TROLLEY
liebiioniadaire, illustré on noir et en couleurs, à 10 ccn- !
tiiiios, la Ti ibuna Hlitslrala.
Tribune de Genève (la), journal quotidien fondé eu fôvrior 1879, coustituô on sociétô anonyme en 1880. A londanoos libérales progrrcssistos, il est copondaiit indépcudaut dos partis. Il na pas moins de cinq éditions par jour.
TBI-CAR ou TRICAR n. m. Tricycio automobile. V. fig. à AtTo.MouiLK {planche), t. I*'.
TRICÉRATION {$i-oti) n. f. Alguo diatomée, dont les valves oui iino forme triangulaire ou quadi-anj:ulairc, à angles arrondit». (Ce genre couipreud jjIus do -ioo espèces marines ou fossiles.)
TRICHESTHÉSIE (kèss-té-zt) n. f. Physlol. Sensibilité tactile d'une ri-giou do la peau, en fonction du nombre dos poils (pilosité) de celte région.
— Èncycl. La. sensibilité d'une région iiilifèro ditTore nettement do la sensibilité tactile générale do cette région; elle est très vivo à la base de chaque poil et s'atténue à mesure qu'on s'en éloiçno ; elle n'est pas plus constante que la sensibilité tactile; les conditions mentales, les conditions physiologiques ei atmosphériques la modifient beaucoup. (Vaschido et Rousseau.)
TRIGHODESHE {ko-dèssm') n. f. Bot. Genre de borra-
ginces cynoglosséos, comprenant 25 espèces des régions tropicales.
TRICHOPE {fiop') n. m. Bot. Genre de dioscoréacées.
— Kncycl. Lo (rirhupe de Cei/lan est caractérisé par ses fleurs liermaplirodites à périaiitlie campanule et à six élannnes; les car|iolles sont biovulés. Lefruitest une capsule.
On désiguo aussi sous ce nom une section du genre barosmu, caractérisée par ses styles glabres et comprenant plusieurs espèces : le barosma beau, le barusmti liuiCfolé, etc.
TRICHROME {krom' — du préf. tri, et du gr. h-}n'6ina, couleur] adj. i'roct!dé trichrome. Procédé photographique pour l'obtention des épreuves en couleur. "V. photograiMiiii des couleurs, au t. 'VI, ot au Supplémeut; v. aussi
CHBOMOSCOPE.
TRICHROMIE {kro-mî) n. f. Photographie des couleurs, par le procédé triclirome.
TRICOSTULAIRE (koss-tu-lcr' ) n. m. Bot. Genre de cvpir.ictos rliynchosijorée*;, comprenant quelques espèces do lîiiniri), de Ceyian et d'Australie.
TRIMÉRITE n. f. Silicate naturel de manganèse, gluciniuni, chaux et fer.
TriniuS (Auguste^ écrivain allemand, né à Schkeuditz on 1S51. Conseiller de la cour du duc de Saxe- Cobourg-Gotha, il consacra ses loisirs à de longues excursions à pied à travers l'Allemagne, dont il a donné d'intéressants comptes rendus, remplis de fines observalions et de récits pittoresques. Citons : Excursions à travers la Marche (18^4-1S87); Guide du voyageur en Tfiuringe (1886- 1896); les Efwirons de Berlin (1887); De la Sprée Jusqu'au -T/eiH (1887); A travers t'Uusirut h [1^92); la Vieille Allemagne en paroles et en image (1892-1893) ; lesVosf/es en pai'oles et en image (1895) ; A travers la vallée de la Moselle (1897) ; la Thuringe (1897); etc. Il a donné en môme temps un grand nombre de nouvelles et d'esquisses : Entre forêt et ville (18S8); Sous les sapins et les fougères (1890); Cœur c/ monrfe (1890); Vertes montagnes, esquisses de (a Thuringe (1892); Contre le courant (1893); Bruits de la forêt (1894); Miss Annie (1898); etc., ainsi qu'une Histoire de la guerre de l'Union (1885-1886), et un drame : Droit pour droit (1885).
Triomphe de la mort (le), par G. d'Annunzio, traduction d'Hérelle. — Georges Aurispa et Hippolyte Sanzio s'aiment depuis deux années. Mais, tandis que la jeune femme s'abandonne à sa passion, le jeune homme anatomise ses sentiments. C'est un être inquiet, maladif, déjà lassé de vivre, mais qui n'a pas le courage de mourir. Après une courte séparation, durant laquelle Georges, rappelé dans la maison paternelle, prend de plus en plus conscience do son irrémédiable faiblesse, les deux jeunes gens se retrouvent à San Vite. Et Georges, saisi par des velléités mystiques, ne voit plus en Hippolyte que le '• Péché de la chair « ; il la déleste, il la méprise, sans être assez fort pour rompre avec elle. L'idée de la mort le poursuit, l'occupe de plus en plus. Mais il no veut pas mourir seul, soit par haine, soit par jalousie. Après une dernière scènedans laquelle llippolyteaétéencore 1' n Ennemie victorieuse », il l'emmôno, le soir, au bord de la mer et, du haut d'un rocher, se précipite en l'entraînant avec lui. Ainsi la mort triomphe. Ce roman, dans la composition duquel il y a dos longueurs, vaut surtout par la subtilité pénétrante de l'analyse, môme si nous trouvons que son misérable héros est d'uno psychologie bien compliquée et souvent ambigué.
Triplepatte, comédie on cinq actes, de Tristan Bornar-l et André Godfornaux (Athénée, 30 nov. 1905). — Le jeune vicomte de Houdaii possède un cheval d'obstacles, Triplepatte, qui se dérobe toujours ot qu'il faut ramener à la cravache. Or, le vicomte a exactement Je même caractère que son cheval, et voilà pourquoi ses intimes l'appellent du mémo nom. Triplepatte — lo vicomte — a horreur de prendre une décision, d'agir, de parler mémo. Croit-on l'avoir décidé? A la dernière minute, il hésite, il recule, il se dérobe. C'est à un tel homme que le bon usurier Boucherot, auquel il doit beaucoup d'argent, ot la baronne Pépin, qui touche une commission sur les unions réalisées par ses soins, prétendent faire contracter un beau mariage. Ils lui ont trouvé une riche héritière, par surcroît charmante, 'Y'vonni ïlerbelier. D'autre part, Triplepatte est pourvu dune tante, la comtesse «le Crévecœur, qui a uno fille, Irène... ûgée de six ans. Elle l'a fiancée au vicomte dès le berceau, et elle entend bien que ce mariage se fasse un jour ou l'autre. La nièce, c'est lo conflit entre l'apathie de Triplepatte, lo dévouement intéressé do Boucherot et de la baronne Popin, et la ténacité do M"» de Crôvecœur. Cotte dernière, lo jour mémo fixé pour lo mariage avec Yvonne ïlerbelier, enlève les habits du vicomte. Qu'à cola no tienne! Boucherot et la baronne lo conduisent à la mairie en pantoufles ot on robe do chambre. Mais, au moment de prononcer le « oui « fatal, Triplepatte demande à réfiéchir. Après ce scandale, il arrive cependant que le vicomte et "i'vonno se rencontrent. so plaisent, s'aperçoivent qu'ils sont faits pour vivre cnsomblo, ot so marioQt sans que personne les y oblige.
La pièce de Tristan Bernard et André Godfernaux, très fantaisiste, n'en est pas moins une comédie, et des meilleures, par les traits d'observation, presque toujours mordants ou drûles, parfois nuancés d'un peu do mélancolie. L'teuvro a obtenu un très long succès.
^Tripoli ou TripOLITATNE. — Au courant do l'année 1906, les Turcs, malgré l'état précaire do leur domination en Tripolitaine, unt essayé d'affirmer leurs droits sur les uasis situées au sud du Kezzan, sur la route des caravanes qui vont du Tchad à Tripoli. C'est ainsi qu'ils ont fait mine d'envoyer une petite expédition militaire vers les oasis de Bifma et Djanet, bien que les arrangements conclus dejuiis 1890 entre la France ot l'Angleierrc aient établi au tropique du Cancer la limiio septentrionale de la zone d'influence française. Cette velléité de la Turquie provoqua immédiatement un incident avec la France, qui, Jiar la bouche do son ambassadeur à Constantinople, et apiuiyée par l'Angleterre, protesta vivement contre l'occupaiion des oasis. Finalement, lo gouvernement turc
août 190(J] dut rejeier sur un excès de zèle du vali de Tri[iuli la mise en marche do l'expédition, et rappeler immédiaienieiit celle-ci. V. Bilma, au t. IL
TRIPOTAILLER [ta-ill [Il mil.] — dimin. de tripoter) v. a. Fam. Toucher, manipuler : S'appuyer au piano en TRii'ûTAiLLANT des flcws. (Hcury Bataille.)
TRISTIS USQUE AD MORTEM (mots lat. signif. Triste jîtsi/u'a ta nwrt], [jarolcs que l'évangile de saint Matthieu iXXVI, 38) })rête à Jésus, dans lo jardin de Gethscmani, quelques heures avant sou arrestation. Le texte exact est ; Tristis est anima mea vsgue ad inortejn. (Mon âme est triste jusqu'à la mort.) On rappelle quelquefois ces paroles dans les moments d'abattement profona,
TRITAXIQUE {tak-sik) adj. BioL Caractère tritaxique. Caractère discontinu qui, dans la courbe que l'on construit relativement à ses variations (v. biométeiquk, et variabilité), présente trois sommets, de telle sorte qu'il n'y a pas, entre ces formes variées, d'intermédiaires établissant un passage insensible. V. polvtaxique, et polttropique, t. VI.
TRITÉS n. m. pi. Tribu d'arachnides aranéides, de la famille des salticidés, renfermant les genres trite (avec une douzaine d'espèces), et opisthoncus (avec une vingtaine d'espèces). — Un trité.
— Encycl. Les saltiques de la tribu des trités sont propres à l'Océanie (Australie, Nouvelle-Calédonie et Nouvelle-Zélande); ce sont des araignées sauteuses, de faible taille, de couleurs peu brillantes, où dominent le roux, le jaune et le blanc. Par leurs caractères généraux, elles répondent aux dendryphantés de la grande division des salticidés fissideniés. L'espèce type de cette tribu est la t/'ite pennata de la Nouvelle-Calédonie. Les deux genres trite et opisthoncus comptent l'un une douzaine, le second une vingtaine d'espèces.
TRITONIE (nî) n f. Genre d'iridacces, comprenant des plantes bulbeuses à feuilles droites, dont on connaît uno vingtaine d'espèces de l'Afrique australe.
TRITOSPERMATOBLASTE {toss-pèr, blasst') n. m. liiol. Dans la si)orniatogéDèse de certains vertébrés (poissons sélaciens), Fraction des noyau.x-germes groupés autour de la vacuole centrale de l'ampoule tesiiculaire primitive, et qui, s'ontourant de cytoplasma par sécrétion l)ropre, évolue directement en spermatozoïde.
TRIURIDACÉES (5^) n. f. pi. Petite famille do monocotylédoues, comprenant des plantes aquatiques do l'Amérique du Sud et de la région indo-malaise. ~ Une teiuridacéi:.
TriVIÈRES, comm. de Belgique (prov. de Ilainaut [arrond. de Soigniesl), sur la Haine, affluent de l'Escaut ; 2.220 hab. Charbonnage; carrière do craie ; fabrique de chicorée.
TROCCOhA. {tro-ko-la) n. f. Cliquettcde bois, dont on so sert en Sicile pour remplacer la cloche dans les cérémonies religieuses pendant la semaine sainte.
TROCHODENDRACÉES [ko-dan-dra-sé — du Troccola. gr. trokhos, roue, et dcndron, arbre; allusion à la disposition des feuilles) n. f. pi. Bot. Famille de dicotylédones, créée pour le seul genre trochodendre. — Une
TROCHODIiNDRACliE.
TROCHODENDRE (ko-dandr') n. m. Genre de dicotylédones, de la famille des trochodendracées.
— Encycl. Le trochodendre est un arbrisseau du Japon ; ses feuilles simples, f.iussement verticillées au sommet des pousses, lui ont valu le nom do inma kourouma, ou K rouo des montagnes u .
Les fleurs, disposées en grappes simples , terminales, sont complètement dépourvues lie périanthe et ont un très grand nombre d'étaniines. La structure anatomicpio de ce genre est très importante, car son bois secondaire csi homoxyle , c'ost-à-d 1 1'
complètement dépoin ;' J '^^^^y*'-^
vu de fibres. Il '
TROCHOSOMA {ko, ^ n. m. (ienre décliino- Trochodendréc : n, ncur; A. tlour. dermes, do la classedes
hnlotliurides. (Leur corps, entièrement dépour%*u de tubes auibulacraires, est prolongé en une sorte do queue assez 'ourto ; leur bouche est entourée d'une couronne d'une quinzaine do tentaculos, présentant quelques courtes ramiiicalions terminales.)
TroeLSTRA (Pioter loUos), homme politique hollandais, né à Leeuwarden on IH60. Il se fit connattro d'abord comme écrivain frison. Il publia dans le dialecte de la province des pièces de théâtre, des poésies, dos brochures politiques, des revues. En 1888, il tut promu docteur on droit à Groningue et s'établit comme avocat à Leeuwarden. II prit le conseil dos ouvriers pendant les grèves,
et se chargea de la rédaction du " Journal do Sneek », des " Temps nouveaux», du ' Précurseur n, liu « Sociaal- Demokraat ». En U'OO, il fonda lo journal le Peuple ; il était déjà député depuis 1897. Ce fut l'époque de sa plus grande jiopularité. En opposition au socialisme révolutionnaire de Domela Niouweiihuis, il fonda le parti ouvrier possibilisto et préconisa l'action parlementaire. L'échec <io la ^Téve des chemins de fer et do la grève générale en 1903 porta atteinte à son prestige ; le congrès international d Amsterdam lui porta un nouveau coup. L'assemblée nationale du parti socialiste lui retira la rédaction en chef du journal ■■ Het Volk n. Il fut réélu en 1905 à lu Chambre des députés.
TROGLODROME n, m. Genre d'insectes coléoptères
clavicornes, de la famille des sylphides, créé en 1901 pour deux espèces découvertes dans les Alpes-Maritimes.
— Encycl. Les troglodromus Gaveti et Bunafvtvsi comptent parmi les découvertes les plus intéressantes et Us plus récentes de l'entomologie française ; ils appartiennent à ce groupe curieux des leptodérides dont les représentants, en général aveugles, vivent dans les grottes et les cavernes, et ils se rapprochent surtout des cytodromes connus du midi de la France.
*TrOIE. — Archéol. La question de Troie, qui avait été provisoirement résolue par Schliemann, s'est posée do nouveau après la mort du célèbre archéologue. Uœrnfeld a repris les fouilles et recommencé sur le terrain d Hissarlik l'étude des diverses couches. Chemin faisant, il a rencontré des ruines qui avaient échappé jusqu'ici, divers murs d'enceinte, un portique attenant au temple d'Athéua, un troisième théâtre romain. Surtout, il a découvert uno ville toute mycénienne, qui parait bien être, cette fois, la Troie homérique. D'après ces récentes recherches, la ville brûlée, identifiée par Schliemann avec la cité de Priam, serait un établissement beaucoup plus ancien, qu'on peut placer vers l'an 2000 avant notre ère. C'est dans une couche supérieure qu'il faut chercher la Troie des poèmes homériques. On trouve dans cette couche une forteresse presque complète, contemporaine de la Mycènes d'Agamemnon. La muraille d'enceinte, qui a environ 500 mètres de développement, est conservée presque partout à une hauteur de plusieurs mètres, et présente trois systèmes de constructions successives, trois tours, quaireportes, dont quelques-unes précédées de rampes dallées. A l'intérieur s étagent des terrasses, avec des restes d'édifices, de maisons, de poteries indigènes et m^ céniennes. Cette petite enceinte n'était que la citadelle de la Troie, la -Per^«?)i05 des poètes: tout autour, sur les pentes de la colline, on rencontre des traces de la ville basse. Dœrpfeld a résumé les principaux résultats des fouilles de Troie dans les deux ouvrages suivants : Troja (1894) ; Troie et llion. Bésultats des fouilles dans les couches préhistorique et historique (1902).
