V. XVLOGRAVL'RE
Ouvrier qui fait de la xylo-
XYLOGRAVEUR n.
gravure.
XYLOGRAVURE (du gr. Xulon, bois, et de gravure) n. f. Techn. Procédé de découpage et de gravure du bois.
— Encycl. Ce procédé, consistant à découper à la scie le bois en biseau sur plateau d'inclinaison, puis à fixer les motifs obtenus sur un ais formant fond, est dû à Emile Bouvais, artiste nantais, qui a su, par un travail et une persévérance inlassables, par une science très réelle do la «lettre», donner à cette branche de l'art industriel un remarquable développement.
Utilisable surtout dans la fabrication des enseignes do boutiques et ma^'asins, mais aussi dans la décoration d ameublement, le procédé dit xylogravure permet d'obtenir les elfets les [dus variés, par l'emploi des dilïérentcs essences de bois et par la fantaisie que l'artiste peut apporter dans l'exécution de son travail.
Bouvais a donné lui-même le nom de xylocristal à un jirocédé différant un peu du précédent, par cette variaute que les lettres une lois découpées sont revêtues d'une «lace protectrice, dont on peut aussi varier les eïfets d'.' couleur et de transparence. Le pavillon des forêts k ÏEsjiosition universelle de 1900 (aujourd'hui à Vinccnnes), montrait des échantillons intéressants de xylo^ravure, qu'il possède du reste encore, et l'on peut en voir également au Conservatoire des Arts et Métiers à Paris.
XYLONITE 'fisij n. m. Genre d'insectes coléoptères térédiles, de la famille des bosirychidés, créé ea 1900 pour deux espèces propres à l'Europe.
— Encycl. Les xyloniles sont des petits bostryches du groupe des xylopertbes, allongés, avec les élytres très, échancrés au bout chez les femelles. Ils vivent dans les rameaux morts des chônes, châtaigniers, figuiers et vigne. Les principales espèces sont le xylonitcs relusus, commun dans toute la France, le xyloniles prxiistus, qui habite la Provence et que l'on retrouve en Tunisie).
XYLOSE (ksi) D. m. Cliim, Pentose ou sucre en C% extrait du ligneux des végétaux. Syn. sucre de bois.
— Encycl. Le xylose, C''H"'0% se retire par traitement de la sciure de bois ou de la paille par les alcalis; les gommes ainsi extraites sont purifiées par des précipitations par l'alcool et une ébullitîon prolongée aVec de l'eau acide ; le xyloso se sépare en cristallisant.
C'est un sucre aldéh^dique, fusible à 144", de formule : CH»(OH}— CHiOH)— CH(OH) — CH{OH) — C.OH, doué d'un pouvoir dextrogyre {a = 19"), caractérisé par une osazone ou combinaison avec la pbénylhydrazico en cristaux jaune d'or, fusibles à 159" et par sa décomposition en furfurane sous l'influence des acides.
Xyndas (Spiridion), compositeur grec, né en 1S12, mort à Athènes en 1S96. 11 occupa dans son pavs une véritable situation artistique, ce qui ne l'empêciia pas do mourir pauvre et misérable. Il avait fait représenter un certain nombre d'opéras, entre antres : les Deux Rivaux ; le Député candidat; Anna Winter ; le Comte Julien. Ces ouvrages sont écrits dans le pur style italien. Xyndas montra plus d'originalité dans les charmantes'mélodies qu'il composa sur les paroles des chants populaires néo-grecs, et que tout le monde chante dans sa patrie.
XTNOTROPIS [piss) D. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores. de la famille des platyrrhinidés, créé en 1900 pour des formes nouvelles propres à la Tasmanie. (Le xynotropis rnicans est le type de ces anthribes voisins des tropidères.j
TacobA, ville et région du Soudan central, dans la Nigeria briiaonique. La région est formée csseniieliemeiit par la vallée de la Kaggéra ou Kaddéra, affluent de la Bénoué. La ville elle-môme, dont la population a été récemment évaluée à plus de 2ii.û00 tiab., lait un important commerce de tissus, céréales, etc. Aux environs se trouvent de prospères cultures de coton.
