ZANGWILL
ZEEMAN
plomb (6' vol. <io i'^pheuiern 'pigrafifticn, i8k:,) ; Sp,icimenf! Je manuscrits latins écrits en majuscules (on collal)or. avec Wattenhach. 1876; 2* ôtiit. 1878); ôdiùons d'Oroso (1882- 1889), et des fraffinrnts «io la lïiblo on vieux saxon de la l.ibliothôquo Pulaiinr, di-couvorts par lui (eu coilab. avec Uraune, IH<.U *
Zangwih. (Israël), romancier ot autour ilramatiquo tiiif nn-.'lais, né à Londres en I8GI. Il Ut ses études à Londres ot dovint insiitutenr à Spitattlolds. II publia en 1888 un roman satirir|uo : tfie l'rcmicr and the Pointer, roDonca à l'enseignement et donna dos articles et des nouvelles aux périodiques, en particulier au <• Pall Mail Magazino ». 11 publia alors : l/ic /iachelor's Cluli[lS9l), qui eut un grand succôs, puis the Uiq /iow Mystery (1892); the Children of thc Ghetto (1892); Ohl MniiVs Club (1892/; tlhetto Tragédies, nouvelles (1893); the Kiitij of Schnorrers ■ ' thé Juasler {iSo:>) :
(1894't, recueil de fantaisies grotesques; the
\ers ' ' ' " ' ■ ■ (1898); the
/treaniers of the Gheltu ■ Alati
Zanonie : a, coupe de la flpiir 6, coupe de la fleur femelle ; c, graine.
ïantle of Elijah (1900). Au théâtre il a fait représenter : Six persans (1892), qui fut applaudie à HaymarKet ; Children ofthe GAc(/o (18'J9) ; thc Moment of Ûeath (1900) : the Itrvolted Daughtcr (Utooj; Me-
rely Mary Xnn (1904). Son - "tj • J'fs^^^k
bumour, son esprit satiri- ^-^ '■ "'■Ç:*\, '.^'•^'^^ que, ses dons d'observa- / y<'V' '^\.
leur et do peintre l'ont ^^^y^ ivf&^placé au premier rang dans S-/- J:VSi\ '
la littérature israôlilo et ^^ '^.' \"s
l'ont fait appeler un « Dickens juif n. Il s'est fait remarquer aussi par ses conférences on faveur de la cause sioniste.
ZANONIE (nS) n. f. Genre do cucurbitacées févillées, typo d'une sous-tribu des zanoniées,
— Encycl. Les zauonies sont des plantes grimpantes avec des fleurs pourvues de cinq étamiues à deux sacs polliniquos et d'un ovaire tricarpellé à mÂJê' placentation pariétale ; les ovules sont pendants. Le fruit est une pyxide et contient de nombreuses graines ailées, La zanonie macrocavpe est un arbrisseau de l'archipel malais.
ZANZA n. m. Instrument de musiq^ue du Congo, formé d'une pièce de bois creusé rectangulaire, sur laquelle sont fixées par l'uno de leurs extrémités dix lamelles de fer. (Une sorte de chevalet mobile, qui se glisse entre la table d'harmonie et les lamcUes, permet do les faire vibrer.)
Zanzibar (protectorat dk), protectorat britannique, faisant partie do l'Afrique oritrntalo anglaise et composé de deux lies : Zanzibar et Pemba. Sa superticie est de 2.486 kilom. carr., et sa p(MïuIalion d'environ 200.000 individus. Le sultan do Zanzibar en demeure encore le souverain nominal, ainsi que d'une zone large de IG kilom. sur la côte do l'Atrique-Orientale anglaise; mais un gouvernement britannique dirige, sous sou nom, ce protec- zaaza. torat, dont la capitale Zanzibar, peuplée de 50.000 à 60.000 hab., fut port franc de 1892 à 1899.
ZAOGYS (siss) n. m. Genre de reptiles ophidiens, do la famille des colubridés, comptant six espèces propres à l'.Vsie tropicale.
— Encycl. Los zaocys sont des couleuvres géantes, dont certaines dépassent trois mètres do long. Sveltes, comprimés, avec la tête allongée, distincte du cou, les yeux grands, à pupille rondo, la queue longue, ils ont une livrée verte et jauno variée de gris et de brun, ou grisâtre variée do jaunùtro, la première moitié du corps étant, en général, d'une autre couleur que le reste. La plus grande espèce connue est le zaocys carinatus, qui atteint 3"", "5. ("es serpents inoffensifs vivent dans les forêts humides des montagnes et attaquent toutes sortes d'animaux; beaucoup vont à l'eau et se nourrissent do poissons.
ZAPADNIKI (mot russe; de xapad. Occident, et qui siçnif. la Occidentaux ou plus exactement les Occidenlalistesj n. m. Nom qu'on donne en Russie aux hommes politiques qui prétendent que la Russie doit se mettre à l'école lie rOcciilent et s'mspiror de ses idées.
Zapououskaîa, bourg do la Russie méridionale (dans le territoire des cosaques du Don [cercle d'Oust- Mctvicditzkaïa]) ; 2.900 hab. Stauitza cosaque, très anciennement fondée.
