‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 317 sur 363 · partie méridionale de Madagascar. Ce sont des insecti · texte numérisé non relu

partie méridionale de Madagascar. Ce sont des insecti

vores, (|ui vivent surtout do cancrelat*:, 'juiU découvrent dans les herbes courtes de la brousse, sur les terrains sablonneux.

UrBALACONE, comm. du dép. de la Corso, arroiid. et à 30 kilom. d'Ajaccio, non loin do la route nationale tjui conduit do Sarteuo & Ajaccio; 2:^0 hab. l'iaux minérales thermales (^il"), sulfureuses et arsenicales, exidoitéo» «ians un uctit établissement thermal pour le traitement do rartliritisme, des all'ections de la peau, do la gorge, etc. Les eaux ho prennent soit en buisson, soit en baius et douches. J<a saison va du 15 mai au 30 scj'iembre.

URBANITE n. f. Substance minérale appartenant au genre pyroxéue. (C'est nue variété ferreuse de tchefférite.)

UrBERNAGA, bourg dKspau'ne (prov. do Guipuzcoa), a iiurliiuu dislance d'KIgoibar; 700 hab. I-Iaux minérales sulfatées calci*|ues ferrugineuses, utilisées pour lo traitement des dyspepsies ci do certainos atfbciious des voies urinaircs.

*URÉDINÉES n. f. pi. — Kncvci.. I-es recherches do ces dernières années ont modifié à deux points de vue principaux nos cunnaissaaces sur la famille dos nrédinées.

l* JiJode de vie et de propagation du champignon. On a pensé pendant longtemps nue pour les espèces qui vivent successivement sur plusieurs plantes hospitalières, par exemple la rouille du blé, (jui forme des spores sur le ulc et d'autres spores sur l'épine-vinette, celte allernaoce de végétation ci do fructification constituait un cycle indispensable dans la vie du parasite. Les recherches d'Eriksson, savant suédois, ont démontré que celte alternance se produit parfois, sans doute, mais n a rien d'absolument nécessaire. D'une année à l'autre, la rouille se conserve dans le grain de la céréale môme. A l'intérieur des cellules du grain, le protoplasma du blé et celui du parasite coexistent et se ressemblent tellement qu'on pourrait difficilement soupçonner dans ces cellules lexisience de matière vivante appartenant à une autre espèce de végétal qu'au blé. Enksson a irouvé des réactifs colorants permettant de distinguer le protoplasma du blé et celui du parasite. Ce dernier, au moment de la récolte du blé, n'a aucune forme déterminée dans les cellules, mais plus tard il acquiert une forme précise, globuleuse, puis allongée, et se développe en véritables tilanienls de mycélium qui perforent les membranes des cellules primitives, puis pénétrent entre les cellules, dans les parois mêmes, envaliissent progressivement tout le végétal quand lo blé est semé et germe, et finaleraeni il se produit de nouvelles taches de rouille, de nouvelles fnictificatioQS sur la lige et les feuilles. Ces données nouvelles font comprendre pourquoi la rouille se maintenait sur le blé. malgré la précaution prise partout de supprimer répine-viiicite. On ne connaît pas de ])rocédé pour détruire, dans le grain de blé, lo protoplasma du parasite sans tuer en même temps celui du blé. Le seul moyen pratique de lutte connu actuellement a pour base ce tait que les diverses races de blé offrent à l'atiaque de la rouille des degrés de résistance tout à t'ait différents. La solution actuelle est donc de cultiver les races de blé les plus résistantes à la rouille ; mais cette solution est incomplète, parce que ces races ne sont pas toujours les meilleures pour les usages industriels (fabrication du pain et des pâtes alimentaires, amidonnerie, etc.).

2' Sexualité des nrédinées. La démonstration de phénomènes sexuels chez les urédinées est toute récente. La naissance des spores de la forme appelée écidie est précédée d'une fécondation par union de deux cellules semblables. Les filaments de la fructification naissante sont terminés par des cellules renflées en massue cl séparées par une cloison transversale. Le noyau de chacune de ces cellules se divise en deux, et une cloison détache une cellule supérieure petite, bientôt résorbée, ei une inférieure plus grosse ; celle-ci grandit encore et se renfle, et alors deux de ces nouvelles cellules issues de filaments voisins s'inclinent l'une vers l'autre, s'accolent par leur sommet; la cloison devenue mitoyenne se perfore et les deux contenus se fusionnent. Les'deux noyaux se rapprochent au sommet de la boucle ainsi formée, et chacun se divisant, il existe quatre noyaux; les deux supérieurs passent, dans le sommet de l'a boucle qui s'isole par une cloison, puis se divise de nouveau on doux cellules inégales; l'une, la plus grande, est lécidiospore ; l'autre, la cellule intercalaire, tenant aux noyaux inférieurs, ils se conjuguent, puis les phénomènes se renouvellent autant do lois qu'il se produit d'écidiospores disposées en file et séparées les unes des autres par une cellule intercalaire. Ce groupe des urédinées. qu'on rattachait avec raison aux basidiomycèies, présente donc lui aussi «les phénomènes sexuels, comme on en a constaté dans ces dernières années chez des basidiomycétes proprement dits.

URÉHIDES n. f. pi. "Méd. Expression par laquelle on désigne les diverses manifestations cutanées (|ui peuvent survenir au cours de Vurémie. (Ces manifestations cutanées traduisent la décharge, par la peau, des principes toxiques retenus par l'obliiération du filtre rénal.)

URÉTROCYSTITE ou URÉTHROCYSTÎTE xiM — dcueèti-e, ei cystite) n. f. Méd. Inflammation de lurèire postérieur, due à des microbes et le plus souvent au gonocoque, dont l'influence s'étend jusqu'à la vessie, et qui par conséquent présente certains symptômes de la cystite du col. * UrgÈLE ii-A yy.u). — C'est dans un conte de Voltaire, Ce ./ni plait aux Dames, que la fée L'rgèle semble élre mentionnée pour la première fois. Elle y apparaît sous les traits les plus hideux et consent à rendre à « sire Robert ■' un signalé service, à condition qu'il l'épouse: à peine at-il accepté que, par une soudaine métamorphose, elle se p:ire do toutes les grâces de la jeunesse. Elle a été mentionnée plusieurs fois par les romantiques, notamment T>ar Victor Hugo et Charles Nodier: elle joue le principal rôle dans le Baiser, de Théodore de Banville, qui n'est que le conte de Voltaire découpé en scènes. Il est probable nue son nom, inconnu au moyen £ige, a été forjré par Voltaire sur celui d'Trgande. personnage de 1 Amadis de Gaule. Celle-ci. en effet, comme lUrgèle de Voltaire, a pour mission de protéger les chevaliers et apparaii tantôt sous les traits d'une horrible vieille, tantôt sous ceux de la jeune fille la plus séduisante.