YAHOURTH n. m. V. TOGHOCBT.
YAKCHAS n. m. pi. Génies indiens placés sous les ordres du dieu Kouvéra.
— Encycl. Les yakchas habitent le versant nord du mont Mérou ; gardiens des trésors de la terre, dont ils font volontiers largesse à qui a su leur plaire, ils sont d'ordinaire bienveillants pour les hommes; toutefois, leur aspect démoniaque est souvent un objet d'effroi pour ceux qui les aperçoivent.
YAKODMAKOTO n. m. Instrument à cordes pincées du Japon, monté de deux cordes de soie.
Yakoumakoto.
Yale-ET-CARIBOU, immense district du Canada (Colombie britannique), occupant l'est de la province, dans les montagnes Kocheuses et le long du fleuve Fraser; 420.000 kilora. carr. ; 62.000 hab., dont 2.600 Français, 4.100 Chinois, prés de 9.000 indigènes et l.soo métis.
YamADA AkTYOSKI (comte), général et homme d'Etat japonais, né à Chochou en 1845, mort en 1892. Fils d'un samouraï, il s'attacha de bonne heure au parti impérial et se trouva mêlé à toutes les luttes contre les shogouns. Il prit une part active à la çuerre de la Restauration en 1S63-1869. Général de brigade en 1871, il fut envoyé en Europe et en .Amérique, pour y étudier l'organisation militaire. Il fut successivement ensuite ministre plénipotentiaire en Chine lors de la révolte de Saga (18731, commandant de corps d'armée pendant l'insurrection de Satsuma (1«77\ ministre des travaux publics (1879), de l'intérieur (1880) et de la justice (18S3). .\près avoir déployé une activité infatigable à l'achèvement du code pénal et du code do procédure criminelle, il fut nommé
S résident de la commission de préparation des codes civil, e commerce et de procédure civile, poste qu'il occupa de 1887 à 1890, date de la promulcation de ces trois derniers codes. Il avait été créé comte en 1884, membre de la Chambre des pairs en 1890, et membre du conseil privé
*YamAGATA (Aritomo), maréchal et homme d'Etat japonais, né à Siosioo en 1838. — En 1898, à la chute du cabinet Okuma, il fut appelé à présider lo ministère et donna sa démission en 1900. Il fut ensuite chef d'étatmajor général.
YAMAGIRI n. m. Arbre de la famille des enphorbiacécs, très cultivé au Japon.
— Encycl. Le yamagiri, cultivé surtout dans l'île de Yéso, fournit une huile spéciale, dite ■ huile de bois •, qui peut servir à l'éclairage, à l'imperméabilisation des vêtements en papier, ainsi qu'au graissage des machines, à la fabrication des vernis, des couleurs et des savons.
YamASKA, -comté du Canada (prov. de Québec), sur la rive droite du Saint-Laurent: 676 liilom. carr.; 16.000 hab., Canadiens-Français. Ch.-l. Saint-François-dii-Lac,
Yamato-boumi {le Livre du Japon), l'un des plus beaux monuments de l'ancienne littérature du Japon. Cet ouvrage est d'une valeur exceptionnelle pour l'étude des origines religieuses et historiques do la monarchie
japonaise.
YakG, grand principe mâle de la cosmologie chinoise, produit par la solidilication du souffle ou do la force vitale du principe abstrait, appelé Grand absolu, cause primordiale de toute existence, lorsque ce dernier se mit en mouvement à sa sortie du yêant atfsolu. Le Yang est indestructible, intelligent, générateur, et produit toutes les choses et les êtres de lunrvers par son union avec le grand principe femelle, Yin, issu à son tour du repos du Grand absolu.
