VOGEL
Après les visites, les agents de la r<^cio doivent remettre en état les locaux visités. L'ofiicior uo police judiciaire coDSigDc les proiestations ijui ont pu se produire dans un acte motivé dont coi)ie e^i remise ù. riutércssé. [L. G août 1905, art. 16.)
La plupart des visites domiciliaires sont elTectuées à la suite do dénouciations. Les indicateurs touchent, sur lo produit total dos amendes et conliscaiions recouvrées, uue part dont la ijuotité varie suivant lulilîté des renseignciucuts qu'ils ont fournis et (|ui ne peut en aucun cas excéder le tiers. (Décr. du 22 avr. 1898, art. 7.) Ils no peuvent prétendre à une rémunération quelconque, s'il n'est justilié par écrit que les indications qu'ils ont données l'ont été avant le procés-vcrijal. Les peines de l'article 373 du code pénal ^un mois à un an d'emprisonnement; 100 fr. à 3.000 fr. d amende) sont applicables aux indicateurs convaincus d'avoir, verlialeniout ou par écrit, dénoncé à tort et do mauvaise foi de préleuduos contraventions aux lois fiscales. (L. 6 août I9i»5, art. 18 et 19.)
Visser (J. Theodorus de), [jasteur protestant et homme politique, ué à Amsterdam eu 1857. Docteur en théologie à Utrecht en 1880, pasteur à Kotterdam en 1888 et ù Amsterdam en 189:.', il fonda le parti des chrétiens-historiques qui prétendait so tenir ù égale distance des libéraux et des antirévolutionnaircs, fut élu en 1897 membre do la seconde C'iiambre, commença durant cette législature à se rapprocher du parti Kuyper, fut réélu en 1901 et se montra l'un des plus formes soutiens du cabinet Kuyper; mais, en 1905, enveloppé dans l'échec du niinistéro, il no put so faire renommer ni à La Haye, ni à Amsterdam, ni â Rotterdam. Sa campagne n'a pas été étrangère à la résolution du synode do 1005 de rendre incompatibles les fonctions de pasteur et le mandat de député-
ViSTRITZA ou ViSTRITSA, flcuve côtier de la péninsule des Balkans, dans la Turi|uio d'Europe, province de Macédoine. Kllc descend do la Neretchka Planina, coule d'abord vers le S.-E. en une vallée profondément encaissée, reçoit, dans cotte première partie de son cours, la Bielitza, la Pramoritza, le V'eneticos, etc., puis, déviée brusquement vers lo N.-E., vient déboucher dans la Kampania macédonienne, et se jette dans la baie de Saloniquc, par une embouchure très élargie. Cours : 250 kilom.
VISUEL {zu-èC) n. m. Tir. Nom. dans les stands, du centre noir ou blanc d'un carton-cible.
VISUELLEMENT {zu-c-te-man) adv. D'une manière visuelle.
VITELLAIRE {tèl'-lèr') n. m. Genre de sapotacées-palaquiécs, de la sous-tribu des sidéroxylées.
— Encycl. Les vittllaires sont des plantes voisines des tucumes, caractérisées surtout par leurs graines pourvues d'un albumen. Ce sont des arbres à feuilles alternes, coriaces, velues et à fleurs axillaires; ces fleurs ont de 4 à 12 sépales imbriqués, et une corolle formée lie 5 à 6 pétales soudés vers leur base en un tube cylindrique. Les principales espèces sont : la. grande sapote (vitcllaria mammosa). avec 9 à 12 sépales; la vitelhiire muUiflore, avec 4 sépales ; la vitellaire Jiivicoa (jaune d'œuf] ; la vitellaire élevée, la iileltaire à feuilles de saule, avec 5 ou 6 sépales. Toutes ces espèces ont des fruits comestibles. On les rencontre dans le bassin du Niger.
VlTELLESCHl ( Francesco, marcbese Nobili-), homme politique et sociologue italien, né et mort à Rome (1825-1906J. Sénateur du royaume en 1871, le marquis N. Vitelleschi fut questeur d"e cette assemblée do 1878 à 1882. Il s'est surtout fait connaître par une collaboration très rcmarcjuée à la «■ Nuova Antologia » et par son dévouement à la plupart des œuvres de science, de sociologie et de cliarité do l'Italie unifiée.
VlTELLI (Girolamo), philologue italien, né à S. Grèce dcl Sannio (Bénévent) en l>si9. Il lit ses études à Pise, et, après son doctorat (1î*71), alla à Leij)zig suivre les cours de Ritschl et de Georg Curtius. Il enseigna aux lycées de Catane et do Naples (1.S73-1S7-1) et fut nommé, vers la tin de l'ïTi, « assistant » ii l'Institut dits hautes études de Ploreuce. Il y devint, en 187S, professeur extraordinaire do langues anciennes et do paléographie grecque. Titularisé en 1882, il obtint en 1S71 la ciiaire de littérature grecque. Ses princijiales publications sont: Collection (lurentine de fac-similés paléoi/i'apliii/ues f/recs et latins (1SS2 el suiv. en collaboration avec Cesarc ï*aoli) ; des éditions du Commentaire de Jean Philofton sur la Physique d'Aristote 11890) ; des Œuvres latines deGiordano Bruno (1891); etc.
VITRIOLITE n. f. Sulfate naturel cuprifère do fer.
ViTTORIA 'Tliomas-Luis dk Victoria, dit), compositeur es]fagnol, et l'un des représentants les plus illustres de l'école de Palcstrina, né à Avila en 1510, mon sans doute à Madrid, en lû08. 11 se rendit fort jeune ù. Rome, V devint élève do deux de ses compatriotes, Kscobodo et Morales, et se lia d'amitié avec Palestrina. dont il étudia les œuvres avec le plus grand soin. Il devint en 1573 maître de chapollo du Collège germanique à Rome, et deux ans après il accepta les mêmes fonctions ù l'église Saint- ApoJlinairc. Do retour plus tard en Espagne, il eut, ù Jladrid, lo litre de chapelain du roi.
Vittoria est justement considéré comme l'un des plus grand musiciens espagnols, et ses œuvres, où respire le génie, sont aussi riches d'inspiration «pie remaniuables par leur nombre. Il a écrit, ù 1, 5, G. 8, lû et 12 voix, des messes, des Matjnificat, des hymnes, des motets, dos cantiques, des chansons sacrées," des oflices des morts, des psaumes, etc. U est. dit-on, le premier qui ait mis en musique les hymnes de toute l'année.
ViVANTI (Annie), poétesse italienne, née à Londres en 1808 d'un nùro italien el d'une mère allemande. Son unique recueil : Lirichc (1890), présenté au public par Carducci,
Vitellaire : a, fleur; b, graine.
obtint un succès où il y avait peut-être un peu d'engouement; elle y chante ses amours avoc une grande liberté et y décrit avec une émouvante sympathie les misères des déshérités du monde. Il y a dans ces vers de la spontanéité et de la couleur, mais les procédés do l'école « vé-* rislo U y sont employés sans discrétion, et la forme en est souvent négligée.
Vive-saint- ÉLOI, comm. do Belgique (prov. de Flandre-Occidentale [arrond. do Courtraij), sur la Lys, affluent de IKscaut; 1.4S0 hab. Huilerie.
Vives y Tuto (Galazans), capucin et cardinal espagnol, né ù LIevaneras {diocèse de Barcelone) eu I85i. Il entra chez les capucins en 1872. La révolution l'ayant obligé à quitter le pays, il passa plusieurs années à Toulouse, et devint gardien du couvent de Perpignan. De retour en Espagne, il fut nommé détiuiteur pour sa province. En 1885, s'éiant rendu à Rome pour traiter do l'union des membres do sou ordre, il fut nommé visiteur d'Espagne et iléliniteur général, puis conseiller do plusieurs congrégations. En 1899, on l'envoya en mission dans le Tessin. La mémo année, il fut créé cardinal.
*VlVIANI (yîe«é- Raphaël), '
homme politique français, ué Viviaui.
à Sidi-bel-Abbès en 1863. —
11 continua, après son échec électoral de 1902, à faire campagne dans la presse et dans les conlcreuces pour les doctrines collectivistes et, en 1904, il quittait la « Petite République a pour entrer aaus la rédaction do 1' « Humanité », que Jaurès venait de fonder. En mars 1905, au congrès du parti socialiste français à Rouen, Viviani prit une part prépondérante aux débats, et il contribua grandement â la constitution du parti socialiste unifié. Aux élections de 1906, il était élu député de la l""" circonscription du V* arrondissement de Paris. En octobre de la même année, il fut appelé par Clemenceau au ministère du Travail, nouvellement créé. Viviani a publié : l'Action du parti socialiste au Parlement et dans le pays (1902). en collaboration avec Jaurès, Briand et E. MiUeraud ; Histoire de la Restauration (1906).
