V. VI.SION, et RÉTINE
YOURAK n. m. Linguist. Langue onralo-altaïque du groupe samoyède, parlée dans le nord-est de ta Kussio européenne et le nord-ouest de la Sibérie, jusque vers lo fleuve lénisséi.
YOUSK n. m. Nom donné au lot de terres qui, dans la ]dupart des voïsUos cosaques, est affecté à chaque stanitza pour constituer sa propriété collective.
YOZIA n. m. Genre de poissons lophubranchcs. de la famille des syngnatidés. créé en 1901 pour une espèce nouvelle découverte dans les mers du Japon. [Wyozia widianours- est un curieux syngnatlie voisin des irachyrhamphes./
YPSORA n. f. Genre d'iusectes lépidoptères noctuéliens. de la famille des noctuidés, créé en 1901 pour une noctuelle nouvelle découverte au Brésil.
iL'espèce tvpe de ce nouveau genre est ï'ypsora sautaris.
YSAYE '^^Eugène\ violoniste belge, né à Liège en 1858.
Elève dn conservatoire de Liège, puis de celui de Bruxelles, où il eut pour maître Vieuxtemps, it est devenu l'un des premiers virtuosesde ce temps.
.Après avoir été premier violon do l'orchestre îïiise, à Berlin, il (it plusieurs tournées de concerts, puis accepta les fonctions do professeur au conservatoire de Bruxeltes(1886-1898\ Il eDtre[>rit. ensuite, surtout avec lo pianiste Raoul Pugno, de grands voyages artistiques à travers l'Europe et iusqu'en Amérique, qui lui valurent uno grande et légitime renommée. 11 a fondé à Bruxelles des concerts symphoniques. qu'il dirige chaquo
Ysaye.
hiver avec beaucoup do succôs. Ysayo a écrit six concertos do violuu, do» variations sur uu tliùnio do Pagauiiii, mais il n'a publia quo quolquos morceaux i)cu Importants. — Son frùrc, Tiifcopiiti.K Ysaye, pianiste, est nô en 18G5 à Verviors, exécutant romanjuable et compositeur de talent, a écrit une Suite wallonne pour orchestre, 'luelques autres morceaux symjihouiquos, des concorlos do piano, et un certain nombre do mélodies vocales.
YSENDYCK (Juios-Jacquos Van), arcliitecte belge, né à Paris en i»36, mort à Bruxollos en iviOl. II fît ses premières études ù. Bruxelles, où il obtint lo grand prix de composition architecturale. Il- alla ensuite compléter son éducation à Paris, .sous la direction do Lobas, Lesucur et Viollet-le-Duc, qui l'initia aux lois do 1 architecture gothique et do la Renaissance. De retour en Bel^'ique, il fut chargé do la restauration et de la recousiruciiou de plusieurs anciens monuments. Il acquit à ces travaux une connaissance approfondie do larchitccturo do la Renaissance tlamande, dont il s'inspira dans la plupart dos constructions qu il a élevées. Son œuvre, considérable, comprend dos églises, dos casernes et des maisons communales, notamment celles d'Anderlecht, de Schaerbeck et do Tornaclit. Il est aussi l'auteur do l'hôtel provincial de Gand. Une de ses restaurations les plus importantes est celle do l'église du Sablon, A Bruxelles. Il était membre de l'Acadonuo des lettres, sciences et arts de Belgique.
YTTRIALITE n. f. Silicate naturel d'yttrium, thorium, etc.
Yu-kiao-H ou le» Deux Cousines, roman cliinois, l'un des ]dus remarquables de la Chine moderne. Il renferme le récit romanesque des événements qui se sont passés en Chine de 168 à 26.i de notre ère. et qui ont abouti à la formation des Trois-Koyaumes. Il a été traduit en français par Abcl Rémusat, par Stanislas Julien et par Thcodoro Pavie.
YUMA n. m. Linguist. Groupe do langues américaines parlées sur lo bas Colorado et comprenant le cocomaricopa, le mohavé, le cocopa, le tonto, le yuma proprement dit, etc.
YUBCI n. m. Arc japonais qui coaslUuait, au moyen Age, l'arme ordinaire.
Kncycl. L'usago du yumi devint do plus en pi ù. partir du xv!** siècle. Les arcs nuo l'on voit aujou
voit aujour-
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rare & {
d'hui dans les collections européennes n'ont jamais été que dos armes d'exercice ou do parade.
