroitement attaché au dogme, par les patron^ des aciéries de l'Abîme qui résument dans leur vie publique et privée toutes les avidités et toutes les turpitudes, avec quelques-unes des qualités, de la société capitaliste et bourgeoise, et par un instituteur jacobin. Ajoutons-y une série de types représentatifs du monde des travailleurs, depuis l'ouvrier modèle d'autrefois, cramponné aux anciennes méthodes du travail manuel et détestant les inventions qui réduisent son rôle, jus()u'aii paresseux dénigreur et jaloux, en passant par l'anarchiste et le ctillectivisle. qui se réconcilieront pbis taril. lorsqu'ils verront leur idéal do justice et de bonheur social presque réalisé par une méth'ido à lac(uelle ni l'un ni l'autre n'avait songiv Cette mi'-thodo. c'est Luc Froment, fils de Pierre, le héros des Trois Villes, qui l'institue et l'applique ù laCrêcherie. l'usine qu'il a en jiariio achetée, en partie créée, dans la petite ville industrielle do Beauclair, à côté des aciéries de r " Abîme «.
Luc Froment, avec une inlassable énergie, arrive â éia- Idir dans sou usine le communisme tel tpie l'enteudaii Fourier, c'est-à-dire une harmonie respectueuse de la liberté do chacun et procédant de l'amour. Le bien, tout autant que le mal, est contagieux ; aussi Beauclair est-il lentement, mais sûrement conquis tout entier par l'organisation fouriériste qui donne à la Crècherio de si merveilleux résultats.
Dans cotte œuvre, extrêmement verbeuse et touffue, les procédés de stylo qu'on a maintes fois reprorhi'-s au maître écrivain sont plus apparents que jamais; d'un autre côté, il n'a rien perdu de sa puissance descriptive,
de son relief et de sa couleur. Son imagination grossissante, là comme ailleurs, plus qu'ailleurs peut-être, magnifie tout ce qu'il voit et tout ce qu'il prévoit, anime des abstractions, vivifie des symboles et illumine tout le livre d'une sorte d'idéal terrestre, ou l'on atteint par la bonté du cœur et l'amour de l'humanité.
Travailleur ^le), bâtiment de la marine française ijui, do 1880 à 1882, sous le commandement des lieutenants de vaisseau Richard et Parfait, et la direction scientifique d'Alphonse Milne-Edwards, explora les profondeurs du golfe de (Vascogne et des mers situées au large des côtes do Portugal et d'Espagne, la Méditerranée occidentale et les parages atlantiques du Maroc, des Sles Canaries et do Madère. Son œuvre fut continuée en 1883 par le Talisman.
Travaux publics (mkdailliv DHoNMitR ut* ministère DKs), distinction honorifique créée nar décret du 1" mai 1H97, et destinée à récompenser les agents employés depuis plus de trente ans dans les services ressortissant au ministère des travaux publics. La durée des services ex igés pour l'obtention de cette médaille i peut être réduite en faveur des agents qui, dans des circon stances spéciales, se sont distingués dune manière exceptionnelle.
Peuvent concourir: les chefs cantonnierset cantonniers des routes nationales
Médailli- d'honneur du ministère df:
jiublius (face et revers).
les maîtres de port : les maîtres et gardiens de phares et fanaux; les brigadiers et gardespêche dépendant de l'administration des travaux publies; les gardes de navigation, éclusiers, pontiers, cantonniers et autres agents attachés au service de la navigation intérieure et au service des ports maritimes de commerce; les ouvriers employés d'une façon permanente sur les chantiers dépondant de l'administration des travaux publics et de celle des chemins de fer de l'Etat; les agents du service intérieur du ministère des travaux publics et des écoles des ponts et chaussées et des mines , enfin les sous-agents de l'administration des chemins de fer de l'Etat.
La médaille est accordée sur la proposition des chefs de service et après avis des préfets.
