‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 318 sur 363 · VALOIS · texte numérisé non relu

VALOIS

VAN LF.niJEUGIlE

rians ce grailo dans la fiotto do la nier Noîro |)frn<lant l'oxjii'jdition de Criiiioc, puis prit parti l'fxpt'ditiou do Chiin*. Capitaine do rrcRate en 18(J2, il servit au SéiiôyaJ, do lgâiàl8ôd, couinio commandant do la marine, fut iioraniâ capitaine do vaisseau on Iî*71. <:nnlro'amiral en 1886, et passa presque aussitôt au cadro de réserve. Il outrait Ijientôt dans la vie politique commo disputé du Sénôfçal (1889), puis de tJrcsl (I8l»3). Caractère rit-'ido et indépendant, oflicior do grande valeur, il se spécialisa à lu Cliamhro dans les questions maritimes et coloniales. On doit à l'amiral Vallon do nombreux et importants travaux hydrographii|ues sur la côte occidentale d'AlVique et des notices f^'eu^'"'!'!'''!"''*^ '>"'' '*-' l>iilionu'y, dont il fut un des premiers à deviner l'intérf^t pour la côlonisatiou française

Valois (Joseph-Marie-Noiil), érudit ot historien français, né à. Paris en 185j. Ses principales jiublications sont : /itablisscmeul et organisation du réf/ime municipal à Fu/eac (187S) [sa thèse d'archivistc-paléoRrapho]: Guillaume iV A uverf/ne, ériuiue de Paris [i-J28-l'M'J\ (188uh Ue artc sertbciidi apud Gallicûs uiedii ^vi scriptorcx rhetoresque (1880j [thèses do doctorat es lettres^; Etudes sur le rythme des bulles pontificales [extrait do la bibliothèque do l'Ecole dos chartes (1881)] ; fragment d'un ref/istre du Grand Conseil de Charles V7, mai-juin f455 [extrait de l'annuairo-bulleiin de la Société d'histoire do FrauccJ; le Conseil du roi et li; Grand Cometl pendant la première année du règne de Churlfs VU! [extrait do la bibliothèque do l'Ecole dos chartes] (1884)]; Inventaires et documents publiés par la direction yénérule des Archives nationales ; /nventaire des arrêts du Conseil d'Etal; rèi/ne de Henri IV (188C-1893;; ta France et le Grand Schisme d Occident (rJOi). Cette uîômo annôo, Noôl Valois fut élu membre do l'Acadcmio des inscriptions ot bcUes-lettres, au siège laissé vacant par la mort de Girard.

VALONIACÉES (s**) n. f. pi. Famille d'algues vertes, (■(instituées par un thallc continu, généralement filamenteux, sinijde ou rameux, quelquefois accidentellement divisé par dos cloisons transversales. (Les valoniacées vivent principalement dans les mers tropicales; elles se nmlriplient jiar des i;oo5i)ores ovoûies ou lusiformes à deux (lis viliratilcs, et on no leur connaît pas encore do rcproduiiiou soxuéo.) — Cne valoniacée.

VALONIE (nî) n. f. Genre d'algues, type de la famille des valoninci-es, à lilament plusieurs fois ramitïô en une sorte de petit buisson, vivant sur les côtes de l'Australie et dans l'océan ludic:;

*VaLPARAISO, ville et port du Chili, sur l'océan Tacifique. — Valparaiso est, do toutes les villes du Chili, celle qui a eu lo plus à soulfrir du tremblement de terre du 10 aoiit 1906. Les quartiers les plus hauts do la cité furent relativement épargnes ; mais il n'en fut pas do mémo de la ville basse, aux environs du port, où les secousses renversèrent la plus grande partie des édilices, en même temps quo le chemin do for do Valparaiso à Santiago était détruit. Trois cents personnes au moins trouvèrent la mon dansla catastrophe et, comme à San-Francisco, l'incendie suivit sur bien des points l'écroulement des maisons. D'autre part, un certain nombre do points do la côte voisine subissaient de notables dénivellations, qui ont affecté la baie ilo Valparaiso, do manière à rendre nécessaires pour l'avenir de nouveaux sondages. La catastrophe s'étail produite précisément au plus fort do l'hiver austral, mettant sans abri plus de cinquante mille personnes.

VaLROGER (Io Père Uijacin thc-Ch^irlcs de), oratorien et écrivain français, né ù. Avranches en 1812, mort à Caen on 1816. D'abord supérieur du petit séminaire de Soiiimcrvieu (Manche), il entra dans la congrégation de roraloire, quand le P. Gratry la reconstitua. On a de lui : Etudes critiques sur le ratio7ialisme contemporain (18-17) ; la Genèse des espèces {\S1^) ; l'Age du monde et de l'honwic d'après la Bible et l'Eglne (1809). Il a traduit et annoté : Introduction historique et critique aux livres du IVouveau Testament, par Ittithmayr, Hue, etc. Cl881), et aussi, en l'abrégeant. Essai sur lu crédibilité de l'histoire évangétique, du théologien allomaud protestant Tholuck (1847).

VaLUDB ^Emile-Marie), médecin et ophtalmologiste français, né à Vier/on (Cher) en 1857. Interne des hôpitaux en 13S0, il devint chef do clinique de Panas de 1886 à 1889 ot, en 1888, médecin des Quinze-Vingts, où il fait une clinique très suivie. Il a été nommé président de la Société d'oplilalmologie do Paris en 1900. Ses principaux ouvrages sont : Ophtalmie, scrofuleiise sinndant l'ophtalmie purulente (1884) : Traité des maladies des yeuz chez les enfants (1886), en collaboration avec le D' de Saint-Germain; ItecfiC'ches expérimentales sur la tuberculose oculaire (1887), couronné par l'Académie do médecine; De la j-estauration des paunitrcs (1889) ; liechcrche du cristallin dans la myopie (1892); l Antipyrine dans certaines formes d'atrophie optique (1893); un Nouvel Antisepiiqxte, le formol (1893), qu'il a été le premier à essayer cliniquemcnt ; les Ophtalmies des nonvcau-nés (189?l) ^Nouveaux éléments d'i-phtalmologie (189ij'. en collaboration avec. le D' Truc; l'Opération de Krônlein (r899); Action bactéricide des larmes (1899); nouveau iirocédé do canthoplastie (I90i)). Il a collaboré au traité des maladies do l'enfance de Grancher, est directeur des « Annales d'oculistiquo ", important recueil d'ophtalmologie, et dirige avec Lagrange l'ouvrage le jdus considéraihlo qui ait été entrcjiris en Franco sur l'nculistique, l'Encyclopédie d'ophtalmologie, qui comprendra neuf gros volumes.

VAMPYRELLX: (van-pi-rèl') n. m.

Champignon myxomycète, vivant en parasite à. l'intérieur des cellules mêmes d'un grand nombre d'espèces d'algues.

"VaNADIS ou VanadES, surnom de Freyja, déesse do l'amour, dans lOlympe Scandinave. Ce surnom signifie la fiancée des Vans, c'est-à-dire des divinités de l'eau, symbolisant la fertilité, la joie, le bonheur.