Vivien (,Renéo'>, poétesse française, née à '^^ Londres en 1877. Elle débuta par deux volumes de vers : Etudes et préludes (1901); Cendres et poussière (1902). Elle publia ensuite ; Brumes de fjords (1902), poèmes en prose, où elle reproduit les légendes du Nord et peint l'âme Scandinave; Evocations (1903), poésies; Saplio (1903), traduction nouvelle avec le texte grec ; les Kiiharèdes (1904), où elle traduit, en les accompagnant d'études passionnées , les fragments do quatorze poétesses grecques. Citons encore ; Du vert au violet (1903), poèmes en prose, inspirés de légendes do tout pays; la Vénus des aveugles (1904); Une femme m'apparut (1904); la Dame à la louve (1904), recueil de nouvelles, et un recueil de vers (1906), intitulé : A l heure des mains jointes.
Vivier (Eugènei. corniste et humoriste français, né à Bnoude (Haule-Loiie) en 1817, mort à Nice en 1900. Fils d'un receveur des contributions indirectes, il commença ses études à Clermont-Ferraud et les termina à Poitiers, où il fut reçu licencié en droit. A ce moment, le hasard lui ayant mis entre les mains un cor d'harmonie, il se prit d'enthousiasme pour cet instrument, l'étudia avec passion et en obtint des effets jusi|ue-là inconnus. En 1843, il fut nommé commis des contributions indirectes à Paris. Dès 1844, il donnait sa démission, et commençait une longue série de tournées à l'étranger, où il recueillit, avec beaucoup d'argent, d'entliousiastes ovations. Sous l'empire, l'amitié do Rouhcr, et plus tard celle de Napoléon III luimême, qu'il imitait à la perfection et qui goûtait fort ses plaisanteries, lui valurent dans lo monde une situation tort enviable. Les farces de Vivier sont évidemment ce qui a lo plus contribué à faire connaître son nom. Mais en cet homme singulier, qu'Alphonse Karr appelait « un drôle de cor », il n'y avait pas seulement uu joyeux compère, il y avait aussi un musicien hors ligue, et un humoriste doue d'un talent d'observation très original. Vivier a publié notamment : Petites comédies de la vie (1889); Petite déhanche de réflexions (1891); Petits nionologues en chambre; Un peu de ce qui se dit tous les jours {IS92]; Queltjucs heureuses étapes pendant le cours de l'existence d'un musicien; un Dernier Stock de phrases en circulation (1893); Petite bataille de phrases; (Jt^^t^c petites Histoires; Traduction libre de qnehjues gestes et de fjud<]ucs monologues de la pensée (1894); le Flageolet, saynète; Quelques supercheries du langage (1895) ; Protecteur et protégé (1890); Nouveau recueil de petites comédies de la vie (1897); De la Madeleine à la Bastille, et de là chez Tom Pouce; Petit catéchisme théAtral {IS9S); liéminiscenccs ; Petite récolte (1899). Ce ne sont guère Jù que des plaquettes; mais elles sont riches de verve, de philosophie pratique, et dénotent chez l'auteur autaut de boulé naturelle que d'esprit.
Vivier-sur-mer i L?-; i, comm. d'Ille-el-Vilaine, arrond. et à 21 kiloTii. de Saint-Malo. à l'embouchure quelque peu envasée du Guioult ; 818 hab. Pèche active. Bains de mer.
ViZENTINl (Albert), musicien français, né et mort à
Paris (1841-1906). 11 commença tout enfant l'étude do la musique, et termina son éducation au Conservatoire de Bruxelles, où il fut élève de Léonard et de Fétis et obtint les premiers prix de violon et d'harmonie. De retour à Pans, il lit partie de l'orchestre de Pasdeloup, fut violon solo à l'ancien Théûtrc-Ly ri que, puis devint cher d'orchestre ù la Porte-Saint-Martin, où il écrivit la musique do quelques drames. Il donnait en même temps une opérette, ï'ri- (/ane, aux Kolies-Marigny, une autre, /c Moulin ténébreux, aux BoulTos-Parisicus, collaborait à divers journaux, et
publiait, avec un recueil de mélodies, un petit volume intitulé : Derrière la toile ^1806). Cependant, il so rendait à Londres comme chef d orchestre du théâtre Saint-James. puis du Lyceum, après ouoi il revenait en la même qualité au théâtre de la Gaîié, dirigé alors par Offenbach. il succédait bientôt à celui-ci comme directeur de ce théâtre, qu'il transformait en théâtre lyrique, où il jouait, entre autres ouvrages: Dtmilri, do Joncières; le Bravo, do Salvayre, et Paul et Virginie, de Victor Massé. Le succès n'ayant pas répondu à ses efforts, il fonda ':« beaux festivals de l'Hippodrome, puis accepta un engagement pour .Saint-Pétersbourg, où il resta dix ans comme administraleur des théâtres impériaux, ce qui ne l'empêchait pas de diriger l'été les concerts du Vauxhall do Pavlosk et de faire représenter un balk-t intitulé Ordre du roi. De retour en France en 1R90, il devint successivement directeur des Foiies-Dramatiques, administrateur des Variétés et régisseur do la scène au Gymnase. Il prit ensuite la direction du Grand-Théâtre de Lyon, qu'il conserva deux années et enfin retourna â Paris pour remplir à l'Opéra-Comiquolcs fonctions de directeur de la scène.
^Vladivostok, ville maritime de la Sibérie orientale, sur la mer du Japon. — Vladivostok, après avoir été jusqu'en ]s95 lo principal arsenal des Russes en extrême Orient, avait dû céder ce rùlo à Port-Arthur, mieux protégé par sa latitude contre les glaces de l'hi- \er. Mais ses lortifications n'en avaient pas moins été augmentées, et, lorsque survint la guerre russo-japonaise, le port, parfaitement protégé, était à l'abri de toute surprise. Il servit, après lo blocus de port-Arthur, lie refuge à l'escadre de croiseurs rapides de l'amiral J(.'ssen, dont Skrydloff prit ensuite la direction, lorsqu'il rL'Conout l'impossibilité d'atteindre Port-Arthur. Après le premier et malheureux combat de Tsou-Sima, elle rentra dans ce port, réduite et désemparée, et n'en sortit plus. Ai)rès la défaite de Rojestvcnsky, les Japonais se con-
\^^^o^çslovka
Péninsule Scott,-
, ^sphore oriental > \;iDéiroit JfameJia) ^
CPolo
l.Reinekç^
l-Scott
Wl.Ricorda
Vladivostok.
tentèrent de l'y tenir bloquée, sans essayer sérieusement de s'emparer de la ville.
Vleughels ou "Wleughels (Nicolas), peintre français, né à Paris en ItiOS, mort â Rome en 1737. Il était lils et élève d'un peintre anversois, Philippe "Wleughels, domicilié à Paris, où il mourut eu 1694. Nicolas reçut, après les leçons de son père, celles de Mignard. En IC94, il obtint le second prix de Rome. En 1716, il fut membre de l'Académie et, en 1724, directeur do l'Ecole de France à Rome. Entre temps, il avait séjourné â Venise et à Rome ; il n'était pas resté moins de douze ans daus cetto dernière ville. C'est un artiste habile, mais dépourvu d'originalité. Œuvres : Xulcain et Vénus (musée de Toulouse); le Lever et la Toilette {musée de Valeucieunes) ; Apelle et Campaspe (château de Compiègue); etc.
Vlœrmael, comm. de Belgique (prov. do Limbourg [arrond. de Tougres]) ; 1.270 hab.
Vlytingen, comm. de Belpque (prov. de Limbourg ^arrond. de Tongresji; 1.240 hiil). En 1747, victoire des Français, commandés jtar le maréchal de Saxe, sur les Anglais du duc do Cumberland.