Urgut, ville de l'Asie russe l'gouv. général du Turkestan ^cercle de Zerafchan]^; 6.000 hab. iTadjiks en majorité.)

!.é- 1 et

UiNNA — URUGUAY

aRICÉMIE ml — de uriqii . ' ,. f.

.\irection caractérisée par u .'ja

de l'acide uriquc et une ac«. .:ms

le sang.

URICONIEN, ENNE 'ni'-i'n, en') adj. Qualification par laquelle ou déaiguu la partie inrérieure du système précambrien, caractérisée daas le Shropshire.

— u. m. ; /.'uiiicoMii.N.

URIBE (du gr. ourliii, aclioD d'uriaor] a. f. SccrélioD urinaire.

U; : : ; - -.He-

ma •»».

.se.i, :■■ i

Or.

nau. Lie l£ 1'-' a 1 lirfurt. Ses tr sacrés il la topo, antique. Citons ^eulenivut ; /' 1829-1843); tV/dex ur6i» It', et ouvre» de Scopas (1863); /■- ' loire dei artistes grecs (Xull-Xi-ii) ; i-u"' ' '•-

loire de l'art (1885j; Principes et hisloin i/ie

11886). Il a en outre donné dos éditions dcl ....^. -i. iic,

et de quelques ouvrages allemands.

UrnAGO, ville d'AuElro-Hongrie (Itlric [cercle de Tarenzo ). sur UDO petite baie de la c6lo occidentale ; -i.r>82 liali.

UROBACULLE U. f. Syn. do CBOBACTÉRIE.

UROBACTÉRIE ^ri/ a. f. EspLce de bactériacéc, qui accumiafiii' presque toujours la fcrmcniaiion de l'urée.

UROBILINOÏDE (du gr. ouron. urine, et de biline) adj. Biol. l'iijment urobilinoide, l'igment jaiuiStre qui apfiaralt dans la bile sous l'influence de la •• de

certains microbes. (Ce pipment a; ttce

de la transformation des biliverdina'. , inli-

rubinate^ [bilirubine], puis des biliambiuaici eui-mùmes.)

OROCÉPBALE n. m. Bacille en forme de ballant de clo-^ cbe, qui n est qu une des formes du vibrion butyrique.

UROCOQDE {kok') n. m. Microl>c rencontré dans la fermentation ammoniacale de l'urée.

UROGALE n. m. Genre de mammifères insectivores, de la famille des tupaiidés, créé en 1905 ponr une nouvelle espèce découverte aux Philippines. (L'uî • ><ra,

des montagnes de Mindanao, mesure ;'. - de

long, avec une livrée brune, piquetée ■t'.icé.

Voisin des lupaias ou cladobates. il en diikre par son museau plus long et plus large, la force de ses dents et de SCS griffes, etc.)

UROiDE (du gr. oura, queue, et «l'do». aspect) adj. Qui est en forme de queue.

UROMACER 'sèr') n. m.- Genre de reptiles ophidiens, de la famille des colubridés, comptant trois espèces propres aux Antilles.

— Encvcl. Les uromacer sont des grandes conlenvrcs atteignant près de 2 mètres de long, élancées, très yrélos, avec la tête allongée, distincte du cou, la (lueue longue, les yeux moyens à pupille ronde. La livrée, verdâtre, tachée do brun, est, par exception, d'un beau vert émeraude.

avec des lignes jaunes et blanches, chez I uromacer iixyrh'jnclius de Saint-Domingue. Ces serpents inoffensifs vivent surtout dans les arbres.

UBOPTÉRE (du gr. oum, queue, et ptéron, aile) adj.

t)ui a des nageoires caudales

UROSARCINE n. f. Microbe do 1 air, des eaux et du sol, qui peut déterminer la fermentation de l'urée.

UbseL (Marie-Charles- Uromacer.

Joseph, duc d'), homme

politique belge né à Bruxelles en 1848, mort dans cette ville en 1903. Il avait été diplomate, gouverneur de la province du Hainaol. puis il éiail entré an Sénat qu'il présidait depuis 1898. 11 é ait beaufrcre du comte do Mun.

UrtEL (comte Charles d'). administrateur belge, né à Bruxelles en 1818. mort à Oosicamp en 1903. 11 servit dans l'armée poniiticale, puis fut secrétaire d'ambassade, gouverneur du Hainaut (1889); plénipotentiaire â Bucarest ( ig94i; rbarsré de mission en Chine (1898), et goaverneur Je la Flandre-Occidentale (1901).

* Uruguay. — Histoire. Le 23 août 1897, Idiarte Borda, président de la République, était assassiné sous le porche do la cathédrale de Montevideo, au moment où il venait d'assister au Te Deum officiel en mémoire de la déclaration d'indépendance nationale. Une tentative pour enlever et déposer Cuestas. le président intérimaire de la République, fut faite sans succès par les partisans de don Juho Herrero. Le 8 janvier 1898, Cuestas publiait une proclamation annonçant qu'il s'instiuiait dictateur et convoquant cinq bataillons de la garde nationale pour dinpcr son élection. Deux régiments d'artillerie s étaient mutinés à Montevideo le 4 août 1898 et déclarés en faveur de l'ex-président Herrers. mais ils durent se rendre aux troupes du président Cuestas, chef du parti Colorado.

I.'.-igitation politique persistait en L ruguay (1902) et y devenait coutumiére. Au mois de juillet, un complot qui ne réussit point avait été formé dans le but d'assassiner le président Cuestas, dont la présidence devait prendre fin en 1903. Les « blancos ■ . qui se nomment aujourd hui ■ nationalistes», parce qu'ils accusent le parti opposé de tendre à l'union avec l'.^rgentine, ont vainement essayé, depuis 1S65, de revenir aux affaires.