ZaraoOZA (Ignace), général mexicain, né à Montepnala en 182'.). mort à Pu<-bla en is62. De rare indienne, il fut cuinmor<;anl lï Mont<-roy. puis avocat, et entln entra dans l'armée. Chargé par Juân-z, en 1800. du commandement d une brii^'adc, il rombaitit avec succès Miramon ot se signala A la prise de (inada-'-^apara. Promu général en chef d** lannée d'Orient, il (U fusiller, le 'i\ mars 18C2, le général Manuel Koblex qui servait la cause française, lut vaincu par les Français à Orizaba (îo avr.) et au délilé de Cambres. Il se défondit vaillamment h Puebla (r. mai\ mprii même l'olU-nsive, mais fut défait è Adulcingo ismaii et Orizaba (14 juin . Kcjtié sur le Canada-dcistapaii, il lut atteint de la fièvre typhoïde ot mourut.
Zabaia on ZeraYa, ou ZrAIA. site de ruines do l'Alto ' province de Consl.-intino. j-n-s de Baïda- J do Séiit"). t'est probablement le site do l'i Julia, fondée jiar les Romains sur la
ilo notre part
il reliait Si^nf a ]jiinW-r.o, et qui fut W«ro. un*> dos villes les plus prosp^ l" I Afrique, ainsi qu en témoignent de nombreuses nnnips. parmi lobnuoUe» il faut mentionner une basilique chrétienne, et dont la plus importante (une inscription
portant fixation d'un tarif d'octroi au temps de Soptimo bévôre) a été transportée au Louvre.
ZaRANZ, ville d'Espagne (Guinuzcoa), à 17 kil. S.-O. de Saint-Sébastien, au bord do 1 Atlantique; 2.600 hab. Petit port do pécho, plage : jadis, chantiers do constructions navales.
ZaRATE, localité de la république Argentine (prov. de Buenos- .\>Tes), sur le Parana; 3.638 hab. Chef-lieu do district, arsenal maritime. Fabriques de conserves de viande, do papier, do dynamite.
ZaratE (Fernando de), auteur dramatique espagnol du XVII" siècle. Ses comédies ont été, pour la majeure partie, insérées dans le recueil des Comedias escogidat, entre ISGI et 1670. La première se trouve au tome XV (1661). Les plus célèbres do ces œuvres dramatiques sont : A h que obligan los celos, Quien habla nuis obra menos. la Presumida y la Ilti-mosa. et Maestro de Alejandro, la Hatalla dcl honor, tos Dos fHôsofos de Grecia, Quererse sin declararse, Anles que todo es mi aniîyo, el Vaso y la Piedra, el Pritner Conde de /''landes, la Escuela de la gracia, la Desqracia venturosa, la Palabra vengada, la hefensora de la reina de Hungria, etc. La biograpliie de ce F. de Zarate est inconnue : l'Index espurgatoire de 1790, reproduisant les Index antérieurs, assure que Fernando de Zarate est le pseudonyme de Antonio EnriyuKZ GÔMEZ, Juif portugais bien connu par son ouvra^-e Academias morales de las Musas (1660; et son Siglo Pitagôrico (lG4i).
ZARGUE {ghe) ou ZARGUS (ghuss)D. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, de la famille des carabidés, comptant cinq ou six espèces propres à Madère. (Les zargues appartiennent à la tribu des îicininés ; ce sont dos insectes do taille médiocre, aplatis, bruns ou roux, rugueux; ils vivent sous les pierres, etc. Le zargus Schauini est le typo du genre.)
ZaRNCKE (Frédéric), philologue allemand, né à Zahrcnstorf, près do Bruel (Mecklembourg-Schwerin) en 1825, mort en i8i>i. Il étudia la philologie allemande aux universités do Rostock, do Leipzig et de Berlin, prit ses grades à Rostock en 1847 et se rendit ensuite à Baumgartenbriick, prés de Potsdam, pour y mettre en ordre la bibliothoquo do Meusebach, qu'il fit acheter, en 1848, par la bibliothèque royale de Berlin. En 1850. il alla fonder à Leipzig le Lillerarisches Zentralblalt. Habilité en 1853 à l'université de la môme ville, avec une thèse sur le Caton allemand, il publia ensuite une excellente édition de la Sef des fous do Séb. Brandt (1854). Il se mêla à la même époque à la polémique littéraire des yibelungfn et, outre une édition de ce poème (1856-1887), publia une brochure Sur la question des Nibelungen (1857) et des Matériaux pour l'e-vplication et l'histoire du poème des Aibcluiigoi (18.^7). En 1858, il fut nommé professeur ordinaire de langue et de littérature allemande à l'université de Leipzig. On lui doit, outre les ouvrages cités, diverses études dans les Comptes rendus de la Société des sciences de Saxe, notamment un mémoire sur le Heliand (ises). et une série do livres sur l'histoire des universités allemandes.
ZarOURIA, village d'Algérie (prov. de Constantîne [arrond. de Bône]), au-dessus de la Medjerdah. Le douar est peuplé de 3.000 hab. I-,a colonie française a planté en cet endroit de beau.v vignobles.
ZasmuK, bourg d' Autriche-Hongrie (Bohème [cercle de Koiin]); 2.500 hab. Fabrique de sucre, scierie à vapeur. Eglise possédant de belles peintures.
ZaSTROW (Henri-Adolphe dk), général prussien, né à Dantzig en 1811, mort à Shœneberg, près do Berlin, en 1875. Officier d'infanterie, il étudia l'art des fortifications et publia divers ouvrages sur ce sujet. Chef de bataillon en 1848 , il servit dans l'armée du Slesvig- Holstein, mais rentra deux ans après dans l'armée prussienne. Général major en 1858, lieutenant général en 1863, il se distingua dans la guerre de 1866 contre l'Autriche. Général d'infanterie en 1868, il commanda le 7' corps pendant la guerre franco-allemande de 1870, à Gravelotte (18 août), à Noisseville (31 août-1" sept.), prit part à l'investissement de Metz et enleva les places du Nord- Est, Thionville, Montmédy, Longwy. Ses troupes firent partie do l'armée d'occupation qui resta en Franco jusqu'en 1873. Ses principaux ouvrages sont . Aide-mémoire de fortifications \iS2^); Histoire de la forli/ication permanente (trad. Ed. de La Barre-Duparcq.)