YUN-LO n. m. Instrument de musique chinois.
(Lo yun-lo est formé d'un cadre sur lequel sont suspendus 10 gongs. Cet instrument est employé en Chine dans les cérémonios du culte bouddhiste.)
*YUN-NAN. — Une compagnie française construit actuellement un chemin do for qui, partant de Lao- Uaï à la froniièro du Tonkin, doit atteindre Yunuan- M'U, après un parcours do 402 kilomètres. Le tracé emprunte les vallées du Nam-ii et d'Amitchéou, et traverse un pays accidenté, parfois inculte et inhabité.
Luchévemontdela voie ferrée est prévu pour l'année 1911. YURACARE n. m. Lin^uist. Langue parléo en Bolivie, cl dont L. Adam a publié uno grammaire composée par le P. La Cueva (1893).
*YVBRDON, comm. do Suisse (cant. do Vaud), sur lo lac de Meuchàtel. — Los eaux minérales d'Yverdon, sulfurées sodiques, à la température do 23 à 25" C, sont utilisées pour le traitement do certaines dermatoses, du lymphalisme et do la scrofule.
Yves ou rarement IVES (saint), en latin Yvo on ho. On trouve en France trois saints de co nom : saint Yves
Yun-lo.
YSENDYCK — YVR.VG
do Chartres (v. t. VII), félo lo to mal; — le bieohcuroax Yvss Mayou ou Mayenc, dominicain, évéquo do KcdoD, mort en 15*1. trop récemment dé» lors. dVij.r. ^ lo -i/crct général d Urbain VIII, pour qu on pui>hO . ,i u'.:il.uer offlciclIcnH-nt lo tiiro do bienheureux sans ■iii>: j' < i-^icm spéciale du sauit-siègo (îO sopl.j; — saint Vvkb de Bretagne, appelé l'avocat des pauvres, né dans lo dio- < cbo do lr<*guier en 12^3, do parents nobles, mort en 1303. Son père sanpelaii llôloh do Kermanio. II étudia à Paris la philosophie, la théologie et surtout le droit canon, à Orléans lo droit civil. Revenu en Bretagne, il demanda et reçut le sacerdoce, devint ofllciaJ dé Hennés, puis officiai de Tréguier, enfin recteur de Trectn'z, et ensuite do Lohanec, où il resta jusqu i sa mort. II fut célcbro surtout par bon intégrité inviolable dans ses fonctions d'ofticial et par sa bonté. 11 ne condaniti:iit jamais qu'eu pleurant. Il quittait l'ofticc do juge pour ^e faîro 1 avocat des veuves, des orphelins et des nécessiteux, uayant lui-même, en outre, les frais de leurs procès. F6to lo 19 mai.
TvES-GOMEZÉE, comm. de Belgique (prov. do Namor 'arrood. do Philippevillejj, sur lo ruisseau û'Yve», tributairo de 1 Heure ; 1.500 hab. Minorais do fer, hauts fourneaux, afhnage de la fonte. Xcinturorios.
YvoXR, comm. de Belgique (prov, de Namur >rrond. de L>iuantj ; 1.230 hab. Falinque de carton : engrais chimiques ; fours à chaux ; poteries cl tuyaux de drainage.
YVORNE, comm. de Suisse (caut. de Vaud [dist. dAiglej, dans la vallée du Rhône et sur la ligne du chomin do fer do Lausanne & Saint- Maurice, A auelciue distance des tours d'Aï et de Mayeu; 950 bao. \ia» blancs très estimés.
YvRAC, comm. de la Gironde, arrond. et à 13 kilom. de Bordeaux, sur un petit ruisseau dont les eaux vont A la Garonne par l'Estoy du Gua ; 800 h. Vins ronges colorés et corsés, que l'on classe parmi les bons ordinaires do l'Entre-Deux-Mers; principaux crus ; château- Blanzac, domaine du Caire, domaine de l/ellevuet à Morpam, château de-Lort, château-de-CfiOity, etc. •
ZAA D. m. Genre de bîgnoniacées, créé par Bâillon pour iin arbrisseau do Madagascar. (Les feuilles du zaa sont timplos, coriaces, couvertes d'un enduit résineux; les fleurs, réunies en grappes à l'cxtréniiiô des rameaux, sont presque régulières, comme dans le zaa à feuilles de houx.)