Du module de 32 millimètres, cette médaille est poriéo suspendue à un ruban de -12 millimètres divisé en 7 bandes verticales de 6 millimètres chacune et altcrnativemcnl lileu, blanc, rouge, blanc, bleu, blanc, rouge.
TraveRSI ^Camillo Antona), critique et auteur dranuitiijue italien, né à Milan en 1857. Auteur de travaux estimés sur Pétrarque, Boccace, Foscolo et Léopardi. il adonné au théâtre plusieurs comédies, dont les meilleures (/e liozeuo, i Parassiti) sont de virulentes satires des mœurs bourgeoises actuelles ; il a en outre traduit ou adapté pour la scène italienne un grand nombre d'œuvres de Sardou, Lavedan, Brieux, Ancey. etc. La " Revue bleue » a publié en lOOl des traductions do (|uclques unes de ses pièces par A. Lécuycr.
TraVERSI (Gianoino Antona), auteur dramatique italien, frère du précédent, né à Milan en 1S61. Il s'est fait, dans une foule de saynètes et de comédies, le peintre à peu près exclusif des cercles mondains, dont il a fidèlement reproduit les élégances frivoles, l'esprit superficiel et la corruption raffinée ; ses sujets sont parfois scabreux, ses analyses peu profondes; mais il plaît par là fantaisie dn style et le naturel du dialogue; c'est > somme un heureux émule de Lavedan de Capus. Ses meilleures comédies soin la Mattina dnpo, Pcr vanita, Dura len-, /' Civetta, il Brarcialelto, la Pri/na Vol:-: (trad. par A. Lécuyer dans la « Revu/ ideuo », 1900. /« Scuola del marito, / Scalata uU'dlimpo, l'Arnica, i Giorni }>i.' liati, la Fedclta dei niariii. Viat/gio di nozzc. Il a écrit en outre quelques nouvelles {la Hrlif/ione délie paccalrici, il Kazzo, l'i'nica .Scusa), etc.
*TRAVERSIÈRE n. f. — Eni YCL. Celle caliorne passe dans les clans du bossoir de traversière et dans les réas d'une poulie triple esiropée en fer et munie d une solide griffe. Elle sert à traverser l'ancre, c'est-à-dire à soulever son diamant de manière que la verge soit à peu }>rès liorizonta.le, pour permettre de la fixer à son poste quand on navigue. Les navires qui n'ont pas de bossoir de traversière crocbent cette caliorne sur la candeleite de misaine ou sur l'homme do bois. Toutes ces manœuvres d'ancres si compliquées, si l'énibles et parfois si dangereuses, peuvent être supprimées par l'emploi des ancres sans jas.
TrebeLLI (Zélie Gillkdkbt. dame Bkttini. dite), cantatrice, liée ù Paris, de parents français, en 1834. Douée d'une magnifique voix de contralto et aimant de préférence léchant italien, elle débuta en 1859 à 1 Opéra de Madrid et mérita par son talent autant que par sa beauie co nom de Trebelii, qui signifie troi-i fois 6i-//e. Revenue en France l'année suivante, elle parut à la salle \ entadonr en avril 1861, sous les traits do Kosina d il liarbicre di Siviqlia. Le public parisien l'accueillit ave.- la mémo faveuri|ue celni de Madrid. Elle chanta ensuite à Cologne, à Hambourg, puis à Berlin. Do retour à J ans. el e se montra de nouveau aux Italiens. Elle ne renouvela point son engagement et se fit applaudir successivement A Bruxelles. A Leipzig. A Copenhague, k Bade, à Londn s ,1869) et A Barcelone (1870). Ce fut dans cette viHe qu'elle connut le chanteur Bettini : elle 1 accompagna dans une tournée artistique et l'épousa Engagée a 1er Maiesiy's Oj.era juin 1S71\ M- Trebelli Betlini a habité depuis 'lors l.ondrèsavec son mari.
Travrrsii-re :
A . li-*»vcrfii*re ; B , b u s s o i r ; C. griffe.