* Yang-TSÉ-KIANG. — Le cours et les abords immédiats du erand fleuve ont été l'objet d'une intéressante ri'connaissance accomplie de 1901 à 1903 par le lieutenant de vaisseau Hourst. Celui-ci. à bord do la canonnière qu'il commandait, VOlri/, réussit à remonter en premier lieu le fleuve, jusqu'à tchoung-King. place de commerce parmi les plus importantes de la Chine centrale, et la
principale ville du Sé-Tchouen. Il dut reconnaître que la navigation du fleuve Bleu, coupé de rapides dangereux, était difficilement praticable. Mais, atin de trouver une voie de communication commode entre le Sé-Tchouen et l'Indo-Chinc, Ilourst reconnut le cours de la Kiotcha, un des affluents du Yang-lsé. Sur la nouvelle qu'un établissement de missionnaires français était menacé par les Boxers insurgés, à Tchen-Tou, il s'aventura dans cette dernière ville, où il réus.*;it, par l'énergie de son attitude, à rétablir l'ordre et à protéger les Européens. Il fut bl&mé par le gouvernement, qui lui reprocha de s'être immiscé imprudemment dans des querelles religieuses.
YaouNDÉ, station allemande de r.\frique éqnatorialo (colonie allemande du Cameroun), à la frontière de la zone des prairies et de la zone do la forêt vierçe, sur l'Osua. C'est un des postes militaires de l'intérieur du pays.
TASHIRO n. m. Nom des temples shintôistes au ' •
— Encycl. Le yasftiro se compose d'ordinaire d*;, tuaire assez exigu les fidèles n'y sont pas adu:>' de diverses constructions d'aspect mstiqu sacristie, de salles de réunion pour les s
fidèles et de trésor ; le tout est entouré du:. -
d'une clôture en bois.
Yates James\ érudit et économiste anglais, né i Liverpool en 1789, mort à Hiçhgato en 1S71. Fils d'un ministre séparatiste, il suivit les cours dos universités d Edimbourg et de Glasgow et devint. ::,:=■'.. m;n:stre d une congrégation unitaricnne. Il •:■.
dans ces fonctions et accrut co:.
de cette secte. Trèsinstruit, m» : s
savantes, il a laissé dans plusi. ■
sauces humaines des travaux rt
lahoration prépondérante à l'ex . • ■>
(Kl-./ roman antiquilies de Smilh iiilr. ll"^ l'^'^ o/ t/n^nzc Oy Ct'l' , l.<49l: 06je)T(i(ioiiî on ll.e Butla irorn bij rom,u> boys 1S51) : Thoughls on tbe atlmncemenl of academical educalion (1826); 3/emoriaU of Dr. Priestley {\SSO}. Mentionnons encore ses efl'orts pour la propagation du systène décimal et les nombreux traités qu'il publia dans ce but, notamment : lYarralive oflhe formation of Ihe inlernationa! association for a uniform décimal System (1856).
Yates Edmnnd Hodgsonl, journaliste et romancier anglais, né à Edimbourg en 1831, mort à Londres en 1394.
YAYA-BEY — YSAYE
KniTtloyé à raJmiuislration Uespostes do 1847 à 1872, il tlevint rôdacicur eo chef du - Temple lïar .. du » Tms- Icvs Mapazino ■, critique dramaiique au <^ Daily Nows », correspoiidanl à Londres du - -New York Herald». En 1874. il fonda avec Grenville Murray le journal liobdomadairo the World lant'laisXdoni il resla le seul propri^airo de 1875 justiu'à sa mon. Outre ses intéressants JitcoUections and ÈxpcrhNccs (1884), il a publié des rumans d une inspiration ordinairement assez pessimiste : For lietter, for WorseilsGS); lifoken to Minic« (1861) ; Patjes in ^\miiug (1865); /iunniiig the Gountlet (1865); Land at lasl (l8oô); Kissing the'/iod ilSHù) ; the Forlorn Houe (1867) ; (h^ Black sheep (18G7); a \Vailing Hace (1868); Wrecked in Port (1869); />' Waimcrighl's Patient (1871); ^obody's Fortune (1871); the Yellow Ftag (1873); the Impendinq Sword (1874) ; a Siient Witness (1875). U a composé aussi des drames.