ZATI n. m. Sous-genre do macaqaes, comptant trois espèces répandues de rîndo à ia Malaisie.
— Encycl.
Los zatis sont ces macaques à queue do longueur moyenne dont le typo est le macaque dû BulTon {snti cgnomolgus) , espèce qui se trouve de la Birmanie ù ta Cochinclnnoet dans toute la Malaisio , où les Arabes l'ont
transportée jusque dans les îles Moluques. Aux zatis appartiennent aussi le macaque « toque m&le de Buffon », qui est le sati Sinicus, propre à l'Inde, et lo tati pileaius, propre & Coyian.
Z AVALA Y DE LA PuENTE (Juan DE^. marquis de SiF.nn.\- lïrt-i.oNKs, général et honune poIiii(|ue espagnol, né vers 1803, mort à Madrid en 1879. Cadet dans l'armée i^isi, lieutenant des lanciers do la garde (1832 1, il combattit vaillamment sous les ordres d'Espartero dans la campagne de 1836 contre les carlistes, fut promu mar.'cbal do camp (1839), et négocia avec le général insurj^é Marato la convention do Vorgara, qui mit fin à la guerro civile. U prit part à l'expédition du Maroc, devint capitaine général et marquis do Sierra-Bullnnes. Bien ^u'Ldoigné de la politique militante, il fut appelé au mi-
Zatl.
nistére de la guerre par Amédée, en 1872, combattit l'insurrection carliste et se retira lors de la proclamation de la république (lévr. 1873). I* maréchal Serrano, chef du pouvoir exécutif, lui confia à nouveau le portefeuille do la guerro (ianv. 1874), puis la présidence du con&L-U (mai). Après fa mort de Coucha (27 juin), Zavata so rendit en Navarre pour écraser les carlistes, mais à la suite de dissentiments avec Morionos, il donna sa démission (sept.). La restauration alphonsisto le nomma memi>ro du Sénat.
Zaytz (Jean), compositeur autrichien, né à Kiume en 1831. Fils d un ancien chef de musique militaire, déjà pianiste et violoniste, il alla terminer son éducation musicale au Conservatoire de Milan ; puis, après avoir été un instant chef d'orchestre au théâtre de la S<ala, il retourna à Fiume, y devint chef do la musique municipale et professeur à Tlnstitul de musique, puisentin selixaà Vienne. Il avait déjà fait représenter à Fiume un opéra intitulé Amelia et voulait se consacrer au théâtre. Il y réussit et donna, sur divers théâtres de Vienne, toute une série d'opérettes qui furent accueillies avec faveur : les Hommes à bord (1863); Fitzli-Putzli (1864); les Lazzaroni de JVaples (1865); la Sorcière de Boissy (1866); les Jtôdeurs de nuit (1866) ; les liendez-vous en Suisse (1867); le Tribunal de district (1867); la Somnambule (1867): Maître Puff{lS6-!i; A la Mecque (1868); l'Enlèvement des Sabines, VAmour captif. Cependant, malgré ses succès, Zaytz quitta Vienno pour aller s'établir à Agram en i!S70; il devint aussitôt directeur et professeur de chant à l'Institut de musique eu même temps que chef d'orchestre du théâtre, et il y donna les premiers opéras qui aient été écrits en langue croate : MislaVy Ban Leget, Aikola Subie Zrinjski, Lizinka, Pan Twardowsky ou le Faust Polonais et Aphrodite.
En dehors de ses œuvres dramatiques, Zaytz a créé des Messes, de nombreux Ueder, des choeurs et dos morceaux de musique instrumentale.
ZcHORLAN, bourg de l'empire d'Allemagne (roy. do Saxe [cercle de Zwickau^i, dans l'Erzgebirgc; 3.053 hab.
ZdriechOWSKI (Maryan), savant polonais, né en Russie en 1861. Après avoir fait ses études à Dorpat, il est devenu professeur de littérature slave et de littérature comparée â l'université de Cracovie. Dans ses ouvrages, il s'est particulièrement inspiré des idées et de la méthode de Taiue. Les principaux sont : Messianistes slavophiles (1888); Btjron et son siècle (1895) -.Esquisses littéraires. 11 a en outre publié dans les revues locales une série d'études sur les littératures slaves. Il a organisé à Cracovie un club slave et est membre correspondant de l'académie de cette ville,
ZÉBID, ville de l'Arabie (Yémen), dans la plaine littorale (Tébama), à 30 kilomètres de la mer Rouge ; 8.000 bab. Ancienne capitale du Tébama; ancien marché princ'pal des cafés (elle avait alors pour port Ghalefka), aujourd'hui déchue. Elle serait la Sabea Begia de Ptolémée.