Tréculie : a. fleur.
TrÉCUL (Auguste-Adolplie-Lucicn). botaniste Trancais. no à MonJoublcau (Loiret Cher) en 1818. mort à Paris en 189G. A une époque où les recherches botaniques étaient presque exclusivement du domaioo do la systématique. Trècul s'attaqua aux problêmes les plus importants de la morphologie g<în6ralo et do l'or^anogénie. Son preniii-r travail, Observations sur le fi-uit du Prismatocarpus, date do 1842 : il publia depuis do nombreux mémoires sur lorigino des nieuibres advontifs, sur les sécrétions, etc. On fui doit aussi une monographie des arlocnrpées. Do 1S4H il 1850, Trécul lit un voyage dans lAinériquo du Nord, mais toutes ses co lociions furent perdues par suite du naufrage du navire les Deux Fn-res. La ugnro de ce savant est une des plus originales que l'on connaisse : travailleur acharne, il n'accepta jamais aucune situation, officielle pour pouvoir se vouer uniquement à la science; toute sa vie s'écoula dans une modeste chambre d'étudiant; ses travaux lui ouvrirent les portes de IJustiiui CD 1866.
TRÉCUUC {Il — dédiée à Trécxil, bot. fraue.) n. f. Genre d'artocarpacées très voisin des artocarpos, comprenant quelques espèces africamcs et malgaches. (Les tréculies sont dioïques , tandis que les artocarpos sont monoïques. Les énormes indorescences développées do la tréculie africaine pèsent Jusqu'à 15 kilogrammes; les indi^^éncs de l'Afrique australe allemande en tirent une Tarinc qu'ils utilisent dans leur alimentation.)
TRÉHALASE n. f.
Biol. Ferment solublo hydrolysant, qui existe dans certains champignons et dans l'intestin grôle du lapin, ainsi que l'ont montré Bourquolot et Glev. (Cette tréhalasc hydrolyse lo tréhalose, ou sucre do champignon, absolument comme H maltaso hydrolyse la maltose.)
Treize (procès des), célèbre procès intenté à treize membres do l'opposition par le «gouvernement impérial, le 5 août 186-1. Les élections législatives élaut proches, une réunion avait eu lieu chez Garnier-Pagùs. le 13 mars, pour préparer les rempla^'ants do Carnot et J. Favro. I-a police la dispersa, sous le prétexte que la réunion était illégale, et perquisitionna chez la plupart des membres qui étaient présents, emportant jusqu'aux papiers de famille. L'instruction, commencée seulement le IG juin, avait trouvé trente-quatre accusés; treize accusations seulement furent maintenues : celles contre Bovy, Carnot, Clamageran, Corbon, Dréo, Durier, Ferry, Floquet, Garnier- Pagès, Hérisson, Hérold, Jozon et Melshcim. Le procès eut lieu le 5 août, présidé par Dobignile, qui montra une âprotô singulière pendant les débats. Après une plaidoirie do J. Favre, d'une éloquence et d'une clarté telles que l'un des autres avocats, Berryer, déclara, au nom de ses collègues, qu'il n'avait rien à ajouter, ne doutant pas de l'inanité do l'accusation, ni de I acquittement. Le tribunal condamna pourtant les Treize, chacun solidairement, à 500 francs d'amende.
^TREMBLEMENT n. m. — Tremblements de terre. Les années 1904, 1905 et 1906 ont marqué une recrudescence des phénomènes séismiques, qui ont donné lieu sur plusieurs points à do véritables catastrophes.