TrOILI fGustaaf Uno), peintre suédois, né et mort à Ransbergsbruk (Vermiandj [1815-1875]. D'abord officier, il devint ensuite élève de Sœdermark et parfit son éducation on Italie (1845). Rentré en Suède vers 1850, il se fit connaître comme portraitiste et, comme tel, figura à l'Exposition universelle de Paris, en 1855, où il avait envoyé le portrait de A.-D. Retzius, professeur d'anatoniie à l'Ecole de médecine de Stockholm. Le musée de Siockliolm possède deux de ses œuvres.
TroiSIER (Emile), médecin français, né à Sevigny (.Vrdennes) en 18U. Interne en lSt'>9. docteur en 1874. médecin des hôpitaux en 1879, agrégé de la Faculté de Paris en 1880, membre de l'Académie de médecine en 1901. Il fit des conférences de pathologie interne de 1884 à 1888 et suppléa le professeur Bouchard en 1887, dans sa chaire de pathologie générale. Ses travaux ont porté : 1° sur l'anatomie pathologique [Xole sur la lymphangite cancéreuse de la plèvre et du poumon, Becherches sur les lymphangites pulmonaires, thèse récompensée d'une médaille d'argent ; le Cancer du canal thoracique, l'Adt'nopathie susrlaviculaire dans le cancer abdominal, ta Phlegmatia alba dolcns, les Nodosités ihumatismales sous-cutanées) ; 2*' les maladies infectieuses {»'éN7»(;r^e typhoidigue terminée par la guérison ; contagion hospitalière de la fièvre typhoïde ; phlébite dans le cours de la grippe) ; 3"* les maladies de l'appareil respiratoire ( pneumothorax à la suite d'un accès d'asthînc) ; 4" les maladies du système nerveux {lésioiïs scléreuscsde ta moelle, monoplégie brachiale, aniyotrophics, myopathies progressives") : S* les maladies parasitaires {angine parasitaire causée par une levwe ; la ladrerie chez l'hoynme). Ces dilTéronts travaux ont paru dans les bulletins des jeudis des hôpitaux de la Société de biologie, les o Archives de médecine expérimentale • et les « Archives do phji-siologie normale et pathologique «. II a collaboré au <- Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales u et au <> Traité de tfiérapeutique appliquée « do Robin.
Troisier (signe de). Méd. Adénopathie sous-clavîculaire gau<he, qui serait symptomatique, rar hypertrophie secondaire du ganglion, d'un cancer de l'estomac ou do 1 intestin.
*TR0IS-QUARTS n. m. — Sport. Au football Rugby. Nom donné, dans chaque camp, à chacun des quatre joueurs qui doivent être toujours en ligne, prêts à recevoir le ballon pour s'clancer, ou à l'arrêter dans l'aiiainie.
TrOIS-RIVIÈRES-ET-SAINT-MAURICE, comté du Canada (prov. de tOi>cbcc\ fait do l'union de la ville do Trois- Rivières et d un ancien comté; G.450 kilom. carr. ; plus de 26.000 hab.
■^TRÔLE n. f. — Marché on plein vent, qui se tenait dos di n\ clés de la rue du Faubourg-Sainl-Antoino, à l*aris, et où l'on vendait toutes sortes de meubles fabriqués généralement par des ouvriers en chambre : La TRéLK a été supprimée en 1900. a On écrit aussi tbollk. *TROLLEV n. m. — EscYCL. Trolleys automoteurs. 1.3, locomotion électrique sur route sans rails est possible par l'emploi des trolleys automoteurs dont rni>plicatiou pratique a été faite dés 1901 sur deux lignes d omnibus, l'une à Fontainebleau, l'autre à Berlin. Le cable conducteur du courant qui relie le fil conducieurau véhicule no peut être dans ce cas uno tige rigide, comme cela a lieu pour les tramwavs. la voiture ne suivant pas uno ligne droite, mais devant au contraire évoluer sur n miporte quel côté do la route, éviter les autres véhicules ot so comporter absolument comme une voiture ordinaire. Lo point essentiel do ce genre do traction réside donc dans
OC
le irulley qui «loii éiro automoteur et avancer automatilucmcut sur lu lil conducteur avec la mémo vitesse que
la voiture sur la ruutc. L* Gucriu est muni d'un moteur triphasé, dont la viicb&o est synchroDC au couraulqui 1 a- 1 1 m e u t e : il tourne par couséqucut avec UQO vitc:>so toujours sem blaljlo à ccllo du moteur do la voiture. La ligQO aériouQu du trolley se composo de deux tils do cuivre desunllimôtres do diamètre, tendus parallèlomcut ù une distanc c do 3 0 ceutimèires et supportés par despoteauxurdinaires ; ces deux Gis servent de rails au troUey et do fil conducteur.
L'établissement d'uDO
semblable ligne sur les routes pou fréquentées est très facile et peu coûteuse.
Troncy (KmUe), peintre franvais, né à Cette (Hérault) en 1860. EIovo de Bou-
gucreau, ïony Roert-Fleury et Cabanel, il débuta au Salon do 1892, avec un portrait, celuidu peintre Jules Adler.
11 envoya ensuite
.0 IroUev automoteur Lombard-
Trolley automoteur : C.C, conducteurs scrvaut do rails et sur lesquels rouleot lea galets G.G ; S. cadre daos lequel circule le courant; M. moteur triphasé suspendu au trolley et qui entraine les galets en flbrc F, F, moutts sur l'axe des galets G,G; K. frein «ilectromagnétique manoeuTré de la voiture par le wattmann.
Support des Ûls conducteurs qui conlitueat la voie du troUejr automoteur.
portrait de Jules Turpin, inventeur do la mélinito (1894); Pauvres gens (1895). récompensé par une troisième médaille et acquis par l'Etat iministère des JÎuanccs) ; Pauvre mère (1896) ; le isalon caiTé du Louvre, la Jeune Fille en prière (1899), acquis par l'Etat (palais du Sénat); Convalescente (1900), qui obtint une deu-xicme médaille. Il a exposé depuis : Cœur simple (1901); les Bijoux (1900; Femme à la guitare (1905), œuvres dans lesquelles il se rapproche do pljs en plus des maîtres hollandais, tant par la facture que par l'accent. Il a obtenu une médaille d'argent à l'Exposition universelle de 1900 tParis), où l'on revoyait Pauvres gens et le Salon carré du Louvre.
TROPHIL n. m. liiol. Forme de tropisme, inégale croissance ou épaisseur sur la face tournée vers l'excitant et sur la face opposée, observée chez les végétaux. (/Vinsi, sur les rameaux horizontaux des conifères, les couches annuelles sont plus épaisses sur la face inférieure que sur celle qui est tournée vers le haut.)
*TROPOMÈTRE n. m. — Ilorloj,'. Chronomètre décimal,
employé pour la mesure des longitudes en mer.
Trossingen, bourg d'Allemagne (Wurtemberg [cercle do la Forêt-Noire]), sur le Trussel ; 3.100 hab. Fabrication d'harmonicas, de cartonnages, etc.
♦trotteur, EUSB adj. — Qui permet de trotter, de marcher vite : l'n costume trotteur, une jupe tkotteusk.
Il Par ellipse du substantif : Un élégant trotteur. Commander une TUOTTEUSB.
TroubctskoÏ (prince Sergueï Nikolaïevitch), philosophe russe, né dans le gouvernement de Moscou en 1862, mort à Saint-Pétersbourg en 1905. Après avoir fait ses études à, l'université do Moscou(i88l-1885), il devint bientôt professeur de philosophie. (Quelques jours avant sa mort, ilfut nomme recteur de la même université. Pendantladernière année de sa vie. il joua un rôle social considérable. Choisi comme porte-parole des démocrates-constitutionnels, il adressa, le 6 juin 1905, à. l'empereur un discours qui eut un très grand retentissement : o II faut que tous les Russes, sans aucune distinction, deviennent libres citoyens de leur pays, il faut qu'il n'y ait plus en Russie ni oÎTonsés ni humiliés. » Descendant de la naute noblesse russe, Troubetskoï épousa en 1887 la princesse Obolensky. Il dirigea la revue philosophiuue de Moscou • Vuprossy philosophii i psvcholo^uii u, Troubetskoï laisse une belle œuvre philosoptiiquo. Dans la Métaphysi^e des anciens Grecs, dans le Logos, il éclaire d'une lumière nouvelle la
fihilosophie grecque, la culture hellénique chez les Juifs. a ligure de Phiion. qu'il considère comme un éclectique d Alexandrie voulant concilier le judaïsme avec la philosophie grecque. Dans les Fondements de l'idéalisme, le Déterminisme et la Liberté morale, la Foi en l'immortalité, Troubetskoï se montre spiritualiste éclairé et idéaliste convaincu. II se rattacno à l'école métaphysique de Moscou.
Troubetskoï (prince Paul), sculpteur russe, né à Intra (Italie) en 1863. Il ne fit que passer par l'atelier du sculpteur milanais Ernest Ëazzaro, et il étudia seul son art. Sesœuvres allient à une construction sûre, à un établissement admirable des formes, tout le charme de l'impression. Il sait relier les formes entre elles pour éviter les trous d'ombre inutiles et faire jouer à son gré la lumière selon l'inclinaison des plans et selon la variété de la facture, tour à tour lisse ou tourmentée. Il a touché à tous les moyens du sculpteur, depuis la statuette jusqu'au monument, et s'est inspiré de tous les sujets. Portraitiste, il a donné de charmants bronzes de la princesse Tenickeff, de .1/"' Erha, de M. Bagatti, des bustes vigoureux de F. Cameroni, de M. G. Tôrefli-Viollier, du peintre italien
SUPPL
Setjantim musée Hrcra). de Totsto}, un admirable et puissant portrait grandeur u-iiuralupituceGalitsine, des étudosd animaux, des statuettes équestres, commu le Soldat de cavalerie italienne, ou le ToUtoi achevai, des scènes do la rue, comme !u Fiacre à Alilan sous la neige ou le Cocher à Moscou. Mais la partie la plus improssioiuianto de sou ccuvro est ccllo qui est consacrée aux (iguros eufantiDes et aux scènes d lULimité familiale. Au milieu do cotte série, oui comprend les Ifeujc garçons, le Ptre avec sa fille, la Maman arec Sun bamlfin, la Tendresse paternelle, on peut tenir pour doux chefsd'œuvre la. Fillette au chien et V /embrassade maternelle. Il est également l'auteur do la statue du général Cadorna et du monument à, Alej:andre IIL Un ensemble important des sculpturesde l'artiste (igura à rK,vposition universelle de 1900 (Paris) et lui valut un grand prix; une réunion de ses bronzes fut faite à nouveau au Salon d automne en I90i. Trouillcbert (Paul-Désiré), peintre franrais, né et mort a Pans is^'y-iyu..,. Elève de Hébert et Jalabert, il débuta au .Salon do 1865 par un portrait ei exposa dans la suite d autres portraits, dos scènes de genre et des paysages traités dans la manière do Corot. Par exemple : Baigneuses (i882), les Laveuses (au Petit Palais). Des marchands pou scrupuleux ayant vendu à certains amateurs et notamment à Alexandre Dumas fils, sous le nom de Corot, des paysages do Trouillebert, un procès retentissant mit celui-ci on vedette. — Sa femme, Cléme.ntink Trouillebert, née Sai.nt-Edmi;, a égalomeui pris part à plusieurs Salons, notamment à ceux de 186S et 1870, où elle envoya des paysages.
* TrouiLLOT (Geo;v/e*-Marie-Deuis-Gabriel) , homme politique français, né à Champagnole fJura) en 1851. — En 1903, après avoir pris part i la discussion de la crise de l'industrie textile, il accepta l'enquête votée par la Chambre; en 1904, il fit voter la loi qui abolit les bureaux do placement payants, ou stipule que dans ceux qui demeurent ouverts, les frais seront toujours supportés par les employeurs. Apres la chute du cabinet Combes (i9û5). il entra dans le cabinet Rouvier, le 12 novembre 1905, lors du remaniement à. la suite duquel il fut pourvu du portefeuille du commerce, de l'industrie et des postes et télégraphes. Il soutint le texte présenté par la commission pour la loi des retraites ouvrières (nov. 1905). Le 7 janvier 1906, il se présenta avec succès aux élections sénatoriales dans le Jura. Peu apros M mars), il tombait avec le cabinet Kouvier. Il a publié, eu coÛaboratiou avec Chapsal : Du contrat d'association (1902).
* TROUPE n. (.— Encycl. Troupes coloniales. Les troupes coloniales ont été rattachées au ministère de la guerre par la loi du 7 juillet 1900, mais elles ont un régime propre et un budget distinct divisé en deux parties : i» l'une, formant une section spéciale du budget du ministère de la guerre, comprend toutes les dépenses atférentes aux troupes coloniales stationnées en France, eu Algérie ou en "Tunisie; 2<* l'autre, formant une section spéciale du budget du ministère des colonies, comprend toutes les dépenses afférentes aux unités stationnées et aux ouvrages do défense dans les colonies ou pays de protectorat autres que l'Algérie et la Tunisie. Elles relèvent d'ime o Direction » spéciale instituée au ministère de la guerre et comprennent un état-major général et des troupes. Cellesci se recrutent : d'une part, à l'aide d'éléments français et des contingents fournis par les colonies soumises aux lois de recrutement ; de l'autre, à l'aide d'éléments indigènes dans les diverses colonies et pays de protectorat. Les troupes coloniales constituent un corps d'armée à trois divisions d'infanterie stationnées en France avec quartiers généraux à Paris, Toulon et Brest, et une brigade d'artillerio coloniale dont le quartier général est à Paris. Se trouvent également à Paris les directions du service de santé et du service de l' intendance des troupes coloniales.
Infanterie. L'iufanieri? conïprend. comme troupes françaises, 20 régiments, numérotés de 1 à 24, et -4 bataillons coloniaux, et des troupes indigènes.
Artillerie. L'artillerie coloniale se compose de 7 ré- «îiments, dont les trois premiers ù Loricnt, Cherbourg et foulon, lo quatrième au Tonkin, le cinquième en Cocninohine, le sixième dans l'Afrique occidentale et le septième dans l'Afrique orientale, avec deux o groupes » de batteries : celui des Antilles et celui du Pacifique. Les directions et établissements d'artillerie coloniale sont réglementées par l'instruction ministérielle du 16 octobre 19('3.
Engagements et rengagements. Ils sont contractés conformément aux dispositions des décrets des 25 août 1905 et 21 juin 1906.
Service de santé. Une école d'application du service do santé dos troupes coloniales a été créée à Marseille par décret du 3 octobre 1905.
Le fonctionnement du service de santé a été réglementé par UD décret du 4 novembre 1903; l'orgaaisation du personnel, par un décret du 2i juin 1906.
Intendance des troupes coloniales. La loi du 14 avril 1906 a transformé le corps du commissariat des troupes coloniales en intendance militaire des troupes coloniales. Deux décrets en date du 21 juin 1906 ont réglementé l'organisation du corps et los règles d'administration des troupes coloniales.
Justice. Lo décret du 23 octobre 1903 a organisé le service de la justice militaire dans les troupes coloniales.
Solde. La solde et les accessoires de solde des troupes coloniales et métropolitaines à la charge du ministère des colonies sont régis par un décret spécial du 29 décembre 1903, et non parles règlements du ministère de la guerre.