URVILLE-UAGUE — UZÈS

I.a situation, loin do s'améliorer en 1903, vit les deux partis s'engager dans une pjuorro d'extermination mutuelle, qui se poursuivit pondant toute l'aunéo suivante, entraînant une paralysie complète do l'activité industrielle et commerciale.

Au cours do 1905 et do la promiùro moiti6dc 1906, l'état des choses a paru s'améliorer sous la présidence de Battlo y Ordoncz. Ses principaux adversaires sont les frères Saravia, qui font de la province brésilienne de Hio- Graudo, limitrophe de l'Uruguay septentrional, le quartier général do leurs menées.

UrviLLE-HAGUE, oomm. du département do la Manche, arrond. et ù 10 kilom. de Cherbourg, à l'issue do la vallée d'Urville sur la Manche ; 352 hab. Plage de sable et de galets, assez fréquentée par les baigneurs pendant la saison d'été. Intéressant chàteavi de Dur-Eca, dont qucbiues parties datent du xiv* siècle.

*USAGER, ÈREadj. —effets usagers, Effets non soumis aux droits de douane.

USHUAÏA, bourgade maritime de la république Argentine, eh.-l. du territoire de la Terre de Feu, dans le sud de la Terre de Feu, sur la baie d'L'shuaïa (côte scptontrionalo du canal du Beagle). Pénitencier militaire. Par suite do sa situation à l'extrémité méridionalo du nouveau monde et de l'existooce d'un dépôt de charbon à quelque distance plus à l'O., à Lapataia (sur la fronlicro chilo-argentiue de la Terre de Feu), Ushuaïa est le point do relâche et de ravitaillement des expéditions antarctiques aj^ant pour but l'exploraliou des régions australes situées au sud do l'Amérique.

UsSI (.Etienne), peintre italien, né à Florence en I8?2. mort en 1901. Il compléta ses études artistiques à Rome, puis revint dans sa ville natale, où il devint membre de l'Académie et professeur. Il s'adonna au genre historii|Uo et exécuta, entre autres tableaux : la Aîort de Bayard, l'Expulsion de Florence du duc d'Athènes, qui lui valut une médaille d'honneur à l'Exposition universelle de 18ô7 (Paris ; le Cardinal de Médicis tente d'empoisonner Bianca Capcllo, qui figura à l'Exposition de 1878, etc. *USSING (Louis), philologue et archéologue danois, né à Copenhague en 1820. — Il est mort en 1905. *USTILAGINÉES n. f. pi. — Encycl. Les études de ces dernières années ont eu pour conclusion de ne plus cou- Bidérer les uslilaginées comme constituant un ordre distinct de champignons, mais comme devant se rattacher aux basidioraycètes, dont ils constituent un groupe inférieur et dégradé par le parasitisme.

En germant, la spore donne un court filament qui se divise par des cloisons transversales en un petit nombre de cellules, souveut quatre, dontchacune émet un filament grêle terminé par une spore. Cet appareil, appelé autrefois promycélium, est en tout semblable à une naside cloisonnée transversalement de certains basidiomycètes inférieurs appelés protobasidiomycètes, tels que l'es auriculaires. C'est dans ce groupe que l'on classe maintenant les ustilaginées.

*USUFRUIT n. m. — Encycl. Dr. En vertu de l'article 386 du Code civil, la femme veuve ou divorcée qui se remariait perdait l'usufruit du bien de ses enfants mineurs,

tandis que le père veuf ou divorcé pouvait se remarier sans être privé do la jouissance do cet usufruit. La loi du 22 février 1900 a fait disparaître cotte diff"ércncc. Lamùro continuera désormais à bénéficier de la jouissance do l'usufruit des biens do ses enfants mineurs, au mémo titre ([uo le père. Cette jouissance ne sera plus retirée qu'à ri'lui des père et mère contre lequel le divorce aura été prononcé.

— Fin. Mode d'évaluation . La loi du 25 février 1901 a tracé les règles à. suivre pour déterminer la valeur do l'usufruit relativement ù. la nue propriété. D'après ce principe que la valeur de l'usufruit décroît, tandis que celle do la nue propriété augmente au fur et à mesure que l'usufruitier avance en âge, l'article 13 de la loi précitée dispose que, pour la perception de l'impùt de mutation, l'usufruit doit être estimé aux 7/10'» et la nue propriété aux 3/lû«' de la propriété entière, si l'usufruitier a moins do vingt ans révolus. Au-dessus de cet fige, cette proportion est diminuée pour l'usufruit et augmentée pour la nue propriété d'un dixième par chaoue période de dix ans, sans fraction. A partir de soîxante-uix ans révolus de l'âge de l'usufruitier, la proportion est fixée à l/io* pour l'usufruit età9/lû" pour la nue propriété.

L'usufruit constitué pour une durée fixe est estimé aux S/IO" do la valeur de la propriété entière pour chaque période de dix ans de la durée de l'usufruit, sans fraction et sans égard à l'âge de l'usufruitier.

USULUTAN, ville de l'Amérique centrale (république du .Salvador), près du volcan du môme nom ; 6.855 hab. Chef-lieu de département.

Utilitarisme (l'), par John Stuart Mill. — Cet ouvrage célèbre, publié en 1804, a été traduit en français par Le Mounier (1883). C'est une exposition de la morale utilitaire, telle c^ue la comprenait Stuart Mill. L'auteur veut d'abord qu'on la nomme inductive, parce que toutes ses notions proviennent de l'expérience et de 1 induction. Le principe qu'elle suppose, celui du plus grand bonheur possible, se formule ainsi ; les actions sont bonnes eu raison de leur lendance à produire le bonheur, mauvaises en raison de leur tendance à produire le malheur. Par boJiheur, on entend le plaisir ou l'absence de peine ; par malheur, on entend la peine ou l'absence de plaisir. Dans l'estimation des plaisirs, Stuart MiU veut que l'on tienne compte de la qualité autant que de la quantité. Il y a entre eux une hiérarchie de valeur, de dignité et de noblesse. Elle s'établit par l'expérience ; quand les opinions varient, il n'y a qu'à suivre la majorité des juges compétents. Stuart Mill déclare que la vraie doctrine utilitaire se propose comme but, non le bonheur individuel, mais le bonheur général. Le sentiment de l'obligation s'explique naturellement par l'association des idées. La justice est une espèce particulière de l'utilité générale ; dans le sentiment oui l'inspire se combinent l'instinct de défense personnelle et l'instinct de sympathie.