* VOCALISER V. a. — Changer en voyelle : Vocaliser
une consonne,
VtEGElJN (Salomou), homme politiouo et historien suisse, né et mort à Zurich (1837-1888). Il étudia la théologie et l'histoire de l'art à Zurich, Bâte, Heidelberg et Berlin, puis devint curé à Uster dans le canton de Zurich. Ses idées libérales en matière de religion ne tardèrci pas ù lo signaler à l'attention, mais lui valurent aussi ■ nombreux ennemis. Le mouvement démocratique de 1S("' le porta au premier rang dans le canton de Zurich, et il fut un des rédacteurs de la constitution de 1868. Conseiller de canton et membre du conseil de l'éducation, il entra en 1875 au conseil national. Depuis I870. il exerçait les fonctions de professeur d'histoire de l'art et de la civilisation à l'école supérieure de Zurich, et il publia de nombreux travaux de vulgarisation ou do recherche, qui lui valurent le titre de docteur honoraire de l'université de Bâie. Nous citerons, parmi ses ouvrages : la Vie de Jésus et l'Origine de l'Eglise chrétienne (1867) ; la Madone de Lorclte, recherche sur l'histoire de l'art (1870); le Vieux Zurich (1879-1880); Monuments de l'histoire universelle (1870-1878) ; l'Histoire delà sculpture à Zurich au x\i* siècle (1879-1882); etc.
Vœslau, bourg d'Austro-Hongrie (prov. de Basse-.\u triche [cercle du SVienerwald. distr. do Weiskcrsdorf près d'un petit sous-afHuent du Danube ; 800 hab. Source^ minérales sulfatées soditiues, utilisées pour le traitement du rhumatisme chronique.
VoGEL (sir Julius\ homme d'Eiat australien, né à Londres en 1835. mort en ISi-i». Elève de la « London University School " et de la « Royal School of Mines • . il s'établit en 1861 en Nouvelle-Zélande. Très remuant, il devint membre du gouvernement provincial dOiago. puis membre du ministère colonial. Plusieurs fois ministre ou chef du gouvorucmeut, il devint en 1876 plénipotcatiairo du gouvoroe-
nicul néo-zélanilais à Londres. Eo 1S8I, il rctonrna en Nouvcllo-Zélanilo et fui do nouveau ministre do 1894 A 1807. Vogel est le promoteur do la politi.juo suivie depuis une trenlaino d'années par la Nouvollo-Zélando, ot qui consiste i diivelopper largomoni les grandes entreprises l.ul>lic|ues (chemins do fer, roules, ports, etc.), avec les capitaux prêtil-s par la mt-iropole. C est lui aussi qui onlre|iril la formation dune Polynésie anglaise, projet nu il no put d'ailleurs p.i8 réaliser. l'Ius tard, il se mit ù la télo d une entreprise (inancièro pour la construction do chemins de fer dans l'.Vustralio occidentale. II a publié : Officiai Ilaitdtiuak of .\ew Zetiland (1875).
VOGEL (.\uguste), pédagogue allemand, né à Groifswald cil 1812. Il étudia la théologie et la philologie 4 (ireilswald ot & Tubinguo. fut professeur dans diverses villes, puis recteur du lycée do Potsdam. Il a publié : II:'pcrloire pliilosopM,/ue (1873); Histoire lie la pMagogie en tant que science (1871) ; Encyclopédie tijst.'matique de la pédayoqie (1881J ; lleprisentation systémalir/ue de la pMayor/ie de l'eslaloz:i {ISiC) ; Herbarl ou Peslalozzi (1887); l'robli-mes de la vie et rébus du monde (1881) ; les Principes philosopliiques des systèmes péda(joijiq\0s scientifiques (1S89) ; liccueil de poésies des anciens classiques (1890) • les Questinns les plut éleeéei éclairées par les plus qrands penseurs (1896).
VOGEI,(Hermann), peintre et dessinateur allemand, né à Plauen (Vo^nlandj en 1855. Elève de son père, Frédéric Vogel et do lacadémio de Dresde. Ses illustrations de livres, tables, contes pour la jeunesse ont été très vite appréciées. Il s'est surtout manifesté dans le journal hunionstiquo .. Fliegende Blaetter . (/ej Feuilles volantes).
VoGL (Henri), chanteur dramatique allemand, no et mort â Munich (18451900). Fils d'un instituteur, il devint lui-même maître d'écolo à Ebersborg, do 1802 à 1805. .Mais il avait fait do sériou.ses éludes musicales, et, comme il était doué d'une superbe voi.v de ténor, il se présenta un jour à l'intendant dos théùtros de Munich, qui l'engagea aussitôt pour l'Opéra do la cour. Il prit alors durant plusieurs mois des leçons de Franz Lachner et du régisseur et débuta avec un succès éclatant, le 5 novembre 18S5, dans lo rôle do Ma.\ du Freischùlz. Jusqu'à sa mort, Von-1 ne cessa d'appartenir A ce théâtre ; son répertoire fut très étendu, mais il brilla surtout dans les ouvrages do Richard Wagner, et particulièrement dans lo rôle do Tristan, dont il s empan après la mon do Schnorr de Carolsfeld. \ ogi était aussi très remarquable comme chanteur d'oratorio, et iJ produisait, entre autres, une impression profonde dans 1 Evangéliste de la Passion selon saint Matlhieu d« Jean-Sébastien Bach, où faisaient merveille l'étendue de sa voi.x superbe, sa déclamation puissante et son accent dramatique plein de vérité.
VOOL (Thérèse Thama, épouse), canlatrico dramatique allemande, femme du précédent, néo à Tutzwing (Bavière) en 1845. Elève du Conservatoire de Munich, elle fut engagée d'abord à Carlsrulie, en 1864, et dès l'année suivante a 1 Opéra de Munich, qu'elle ne quitta plus jusqu'à sa retraite. Er. 1868, elle épousa Vogl, et devint comme lui, par la beauté solide de sa voix et par son rare sentiment dramatique, l'une des meilleures interprètes dos œuvres de Wagner.
♦■VOGOÉ (Eugène- Melchior, vicomte dk), littérateur français, né à Nice en 1818. — Depuis son Maître de la mer (1903), il a publié un intéressant volume do souvenirs, ou la noblesse et l'éclat du style s'accordent avec la hauteur des vues et la force des jugements : Sous l'horizon ; Hommes et choses d'hier (1904).
VoiGT(Moritz),jurisconsulto allemand, né à Leipzig en 1826. Il fit ses études de 1815 à l,sl9, et passa son doctorat (18521 dans sa ville natale, où il se ht habiliter pour le droit (1853), et où il devint professeur extraordinaire (1862) et professeur ordinaire (1870). Il s'est spécialisé dans l'étude du droit romain. Ses principales publications sont : Sur les « condictiones ob causam • (1862); Théorie du 'jus nalurale, lequmn et bonum . ot du •j'ui gentium . chez les Romains (4 vol., 1856-1875) ; les XII Tables ; 1883) ; Histoire du droit romain (1892-1902) ; les Antiquités privées des Romains (dans le Handbuch d'I. v. Mûflcr, 1393) ; etc. Il est membre, depuis 1871, de la Société des sciences do Saxe.
VOIGTEL (Charles-Edouard-Ricbard), architecte allemand, né à Magdebourg en 1829. mort à Cologne en 1902. Il s'était formé dans son art à Magdebourg et à Berlin. S'étant lie avec Zwirner. l'architecie de la cathédrale do Cologne, il reçut en 1855 le titre d'architecte adjoint du monument et prit la direction des travaux en 1862. C'est à l'Schèvement de l'important édifice que Voigtel doit sa réputation. Il avait été créé conseiUer d'Etat en 1873.
*VOILE n. m. — Bot. Nom donné au tissu spécial différencié à la périphérie des racines aériennes d'un grand nombre do plantes cpiphytes. u .Membrane qui entoure les fructitications de certains genres d'agarics.
— E.vcTcL. Les racines "aériennes^les orchidées et des azoïdées épiphyies n'ont pas d'assise pilifère. Celle-ci est remplacée par une sorte de membrane argentée ou l'Oi/e, qui recouvre I écorco pourvue de chlorophylle. Le voilo est presque toujours formé par plusieurs as"sises de cellules remplies d'air, et les membranes cellulaires, contigués, sans méats, sont subérisées et diversement épaissies suivant les espèces. Lo rôle physiologique du voilo semble être d'absorber l'humidité atmosphérique.
Chez les champignons, il peut exister un voile universel ou volve (oronges), qui enveloppe le champignon entier, ou tin voile partiel, qui recouvre seulement le chapeau en 1 unissant au pied, et qui, en se brisant, constitue 1 an;iMM, comme dans le champignon de couche.