YAYA-BEY n. m. Dans l'ancienne administration ottomane, Ofricier des janissaires, mis à la retraite et pourvu d'un bî-ncMice nommé beijlik.
YAZIDJI, YÉZIDJI (mot lurc sij^nif. écrivain) n. m. Fonctionnaire de l'ancienne administration ottomane.
— Kncycl. Sous l'ancien régime, le i/azidji efcndi était secrétaire du prand eunuque ; ce dignitaire avait la surveillance des biens de mainmorte de La Mecque et de Médine. Dans la milice des janissaires, il y avait une compagnie do yazidji employés à la confection des rôles de ce corps, et une compagnie de yazidji portant le nom de oda yazidji. chargés do la rédaction et de la conservation des archives du corps.
YeADON, ville du Rovaumc-Unî (Grande-Bretagne fcomté d'York, West Ridingj ; 7.396 hab. Teinture de la laine.
Yeats (William Bu(Ier), poète irlandais, né à Dublin en 1865. Fils d'un peiniro (le portraits, il étudia quelque temps à la Koyal Dublin Society, mais il abandonna bientôt les beaux-arts pour la littérature ei débuta dans la
I Dublin University Rcview > et autres périodiques irlandais. Il se rendit à* Londres en 1887. Depuis ce temps, en outre de sa collal>oration au « National », au n Bookman » et à d'autres revues, il a donné : the Wanderitii/s of Oisin, en vers (1889); John Sherman and Ohoya (1891); the Countess Katieen and varions Legends and Lyrics (1892); the Celtic Twilight (1893,i; the Land of HearC s Désire, pièce en un acte, en vers, jouée à Londres en 1894 ; Poems, pièces choisies dans ses oeuvres déjà publiées 1 1895) ; the Secret Hase, légendes f 1897) ; the Wind amony the Beeds <1899); the Skadowy Waters (1900); Cathleen in Hoolihan (1902i ; Ideas of Good and Eril (1903) ; TVViere there is JVoihing (1903); Jn the Seren Woods (1903) ; fJour Glass and other Plays ; the King's Threshold (1904). Il a aussi publié
Plusieurs volumes de légendes populaires recueillies en rlando et, en collaboration avec E. J. EUis, une édition, avec études et commentaires, des œuvres du vieux poète prophète William Blake (1893). W, B. Yeats. qui est un poète d'une haute inspiration et d'un grand talent, a fait de grands efforts pour créer un théâtre national en Irlande.
II est un des chefs de l'école gaélii[ue.
TÉMA n. m- Nom japonais de Yex-voto.
— Encycl. Le yéma, employé aussi bien par les shintôistes fluepar les bouddhistes, consiste d'ordinaire en un petit tableau de bois sur lequel on peint d'une manière naïve soii dos scènes rappelant l'événement qui a provoqué l'otfrande do Vex-voto^ soit les attributs ou les emblèmes du dieu à qui il est consacré.
YeNCESSE (Ovide), médailleur français, né à Dijon en 1869, élève do l'Ecole des beaux-arts de Dijon, de Thomas, Levillain, et surtout do Ponscarme. U débuta au Salou de 1894 avec une série de médailles. Il a envoyé depuis : Baptême de Clovis (1895); Plaquette de première communion; Spuller {li9~), récompensés par une mention honorable; Jeanne d Arc, plaquette, deux Médailles religieuses, un Cruci'/ïj (1898), qui lui valurent une médaille de 3* classe ; Bossuet; Vieilles femmes de Saint-Mesmin : la Folle, la Sagéi, la Pauvre, trois œuvres entièrement remarciuablos (1899^; M** Vencesse; le Baiser de la mëre (1900); Portrait d'Hubert Ponscarme ; Manette et Aftnelte ; le Beurre (1902). Ces dernières protluctions furent récompensées par une deuxième médaille. Il a exposé, depuis, AI. et il/"* Curie, la médaille du sénateur Maijnin, les effigies de Berlioz et de Wagner i 1903) ; Caresse d'enfant fl905), pour la Société des amis de la médaille; François le R^-mouleur; Bainer de l'enfant ^1906). Il a exécuté aussi, pour le ministère de l'agriculture, une médaille pour la Bépression du braconnage et composé de charmauts bijoux. Il a u^tcnu une médaille d'or à l'Exposition universelle de J'jiJO .Pans).