Trousseau (signe de\ Méd. Quand on trace sur la peau une ligne avec l'ongle ou une pointe mousse, il se produit parTois une raie rouge persistante. Trousseau voyait lu le signe pathognomonique de ta méningite. Mais il n'en est rien ; ce trouble vaso-moteur existe dans un grand nombre d'affections et en particulier chez certains névropathes. (V. dkrmatographie. La valeur diagnostique de la raie de Trousseau est donc incertaine, bien que ce signe se manifeste néaumoius dans la méningite.
TKOXCY — TRLMPP
Trousseau-BONFILS f.MALAUiK DB;. Méd. Affection décrite p;ir lioutiïh eu 1850 et par Trousseau t»n 1858. et caractirnice par une hyportropnio : . ' :i.'ra-
lisée, tau» qu il parais&e y avoir o i k;^.
Aujourd'hui, l'examen microscop. va
prestjuo toujours hyperleucocglose v. Lhr c- v tust;' et polynuclvote. V. ce mol, l. VI, et lyui'UAIiémk, t. Y.
* Trouvé ;Gustavc],coastrucieurfrançaiôdmstrumeQls do précibion, ué ù La llaye-Dc&cartes en 1839. — U est
mort à Paris eu l'jot.
Trowbridge John Townsend), romancier américain. né à Og Icii .N.u-Vurk 'mj 1^27. D abord profes<>eur. U se consacra bientôt à la littérature, écrivit pour les magazines et devint éditeur do • tho Yankoo Nation » (l»50y et coéditeur de . Our Young Folks • 0870-1873). Sous le
Cseudonymo de pAt;L Chkyto.n, il a écrîr ■■' ■- - - ngmro de romans, devenus très populaires; pe*
{1853j; Cœurs et visa/jes f|ë53, ; Martin .'-' -^4/;
le Voisin J'ickwood{li"é} ; te Vieu^f ' ■ '19);
le Petit Tambour (lg63j; la Cai' , - {^
plus célèbre do ses ouvrages : /'e/. : ; (e
Moulin a marée des frères Twikha»i i-m . ;- j. uu-- Monsieur (IZ»'* j ; Saseulc faute (1887); Its Aventures de Toby Trafford {1892): U Biilet dt loterie {\ii^:>). 11 a aussi publié dos vers : le Livre de l'or et autres poème* (1877) ; les \'apaljonds et autres poèmes (1869,; etc.
Trobner
I Nicolas, édiicar anglais, né & Heidelberg
en 1617, mort  Londres eu 1884. Apprenti libraire À Heidelberg, il travailla ensuite dans les plus importantes maisons d'édition d Allemagne et entra en 1843 cuez Longman, à Londres. Très intelligent, il était bientôt associa avec Thomas Delf, pour l'exploitation d'une librairie anglo-américaine à laquelle il donna une grande extension. Peu à peu, il centralisa le commerce do la librairie des Indes et de l'Orient. Trubner entreprit la publication d'ouvrages et de collections oui lui firent le plus grand honneur, notamment les Trubner't oriental séries ; la Brilitk and foreign philos^-phical library; etc. 11 avait fait do sa. maison de Londres le rendez-vous des crudits, des littérateurs, des hommes politiques éminenls de tous les pavs.
Truchet (.\belj, peintre Xrançais. né à Versailles en 1857. Elève de Jules Lefebvre et de Tony Kobert-Fleury, cet artiste spirituel, pcu.iro des mœurs montmartroises, des spectacles forains ci des esthètes noctambules, a visé d'abord à des sujets sérieux ; l'Eternel Crucifié (1895; mais il a bientôt reconnu sa voie, et la Soirée d esthètes (ls98) annonça sa véritable vocation, qui se manifeste dans . ses petites toiles boulevardicres : le Bal des Quat' z'arts (1903J; Femme au tub (1906); etc. On peut voir de lui : le Petit Jardin, au musée de Dieppe; la VaUe (Moulin de la Galette), au musée de Toulouse; la Soirée d'esthètes, au Petit Palais. Il est l'un des fondateurs du Salon d'automne.
Trueba t GosiO (Telesforo), écrivain espagnol, né a Samander en 1798. mort à Paris en 1835. Il fut élevé à Paris et eu Angleterre, fut attaché à La légation espagnole de la première de ces deti*c villes, retourna en Espagne en 1822, mais fut obligé d'émigrcr dès l'année suivante, 'ors du rétablissement de l'absolutisme. Il resta jusqu'en 1834 en Angleterre, ou il fui élu député et secrétaire de la Chambre. Il mourut l'année suivante. Son œuvre la plus connue esi une nouvelle empruntée à Ihisioire des guerres entre les chrétiens et les Maures : Gomez Arias 0 los Moriscos de las Alpujarras (1831). Ecrite en anglais, cotte nouvelle fut traduite en espagnol par D. Mariano Torrcnte. Trueba publia encore quelques récils historiques : If Castillnn; une Vie de Fernan Cortes (1829;; une Histoire de la conquête du Pérou (1831); l'Incognito ou Péchéi tt peccadilles (1831); Paris et Londres (1^31). II écrivit enlin quelques pièces de théâtre en anglais : l'Homme de plaisir, Mr et Mrs. Pringle, les Recherches, le Royal Coupable, et deux comédies espagnoles : la Girouette et Se marier avec 60.000 douros.
Truesdell (Ga^lord Sangston), peinlre américain, né en lS5u. mort au Presbyterian Hospital de New- York en 1S99. II débuta comme liibograpbe à Saint-Louis. Chicago et Philadelphie, puis, ayant résolu de s'adonner à la peinture, se rendit en France, où il prit les leçons d'Edouard Frère, de Gustave Moreau et de Cormon. Fixé à Paris, puis à Ecouen, il a pris part aux Salons de 1886 à 1899 avec des tableaux de f'cnre et d'animaux très remarqués. Rappelons de lui: imAfm^jaiV/euriiec/iaifeJ ; Vaches au pâturage; Berger et son troupeau ; A travers le bois ; l'Hiver, berger et moutons dans la ntige; un Matin de mars sur la falaise de Belle-Isle; la Falaise près Boulogne; le Guùterdu berger; elc.
TruhN (Frédéric-Jérôme), compositeur allemand, né à Elbing en 1811, mort à Berlin en 1886. Elève de Bernard Klein, de Dehn et de Mendeissobn, il fui d'abord musicien d'orchestre, puis, plus tard, après avoir fait ses premiers essais do ^composition, devint chef d'orchestre à Dantzie. Directeur de musique à Elbing de 1848 à 1852, il nt ensuite des tournées do concert avec Uans de BûIot. Déjà il s'était occupé de critique et avait fourni des articles à la • Nouvelle Gazette musicale » de Schumann, à la * Gazette générale de musique ■ de Leipziç, et à la « Nouvelle Gazette musicale • de Berlin. Il se hxa alors à Berlin, après avoir visité la Russie, la Pologne, le Danemark et la Suède en donnant des concerts. Parmi ses nombreuses compositions, il faut citer : le Poste de quatre années, opéra-comique (1833); Trilby {1835); Cleopaire, monodramc ; 1853) ; Madalaft et Adieu, grandes cantates avec chœurs et orchestre, et une grande quantité de jolis lieder et de chants à plusieurs voix.
TrumPP (Emst), orientaliste allemand, né à Ilsfcld Wurtemberg) en 1828, mon à Munich eu 1885. U étudia à Tubingue la théologie et les langues orientales, continua ses études en Angleterre et fut chargé par la Church Mitsionary Society d'étudier la langue parlée dans la région do rindus (1854-1857'. Entre temps, il avait appris l'arabe moderne en Egvpte et en Svrie. En 1858. il iiartii pour Pechawer étudier l'afghan. Sa mauvaise santé l'obligea de revenir en Europe en 1860. Après un séjonr de trois ans à Stuttgart, il accepta on diaconat à Pfullingen (1864). En 1870, le gouvernement anglais loi contia une nouvelle mission. Il partit pour Lauor (Pendjab), se mit en relation avec des prêtres sikhs et traduisit leurs livres sacrés. Do retour en Allemagne, il se lit habiliter à Tubingue et fut nommé, en 1874. professeur ordinaire de langues orientales.
TRUNECEK — TUBEIICULI.NE
Trunecek (sbrum de). Tliéiap. Scrum minéral complexe (NaCI, sutl'ato, pliosphate «'i carbonate do soude, sulfato de potasse), à niinéralU^ition de 5,12 p. 100, présemô contre l'arthritismo et I artériosclérose. Oa la récemment moditié on substituant au sulfato do potasse de liodure do potassium. Ses ell'ets sont très inconstants. On l'utilise en injections sous-cutanées do 2 à 5 centimètres «ubes, eu common^;ant par les plus faibles.
Tbuskawice, bour" d'Austro-Hongrie (Galicio), dans une jûttoresipic vallée des Karpathes et sur un petit sousaffluent du Danube ; 900 hab. Sources minérales chlorurées sodifjuos sulfureuses et sulfurées calcifjues, à la tempëraiure de M» C, utilisées pour le traitement du rliumalisme chronique et de certaines dermatoses.
TRUSTEUR (Iruss) n. m. Qui organise un trust : PierpAitt Mui-'j'in. le TKUSTKCR de l'Océan.
Trutat vFèlix), peintre frant.*ais, né et mort à Dijon (IS21-1S18). Ce jeune artiste, mort à vingt-f|uatre ans, n'en a pas moins laissé quelques morceaux i[ui dénotaient un talent déjà mùr ot puissant. Il fui méconnu. Son morceau capital, la Femme mie, est entré au Louvre. L'Exposition centonnalo de 1900 (Parisi fit admirer son Portrait de M"* Tétol-Trutat , dune couleur et d'un caractère remarquables. Ou connaît encore le portrait de son père et le sien, qui sont d'une fermeté rare, non sans rapport avec la facture do Géricault. Enlîn, Henner avait retrouvé et conservait soigneusement chez lui une étude de Trulat.
Trutll ( «Vérité » ). journal hebdomadaire anglais, fondé à Londres on 1877, par Henry Labouchère. Journal mondain, ■ Truth » est en même temps un journal de combat, qui s'estdonné pourmission de dévoileret d'attaquer toutes les fraudes (^u'il découvre dans les ditTérentes manifestations de la vie publique. De là un succès sans précédent, mais aussi des colères et 'les haines violentes, et dos poursuites sans nombre devant les tribunaux pour diffamation. La rédaction du journal, complètement mdépendante dans toutes les questions, est brillante, piquante et liardie, qu'elle s'applique à la politi(|ue, aux problèmes sociaux, à la critique littéraire, dramatique el artistique, ou aux faits courants de la vie mondaine.
TRUXÈNE n. m. Carbure [C'H*)°, qui se forme lorsqu'on traite l'o-hydrindonc par l'acide sulfuriquo concentre.
TrYGGER (Ernest), jurisconsulte et homme politique suédois, né à Stockholm en is:.'. Docent (1SS5), professeur (18SS) à la faculté de droit d'Upsal, vice-recteur de l'université, il a publié d'importants travaux sur le droit suédois. Membre du comité unionnel (1S95-1893), représentant du lan de Kopparberg à la première Chambre (I8US), conseiller à la Cour suprême (19ûr>), il est l'un des chefs du parti conservateur suédois et l'un des orateurs les plus inlluents du Itiksdag.
*TRyPANOSOME n. m. — Enctcl. ZooL Ces micro-organismes constituent un genre d'infusoires flagellés pour lequel on a établi un groupe dit des trypanosomês, intermédiaire entre les amœbiens et les vrais jnfusoires, et qui comprend les formes les plus simples, munies d'un noyau central et d'un flagellum, etc. L'attentionaétéattiréo depuis longtemps sur l'action exercée par ces înfusoires dans le sang de divers animaux el de l'homme; aujourd'hui on connaît mieux leur rùlo , considérable dans la maladie du suinuieil. (V. so.\i- Mi:iL.) L'hypnose de l'Afrique tropicale est causée par le trypanosoma Gambiense; la propagation en est assurée par une mouche du genre glossine,voisinede la isc-tsc, la gl»s- &iua palpalis, reconnue comme
agent vecteur de l'épidémie do l'Ouganda {1902-1903) tl'ajsrès les observations de liruce, Naljarro et Greig.
Mais c'est surtout dans les épizooties quo les trypanosomês jouent le rôle le plus funeste. Ainsi, dans l'épizootio di'.o tiagaua du Zambôzo, c'est le Irt/panosoma Drucci répandu par la vraie mouche tsé-tsé (glossina morsitans'^. La mouche prend l'infusoiro dans le sang des gros ruminants sauvages (antilopes, iHc.) qui n'en souffrent pas. tandis que les ruminants domestîtiues en meurent. Dans l'épizootie, dite surra, dans l'Indo du Nord, c'est le trypanosoma Evansi, qui détruit les chevaux et les bœufs; ces derniers résistent mieux. Les diptères propagateurs, inconnus jus(prici, doivent appartenir à plusieurs espèces de mouches, car le surra sévit jus<|u'en Corée, aux Philippines ot en Malaisie, et à l'ilc Maurice, où il a été importé en 1902.
Le mal de Coderas est une épizootio de l'Amcriquo du Sud; il est causé par le trypanosoma equinum, que des mouches indétermint'-cs ]irennent dans le sang des cabiais, mais sans doute seulement sur les cadavres de ces grands rongeurs, et transportent dans le sang des chevaux. La dourine d'Europe, qui sévit parmi les chevaux, est inoculée par lo trypanosoma eqniperdnm, étudié en 1891 par Rouget, puis on 1899 par Schneider et lîutTard. De l'Espagne, do la Hongrie et du pourtour méditerranéen, elle a été transporlôo aux Etats-Unis et au Chili. Le mal dit (inî sickte el fiivre bilieuse de ('Afrique australe est inoculé par des hippobosques, ces mouches transportant avec leur trompe les trifpanosoma Theileri.
ïoilû est ï histoire sommaire dos trypanosomês à ce jour {1906), depuis quo la premièro espèce fut dccouverle en ï8ii dans lo sang do la truite.
TRYPHOSE n. f. Genre de crustacés amphipodes crcveliines, de la sous-famille dos gammarinés, comptant quelques espèces répandues dans lo Pacifique sud.
TRYPSINOGÈNE adj. Physiol. Fonctions trypsinogèncs,
Trypanosomês : a, trypanosoma ^an- (îuiïiM de l'homme; b. tsé-tsé; c, trypanosome du cheval ; d, e, f, g, transformation (l'un oocynCrte en trypanosome.
Konciioiis remplies par rous les organes, tels que le pancréas, la rate i Herzen . qui produisent soit de la trypsinoi/éne, soit de la trijpsiue active, soit môme les kniases activantes de la trypsine.
TRYPSINOGÉNÈSE n. f. Physiol. Formation de la trypsine aux (icpi-ns de la trypsinôyéne . V. ce mot au t. VII
TSANA, lac de l'Afrique équaloriale, aux confins de l'Egviite et du Soudan égyptien. Ce lac, aux eaux profondes, et qui sert de régulateur aux crues du ISil supérieur, parait destiné à servir de grand réservoir d'irrigation pour la région septentrionale du Soudan égyptien. Tel est l'objet des recherches poursuivies par Dupuis, chef do l'hydraulique agricole en Egjrpte, qui se propose de fertiliser le bassin supérieur du Nil, sans priver la iîasse- Egypte do la quantité d'eau (jui lui est strictement nécessaire pour la mise on culture normale du Delta.
TSARISME irissm') n. m. Kégime politique de la Russie, lorsque le pouvoir du tsar ou autocratie y étaii sans contrôle.
TSCHERMAK (Gustave), minéralogiste autrichien, né à Litlau (Moravie) en 1836. Conservateur du cabinet de minéralogie de Vienne et professeur à l'académie de cette ville, il a publié dans les mémoires de l'académie d'importants mémoires de minéralogie et de paléographie, des travaux sur les météorites et un manuel de minéralogie qui a eu plusieurs éditions. Il est devenu en 1897 correspondant de l'Académie des sciences.