Van BeerS (Jan), peintre belge, né à Lierre (prov. d'Anvers) eu 1S51. Après avoir étudié la peinture à Anvers, il alla à Paris et exposa d'abord au Salon des artistes français, puis à la Société nationale. Portraitiste, peintre do genre et d'histoire, il a brossé de nombreuses

Yampyrellc (tr. grossie).

Vançali :

a, vu en dessus ; b. vu en

(IcStOUB.

fpuvres assez habiles, parmi lesquelles il convient do rappeler : les Eanéraillt'M de Charles le Bon (musée d'Amsterdam) ; Charles-tjnint enfant 1880) ; la iMttiére ; /« fJseuie fl894); l'Automnf {li'J2); la Frileuse (1893). Les portraits les plus connus sont ceux do Henri Itochefort, et do Peter Benoit (muséo d'Anvers).

Van Bcneden Edouard), zoologisto belge, né ù. Louvain en l^iii. Il t'u( nommé professeur à. l'univcrHité do I.iégo. Ses travaux j<ortcul sur l'œuf, sur l'origine du spermatozoïde, sur divers crustacés inférieurs oi sur divers autres points très spéciaux do la scionco. Nous citerons notamment de lui son livre sur les Commensaux et parasites {li6'à}. "Vo-n Beucdea est devenu directeur d'un des recueils zoologiques les plus estimés do Bel^i<iuo, les <■ Archives de biologie • . Membre do l'.icadémic royale do Bruxelles depuis 1872, il a été élu correspondant de rAcadémic des sciences de Paris on 1901.

VANÇAU n. m. Sorte de flageolet hindou, percé do sept trous sur l'uno des faces cl d'un huitième sur l'autre. (.Suivant une légende, c'était l'instrument favori du dieu Krishna, quo les sculptures Hi Â^ représentent toujours jouaut do cette sorte ! #1 r^ de flûte.) j

Van ClËVE (Joos Van der Beke, dit), peintre tlaniand, né avant 1191, rei^u dans la gildo de Saint-Luc (Anvers), en 1510, mort dans cette ville en tsio. 11 so forma sous t'influence de Quentin Metsys et Jan .loest de Haarlem. D'après Vasari, il visita l'Kspagne. Il travailla peut-être on Angleterre et semble avoir habité un certain temps Cologne, ou il exécuta un grand J nombre do tableaux religieux. Il résulte, en effet, do travaux récents, que Joos Van ('lève no serait autre que l'anonyme connu jusqu'ici sous lo titre do «■ Maître de la mort do Mario > à cause de l'admirable triptyque représentant ce sujet, conservé ■à la t'inacothèque de Munich. Auparavant, Van Clève était seulement réputé pour ses Vierges entourées d anges (à Municli, à Florence) et surtout pour ses remarquables portraits (à Munich, Windsor. Oxford) et celui de Florence (musée des Offices;, où il s'est peint en compagnie de sa t'erame. Il était représenté à 1 Kxposition des primitifs flamands, en 1902, par son Portrait par lui-même (roll. Kauirmann), une Annonciation coll. Porgès), un Calvaire (coll. Kleinbergcr). h Adam et jÊ'ye (Louvre) serait une de ses productions de jeunesse. — La famille Van Clève compte plusieurs autres peintres de pronoms diâ'érents.

*Vandal (Albert), écrivain français, né H Paris en 1853. — Il a succédé, comme professeur d'histoire dîploniati(|ue à lEi^ole dos sciences politiques, à Albert Sorel, décédé en 1900.

Van Damme (le chanoine Pierre-Jean), musicien et prêtre belge, né ù Saint-Laurent en 1832. mort à Gand en 1898. Professeur d'histoire ecclésiastique au graud séminaire do Gand, il avait étudié sérieusement la musitjue, ce qui le porta à s'occuper avec beaucoup d'activité de la réforme du chant grégorien dans les églises belges. Il fonda et publia un journal spécial, o Musica sacra », et enfin fut le créateur do l'Ecole de musique religieuse de Malines, dont le premier directeur, choisi par lui, fut le grand organiste Lemmens, ù qui. à sa mort. succéda Edgar Tincl. Le chanoine Van Damme a écrit un certain nombre do compositions do musique religieuse.

Van der Hecht (Henri', peintre paysagiste belge, né à Bruxelles en 1831, mort à Lvollos-Bruxclles en 1901. Elève de J. Portaels, il fut un interprète sincère de la nature, comme le prouvent ses trois tableau.^ du musée do Bruxelles: l'A/c-en-ciel ; les Marais de Hotterdam {ISI»): Paysage à Houffalize (1897), et les diverses toiles qui ont figuré à l'Exposition rélrosjiective de l'art belge organisée en 1905 : les Elangsde la Uulpe, notamment.

Van der HeijdeN (Ivarel). général hollandais, né à Batavia en l82r..mort ù Brorabeek. près d'.Vrnhcim, on 1900. Envoyé en Hollande tout jeune, il fréquenta l'école primaire i Ariilioim, et A quinze ans s'engagea dans l'armée dos Indes à Harderwijk. Deux mois plus tard, il était nommé caporal et s'embarquait pour Batavia. En 1848 et 1849, il prit part aux deux expéditions contre Bali. En 1850. il fut sous-lieutenant, et sa belle conduite dans la campagne do Palombang (1851 ot 1852) lui valut lo grade de lieuienanl. En 1S59, il devint capitaine et contrôleur du district de Barabel, à Bornéo. Do 1860 i lSi33, il se distingua dans l'œuvre de pacification de la grande île. En 1867, il était commandant, en 1872 lieutenant-colonel. Dans "V^"* l'expédition contre Atchin, il vr;

Ht preuve do véritables qualités '''

do tacticien cl d'un courage à -, ^

toute épreuve, enlevant les sol- ^''/> i ' / *

dats par l'exemple de son hé- -

roisme. En 1877, il perdit un Van der Hcijden.

œil à la bataille de Samalargan.

En 1880, il fut nommé gou^-erneur civil et militaire d'Atchin, mais, lorsque lo ministère se décida à installer un gouverneur civil, le général Van der Heijden, relevé de ses fonctions, demanda ù rentrer en Hollande. Lo roi le nomma adjudant de sa maison militaire; il fut placé à la tête do la maison des Invalides de l'armée coloniale. Au couronnement de la reine Wilhelmine. le vieux général, au mihcu des hauts dignitaires, représentait l'armée néerlandaise.

Van der BLindere (Léon), professeur, publiciste et historien belge, né en 1842, mort à Bruxelles en 1906. Après avoir fait, on Belgique et en Allemagne, ses études do droit, il fut nommé, en 1874, professeur des sciences historiques à l'Université libre do Bruxelles, dont il fut trois fois recteur. Elu membre de la Chambre des représentants en 1890, il y siégea dans les rangs du parti modéré. Il entra, en 1891, ù l'Académie do Belgique.

E. Vaiidcj

C'était un érudit de valeur, i qui l'on doit, entre autres ouvrages, une belle Etude sur te ttrcle des Arteielde, et un récit do la Formation territoriale des principautés belges au moyen âge, qui obtint do l'Académio de Belgique le prix quinquconal d'hisioiro oatioualc.