ZÉDÉ (G«5/are-Alexandre), ingénieur naval français, né et mort à Paris (1825-1891). Issu d'une famille d'origine alsacienne, et fils d'un préfet du gouvernement de Juillet. il entra à l'Ecole polytechnique en 1843, en sortit comme élève ingénieur dans le corps du génie maritime, où il fit une rapide carrière. Ingénieur de 2' classe en 1863, de 1" classe en 1867. membre du conseil des travaux et de la commission de revision du règlement d'armement, il devint en 1877 directeur des constructions navales. Deux ans plus tard, il était grièvement blessé au cours d'une expérience, dans le laboratoire de chimie do TEcole normale supérieure. Très lié avec l'ingénieur Dupuy de Lôme, il le suivit, après avoir quitté le service de l'Etat, pour entrer dans le conseil d'administration de la Société des forges et chantiers de la Méditerranée. C'est à lui que l'on doit les plans du l»ateau sous-marin Gymnote, qui pour la première fois satisfit aux conditions de la navis^atioo sousmarine, et fut le premier spécimen de la flottille française de sous-marins. — Son frère, Emile-Hum'Oltte Zédé, né en 1827, raort au château de Cosquer en Kerhuon, près de Brest, en lî»oo, servit dans la marine, où il entra en 1843, devint lieutenant do vaisseau en 1854, capitaine do frégate en 1859, capitaine de vaisseau en 1869, et commanda avec distinction en cette qualité, pendant le siège de Paris, le fort de l'Est. Contre-amiral en 1S80, vice-amiral en 1886, il présida la commission de revision du règlement d'armement de la marine, l'ut commandant en chef et préfet maritime à Cherbourg, avant de passer, en 1892, au cadro de réserve.
Zédé (Charles-Jules), général français, frère des précédents, né à Paris en 1837. 11 entra à Saint-Cyr en 1855, en sortit comme sous-lieutenant dans la légion étrangère, servit avec distinction au Mexi(|ue dans une contro-guerilla, fut nommé capitaine en 1867. et fit à l'armée de Metz la campagne franco-allemande. Grièvement Idessé à Saini- Privat, il fut nommé chef de bataillon avant son départ pour la captivité. Mais il ne larda pas à s'Jvader, et vint se mettre à la disposition du général Faidherbe, qui l'employa comme chef d'éiat-major de la i* division du 22* corps. Lieutenant-colonel en 1877. colonel on 1881, il contribua A l'organisation do la frontière des Alpes, reçut en 1887 les étoiles de brigadier, fut nommé divisionnaire en 1892, commandant du H* corps en 1896, et membre du conseil supérieur do la guerre, commandant éventuel do l'armée des .\lpes en 1898. Il passa au cadre de réserve en 1902, et se présenta sans succès au Sénat, dans la Savoie, en 1905.
ZÊDI {ez-Zêdi\. district do la Turquie d'Asie (vilayct de Syrie [sandjak de Haouran]). peuplé d'environ 17.500 hab. Sur son territoire, s'élevait naguère Balanée,
ZeEMAN (Pieter). physicien hollandais, né à Zonnrmaire (Zélando) en 1865. Après avoir fait ses études à 1 université do Levde, il prit lo grade do docteur en philosophie (1893) ot "devint successivement répétiteur (1897 . puis professeur do physique à l'université d Wmsterdani (I900\ poste qu'il occupe encore aujourd'hui. Les plus importants de ses mémoires, dispersés dans les recueils techniques (Archives néerlandaises de llaarlem. Mémoires de l'Académie des sciences d'Amsterdam, Phttnsophical Magazine. AstrophysicalJournal, etc.). concernent les rolaiioDS qui existent entre les ph*^nomènes optiques et les phénomènes électro-magnétiques. Dans une suite d expériences remarquables, il montra, en particulier, l'influence dun champ magnétique sur l'émission de la lumière.
Avant lui, Kerr avait vu fine les corps ordÎDairemcnt isotropes deviennent birùfnnyenis quand on les soumet à l'action d'un champ maf^'nt'ftiquo et qu'ils perdeut cotte propriété dès que linfluencc magnétique cesse. Le même savant avait établi aussi quo le plan de polarisation d'un rayon de lumière simple se trouve dévié lorsque co faisceau lumineux tombe sur le polo d'un électro-aimant. Zeeman alla plus loin ; il découvrit que le champ ma^oétiqiio peut modilier ta nature môme, c'est-à-dire la période vibratoire, le ran^ spectral d'une lumière simple émise ar une flamme. Interprétés au moyen de la théorie do ^orentz (v. ce nom), ces laits expérimentaux semblent manifester nettement l'existence réelle des ions. Ru tout cas, ils ouvriront à la science une nouvelle voie qui permet de pénétrer plus avant dans le mécanisme intime do la radiation et ilo l'absorption. Zeoman partagea avec Loreniz le prix Nobel pour la physique (1902).
ZezDEN ou FeKETEHALOM, localité d'Austro-Hongrie (comitat de Cronsia-li . sur un affluent de l'Aluta; 4.035 hab. Marché; vieille église; ruines dun vieux château construit par des chevaliers allemands. Ce fut oaguère la capitale d'une partie do la Transylvanie.