YENGUÉ on ENQUé {ghé) n. f. Chez les Turcs, Femme qui est chart;;éo de condoiro la mariée au domicile de sou époux. Il On dit aussi ykngiè-cadine.
Yem-TAÏ ou YahtaÏ, localité de lempiro chinois (proT. de Mandchourici, sur la voie ferrée de Port- Vrtliur à Kliarbine, et à quelque distance de la rive droite du TsaY-tsé-Ho. Aux environs, raines de houille activement exploitées; ce fut en août 1904 le théâtre de vifs combats entre Russes et Japonais, qui occupèrent tout le district minier.
YÉRINOIEN. ENNE iji-in, en') adj. Se dit dun souséiaj^c géologi<|ue établi par Grogor^* pour désigner le gothlandien supérieur d'Atistralie.
— n. m. Cet étage lui-même.
YerM0L0V( Alexis Scrgcicvitch". homme d'Ktal runs**. Dé ven* isi >. U fntra en I8fi7 dans 1 administration russe. et fut SU'-'»- iviiient attaché i l'administration des domaines. I Ktèrc des Hoancps, où il devint direc- ^''i^r'lti les contributions indirectes. En 1892. '' '■'•'"' intèrc des finances comme principal •' Deux ans plus tard, entiii. il était j .i:;ri<'ulture et des domaines, et en- 'C il 'le l'Empire. Economiste de valeur, itriiu-..)V a lié lo promoienr d'un certain nombre de réformes libéralï-s. et on lui <ioit plusieurs ouvrage» estimés d économie politique. U est correspondant do lAcadëmio de» srienccs do Paris.
YERONOPONOA n. f. Genre d'in^ectes lépidoptères noctnélieDS, de la famille des nociuidés. créé en 1901 pour des formes iMmvelles déconrertes en Australie. {Vyerong-
ponga exc/uialis, du Queeusland, est le type de ces jolies noctuelles voisines des plusios.)
YerSZN et KiTASATO (bacille de). Bactériol. Bacille trouvé presque simultanément par Yersin et Kitasaio et considéré comme l'agent pathogène de la peste. C'est un coccobacille, épais, voisin morjihologiqueinent des pasteurella, préseotant fréquemment au centre un globule clair fil ne forme pas de sporo) et souvent entouré d'nne capsule hyaline; il n'a pas do cils et n'est pas mobile. Il est aérobie, se colore aisément, ne prend pas le gram, se cultive facilement dans les milieux ordinaires légèrement alcalins; sa température optimum est do 30 à 38" C. U est très fragile dans les cultures et est rapidement tué par la chaleur et la lumière solaire ; il est beaucoup plus résistant quand il est desséché. Les toxines de ce bacille sont peu stables et s'altèrent rapidement à l'air et à la lumière. Roux a préparé des toxines très actives en utilisant la méthode des cultures en sac de collodion. Yersin a tenté la préparation d'un sérum antipesteux par l'immunisation du cheval. V. sérum antipesteux.
YIDDISH adj. et n. m. V. jcdéo-allemanu au t. V.
Yi-HYEUNG, empereur de Corée. V. LiIIsi.
YnglÎQgatal, ancien poème nordiouc, principale source dont s'est servi Snorro pour écrire la première histoire des pays Scandinaves dans son Ynglingasaya, suivie depuis par tous les historiens modernes. La philologie contemporaine, toutefois, a mis en doute la plupart des faits rapportés par Snorre ; l'Ynglingatal daterait non du milieu du ix* siècle, comme l'affirme Snorre, mais de la fin du X', et aurait été composé en Irlande par un poète norvégien qui aurait fondu en une seule généalogie des renseignements fournis par des vikings originaires de diverses régions.