Van der StaPPEN Pierre- Charles), sculpteur belge, né il Bruxfdies en ls43. Kk'vo de Ponaels et do l'académie de Bruxelles, il compléta &on éducation en vi&iiaot la Franco (i8';C . l'Angleterre, la Hollande et l'Italie. 11 acquit une grande science technique qur, jointe à des ((ualités naturelles, eu lit l'un des meilleurs sculpteurs belges contemporaine. H a exécute un certain nombre de motifs décoratiîs. par exemple : l'Enseii/iifuitnt de l'art, groupe bronze pour le l'alais des beaux -ans de Bruxelles; l'Orchestration, fronton pour le Conservatoire do musique. Parmi ses principales sculptures : Toilette d'vn faune; la Mer; Oinvdrailles ; le Sphinx cl l'Homme a l'épie (aiuséo de Bruxelles); David (musée d'Anvers^; Jeune fille juive; les Bâtisseurs de villes, le Taciturne ; Pax vobiscum ; Saint- Michel (hôtel de ville do Bruxellesj ; et'- '■■ ■■■ ' ■' aussi la fontaine du Parc du cinquantenaire :i du

thé&tro do l'AIhambra, des bustes et ■■.^. II

obtint un grand prix à l'Exposition UlM^•-l^•-H•- •!<• I889

I Paris,. H devint directeur de l'Académie des beaux-arts de Bruxelles.

*VandERVELDE ^Emile). homme politique belge, né à Ixelles en 18ti0. — Docteur on droit (Ih85j, docteur en sciences sociales Ïi888j, docteur spécial en économie politique (1892;. En 1888, il créa le Cercle des éiudiantA socialistes do Bruxelles: CD 1S91. il obtint la création d'aoo section d'art et d'cnseigncmont à la Maison du peuple ; en 1898. il fonda la Ligue socialiste antialcoolique; il participa à l'extension universitaire; en 1900, il fut membre du congrès socialiste do Paris et présida les séances plénières. Enfin, il est membre du bureau de l'Internationale socialiste, professeur à l'Ecole des hautes études et directeur à l'Institut Solva)' sociologie). Elu par l'arrondisse mont do Charlcrot à la Chambre des représentants, lo 13 octobre 1894, il changea de circonscription en 1900 et fut alors député socialiste de l'arrondissement do Bruxelles, qui l'a réélu en 1906. Outre les ouvrages déjà cités, Vaudervclde a publié: Cniversité d't'psal (1892); l'Evolution indiutrielle et le Collectivisme (1896); la Législation ouvrière, la Loi belge sur tes règlements d'atelier {ï^9lj; le I*rojet de loi sur tes unions professionnelles devant le Parlement belge (1897); la Question agraire en Belgique (1897): l'Alcoolisme ft les Conditiont du travail en Belgique {1690); l'Influence des villes sur les campagnes '1899); Parasitisme organique et parasitisme social, en collaboration avec J. Massart (1898); le Socialisme et l'Agriculture (1906); etc.

Van der 'Waai^ (Johannes Diderik). physicien hollandais, né à Leyde en 1837. Il prit le gracie do docteur, en 1873, puis enseigna successivement aux écoles secondaires de Deventer, de La Haye et, depuis 1877, il occupe la chaire de physique de l'université d'Amsterdam. Son ouvrage le plus important porte sur la CoH/i'nm7é(/ei^(a/» liquides et gazeux, dans lequel il suppose les fluides commo composés d'un grand nombre de particules mobiles invariables douées d'étendue et dune attraction qui ne s'exer<o ([u'à de très petites distances. Cette théorie, développée au cours de nombreux travaux subséquents, le condiiisit à d'importants résultats, qui paraissent conformes à l'expérience. Il put, en particulier, énoncer et vérifier la loi suivante : • Si. pour difl'érents corps, la température absoluo est la même fraction de la température critique absolue, la pression de la vapeur saturée et le volume (tant de la vapeur saturée quo du liquide: sont les mêmes fractions do la pression critique et du volume critique. » Il a publié encore de remarquables mémoires sur d'autres questions do physioue (formule de la dissociation élccirolytique, théorie thermodynamique de la capillarité, l'équation d'état, la statique des fluides, etc.). qui lui valurent d'éiro élu correspondant de l'Académie des sciences de Paris.

Van de VelDE (Henri-Clément\ peintre, architecte et décorateur l>i*lge, né à Anvers en I8t*>3. Elève de Verlai et de Carolus Duran, il adopta un moment la technique néo-impressionniste et se fit connaître à. \nvers au cercle de 1' • Art indépendant > et à Bruxelles, aux Expositions do la 0 Libre Esthétique <•, où l'on vit do lui des Eff'ets de soleil{lS&S); Attitudes [\»9\ . Depuis 1892, il a abandonné la peinture pour la décoration, et a composé des meubles, des papiers peints, des bijoux, des reliures.

II s'est elTorcé de se libérer de toute imitation des styles passés et a obtenu, en effet, par l'emploi judicieux de certaines courbes ou l'application d'arabesques dont les éléments sont empruntés à la flore stylisée, l'éléganco dans la simplicité. II a écrit plusieurs opuscules sur l'art appliqué et la destination sociale de l'art.

Van DeYSSEL Louis . pseudonyme do Karkl Joax LoDEWVK Alberdingrk-Tliyin, littérateur néerlandais, fils de Joseph .Vlbert. .V. Ai.Br.RniNGK Thtm). H tit ses études classiques et. élevé dans un milieu littéraire, se voua de bonne heure au journalisme. Il collabora à la revue catholique de son père. « Dietsche Warande •, au . Dagbiad ». à la revue hebdomadaire. " de Amsicrdammer ?, à la revue « Nederland ■. au • Meuve Gids », au .1 Portefeuille », à la • Kunstkronizk ». En 1883, il a faut jouer une pièce sous ce litre : Revoir. Plus tard, il publia un volume Sur la littérature, un roman en deux volumes : Ton ajnour, ei quelques volumes de critique très estimés.