VoiLLEMOT (AnJré-Charles), peintre français, né et mort à Pans 1 1823-1893). Elève de Drolling, il envoya au Salon de 1815 son Portrait par Iui-mème"et, à partir de 1849, des scènes de genre, des allégories galantes qui furent très remarquées. La Cigale et la Fourmi lui valut, en 1870, une médaûle. Il fut décoré la même année. Parmi ses autres œuvres, citons : Ronde de Zéphirs (1850^ ; Zéphir ■ (1859); le Aid (1868); l'Innocence en danger {li^o] ; Portraits de Jeanne et de Georges Hugo (1879).
VoiON (monts), région montagneuse de la "péninstJe des Balkans, dans la Turquie d'Europe (prov. de Janina). C'est un haut massif calcaire et schisteux de 8.200 mètres
d altitude environ, orienté, dune façon générale, do N.-O. au S.-E.. et culminant, dan» sa partie la plu» méridionale, au mont Sraolika, par 2.574 mètre». Do co ma»»if, qui e»t un des centre» de distribution dos eaux les plu» imporlaota de la péninsule des Balkans, descendent un certain nombre d'affluents de la Vistritza.
la llieliiza, le De vol, la Pranioriiza, la Doxa, etc., ainsi quo plusieurs cours d'eau irihuiaires de la Voiouiza. Belles forêts.
VOIROLLE n. f. Barque do pèche, non pontée, de la c6to normande, atteignant trois tonneaux et gréant une voile au tiers. -io.
♦Voisin (Auguste -Félix), médecin français, né à Vannes en 1829. — U est mort à Paris en 1898. ♦voiture n. f. — Knctcl. Dr. Voilures publiques Les simples particuliers qui désirentolTectuer accidentellement un transport de voyageurs à prix d'argent sont tenus, sous peine dune amende do 100 à 1.000 fr., de so rendre à la recette buraliste et d'y acquitter un droit de 0 fr. 1875 par place contenue dans la voiture à mettre en circulation et par journée de transport. (L. du 20 juill. 1837, art il.) Il leur est délivré un laissez-passer que le conducteur est tenu do représenter aux employés do la régie Dans aucun cas, ceux-ci ne peuvent arrêter les voitures sur les grandes routes, ailleurs qu'aux entrées et sorties des villes ou aux relais. En cas do soupçon de fraude, ils ne peuvent faire leurs vérifications quà la première halte. (L. du 25 mars 1817, 120.^
La jurisprudence a décidé quo l'impôt no peut étro réclamé à celui qui se borne à fournir le cheval et le conducteur pour une voiture appartenant à autrui, non plus qu'à celui qui loue une voiture sans la conduire lui-même.
Les voilures automobiles qui font un servicejpublic de voj-ageurs sont passibles de l'impôt indirect. 'Toutofois, dos facilités ont été accordées aux constructeurs : les automobiles mis à l'essai, en vue do la vente, et conduits par un mécanicien aux gages du vendeur, ont été exemptés de 1 impôt, mais les vendeurs doivent se munir d'un laissez-passer comportant le prix du timbre (0 fr. 10).
Les constructeurs qui, sans préliminaires de vente, donnent des voilures en location à la journée afin de faire connaître les produits de leur industrie, ont été assimilés aux simples particuliers qui transportent accidentellement des vojageurs à prix d'argent.
VOITORETTE IréO n. f. Petite voiture, u Spécialom. Petite voiture automobile.
Voiturler Henschel (le), drame en cinq actes, de Gerhart Haupimann, traduit par Jean Thorel (théâtre Antoine, 1901). — Dans une petite ville d'eaux de Silésie, vers 1860, Henschel, aidé par sa femme et par la servante Hanné Shoel, une paillarde, tient l'Iiôiellerie du Cygne gris. Il fait, en outre, le scr vice des voilures nécessité parla clienièl. Si Hanné est robuste, active, forte tél.avec cela sensuelle et ambitieuse, en revai; che M"' Henscbel est malade, se déscsp; r de ne pouvoir diriger la maison, sent n;. quo l'arrière-pensee de la servante est ■. se faire épouser un jour, croit son mari d'.-i cord avec la fille, et s'affole à ceiteidée. Ta et si bien que, pour la calmer, Henschel : jurenue, si elle mourait. jamais il n'épou* rait Hanné. Cependant. M"' Henschel merle voituricr aubergiste, resté veuf avec u:, petite fille, se trouve fort embarrassé. Han ! tient dans la maison une place de plus <■ plus importante, se rend cl devient in-i pensable, et, choisissant son heure, mena do s'en aller. Henschel estime que lo S' parti raisonnable à prendre serait de l'épû.. ser. Mais il est retenu par la promesse faite à la morte, qu'il va, l'esprit lort troublé do ce scrupule, consulter sur sa tombe. Lo propriétaire Siebenhaar lo raisonne, et, après bien des luttes, bien des remords anticipés, le mariage s'accomplit. A partir do co moment, tout va mal. La petite fillo meurt. Hanné prend un amant. Informé, Henschel a unecongestion qui achève de lo détraquer. U voit partout la mono qui lui reproche de s'èire parjuré, et, à demi fou, finit par se suicider.
Le drame, par sa tenue. littéraire, par un art sobre, est presque ime tragédie réaliste. On sent exacte la peinture des mœurs ot des caractères, et de cette vérité se dégage une émotion forte.
Voix du tocsin (les), tableau do A. Maignan, exposé au Salon de 188S et placé maintenant au musée du Luxembourg. L'émeute a jeté dans la rue les colères. Tout est rouge. Rouge le sanir. rouges les flammes. Malgré les famées "acres qui montent vers le ciel et voilent pour un moment les tristesses de la terre, les plus fanatiques s'acharnent aux câbles qui commandent le monumental bourdon dont le tonnerre roule parmi les clameurs des humains : voix qui implorent ou maudissent, angoisses de ceux que la fatalité sépare d'êtres chers. Rappellerat-on quo rameur de cette page tumultueuse évoqua exqnisemonl jadis la rencontre de Mathilde et Dante ?
VOLDE n. f. Un des noms mlgaires du saule.
VOGEL — VOLKSVEREIN
VOLOERS (Jeaû). hommo poliiiquo telco, né k Broxellos CD 1855. mon k Hchuorl<<l: -u !->■,. I :;,' .Vun raeDuisier. Il fut as8i^tant-ir. .^ langue.
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eut son organe : • lo Peuple ■ .
dont Volder» fut rédacteur en chef; puis son palais : la • .Maison du peuple ». .Sous l'impulsion énergifiiie do Voldcrs, le pani .-,ii vrier obtint en 1893 ;.. .
de la Constitution et la ders organisa encore ■ talions du 1*' mai, r national do Bruxelles
belge au congrès de Z ; avait trop pré-
sumé de ses forces: aiic.tit Jo parai ïwo générale, il dut être interné dans une maison de santé, où il moumt «près deux ans de souffrances.
VOLGER (Gcorges-Henri-Othon), minéralogiste allemand, né & Lnneboorg en i«î;. I! êtniia les sciences naturelles à l'universit.- . fl, recevoir, en 1847, agrégé de miner;. et de paléontologie. En 1851, il fut a; :e l'école cantonale de Zurich, puis obliul ie titre d agrégé * l'universit* de celte ville. En 1856, il fut nommé prolcssenr de minéralogie et de géologie au musée de Serickoi,beri.-.âFr»nc-. fori-sur-le-Mein, et occupa cette ' ; en 1840, époque à laquelle il donna sa dén. .'« préc4^ dente, il avait fondé le Grand chij .. .</■/), Ii4re allemand pour les sciences. Us arts t( la ciriiisalion universelle, dont il est demeuré le directeur et où il fait de» cours libres sur la géologie et la minéralogie.
'VOLKELT (Jean-Emmanuel), philosophe allemand, né à Lipnik Galicie) en 1848. Il fit ses éludes aux nnivcrsités de Vienne, d'Iéna et de Leipzig. En 1883, il fut appelé à Bâle comme professeur ordinaire de philosophie, passa en cette même qualité à Wurizbourg en 1889 et professe depuis 1894 la philosophie cl la pédagogie à l'université de Leipzig. Procédant d'abord do Hegel, sa philosophie a subi ensuite les influences do Schopennauer et de Hartmann. Il s'est surtout occupé d'esthétique. Nous citerons, parmi ses ouvrages : Panthéisme et Individualisme dans le système de .Spinoza (1872); l'Inconscient et le Pessimisme (\i-î); ridée de symbole dans l'esthétique contemporaine Us-») ; la Théorie de la connaissance de Kant analysée auprès ses principes fondamentaux (1879) ; Expérience et pensée (1886J ; Introduction à la philosophie du tempt présent (1892); Questions d'esthétique
Lo^ v;x ju tocsin, d'après A. Maignan.
contemporaine (1895) : Esthétique du trafique (1897). Volkelt est un des direcienrs de la « Revue de philosopnie et do critique philosophique >.