UVARIE (H) n. f. Genre de papilionacées hédysarées, de la sous-tribu des desmodiées.

— Encyci,. Les uvarîes sont des herbes ou des demiarbrisseaux à feuilles composées imparipennées, dont les folioles stipcllées sont plus longues que larges, membraneuses. Les fleurs sont rouges ou jaunes, avec

varie : a, fleur.

un ovairo ayant de 2 à n ovules. A maturité, le fruit ne dépasse pas le calice velu et piquant. Les uvaries appartiennent aux régions tropicales du vieux monde.

OVETTE {vèt') n. f. Nom vulgaire des éphêdies.

UVIFÊRE du lat. uva, raisin, et ferre, porter) adj.Qui porto des raisins.

Uytbergen, comm.

de Bcl^'ii|ue ( prov. de Flandre-Uricntalo [arr.

de TermondejK sur l'Escaut ; 1.450 hab.

UZÉLIE [lij n. f. Genre d'insectes orthoptères thysanoures, de la famille dos poduridés, créé en 1901 pour des formes découvertes dans les grottes do la Moravie.

— Encycl. 1j uzelia setifera est le type de ces curieux ]»ctits insectes cavernicoles, dont se rapprochent d'autres espèces récemment trouvées dans les cavernes françaises, comme le tomocems anophtiialmus do la grotte de Padirac, et dans celles d'Allemagne : tomocerus unidentatus; sminthurinus bioculatus; neanura tenebrarum ; etc. A citer encore la pseudosinella Virei, découverte en 1901 dans la grotte de Bétharran (Pyrénées françaises).

UzÈS (Marie- Adrienne-Anne-Victurnienne-Clémentine DE KoCHECHouART-MoRTEMART. duchesse d"), née en 1847. Mariée à Paris en 1867 à Emmanuel de Crusse!, 12' duc d'Uzès, et devenue veuve en 1878, elle joua un rôle considérable dans le boulangisme, sacrifiant une partie de sa fortune à cette cause. Très charitable, la duchesse d'Uzès eut l'occasion de rencontrer Louise Michel au cours des visites qu'elle fait elle-même aux malheureux, et la duchesse se plut à coopérer aux bonnes œuvres de la révolutionnaire, dont elle avait pu apprécier le cœur excellent. Enfin, elle a fait, sous le pseudonyme de Manuela, œuvre de sculpteur et d'écrivain. Citons, parmi ses productions artistiques : Diane surprise, Galatée, Saint Buoert, Jeanne d'Arc, le monument d Emile Autjier, inauguré à Valence en 1897, le monument du poète Gilbert, inauguré à Fontenoy-le-Château en 1898. Parmi ses productions littéraires : Julien Masly, roman (1891) ; le Tour de France, arrondissement de humbouillet (1893). Elle a eu quatre enfants : Jacques-Marie-Girald de Crussol, duc d'Uzès, né en 1868, mort à Cabinda (Afrique) en 1893, à la suite dune exploration au Congo, où il rendit service à Liotard, en combattant les Doubais qui avaient massacré de Poumayrac, chargé des affaires du Haut-Onbanghi, exploration dont sa mère a retracé les péripéties dans un livre intitulé : le Voyage de mon fils au Congo (1894). — Louis- Emmanuel dk Crussol, duc d'Uzès, né en 1871. — Simone-Louisk-Ladre, née en 1870, mariée en i889auducdeLuynes.— Mathilde- Renèe, née en 1875, mariée en 1894 au duc de Brissac.

* VACCINE n. f. — Encycl. Dr. L'article 6 do la loi du 15 février 1902 sur la proiectiou de la sanio publique a rendu oblifçatoiro la vaccination antivariolique. Le décret du 37 juillet 1903, pris on ext^cution do cette loi, régle- Hicnte : 1* lo service de vaccine établi à l'Académie de médeciue;2''io service do la vaccine dans chaque département.Il comprend d'abord des établissements destinés à préparer ou à distribuer le vaccin, ouverts sur une déclaration faite à l'autorité administrative, sous la surveillance de laquelle ils restent placés. A ce même service est attaché un personnel spécial (médecins, sagcs-fcrames et autres agents) nommé par le préfet.

Dans chaque commune, de.s séances de vaccination gratuite doivent avoir lieu par les soins des municipalités, lia vaccination est obligatoire, sous la responsabilité pénale des parents ou tuteurs, pour les enfants de trois mois à un an; la rovaccinaiion est également obligatoire au cours do la onzième et do la vingt et unième année. Au cas d'insuccès, toute vaccination doit être renouvelée une deuxième et, au besoin, une troisième fois. Après véritication du succès de chaque opération ou après la troisième tentative, lo médecin vaccinateur délivre aux parents ou tuteurs des personnes soumises à la vaccination un certificat individuel attestant qu'ils ont satisfait aux obli<;ations légales.

VACCINOGËNE ide vaccin, et du gr. gennàu, engendrer) a Ij. Qui produit lo vaccin : Génisse vaccinogèse.

VACHERIN n. m. Gûtcau à la crèmo avec pâte de mering^ue.

VAdLLEMENT [sW OU sUl [tt mil.], et man) n. m. Etat de ce qui vacille.

VADJRA (sanscr. vajrn, signif. Véclair, la fuudre : Ac la racine vaj, aller, aller cà et là) n. m. La foudre d'Indra.

— Encyci- En vertu do la croyance, courante dans l'Inde, que le diamant est produit par la foudre, le terme vudjra a pris également lo sens de "diamant" Vadjra.

et, par extension, de " tout

ce qui est solide, inébranlable, indestructible comme le diamant >, et c'est dans cette acception qu'il a été appliqué, surtout par les bouddhistes, à la religion et à ses dogmes. Le liig-Véda fait du vadjra l'arme spéciale

SUPPL

d'Indra. Par contre, les bouddhistes, lorsqu'ils ont admis dans leur panthéon la foule desdivinités brahmaniques, ont armé indistinctement do la foudre c'est-â-diro du vadjra, tous les dieux et déesses qu'ils considèrent comme les plus fermes soutiens de la religion et les ennemis les plus déterminés des démons. Bien pins, ils en ont fait un ustensile du culte, l'arme infaillible dont se servent les prêtres pour les exorcismes. les purilications du sol. des temples et des offrandes et pour la consécration de Tcau lustrale.