TSCHIRCH (Alexandre), pharmacologiste allemand, né à Guben en )85ii. 11 fit ses études à Berne et à Berlin et fut rei-u pharmacien en 1880. En issi, il passa une thèse remarquable Sur la relation de la structure anatomiguv des organes d'assimilation avec le climat et le milieu En 1882, il fut nommé assistant de l'Institut de physiologie végétale de Berlin; en 1885, privatdocent à l'Ecole supérieure d'agriculture et enrîn, en 1890, professeur de pharmacogénèse à Berne. Tschlrch a aussi voyagé en 1888 en Orient, et il visita les Indes, Ceylan et-Java. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels on peut citer : Recherches sur la chlorophylle (1884); Anatomie végétale appliquée (1889) ; Plantes utiles et médicinales de l Inde : les /lésines et les Corps résineux (1900) ; etc.
TSCHUDI (Hugo dk), historien d'art autrichien, né à Jacobshof (Basse-Autriche) en 1851. Il compléta ses études, faites à Vienne, par des voyages à travers les musées d'Europe et, à son retour, fut attaché aux musées autrichiens. Fixé à Berlin en 1884, il a été nommé en 1896 directeur de la Galerie nationale de cette ville. Erudit et connaisseur de grand goût, tl a contribué à faire de la jeune Galerie un des premiers musées d'Europe. Il a publié, en collaboration avec K. von Pulszky : la Galerie nationale de peinture de Budapest (1883) et signé à côté de W. Bode la Description des statues de l'époque chrétienne du musée royal de Berlin (1888). Enfin, depuis 1894, il publie en collaboration avec H. Thode : le Répertoire des contiaissances artistiques.
T5EKH n. m. Nom donné en Russie aux corps de métier organisés dans les villes. i^Toute personne qui désire ouvrir un atelier dans une ville où les tsekhs sont organisés, est tenue de se faire inscrire dans l'un d'eux. Mais cette organisation n'existe pas dans toutes les villes. 11 en est beaucoup où les métiers ne sont pas soumis à l'organisation corporative et où les ouvriers peuvent exercer leur profession librement.)
TsiNTAU, ville capitale du territoire chinois de Kiao- Trhéou, cédée à bail à l'Allemagne. Cette localité s'est tra- ''jrmée et développée depuis son occupation par 1 Allemagne.
TSIUN-TCHEOU-FOU ou KOUEI-PING-HIEN, ville de la Chine ^prov. de KouangSi;, au confluent du Si-Kiang ou Rivière de l'Ouest et du Hong-chouei-Kiang; 4 000 à 5.000 hab.Ch.-l.de la préfecture de Tsiun-Tcheou-Fou et de la sous-préfecture de Kouei-Ping-Hien. Ports sur les deux rivières. Il ne s'y fait presque aucun commerce. *TS0U-HSI, TsOU-Hl, TSE-HI ou TS'EU-HI, impératrice douairière de Chine, née en 1834. — Tenue, depuis la guerre sino -japonaise , dans une sorte de disgrâce duo autant à sa conduite politique qu'à des intrigues do palais, l'impératrice Tsou- Hsi protita du commencement d'exécution des projets de réforme de l'empereur Kouang-Siu pour faire un coup d'Etat. Elle fit séquestrer l'empereur à Vong-T'aï, petite île du parc impérial, dont on coupa les ponts, et le déi-ret du 20 septembre 1898 que Kouang-Siu dut rendre la replaça à la tète (lu gouvernement. Elle obligea l'empereur, en 1900, à proclamer sa propre déchéance ot à désigner pour son successeur un fils du prince Tuan. Enfin, elle se fit conij des Boxers. V. Boxiîks, et CniNK.
TSOU-SIMA ou TSOUSIMA (DÉTROIT Dh'). Il s'ouvre à rentrée méridionale de la mer du Japon, tiu'il fait communiquer avec la mer de Chine, entre l'ile ae Tsou-Sinia et la côte orientale de la Corée. Large do 130 kilomètres, parsemé d'îles, d'une navigation assez difficile, il fut lo théâtre, en mai 1905, du désastre sans précédent do la lluite russe de l'amiral Rojestvensky.
Tsou-Sima (cosmut naval dkI, livré lo U aotU 1901. au N. do l'île japonaise de ce nom, dans le détroit de Corée, entre une escadre de trois cuirassés russes envoyée do Vladivostok à Port-Arthur nar l'amiral Skrydiof , sous le commandement de l'amiral Jessen, et l'escadre japonaise do l'amiral Kamimura, composée de 4 cuirassés et de 5 torpilleurs. La rencontre fut tatalo aux Russes, dont doux navires. le liossia et le Gromoboï, no parvinrent que péniblementàregagnerVIadivostok. tandis que le commandant du troisième, le Burik, dut jeter à la côte son bâtiment pour l'empêcher de tomber entre les mains do reoncmi.
Tsou-IIsl.
ce do la révolution
oG4
Tsou-Sûna (dataillk navalk uk), livrée le 27 mai 1905 au sud-est de liJo de ce mémo nom, et qui fut, sur mer, la dernière et décisive affaire de la guerre russojaponaise. L'escadre russe, ramenée de la Baltique par l'amiral Kojestvensky, venait de quitter les lies Sadule, près Cliang-Hai, et se dirigeait vers la mer du Japon pour gagner Vladivostok.
J>e •Il mai au matin, elle se présentait à l'entrée du détroit dit " de Corée », entre liie de Tsou-Sima et la côte japonaise, formée sur trois ■ lignes de file p ou colonnes parallèles ; celle de gauche comprenait onze cuirassés répartis en trois divisions; celle de droite huit croiseurs; celle du milieu six transports et deux navircs-hôpilatix.
Ayant négligé de s'éclairer en avant et décarter à temps les éclaireurs japonais qui surveillaient sa marche, cette escadre se trouva bientôt aux prises avec toutes les forces de l'amiral Togo, lesquelles, outre de nombreux torpilleurs, ne comprenaient pas moins de dix-huit grands vaisseaux, tant cuirassés que croiseurs, disposés en ■> ligne de front 0 et qui, sans laisser aux Russes lo temps de so reconnaître, entamèrent un mouvement enveloppant contre la première division de leurs cuirassés.
Grâce à la supériorité de l'artillerie japonaise et à la précision de sou tir à longue portée, quatre ou cinq bâtiments russes furent bientôt hors de combat, dont deux même som'orèrent : VOssliabia dès le début, le Borodinu un peu plus tard, tandis qu'un troisième, le Kuiaz Souvaruv, était détruit par le feu qui prenait à bord.
Pendant ce tenrps, l'amiral Togo, qui avait son pavilloD sur le cuirassé Afikasa, dirigeait le croiseur Hashidate et deux autres du même type contre la colonne des transports, qui se voyaient ainsi forcés d'aller se réfugier parmi les croiseurs du contre-amiral Enquist. Puis, à la nuit, les torpilleurs japonais entrèrent en ligne et coulèrent encore plusieurs bâtiments russes. La bataille continua d'ailleurs le lendemain 28 mai et aboutit à la destruction quasi complète de l'escadre russe.
L'amiral Nébogatof, à qui son chef, gravement blessé, avait dû remettre le commandement, amena son pavillon et se rendit avec les bâtiments qui lui restaient encore. Rojestvensky lui-même, qui avait dû quitter son cuirassé et se réfugier successivement sur plusieurs torpilleurs, fut fait prisonnier sur le Biédovy avec tout son état-major.
Seul, le contre-amiral Enquist. dont la division de croiseurs avait été paralysée par le mélange des transports, put éviter d'être pris ; mais il dut, après de v.iins efforts pour remonter vers le N., se diriger sur Manille, où il finit par arriver avec les trois croiseurs Oleg, Aurora et Jemtchoug. Ces trois bâtiments, d'ailleurs passablement avariés, échappèrent à peu près à la destruction de l'escadre russe, dont quelques autres navires durent se faire sauter pour ne pas tomber entre les mains des Japonais. Ceux-ci ne perdirent que trois torpilleurs et assurèrent n'avoir aucun bâtiment mis hors de combat pendant cette bataille de deux jours, à laauelle ils ont donné le nom officiel de o bataille de la mer du Japon «.
Les pertes en hommes ne dépassèrent pas 800 pour les Japonais, mais elles furent évaluées l>ourles Russes à 7.ouO et même à 9,000, y compris les prisonniers.
TSOU TOUNG HOU-KIN n. m.
Instrument à archet chinois,
monté de 4 cordes. (La caisse
d'harmonie est en bambou, la
table en peau de serpent; un crochet, disposé sur lo
manche, sert de capotasto : il hausse ou baisse le ton des
cordes, selon la façon dont on le fait glisser.)
TuAiLLON (Louis), sculpteur allemand, né à Berlin en 1S62. Elève de l'Académie de cette ville, il a parfait ses études à Rome, où il se fixa en 1885. On voyait de lui, à l'Exposition universelle de 1900 (Paris), un bronze, Amazone, qui lui valut une médaille de bronze et qui est placé maintenant au musée de Berlin. On cite encore do lui Cavalier, importante œuvre sculpturale.
TuAN [pron. tou-an] (Tsai-Yi, prince), prince chinois, chef des Boxers, né en 1855. Fils du prince Toun, le cinquième fils de l'empereur Tao-Kouang (ou Mieu-Uien) et d'une princesse mongole, Tsai-Yi avait été déclaré illégitime parce qu'il avait été conçu pendant une période de deuil dans laquelle le commerce des femmes est interdit, et il avait été envoyé en Mandchourie. L'impératrice douairière lui avait préféré, en is;5, le fils d'un septième filsdo TaoKouang, qui monta sur le trône sous le nom de Kouang-Siu. Cependant, l'impérairice Tsou-Hi rappela le prince Tuan de l'exil, et celui-ci chercha tout do suite les moyens de réaliser ses projets ambitieux. Lorsque limpératrice fit prononcer par l'empereur Kouang-Siu sa propre déchéance on 1900, elle loldigea à désigner pour son sticcesseur le fils mémo du prince Tuan. P ou-Tsiun, né en 1885. Enfin, rencontrant un instrument favorable au but do son ambiiion dans lo mouvement des Boxers, Tuan se mi ta leur têie.tV.IioxKRS.) I,a révolution une fois réprimée, lo prince Tuan passa en jugement, fut dégradé et son fils exclu de la succession au trône. 11 est stipulé dans l'article 2 du protocole de Pékin du * septembre I90i que. si l'empereur croit devoir faire L'râce au prince Tuan et aux autres chefsdu mouvement, ils seront exilés au Turkestan et emprisonnés à perpétuité. *TUBERCUUNE n. f. — Biol. Tubrrruline T Dr. de Ilrhniuj. Toxine de beaucoup la plus active qu'on ait jusqu'ici obtenue des baniles tuberculeux, puisque 1 gramme de cette toxine suffit à tuer une vingtaine do
T^uu toung bou-kin.
Prince Tuan.
cohavt'S. (On l'obtient on traitant les barilles à 150» C, dans le vide, par l'ean glycérince. I,e iifjuide refroidi ijrécipito des toxalijumines înstahles, desquels on si^pare la toxine au moyen de la contrifugation.)
TuMMO, district du Sahara central, à la lisière de la zone française qui conline à la Tripolilaino. C'est un plateau d'un millier de tnètres d'élévation, en moyenne, qui forme comme le ronlrofort le plus septontrionâl du massif du Tibesti ou Tibbou, Il tire son nom do la petite oasis do Tunimo, où les caravanes venant du Tchad et du Ouadaï peuvent se raviiaillor.
Tundal (Vision db), la plus longue et la plus intércssanio do ces « visions », dont lo moyen âge nous a laissé un granti nombre et qui prétendent faire connaître le sort dos ànies dans l'autre vie. — Elle a été écrite vers 1150 par un Irlandais nommé Marc, moine du couvent do Saintl'aul -à Katisbunne, soi-disant sous ia dictée du chevalier Tundal, héi'osdu récit. Celui-ci raconte comment, plongé dans un sommeil létliargii|U0 durant truis jours, il vuyagea pondant ce temps à travers l'autre monde, sous la conduite d'un ango. Il décrit avec grands détails les supplices des damnés, auxquels il est lui-même soumis, les peines du purgatoire et les joies des élus. L'autour a utilisé les récits antérieurs du mémo genre (ceux par exemple de Grégoire le Grand ot do Bôdel, mais le sien a plus de cohésion et d'unité. Son imagination est vive, ses peintures précises ot parfois saisissantes ; son architecture de l'au-delà a, dans lo fantastique, une précision que l'on retrouvera à un plus haut degré chez Dante. Lo grand poète florentin a du reste connu la 'Vision de Tundal et lui a fait d'importants emprunts. Le texte latin, qui a été traduit au moyen à^o dans presque toutes les langues do l'Ëuropo, a été publié par M. -A. Wagner (I882j.
*TONISIE. — Arcbéol. Il a été rendu compte, aux articles Carthagk et GiGHTS du Siijtplt-menl, des fouilles exécutées dans ces deux localités. D'autres recherches ont été faites sur divers points de la Tunisie : Uippone, on l'on a découvert un riche édiflce, à cinq nefs séparées pnr des colonnes, sans doute une chapelle chrétienne; Utique, avec un important établissement hydraulniuo d'époque romaine; Soussc {ancienne Hadrumè'ie), où l'on a u)uiilo les nécropoles romaines, qui, outre le mobilier funéraire habituel, ont donné de curieuses nguriaes et des lamelles, de plomb avec des incantations se rapportant pour la plupart aux courses de chevaux. Dans la même localité ont été découvories do très vastes catacombes chrétiennes, dont Ifxploration se poursuit. A fJouf/f/aft, eulin (la Tinigad tunisienne), on a achevé le déblaiement du temple de la déesse Côlosto, du théâtre, des abords du Capitolo. On a exploré lo quartier situé au S. du Capiiolo ot déblayé une gran<lc [ilace dallée et do grandes mosaïques, parmi lesquelles les cyclopes forgeant les armos d'Knéo sous la surveillance de Vulcain, ont été trouvées.
*TUNISIEN, ENNE adj. — Pathol. Bouton tunisien, Affection cutanée, propre aux pays chauds.
— EncycL. Lo boulon tunisien, dit aussi iou/o» dit ."\7/. bouton d'Ahjer, bouton d'Orient, clou de Uishra, clou de Gafsa, débute par uno série de petits boutons confluents on un point quelconcjue du corps, recouvrant une surface grande comme (elle de la paume de la main. Puis une ulcération se produit, à bords nets comme ceux d'un chancre ; la maladie se prolonge, il faut au moins six mois pour obtenir uno cicatrisation, mais souvent ratfeclion dure deu.\ et trois ans. L'examen du sang et des débris de lulcôrc a fait trouver dus microcoqiies nombreux, dont un scmljlo spécifique. Ces microbes ont t-lé étudiés par Duclaux, Brocq et Chantomesse. On ne connaît pas de traitement spécitiquo.
TuPPER (Martin Farquhar), écrivain anglais, né à Londres en ISIO. mort à Alhury (Surroy) en 1889. Il fit ses études au collège du Christ", fut reçu maître es arts, puis étudia le droit à Lincoln's Iiin ot se fit inscrire au barreau ; mais il ne plaida jamais et so livra dès lors à. la littérature. Son ouvrage lo plus remarquable, la Philosophie des proverbes, devint rapidement populaire, on dépit des critiques, non seulement sévères, mais encore injustes, qu'il rencontra, et il a eu en Angleterre plus de trente éditions, sans compter qu'il s'en est vendu dans l'Amérique soulo plus de 500.000 exemplaires. On a encore du même autour : I*ijramide moderne en l'honneur de soixante-dix /léros ; l'Esprit d'un auteur, le Pot d'or, le Cœur, les Deux jumeaux ; des poésies intitulées : un ^f illier de vers. Probabilités, secours porté à la foi; Journal du voyage d'un père de famille dans le monac entier; une traduction envers des Puâmes onr/h-saxons du roi Arthur; enfin, uno foule d'articles dans les recueils périodicjues.