'VOLKSVEREIN {folkss-ft-ra-in — mot allem. ; de volk, peuple, et verein, union», union populaire des cathodiques allemands. A la suite de la conférence pour la protection ouvrière convoquée par Guillaume II et l'encyclique pontiflcale prescrivant aux catholiques de consacres
VOLLET
VOULITCHEVITCII
tous leurs efforts au rclûvomont do la classe ouvrière, les catholiques allomaDds comprirent la nt^cessitâ d'eotamcr UQO lutte énorfîiiiue contre la soc ial-d<>moc ratio, qui eu 1800 avait daillcurs réorganisé sa propagande. Sur l'initiative do Windtliorst et do quelques personnalités inlluentes du parti catholique, il fut dticidé do grouper eu un faisceau unique toutes les associations de travailleurs, do paysans, commerçants, jeunesse catholique, etc., que le parti du Contre avait fondées depuis 18«0 dans tout lempiro. La nouvelle société prit lo nom do Volkst'erein (union populaire) et, au liout do quelques mois, elle comptait plus do 100.000 menihres. Lo but da l'union est de " lutter contre les tendances révolutionnaires de la socialdcniocratie et d'éveiller et de répandre les idées do réforme sociale chrétienne u. Les moyens préconisés sont : lo développement do rinrtucncc de la presse cetliolique, la distribution gratuite do brochures, les conférences et les congrès. L Uniou publie un journal, n dor Volksvereiù 0. Los questions confessionnelles sont olliciellemeiit banuiesdo toutes les discussions, qui doivent porter exclusivement sur les études sociales. I-o Volksvoroin a son siège à Mayence, d'où il ravonno sur tout l'empire par l'intormédiairo do comités locaux. A la lin do looo, il comptait I8G.000 membres ; plusieurs milliers do chefs de maisons et d'hommes do confiance consacrent leur activité à l'extension de son influence. Jus(iu"ici, le moyen d'action le plus employé a été la distribution en masse de brochures et de tracts, dont plus de -iO millions ont été répandus dans lo peuple. Un autre levier est la CorrpsponUauce sociale, nui fournit gratuitement des textes de conférences, des journaux, des notices sur des sujets d'économie politique, etc. Il existe en outre à Munich-Gladbacli un l/ureau de renseignements sociaux, qui répond à toutes les demandes sur les questions de droit administratif, constitutions de sociétés, statuts, plans d'habitat ion ouvrière, etc. Dans les niôraes locaux se trouve une bibliothèque des sciences sociales, et, dans de nombreux centres industriels, on a créé dos bureaux populaires, qui se mettent gratuitement à la disposition des ouvriers pour tous renseignements sur lo droit usuel : assurances, locations, rédaction d'actes, questions militaires, etc.
. VOLLET (Henry-Emile), peintre français, né à Champigny-sur-Marue (Seine) en 1861. Elève de Cormon, il envoya, pour ses débuts au Salon de 1888, Portrait de Brateau, qui lui valut une mention honorable. Il a obtenu une troisième médaille, en 1894, avec Au crt'piiscule (musée de Venise), et une deuxième médaille, en 1897, pour Offrande printaniére (musée de Santiago). Il a rapporté d'un voyage en oxtrêmo Orient : Présents annamites (1903) ; la Pagode des lettres à Hanoi (i^Oô). Médaille de bronze à l'Exposition universelle de 1900, où l'on voyait do lui, entre autres <s\ivTes, le Départ des Jîois mages et Nocturne à deux voix.
*VOLLMAR (Georges-Henri de), homme politique allemand, chef du parti socialiste bavarois, né à Munich en
1850. — Il fut réélu député au Landtag bavarois en 1901. présida lo congrès du parti socialiste allemand en 1902 à Munich et fut réélu député au Heichstag en 1903, à Munich, à une nia,orité énorme. Il soutint Edouard Bernstein et David dans leurs etforts pour reviser le programme socialiste et y faire prédominer les tendances réformistes, demanda, après les succès socialistes aux élections de 1903, que le parti réclamât au Reichstag un siège de vice-ppjsideut, provoqua une violente opposition contre les réformistes au congrès socialiste do Dresde, y fut vivement attaqué par Bebel, et dut renoncer à sa tactique modérée au Reichstag. Lo congrès adopfa une motion condamnant les tendances réformistes, qui fut en 1904 acceptée par le congrès ^socialiste international d'Amsterdam contre Jaurès et les socialistes réformistes fran- ^■ais. Vollmar refusa do se séparer de Bebel, resta le chef de l'ailo modérée du parti socialiste allemand et prit une grande part à la réorganisation do ce parti en 1905. En Bavière, il demanda l'introduction du sullrage universel simple et direct, et, comme les pariis libéraux y étaient opposés, il fit on 1904 une ail aiice avec les catholiques, qui amena aux élections une majorité écrasante en laveur do sa réforme électorale. Mais, sitôt celle réiorme accomplie, il se sépara des catholiques pour imposer aux libéraux un progranmio anticlérical et surtout la la'icisation de l'enseignement,
VoLLMŒLLER{Charlos),romanisto allemand, né à Ilsfed {Wurtemberg) en 1848. Il fut étudiant à Tubinguo. Bonn, Munich, Berlin et Paris, séjourna assez longtemps en Espagne et fut habilit^'^ à Strasbourg en 1813. Il professa aux universités d'Krlangen (1877) et do Gœltinguo (188I), abandonna l'enseignement en 18yi et se retira à Dresde pour so consacrer tout entier à des travaux littéraires. Il se mit à la tôto do plusieurs publications ou collections périodiques: Collection de réimpressions françaises {Hiiil- 1889; le huitiùmo volume contient la Suphonishe de Mairot): Afonuments anglais linquistiqups et littéraires (1883-1889); /iechercfics romanes (1883 et suiv.). et surtout 1 important Compte rendu critique annuel des progrès de la pfithfoijte romane {ISOO et suiv.i. Il a édité en outi-o le Brut de Munich (avec Konrad Ilofmann, 1877); lo Poema del Ctrf (inachevé, 1879); etc.
VOLOST dnifst' — mot russe) n. f. Nom donné à une réunion do plusieurs communes, dont la création on Rus- .•iio remonte à l'empereur Nicolas I*'.
— Encyci,. Le nombre des habitants do la ro/o«/ doit osciller entre 600 et 4.000. Dans les gros villages, la volost nest parfois formée nue d'une seule communautémais, on général, lavolost tient le milieu entre lo canton et la comnmno do France. On la qualifie souvent en français do bailhace. A la této do chaque volost est un foDCtioonmre appelé starchinc.
,J(^V^^^^^ 0'''V*V physicien italien, né à Ancôno on 1860. .Vpn'-s avoir fait ses études à l'Ecole normale do nso, \oltorra passa son doctorat es sciences eu 1882 et
VoUmar.
Voltzie.
fut nommé, l'année suivanto, professeur do mécanique à l'uuivorsité do Pise. Kn 1S73, il passait à celle do Turin et, depuis 1000, il occupe la chaire do iiliysiquo niathématii|uo à l'université de Rome. On don à Voltcrra de nombreux travaux d'analyse, do plivsi<|ue inatliémaliquo et de mécanique publiés" depuis 1880 dans divers journoaux et revues soicntitiqucs ; citons partni les principaux : Equaliuns di/féiCHtielks liniidires (1887-1899) ; Crélu'vatisation de la théorie des fonctions [fonctions de VollerraJ (1887-1890); Equations différentielles du type hvptrboltifue (1891-1891) ; Variations des latitudes (1895-1898) ; Jnversiun desinlétjrales définies (1895-1898); Equations du tiipe parabolique (1901); Elasticité des corps cycliques (I903-190G); etc.
Volterra a encore publié d'intéressantes notices biographiques sur les mathématiciens italiens :Bcliranii, Beiti, lîriosclii, Casorati,ot dirige actuellement lo . Nuovo CimontO", recueil scientifuiue estimé.
U est membre correspondant de l'Académie des sciences de Paris depuis 1904 et sénateur du royaume d'Italie depuis la mémo année.
VOLTZIE (:<■) n. f. Bot. foss.
Genre de conifères actuellement éteint.