"Vaduz, localité de l'empire d'.-VUcmagne, ch.-I. de la principauté de Liechtenstein, sur le Rhin; I.IOO hab. Eglise gothique. Aux environs, château de Liechtenstein.

VafangOD, localité située dans la prcsqutio de Liao-Toung. sur la voie ferrée qui va du Transsibérien à Port-Arthur, à environ 20o kilomètres de ce dernier point. En 190-*, bataille entre l'armée japonaise dupénéral Oku, qui couvrait le siège de Port-Ariuur, et les Russes commandés par le général Stackelberg. qui cherchaient à set-ourir cette place.

Vafangou (bataille de), livrée aux environs de la ville do co nom. La bataille do Vafangou. appelée bataille de Téiissou {v. ce mot) par les Japonais, fut l'une des plus importantes de la guerre russe -japonaise. La défaite qu'y subirent les Russes fit échouer le dernier effort par eux tenté pour secourir la place de Port-Arthur. C'est le général russe Stackelberg qui fit cette loniative avec une armée d'environ 35.000 hommes. Le 13 juin 1904, les avant-gardes de cette armée, se dirigeant vers lo Sud. vinrent en contact avec les troupes japonaises du général Oku, qui marchait à leur rencontre avec une armée de 50.000 hommes et 9S canons. Un premier combat arrêta les Russes et les détermina à s'établir sur une ligne de hauteur allant de TE- à 10. face au S., un peu eu avant de Vafangou. Pendant la nuit. les Japonais portèrent une grande partie de leurs forces à leur aile gauche et en avant de celle-ci jusqu'à concentrer beaucoup d'infanierie et d'artillerie sur une hauteur à l'aile droite des Russes. Ces derniers, ne s'éiant aperçus de rien, crurent pouvoir prendre l'offensive le lendemain matin contre l'aile droite des Japonais, qui continuèrent à tromper leurs adversaires. Ainsi, tout en se tenant sur la défensive à leur aile droite pendant la journée du I4. ils firent croire aux Russes que le plus cros de leurs forces était de ce côté, où Stackelberg, poussant une forte partie de ses réserves, cssavaii

de les tourner et de les prendre en flanc. Mais les Japonais mirent encore à profit la nuit du 14 au is pour coniioaer leur mouvement débordant sur l'aile droite des Russes, qui. lo matin du 15, se virent attaqués vigoureusement sur leur fianc droit et même tournés en arriére de celui-ci. Grâce surtout à la puissante artillerie des Jaj'onais, cette attaque fut décisive, et les Russes se virent contraints de se retirer en toute hâte. C'est dans laprès mi ii in 15 juin que s'elFectua ce mouvement de retraite. ^ tioD

des réserves qui se trouvaient encore :- qui

purent contenir l'offensive japonaise :•. mps

pour permettre aux troupes de se retirer. Liiu . rc ci-We retraite s'effectua-t-elle dans un assez grand désordre. Fort heureusement, les Japonais n'essayèrent pas de poursuivre les Russes, auxquels ils voulaient seulement couper la route de Port-Arthur. Les pertes des vainqueurs ne dépassèrent guère un millier d'hommes tués ou blessés. Les vaincus en perdirent S.SOOt et abandoiUkèreQt uno vingtaine de canons.

"Vagabonds (les), par Maxime Gorki (looi). — C'est par ce volume que le romancier russe Maxime Gorki fut pour la première fois connu du public français. I! se compose de quatre nouvelles choisies parmi " ' . âctéhstiquesde son talent et des types qu'il ; 'ire. Celle qui a pour titre Tchelkache a éif ; ;-'> le texte russe en 1S93, grâce au patronage ie Kvrolcnko; c'est vraiment la première œuvre originale et forte de Maxime Gorki. Dans ces pages violentes et sincères, écrites par un vagabond impatient de toute entrave, vit avec intensité le vagabond russe, le chcmineau des steppes. On y voit nettement le fon3 de son âme, la force secrète qui le pousse à travers les chemins. le long des fleuves, insatiable de mouvement et de changement, en proie comme individu au « désarroi nerveux ■ dont souffre l'immense Russie, et dont ni l'un ni l'antre ne peuvent se débarrasser, faute de croire à l'efficacité de î'effort vers une activité laborieuse et productive.

VAGINORRAGIE {no-ra-jr) n. f. Hémorragie vaginale.

VaHLEM Johannes). philologue allemand, né en 1830 â Bonn, où il rit ses éludes, suivit les cours de Riischl et devint privatdocent flS54). Eln IS56. il fut nommé professeur extraordinaire à Breslau, en 1858 professeur ordinaire à Fribourg. et. la même année, à Vienne. En 1S74. il prit la succession de Uaupt à Berlin. Ses travaux ont été

VAICIINAVA

VALLOxN

Vainqueur au combat de coqs, d'après Falguiêre.

consacrés surtout à Aristolo rt ù la littérature latine. Ses publications les plus importantes sont : Contributions à l'étude de la . Poétique « dAristote (1865-18671; la 0 Poétique ■ d'Aristote (1808): Mélanges sur Arixtote (1872- 1874); Ànalecta Nouiana {\H(>0); Lorenzo \nla (18CI); -Sur Ui • Annales » rf7i>m"« ;i886), etc. Il a donné des éditions estimées d'Knniiis. de Névins, d"Ulpien, des satires de Varron, du De le(/ihus de Cicéron (187I; 2' éd. 1883); dos Ménechmcs >\v IMaute, a remanie dos éditions faites par Lachmanii ot Haiipl et a eollaboré à plusieurs revues savantes, notanunent à \'//eriiiès.

VAICHNAVA féfpiivalont du franc-, vichnouites) n. m. Nom coileetif de tous les Hindous adorateurs do Yiclinou ou de ses divers avatars, principalement de ses incarnations en Hàma et Krichna, à qtiehiue écolo phiiosopliique et à fjneliiie sc^te qu'ils appartiennent.