ZeiLLER ( Charles -/îe/jf*). ingénieur français, né à Nancy en isi7. Il fît ses études au lycée Bonaparte (185i-i862,i, puis au lycée do Nancy {1862-1865} et entra à l'Ecole pulytcchnique , dont il sortit en 1867 avec le numéro i. 'Elève de l'Ecole nationale des mines, do 1867 à 1870, il fut en 1871 attaché au secrétariat du conseil général des raines et nommé en 1873 ingénieur des mines â Tours. Rappelé à Paris, il fut attaché, de 1874 à 1884, au contrôle du chemin de fer d'Orléans et, dès 1881, au service des collections de paléobolanique à l'Ecole des mines. Chargé des leçons de paléontologie végétale à cette école en 1887, et secrétaire du conseil général des mines depuis 1888, Zeiller a été, eu 1901. élu membre do l'Institut {Académie des sciences, section de botanique) en remplacement de Chatin. En 1903, il était nommé inspecteur général des mines. Parmi ses nombreux travaux qui, pour la plupart, ont trait aux végétaux fossiles et qui lui valurent en 1893 lo prix Fontannes, il faut citer; Mémoire sur les roches éruptivcs et les filons métalUfères de Schemnîiz, suivi d'une notice sur l'école des 7nines de Scfic7nnitz (1873) en collaboration avec A. Henry, dans les « Annales des mines ■> ; les Végétaux fossiles du terrain houiller de France, dans la seconde partie de l' <■ Explication de la carte géologique de la France » publiée par Dufrénoy et Elie de Beaumont; Bassin houiller de Valenciennes, description de la flore fossile (1886); Eléments de paléobolanique (1900); Flore fossile des gîtes de charbon du Tonkin (1904); Sur quelques empreintes végétales de la formation charbonneuse supracrétacée des Balkans {1905j ; etc.
Zeka Boulioubacha, héros des guerres de l'indépendance serbe, né en Bosnie vers 178.i, mort à Ravanj Serbie) en 1813. De 1804 à 1813, il défendit contre les Turcs, en prenant fréquemment l'olTensive. la frontière serhe du côté de la Bosnie, avec une bande de volontaires dits nies garçons nus «. En 1813. il se cantonna dans un camp improvisé à Ravanj et y opposa une résistance désespérée aux Turcs venant de Bosnie. Ayant épuisé leurs munitions, ne disposant plus que de leurs couteaux, Zeka et les survivants de ses « garçons nus " se précipitèrent dans les rangs des assiégeants et se firent massacrer jusqu'au dernier.
ZÉKAT ikat' — de l'arabe znkat. aumône) n. f. Aumône légale que tout musulman est tenu de faire, il Au Maroc, Taxe sur les bestiaux qui s'élève environ à 2 p. lûO.
Zélée, bâtiment de la marine française qui, sous le commandement du capitaine Jacquinot. accompagna V Astrolabe dans son célèbre voyage de découvertes de 1839-1840.
ZELKOWA n. f. Bot. Genre d'ulmacées celtidées.
— Enctcl. heszelkowas sont de grands arbres à fleurs alternes, simples, courtement pétiolées, dentées et cavluques; les fleurs ont un périanthe formé de pièces assez longuement soudées; le fruit, drupacé, est surmonté d'un style excentrique ; la graine, albuminée, contient un embryon courbe avec de larges cotylédons. Les espèces les plus connues sont la zelkowa cremata et la zeikowa acummata.
Zelle, bourg d'Allemagne (roy. de Saxe [cercle de Z\vickau]\ au confluent de l'Eau-Noire avec la Mulde de Zwickau, tributaire de l'Elbe; 2.500 hab. Construction importante de machines pour la ferblanterio ; cire, fabrication d'appareils de chauffage.
Zeller (Charles), compositeur autrichien, né en 1842, mort à Vienne en 1898. If fut enfant de chœur à la chapelle impériale de Vienne, puis, tout en faisant son droit, continua de s'occuper do musique et reçut des leçons du fameux organiste Sechter. Légiste distingué, il se fit une haute situation au ministère de l'instruction publique, où il exerça pendant quelques années les fonctions de directeur des beaux-arts. En même temps, il gagnait la faveur du public viennois, par son talent de compositeur aimable, gracieux et insinuant. Il avait écrit déjà des chœurs et do jolies mélodies lorsqu'il débuta au théâtre avec deux opérettes : la Fête des fous à Cologne et la Xuît de Saint- Thomas. Il donna ensuite plusieurs opéras-comiques : Joconde (1876); le Cafiiiaine Nicol (1880) et les Vagabotids; mais ses deux chefs-d'œuvre sont, dit-on, les deux opérettes intitulées : le Mineur et le Marchand d'oiseaux, dont l'originalité caractérise non seulement son talent, mais l'opérette viennoise dans toute sa saveur.
ZEMA n.m. Linguist. Langue nègre apparentée à l'agni et à l'achanti. et parlée, comme ces idiomes, dans la Guinée septentrionale.
ZEMSKT SOBOR n. m. Nom donné aux assemblées de pays qui ont fonctionné en Russie au xvi» et auxvii* siècle.
Il i)es ZEMSKIE SOBORS.
— Enctcl. C'étaient des espèces d'états généraux convofjHés sur l'initiative du souverain ou qui se réunissaient d'eux-mêmes en certaines circonstances. Le premier fut convoqué sous le règne d'Ivan le Terrible (1549).
De 1549 à 16!i8, Moscou vit se réunir dix-sept sobors. Le souverain convoquait en principe tous les pays, tous les ordres [tchinq'^ sociaux, qui se faisaient représenter par les mandataires. Nous voyons figurer dans les sobors : 1* le clergé, représenté par ses hauts dignitaires : patriarches, métropolites, archevêques, évêques, abbés, délé-
SUPPL
gués du clergé inférieur ; 2« les gens de sen'îce, aatrement dit les lonctionnatres ; 3" les habitants des bourgs et des campagnes, représentés par des délégués.
Ces assemblées n'étaient pas convoquées d'une façon périodique, mais sur linitiaijvo du souverain ; dix se réunirent sous le règne de .Michel Fedorovilch (1645-1676); deux sous celui d'Ivan le Terrible (1547-1584) ; une sous
10 règne de Vasili Schouïski; quatre sous le règne d'Alexis Mikhailovitch (1676-1690).