— Encycl. Les roltzies, abondantes surtout à l'époque triasique, étaient des arbres voisins des cyprès chauves et des crvplomères, les carpelles affectant une disposition spiraléo et étant soudés à la bractée mère. On connaît la voltzie hétéropliylle, du grès bigarré des Vosges (werl'énicni, signalée également en Russie ; la voltzie de Jlecoaro, du muscholkalk (trias moyen) de Rccoaro, et la voltzie de Cobourg, du keuper allemand (trias supérieur).
VOLVAIRE (ver) n. f. Champignon de la famille des agaricinées, caractérisé par l'existence d'une volve à la base du pied, l'absence d'un anneau, ses spores couleur saumon, et ses lames généralement roses. (I,a plupart des volvaires sont vénéneuses et ne doivent pas être confondues avec le champignon de couche, qui n'a pas do volve, mais présente un anneau au sommet du pied, et dont les lames, rosées dans le jeune âge, deviennent brun pourpre foncé.)
■Volubilis, ancienne ville romaine do la Mauritanie Tingitane, Vulvant. dont l'ensemble imposant de belles
ruines se voit encore à une journée au N. do Méquinez, au djebel Zerhoum, près de la zaouïa de Moulaye Idris, et sont appelées Ksar Faraoun. De là partirent les légions romaines do Suetonius Paulinus, à l'époquo de Claude, pour s'avancer jusqu'à l'oued Ghir. * VOLVE n. f. — Membrane épaisse qui enveloppe complètement, comme une coquille enveloppe l'œuf, le chapeau et le pied de certains champignons à l'état jeune, par exemple ceux des genres amanite et volvaire. (Cette enveloppe se brise quand le chapeau s'étale et que lo pied s'allonge, et ses débris forment alors, tantôt une sorte d'étui à la base du pied comme dans l'oronge vraie, tantôt des écailles sur lo chapeau, comme dans la fausse oronge.)
VOLVOCACÉES isé) n. f. Famille d'algues vertes, chez lesquelles les divers individus no vivent généralement pas isolés, mais restent groupés en sorte de colonies généralement mobiles par suite de 1 existence de cils vibratiles chez les cellules qui composent la colonie. — Une voLvoc.\ciiE.
— Encvcl. La reproduction se fait asexuoUement, parce que dans les di- "• ^"'"^ d'amanite, verses cellules lo contenu protoplasmique so divise, et que les cellules ainsi nées se groupent en colonies lilles, soit dans la cellule mère oUo-mênie, soit à l'extérieur après être sorties do cette cellule; sexuellement par l'union d'éléments ciliés mobiles, les uns mâles plus petits, les autres femelles plus gros.
Ces algues vivent surtout dans les eaux douces.
VOLVOX (vokss) n. f. Algue, type do la famille des rolvocacées, dont les colonies sont formées do 2 à ÎO.OOO cellules, qui restent groupées en une masse arrondie ou piriforme, creuse en son milieu, les cils vibratiles des cellules étant tournés vers l'extérieur. (Les éléments mâles et les éléments fomollos naissent, suivant les esj>èces, soit dans une mémo colonie, soit dans deux colonies diirérenlcs, qui sont ainsi elles-mêmes do sexes ditréronts.)
'VOLZ (Berthold), écrivain allemand, né à Rugenwalde en is;i;i, mort à Breslau en 1899. Il fit toute sa carrière dons le professorat et l'administration universitaire : professeur à Kœslin, Mocklembonrg, Mulhausen et Halle, directeur du gymnase do 'Witisiock (187J-1874), de Potsdam (1871-1893; et du gymnase Frédéric à Breslau. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons: l'Eléqie romaine (1870); les Découvertes i/éographiques et les Hrploraleurs des tempamodemes(lms); les Origines ducliristianisme{\Sii); le Voyage de Stanleq sur le continent noir (1S90) ; Aoi colonies (isoi); la Délivrance d'Emin-pacha et la Traversée du continent noir par Stanley (1891); le Grand-Duc Frédéric-Eraneois II de ilecklembourg (189;)); Histoire des temps modernes (1894-1805); Histoire de l'Allemagne au xix' siècle (1895); (îtii'WrtMnie /c Grnn(( (1897); etc.
VON DŒSTITE n. f. Tellurure naturel d'argent et do bismuth.
'Voorult (• En avant .), journal quotidien belge, fondé à Gand en 188*. H s'intitulo . Organe du parti ouvrier belge .. Il est rédigé on llamand, et il ne faut pas le confondre .-ivec lo journal socialiste allemand ■ Vnr»a-rls », dont le titro a la mémo signification. Il a pour rédacteurs réguliers : A. Bogaccls, F. Ilardijns ot E. Staulcmar.
VORGINE n. f. Lieu où pousse la vorge ou ivraie. VORWERK (Anna), féministe allemande, née à Kœnigsutter en 1839, morte à Wollenbuttel en 1900. Acquise do bonne heure aux idées pédagogiques de Froehel, elle fonda en 1805 un kindcrgarten à Wolfenbuttel, jmis une écolo supérieure de tilles. Cette institution se déveloiu.a rapidement et quelques années plus tard, ce qu'on appelait lies institutions du château de Wolfenbuttel. comprenait, outre les kindcrgarten ; un lycée do jeunes lilles à dix classes, une écolo normale d'institutrices, une école in- ■ iustriello pour jeunes filles, des cours de gymnastique, de travaux manuels, de ménage, des internats, etc. Dans les divers congrès pédagogiques, Anna Vorwerk préconisa toujours lu développement do la culture scientifique des jeunes filles, et c'est grâce à ses offorls que lut fondé à l'université de Gtjcttingue un cours pour la formation de professeurs femmes, avec diplôme olUciel. Elle rédigeait le journal . Schlossblœtter ...
VOSMAER (Carel), littérateur et écrivain d'an liollanlais. M- a La Haye en 1826, mort à Moutreux (Suisse) en 1888. Il i)oussa ses études de droit, à luniversité do Leyde, jus<iu'aihgrade de docteur et occupa les fonctions, abandonnées en 1873, de greffier à la tour de cassation de La Haye. .Menant parallèlement les travaux littéraires, il fut collaborateur régulier du . Neederlandscho .Spcctator » et publia : Eludes sur ta guerre et sur ('ar< (1855); Esquisses, poésies (1860); Londinias (1873), notes bumoristiijues sur la vio anglaise, illustrées avec ses propres dessins; jVos artistes contemporains (1881); Amazone, roman traduit en français par Gacon en 1883; Oiseaux de divers plumages (1885). Helléniste distingué, il avait donné entre temps (1878-1880) une remarquable traduction do Vlliade et de l'Odyssée. Mais son nom restera surtout à cause de ses travaux sur l'art hollandais, riches de documents inédits. Parmi les principaux, citons : Itembrandl, ses précurseurs et ses années d'appj-enlissage (1863); Ilembrandt. sa vie et ses œuvres (18C8); Erans Bals, notice destinée à accompagner le cahier d'eaux-fortes exécutées d'après le maître par W. L'ugcr (1873).
VOSSLAER, comm. de Belgique (prov. d'Anvers [arlond. de Turnhout]), sur l'Aa, tributaire de l'Escaut, par la Petite Nèiho et le Rupel ; 1.420 hab. *VOTE n. m. — Polit. Vole plural, Système électoral qui permet à une même personne de 'voter autant de fois qu'elle peut avoir de propriétés dispersées dans des circonscriptions différentes, comme jusqu'ici on Angleterre, ou qui lui donne plusieurs voix, suivant ses conditions do famille, de capacité, de cens, etc., comme en Belgique.
— - Encycl. Il y a déjà longtemps que le parti libéral anglais a lancé la formule ; One man, one vote (un homme, un vote). La Chambre des communes de 1906, saisie de la question, a décidé, le 14 mai, à 261 voix de majorité, sur la proposition d'un nouveau député, Harcourt, que désormais chaque sujet anglais ne pourra voter qu'une fois, alors qu'actuellement les électeurs votant dix à quinze fois ne sont pas rares et qu'on a pu même en citer un qui contribuait à l'élection de trente-neuf députés; et lo projet a été de nouveau voté, en deuxième lecture, par la même Assemblée, au mois d'octobre.
"VOUGA, fleuve côtier du Portugal, sorti de la sierra da Lapa, qui arrose la province de Beira et se jette dans la lagune d'Aveiro ; 150 kil. de longueur.