Van LeRBERGHE (Charles^, littérateur wallon, né à Gand Beliriquei en 1861. Condisciple de Maurice Maeterlinck et dè"Grégoire Le Rov, il débuta par un petit drame pour marionnettes, les Flaireurs 1899 . dun efl'et profondément saisissant : représenté d'abord au Théâtre d'Art à Paris en 1892, il fut repris quatre ans plus lard par VtEuvre. Ce n'est qu'en 1898 que Charles Vau Lerberghe réunit, sous le titre d'£'«ï»*et'Wïon5, un certain nombre des

VANLOO — VARNIIAGEN

poômos nu'il avait publiés en diverses revues : la Wallonie, la Pléiade, etc. Il s'y révélait maître en l'art d'évoquer par les mots des visions indécises et lumineuses û'anges, de vierges et de jardins fleuris. La Chanson d'Eve (1904) marque la maturité de ce poète de l'inetrablc. Un séjour prolon«*ô en Italie avait ramené Charles Van Lerborgho vers lo passé, et c'est la lutte entre les idées pa'ienncs ot le catliolicismo qu'il a montrée dans son drame satirique en trois actes, /'«?j, joué par la troupe do VŒuvre, en novembre li»OG. Il est encore l'auteur de plusieurs fragments parus eu des périodiques et d'uno traduction d'un roman anglais do Klis St. Phelps. IJ-ve-toi et marche, donnée en feuilleton par l'Indépendante belge

il89G). Une étude sur la vie et l'œuvre do Charles Van ^orberghe a été publiée par Albert Mockel (1901). VaNLOO (Albert), auteur dramati(jue, né à Bruxelles en ISi'î. Il débuta sur la scène du Petit-Théâtre par un vaudeville en un acte : un Mariage aux Petites- A fficlies, en collaboration avec Eugène Leterrier. Depuis, il a fait représenter un certain nombre de pièces, comédies ou revues, mais c'est surtout comme librettiste qu'il s'est fait remarquer. Il a écrit pour Otfenbach : le Vouaye dans la lune et M*^* Moucheron; pour Cliabrier : l'Étoile ot une Education manquée; pourLecocf^: GirofJé-Girofla; la Petite Mariée; le Jour et la IV^uit; la Camargo ; la lielle nu bois dormant; pour Lacomo, le licaii iXicolas; pour Audran, l'Œuf rouge ; pour Varney, la Fée aux chèvres et enfin pour André Messager : la /téarnaise, les P'iites Michu, Véronique et les Dragons de l'impératrice. Tous ces livrets, adroitement composés, n'ont pas été sans avoir leur part dans le succès de ces pièces.

Van Muyden (Jac(|ues-Alfredl, peintre suisse, né k Lausanne en 1818, mort à Champel en 1898. Il aliandonna l'étude du droit pour la peinture, se rendit à Munich, où il travailla à l'Ecole des beaux-arts, et reçut pendant quoique temps les leçons de Kaulbach. il voyagea ensuite à travers le Tyrol et la Suisse, séjourna quelq^ue temps à Paris, puis'so rendit en Italie (1.SU) et habita longtemps Venise, Florence et Kome. où il se lia avec des artistes français, notamment avec Français et Hébert. En 1855, il retourna en Suisse et se fixa à Genève. Il a peint, d'après des observations en Italie, la vie des moines et des paysans. Parmi ses meilleures toiles, nous citerons; le Réfectoire des Capucins d' Al hano; Ecole des petits enfants à Albano ; Capucins dans leur intérieur; les Délices de la maternité; etc.

Vannutelli (Serafino), cardinal italien, né à Genazzano (diocèse de Palestrïua) eu 1834. Il enseigna d'abord le droit au séminaire romain et la théologie au séminaire du Vatican. Auditeur de nonciature à Mexico, puis à Munich, il devint, en 1869, archevêque titulaire de Nice, pour être envoyé, comme délégué apostolique, auprès des gouvernements de l'Equateur et du Pérou, de la Colombie et de l'Amérique centrale. En 1875, il fut nommé nonce à Bruxelles : il y était en fonctions quand les relations furent rompues par le gouvernement libéral, en 1879. Il passa en 1880 à la nonciature de Vienne et fut créé cardinal en 1887. Elu archevêque de Bologne en 1893, il opta quel(]ues mois plus tard pour lévcché suburbicaire de Frascati, et. on 1903, pour celui de Porto et Sainte-Rufîne. Lors du conclave de 1903. l'opinion publique vit d'abord en lui un candidat sérieux à la tiare ; mais il ne recueillit que quatre voix. — Son frôro.ViNCENZO, cardinal, né en 1836, fut nonce à Lisbonne, et Léon XIII lui donna le chapeau en 1891. Il a reçu, en 1900, l'évèché suburbicaire de Palestrina. Vanor (Georges Roland Van Ormelingen, dit Geor-

Pes). p^ète, critique d'art et conférencier, né et mort à aris (1863-1906). 11 débuta en 1889 par un volume de vers dont la facture et l'inspiration révélaient un talent original, les Paradis. Il faut citer, parmi les ouvrages qu'il publia, une pièce remarquable, le Tombeau du Cid (1886), une brochure sur l'Art sjjmbolisle (1889), dont il fut un adepte et un livre important sur la musique wagnérienne et sur la peinture italienne, intitulé Pèlerinages d'art (1899). Il s'était fait une grande réputation de conférencier sur des sujets de littérature et d'art à la Bodinière, à i'Odéon, à la Porte-Saint-Martin, et même à l'étranger, où il fit souvent applaudir sa parole vivante et documentée. Il a publié do nombreuses chroniques dans 1" ti Evénement ». et fait de la critique dramatique et musicale dans plusieurs journaux.

Van RysSELBERGHE (Théo), peintre belge, né à Gand en 1862. 11 fut élève de l'académie de Gand. A la suite d'un voyage au Maroc et en Espagne (1887-1888), et afin de rendre dans toute leur intensité les effets qu'il avait notés, il adopta la technique néo-impressionniste cjui lui a permis do soutenir de colorations riches et puissantes son dessin correct et serré. On peut, au musée do Bruxelles, se rendre compte do l'évolution de son talent en comparantson Mandoliniste (1882) à Femme lisant (1899) et à la Promenade (1901). Il a donné toute sa mesure dans une granclo composition, l'Heure embrasée, baigneuses (1897), et dans sa décoration pour l'hôtel Solvay, à Bruxelles (1903). Parmi ses autres œuvres : Vues d'Ambleteuse (1900), Jeunes femmes au bord de la mer (1901), une lecture {1003), qui réunit autour du poète Vorhaeren, Félix Fénéon, Maurice Maeterlinck, AndréGide, etc. ; la Femme au collier d'ambre (1905). Il a exécuté maints portraits. Do lui, aussi, on a des eaux-fortes et des ornementations do livres.

*VAN'THOrr (Jacobus Hendrikus\ chimiste hollandois, né à Rotterdam en 1852. — Appelé en Allema;;ne pour occuper une chaire à l'université de Berlin, le " Berthelot hollandais », ainsi qu'on l'ajustement surnommé, mit le sceau à sa gloire en publiant ses admirables Leçons de chimie physique, traduites en français par Coroisy et consacrées à l'exposition des principes d'une science dans le développement do laquelle il joua le principal rôle. L'auteur étudie d'abord dans ce livre les conditions d'équilibre d'un système chimique, les règles auxquelles est soumise la vitesse dos réactions. Il passe ensuite en revue les sujets qui ressortissent à la statique chimique, c ost-à-diro les propriétés do l'individu chimique cousidôrô on lui-mémo, indépendamment des conditions do sa formation ou dosa destruction; les formules de constitution découlant do la ihéorio atumicpio et de la stéréochimio ; les lois des formes cristallines; les relations entre les poids moléculaires et i,.s diverses propriétés physiques. Van t Hoir fut lauréat du prix Nobel en 1901, otll dirige actuellement l'Institut de physique de Charlottenbourg.

Vapcreau.