Après un service divin, lo souverain communiquait au sobor les raisons pour lesquelles il lavait convoqué et les questions qu'il avait à lui soumettre. Le sobor se divisait pour délibérer en commissions, qui présentaient leurs conclusions à l'assemblée, laquelle devait les adopter à l'unanimité. Les résolutions do l'assemblée étaient présentées au souverain sous forme de suppliques {tchehbitie} ; il n'était nullement tenu de s'v contormer.
En réalité, lo tiers état, c esi-à-dire les commerçants et les paysans libres, étaient peu nombreux dans ces assem blées, qui étaient loin de représenter l'ensemble du pays ; elles éiaient plutôt un instrument aux mains du souverain iiuuu organe des volontés de la nation. C'est surtout pon- «iant les périodes de trouble et d'interrègne qu'elles eurent l'occasion do rendre des services.
Elles eurent â élire successivement six souverains : Fedor I•^ Boris Godounov, le premier faux Dmitrt, Vasili, Wladyslaw de Pologne et Michel Komanov. Le dernier zems/cy sobor fut convoqué en 1698.
ZÉNAGA, nom quo l'on donne, an milieu des tribus d'origine arabe de la Mauritanie, aux descendants des anciennes tribus berbères, dépossédés par les Arabes. Méprisés par leurs maîtres, ils leur payent de lourdes redevances. Us peuvent être vendus et se voir déposséder de leurs biens. Ils sont en général sédentaires, vivent du ])roduit de la culture do leurs palmeraies et fournissent des ouvriers travaillant avec une rare habilct43 le fer et le cuir.
Zenger (Charles-Venceslas), astronome hongrois, né à Komolau (Bohême) en 1830. Professeur de physique et d'astronomie physique à l'Ecole polytechnique tchèque de Prague, Zenger a entrepris d'imi)oriants travaux d'astronomie et de météorologie et publié les résultats do ses recherches dans de nombreux volumes ou brochures scientifiijues en diverses langues. Il s'est attaché à démontrer t|ue la loi do Newton n'est qu'approximativement exacte et, en développant co principe, veut arriver â démontrer que les phénomènes dont notre planète est le siège (cyclones, tempêtes, orages, éruptions volcaniques, tremblements de terre, etc.) sont périodiques et dépendent uniquement des mouvements du soleil et du passage des corps cosmiques à travers l'atmosphère. Zenger est membre de l'Académie des sciences do Prague. '-'Zenker (Frédéric- Albert), médecin allemand, né à Dresde en 1825. — Il est mort à Reppenten (Mecklembourg; en 1898.
ZenKER (dégénérescence de], altération morphologique, phy:>iologique et histochimiquc de la fibre musculaire par suite de laquelle la striation disparait ; en même temps la substance de la libre se distribue irrégulièrement et devient hyaline, compacte et fortement réfringente. D'où le nom de dégénérescence vitreuse donné aussi à la dégénérescence de Zenker. (V. dégknérkscenck.) Cette transformation est, la plupart du temps, d'origine toxitrophique.
Zeppelin (Ferdinand, comte de"), général et aéronante allemand, né â Constance (gr.-duché de Bade) en 1838.
11 fut élève de l'Ecole polylechnitiue de Stuttgart, étudia ensuite les sciences à l'uniVersité do Tubingue, puis entra dans l'armée wurtembergeoise, fut officier à sa sortie de l'Ecole de guerre de Ludwigsbourg en 1858, se fit mettre en congé pour prendre part, aux Etats-Unis, à la guerre de Sécession en 1863.
lut attaché, à son retour, à l'étal-major général wurtembergeois, combattit en 1866 contre la Prusse, mais, en 1870, suivit son roi dans l'alliance avec la Prusse contre la France, entreprit comme capitaine, en juillet 1870, le lendemain de la déclaration de guerre, avec quelques cavaliers, le fameux raid de reconnaissance sur territoire français, dans la région de Wissembourg et do Haguenau, pendant lequel il livra contre un détachement du 12' régiment de chasseurs à cheval le premier combat de la guerre, à la ferme du Scheurlushof. Il prit part ensuite, dans l'élat-major du prince royal de Prusse, aux batailles de Frœschwiller et de Sedan et au siège de Paris, fut promu succe?;sivement commandant, colonel et général de brigade, aide de camp général du roi Charles de Wurtemberg, dont il avait l'entière confiance, fut, de 1887 à 1890, ambassadeur wurtembergeois à Berlin et délégué au conseil fédéral de l'Empire et prit commr- tel une grande part â la réorganisation de l'armée allemande après 1887. Il prit sa retrait© en 1901, comme lieutenant général. A partir de 1892, il se consacra à la construction d'un ballon dirigeable de grandes dimensions, pouvant por ter plusieurs voyageurs et des charges assez fortes, réus" sit on 1900 à faire trois ascensions sûr les bords du lac de Constance, mais ne put diriger son t>allon et finalement échoua. Il construisit un nouveau ballon avec des fonds réunis en partie par une loterie, tenta en 1905 à plusieurs reprises de passer par-dessus le lac de Constance, mais ne réussit pas à diriger son ballon par un temps défavorable, contrairement à la direction des vents. Une nouvelle expérience, tentée en octobre 1906, fut plus heureuse.
ZeppeREN. comm. de Belgique (prov. de Limbourg arrond. de Hasseltl) ; 1.520 hab. Distilleries.