VOUKACHINE MrniavtchéVITCH, roi de Serbie de 1367 à 1371. C'était un des princes feudataires do l'eniporeur Douchan. Après la mort de ce dernier, il substitua pou à peu son autorité à celle du jeune empereur Ouroch, qu'il finit par assassiner durant une partie de cbasso !13r.7i. Sou usurpation, au milieu du désarroi général, no rencontra aucune opposition sérieuse. En 1371, il eut à repousser la première invasion des Turcs. Il battit une armée ottomane dans la plaine de Kosovo et la poursuivit jusqu'à la .Maritsa. Sur la rive de ce fleuve, sa propre armée lut surprise, eudormie et non gardée, jiar un corps de cavalerie turque, qui la dispersa. Le roi Voukachinc fui assassiné, pendant qu'il s enfuyait, par son écuyer.
VoULET (/"auM.ucien-Gustave;, officier français, né en 1866, mort en état de rébellion près de Tessaoua, au Soudan, en 1899. Entré au service en 18S5, il devint souslieutenant en 1890 et lieutenant en 189S. 11 se distingua, en 1896, dans une mission dont l'avait chargé le commandant Destenavo dans la honclc du Niger. Accompagné du lieutenant Chanoine, il rétablit notre protégé à la tête du Yatenga, plaça lo Mossi et le Gourounsi sous notre protectorat, obligea une mission anglaise qui venait vers lo Mossi à rétrograder et, ayaht rejoint à Tigba, dans lo Ciourma, la mission Baud, qui venait du Dahomey, assura ainsi la jonction du Dahomey ot du Soudan. ^ oulet fut fait cai>itaine à son retour, en 1897.
L'année suivante, après le désastre de la mission Cazemajou, une nouvelle mission fut confiée au capitaiî' ' Voulet, accompagné encore du capitaine Chanoine, à l'cH d'explorer la zone soudanaise oomi»riso entre Say et ! liic Tchad, que la convention du 14 juin 1898 avait placco dans la spbôro d'influence française; elle devait ensuite rejoindre la mission Foureau-I.amy, attendue du Nord. On apprit que des actes de cruauté injustifiés auraient été commis en cours de route par la mission, et l'on envoya vers elle le lieiuenant-colonel - KIobb. pour prendre "le commandement, faire une enquête sur les faits reproché^ La rencontre eut lieu le 14 juillet 1899, près de Tessaoïui. Voulet, (jui avait au préalable écarté les mitres officiers ■ ■■ sa mission, s'avança seul à la tête de ses tirailleurs et coin manda le fou contre la troupe française. KIobb. qui ava défendu à son escorte do tirer sur les agresseurs, fut tU'raide. et le lieutenant Meynier, qui l'accompagnait, fut blessé. Ix> crime commis. Chanoine prit fait et causo pour son camarade, mais ils furent bientôt lues l'un et l'autre par leurs propres tirailleurs révoltéscontre eux. Lo lieutenant Pailler, do la mission Voulet, prit le corn mandement, occupa Zindcr, puis revint vers le Niger. La mission qui devait marcher vers le Tchad fut reconslilui >• |>ar le lieutenant Joalland, de la mission Voulet, et lo lieutenant Meynier. rétabli doses blessures.
VOULITCBEVITCH (Vouïtsa), lionmio politique serbe, né à .\zania ^Serbie) en 1773, mort à Gens ,'Serbie) en 18-?8. Il joua un rôle assez important dans les deux insurrections, contre les Turcs, «le isoi et do 1815. Il était administrateur du district de Smedercvo (Somcndria) quand Karagcorgcs, rentré furliromcot en Serbie, vint
lui (lomanJcrasilo. Il assassina son liAto dans la nuit du 2-f au 25 juillet 1S17 et envoya la t^to do l'aucicn chef do la nation serbo au paclia turc do Belgrade. Ou a prétendu, mais sans jamais l'avoir prouvé, (juo co crime avait été commandé par le princo MiJut h Olirûnoviicli.
VOUTCHITCH I Thomas), hoinmo politique sertjo, né ù Haritcli t>><Tt)i(j v.;rs 1~87, mort ù Uel^rade en 1859. Il prit
1>art, tualj^Té sa jeunesse, H l'insurructioa do 1801. Après 0 soulèvoniout do 1815, il devint un dos principaux collaborateurs du prince Milucli. Un désaccord se produisit, on 18:15, entre lui et lu prince. Kn 183!), il contribua au renvorsemeut de Miluch et Ht partie du conseil de régence ipii gouverna la Serbie sous lo règne nominal do 21 jours do >tilan Obrénovitch II. En 18t2, il organisa un soulèvement contro lo prince Michel Obrénuvitcli III et commanda les bandes do rebelles. Il battit l'armée princièro en trois rencontres et força Michel A •luitter lo pays (aoiU 1842). Il favorisa la proclamation u'AIoxandro Karageorgevitcli comme prince do Serbie. Durant lo règne de co dernier, il fut tenu en suspicion, bien iiuo chargé do ((uelipies lonctious ofticiellcs. Kn 1859, il fut arrêté et euipri.sonné sur l'ordre du vieux Miloch, redevenu princo régnant do Serbio ; il mourut quelques jours après.
Voûte d^acier (i.a), pointure do Jean-Paul Laurons, exposée eu 1891 et placée dans l'un des salons de rHôtol de Ville de Haris.
La Bastille est prise et la municipalité constituée. Ce 17 juillet 1789, laissant à Versailles la reino alarmée, Louis XVI est venu visiter la nouvelle puissance. Au moment où il sappTi ' "i ■-■■■} ! : marches do lllôtel do
pagnio d'uD chérif d'Ouezzan, dans la deroièro partie du Maroc inconnu, le Rif, qu il a traversé deux fois el dont il a drossé la carte ; il a enHuilo franchi trois fois lo moyen Atlas, en son ccntro et à. ses extrémités, et a atteint lo haut Atlas, où il a gravi lo djebel Ai.T-hi Ih-^ ' tirtr^ <it; détail complètent le récit do cette j > : u
très simplement racontée, dont lo nia: i
pu, dans des expéditions puatérieurt , c-
sultats gcograjihiques.
Voyage au Brésil, par Martius et Spix (Munich, 182l-18a^|. — Commencée au momoni m(me où le prince Max. do Neuwied achevait sou expédition au Brésil, l'oxidoration coDiiéo par les gouvernements d'Autricho et do Bavière à divers savants \ii la této desquels étaient Spix ri do Martiusj dura trois ans (isn-lSïOJ et fut très fructueuse en découvertes. Au retour, de Martius, qui était chargé <les travaux botaniques, et qui s'occupa aussi de tréographio, d'ethnographio et do statistique, a rédigé, ••n l'illustrant par le crayon, la relation de ce fructueux vovago : \oyafie an lirésil ^1824-1831), qui a pour complément les trois ouvrages capitaux suivants : i* Mova gênera et êpecies plnutarum (1»21-1832), œu\re classique sur les palmiors do l'Araériouo australe; 2* l'hra lirastliensis (1840-lS>t7]. un des plus beaux mouumeots de la botanique moderne, continué après sa mort par Kichkr et Urban ; 3" Essai sur l'ethnoyraphie et les langues américaines (I8â7j, où sont publiés les résultats géographiques du voyage.
Voyage de découverte au nord de Tocéan Pacifique, par Vancouver (I79?i). — Le voya;'e exécuté de 1791 k 1795 par Vancouver, dont l'objet était do recon-
La VuùU dacicr, U';ii>i\.â Jean-Paul Laurens.
Ville, le maire do Paris, Bailly, s'avance et lui présente la cocarde aux couleurs do la Ville. A la joie do tous, le roi la met à son chapeau. Aussitôt, mus par une mémo idée, empruntée aux cérémonies maçonniques, les membres du corps de Ville tirent leurs cpécs et forment, audessus do la léte do leur souverain, la « voùto d'acier ».
Jean Paul Laurens a retracé cette scène émouvante avec pittoresque et entrain. Toutefois, exception bien imprévue chez ce peintre vibrant, la tonalité générale manque un peu de chaleur.
VOUVOIEMENT {voi-man) ou VOUSSOIEMENT (low-soi- Hidrt — dérive de vous, sur lo modèle de tutoiement) n. m. Action de dire « vous » à quelqu'un : J'ai observé que vous employiez /»* vouvoikmknt. i^Henri Bataille.)