*VaN Tzeghem iPhilippo-Edouard-Léon), botaniste français, né à Hailleul (Nora) on 1839. — Outre ses articles, publiés dans les revues diverses et en particulier dans les " Annales des sciences naturelles a et lo « Journal de botani(|UC », il a écrit de nombreux ouvrages, parmi los^juels il faut citer : Itecherches sur la structure du pistil et sur ianafomie comparée de la (leur 0871); Itecherches sur la symétrie de structure des plantes vascu- (aires (1872) ; Eléments de botanique (1885-1888) ; Traité de botanique (1881, 2* édit. augmentée, 1890); Itecherches comparatives sur l'origine des membres endogènes dans les plantes vasculaires (1889) ; Itecherches sur les phanérogames 11897»; etc.

Van Welie (Antoon), peintre hollandais, né à Affcrden prov. de Gueidre) en 1867. Elève de l'Académie des beaux-arts d'Anvers, il a peint de nombreuses compositions qui témoif^nont d'un sens remarquable de l'arrangement décoratif et d'un goût très prononcé de la légende : Musique (1898); Orphée, Ophélte (1899); Princesses de légende irauBÙc d'Anvers); Princesse et page (1902); Paolo et Francesca di Itimini (1900) ; Mélodie d'amour 1902); Pelléas (1904). Antoon Van Welio est également l'auteur d'un certain nombre de portraits do personnages notoires, des généraux boers De M'et, j9o//(a (1903) ; du pape Pie A''(1905J ; du cardinal Mernj del Val (1905) ; de Siegfried W^igner, do Paul Deschanel, etc. Dans la plupart de ces portraits, le coloris en est un peu lourd, et le dessin lui-même n'a pas toujours la franchise des simples études au crayon.

*Vapereau (Louis-Gustave), littérateur français, né à Orléans en ism. — Il est mort à Morsang-sur-Orge en 1906. Outre les ouvrages précédemment cités, il a donné, en 1848 et i8.j9, des études sur la Colonie de Mettray, le Divorce, la Réforme pénitentiaire ; des articles sur des questions de droit et de philosophie au « Dictionnaire des sciences phi- 1 0 s o p h i q u e s » d'Adolphe Franck ; il a rédigé des Eléments d'histoire de la littérature frajiçaise (3 vol.). Il a collaboré à la "Revue de l'instruction pu- Ijlique ». à la » Revue française », etc. Depuis 1880, il a donné à 1' » Illustration ", jusqu'à sa mort, des " notes et impressions » signées G. -M.

Valtour : à côté de nombreuses citations, ces notes contiennent beaucoup de pensées originales.

Vapereau a pul>lié lui-même un florilège de ces maximes ou réflexions, sous ce titre significatif ; l'Homme et la Vie 11896). Vapereau avait été mis à la retraite, comme inspecteur général de l'enseignement primaire, en 1888.

VarenNES (Airaon de), poète français du xii*' siècle, auteur du poème de Florimont, qu'il écrivit en 1188. à Châtillon-sur-.\zergues. Il avait beaucoup voyagé, en Grèce, en Thrace et en Syrie. C'est à Philippopolî qu'il avait trouvé, probablement' dans la tradition orale, le sujet de son poème, qui raconte d'une façon très romanesque les aventures du père et du grand-père d'Alexandre. P. Paris a donné de ce poème, encore inédit, une longue analyse {les Manuscrits français de la Bibliuthèque du rui, III, p. 9-53).

'Varennes, pièce en six tableaux, de H. Lavedan et G. Lcnôtre (théâtre Sarah-Bernhardt, 23 avr. 1904''. — Marie-Antoinette et Louis XVI ont décidé de fuir Paris; tout est prêt. A l'hùtel do îS'oailles, la duchesse d'Ayen, parente de La Fayette, donne une fête. On y rencontre de Fersen, (pli aiiiio la reine, et qu'elle aimerait si elle n'était la reine; M""^ de Rochereul, dame d'honneur, qui <levine ces sentiments, et qui, ancienne maîtresse de Fersen, l'aimant toujours, est résolue, pour se venger, à trahir sa souveraine; Barnave qui. lui aussi, aime secrètement Marie- Antoinette et voudrait bien la sauver; Léonard, lo coitfeur de la reine, prétentieux et maladroit, mais dévoué, et auquel on fera malgré lui jouer un rôle, eu lui confiant la cassette aux diamants et aux papiers secrets. Tels sont les principaux personnages de l'action qui rattache entre eux, par une intrigue fort intéressante, les tableaux do reconstitution historique. Le reste, c'est l'histoire même : Drouet. le maître de poste de Sainte- Menehould, reconnaît lo roi, poursuit sa berline Jusqu'à Varennes et lo fait arrêter dans la boutique de 1 épicier Sauce. La famille r03'ale est contrainte de retourner à Paris. Quand laljurde voiture arrive sur la place LouisXV. M"* de Rochereul, qui s'est emparée des papiers confiés à Léonard et qui rentre incognito de son côté, est arrêtée. On la somme de livrer les papiers ; elle les jette au loin. Fersen les rattrape sans (|u'on le voie. Confrontée avec ce dernier qu'elle aime toujours, elle a la générosité de no point le reconnaître, nuis la foule la massacre.

Ainsi se trouvent habilement mêlées à la iramo do la véritable histoire les plus terribles passions humaines : l'amour, la jalousie, la haine, et à 1 attrait d'une exacte reconstitution du passé s'ajoute un poignant intérêt dramatique.

Vari, nom d'une crotto située en Attique. sur lo mont Hymette, ot qui a été explorée systématiquement par l'école américaine d'Athènes.

On y a découvert des chambres de diverses dimensions; des escaliers taillés dans le rocher; des bas-reliefs découpés en plein roc ; des stèles sculptées, ofTertes en exvoto ; des vases, <les terres cuites, îles bronzes, des lampes, des monnaies ; do nombreuses inscriptions, gravées sur le roc ou sur des stèles, dont la plupart sont des dédicaces aux nymplies locales.

^VARIABILITÉ n. f. — Encycl. Biol. Indice et coefficient lie variabilité. Pour l'étude mathématique des courbes de variations (v. BioMÉrniQUE), on a trouvé que la meilleure des mesures do la variabilité est donnée parce qu'on a appelé indice de variabilité. Cet indice dépend d'une cerraine relation dont la plus employée est exprimée par la loniiule suivante

dans laquelle : h = le nombre total des déterminatioDS de grandeur (magnitude) du caractère considéré ; x = dévia-

tion de la médiane /abscisse du contre de gravité do la courbe) pour chaque classe : f = le nombre do déterminations dans chaque classe (fréquence).

Pearson et Warnen ont modifié la formule de l'indice do variabilité, et Brewster, avec Pearson. a proposé l'emploi d'un coefficient de variabilité qu'on obtient en divisant l'indico de variation par la médiane et muliiphant le quotient par 100. Le coefticient de variabilité a l'avantage d'êtro un nombre abstrait, tandis que les indices do variabilité sont des nombres concrets, exprimés par la mémo unité que les magnitudes des classes ' " Année biologique ■ , 1900). *VARIATION n. f. — Biol. Variations sportives, Modifications brusques de formes, dans des directions diverses et par changements discontinus, observées chez certaines espèces et en particulier chez les plantes {œnothera Lamarclciana j.