ISVnglingatal, que Snorre nous a transmis mutilé, n'est d'ailleurs pas une œuvre entièrement fantaisiste, certains des personnages dont il cite les noms étant connus par ailleurs (notamment par Beowulfj.
YOGA n. f. La quatrième, par rang d'ancienneté, des six dar^aoas ou grandes écoles de la philosophie
indienne.
YOGHOURT ou YAHOURTH n. m. Nom que les Bulgares donnent au lait caillé, qui constitue dans leurs montagnes un des aliments les plus répandus.
— Kncycl. Il est produit par l'action d'un ferment spécial; mais, quand on a ensemencé d'abord avec le ferment pur, et. qu'on réensemence le lait de chaque jour avec le lait caillé de la veille, on a pu constater que le ferment d'Orient est bientôt dominé par le ferment lactique ordinaire. Metchnikof a recommandé le lait caillé bulgare comme un excellent antiseptique intestinal, et il voit dans son emploi une des principales causes de la longévité des montagnards de ce pays.
Yokohama (race de), nom d'une race très originale de gallinacés qui nous vient du Japon.
— Enctcl. Cette race d'agrément est très brillante par la couleur et le plumage et présente quelque analogie avec sa compatriote la phénix. Le coq ressemble un peu au faisan par son allure et la richesse de sou plumaçe. Il a le camail, la couverture des ailes et des reins ainsi que les faucilles d'un blanc d'argent ; le dos, les ailes, la poitrine et les cuisses couverts de plumes d'un ronge, qui prend, par places, des teintes cuivrées et
lU JJLi
Coq et poule de Yokohama,
branes du plus bel effet. D'un aspect très gracieux, le coq de Yokohama possède une tête moyenne recouverte lie plumes brunes et ornée d'une crête petite, de barbillons et oreillons rudimentaires d'un rouge vif ; l'œil est brillant, le bec gros et recourbé. Le cou, ordinairement long, est constamment i)orté en avant; le corps, bien dégagé, est large aux épaules mais vase rétrécissant vers la queue ; les jambes sont longues, les pattes nues et lisses armées d'un fort ergot. Les plumes du camail et do la (jueue sont longues et reionibantes et contribuent i donner A l'animal une grâce bien particulière.
Chez la poule, le plumage est moins riche, mais les caractères généraux domeurenl à peu prés les mêmes.
Assez délicate, lors de son introduction en Europe, celte jolie race est très bien acclimatée en P'rance aujourd'hui, mais il lui faut un parterre gaionné. où elle puisse abondamment trouver la nourriture animale dont elle a besoin.
Coq et poule sont d'humeur batailleuse, mais la poule pond et couve bien, et l'élevage des ^voussins, pour réclamer quelques soins, n'en est pas moins assez facile.
YOLIER '/ a>p.. /t <■) u. m. Celui qui monte une yole.
YoM KiPPOURIM, fête do l'Expiation quo les Juifs r.'iebrent par le jeûne, la prière et l'offrande d'un coq. l->IIc est do rigoureuse observance et se célèbre le dixième jour du mois de tisri (en septembre:. On l'appelle aussi
(ÎKA.NI) pAltDON. V. EXI'IATION BU t. IV.
*YONGE fGharlolte-Marie), femme de lettres anglaise, née à Oiterbonrno (Hampshire) en 1823. — Elle est morte
YORI-TOMO, l'un des plus illustres shogouns, né on
113C, mort en U99. Quoique fils de Yoshimoto, chef du
I parti des Miuamoio, il fui épargné dans le grand mas-
Yotsu-dakc
COG
sacre qui suivit la défaite de ce parti (1159). Exilé à Idzou, il réussit à tromper la vigilance de ses gardes, prit les armes (vers nsOj et. après une alternalive de revers et do succès, finit par écraser absolument les TaïvaMlSôi. Il inaugura alors la première dynastie shogounale (1186) et établit le siègo de son gouvernement à Kamakoura. Il régna en maître absolu sur le Japon, disciplina tes bonzes, remania les codes et organisa métliodit^uement le régime de la féodalité militaire.