Il suilit do rappeler les secousses qui ont désolé la Calabre en I904, la catastrophe de Californie, qui a pres-
auc complètement détruit ou incendié la magnifique ville e San-Francisco, ainsi que les cités voisines d Oakland, Los Angeles, etc., et enfin, en août 190G, le tremblement de terre du Chili, qui a causé d'importants dégâts aux villes de Valparaiso, Santiago, etc. Toutes ces secousses ont eu lieu dans les régions en quelque sorte classiques des tremblements de terre. Elles sont surtout remarquables par leur violence ; la dernière, celle du Chili, aurait fait disparaître l'île Juan Fornandoz et provoqué, sur plusieurs points de la cordillère des Andes, d'importants affaissements. Le contre-coup dos secousses se serait fait sentir jusque dans la région des .\ntilles, à la Martinique. Il est bon de noter aussi que celte recrudescence subite de l'activité séismique a coïncidé avec une augmentation notable d'intensité des phénomènes volcaniques dans les mêmes régions : éruption de la montagne Pelée, aux Antilles, éruption du Vésuve, en 1906-
^TREMBLEUR n. m. — Autom. I.ame vibrante dont le jeu produit les ruptures fréquentes du circuit primaire d'une bobine do KuhmkorlT. (On l'appelle souvent aussi vtbreur. Elle peut être actionnée soit par les variations du magnétisme du noyau de la bobine, variations produites précisément par les interruptions de courant, soit par un moyen mécanique [trembleur de Dion, etc.], soit par un petit moteur.) V. intkrruptecr de bobine de
ROHMKORFF.
Trente ans de théâtre (œuvre desI. Fondée à la fin de 1901 par Adrien Bernhoim avec le concours de H. Koujon, V. Sardou, Larroumet, Hervieu, Jules Claretie, F. Bourgeat, cette œuvre se proposait d'organiser des représentations dont le produit était destiné à secourir tous ceux qui, comptant trente ans de carrière au théâtre, ou dans uuo profession s'y rattachant directement, pourraient se trouver dans la gêne. Le premier spectacle fut donné en mai 1902 au Concert-Européen; d autres suivirent au théâtre Moncey, aux Bouffes-du- Nord, aux théâtres des Ternes, de Belleville, Montparnasse, et en province à Vichy, Aix-les-Bains, Etretat, Evian, etc. Les artistes de la Comédie-Française, de l'Odéon, de l'Opéra et des principaux théâtres prêtent leur concours à ces représentations ; les principales œuvres, jouées sont empruntées au répertoire classique; ce sont : Horace, le Cid, Andromnque, Phèdre, Bérénice, les Plaideurs, le Misanthrope, l'Avare, le Malade imatjinaire, le Médecin malgré lui, le Barbier de Séville, le Jeu de l'amour et du hasard et aussi des œuvres musicales, lo Don Juan do Mozart, la Damnation de Faust de Berlioz, C Arté-
sienne do Bizci, Samson et Dalila<lc Haiai-Sdins. Chaque spectacle est précédé d'un© brève causerie faite tour a tour par Yanor, L. Clarotio, L. Lacour.G. Bureau, M. Lefevre, etc. En quatre, années l'Œuvre des trente ans do théâtre a pu distribuer plus do 150 oou francs de secours dont GO. 000 francs pour la seule année 1^05.
Trente-neuf articles 'les), articles contenant ce gue l'Eglise anglicane considère comme les points essentiels de la doctrine chrétienne, par opposition aux doctrines do l'Eglise catholique romaine et ù colles de certaines sectes protestantes. Us furent élaborés en 15C.i par les évéques, archevêques et autres membres du clerjjré anglais, sous la direction do tarchevêque Parker. Ils avaient été précédés sous le règne d'Edouari VI, en 1553, des Quarante-deux articles promulgués par une commission de trente-deux membres, â l'instigation de Cranmer. Les Quarante-deux articles, bientét abandonnés par lo fait de l'avcnement de Mario Tudor, formèrent la substance des trente-neuf nouveaux articles. I^s Trente-neuf articles furent révisés en 1571, par l'arker et Jewel, puis en 1Û04 par une conférence d'ecclcsiastiijues, cette fois d'une favon définitive. V. anglicakisme au t. 1", et commun I-BATER BOOK au I. III.