Zablotow, bourg d'Austro-IIongric (Galicie [cercle de Sniai^-n^.), près do la rive droite du Pruth, affluent du Danube, et' sur lo chemin de for de Lomberg à Czcrnoviiz; ^.Oûû hab. (Ruthènes et Polonais). Manufacture de labac.
ZagharjaSIEWICZ (Jan), écrivain polonais, nô à Radymno f /ialicio orientale^ en 1825. Peu après sa sortie du gymnase '!o Przemysl, il fut compromis dans un complot politiiiue tl condamné à deux ans de prison, (|u'il accomplit au Spiclborg. Après sa libération il suivit les cours de lunivcrfaiié do Lemborg, puis fonda le journal Progrès en igisj. 11 no larda pas à attirer sur lui les foudres du gouvernonicnt aiitricliion, i)u'il attaouait sans mesure dans son journal. Une nouvelle condamnation l'envoya pour trois ans ù. Thcresiensiadt. Il fonda ensuite le journal Ùzicmik liUracki. qu il dirigea pendant dix ans, tout en collaburant à divers recueils iiériodi(|ues. Puis il vécut pendant plusieurs années â Dresde, visita i a Franco et 1 Italie et se fixa  Varsovie. Zacliariasiewicz est un des plus brillants littérateurs polonais de son tomps. C'est surtout dans les récits hlstonf|ues et politiques iju'il a montré un rare talent du narrateur. A beau- ' oup d invention iioétiquo, à une imagination brillante, il joint une verve puissante, un esprit plein de finesse, de mordant et de cliarme; son style est élégant et d'une excessive pureté. Nous citerons, parmi ses ouvrages : un ht-udit (1855): VOrphlin (1856); les lo/sr»» (1857) ; Ileiteia (1858); l'/Cnfant de Dieu {i»:,S) ; Îiaint-Jur (1862); iV«- *^«??5'» (1800); .V»r les frontières (18G0); SitiutCeorffes
"' fh'^^r.:\): le Uonnet rouqe (1869^; AVuim/s
' 1861' ; Caries caeh'^vs {\n-\)\ l'Ac-. I H75 ' ; une Aîauvaisc affaire {X^'t) ; ■HT7Î. la Chaise ro^«/p (1878); le
■ l-^H'i; etc.
'ules-Augustc), philologue allemand.
^ en isifi. mort ft Hafie on 1887. Il
(1868); A la t 11887): te r •
ÎfU/reiir c r Droit ..
Jfl'isûn (I ht /;..!
ZaCRER (Kl
né A Obcrui^-k
étudia la idn nlnKio A Ilreslau et A Berlin, fut attaché (1817) à la bihhutlir inr .1,. Mallf-, ro fit habiliter dans cette \i:ir i«r.4 .1 \ i,.f -,.„.„.. on 185G professeur extraor-
dinaire. Appelé en 1859 à Kœnîgsberg pour y être bibliothécaire en chef, il dut résigner cette fonction à cause d'une maladie d'yeux, et revint en 1863 â Halle, avec le titre de professeur ordinaire de philologie allemande. Ses travaux les plus estimés sont : / Alphabet (jothtque de Wulfila et l'alphabet r««ï^ue (1855) ; l'Histoire de ta comtesse palatine Geneviève (1860) ; les liecueils de proverbes allemands {\%Ô2)\ le Pseudo-Callisthêne, (ISGI) ; etc. Il a publié le Voyage d'Alexandre le Grand au Paradis (1859). et fondé avec E. Hœpfner la Zeitschrift fur deulsche Philoloijie {isio ft suiv.).
ZadoG Kahn (Zadig, dit), grand rabbin do France, né à Momiïienheim (Bas-Khin) en 1839. mort à Paris en 1905. Il fit ses études ihéologiquos à Metz et à Paris, devint on 1862 directeur do l'école préparatoire au séminaire israélite (Talmud-Torah), fut adjoint en 1807 au tjrrand rabbin de Paris, Isidor. auquel il succéda dans ces fonctions en 1868 et ensuite dans celles de grand rabbin do France en 1890. Très actif, très charitable, il avait pris une grande part à l'organisation des comités de secours aux juifs expulsés do Uussïo et à toutes les œuvres ressortissant à lAIlianco Israélite universelle, dont il fut élu président d'honneur. Il a été l'un dos fondateurs, on 1879, de la Société des études juives. II a publié : l'Esclavage selon la liible et le Talmud (1869); Sermons et allocutions (1875 189». i vol.); Etude sur le livre de Joseph le Zélateur (1882); Heliyion et patrie (1893); la liible de la jeunesse (ï»99) ; Souvenirs et regrets (1898). Il avait dirigé la publication d'uno traduction du texte ori^-inal do fa Hiblo par les membres du rabbinat français, dont le premier volume a paru vn ïx:i\>.