VaihinGER iHans\ philosophe allemand, né à Nehren prés do Tuliingue en i8.'>2. Il étudia la théologie et la philolofïie à Tubinfrue. Leipzig et Berlin (18"0-1876), se fit habiliter comme privatdocent à l'université de Strasbourg (1877 , où il devint professeur extraordinaire en 1883. Il quitta Strasbourg pour Halle avec le même titre (18s.|), et obtint lordinariat en 1891. Il pul)lio depuis 1^96 les Kantstudien. On lui doit les ouvrages suivants : Gœthe considéré comme un iilèai de culture univfrsrlla (1875); Hartmann, Dùhring et Lange (1876); Commentaire de la Critique de la raison pure de Kant,

fiublication do haute vaeur (1881-1892) ; la Réfutation de l'idéalisme par Kant (\S<i) ; l'Etude de la nature et l'école (1889) ; etc. C'est un des philosophes contemporains qui connaissent le mieux Kaot.

Vainqueur au combat de coqs, statue de bronze, par Kalgulère, au musée du Luxcml)ourg.

— Cette belle œuvre fut envoyée de Rome au Salon de 1864. par Falguiêre, alors à la villa Médicis.

L'artiste, à cette époque, serrait sa forme, la maintenait nerveuse et châtiée. L'enfant qui a servi de modèle a été saisi à miracle par le sculpteur.

et bien rendu dans son élan de triomphe. Svelte et pourtant solide, il court, il emporte son coq ot sa palme, il élève son bras pour faire claquer ses doigts et narguer ses rivaux déconfits. Il rit des yeux et se retourne à demi.

Vajda (Pierre), écrivain Iiongrois, né à Vanyola en 1808. mort à Szarvas en 1846. Il embrassa la carrière médicale, parcourut l'Allemagne, la Hollande et l'Angleterre et se fixa, comme professeur à Szarvas. On lui doit des études philosophiques, sociales et historiques, mais il était surtout apprécié pour ses récits orientaux écrits dans un style brillant et où son adoration des forces de la nature, "sa haine de la servitude et son amour pour le peuple éclatent à chaque page.

Vajda (Jean"), poète hongrois, né à Pest en 1S2T. mort en 1897. Ses études terminées, il fut tour à tour acteur, précepteur, économiste, agronome, etc. La révolution de 1848 trouva en lui un partisan enthousiaste, et il ne tarda pas à s'engager dans 1 armée de Honved ; mais, après la défaite de la révolution, il fut incorporé dans l'armée impériale et dut faire la campagne d'Italie. En 1853, il reprit sa plume do journaliste à Pest. mais il ne conquit véritablement l'opinion qu'avec ses premiers recueils de poèmes : Koltemenyek {ISd6), gue suivirent les recueils: S\'ouveaiu: poèmes (1856) ; \ oix de tempête (1860) ; Petits poèmes (1872). Il fut moins heureux avec son roman historique le Prince Bêla (1854) et sa tragédie: /7(/ïA-o (1357), qui n'eut qu'un demi-succès. Plus tard, il devint un adepte fervent du naturalisme, qu'il poussa jusqu'à l'outrance, non seulement dans ses romans comme son Alfred {l^l^), mais même dans la poésie, Vajda, nature inquiète et impressionnable, est très inégal dans l'inspiration. La passion lapins violente côtoie un pessimisme décourageant dans cette œuvre heurtée et disparate, que traverse souvent un souffle de grandeur véntaljle et de noblesse.

ValaBRÈGUE i.\ntony), poète et critique d'art français, né â .\ix en Provence en 1814. mort en 1900. L' u Artiste » et le « Parnasse contemporain » publièrent ses promièros poésies (1867). Il donna des articles de critique et des vers à la « Vie littéraire « (1875-1879), à la «Revue bleue », à 1' ■ Art n, à la « Revue des arts décoratifs <• au ■Courrier do l'art», à la « Vie moderne », où il publia des récits de voyage. On peut citer de lui : des Petits poèmes parisiens, d'un tour facile et d'une notation juste (\$»Oi,ft la Chanson de i/iivcr, poésies (1890). Comme critique d'art, il a donné dans la collection des « Artistes célèbres <, à la librairie de 1' « Art » : un Maître fantaisiste au xviii* siècle : Claude Gillot, la vie et l'fnivrc (18831; Abraham ffosse {\SOZi; l'Art français en Allemagne (1893); -l/"* Falconnct (1898); une Etude sur les Lenain.

Valadier (Joseph), architecte italien, né à Rome en 1762, mort on 1839. Élève de l'académie de Saint-Luc. fils d'un artiste, il obtint la bienveillanco do Pie VI. qui lui confia d'importants travaux. Pio VII lui continua sa faveur et le nomma successivement architecte du Vatican, de la Propagande, membre de lacomnïission dcsanti(jtiités, du conseil des arts. ete. On doit à cet arthitecte le dôme do Spolôto. la piazza del Popolo à Rome. la restauration du dôme do Rimini. la réédifiration do l'église métropolitaine d'Urbin, les façades de Saint-Pantaléon et de Saint- Julien, le baptistère de Sainte-Marie-Majeure, les palais Lucernati et Poniatowski.

VaLDAGNC (Pierre), littérateur français, né à Paris en 18r.4. Au sortir du lycée Condorcot, il tit des études do droit. Il débuta dans la littérature en 1886, et gr&ce à l'appui do Dumas fils, par une pièce en un acte, jouéo

avec grand succès au Vaudeville et intitulée : AUô .' Allô ! Il donna d«?puis au théâtre : la Peur de l'être (1889, Menus- Plaisirsi, en collaboration avec Emile Moreau ; la /ilaf/ue. qui fut jouée à rOdéon en 1895 (3 actes; ; et l'Amour du pror/iain, pièce tirée de son roman ayant le même titre (1900), et jouée aux BoutTes-Parisiens en 1902. P. Valdagne écrivait aussi des chroniques et des nouvelles pour le 0 Figaro n, pour le -> Gaulois ». et surtout pour la '■ Vie parisienne ■>, où parurent plusieurs de ses romans. Ksprit oDservateur, mais ironique, il a écrit des récits d'une amertume et d'une àpreté sïnf^xiVières ■.Variations sur le même air (1896); l'Amour par principes (1898) ; une /{encontre (1899), qui parut d'abord dans la « Revue de Paris o ; la Confession de Xicaise (1902j ; Mon fils, sa femme et mon rtJHie (1905), roman i>ar lettres; Tou/i (1905), où il compare, dans l'ordre sentimental, la femme d'aujourd'hui à celle de la génération précédente, et Parenthèse amoureuse lî»06). où il démontre, à grand renfort d'esprit et de gaieté, (|U0 l'amitié entre un homme et une femme est beaucoup plus féconde en bonheur que l'amour.