TUPY (Charles-Eugène), poète tchèque, né à Kardasch Rjetschitz en 1813, mort à Cracovie en 1S81. Il est connu sous lo pseudonyme de Boleslav Jablonsky. Il entra dans l'ordre des prémontrés et devint aumônier d'un couvent de Cracovie. Ses Poésies, remarquables par la délicatesse de la forme et la noblesse do la pensée, ont ou do nombreuses éditions. Ses Poésies nmoureilses (Pisno niilûsti) sont très lues, ainsi que son poème didactique la Saiffsse du Père. Uno édition complète do ses poèmes parut en IST2.
TURATI (Filippo), hommo politique italien, né à Canzo en ls57. Avocat et publicisto. il fondait on 1891. à Milan. la " Critica sociale », revue bimensuelle, qui devint bientùt un des principaux organes du parti socialiste nouveau, parti qui groupait les débris de l'ancien parti ouvrier et les éléments attachés aux doctrines du socialisme international. Jouissant tl'une grande influence, Turati fut élu en 1895 député do Milan, qu'il n'a cessé de représenter depuis cette date. Le 11 mai 1906. il participait à la mani* festation des députés socialistes consistant en leur démission collective, après la présentation du projet destiné à prévenir les - massacres ouvriers n, manifestation tiui devait amènera bref délai la chute du cabinet Sonnino. Turati fut réélu le 3 juin 1906. — Il a publié des poésies estimées sous le titre de Strofe ot de nombreuses études d'économie sociale; entre autres, il Delitto e la Questione sociale.
^TuRBIE (L\), comm. de l'arrond. do Nice, départ, des Alpes-Maritimes. — La Turbie doit iiicontestablcment son nom au Trophée des Alpes, mais, tandis que les uns le font dériver de Tropa-a. il est plus vraisemblable qu'il vient de Tuitîs in via (Tour sur 'a voie\ car le village est traversé par la route de la Corniche, qui suit le tracé de
TLM.MO — TlRQriE
TURQUIE : Tableau généalogique.
Sultans depuis un siècle.
M A u y o 0 1> 1 1 K II A \
(Frère de Muktai'lm IV.; N6 178>, m. 1M33.
Sultin 1408.
SAI.YiU
itultani.-.
Nie 1811,
E[>. l834,HaliI-
Uirat- pacha.
^'cnôrjifiitiiiuic,
depuis Datitat-paclia.
MiuaoL-MAu siiltanc.
N.e I8li.
Kp. 183G MuIlBtIlCil-
Sa 1(1- pacha.
Abl>-t L-MubJIU- KuAS Né I8iî.
m. ISt^l.
Sultan. 1839.
Auiui.
iultanc.
Hp l*18i0l>ilM-
Alitiie«I-pacli:i
2« J8i5Mfihéiitct-
Ali-pacba.
AUO -UL-AzlZ-KlIAN
Né 1830. m. ttli.
Suluo lect : déposé is;i;.
1" Youssriuf-Ucddîac-eff^radi ,
ni' 18S7.
2*S&liha. lultaoe, D''r 1SC3.
Kp. 1M89 Abmed-parha.
3<> MohainiiH-d-UJeintl-EddiD ,
ni- 1H62.
*" M'.-chmc(I -St-liiD, né IWC.
û* NAzimé. sulloiK-. nvc 1808.
l-:p. IH89 Khalid'pactu.
o«Ai>;
Dv 18«9.
.(.-ui:i: • Eddinr , né
— FtU .
8* Scyr-Ëddioe-erbodl. oé 1876.
9*Eminé. tultaix- , nt-e t87S.
Ep. IMi M«bmcd Bp}-«f-
fCDdi.
MorKAoV KiiAN
Nt- I>i0, m. l'JU».
Sultan 1870:
dcpûsc .npr^^d troi^ uou
(le rcgne-
1» ^uliih K.ldin.- tlT.ii'li,iicl8titi.
2" ScyMMdinc-.ffL-inli.Dc 1870.
3» Kliadiclj.>. BulUne. nf-c 1873.
Kp. l30l,Va88if-Bcy-crreiidi.
4o I-'cbimtï, sultane, nér- IS?.').
Ep. l'jUl Ualil-Bey-ctTeudi.
Aut)-l L-iI«Mlli II KlIAN
Né 1842.
Sultan 1fi7ti; le 28* drpuis la
prise de CuntlaotiDuple.
l» .Mchfiicd-Sêlitn-etrctidi . né 1870. •• Zékié. sultane, née 1871. Ep. IHS'J
Nour-Eddînc-pactia.
3» Naiymé, sultane, née 187C.Ep. 189S McbcTnmcd - Kcmal • Eddinc-j>acha. Divorcer l'JOV.
40 Abd-iiI-KadiiM-irendi. né 1878.
6" Abmcd-etTciidi. ni- 187H.
6« Natylii. sulUinc. née 188'..
'• Mcbnicd-Burban-Eddine-cffendi,
né 1885.
8» Chadié, «ullane. nûc I88C.
9» Ayiche, sultane, née 1887.
1i>» Rcfla. sultane, née 1889.
Il« Abdour-Rahime-erTcndi, né 1892.
IJo Ahmcd-Nour-Eddine -efTcndi . ué
13» Mehuied-Avni-cffi.'ndi, né 1%Z.
Autre» i-tifantc d'Aitt>-L'L-^lEiijii)-KuAN : fultane. né« 1840. Ep. 1« 18S4. AU-Gbalib-pactia
Mëhémet-Nourr-pacha.
' 1812. Ep. I6&7, EihMD-pacha, fllt de
- 18(3. Ep. ie;>8 Mahmoud-DJelat-Eddine-
1" Fatime.
m. IH 2» Réflvr.
M- 3» Djir,,.
pa<.ii^ 4« Muhamed-Hecbad-errendî, né lf)4'*; bérîtier préiomiitir.
— Enfants : a. Zia Eddioc-effcndi. oc l87ô ; l. NrdjiD-Eddioe elTendi. né Ik8i ; c. ReGa. tullane. née 1887.
^o Munirc, Bullane, nio 1844. Ep. 1" 18S8. Ilbami-pacha. flU
d'AbbaK pacha, vice-roi d'Egypte, m. 1B(>0. 2* 18€1. Ibrabim-
pacha. flU de Riu.pacha.
C* Abmed-Kcmat'Eddine-effendi. né 1ft4T, cuccesteur de lliéri-
tier prt^ouiptif. — Fille : Munirc, sultane, ner 1877, "• Bebipe. sultane, née 18;8. Ep. if&O Ilusni-pacba, flh de Mu«-
ta^iba-paclia.
8* Seniba, Bullan<>, née 18^1. Ep. 1877 Mahmuud-pacha, m. 1903.
— Deux nu.
9« Burhan-Eddioe-effeodi, né 18&3, m. lS8:i. — Fils : Tevfik-
cfTcndi. né IK74.
iOa Médiha, sultane, née 1857. Ep. 1* 1879, N'edjib-pacba, m. IS&â.
2o l'-SC, FérJd-pacba.
11° Souleyman-cffendi, né 1860. — Filf : Abdoul-nalim-^ffcodi.
ne- IS90.
IJo Vabîd-Eddinc-elTcDdi. né 1861. — Une aile, née 1888.
l'aDcicone voie romaioe d'Italie en Gaule. Le Trophée des .\lpcs fut érige par le sénat romain en l'honneur de l'empereur César Auguste, la 11" année do sa puissance impériale, après la soumission des peuples alpins. Sur le monument était gravée uno grande inscription mentionnant les noms de quarante-cinq peuples vaincus. Pline, au livre 111, chap. iv, de son Histoire naturelle, nous a conservé le texte de cette inscription, dont il existe des fragments au musée de Saint-Germain-cn-Laye. Pendant les premiers siècles do notre ère, le Trophée romain suhit do graves atteintes au passage des Barbares, surtout des Lombards. La légende de saint Honorât raconte comment le saint Mt abattre les colonnes et les statues du monument dédié à une idole païenne. Pendant le moyen âge, on le transforma en forteresse et, entin, en ITo's, le général La Keuillade, opérant dans le comté de Nice, qui dépendait alors du duc do Savoie, y fit tirer des mines qui en abattirent des pans entiers. Il reste encore une tour haute de quaraïue-cinq mètres, émergeant d'un massif de blocage maintenu par vingt-quatre piliers en gros blocs. Dans le monticule de débris lormé à sa base, la Société française des fouilles archéologiques a fait commencer en 1905 et reprendre en mai 190fl des fouilles, dont les résultats sont intéressants. On a mis à jour la base romaine ensevelie sous les décombres et on a trouvé des parties de sculptures, d'inscriptions, des fi>ts de colonDcs qui permettent enfin de reconstituer exactement le monument romain, au sujet du(|uel tant d'hypothèses avaient été émises. Les travaux, dirigés au nom do la Société des fouilles archéologiques par Philippe Casimir, .so sont ]>oursuivis sous lo contrôle de Forniigé. architecte des monuments historiques.
TURCKEIME (kè-me) n. f. Genre d'arachnides aranéides, de la sousfamille des argiopidés. comprenant do curieuses araignées de r.Vmérique méridionale.! L'espèce la plus curieuse du genre est la turckeima nodosa. qui habite le Guatemala. Elle est ornée do teintes métalliques très brillantes.)
TuRENTCHEN COMBAT de\ nom sous lequel on désigne la série d'allaires qui eurent lieu, du 2G avril au 1" mai 1901. entre les Uusses et les Japonais, lors du passage, par ces derniers, du fleuve Yalou. C'est, on cnet. aux environs du village de Turcntchen que so produisirent les plus vifs engagements entre les Russes 5.000 hommes), commandés par le général Kachtalinsky. et l'armée du général Kuroki. comprenant la garde impériale ot deux autres divisions japonaises. Los Russes durent se retirer après avoir perdu la moitié de leur eifei-tif. mais non sans avoir infligé aux Japonais, bien supérieurs en nombre. une perte d'environ 7.000 hommes.
*TURGOT (Anne-Robert-Jacques), homme d'Etat français, né et mort à Paris il727-17Sij. — C'est seulement en 1899 que les restes du grand ministre de Louis XYI ont été retrouvés, à Paris môme. La tradition voulait, on effet. que lo corps de Turgot, exhumé pendant la Révolution française, eût été transféré dans lo cimetière de Bons (Calvados) ; mais les recherches faites n'aboutirent pas.
La commission municipale du • Vieux Paris » eut connaissance par de Ricaudy de l'acte mortuaire, datant de 17S1, et d'après lequel Turgot aurait été inhumé dans la chapelle de l'ancien hospice des Incurables, rue de Sèvres, devenu aujourd'hui l'hôpital Laënnec. C'est à cet endroit, en effet, près de l'autel de gauche, que furent retrouvés quatre cercueils de plomb, dont l'un portait linscription tombale de Anne-Robert-Jacques Turgot.
TURINAZ (Charlcs-Françoisl. évêque et théologien français, oé à Chambéry en 1S38. Reçu à Rome docteur
en théologie et eu droit canon, il enseigna l'une cl l'autre parties au grand séminaire de Cbambéry. En m^mc temps, . il so livrait avec succès à la prédication. Il fut nommé évoque do Tarcntaisc en 1873 : il avait trente-cinq ans. On le transféra à. l'évéché do Nancy en 1882. Mp Turinaz déploya beaucoup do zèle dans l'administration do son diocèse, où il créa beaucoup d'oeuvres, mais en même temps, soit par ses discours, soit par ses brochures, soit par ses ouvrages, il se mêlait au mouvement général des idées, au point de vue catholique. Ame droite el ardente, il repoussait toute compromission ci dénonçait sans ménagement toutes les nouveautés qui lui semblaient porter atteinte à la pureté de la doctrine. Il s'est occupé des questions sociales, patriotique.^, et surtout théolo^'iques. Le nombre de ses brochures est considérable. Parmi ses ouvrages, citons : les Concordats, etc. (18S7 ; Œuvres pastorales (I*(90) : JJe l'élude el de la pratique du droit canonique, etc. ilSDI) : le Salaire familial et le Cardinal Zifjliara il895); laVie chrétienne (1898); Ihscourx et panégyrique* (1895) ; Discours patriotiques (ISOO'i ; Trois fléaux de la classe ouvrière; les Périls de la foi et de ta discipline dans l Eglise de France (1901); la Fui catholique (1905). Il a écrit plusieurs brociiurcs sur la question Qu'est-ce qu'un dogme (1905K et aussi sur les causes de la séparation do l'Eglise et de lEiai (1905 1906).
TURNEP {nép') ou TDRNEPS {nèpss) [angl. — tumep] n. m. Variété cie chou-rave.
TORNICH, village d'Allemagne (Prusse ["présid. de Cologne, cercle de Berghcimj. sur l'Erft ; 3.122 hab. *TuRQUIE. — Histoire. Le 21 juillet 1896. jour de sclaiiilik. au moment où le sultan se rendait solennellement à la prière de midi, une bombe a été lancée sur son passage; quelques personnes de son entourage ont été plus ou moins grièvement atteintes: de nombreuses arrestations ont été opérées. Pareil attentat eut lieu dans les mêmes conditions en 1905.
Le S7 août 1896. les ambassadeurs à Constant iaople adressèrent au sultan une noie déclarant que l'état d'anarchie dans la capitale est intolérable, à la suite de l'attentat contre la Banque ottomane (v. qiestion u Orient), que l'empire est mis en danger par la connivence des troupes impériales. Plus de 5.000 Arméniens ont été massacrés en trois jours. La flotte russe do la mer Noire, mise sur pied de guerre, quitta Sébastopol, avec ordre de croiser au voisinage du Bosphore.
La Porte refusa 'I9juill. 1898) toute compensation aux ressortissants français et anglais pour les perles qu'ils avaient subies au cours des massacres de Coustantioople (août 1S96).
En novembre 1899. de nombreux membres du parti . jeune-turc », entre autres plusieurs hauts fonctiunnaires et un général de division, furent arrêtés à Constautiaople et bannis dans l'Yémen, par suite de la découverte de documents prétendus séditieux. Le mois suivant, Mahmoud-pacha, beau-frère du sultan, s'échappa et se rendit à Paris, où il pourrait, disait-il, faire de 1 agiUHOD pour les réformes libérales, sans s'exposer à être arrêté par ordre d'Abd-ul-Hamid. . .■ .
C'est en 1900. à l'occasion du 23' anniversaire de 1 avènement d'Abd-ul-Hamid. que furent formes les projets de construction d'une voie ferrée à destination de La Mecque et d'établissement d'une ligne téUgraphniue au Hedjaz.
L'année 1901 marque une recrudescence de 1 agitation panislamique, à la suit« du massacre des .Arméniens; la défaite des Grecs par les Turcs, la visite de rcmpcrcur allemand à Constantinople ne pouvaient que contribuer à exagérer la puissance du sultan à ses propres yeur. A l'intérieur, il s'émancipa entièrement de l'influence do la vieille bureaucratie offlcielle et brisa tous les éléments capables de contrarier ses desseins. 1^ volonté impériale ne so manifesta plus par des lettres viziriales. mais par des décrets liradès. préparés par des secrétaires agissant directemeni sons les ordres du sultan, et souvent sans aucune relation avec le grand vizir.