*ZADRUGA ou ZADROUGA n. f. - EncvcL. La zadniga serbo-croate est l'association économique de plusieurs familles rurales issues d'un ancêtre commun. Klle peut compter jusqu'à une cinquantaine de membres ou éfre réduite seulement à quelques individus : par exemple lo père, la mère et un enfant. Dans ce dernier cas. on l'api>ello inokosna. C'est la communauté ou zadruga, tant qu'elle persiste, qui est elle-même propriétaire; son chef, nui lïo fait que l'administrer, peut être relevé de ses fonctions. Kn elFet. les sociétaires majeurs élisent librement leur clief, ùil starêchina ou domafchine, en faisant porter leur choix non pas nécessairement sur l'associé le plus ancien, mais bien sur le plus apte à exercer l'autorité
intérieure et à représenter l'association dans les relations avec l'extérieur. En dehors de la propriété commune, les sociétaires, surtout les femmes, ont un pécule personnel. Un sociétaire majeur quclcomjue peut se retirer à tout moment de la communauté, on réclamant et obtenant sa part de l'avoir social. Cette organisation, qui constitue la base de la famille rurale dans les pays de langue serbocroate, n'est point d'ailleurs spéciale à ces pays : on la rencontre en olfet en Bulgarie, on Russie; et un savant ragusain. Bogivsic, l'a rapprochée des institutions kabyles.
ZjEHRINGIA, planète télescopique a" 421^ découverte en 1896 par Max Wolf.
ZaGOSRINE (Michel-Nikolaévitch), poète et dramaturge russe, né à Hamzog. gouvernement de Penza. en I':89, mort à. Moscou en 1852. Après la guerre de 1812, à laquelle il prit part, Zagoskine s'adonna à la culture des lettres et fit paraître un grand nombre de pièces de théâtre et de romans : Propriétaire caînpaguard (1818) ; Georges A/iloslavsky (1819); un Homan sur la grande roule (1824); Jiostarlev (1835); etc. En 1820, Zagoskiue devint directeur du ihéàin- impérial de Moscou. L'œuvre de Zagoskine n'a ({u'uiie valeur purement documentaire.
Zagou, ville d'Austro-IIongrie ^Transylvanie [comiiat de Haromzok, distr. do Orba]). sur un pe'iit sous-affluent du Danube par l'Aluta; 1. 100 hab. Commerce de bestiaux et de cérralfs. distilleries.
ZAGUERO ighé
Joueur d'arrière.
mot espagn.) n. m. A la pelote.
Zahara, bourg de l'Espagne sud-occidentale (Andaluiisio [prov. de Cadix, distr. d^^lveral), sur le Boca Leones, afllucni du Guadaleto : 2 500 hab. Vergers, orangers, oliviers. Kuines d'un alcazar maure du xi' siècle. Le nom de la ville [fleur, eu arabe) trahit loccupatioa musulmane.
Zabn (Théodore), théologien allemand, de culte luthérien, né à Nfœrs en 1838. C'est le fils du pédagogue Franz Ludwig Zabn (1798-1890). Il fit ses études à Bàle. Erlangon et Berlin, devint en 1868 privatdocent. puis, en 1871, professeur extraordinaire de théologie À Kiel. obtint lordinariat en 1877, changea en 1878 sa chaire contre colle d'Erlangen. accepta en 1888 le mémo enseignement à l'université de Leipzig, et revint à Erl.nngen en 1892. IL
occupe uno place importante parmi les historiens de Tancienno litiératuro ctirL-iienne. Citons do lui : Alarcellus d'Ancyre (1867> ; le Pasteur d'Iiermas (1868) ; Ignace d'Antioche (l.i73j ; Its Actes de Jean (1880) ; Cyprien d'Antioche et la légende allemande de /''auit (IZSi) ; lieclierches êur l'histoire du canon du. Nouveau Testament (1881-1900) ; Histoire du canon du Nouveau 7*e«(ameni ,( 1888 - 1892 et suiv.); le iiymbole des apôtres (l;*92j; l'Évangile de Pierre (1893); ksquinses sur la vie de (ancienne Eglise (i893); kpictète et le c/w/«fianisme (1894); introduction au Nouveau Testament (1897); etc. Il a édité, avec von Oubliardt et A . Ilaruack les Œuvres des Pères apostoliques
(lK70-iyi»OJ.