ZeRKEGHEM, comm. de Belgique (prov. de Flandre- Occidentale [arrond. de Bruges^} : 1.420 hab- Huilerie.
ZÈTE ou ZETES {sé-tèss) n. m. Genre d'arachnides pycnogonides, comptant quelques espèces répandues dans les mers du nord. ^Les zètes sont de petits animaux vivant
ZEIDF.X — ZICHY
parmi les algues; ils ont les pattes courtes, lo rostro très développé, les chélicéres en forme de palpes, etc.) Zetruz>-LUHAT, comm. do Belgique prov.de Brabant
arrond. de Louvainji, sur la Grande Geeio. tributaire d» l'Escaut par le Dcm'er, la Dyle et le Rupel ; 1.6j0 hab.
ZedSS (Jean-Gaspard , historien et philologue allemand, né à Vogtendorf ( liante Franconie ; en I8O6. mort à liamberg en 1856. Il ht ses études à Bamberg et à Munich, soccupa principalement de philologie historique et comparée et tu des recherches sur l'histoire et sur les idiomes des peuples primitifs de I Europe. Jl fut successivement professeur au lycée de Spire (1839) et à celui de Bambcrg
1847). II a publié : les Allemands et les peuplades voisines (1837); TraditionM et poiteasions de ^Mssembourç (1843); la Ville libre impériale de Spire avant sa destruction (1843) ; Grammaire celtique (1BJ3J, ouvrage très important, qui a marqué le point de départ dans l'étude de la langue et des antiquités cnltiqucs.
Zeuthen (Jérôme-Georges I, mathématicien danois, né à Grimsirup (Juiland; en 1839. Après avoir fait ses études  Copenhague de 1857 à 1862, il soutint sa thèse da doctorat en philosophie (1865\ puî-:. Un i.ornrn'', flr, ] ans plus tar<i, à uno chaire de m;r '^
de Copenhague. Il a publié ■ a
science pure sur les quadriqui r; e
de coordonnées linéaires dans 1 cbi-a^c, sur les courJ.-e.s du quatrième ordre, sur la théorie des systèmes coniques, sur les pentaèdres complets inscrits à uno surface cubique, etc. Mais il est surtout connu comme historien des maihcmatiqucs. Dans cet ordre d'idées, il a écrit de savantes dissertations sur la trigonométrie de l'antiquité sur la résolution d'une équation du troisième degré par Léonard de Vinci, sur Newton, sur l'invention dû calcul infinitésimal, sur Isaac Barrow et la méthode inverse des tangentes et surtout une excellente Histoire des mathématiques dans l'antiquité et le moyen âge, traduite en français par J. Mascart > 1002 . 11 fut élu en 1900 correspondant de l'Acafiémie df*s sciences de Paris.
ZEDXIPPE ou ZEDXIPPUSA-x{-/yuj«) n.m. Genre d'arachnides arauéides. de la famille des salticidés, comptant quelques espèces propres à l'Inde et à la Birmanie. (Les zeu.<cippes sont des araignées sauteuses de taille médiocre, à abdomen allongé, pointu, tronque en avant, etc. L'espèce type est le zeujrippus hislrio, de Coromandel.)
ZÉVAÈS (Alexandre BouRSON. dît), homme politique français, né à Moulins en 1873. Membre du parti ouvrier français, disciple de Jules Guesde, il se fit connaître par son active collaboration au > Socialiste » et à la « Petite République » et fut admis dans le conseil national de parti ouvrier. Elu député de la 2* circonscription de Grenoble (Is^rroj aux élections générales de 1898, il échoua en 1902, mais brigua, avec succès, le 28 février IP04, I© siège de député que Gustave Rivet venait d'abandonner. Il vota la loi de séparation des Eglises et de l'Etat. Il a été réélu député le 6 mai 190G, Â une grande majorité. Zévaès a publié : Aperçu historique sur le parti oturier français (1899).
Zeter (Jtdes), romancier et poète tchèque, né 4 Prague en 1841, mort en i902. Il fit des études réaies et commença par être menuisier, puis il compléta par loi-mémo son éducation, devint précepteur en Russie et finii par se consacrer entièrement à la littérature. On cite, parmi ses romans : André Tchemycher (1879 ; l'Histoire de deux fidèles amis M880); des nouvelles: parmi ses poésies, un cycle de poésies épiques : le Vyschrad ; l'Epopée caroling'ienne (1896).
ZlA-PACHA (Abd-ul-Hamid), l'un des promoteurs du mouvement jeune-turc, né à Consiantinople en 182ri, mort à Adana en 1881. Destiné dès l'enfance à la carrière administrative, il entra à dix-huit ans dans tes bureaux du grand vizirat. Ses goûts, cependant, le portaient vers les
Ballon du comte de Zcppelio.
lettres et il fréquentait assidûment les cercles littéraire?, où florissait encore l'ancienne poésie turque, pédantesque et sonore, dont il sentit bientôt l'irrémédiable impuis.sance. Il se mit alors à l'étude des langues modernes, principalement du français, et traduisit les classiques, surtout Molière, Fénelon, La Fontaine, Rousseau, ainsi qn&VBistoire des Arabes, de Viardot. Depuis 1855. il était secrétaire du palais impérial; en 1861. il fut nommé vizir du ministère de la police, puis paclia de Chypre. Cependant, à mesure que grandissait l'iniiucnce de Zia-pacha. qui collaborait aux journaux de Kemal, publiait des poésies modernes, préconisait les réformes, le respect de la dignité humaine et des droits jie chacun, la défiance du sultan augmentait- Il nomma d abord le poète gouverneur de Syrie, puis l'envoya à Konieh. enfin à Adana. C'était l'exil déguisé. Zia-pacha mourut bieutdt dans cette dernière résidence.