YOTSU-DAKE n. m. Castagnettes de l^ois dur, en usage au Japon, où elles sont jdus ijarticuliéremcul employées par les mendiants.
Toueu-jin-pe-tchong-keu, répertoire chinois de cent pièces do théâtre de la dynastie mongole, dont quelques-unes sont célèbres, notamment celle intitulée : Trhao chi Kou cul {l'Orphelin de la Chine), traduite en français par le P. de Prémare et mise à la scène par Voltaire.
YOITKAGHIR n. m. Linguist. Langue h^-perboréenno parlé au nord-est de la Sibérie. (Elle est complètement iso îée des autres idiomes, exprime les relations grammaticales au moyen des suffixes, est riche en formes casuelb-s et présente des traces de flexion : mot « je », înil « nous '. Elle aété étudiée par Schicfner[I8a9]. Le lougouse est eu train de la supplanter.!
YOUKON, territoire du Canada (Nord-Ouest), au N. du 60' degré de latitude nord, dans le bassin supérieur du fleuve Youkon et à la rive de l'océan Glacial arctique; 510.000 kilom. carr., terres polaires, monts, lacs, déserts; 27.000 hab., de toute provenance, surtout Canadiens et Yankees, attirés par les mines d'or. Ch.-l. Ùawson-City.
*Y0UK0N (fleuve'l — L'affluent le plus important de ce fleuve est la rivière Tanana. qui conflue sur sa rive gauche et est navigable jusqu'à 3io milles en amonl de son embouchure.
— Bassin du ïoukon. II existe dans cette partie du territoire d'Alaska des gisements do charbon, mais le minerai en est de qualité trop inférieure pour être exporté, et ne peut être consommé que sur les marchés locaux. Un tiers de la production totale des mines de charbon de l'Alaska provient, estime-i-on. des bassins moyen et inférieur du Youkon et du cap ?somc.
YOUNG (Allen:, navigateur anglais, né en 1830. Il fit partie dès 1857-1859 de l'expédition de Mac Clintock à la recherche de Franklin, dirigea le Fox en î860 dans les travaux préparatoires pour la ptôse d'un càblo transatlantique, et alla à la recherche des dernières reliques de lexiiédition Franklin avec la Pandora. Il voyagea encore dans les mers arctiques en 1876 et en 1882. Il a publié : the Tw^ voyages of the f Pandora • in 1S7ô and fS76'iSi^). — Vn autre Young (Edward D.), marin anglais, né en 1831, mort en 1876, a voyagé avec Livingstone au Zambèze en 1862-1863 et exploré le Nyassa en 1867 et en 1875.
YoUNG .^r.ngliam . V. Brigh.vm Yoitng au t. IL
YOUNG-HELMHOLTZ (théorik de). Physiol. Théorie
visuelle proposée par Young, perfectionnée parHelmhoHz, pour expliquer le mécanisme des sensations colorées.
— En'cycl. D'après cette théorie, chaque élément rétinien reroit trois flbres nerveuses, respectivement excitables, l'une par les vibrations correspondant au ronge, l'autre par celles correspondant au violet, la troisième enfin par des vibrations intermédiaires correspondant au vert bleu, et la sensation de lumière blanche et des couleurs complexes résulterait de l'excitation simultanée des trois libres ou de deux quelconques d'entre elles. Cette théorie rend compte de certains faits. Si, par exemple, on tixe pendant quelque temps une surface rouge vivement éclairée, une surface blanche regardée ensuite prend une couleur vert bleuâtre, car les fibres qui répondent à la sensation de rouge se trouvant fatiguées, l'excitation des fibres sensibles aux autres couleurs prend la prépondérance. Cette théorie rend également compte du daltonisme ou cécité pour certaines couleurs, mais elle explique plus difficilement l'achromatopsie. Il est vrai que. dans ce dernier cas, on a toujours trouvé des lésions cérébrales.