TURUETTLM — TZACOMEN
Ab>l-ul-Haniid essaya alors de traiter suivant la nifme méihodc les allaircs éiranpèros. Kn mai (1901), il lit saisir les valises des bureaux dt* poste étrangers, sous prétexte qu'elles pouvaient contenir des corresnoïKlanci-s séditieuses, mais il fut vite contraint d'abandonner cette pratique devant les protestations unanimes des chancelleries. Il frappa de taxes nouvelles les établissements français, au nu'pris des capitulations, et interdit aux ordres religieux do s'établir en territoire ottoman avant d'en avoir obtenu l'autorisation. Ces mesures avaient surtout en vue d'exciter les rivalités, sur ce terrain, des ortliodoxcs russes et dos catholiques romains. Avec la France, d'ailleurs, l'atTaire des quais de Constantinople, construits par une compagnie française avec des capitaux français, était une autre cause de difticultés. le gouvernement ottoman ayant
ftrivé la compagnie de ses revenus légitimes en obligeant es navires à débarquer en dehors de sa concession. I-es protestations do l'ambassadeur étant restées sans résultat, les relations entre la Porte et le quai d'Orsay furent rompues le 2û août (1901). Le sultan céda sur la ([ucsiion des quais, mais certaines créances des banquiers Irançais demeurèrent impayées.
Une escadre française fut envoyée à Mytiléne, où elle prit possession dos douanes (5 nov.)- A ses précédentes exigences, le gouvernement de la République ajoutait : la reconnaissance par la Turquie de tous établissements français scolaires, de charité ou religieux, existants et à venir; la restauration de tous ceux qui ont subi des dommages au cours des troubles de 189-ï et 1890; l'immunité pour eux de tous droits de douane, conformément aux capitulations, etc. Le sultan consentait à tout, quatre jours après; les créances des banquiers français étaient payées, l'escadre quittait Mytiléne, et les relations diplomatiques étaient reprises. "L'ambassadeur autrichien à Constantinople avait profité de la circonstance pour présenter, de son côté, diverses réclamations auxquelles Abd-ul-Hamid dut aussi faire droit.
Entin. lo sultan s'était engagé dans un conflit avec l'.Vngleterre au sujet de Koweït, dans le golfe Persique, où il avait essayé de débarquer des troupes, prétendant que le cheik de Roweit était son vassal. Il rencontra du côté du gouvernement des Iodes une opposition résolue. Pour <t sauver la face », il remplaça son grand vizir par .Saïdpacha, qui plusieurs fois déjà s'était joué des puissances dans leurs etîorts pour l'introduction des réformes en Macédoine. V. question d'Orient.
• La convention relative à la concession du chemin de fer de Bagdad à la Deutsche Bank fut signée en janvier 1902 par le sultan.
Le gouvernement britannique adressait en janvier 1903 une note à la Porte pour protester contre le passage des Dardanelles — qui ne pouvait avoir eu lieu qu'avec la permission du sultan — par quatre contre-torpilleurs russes. Ils n'étaient pas armés et ils battaient le pavillon commercial, mais ce n'en étaient pas moins des navires de guerre, et leur passage constituait donc une violation des traités de Paris, Londres et Berlin. Il y avait là un précédent que la Grande-Bretagne se réservait d'invoquer à son profit, le cas échéant. Mais aucune chancellerie ne s'occupa do cette note, que la Porte laissa sans réponse.
Tontes les puissances, sauf l'Allemagne, qui prenait le parti de la Porte en cette occasion comme en tant d'autres, présentèrent au gouvernement turc (oct. 1904) une note verbale i^lentique, demandant de nombreuses moditications à la loi du timbre, pour répondre aux vœux des chambres de commerce. Les pins importants de ces changements concernaient les droits assurés par traité aux sujets étrangers et l'encouragement à l'espionnage que constituait, pour les fonctionnaires ottomans, la prime qui leur était promise pour toute dénonciation de contravention à la loi nouvelle.
Les relations entre la Turquie et la Bulgarie se tendirent dans les premiers mois de 1904 ; à Constantinople, on adoptait des mesures vexatoires à l'entrée des sujets et des marchandises bulgares. Le gouvernement de Sofia requit la Porte « de faire le nécessaire pour mettre un terme à un état de choses aussi préjudiciable aux intérêts des deux pays, l'action de la Porte n'étant actuellement entravée par aucun mouvement révolutionnaire ». En février, le général Petrof prononçait au Sobranié des paroles assez dures à l'égard du gouvernement turc. Le «avril, enfin, une convention était conclue par laquelle la Bulgarie s'engageait à empêcher la constitution de comités révolutionnaires ou de bandes armées sur son territoire et à punir les insurgés qui s'y réfugieraient ; de son côté, la Turquie devait réaliser les réformes deman- <lces parle programme do M uerzsteg{v. question d'Orient), donner plein cJfet à une amnistie accordée par lo sultan, et aider les habitants do la Houmélio qui avaient en leurs maisons détruites à les reconstruire. Mais la Porte no tint pas ses engagements. Le 30 novembre, le Sobranié, en séance secrète, accordait au ministre de la guerre un crédit de -12 millions de francs pour achat de canons à tir rapide, et pour mise on état de défense du littoral do la mer Noire. C'était, avec les crédits militaires annuels déjà votés, un total de 67 millions de francs pour le budget do la guerre. Mais les choses n'allèrent pas plus loin.
En février 1906. Abd-uI-Haraid fit occuper la localité de Tabah, à une douzaine de kilomètres, en territoire égyptien, de la ligne frontière, dans la presqu'île du Sinaï. II invoquait le firman de 1840, aux termes duquel le sultan accordait à Méhéinet-AIi , vice-roi d'Egypte, 1 administration de la partie méridionale de la Syrie, soit de la presqu'île qui s'avance à angle aigu dans la mer Rouge, entre le golfe de Suez et celui d'Akaba. Il s'appuyait d'ailleurs sur un titre plus précis, à Sun avis, c'estù-dire sur sa suzeraineté, qui lui permettait do mettre garnison où il lui plaît en territoire éf,'yptien ; d'où cette consé(iuenco qu'on ne saurait parler d'un dili'érend de frontière entre la Turquie et l'Egypte. C'est un point de vue que l'Angleterre ne pouvait, en raison de la situation acquise par elle depuis 1882 dans la vallée du Nil, admettre en aucune façon. Après des négociations qui durèrent deux mois et demi, et sous la menace d'une démonstration navale, le sultan se résigna d'abord à évacuer Tabah, puis à admettre que la question de frontière, au Heu d'être soumise à un arbitrage, fût simplement réglée par une commission mixte de délimitation. Ces conditions impliquent la reconnaissance par le sultan de la situation de l'Angleterre en Egypte. On a dit que la chancellerie allemande avait encouragé Abd-ul-Hamid à tenter cette aventure et qu'elle lui a refusé ensuite son assistance.
— SuUans Osmanlis. Les Turcs Ottomans ou Osraanlis apparurent en Asie Mineure vers 1223, sous la conduite d Ertogbroul. fils de Soliman, chef d'une horde nomade du Turkestan. Le fils d'Krloghroul {m. en 1288), Ottnian ou Osman, reçut en 1288, du sultan d'Iconium (Konieh), la dignité d'émir, et, après la chute de l'empire seldjoucide, il se déclara indépendant (1299) et régna pour son compte; il fonda une dynastie et soumit à la domination des Ottomans, qui ne furent jamais très nombreux, l'Asie Mineure. Ses successeurs étendirent rapidement cette domination par delà les limites de l'Anatolie. En 1453, le sultan Mahomet II s'empara de Constantinople : la Turquie devint dès lors une puissance européenne dont le déclin commença au cours du xviii* siècle. Les sultans portent le titre de padichah (empereur) et prennent celui de calife, qui leur est contesté.
— Uijmne national. Le premier liymne national turc fut composé par un Donizeiti, frère du compositeur de la Favorite, sous le règne de Sélim III et en l'iionneur du sultan Mahmoud; un second, dû à Guatelli-pacha, célèbre les louanges du sultan Medjid; enfin, un troisième, l'hamidië, écrit pour Abd-ul-Hamid sur des paroles d'un inconnu, est dû à Nedjib-pacha, qui fut directeur du conservatoire à Constantinople : c'est celui qui s'exécute dans les cérémonies officielles. Eu voici la musique, puis la traduction des paroles :
Maastoso
^^,iJJ JP ! r-[j'^p gC/g'C/^
O souverain du vaste Univers, bienfaiteur du monde.
Au tr'.ne impérial ottoman tu donnes le presti^'e et la gloire.
Le monde jouit du bonlieur sous ton é^ide puissante;
O sultan Haniid, jouis longtemps toi-même de ton règne '.
TURRETTINI (François), orientaliste suisse, né a Genève en 18ir>. Après avoir commencé ses études philologiques en Suisse, il alla les poursuivre en Italie en 1865 et 1866 et à Paris, sous la direction de Stanislas Julien. Les langues qui l'attirèrent le plus furent le chinois, le mandchou, le mongol et le japonais. De retour à Genève, en 1878, il fonda une imprimerie spéciale pour la publication des textes orientaux et fit paraître simultanément deux revues : 1' " Atsumé-Gusa « (herbes rassemblées) et
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le <> Ban-zaï-sau ■ (herbes cueillies sur le soir), dans lesquelles il publia : Ht'iké monogaiari, récits do l'histoire du Japon au xiic si<'clo; Tanii-no-uigivai, contes moraux (trad. du jap.) ; Histoire des Taïra, tirée du nippou-gwaïsi (trad. du jap.); Komnls et Sakisti, texte et traduction d'un roman jajiouais: San-ze-king, ou les phrases de tntis caractères, en chinois, japonais, mandchou, et rexplicaiioii de tous les mots.
TUSHAUS (Joseph), sculpteur allemand, né à Miinster (AVestphalie) en 1851, mort à Dusseldorf en 1901. It est l'auteur, en collaboration avec Karl Janssen, du Munutuent du lilnn érigé à Dusseldorf. On cite de lui une Amazone enchaUiOe. d'un grand caractère, et il a exécuté le Monument de Moltke, inauguré à Berlin en 1902.
TUSSIGÈNE(/us/ — du lat. tiissis, ion\,tl du ^T.gennàn, engendrerj adj. Qui provoque la toux. (Se dit en particulier du réflexe lui-même et aussi de toutes les substances irritantes [vapeurs, poussières, etc.] qui amènent la toux.)
TWINE {tou-inn — de 7it'(ne, rivière d'Angleterre, parce que les pêcheurs de cette rivière portent des vêteiuctits de ce genre n. f. Paletot d homme, sans taille.
TYPHLOSOLIS [liss — du gr. tuphlon, csecum, et sôlén^ ranal) n. m. Zool. Invagination tuberculeuse de I intestin, lormant du côté dorsal une sorte de valvule spirale, rbcz les lombrics. (L'intestin grêle présente, chez les lombrics, suivant le milieu de sa tace dorsale, un repli, on typhlosolis, qui, dans quelques genres i'urochseta, perichaeta'. est plus simple, ou même est limité à une portion seulement de l'intestin grêle. [Clans.])
TYPHOLYSINE (de typhus, et hjsine) n. f. Biol. Substance active du nouveau sérum anlitypbiquc de Chantemesse, obtenu par 1 immunisation du cheval, f Cette substance, malgré son appellation, parait être une agylutiuine, plutôt qu'une véritable lysine.)
*TYPHOSE n. f. — Méd. Typfiose syphilitique. Etat fébrile avec prostration, qui s'observe quelquefois à la période secondaire des formes les plus graves de la syphilis.
*TYPmjS n. m. — Méd. Typhus ambulatorius. Forme en apparence latente ou atténuée de la fièvre typiioïde, dans laquelle la fièvre et les autres symptômes sont assez peu marqués pour que le malade puisse continuer de vaquer à ses occupations. (L'infection éberthienne n'en existe pas moins, avec ses redoutables conséquences; aussi voit-on survenir parfois brusquement les accidents les plus graves de la fièvre typhoïde aiguë, tels que hémorragie et perforation intestinale.)
TYPOMÈTRE (du gr. tupos, caractère, et métrant mesure) n. m. Règle graduée, à l'usage des tvpographes. 'C'est une règle plate à deux biseaux, dont l'*nn porte les divisions décimales du système métrique, centimètres et millimètres, et l'autre, les points typographiques; chaque division de ce biseau représente trois points, et les chiffres indicatifs marquent des douzes [douze points].) n Outil du fondeur en caractères, qui sert à calibrer les lingots et les gros caractères.
TyrONE, ville des Etats-Unis (Pensylvanic [comté do
Blayr]), sur la rivière Little Juniata; 5-847 hab. Moulins à faVine et à papier, ouvrages de fer et d'acier.
TYROSINASE n. f. Biol. Ferment soluble. oxydant ou oxydase, trouvé dans les champignons du genre nissuln, etqui est caractérisé par sa propriété d'oxyder la tyrosine.
TYROTHRIX {trikss] n. m. Zool. Genre de bactériacées, comprenant des bâtonnets grêles, qui se rencontrent dans la putréfaction ou la fermentation des matières albuminoïdcs.
*TZACONIEN n. m. et adj. Linguist. Dialecte grec parlé aujourd'hui en Tzaconie (côte orientale du Péloponèse).
— Enctcl. Le tzaconien est la langue d'une douzaine de villages {environ 9.000 individus) situés dans l'ancienne Cynurie, entre le mont Malévo et la mer. Il comprend deux variétés parlées, l'une, sur les pentes du Malévo; l'autre, sur le nord de la mer. Ce dialecte olTre une série de traits phonétiques et morphologiques qui le différencient nettement du grec moderne. Notons seulement la chute de l devant n et o [gaa = gala), le changement do r en n devant dentale [ante = artos), de n en m devant i eni = emi = eimi,, le rhotacisme de s final devant voyelle, et la formation du présent de l'indicatif au moyen du verbe eni "je suis» et du participe présent. On en a conclu que le tzaconien n'était pas un dialecte du grec moderne. et dérivait directement du laconien ancien. Ce serait donc le seul dialecte de l'ancienne Grèce que la /îoiné n'aurait pas éliminé. Cette opinion, généralement adoptée, a rencontré quelques contradicteurs. Certains ont vu dans le tzaconien des traces d'influence slave. Les dernières observations faites sur ce dialecte sont dues à Hubert Pernot. V. les grammaires du tzaconien de Deville (Paris, 1866'; Ikonomos (Athènes. 1S70';; IVIfner (Berlin, 1881): et les Mémoires de la Société de Itnguistique de Paris.
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UAPACA n. m. Genre d'cuphorbiacécs phyllanthces, do la sous-tribu des antidosminces.
— Encycl. Les »ff;}ac<i5 sont dos arbres dioïques; les Qours m&les, apétales, sont ri!>UQios en capitules pourvus d'uu iuvolucro; elles ont <|uatre ou cinq étamiucs, un rudiment d'ovaire et pas de disque. Los fleurs femelles, isok^cs, sans calice, ont un ovaire pluriloculairo ; les graines ont un albumen charnu. Les uapacas sont des plantes africaines : uapaca de Itenyueta, uapaca de Gtiinée, uapaca de Thoitars, uapaca ferriif/iiieiw, otc.
Ubbelohde, jurÎÂle allemand, né ù. Hanovre on 1833.
Il étudia lo droit a Gœttin^uc et à Berlin, se fit habiliter eu 1857 ù Gœttin^uo, fut
nommé en 1862 professeur ex- ,. „~„ a^.,. a * •*
iraordinaire de droit hano- «-apaca :«. fleur; ô. fruit.
vrien privé et rural, et fut appelé en 1865 à enseigner le <lroit romain comme professeur ordinaire à Tuniversité de Marbourg, qu'il représente depuis 1871 à la Chambre haute. Eu 18S6, il fut nommé au conseil privé do justice. Il a écrit : Sur le principe « ipso jure compensatur » ^lsr»S); la Doctrhie des obligations indivisibles {1862); Sur /('? fondements juridiques du commerce du bétail {ii6^\ : ijueslions de compétence en matière de droit successoral (1868); Sur l'a Usucapio pro mancipato >> (1870); Abrégé de leçons sur l'histoire du droit romain privé (î* édit., \SSl)\ le Droit et l'Equité (1887); Sur le rapport entre la « bonorum renditîo » ef /* « ordo judiciorum » (1890); Sur ia supputation du « temps utile • (lS9i;. Il a collaboré au commentaire des Pandectes de Gluck.