— Encvcl. Ces chan'jements brusques ont fait penser que la sélection naturelle ne devait avoir aucune inliuenco sur la formation des espèces nouvelles, mais, comme îo dit très bien Giard. l'apparition soudaine d'un caractère, (}ui n'était pas antérieurement visible, n'est que la mantlestation sunite d'un état qui a pu être lentement préparé chez les ancêtres de l'individu où il apparaît. Ces variations sportives sont d'ailleurs rares. V. mutation.

Varigny fC/(rtr/e.ç-Victor Crosnirr de), diplomate et écrivain français, né à Versailles en 1829, mort à Montmorency en 1899. Elève du lycée Bourbon, où il eut pour camarades About et Prévosi-Paradol , il entreprit , en 1S52, un long voj'age dans les deux Amériques, et devint (18^6) chancelier du consulat de France aux îles Hawaï, dont la gestion lui fut bientôt confiée. Il eut dans l'arcliipel un rôle des plus actifs comme conseiller et ministre du roi Kamahaméha V, qui lui confia le poste de ministre des finances, puis des affaires étrangères et de l'instruction publique (1863-1870). En 1868, il vint en Europe, négocia des traités de commerce au profit des îles Hawaï, et ne rentra en France qu'après la guerre de 1870. Il s'occupa alors de travaux littéraires, donna à la " Revue des Deux Mondes » des souvenirs de voyage : Quatorze ans aux iles Sandtvich (l87i): publia des romans: les Ruines d'Axmal (1891): Ella Wi'son (1878), etc.; des récits d'aventures : Voyage du matelot Jean-Paul en Australie 1 1890), puis fut attaché au « Temps « comme rédacteur scientifique et y fit paraître, sous lo titre de Vie d'outremer, un certain nombre d'articles très intéressants et documentés, plus tard réunis en volumes. Mentionnons : l'Océan Pacifique ; les Derniers Kauaques et les Iles océaniennes (1888); Esquisses historiqties sur les Etnts-Cnis (1888); les Grandes Fortunes aux Etats-Unis et en Angle' ^erre (1889), ainsi qu'une estimable Nouvelle géographie moderne des cinq parties du monde, en cinq volumes (1S90- 1892).

Varigny (Henry Crosnier de'î. publicîste scientifique français, né aux îles Hawaï en 1855, fils du précédent. Il fit en France ses études médicales, et prit ensuite, en 1886, le grade de docteur es sciences naturelles. Il s'occupa ensuite do travaux de vulgarisation scientifique, notamment de traductions d'ouvrages spéciaux : les Fonctions du cerveau et la Localisation des jnaladies cérébrales, do David Forrier; l'Evolution mentale chez les animaux, de Romanes; Vie et correspondance de Charles Dancin; Problèmes de morale et de sociologie, d'Herbert Spencer; l'Ame de l'enfant, de Preyer; l'Origine des Aryens, do Taylor. Il a donné une revision du Dictionnaire abrégé des sciences physiques et Jiaturelles, de Thévenln, et publia, dans le feuilleton scientifique du " Temps % d'intéressants articles.

VaRIOT 'Gaston), médecin français, né à Demigny Saône-et-Loire) en 1855. Après avoir passé par J'internat, il fut nommé médecin des hôpitaux en 1889 et fonda en 1892 le dispensaire de Belleville. II avait fait un long séjour au laboratoire d'anatomie microscopique de la Faculté, oîi il recueillit les éléments de son Traité d'histologie, en collaboration avec Klein, et rempli les fonctions de chef de clinique à l'hôpital des Enfants-Malades, puis traduit et annoté un grand ouvrage de pédiatrie de James Goodhait en 1893. Chargé par le gouvernement dal- 1er étudier les hôpitaux d'enfants en Angleterre et en Italie, il en a rapporté la conviction que l'on devait créer deux sortes d'hôpitaux, les uns spéciaux pour les maladies infectieuses et les autres consacrés aux malades ordinaires où la partie consultative et la délivrance de médicaments joueraient le principal rôle. Dans son livre Diphtérie et sérumthérapie (1895), il a appelé l'attention sur l'utilité de la connaissance de la topographie des exsudats pour la détermination du diagnostic et signalé l'envahissement des bords do l'épiglotte comme un signe de début du croup d'emblée. Il a en outre fait des études intéressantes sur l'action de la vapeur d'eau comme ailjuvant de la sérumthérapie dans les croups graves, et a publié, dans le Journal de clinique et thérapeutique infantile, dont il était directeur, de nombreuses observations de maladies infantiles et plusieurs ouvrages : le Médecin de l'enfance (1891) ; l'Allaitement artificiel, la Stérilisation du lait, l'Atrophie infantile (1896) et plusieurs mémoires sur la radiographie chez les enfants : Procédés de mensuration de l'aire du cœurpar la radioscopie. Il a inventé un traitement pour enlever les tatouages, jusqu'alors considérés comme indélébiles. Il a imaginé aussi un procédé pour faire des momies métalliques, dont des spécimens sont au musée d'anthropologie. En 1905, il a été l'organisateur du congrès des Gouttes de lait (v. goutte), dont il avait été l'initiateur à Belleville.

*VaRNA, ville maritime de la Bulgarie orientale, à l'emboucliure de la Prevadia, dans la mer Noire; 35.000 hab- Au mois d'août 1906 ont eu lieu dans cette ville de très }j:raves désordres et un commencement d'émeute antihellénique, i|ui a causé le pillage d'un certain nombre de maisons et de villas grecques, et la mort de plusieurs commerçants. Les troupes régulières, à défaut de la police bienveillante aux insurgés, durent proléger le consulat ei les principaux établissements grecs de la ville.

VaRNHAGEN fvicomte de Pobto-Siîoubo. Adolphe de\ diplomate et érudit brésilien, né à Sao Joao do Ypanema en 1816, mort en 1878 à Vienne, où il représentait son pays après l'avoir représenté au Paraguay, au Pérou, au Chili et dans l'Equateur. On lui doit d'impctrtanis travaux d'histoire ot d'histoire de la géographie, entre autres une Uistoria do Rrasil (1854-1857', dont les idées sur la découverte du Brésil furent contestées par lo savant français

d'Avczac. Parla, Varnlia^on se trouva amcm^- i reprendre certains points do son travail (Examen de f/uelqufn points de l'histoire yéotfrafihif^ue du /iréiiit[is:>ii]; Anifritjo l>«piicei [\8GT,]). Il a aussi donné un Florilegio de poeaia brasileira (I8'i)-I853).