Zahorowitz, bourg d'Austro-Hongrie fprov. do Moravie), prcs duD petit sous-affluent du Danube 'par la Mardi ; imo hab. Sources minérales bicarbonatées soaiques, à la tempérai ure de 8 à 10" C, utilisées pour le traitement de ceriames aifections des voies digestives.
Zahrtmann (ChréiioD- Christophe}, amiral et géographe danois, né en 1793, mort en 1853. Il entra dans la manne coninie cadet en 1805, se distingua par sa bravoure, se consacra après 1825 aux études géodésiqucs et hydrographi.iucs, mesura avec le professeur Schumacher lare du méridien en Danemark, dressa la carte des côtes des Antilles danoises et éleva un observatoire à l'île Saint-Thomas. Directeur du bureau hydrographique de Copenhague, il attacha son nom à un grand nombre de travaux, ouvrages techniques, cartes marines d'une admirable précision, qui rendirent de grands services à la navigation. Il devint directeur général du génie naval et vice-aniiral.
Zahrtmann (Christian), peintre danois, né à Runne (Bornholinj en 1848. Elève du I*olytcchnicum et de l'Académie do Copenhague, do 1864 à 1868, il obtint uno bourse qui lui permit de visiter, do 1875 à 1878, l'Italie, particulièrement Kome et Sienne, et ensuite la Grèce, Lisbonne et Paris. Il est retourné au Danemark depuis 1884. Trois tableaux : la Mort de la reine Amélie (musée de Copenhague, 1882), Léonore Chrîsltna Ulfcld en prison, et Trois filles de Sara, Italie, qu'il envoya à. l'Exposition universelle de 1889 (Paris), lui valurent une médaille de bronze. 11 était représenté, eu 1900, par quatre œuvres, dont : Mariage jyiystigite devant l'église San-Pietro, à Pistoja et J^ête de saint Lidano, à Civittn d'Antone.
ZaÏMIS (Alexandre), homme d'Etat ei diplomate hellène, né en 1SJ7. Il appartient à une des familles les plus connues de la Grèce contemporaine : il est en effet le fils de Thrasybule Zaïmis, qui fut deux fois président du conseil, et le neveu de Théodore Delyannis, sous les auspices duquel il entra dans la carrière politique. Il fit ses études au gymnase d'Atliènes, les compléta aux universités do Leipzig (1874) et do Heidelberg (1878), où il fut reçu docteur en droit, et les acheva à. l'école libre des sciences sociales et politiques à Pari .s.
En 1880 il fut élu député par la province de Kalavryta, en remplacement de son père. Invalidé parce qu'il n'avait pas l'âge requis parla constitution, il fut réélu de nouveau et de nouveau invalidé. Il vint alors en France et en Angleterre, où il fit des études spéciales. En 1886, il était élu à la Chambre des députés et s'inscrivait parmi les partisans de son oncle Delyannis. Secrétaire, puis vice-président de la Chambre où il avait conquis tout de suite une grande influence, il devint en 1891 ministre de la justice et fut chargé de l'intérim de l'intérieur; il garda ces deux portefeuilles jusqu'en 1892. Président de la chambre des députés (1896), il fut chargé le 21 septembre 1897 de former le ministère qui accomplit la très lourde tâche de signer le traite do paix avec la Turquie et de régler les conventions relatives à l'emprunt et au contrôle financier. Le 30 octobre 1898 il remettait au roi sa démission, qui ne fut pas acceptée, et il conserva le pouvoir jusqu'au 2 avril 1899. Do nouveau président du conseil, du 12 novembre 1901 au 24 novembre lii02, il a été, en 1906, sur la proposition du roi Gcurgos, nommé haut commissaire de 1 île de Crète par les grandes puissances. Cette nomination a eu pour but de donner une satisfaction aux partisans de l'annexion de la Crète à ia Grèce, au nombre desquels figure le nouveau haut commissaire, tout en maintenant le principe théorique de la suzeraineté du Sultan : car la Grèce a dû se contenter de désigner aux puissances le candidat qui lut était agréable; mais la nomination proprement dire a été faite par les puissances, de concert avec la Porte.