UbbrruhR, localité de l'empire d'Allemagne (ro^*. de Prusse tprësid. de Dusseldorf, cercle d'Ëssen]), sur la Jiuhr; 3.494 hab.
UcHTRITZ CunoDEi, sculpteur allemand, né àBresIau ■en 1800. Elève, à l'Acadéuiie de Vienne, de 'Tilgner, il prit
auprès de son maître le goût du rococo et de la polvchromie. Il ne donna d'abord à ses statues qu'une teinte "ïégëro mais il ne tarda pas à les peindre totalement dans le goût le plus réaliste. La galerie Nationale de Berlin lui acheta un pilTeraro exécuté dans cette manière. Fixé à Berlin à partir de 18S6, il revint à la sculpture décorative el monumentale, et se fît connaître surtout par de remarquables décorations do fontaines publiques, où il y mêle harmonieusement les figures mythologiques, les animaux, les plantes et les scènes de genre. Citons parmi ses principales œuvres : la Fontaine du château royal, une fontaine pubtique dans la Rosenthalerstrasse de Berlin, un groupe avec le kurfurst Geortjes Guillaume dans la Sicgesallee. lo monument de Muûke à Breslau, les bustes de l empereur Guillaume /", Utsmarck, de Molth', etc.
UcKERATH, bourg de l'empire d'Allemagne (Prusse [présid. deCologne~); 3.044 hab. Fabrication de cigares. En 1796 , combat entre les Autrichiens de l'archiduc Charles et les Français de Kléber.
Uda (Michèle}, auteur dramatique et romancier italien, né à Cagliari (Sardaigne) en 1830. Ses premières pièces : les Amants de la veuve, comédie assez spirituelle ; Masque et visage: Amante et mère;lfan$ le linceul ; l'Ouvrier et sa famille, drames, furent composées par lui pour une troupe nomade qu'il accompagnait. C'est à Milan qu'il fit jouer sa meilleure pièce, les Jienégals (185S'. comédie étincelauto d'humour et d'observation, vive peinture de la société de l'époque. Depuis, il n'a publié que des romans : un Pauvre diable, D'fférode à PHate. Maître Cornélius. Il rédigea le feuilleton de critique théâtrale dans le - Pungolo » et dans la Kivjsta Nucva ».
Uda (Folico), poète et publicisto italien, frère du précédent, né à Cagliari (Sardaigne) eu 1832. Il débuta par deux volumes do vers. Vœux et espérances (18S2); Souvenirs et affections i\S<ii2), qui reçurent un accueil sympathique. Mats ce fut surtout par son active collaboration au - Diritto t. à r « Italia letteraria « d'Angelo de Gubernatis et  divers autres périodiques, où il a été chargé de la j critique littéraire, qu'il se fil connaître comme écrivain. Il y inséra les divers chapitres de ses fCsqmssfs littéraires ilSfiS'i et de belles études sur Leopardi el Poerio, Dante et la Poésie moderne. Après six ans. bizarreries d'un échappé. tableaux humoristiques d'une réelle valeur. On lui doit
encore: Contes sociaux (1873): Michel Cerv€Lntet, élude littéraire (1873) et quelques comédies.
Ugines, ch.-l. de cant. de la Savoie, arrond. et à 9 kilom. d'Albcrtvillo, près de la Chaise, afïluent lo l'Arly; 2.325 hab. {Cginérens, ennet.) Ch. de f. P.-L.-M. Commerce de fromages. Pierres meulières. — Lo caotoo a 9 comm. et 6.665 hab.
Ugod. bourg dAusiro-Hongrie (Hongrie 'comital de Veszprem]». sur un petit sous-alflueul du f>anube; 900 hab. Sources minérales sulfatées mixtes, uiiliséos [>our le irai tcment de certaines affections des voies urioaires et de l'appareil digestif.
Ugron > Gabriel \ homme politique hongrois, né à Szombatfalva en 1847. Il fit ses études juridiques à Vienne et à Budapest, se rendit en I"<70 en France et combattit sous Garil>aldi. Correspondant de plusieurs journaux hongrois, il fut élu député en 1872 el siégea a lextrémo gauche, dont il devint l'un des chefs à partir de 18^0. Dans les délégations, il se distingua par sa connaissance des questions militaires. Imts de la discussion des lois politico-ecclésiastiques, il se sépara du gros de son parti et fonda ce qu'on appela la fraciîon cb-ricalc du parti kossuihiste, qui fui écrasée lors des élections de 1896. Il entra plus tard à la Chambre ci fil partie de la coalition.
Uhi. (Frédéric), écrivain autrichien, né àTeschen (Silésie autrichienne! en 1825. Il étudia la philosophie à Vienne et débuta en 1845 comme écrivain avec Feuilles du Dimanche, UDO histoire de mrt*ur§ villageoises silésiennes. Depuis 1848. il s'adonna au journalisme; d'abord rédacteur en chef du » Messager » , il dirigea depuis 1872 la «■ Gazette de Vienne «et devint conseiller du gouvtruemtrii. Ses (Tuvres principales sont : la Princesse de ' : la
Maison Fragstcin 18781; F Ambassadrice - -^es
nouvelles, on a : Seul à Paris ; Tout seul . ■ , >lu
ccntr ; Contes de la Vistule ; le Banal : Payiayts tt habitants ; Sur la Theiss ; etc. \
UhIXNHDTH (Edouard', naturaliste allemand, cartographe et sculpteur, né k Ascbersle)>en en 182i, mort â Quedliubourg en 1899. Il étudia, de 1842 à 1848. à Berlin, puis fut successivement professeur à Brème. Bromberg et Berlin. DelS65à 1875. il fut recteur du collège d'Auklam.
UKEKE-LAAL — LiNiNA
Sculpteur de renom, il lit la statue colossale do Fréd<Sric le Grand à Broniberg. Il a fait un atlas donnant lo reliel" des pays. Ses principaux ouvrages sont : Technique de l'art plastique ilSôVj; In Prépnration du gaz d'éclaifaye et des savons avec les déchets du foulayc (ISôS) ; Technique de la sculpture (ISW).
UKEKE-LAAU n. m. Sorte do gruimbardc dont se servent les indi^'cncs des îles Ilawaï. (Kilo est faite d'un bois très dur et montée de trois cordes do boyau.
Les indigè- VUcke-laau.
nos tiennent
l'un dos bouts entre leurs dents et font vibrer les cordes avec la main. Les amoureux affectionnent particuli6rcnieut cet instrument; ils le fout vibrer en tenant chacun lune des e.\tremitcs.)
ULCÈRIFORME adj. Qui a la forme, l'aspect d'un ulcère.
ULIULl u. m. Hochet fait d'une gourde contenant des petits cailloux, dont les indigènes des ilos Iluwaî se servent pour accompagner leurs chants et en particulier les chants erotiques.
Ullmann ( Viggo), écrivain et homme politinuo norvégien, né à Christiania en 18-ts. il étudia la théologie à Christiania, puis entra dans l'université, et devint recteur d'une école supérieure populaire. Mais
il ne tarda pas à se lancer i
dans lo mouvement poli-
litique. Radical ardent, il fit de la propagande non seulement en Norvège, mais aussi en Suède et en Danemark. En ISS» il jdaida ù. Stockholm et à Upsala l'accusation contre le ministère conservateur Selmer, tit des conférences à tendances socialistes au Danemark en 1.SS7, puis entreprit en 1893 une tournée de conférences aux Etats-Unis pour recueillir les fonds nécessaires a réaliser les projets séjjaratistes et aniidynastiques des radicaux norvégiens. Membre du Stortliing depuis ISSô, il en fut président de 1892 à i89i,puis de nouveau en 1898. Avec Bjœrnsijerne Bjœrnson il préconisa la cession de deux ports libres de glace à la Russie. En 1892 il fut lo chef des intransigeants sous le ministère Stecn, et bientôt après lo promoteur du mouvement séparatiste. Sa brochure intitulée : o Je suis républicain. A bus la rot/auté et l'union n le désignait d'ailleurs aux ultraradicaux comme le futur président de la républii|ue norvégienne. Il a pris part également au mouvement national qui. en VJOJ, a séparé la Norvège de la Suède. Comme homme do lettres, Ullmann a déployé, depuis 1870, une grande activité. Outre sa collaboration à divers journaux et revues littéraires, il a publié des traductions d.Vmmien Marcellin, de Plutarque, etc., de la Sat/an oni VoLieruuf/e (islandais), de Proqress and poverly de Henry George. Ses œuvres personnelles se rapportent à la pédagogie, à la théologie et à l'histoire, notamment : Ladnskolen oij den klassiske Dœnelse (1873): Historiske sanije (1879/; Vure evanf/eliers aeqUied (1S83); Sôndaystaler ved Folkehujskolen (1884); Saniihotf for den norske uufjdomskole {ISSi); Foredray over /sraets historié [19$ i): Salrnebok for kirke, hjem of/ skole ^1887) ; Haandbog î vei'dens historien ( 1897-1898) ; etc.
Ulmann iHaoul-Andréj, peintre français, né à Paris en 1867. Elève de Bouguereau et Tony Robert-Fleury, il envoya pour ses débuts, au Salon de 1889, la Chapelle Saint-Sfarc, à Trevenenc. De 1891 à 1895, il séjourna presque constamment en Bretagne où il refit, en s'inspirant uniquement de la nature, son éducation d'artiste. Au soir, exposé en 1893. montre les progrès accomplis. Il participe depuis 1897 aux Salons de la Société des beaux-arts où ses marines bretonnes, ses vues de Paris et de Hambourg, ont été vivement appréciées. Parmi ses œuvres, on citera: Ivry-sur-Seine {musée du Luxerabourg); Gare de Bercy [/'.-/,.-.U".j (musée de Bayonne) ; les Estacades du Port franc [Hambourg^ (musée de Saint- Etienne); le Wharf [Uambourg] (musée do Philadelphie).
UlPHE (sainte) [en lat. VlpJiia], vierge née près de Soissons, vers le commencement du viii'' siècle, morte au milieu do ce mémo siècle. Elle lit bâtir à Amiens un monastère, sur les ruines duquel fut construit le monastère du Paraclet, oii ses restes lurent d'abord inhumés : ils ont été transportés plus tard dans la cathédrale d'Amiens. — l''éte le 12 et le 31 janvier.
UltAN ou OUTAIN isaint) [en lat. LHtnnus], abbé né en Irlande, au commcncemenL du vu* siècle, mort en C86. Fils d'un roi do Munster, nommé Kyntan, et frère de saint Eursy, il passa, ainsi que son frcre, eu Angleterre; embrassa comme lui 1 état monastiijue et, comme lui encore, vint en France. Il fonda l'abbaye de La Fosse, dans lo Brabant, et gouverna ou mémo temps le monastère do Saint-Quentin, ainsi que celui que saint Fnrsy avait fondé à l*éronnc. — Fête lo 1" mai et le 31 octobre'
ULULEMENT n. m. Syn. do l'Lllation.
UMANGITE n. f. Séléuiure naturel do cuivre.
UmlaUFT, Frédéric 1. géographe autrichien, né à Vienne en 18U. Il ost depuis 1«70 professeur au gymnase impérial de Mariahiif et il a écrit une foule d'ouvrages do vulgarisation géographif|ue. Il est depuis 1882 le directeur do la ■ lieutsche Rundschau fur Géographie und Statistik ».
UNGINAIRE fon-si-«éf'l n. f. Parasite de lintosiin, qui cause la maladie appelée uncinarwse ou ankilostomiase, et qu on a]tpello aussi ankylostome niroDKNAL.
UNCINARXOSE n. f. Syn. do ankylostomiase.
Unger (Joseph), homme d'Etat ot juriste autrichien, né à Vienne en 1828. Prlvatdoroni (1852). professeur de droit civil à Prague n85:(). puis à Vienne (1857), membre à vie de la chambre des seigneurs, il fut. do 1871 a 1879. ministre sans poriorcuillo du cabtuot Auersporg. 11 se distingua «ians co poste autant par son habileté ot sa souplesse que par sa merveilleuse éloquence, qui lui valut au parlement ot dans lo public le litre de « ministre de la parole ■•. En 1881 il fut nommé président du tribunal
dempire. Parmi ses nombreux ouvrages de droit, nous citerons : Système du droit privé commun de l'Autriche (1856 1869), œuvre magistrale qui fonda sa renommée, et qui eut une influence prépondérante sur la législation autrichienne; le Mariage â travers les âaes (1850); Elaboration d'un code civil pour le royaume de Saxe '1853); la .\iiture juridique des papiers de propriétaire (1857); Pour lu réforme de î université de Vienne (1865); les Contrats en faveur d'un tiers fl869); le Transfert des dettes. Fragment d'un système du aroil d'obligation autrichien (1889); Commerce à ses propres risqws (1S91); Commerce aux risgueJi d'nutrui (1894). Il a fondé un /lecueil des sentences de droit civil de la Cour suprême 1 1859;.
Unger i, William), graveur allemand, né à Gœttingue en lî<;i7. I-'ils J'uu professeur et historien d'art, il étudia d'abord la gravure sur cuivre à l'académie de Dusscldorf. puis la gravure à l'cau-forte. Il se fixa successivement à Munich, à Dusscldorf. à Leipzig et à Weimar. En 1866. il entreprit, pour le « Journal des beaux-arts >' . une série de reproductions en gravure des œuvres des maîtres hollandais aux musées de Brunswick et de Cassel. Il acquit bientôt une habileté telle qu'il fut reconnu comme un maître du genre. En Hollande (1871), il grava la galerie Franz Hais, puisse rendit à Vienne, ou il déploya une rare fécondité, et devint en 1881 professeur à iKcefe d'art industriel cl enfin membre de l'Académie des beaux arts i,1895V Eu 1886, ses productions formaient déjà un ensemble de 800 estampes, d'après des originaux de toutes les écoles. On apprécie surtout celles de ses eaux-fortes reproduisant les œuvres de Rembrandt, Ruysdaél, Hobbema, Hubens, etc. A l'Exposition universelle do Paris do 1878, où, il obtint une médaille de 3' classe, lartisle avait envoyé : la lionde de nuit (Rembrandt), le portrait do Rembrandt (Rembrandt), la Fête de Vénus (Rubens), lu Chasse au singlier (Snyders). II convient de mentionner encore les 175 estampes de la galerie impériale-royale de peinture de Vienne.
'''uniforme n. m. — EscYCL. Dr. Uniformes (-trangers. Le port des uniformes étrangers, tant civils que militaires, est interdit sur le territoire de la République française.
Toutefois, sont admis â revêtir l'uniforme de leur fonction ; les représentants des puissances étrangères dûment accrédités auprès du gouvernement français, et le personnel de leur mission ; les consuls et agents consulaires étrangers, dûment reconnus par le gouvernement français; les fonctionnaires et officiers étrangers dûment accrédités pour remplir une mission officielle et représentation auprès du gouvernement français ; les officiers, sous-officiers, marins et soldats embarqués sur des bâtiments de guerre étrangers, dans les ports et rades du littoral français où ces navires relâchent, ainsi que dans les environs immédiats de ces ports et de ces rades.
Le ministre de l'intérieur peut, après avis du ministre des afl'aires étran^'ères et des autres ministres intéressés, autoriser à revêtir l'uniforme de leur fonction: les officiers, sous-ofUciers, soldats et marins étrangers admis à traverser, pour raison de service, le territoire de la République française ; les fonctionnaires et officiers étrangers accomplissant une mission officielle sur ce territoire; les fonctionaires, officiers, sous-officiers, soldats et marins étrangers invités à une cérémonie publique ou privée. Dans les départements frontières, le préfet a qualité pour accorder aux ressortissants des Etatslimitrophes l'autorisation d'assister en uniforme à une cérémonie privée.