VarounA, l'uno des plus eran<Ies divinités do llndo védique, le premier des Adityas, généralement comparé et même identitiû avec l'Ouranos des Grecs, malj^ré quel'iues notables difFérencos entre les mythes de ces deux uivinitôs. Les Indiens védiques paraissent avoir d'abord ^-onsi'iéré Varoiina comme un dieu du ciel rival do Dyos, et. plus tard, pour pallier cette sorte do dualité et expliquer son association presque constante avec Mitra, dieu du soleil ou du jour, son frôro. on ont fait le ciel nocturne, dont les espions, c'est-à-dire les astres, surveillent les actions dos hommes. C'est incontestablement uno des plus ^randcsriguresdupanthéon védique, le seul de ses dieux (|ui possède un caraclôro moral, encore que les péchés qu'il punit paraissent être plutôt les erreurs et les omissions niuellcs que les attentats contre la société et les mœurs. Plus tard, la littérature post-védique le relègue aux fonctions secondaires du « .\iaitrc des eaux «, et, à Tépoquc Fouràniquc, il n'est détinitivement plus que le dieu do Océan, assez semblable à Poséidon cl, comme celui-ri, créateur des chevaux. Chez les bouddhistes, Varouna n'est connu quo comme dieu do l'Océan et occupe uo rang très inférieur.

VarounÎ, déesse, épouso do Varouna, née lors du baratteraent do l'Océan ou mer de lait par les dieux et les démons réunis. Comme déesse des boissons fermentécs, elle reçoit les noms do Madàct de Sourà.

Varssenaere, comm. do Belgique (prov. do Flandre- Occidentale 'arrond. de Bruges]) ; 1.220 hab.

VASOLYMPHE [linf) n. m. Vaisseau qUi coDtionc la lyniplie, Syn. vAissK.\.u ly.\ipiiatique.

VaSOUS, groupe do huit dieux védiques, d'un ransr secondaire en tant que groupe, bien quo plusieurs d'entre eux (ij^urent parmi les Adiiyas. qui, dans le Rig-Véda, paraissent agir surtout comme satellites d'Indra. Les vasous sont : Apa « l'eau >. Dhrouva •> l'étoile polaire ., Soma (pcu^ét^e dvjù. comme dieu de la lune), Dhara, personnilication do la torre, Anila t le vent ", Anala « le feu u, Prabfiasa .. l'auroro » , Prat)/ous/ia « la lumière •. Vasqufz Y GOMEZ (Mariano), compositeur et chef d'orclieslro esi.::;'nol, né ù (ironade eo 1831, mort à Madrid en 189-i. Elévo do Haltasar Miro, à Grenade, il alla se fixer en I85G ù Madrid, où il commença à se faire connaître comme compositeur et oii il se fit plus tard uno situation brillante, car il devint successivement professeur au conservatoire, chef d'orchestre au théâtre Royal, directeur do la société des concerts et membre do la section de musique de l'Académie de San Fernando. Vasqucz a fait roprésonior un assez grand nombre do zarzuelas, parmi lesquelles on peut surtout citer : los Mosqueteros de la lieina, et Ccrvecero de Preston, el Hijo de Don Juan, la Franqueza, Matar o morir. Par un ingfès, los Comicos de la legun, etc. Maître do musique do l'infauto Isabelle, Vasquez so fit connaître aussi comme compositeur religieux, entre autres par uno messe de Hequiem, qui est exécutée tous les ans à Grenade, dans une cérémonie à la mémoire dos rois catholiques.

"Vassale (la), comédie on quatre actes, do Jules Case (Comédie-Française, 17 juill. 1897). — L'ingénieur Henri Deschamps, riche, a épousé par amour Louise, jeune fille pauvre, mais très instruite, munie de plusieurs diplômes, ayant même commencé ses études do médecine. lisent une petite fille. Cependant, leur ménage, peu à peu, s'est désuni. Henri reproche ù sa femme de ne pas assez s'occuper do sa maison. — à tel point qu'il fait venir sa mère pour la charger de co soin, — de so laisser trop courtiser par les uns et par les autres ; enfin, et surtout, de rester iroido sous ses caresses à lui, ou mémo de les repousser. Louise résume d'abord d'un mot ses griefs : « Toutes mes places sont prises. » Puis, les détaillant, elle explique que Doschamps est avec elle autoritaire, brutal, en un mot agit on maître, n'entend trouver en elle qu'une vassale, afors qu'elle est son égalo, ayant des droits identiques aux siens. Devant l'impossibilité de s'entendre, Louise demaude loyalement à l'ingénieur do lui rendre sa liberté. Il refuse. Apres quoi, elle apprend qu'il la trompe, qu'il a une maîtresse. Alors, sans amour, sans passion, uniquement au nom de celto égalité (j^u'clle revendique bien haut, elle se donno uno fois à un jeune fat. Larcena. qui la poursuivait depuis longtemps de ses assiduités, et elle revient annoncer froidement la chose à son mari. Ceito fois, forco est bien à l'ingénieur de la laisser partir.

A la vérité, l'auteur n'a su rendre vraiment sv --. thiques ni Henri ni Louise ; il les fait maladroits comme :i plaisir. Par surcroit, nul de ceux qui entreprennent de ramener la paix dans le ménage — ni l'ami Chabonnas, ni M°" Deschamps la mère, dont l'unique conseil à la jeune femme est celui-ci : ■< Sacrifiez-vous! • — no dit co qu'il faudrait dire, et dit au contraire tout ce qu'il faut pour envenimer la querelle. Mais la pièce de Jules Case dénote do la noblesse de ponsée, un réel souci d'art; elle est écrite en un style sobre el élevé.

Vathen, bourg do l'empire d'Allemagne (roy. de Prusse [prcsid. do .Magdebourg, cercle de Stcndalj\ sur le Tanger; 3.417 habit.

Vaucaire (Maurice), littérateur français, né à Versadlcs en 1SG5. Après un volume de poésies intitulé P^/i7* Chagrins {ViQi), auquel il donna pour pendant, en 1905. le Pâmer d'argenterie, il publia quelques romans : Demigrand monde {[Q02) ; le Danqer d'être ainiéUM^) ; le Manque de sable (1905); Maisons de potiprex ; Chipette ou la Dam" frivole (1906). Il était déjà connu au théâtre, où il faisait représenter, dés 1893 : Valet de cœur, pièce en 3 actes, suivie de : un Beau Soir, \ acte ; les Girowtles. 2 actes ■ ia Deprise, 2 actes; Petit Chagrin, 3 actes Gvmnase, 1902); le Carrosse du Saint-Sàcrement (1 acte en vers. Odéon). Il a écrit un certain nombre de livrets d'opéras «t doperas-comiques, comme la Jeunesse de Figaro, puis Manon Lescaut, en collaboration avec Victorien Sardou^ musique do Léoncavallo; ffans le joueur de flt'tte, musique de Louis Ganne, etc. Il est aussi l auteur do beaucoup de chansons, dont plusieurs, comme le Petit Pavé, sont devenues populaires.

Vaucher (Pierre), historien suisse, né et mort ù Genève (1833-1898). D se fît recevoir licencié on théologie.

mpa-

puis entra dans rensei<.'n''ment et professa l'histoire à Gonèvo de 1H59 à IH'J7. On lui doit de nonibnux travaux historiques, dans l'un desquels il »i'est attaché â démontrer que Guillaume Tell est un personnage purement légendaire. Nous citerons do lui : Fsqunses d'histoire suisse il882i; tes Traditions nationales ae la Suisse, études anciennes et nouvelles {MHTtj ; Professeurs, historien» et magistrats suisses llUd); Mélanges d'histoire nationale {liHO;; Luttes du Genève contre la Savoie (1890; ; olc.