TRENTEPOHLIE (tran. l!) n. f Alçue formée de filaments simples OU raincux, se reproduisant par l'union de famètes semblables ù. deux cils, vivant sur les écorces arbres, les pierres, parmi les mousses dans les endroits humides. (Une espèce très commune, la tremepohlie dorée, forme des taches orange vif sur les pierres.)
♦TrentiniaN (Uuis-Edgardi. général français, né à Brest en 1851. — Après avoir appartenu à l'état-major particulier du corps d'occupation de Madagascar, il fut nommé en 190Ô au commandement supérieur des troupes du groupe de l'Afrique orientale, à Madagascar, en remplacement du général Gallieni.
TrentOWSKI (Ferdinand Bronislav. philosophe polonais, né à Varsovie en 1h07, mort à Fnbuurg-en-Brisgau en ISû'.i. Les événements de ls30, aux<ineIsTrcntowski prit une part active, obligèrent le jeune philosophe à s'expatrier. Il se retira en Allemagne, où il se fit naturaliser et se maria. Ses principaux ouvrages sont : Principes de philosophie {i%^l); Introditct ion à l'étude de la nature (1840); Système d'éducation (1812); etc. Il a cherché à concilier le réalisme et l'idéalisme ; il admet trois critériums : ceux do l'expérience, de la raison et do l'observation, et par ce dernier critériiun il se rapproche à la foisdeSchclling et de Hegel.
TrÉPOF (Dmitri Fédorovitch), général major russe, gouverneur général de Saint-Féiersbourj:, né en 1855, mort en 1906. Son père, Feodor ïrépof, orphelin que des bourgeois de Moscou trouvèrent abandonné sur les marches de leur maison, fut, après des études rudimeniaires, employé civil dans l'armée, puis entra dans la police, dont il devint lo chef; avant frappé un prisonnier, la tiancée de celui-ci, Vera ^assouUtch, tenta de l'assassiner et il dut quitter la direction de la police. Dmitri Trépof, élevé au corps des pages do lempereur, entra au service militaire en 1872, dans l'arme de la cavalerie, où il devint cornette en 1874. Il fui blessé dans la campagne de 1877 contre la Turquie. Il devint colonel en 1895, mais son caractère violent déplut au grand-duc Nicolas, chef do la cavalerie, et il dut donner sa démission. Le grand-duc Serge, gouverueur général de Moscou, le fit nommer eq 1896 maitre de la police de cette ville, fonctions qu'il continua d'exercer lorsqu'on 1900 lui fut confié le grade de général major, mais qu'il résigna quand, vers Fa tin de 1904, le grand-duc Serçe quitta lui-même son poste de gouverneur général. C est alors que, sur la recommandation do ce dernier, et au moment où il allait partir pour la Mandchourie, lo général Trépof fut, en janvier 1905, nommé gouverneur général de Saint-Pétersbourg, en remplacement du général Foulon, désigné pour remplir les mêmes fonctions à Varsovie.
Trépof se hâta de réprimer les désordres qui troublaient alors la capitale; ce fut la sanglante journée du 2i janvier 1905.11 était si redouté des révolutionnaires que le gouvernement n'osa pas lui continuer ouvertement sa confiance, mais il resta un des conseillers écoutés du Isar. Son rôle politique parut cependant contradictoire, mais ses déclarations favorables à l'extension des droits de la Douma peuvent donner à penser que le libéralisme apparaissait aux plus intransigeants et sans doute au tsar lui-même comme le seul moyen de sauver la Russie.
Treschow iNils), philosophe norvégien, né à Drammen en 1751, mort à Christiania en 1833. Il étudia à Copenhague, devint recteur à Trondhjcm (1774), à Helsingœr (1780), docteur en théologie (1790), professeur de philosophie à l'université de Copenhague (1800). Membre de la commission chargée de préparer la création d'une université norvég:ienne, il fut nommé (ISIS) professeur à l'université de Christiania, président de la commission qui négocia avec les Suédois en 1814, conseiller d'Etat et chef du département de l'instruction publique et des cultes (1814, fonctions qu'il conserva jusqu'en 1826). On lui doit diverses études sur la philosophie de Kaot (1798), des travaux théologiques e( quelques écrits politiques relatifs à la constitution norvégienne.