Zaisenhausen, bourg de l'empire d'Allemagne (grand- <luché de Bade), près d'un petit sous-affluent du Rhin par le Neckar ; l.OOO hab. Sources i^iuérales sulfurées calciques, à la température de 8" C, utilisées pour le traitement du rhumatisme chronique et de certaines dermatoses.
ZAÏTHB ou ZAÏTHA n. m. Genre d'insectes hémiptères hétéroptôres. de la famille des bélostomidés, comptant quelques espèces propres au nouveau monde. (Les zaitnes sont des grandes punaises d'eau, ovales, pointues en arrière, à rostre long et grêle, à livrée brun jaunâtre. L'espèce type est le zaitha Stolli de Cayenne.)
ZaizoN. bourg d'Austro - Hongrie (Transylvanie), au milieu du massif des Karpathes et sur un petit sousaffluent du Danube par le Naros; 1.000 hab. Sources minérales bicarbonatées mixtes, à la température de 9 à 11» C, utilisées pour le traitement des aflTections catarrhales des voies respiratoires. Cure de petit-lait.
ZakriJS (François), écrivain tchèque né en 1839,11 étudia U- droit à Prague et entra dans l'administration. 11 a fait juiier sur le théâtre de Prague un certain nombre de drames et de comédies : la Fille de Podiebrad ; Deux beaux i/eur ; le ftoi de son peuple; etc. Il a collaboré à un grand nombre de journaux et fondé en 1871 avec V. Vleck la Keviie Osreta (la Civilisation), l'un des recueils les plus importants des pays tchèques.
ZAHOROWITZ — ZANGEMEISTER
Zaïmis.
ZalDIVAR, bourg d'Espagne ^nrov. de Biscaye) ; l.OOO h. .Sources minérales sulfurées calcioues, utilisées pour le traitement des dc-rmaioses et du rhumatisme chronique. Elles sont légèrement laxativcs, et devicaacni l'objet, pour ce motif, d'une assez active exportation.
ZaleNZE, ville de l'empire d'Allemagne froy. do Prusse 'présid. dOppeln, cercle «Je Kattowitzj), sur le Zalenzer \Vasscr ou ruisseau du Zaleuzt* ; 7.114 hab. Houille; métallurgit.'.
ZALUZIANSKIE [skî) D. f. Gcnrc de scrofulariacées
antirrhinéfs.
— Encvcl. Les zalusianskies comprcDDcnt 16 espèces de l'Afriouo australe. Ce sont des herbes, aont les fleurs, groupées en épis terminaux, n'ont que deux étamines fertiles ; la corolle, presque régulière, comprend cinq pétales bilides soudés en un long tube sur une partie de leur longueur.
ZamaniAH, ville de l'empire anglais de 1 Inde, dans l'Hindoustan septentrional (prov. de Bénarès [distr. do Ghazipourj), sur la rive droite et non loin du Gange ; 6.000 h. Fabrication d'étulfesdo cotoo ; commerce de grains.
ZamaRTINYÉ, bourg de la Russie centrale ( gouv. do Tambof [distr. de Lebédian]), sur un petit sous-affluent du Don par le Voronèje ; 2.500 hab. Industrie assez active ; féculerie, fabricatioD d'amidon.
ZambacO (Démétri us -Alexandre), médecin turc, né à Constan- Zaluzianskic. tinople de parents grecs, en 1832.