Vaucottes, hameau du département do la Seînc- Inférieuro, arrond. et à il Itilom. du Havre, dans la commune do Vatietot-sur-Mer; 250 hab. Petite plage do sable lin et do galets, assez fréquentée pendant la saison d'été.

VAUDEVILLESQUE (pôde-vi-lèssk') adj. Qui convient à un vaiidevillo : L'u problême plus VAUDEViLLESyCB que juridique.

Vauville, comm. de la Manche, arrond. et â SO kilom. de Clierl>ourg, à quelque distance do la Manche; 170 hab. Bains do mer.

Vaux, comm. du département do la Charente-Inférieure, arrond. et à 25 kilom. do Marcnnes, sur l'océan Atlantique ; 587 hab. Bains do mer.

Vauxcelles (Louis MAYRR,dit),pablicisto et critique d'art français, né à Paris en 1870. Aprâs avoir collaboré à diverses revues, notamment à » l'Art et la Vie •, donné des articles de polémique et do critique littéraire aux « Droits de l'homme » etau « Siècle ' do m^ à 1900, dirigé la revue des arts et du livre «Iris-, il publia au • Figaro » une série d'études remarquée sur les Conquêtes de la science, et au 4 Matin » une Enquête sur l'art social. Rédacteur au " Gil Blas », dont il est lun des principaux collaljoratcurs depuis 1903, il y fit paraître avec I*otier uno suite d'articles sur la Presse d'aujourd'hui, puis succéda à Armand Dayot comme critique d'art. Membre du comité du Salon d'automne, secrétaire du jury des beaux-arts do l'Exposition de Liège en 1901, il a mené de vigoureuses campagnes contre l'enseignement officiel do l'Ecole des beaux-arls et de l'Institut, et défendu l'art d'avant-garde du Salon d'automne et de la Société des indépendants : ses comptes rendus des Salons au <> Gil Blas » sont particulièrement appréciés. Il a publié dans la • Renaissance latine « un roman attrayant, les Cahiers de Marianne.

Vavrinecz (Maurice), compositeur hongrois, né à Czoglod en 1858. Èlèvo du conservatoire de Budapest, il reçut aussi des leçons do Robert Volkmann, et devint maître de chapelle de l'église Saint-Mathieu. On connaît de cet artiste fort estimable cinq messes, un Dequiem, un Stabat mater, un oratorio intitulé Christus, une symphonie et un Dithyrambe pour orchestre, une grande cantate, l'ouverture de la Fiancée d'Abydos, etc. Vavrinecz s'est aussi occupé de critique musicale.

VÂYOU, dieu védique du vent, personnage analogue à l'Eole des Grecs, né du soufile de Pouroucha sacrifié par les dieux. Il est souvent nommé concurremment avec d'autres dieux, surtout Agni et Soûrya, avec lesquels il forme la triade ou triuité : Agni, Vâyou, Soûrya, représentant les trois mondes, terre, atmosphère et ciel. Vâyou porte souvent aussi les noms do Maroutct de Pavana. Il n"a qu'une place secondaire dans lo panthéon du bouddhisme.

*Veber (Pierrel, littérateur et auteur dramatique français, né à Paris en 1869. Il a fait représenter toute I. Nouveautés, 1902): Frire Jacques (Vaudeville, 1903 1 ; {'Amourette (Palais-Royal. 1905 , et. en collaboration avec Ilennequin, Llorette et Patopon (1906), el Vous n'avez rien a déclarer ? (1906) aux Nouveautés. Il a donné encore des pièces en un acte : Gonzague (aux Deux- Masques), et au Palais-Royal : Chambre à part el l'Extra (I906j.

VECTIEN, ENNE {vèk-si-in, en) adj. Se dit d'un étage géologique établi par Jukes-Browne, pour désigner les lormations contemjjoraines du lower green sand anglais. {Il correspond à la plus grande partie de l'aptien avec la baso de l'albien.)

— n. m. : Le vectifn.

VéDEL (Pierre de Lamothr), officier français, né en .\genais au commencement du xvii* siècle, mort au siège de Villeneuve-sur-Lol en 1652. Il commandait le régiment de Champagne en qualité de lieutenant-colonel, et faisait partie de la petite armée royale, placée sous les ordres de Saint-Luc, quand cette armée fut repoussée, par le prince de Condé, d AstatTori sur Lectoure, le 21 février 1652. Il protégea la retraite et l'armée put s'enfermer dans Miradoux. Condé l'y assiégea pendant douze jours. Mais alors il fit savoir que si la place ne se rendait pas à discrétion, toutes les troupes seraient passées au fil do l'épée et leur chef pendu. Pour toute réponse, un officier se dressa audessus des murailles et s'écria: «Je m'en ...moque ije suis durégiment de Champagne ; • et en même temps il ordonnait une décharge de mousqucterie. C'était le lieutenantcolonel de Lamothe-Védel. La défense continua vigoureusement et permit aux renforts d'arriver : Condé dut lever lo siège. De Lamothe-Védel devint bientôt après maréchal de camp, et il fut tué, la même année, devant Villeneuvesur-Lot que l'armée royale assiégeait. Le régiment de Champagne avait été formé des troupes do Bavard. Le mot do son lieutenant-colonel fit fortune et devint'la devisodu régiment. Il était proverbial dans l'armée, pour signifier devant une menace ou un péril : • Je m'en ...moque. ■ Il fut re«lit près d'un siècle plus tard à Versailles, dans une fête, par le colonel du mémo régiment, le marquis de Salles, qui était justement le petit-neveu de Lamothe-Védel. V. Ch.\mi>.u.ne, locut. prov.; tome IL

VeERLE, comm. de Belgique (prov. d'.Vnvers [arrond. de Turnhout]) ; 1.750 hab.

"Véga, bâtiment suédois qui. de IS7S à 1S79. sous la conduite du lieutenant Palander et la direction scientifique d'A. E. NordenskjiSld. exécuta le périple complet de l'Eurasie en longeant les côtes septentrionales du continent, de la Norvège au détroit do Bering, et en découvrant le passage Nord-Est.

VÉGÉTALINE n. f. Nom donné à une graisse végétale. extraite de la noix de coco.

— Enctcl. La végétaline est un corps ^ras onctueux et de saveur agréable quand il est convenablement épuré. Ce produit alimentaire se conserve mieux que le benrre. et il peut être employé dans la cuisine et la pâtisserie sans inconvénient: toutefois, il est surtout en usage dans

VAROLNA — VÉLOCIPÈDE

les pays chauds, où l'on rencoolrc assez do difficulté & se procurer le beurre ordinaire.

Vehementer nos. Promiers mots do l'encyclique sur la loi do séparation des Eglises el do 1 Ktai publiée par Pie X et qui servent, selun lusago, a drsigncr co d->cumont. L'uncycliauo est adressée au clerçé el au peuple français, et ello porte la date du 11 février l»Off.' I3n voi'^i !'ana!vse :

Page 1