Voyage au Brésil, par lo prince Maximilien do Neuwied (Fr.iiK-fort, isia-isïo). — Celte relation do voyage, «euvro d'un naturaliste et d'un observateur, abonde en renseignements précieux sur la côte orientale du Brésil, du 13" au 23' degré do laiilude. Les études zoolo^'iques et botaniques, ethnographiques aussi, sont celles qui ont particulièrement retenu rattention du princo MaximiJifU de Neuwied, auquel on doit les premiers renseignements exacts recueillis sur les Botocudos. Le même voyageur a donné un pendant à cette première exploration, accomplie do 1815 à 1817, en parcourant en 1833 la partie occidentale de TAinérique du Nord jusqu'aux montagnes Rocheuses. Il a publié de celte seconde expédition un récit très important au point de vue ethnographique (1838-18-13).
Voyage au Darfour, par le cheik Mohammed Ibn- Omar-cl-Tounsv Paris. 1845-1850). — Cest de 1803 ù 1805 que lo chcik Mohammed, un Arabe originaire do Tunisie, visita le Darfour ; il écrivit de son voyage une curieuse relation, que le D"" Perron, après on avoir vériiié l'authenticité en interrogeant des voyageurs arabes (jii'il avait connus durant son séjour do quatorze ans en Kpypio, publia dans son texte original et traduisit en français. Cette relation contient un précieux aperçu hisioriouo des événements accomplis dans lo Darfour, depuis Vavènoment de l'aïeul du sulian régnant en iso:», et une description assez détaillée du pays, complétée par des notions sur les pays adjacents. Ou y' trouve une foule de renseignements extrêmement utiles, et c'a été, jusqu'au voyafi:e de N'atchtigal (1874), la source d'informations ia plus précieuse sur le Darfour et tes pays voisins : on peut, actuellement encore, sur des contrées comme le Ouadaï, la consulter avec un grand profit.
Voyage au Maroc, par le marquis de Segonzac (Paris, 1-103}. — Après les voyages exécutés naguère par le vicomte Ch. de Foucauld et dont les résultats sont publiés dans les /ieconnaissances au Maroc, ceux du marquis de Segonzac sont certainement les plus considérables et les plus importants. Après un premier voyage dans le Sous en 1899, cet explorateur a pu en etTet pénétrer, en com-
naitro s'il existait une mer intérieure ou des canaux do communication entre l'Atlantique et le Paciiique, du 30* au 60' degré do latitude nord, a eu pour résultat l'exploration complète de la côte occidenlalo de rAmérique, en particulier entre lo cap Mendocino et le port de Conclusion par bO" 14 de latitude. Vancouver s'est montré dans cette reconnaissance digno émule du capitaine Cook qu'il avait accomnagné dans ses second tt troisième voyagesj et a étudié de ia manière la plus détaillée les innombrables découpures, les canaux libres ou semés d'écueils qui dentellent cette partie du littoral, sans pour cela négliger les tribus avec lesquelles il est entré en rapport, les établissements russes, les postes militaires, les missions fondées par les Espagnols sur la côte de la Californie. Vancouver a en outre, au cours do sou voyage, relevé uno loniTUO étendue de la côte sud-ouest do la Nouvelle-Hollande, qu'aucun navi^'Uteur n avait longée, et complété la reconnaissance des îles Sandwich. Sa relation, pleine do faits précis et soigneusement observés, a été traduite en français (1799-1802).
Voyage de découvertes atix terres australes, par Pérou (Paris. 181 1-I8lrt). — Pérou, qui fut attaché en qualité de médecin naturaliste à Texpédiiion dirigée par le capitaine Baudin, et qui fut embarqué sur le fiéfgraplie en 1800. fut chargé par Decrès, après le retour do rexpédition ù Lorient (25 mars 1804). do publier la relation du voyage et do décrire les nombreuses collections d'histoire naturelle que rapportaient le .\alurtiUste et lo (iffographe. Ce n'était pas uu petit travail, car, outre un certain nombre d'animaux vivants qu'on n'avait pas encore vus en Kuropo, Péron et Lesueurile savant embarqué sur lo yaturatiste) avaient recueilli et préparé plus de cent mille spécimen'^ d'animaux d'espèces grandes et petites, contenant plusieurs genres importants et plus «ie vingt-cinq mille espèces nouvelles. Cuvier, le rapporttMir de la commission chargée par l'Académie des sciences d examiner cette collection, déclara que Péron et Lesueur avaient signalé, à eux seuls, plus danimaux que n'en avaient fait connaître tous les naturalistes voyageurs qui les avaient précédés. Péron s'acquitta avec succès do la tàcho qui lui était conficc : on lui doii la rédaction complète, très exacte et très précise, des deux volumes qiii contiennent l'histoire de l'expédition «t retracent son itiuéraire en Océanie.
Voyage de la u Belgica », par A. de Gerlache (Paris, 19^,3^. A côté de la grande publication qui contient les résultats scicntitîqucs de l'exploration de la Belgica, le commandant do Gerlache a eu soin de donner une relation plutôt épisodique de ce vovage dans les mers antarctiques, qui marque à propremeni'parler la reprise de l'exploration des abords du pôle austral i la rin du xix* siècle. Tel est l'objet do l'ouvrage intitulé Quinze mois dans t'Antarctique, où l'on trouve, à côté dune intéressante introduction historique et du récit même du voyage de la Belgica, des
VOUÏCHITCII — VOYAGES
indications iiommaires sur les obti<.Tvationit k^' iciiUiiques
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Voyage des Français aux Indes orientales / I>i4-
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Voyage du u Fram n de Nansen Nr^vj^nV par ^rrr- I i-j'iA]. — Dan» Veii -- -
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Voyage en Abyssinie, par Th. Lcfebvre(l847-18S0.
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que Th. Lefcbvro fait le ; cours duquel, grâce à, la c< ciui l'accompagnaient, i .
notes et collections scieii' derniers volumes des obst r graphiques, linguistiques, lnhivi scientifiques, recueillies au coui
et les cartes sont publiés dans i .. .. „ . ,
intérêt do noter que le tome II &e icrtuiuu par uu ap|M:udico étendu sur lo coimuerco de la mer Rouge et son avenir.
Voyage en Icarie, par Cabet. Ce roman, publié eo 1S40, h eut pas moins do cinq éditions et dcviti*. viio- très pupulaire. L'inspirateur do cette œu'.
sociale est Robert Owen. Cabet y moni organisant le communisme, qui est 1<' à la nature et à la volonté divine. Le u. îK^al
y règle la production et la consomn. . je le
îi'avail fi les biens. Tous Ivs 1.1,-11111,.-^ •> t-:
susceptibles même do re:
tcUigeuce, grâce à une b-j
fa ligue avec l'aide des mat ., „ , . . .^ — ;
agricole, ce qui permet à tous uc juuir ucs piaiMrs iniolleciuels et estbétitjues dans un loisir octroyé a tous. L'Etat détermine jusqu'au genre de vie, de travail, d'instruction, de nourriture, do vêtement, coDveoable pour chacun.
Pour réaliser cet idéal t essentiellement pacifique*, il n'est pas besoin, d'après l'auteur, d'avoir recours à la révolution ; comme mesures transitoires. Cabet propo«ie la suppression do l'hérédité des biens en lipiic l'organisation do l'instruction publique et la : tion «tu rravnif. Il f^Tn-p'r sur le ;ia'".r<*l
nou k'Lircs ■ tt Ici uuvners d'- 1> .0 a l^^^ !■.■ i-ar.i. !--r..- lo la révolution de I8I8, exempte des violences de K93.
Voyages dans la haute As i*^ .,.0- parJ.Duireuil do Khius et Orcnari \P.. 3 vol. et
atlas). — Au retour de ce beau \ > hanto Asie,
au cours duquel l)utreuil .r V 'îre-
nard a publié les résultats ..rion,
sous le titre de .ï/"*:"!-! ■ **'^
L'ouvrage se contient lo r^ une étude ctL et du Tibet, duiit la dor.
graphiques, historiques, ..
de 1 exploration. Un atlas blicaiiun. qui abonde en rcis de toute nature, et relatifs au Tibet ont été r^ parée (l!30*\
Voyages dans l'Amérique septentrionale, par Alex. M.. ■ • •-. aa
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commerce, «.ar ia cuiture
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mcnts Géographiques et et I
aussi dans la première c
tableau historienne du com:
et de ses pro;;res. U se d__
tions que Mackehzio. n'avaut pas pu trouver de passage
au nord-ouest, a cru que le passage n'existait pas. et a
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le ces deux rela-
estimé qu'une communication
existait entre les océans
Atlantique et Pacitîque par les lacs et par les fleuves : c est cette communication qu'il a cherchée sans succès au cours de son second voyage. La relation des deux voyages de Mackenzie a été traduite en français par Castéra (I802 .