Les infractions à ces dispositions sont punies d'amendes de 1 à 5 francs et de peines d'emprisonnement de trois jours au plus au cas de récidive. (C. pén., art. 471 et 474.) Le ministre de l'intérieur et le préfet, dans les départements frontières, peuvent en outre, par mesure de police, enjoindre au contrevenant de sortir immédiatement du territoire français et le faire conduire à la frontière. Si le 'lélinquant se soustrait à la mesure prise contre lui, ou si. après être sorti de France par suite d'une telle mesure, il y rentre sans permission, il est traduit devant le tribunal correctionnel et condamné à un emprisonnement d'un mois à six mois. A l'expiration de sa peine, il est conduit à la frontière. Lorsijue l'étranger a publiquement porté un uniforme qui no lui appartenait pas, il est passible d'un emjirisouuement de six mois à deux ans. (C. pén., art. 2.'i9.)
*UNION n. f. — Encycl. Union intcrparlemendiire. Une des institutions qui ont le plus fait pour amener les peuples à chercher dans le droit la solution des questions c|ue n'a jamais résolues la guerre est la Conférence interparlcmentaire. Elle réunit périodiquement les membres des divers Parlements (|ui désirent taire reconnaître dans leurs Etats respectifs, par voie législative ou par traités internationaux, le principe de l'arbitrage et se livrer à l'étude dans le but do concourir au maintien de la paix. (Art. l'f. des statuts.)
L'origine de cette institution se trouve dans la réunion, en 1888, de plusieurs membres des Parlements anglais et français sous la présidence de Frédéric Passy. afin d'aviser au moyen d'assurer la paix, par des traités d'arbitrage permanent, entre la Grande-Bretagne, les Etats- Unis et la France. Elle a tenu presque clia((ue année, depuis lors, des réunions dont chacune marque une étape dans la voie de l'arbitrage international.
La Conférence interparlementaire est devenue l'Union intorparlementaire, â la fois permanente et plus extensive. L'Union, à la suite d'une assemblée à Saint-Louis à l'occasion de l'Exposition universelle, fit une démarche auprès du président Koosovelt pour le prier de convoquer à La Haye un.second congrès international de la paix, qui confirmerait les résolutions prises parcelui de 1901 et qui les compléterai t. Ce vœu n'avait nas encore reçu satisfaction en 1906.
Lo conseil de l'Union intorparlementaire. réuni A Bruxelles on juin 1906. décida de se rendre à l'invitation du cabinet anglais, qui l'avait convié ù Londres au mois de juillet suivant. La question A l'ordro du jour est IVlaboralion d'un traité modèle d arbitrage. Les délégués américains ont proposé la création d'un Parlement international permanent, à qui seraient déférées los questions qui peuvent diviser les nations.
Union, ville des Etats-Unis (Etat de Tennessee comté d Obion]), sur lo Mississipi ; 3.407 liab. Fonderies et forges.
Unique et sa propriété (F), par Max Stirner (1845).
Traduct. fr. de II. Lasvigno (1900)]. — Suivant Max
Stirncr (v. t. VUi, I)ieu ne s'inquiète que de soi; de
même l'Humanité. < Leur cause est une cause purement
égoïste... Semblablement. je mets ma cause en moi-même, moi qui aussi bien que Dieu suis le néant do loui autre, moi qui suis mon tout, moi qui suis l'Unique, En qualité do moi unique, je m'approprie tout... » Cette théorie s'opposo a toutes les théories philosophiques d'affranchissement. I.cs anciens « se sont elTor ces vers l'esprit et ont cherché à so spiritualiser ", mais l'esprit individuel tend à so perdre dans l'esprit universel. Le mystique chrétien, dans son désir de liberté spirituelle, cherche « t so dégager de soi « ; mais » le renoncement à soi-même est CMumun aux saints et aux ini|'ics, aux purs et aux impurs ". Vouloir jirocurer la liberté au ]iur esprit, c'est 'lu « mongoliMue « ; il faut avoir le courage de repousser le mal mongolique eu écartant " non seulement la croyance aux fantômes, aux esprits, mais encore la croyanfe à l'esprit ». On a fait de la jjensée la chose sainte, et « nous sommes hiérarchiquement opprimés par ceux qui s'appuient sur des pensées ■'. Le protestantisme et le libéralisme ne nous ont pas délivrés. Le serviteur obéissant, voilà riionime libre. Il faut cesser d'être idéalistes, d'être des " hommes bons ». Il faut poursuivre la •■ déconsécration universelle «. Plus ri'-n de sacré hors du Moi, de l'Unique. 11 ne faut pas sairranchtr de la famille, par exemple, pour tomber sous la tutelle d'une autre communauté, de l'Etat ; la tyrannie collective ne gagne pas à éiro modifiée ; il faut la supprimer, l'anéantir. « La lil>erté octroyée n'est pas une liberté, car seule la liberté que l'homme prend, celle de l'égoïste, vogue à pleines voiles. 1 Ne cherchons donc <■ en autrui que des moyens et des organes dont nous usons comme de notre prol'riété ". Il n'est pas un de mes semblables qui soit mon égal, à qui je doive du respect. Je suis moi-même l'unique source du Droit. Ce n'est que dans Vassociation d'êtres qui se considèrent réciproquement comme leur propriété que V la propriété est reconnue, parce que l'on ne reçoit plus d'aucun être son bien en fief ». Dans la société, <• tu es employé « ; dans l'association, « tu te fais valoir ». .Se faire valoir est le principe de cette morale, qui prend pour base l'égoisme le plus absolu.
UNITAÏTE n. f. Substance minérale, formée d'hydrocarbure, et voisine de l'asphalte.
UNITEGMINÉ, E [lègh — du lat. unus, seul, et tegmen, inis, enveloppej adj, Épithéto donnée par Van ïieghem aux plantes dont l'ovule est pounu d'un seul tégument. (Il distingue les perpariétés uniicgminées et les transpariétés unitegminées.;
*UNIVERSITÉ n. f. — Universités populaires. Nom donné à des associations d'instruction populaire existant à Paris et dans un certain nombre de villes françaises.
— Encycl. Les universités populaires sont qccs pendant la crise de l'alfaire Dreyfus, de 1898 à 1901. La première fut fondée à Pans, pendant l'hiver 1898-1899, dans le faubourg Saint-Antoine, par quelques personnes généreuses et par un groupe de savants, de professeurs de l'Université, do littérateurs et d'hommes jiolitiques des partis avancés, parmi lesquels il faut citer: Duclaux, Ferd. Buisson, Seignobos, Lapicque, Louis Havet, Emile Zola. Anatole France. A|)pell, Th. Steeg, Fournière et Rouanet. Il s'agissait, à l'exemple de l'Extension Universitaire de 1 Angleterre, de grouper les étudiants, les professeurs et les gens du peuple, surtout les ouvriers, et de créer ainsi une coopération des idées. Des cotisations minimes furent demandées aux adhérents. On créa des universités populaires dans la plupart des quartiers de Paris et de la banlieue, avec des locaux permancnis, des salles de lecture, des conférences et des biblioiliètjues. Les professeurs et les étudiants se chargeaient de faire des coutérences sur les sujets les plus variés, plusieurs fois par semaine : histoire, littérature, géographie, scienii'es naturelles, etc.. mais en excluant en jirincipe toute polémique; on s'eîTorçait ainsi de donner aux ouvriers des notions plus approfondies de l'histoire do la civilisation et d'élever leur niveau intellectuel et moral- Des soirées récréatives, des concerts et des bals, des cours de chant, de musique, de dessin et de coupe, des réunions pour les enfants et les femmes, des excursions instructives, des visites des musées et des monuments historiques complétaient l'u'uvre d'éducation populaire.'
De Paris, le mouvement se propagea à travers toute la France ; dans toutes les villes, des universités populaires furent fondées. Elles sont administrées par des comités élus par tous les membres ; la tendance est d'y laisser une grande influence aux ouvriers. Elles s'ap'puyaieut généralement sur les partis polititiues avancés, radicauxsocialistes et socialistes, et leur servaient do centres de propagande. Le mouvement eut d'abord de grands succès, surtout dans les centres ouvriers et auprès des petits employés et sut créera Paris et dans la plupart des villes françaises une action intense d'instruction populaire ; puis, en 1903, il so ralentit; beaucoup d'universités populaires disparurent ou périclitèrent ; réfémcnt ouvrier s'en retira souvent pour aller dans les groupements nettement socialistes. En 1902, une fédération oes universités populaires do Paris cl do la Seine fut formée, puis une fédération nationale de toutes les universités de France. Plusieurs congrès furent tenus pour remédier surtout à la crise du mouvement et assurer aux universités les ressources financières qui leur manquaieut généralement. Un comité central fut constitué ù Paris, avec un secrétariat permanent et un bulIeliEi mensuel.
Le mouvement des universités populaires suscita d'autres organisations ayant le même but, les instituts populaires affiliés aux partis conservateurs. l'Association Ernest-Renan, la Société républicaine dos conférences Iiopulaircs, favorables aux partis politi<pies de gauche, etc.
UNNA(Paul), médecin dermatoloiiiste allemand, né à Hambourg en 1S50. H alla étudier :^ Strasbourg et fit dans le laboratoire de Waldeyer une ihcse sur l'anaiomio et le développement de l'épidcrme. Nommé médecin de riiùpital général do Hambourg en 187S, il créa un institut privé des maladies de la peau, an.iuel il annexa un laboratoire et une clinique pour les étudiants, qui a une réputation européenne, et dans lai|uelle les principaux dermatologisles ont travaillé. En 1882, il fonda un journal do dermatologie i^ratique Monatshefte fur prnktische Dermatologie , dans lequel sont publiées les observations et les «lérouvertes faites dans le domaine de la peau. Il a décrit un morocoque qu'il considère comme l'origine de l'eczéma, qui serait aussi une maladie parasitaire, et a découvert, après Ducroy, le bacille du chancre mou, qu'on désignerons leurs deux noms. Enlui, il a apporté de nombreuses modi-
flcalions au traitement des maladies cutanées. Il a publié une anatomio <io la peau dans le Maitui'J des iwilridie» de ta t'CaUp do Zienlbsen [I88:î;, et une histopatliolo^'io do la [leau, dans le Manuel de pat/tologie de la peau^ dortli.
Unna (oermatosh dk). Méd. Aircotion cutaodo, pcutétro d'origino parasitaire, consistant en unodermito avec inûltration <^raisscuse et oxt'oliation do la jioau. (Son point <lo départ est lo cuir chevelu, mais elle se localiso dans les plis ou surla face antérieure du thorax; par son aspect, oUu rappelle surtout l'eczéma [ou l'acné, sur lo thorax], d'où le nom d'eczéma néborrhéiquc qui lui a été donné par L'nna.; UnTCRMEIDLINO, bourg d'Austro-IIongrie (liasse-Autriche f, prés d'un petit afllucnt du Danube; l.noo lial).Sour<;es niinéralis sullurées sudiquos, utilisées pour lo traitement du rliumatismo cliruniquo et de certaines dermatoses.
XJntERMHAUS, bourg do l'empire d'AlIoraagno (principauté do KoussSchloiss-Gora [cercle do GoraJ), sur I k^lstor ; 3.039 hab. Tissages, labricaiion do porcelaines et d'harmonicas, grand établissement lithagraphic|ue.
UntERTURKHEIM, bourg de l'empire d'AUomagno (roy. de WuriL-iiiberg [cercle do Neckar, distr. do Kannstadt,), sur lo Neckar; 4. HO hab.
IJnwin (William^ ingénieur anglais, né Â Coggicshall (Ussox) on 1838. Il lit son apprentissage sous la direction de sir William Fairburn, à Manchester, et fut nommé instructeur à l'Ecole royale d'architecture navale et do génie maritime do Kensington (1868-1872), professeur de mécanique et d'hydraulicpio au Collège royal dos ingénieurs do 1 Inde, ii Cooper's Ilill (1872), et professeur au » City and Guild's Instante i» de Kensington. Il devint momnro do la Société Koyalo, Il a publié : tes Ponls et loits de fer forgé (1809); les BUinenU du dessin des machines (1901); l'Essai des matériaux de conslruclion (1897). UpMARK (Gustave-Hcnri-Guillaumo), historien d'art suédois, né et mort i Stockholm (1811-1900). Etudiant à Upsala, où il fut reçu docteur en 1869, il entra pou après au musée National, dont il fut nommé directeur en 1880. Dans ce poste difficile, il se signala par son talent d'organisateur et son activité inlassablo pour la mise on valeur des œuvres d'art et lo développement du goût artistique dans les masses. Il prit l'initLalive do la restauration du chùloau do Gripsholm, qui est devenu un monument national des plus intéressants. Citons, parmi ses publications : De grafisca konslerna (1S89); Handtecknmgar af àldre mtis tare i Xalionalviuseum (1889); Svenska itortrûtt efter koparsticl^ i Nationalmuseum ock kongl. Biolioteket (1890) ; l'Arcliiteclure de la Henaissance en Suède de ISS7 a 1700 (1897, on allem.); ,/<'remias Falck, drotlninjf Cliristinas ko/kopparlisckare (1881); Topeli'dfveriet i Sverigc under de forsta Vasakonungarna (1886); Grijishotms slolt (1887); Varfs/enn 5(o« (1891-1892); Slockiwlms slolt under V'a»a/;den (1896); etc.
ORAUTE n. f. Nom donné, d'abord en Angleterre, à un composé minéral remarquable par ses propriétés isolantes et par son incombustibililé.
— E.NCYCL. Ij'uralite, imaginée en Angleterre, est en réalité un carton d'amiante durci par le passage au four, de manière à présenter l'aspect et la résistance d'une plaque métallique. L'amiante ost <i'abord mélangé à une quantité convenable do blanc d'Esp.igne et de silice colloïdale, do manière à obtenir une substance parfaitement homogène, qui ost ensuite débitée on feuilles, puis laminée, enfin passée dans un four chaufi'é au gaz pauvre, où elle acquiert sa dureté finale. On fait ensuite subir aux feuillets ainsi préparés, et qui ont la consistance do l'ardoise, une immersion dans une solution do silicate de soude, puis dans une solution do bicarbonate de soude, enfin de chlorure do calcium. Ces trois opérations achèvent de rendre l'uralite à peu près parfaitement incombustible. On s'est servi de l'uraliie, qui peut être travaillée par les outils ordinaires des menuisiers, pour revêtir les quais en bois, ou pour babiller, dans les chemins do l'er à traction électrique, les châssis métalliques des voitures automotrices. L'uralite présente pour ces divers emplois l'avantage d'une grande légèreté.
Uranic, corvette de la marine française qui, do 1817 à 1820, sous les ordres du capitaine do frégate de Freycinet assisté do Duporrey et d'uno commission do savants, exécuta un voyage de circumnavigation dans lo but do déterminer la" ligure du globe, d'étudier le magnétisme terrestre et do recueillir dos collections d'histoire naturelle. L'Uranie revenait en Franco lorsque, poussée par un coup de vent sur les iles Malouincs. elle y échoua après avoir touché une roche sous-marine ; son équipage et toutes les observations et collections scientifiques furent du moins sauvés et ramenés en France sur une corvette américaine achetée à cet etret.
URANISCODON {niss) n. m. Genre de reptiles sauriens, de la famille des iguanidés, comptant deux espèces propres à rAméri<iuo du Sud.
— E.scYCL. LesiiraHisco<(ons sont d'assez grands iguanes subcylindriques ou
aplatis, à longue qucuo arrondie, à iorto crôto dorsale.
à livrée rougeâlro.
relovée do bandes noires {itraniscodou timbra [Guyane, Amazonie]) ou gris verdâtre, marbré.^ de brun {uraniscodon pîica [Venezuela, Pi'tou').
URANOPILITE n. f. Sullato liydraté naturel a
uraue et à chaux.
URATELOBNIS
{té'lor-niss) n. m.
Genre nouveau de
coràciidés (rolliers),
voisin des ateloruis.
— Enxycl. Les
uratelornis sont de
beaux oiseaux à la
livrée gris roux et
bicu ciel très clair, qui semblent être confinés dans la