Très Marias, groupe insulaire de l'océan Pacifique, dépendant du Mexique et s'étendant parallèlement à la côte devant le golfe de San-Blas. La plus grande de ces iles est Maria Madra.
Trésor (blé hybride »n), variété de blé à grand rendement, obtenu par Vilmorin-Andrieux et mis dans le commerce ces récentes années. Il est de végétation vigoureuse, hâtif, résistant aux maladies et à la verse. Il parait l'un des meilleurs parmi les belles et bonnes variétés do blé.
Trésor (ï.or> dou felibrige ou Dictionnaire provençal-français, embrassant let divers dialectes de la langue d'vc JïiorfprHt?, par Frédéric Mistral (1879-1886). — Le poète de la Provence a voulu faire entrer dans son Dictionnaire tous les mots usités dans le midi de la France, avec leur sii^nification française et un grand nombre d'exemples et de citations d'auteurs; les variétés dialectales et archaï- ■ines de chaque mot ; les radicaux, les formes bas-latmes et les éiymologies; la synonymie de tous les mots dans leurs divers sens; les expressions techniques; les termes populaires de l'histoire naturelle; la nomenclature géo-
et
rt
TUECUL — TRIULWA
^-raphique du Midi; les sobriquets particuliers aux habi-
unts de chaque localité; la collection ■"ompUte irs pro-
vcrb' ' ' :'Iications sur '■
cro; ruvinces w'-s
gr:»} . .graphiques ■ .
des cêiei>rit(;s :ippartcuant au Midi,
^TRESSE n. f. — Sorte de cordage plat, tressé â la main et composé ae lils de caret ou de bitord.
— Encycl . I^'S trettes servent pour les tire-veilles ou de garnitures en divers endroits de la mâture et du gréement ; dans cet emploi, ou les appelle suuvent pailUfi. Les hommes en font aussi fréquemment sur les amarrages de leur grand sac. On fait de la tresse carrée et do la tresse ronde.
__ Trciie.
TR£TIAKOV(Paul MikhaHovUch), célèbre amateur d'art russe, né en I83î. mort en 1890. Fils d'un négociant russe, il s'adonnn comm^ ^nn yf^rc au commerce. D'accord avec son frère S«-r;, .il
commença fort jeune encore â acjuénr . -(.g
artistes russes, soit en Russie, soit ù létra; , ^u-
tua une galerie incomparable qu il offrit, -J- vo:i vivant, à la ville do Moscou. La visiie de cette galerie est indispensable à quicouûue veut se former une idée de l'art russe au xix' siècle. Elle renferme aussi quelques chefsd'œuvre d'artistes étrangers. Elle compte plus de deux mille numéros.
Treub Melchior). botaniste hollandais, né à Voorschoten, près de Leyde, en I85i. Il tli a l'université de Leyde ses éludes scientifiques, et prit en 1873 le grade de docteur es sciences naturelles. Il devint ensuite assistant à l'institut botanique de la même ville, avant d'être envoyé comme directeur au Jardin botanique de l'Etat organisé Â Buitenzorg, dans l'Ile de Java. Bientét après l'IfiSS), il devenait directeur du département de l'agriculluro aux Indes néerlandaises. Botaniste de valeur. Melchior Treub s'est surtout occupé de géographie botanique et des différents problèmes quo soulève la naturalisation des plantes. De 1873 à 1880, il a publié un très grand nombre de mémoires dans les • Compt-s rendus • de l'Académie des sciences d'Amsterdam, ainsi qu'un certain nombre d'études sur la morphologie, la physiologie et la
géographie végétales, parues dans les « Annales du jardin otanique de Buitenzorg », dont il avait été le crc:j[eur. II est meml>re. membre étranger ou membre corrLLj'ondani des Académies des sciences d'Amsterdam, Paris. Londres, Berlin, Munich, Copenhague, etc.