Il fit ses études et prit ses grades universitaires à Paris; sous l'Empire, il fut naturalisé Français en ré compense des services rendus aux hôpitaux et à la science. Interne des hôpitaux, chef do clinique à la Faculté de Paris, il fut appelé par le gouvernement ottoman pour organiser l'écolo et les hôpitaux. Il s'établit ainsi à Constantinoplo, où il continua à cultiver la science. Correspondant et membre associé de l'Académie de médecine de Paris, puis correspondant de l'Institut de France (Académie des sciences), . il est en outre membre do l'Académie des sciences do Saint-Pétersbourg , de la Société de dermatologie de Paris, do Vienne. On lui doit, entre autres travaux : Affections nerveuses syphilitiques, couronné par l'Académie de médecine (I86I) ; Voyage chez les lépreux, récompensé par l'Institut de France (1893); les Lépreux ambulants de Constantinople, couronné par l'Institut, prix Montyon, et par la Faculté de médecine de Paris, prix Chateauvillard (^1897); Gangrène par perturbation nerveuse; Hypertrophie du cœur pendant la grossesse i Institut de France, 1862); Morphinomanie (1883 et 1884); Hémorrhotdes de la vessie. II a fait à l'Académie descommunii^ations diverses ; Survivance de la lèpre en France, en Bretagne, dans le Midi et la présence de lépreux méconnus dans les hôpitaux de Parts, Conférence sur la lèpre, à l'instigation du prof. Potain, dans son amphithéâtre (Ann. de méd. scientifiques, 1893). Communications sur la lèpre, les cagots, la syphilis chez les Pharaons (1900). Il a fait également (les communications aux grands congrès internationaux de médecine (Copenhagne, I.,ondres, Paris, Rome, Vienne, Moscou. Madrid, Lisbonne) : Sur ia lèpre, la femme et les exaltations religieuses en Orient; l'Antiquité de la si/philis en Europe, avant le retour de Christophe Colomb; Des rapports de la maladie de Morvan et de la suringomyélie avec la lèpre ; les Monuments mégalithiques de t'Armorique ; la Contagiosité de la lèpre ; Hérédité de la lèpre ; etc. Zambeck , bourg d'Austro -Hongrie ( comitat de Pcstj ; 4.171 hab. Ruines de monuments turcs et d'une forteresse.
Zamen ou Zahmineh, bourg de la Perse centrale fprov. d'Irali-Adjemii, sur un lointain sous-affluent du Chatt-el-Arab; 2.':ûo hab. Industrie et commerce très actifs. Beaux vergers, commerce de céréales et de bestiaux, fabrication et impression d'étofi'es do coton, dont la région produit uno certaine quantité.
ZamenHOF (Louis -Lazare), médecin et philologue russe, créateur de 1' « espéranto», né à Bielostok (gouv. de Groduoj en 1859. L'idée d'une langue internationale lui vint de très bonne heure et fut sans doute favorisée cliez lui p«r le spectacle des divisions linguistiques de sa ville natale, qui comprend à la fois des Russes, des Polonais, des Allemands et des Israéhtes. Elève au gymnase de Varsovie, il pensa d'abord à ressusciter une langue morte, puis à élaborer une grammaire simplifiée avec des radicaux fabriqués de toutes pièces. Enfin il adopta les mots internationaux des langues existantes et constitua ainsi un vocabulaire romano-germanic^uo. Dès 1378, il avait élaboré une « lingwe universala ■ , qu il pratiquait avec SCS camarades. Pendant ses études à l'Université, il soumit son premier essai à une revision minutieuse, qui dura six ans, et, après avoir cherché en vain un éditeur pendant deux ans, il se décida â publier en juillet 1887 sa première brochure, sous le nom de ■ Doktoro Espéranto ■•, qui est devenu le nom courant de la langue. L ouvrage, intitulé Langue internationale, Préface et manuel complet (en russe. 1887), fut traduit en allemand par \V. H. Trompeter (1891), en anglais par R. H. Geoghegan (1898). en français par L. de Beaufront (1899). L'auteur publia ensuite un Èkzcrcaro (recueil d'exercices, en cinq langues, 1898), adapté en français par L. de Beaufront '1902). Il traduisit ou K espéranto » Hamlet, de Shakspcare, et composa un hymne dans sa langue : Espero. Il a raconté la genèse de r' « espéranto « dans une lettre adressée à Borovko, et publiée dans différentes revues espérantistes, notamment dans les Esperantaj Prosajoj (1902). V. espéranto au t. IV.
ZAMETOPIAS (mé, pi-nss) n. m. Genre d'arachnides araoéides, de la famille des thomisidés, comptant quelques espèces propres aux îles de la Sonde et à l'Afrique australe. (Les zametopîas sont des araignées de taille médiocre, trapues, rougeâtres, réticulées, munies de longs crins, etc. Le zametopias speculator, de Sumatra, est le type du genre.)
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