*VALENCE n. f. — Encycl. Chim. Valeur de combinaison. En considérant les combinaisons chimiques, d'après le nombre d'atomes liés ensemble, on remarque que certains t-orps s'upissent à l'hydrogène atome pour atome, tandis que d'autres exigent 2, 3, 4, etc., atomes. Cette puissance de combinaison propre à l'atome est dite atomicité; elle est fonction du nombre d'atomes d'hydrogène qu'un atome peut engager, et sa valeur ou valence s'exprime précisément par ce nombre.

Le chlore fixant un atome d'hydrogène est monoaiomique ou univalent : sa valence est 1 ; l'oxygène fixant deux atomes d'hydrogène est rfi'a/omtçue ou <^/ii'a/e»^ sa valence est 2.

Classés d'après la valence, les principaux corps sont ainsi répartis :

Valence 1, type M' ou M", famille du chlore, métaux alcalins, argent.

Valence 2, type M" ou M=, famille de l'oxygène, métaux aloalino-terreux.

Valence 3, type M'" ou M=, famille de l'azote, or. bismuth.

Valence 4, type M"" ou M=. carbone, silicium, platine.

Valence 5, type M'"" ou yim, pliospliore.

La notion de valence peut s'étendre non seulementaux corps simples, mais aux groupes composés. Supposons qu'un corps hydrogéné abandonne un atome d'hydrogène, le résidu ou radical est capable de se lier à un atome monovalent ou susceptible de migration en se portant, comme une entité, dans un autre composé à la place d'un atome monoatomique ; le radical est dit monovalent (011. hydroxyle ; Az H' amidogéne, CH' méthyle) ; de même il existe des radicaux divalents ([CH-]" méthylène), trivalents ([CH)"', méthényle).

Lorsque toutes valences sont combinées à des atomes ou des radicaux différents, le corps est dit saturé, il ne peut former des composés dérivés que par voie de substitution : CH* méthane, G IP Cl chlorure de méthyle.

Au contraire, si toutes les valences ne sont pas satisfaites, tel le cas de léthylène (CH- = CH*}, les valences libres se neutralisent entre elles. Les dérivés peuvent se faire par substitution, mais aussi par addition directe : T H» Cl — C H' Cl] chlorure d'élhyU-ne.

La valence permet de déduire la formule des composés lUn oxyde de métal monovalent sera M"0, un chlorure d'un métal trivalent M'''C1') et même avec le principe des radicaux, la constitution moléculaire hypotîiétiquement, mais avec beaucoup de vraisemblance; néanmoins, il ne faut pas croire qu'elle soit absolue, c'est une considération commode, mais avec la restriction qu'un corps peut avoir plusieurs valences différentes (3 et 5 pour le phosphore, 2 et même 6 pour le soufre) selon les combinaisons et les circonstances qui ont présidé à leur formation et ont modifié les manifestations de l'énergie atomique.

'Valentin et Orson, roman français du xv< siècle.— La sœur de Pépin le Bref, femme de l'empereur de Constantinople, accusée par un perfide archevêque dont elle avait repoussé les sollicitations, est chassée par son mari et, après avoir erré six mois, elle arrive dans la forêt d'Orléans, où elle met au monde deux jumeaux. L'un, enlevé par un ours (de là son nom), devient, sous un extérieur sauvage, la terreur du pays; son frère Valentin, qui a été accueilli à la cour de Pépin, est chargé de le dompter. Les deux frères, sans connaître la parenté qui les unit, se lient d'une étroite amitié et parcourent le monde ensemble, aidés dans leurs aventures par le nain Pacolet, maître d'un cheval de bois qui traverse les airs. Ce récit, du reste peu ancien, car on y trouve une foule de réminiscences, avait d'abord été raconté dans une chanson de geste, qui fut traduite eu vers hollandais au xiv siècle et en prose française au xv* ; cette dernière traduction, très populaire, a été imprimée dès 1849 et incorporée dans la /ithliothèfjue bleue de Troyes.

*VALERA y AlCALA GaLIANO (don Juan), dinlomate et littérateur espagnol, né à Cabra (prov. de Cordoucj en 1824. — Il est mort à Madrid en 1905.

* VALEUR n. f . — Encvcl. Dr. Valeurs mobilières. Actions de priorité, actions privilégiées. Dans les sociétés par actions, les actions de priorité, dites aussi actions privilégiéfs, sont des actions d'une nature spéciale, qui se distinguentdesactionsordinaires. en ce quelles conlèrent à leurs titulaires des droits d'antériorité, soit sur les bénéfices, soit. lors de la liquidation, sur l'actif social, soit sur les deux ; elles tiennent le milieu entre l'action et l'obligation. V. action t. V', socn-:TK t. VIL

Alors (iue cette modalité do l'action était d'un usage courant uans beaucoup de pays étrangers (uotanmient en Allemagne, en Angleterre, en Autriche, en Belgique, en Italie}, où la législation consacrait sa légalité, elle était en 1902 à peu près inconnue en France, par suite du silence de notre législation quant aux actions de priorité, ce silence étant généralement considéré comme équivalant à une proscription.

La loi du 9 iuillet 1902 a. pour la première fois en Franco, consacré la légalité des actions de priorité, en donnant aux sociétés anonymes le pouvoir, sous certaines conditions déterminées, de créer des actions de cette nature. Cotte loi a été précisée ot complétée par la loi du 16 novembre 1903, d'où il résulte, notamment, que toute société par actions (qu'il s'ap isso d'une société anonyme ou d'une société en commandite par actions, qu'il s'agisse d'une I société ancicnno ou d'une société nouvelle) peut créer des

actions de priorité, n moins que ses statuts ne s'y opposent " par une prohibition directe et expresse b.

— Titres au porteur détruits, perdus ou volés. On peut se trouver dépossédé de titres au porteur par un grand nombre d'événements, tels que destruction, perte, vol ; mais le propriétaire dépossédé a le moyen légal de se faire restituer contre cette dépossession.