L'œuvre de ce savant est considérable. Depuis son premier travail Sur l'aigrette des composées {lili;, il a pohlie une cinquantaine de mémoires, dont quelques uns ont une importance capitale. Citons : Aotes sur t embryogénie des orchidées ; sur l'embryon, le sac embryonnaire et Covule ; sur les urnes du dischidia Itafflesiana ; sur l'amidon des euphorbes ; sur les easuarin*'es et leur place dans le si/stème naturel ; Itecherches sur le rôle de l'acide eyanhydrique dane les niantes vertes ; l'Organe femelle et l'Emhnjogénèse dans te ficus hirta ; etc., etc.
Trêves lEmilîo). littérateur et éditeur italien, né à Trioste en 1834. Il s'était d'abord tourné vers le ihéaire. et un premier drame. Richesse et Misère, }o\xé au 'Théâtre- Philodramatique de Trieste. avait obtenu assez do succès ; un autre, le Duc d'Enghien, fut interdit par la censure anirichienne. S'étant rendu à Milan, il écrivit dans la ' Gazzetta di Milano », 1' - Italia musicale », et. après la guerre de 1859, qu'il fit dans les rangs des garibaldiens, il fonda le Museo ai famiglia, dont il prit la direction. Celte première tentative ayant assez bien réussi, il se consacra au métier d'éditeur et fonda successivement la Bibïioteca utile (1855), recueil qui subsiste encore, ainsi que YAnnuario scientifico et la Bibïioteca amena, collections qui ont fait sa réputation en donnant de la notoriété à un grand nombre d'écrivains de talent. En 1869, il fonda le Corriere di Milano, grand journal politique qui cessa de paraître en 1874, année où il reprit ['fllustrazione itatiana, fondée par Pomba et Sonzogno.
TRIBOLONOTE n. m. Genre de reptiles sauriens, de la famille des scincidês. comptant une seule espèce propre à la Nouvelle-Guinée. Le trifjolonotus Xovr Guiner est
un curieux scînque, remarquable par sa tète armée d'un casque osseux, d'un brun foncé en dessus, plus pâle en dessous. Il atteint 16 centimètres de long, vit dans les arbres et se nourrit d'insectes.)
Triboulet (le', journal hebdomadaire politique, satirique, illustré, fondé à Paris. le 10 novembre 1878. par Harden-Hickev, connu dans la presse sous le pseudonyme de Saint-Patrice. Antirépublicain el ulira-royaliste, le ■ Triboulet», qui avait pour gérant le baron Tanneguy de Wogao et pour secrétaire de rédaction Jules de Gastyne, se signala dès ses premiers numéros par la violence de ses attaques contre le gonverncmeut et les principaux fonctionnaires de la République. Le • Tribotilet » a reçu, de 1879 à 1889. 114 assignations, et le chiffre des amendes prononcées contre lui s est élcvéà 275.000 francs. Il a eu en 1889, pour rédacteur eiT chef. Jean Bonnefon. Ses principaux collaborateurs littéraires sont : Cornély. Raoul Toché. Alfred Capus. Gaston Jollivct, Simon Boubée, Montyvieux, Boussenot. Desirelle, etc. La partie artistique du journal est confiée à Blass. Caran d'Achc, ValIel,Fernand Fan, Gaston Nourry, Willette, etc. Depuis, la publication a été continuée jusqu'à aujourd'hui (1903) après plusieurs changements de direction el une diminution d'éclat.
Tribuna (la), journal quotidien à 5 centimes, f'^ndé à Rome en 1S82. d'opinion libérale et dynastique, et partisan de la triplice sans gallophobie. La Tribuna a deux éditions par jour. Au journal quotidien se ratiache tin journal
TRIUUNE