La matière a été d'abord régie parla loi du 15 juin 1872. Cette loi, contenant quelques lacunes que la pratique avait révélées, a été modifiée ot complétée par la loi du 8 février 1902, dont certains détails d'exécution ont été réglés par deux décrets on date du 8 mai 1902.

Dès ([u'il a constaté sa dépossession, le propriétaire du titre au porteur détruit, perdu ou volé, doit, par ministère d'huissier, former une opposition, contenant notamment la description du titre : 1" tout d'abord (avec réquisition de faire publier le numéro du titre), au svndicat des agents de change de Paris, de façon à empêclier la négociation ou la transmission du titre; 2" ensuite (en justifiant do l'opposition faite audit syndicat des agents de change), à rétablissement débiteur, de façon à empêcher le payement tant du capital que des intérêts ou dividendes échus ou à échoir.

La loi entre dans l'examen des deux situations qui peuvent se produire à la suite do l'opposition ainsi formée : 1° celle où l'opposition est contredite, c'est-à-dire, celle où un tiers se Trouvant porteur du litre frajtpé d'opposition et prétendant à la propriété de ce titre, demande !a mainlevée de l'opposition, et où, par conséquent, il y a lieu à un débat judiciaire avec ce tiers ; 2' celle où l'opposition n'est pas contredite, c'est-à-dire celle où personue ne <iemande la mainlevée de l'opposition.

Dans ce dernier cas. la loi détermine comment le propriétaire dépossédé pourra loucher soit les intérêts ou dividendes, soit même le capital devenu exigible, et aussi, d'autre part, comment, au bout de dix ans, il obtiendra de l'établissement débiteur un nouveau titre, portant la mention qu'il est délivré par duplicata et lui conférant les mêmes droits que le titre primitif.

Valievo, ville du royaume de Serbie, sur leColubara, affluent de la Save; 6.110 hab. Ch.-l. d'un cercle peuplé do 123.000 hab.

Vallaury (Alexandre), architecte, né à Constantinople en 1850. Il a fait ses études à Paris, sous la direction de Coquart. Architecte du gouvernement ottoman, il a construit un grand nombre d'édifices à Constantinople, notamment la Banque impériale ottomane. II est aussi lauteur du Pavillon des tabacs turcs, à l'Exposition universelle de 1889 (Parisj. Membre correspondant de l'.Vadémie des beaux-arts depuis 1899.

VALLÉITE {va-lé) n. f. Substance minérale, appartenant au genre amphibole. (C'est une variété danihophyllite.)

VaLLEIX (lois de). Pathol. Dans les névralgies, la localisation de la douleur obéit aux lois suivantes, fixées par Valleix ; on détermine le maximum de douleur en comprimant ; 1" les points d'émergence des nerfs du canal osseux ; 2" les points où le filet nerveux traverse les muscles ou les aponévroses pour se rapprocher de la peau; 3" les points où le nerf se dissocie pour se rapprocher de la peau; 4" les points où les rameaux terminaux deviennent très superficiels.

Valleix ( points de) . Pathol. Points douloureux sur le trajet des nerfs malades, dont la situation est déterminée par les lois de Valleix. [X . l'art, précéd.)

Vallejo, ville des Etats-Unis (Californie 'comté de Solano]), sur la baie de Sau-Francisco; 7.965 hab. Fonderies de fer.

VALLEUSE [va-leuz] n. f. Nom donné, en Normandie et dans le pays de Caux, aux vallées sèches qui entament le calcaire.

— E.NCYCL. Les valleuses sont un des traits caractéristiques de la topographie normande au N. de la Seine. Elles entaillent jusqu à une profondeur de 50 ou 60 mètres la couche de craie qui forme le plateau, et s'orientent uniformément du N.-O. au S.-E.. reproduisant ainsi la'direction fondamentale des plissements septentrionaux du bassin parisien. Elles ne diffèrent des vallées humides de la Bresle, de la Somme, etc., que par leur moindre profondeur, qui ne leur permet que rarement d'atteindre le niveau des sources de la région; de ce fait, elles restent généralement sèches, bien qu'elles abritent les pâturages les meilleurs et les agglomérations les plus nombreuses. Elles paraissent, quant à la date de leur formation, correspondre à une période où l'humidité générale du bassin parisien était sensiblement plus considérable que de nos jours.

ValLIN (Emile), médecin militaire français, né à Nantes en 1833. Après avoir commencé ses études dans sa ville natale, il alla les terminera Paris, où il passa sa thèse en 1858. Il participa comme médecin à la campagne de Syrie et A la pacification de l'Algérie, puis devint professeur agrégé au Val-de-Grâce (Paris) en 1865. suivit l'armée en 1870, puis fut professeur d'hvgiène militaire de 1873 à 1884 Ot fut nommé membre de l'Académie de médecine en 18H5, inspecteur de l'armée en 1888. Il eut à fonder et à diriger l'Ecole de service de santé militaire créée à Lyon en remplacement de eelle de Strasbourg. En 1893. îl fut appelé à la direction du service de santé du gouvernement militaire de Paris, qu'il abandonna en 1:^95 pour passer dans le cadre de réserve et devenir membre du conseil d'hygiène de la Seine, qu'il présida en 1902. Il est l'autctir d'un Traité de la désinfection et des désinfectants, qui obtint de l'Institut le prix Montyon ec 1884 ; d'une traduction avec notes du Traité des maladies infectieuses de Griésinger (1877). Rédacteur en chef et fondateur de la ■ Revue d'hygiène et de police sanitaire ■• de 1879 à 1901, il y a publié un grand nombre de mémoires et a fait paraltredans les recueils scientifioues quantité de travaux remarfpiables sur des questions uo pathologie médieale et d'hygiène.

Vallo DELLA IiUCANLA, comm. du royaume d'Italie (prov. de Salorno). dans le territoire montagoeuv de Cilcnto; 5.130 hab. Evêché. Ch.-l. de mandement.

Vallon (Aristide', amiral ot homme politique français, né au Conquet en 1826, mort à Paris en 1897. Fils d'un receveur des douanes, il entra en I84O à l'Ecole navale, en sortit le second de sa promotion, fut nommé enseigne OD 1846, lieutenant do vaisseau en 1853, et servit

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