ZiERT^pron. zi'6cp/el (Vincent!, savant tchèque contemporain, né à Kosteler en isei. H fut attaché au musée national de Prague et nommé professeur d'histoire de la civilisation à l'université tchèque decette ville. On lui doit d'importants ouvrages sur l'histoire et le folklore de la Bohème, une Bibliographie de l'histoire tchèque, tme Bistr.ire de la danse en Bohême, une Histoire du costume. Il a fondé en 1891 une revue très estimée : le Peuple tchèque *ZlCHT (comte François de), diplomate hongrois, né à Presbourg(Hongrie)enl811.— Il est mort à Kaloz en I9ù0
ZICIIY
ZNIN
ZlCHY (Antoine), écrivain hongrois, u6 ù Zala on 18Î3, niori à lluiJuiu'Kt on IS'.>tt. lU'']Mitc> en 1848, il entra dans la carrière adiniuiiîtraiivo après I adoption du réj^ime dualiste, mais il se consacra bientôt à dos t^tiidos iitt6rairoH et historiques. On lin doit une 1/istoire t'e la Héoolution anijtaisc, ucs tra<luctioo8 do Macaulay ot do « Nathan le ISago • , do liossing. Dans les doroièrcs aiinoes de sa vio, il (îdita les joiirnanx, mémoires et correspondance d'Ktienno SztVchenyi, doul il donna la biographie eu deux volumes (18i>6).
*ZlCHY (Michel), peintre russe, ne à Zala (Hongrie) en 1829. — Il est mort ù Saint-Pétersbourg en iaoô. il Ht plusicui's voyages dans le Caucase, alla pour ituelquo temps à Pans ot à Budapest et retourna déliniliveraent en Kussioti873). Il s"osl surtout distingué par ses illustrations de Ujron, de Lermontov et des poètes lioiif,M'ois Madach, Peiœli et Arany. Sen album des Martyrs d Àrail est célèbre. On lui doit un grand nombre do tableaux allégoriques et la Heine /ClisaOelh prés iht cercueil lU- Veak, coDsorvêo au musée national de Budapest.
ZlCHY (Fer>linatidj, honimo politique hongrois, né ù. Presbourg en i8;»y. II lit dos études juridiques et agronomiques, devint, en 18G1, vieo-comto du comiiai de Fcjér (Albe-Koyalo), puis vice-président de la lieutenance royale. Condamné on 1363 à cause d'un article sur le compromis avec l'Autriclie, il fut emprisonné et perdit son titre de comte ot do chambellan. Après l'adoption du dualisme (18G7), il entra dans le parti Deâk, devint un des cliefs des conservateurs, nuance Sennyey, et combattit, à partir de 1894. les lois politico-ecclésiastiques. Il sortit alors du parti libéral et foinia le parti chrétien-populaire, attaqua tous les projets de loi qui visaient la liberté de conscience, les mariages mixtes et l'introduction de l'état civil. En 1901, il se relira de la vie politique. — Son fils, Aladâr Zlchy, né en I864, lui succéda à la tète du parti qu'il avait fondé. Membre de la coalition, Aladâr Zichy entra au cabiuet Wekerlé (8 avr. 1906) comme ministre c a latere ■•, avec résidence à Vienne.
*ZlCHY (Eugène), né à Zichyfalva (comitat d'Albe- Royale) en 1837. — Les résultats scicntiliques de ses voyages en .\sie soot publiés actuellement dans l'ordre suivant: Ethnographie, par Janko; Archéologie, par Posta; Liiiguisliqiio, par Papay ; Zoologie, par Géza Horvath; la partie historique est rédigée par Eugène Zichy lui-même.
ZlDLER (Gustave-Marie-Henri), poète français, né à Paris en 1862. Il fît ses études à Paris. Agrégé des lettres, il professa successivement à l'école Mooge et au lycée Hocho. Sous les auspices de Henri de Bornier, il lit jouer, en janvier 1889, sur la scène de l'Odéon, un à-propos en un acte, en vers, intitulé le Baiser à MoUéi'e, puis il publia un drame héroïque en quatre actes et en vers, intitulé Christophe Colomb (1890). Mais il renonça bientôt au théâtre pour travailler à une sorte d'éponéo de l'humaine tendresse, dont les divers chants torment dos poèmes distincts. C'est ainsi qu'il consacra à l'enfance : le poème du Huchel f/'or(i895); à l'adolescence : la légende des écoliers île France (1898/ ; à la famille : le Livre de la douce vie (1900); ù. la patne : le poème de la Terre divine (1903).
ZIDORE ou ZIDORA u. f. Genre de mollusques'gastéropodes prosobrancbes, de la famille des fissurellidés, comptant quelques espèces propres aux mers du Japon et dus Antilles. (Les zidores ont leur coquille oblongue, en toit, treillissée, avec lo sommet reporté en arrière et le bord antérieur entaillé. Des formes fossiles existent dans le tertiaire italien.)
ZiEGBLHAUSEN, bourg d'Allemagne (grand-duché de Bado [cercle de Hc-idelberg]), sur le Neckar ; 2.500 hab. Industrie florissante, fabrication de produits chimiques, meubles, plumes oi poric-plumo ; briqueterie.
ZiEGLER (Jean), écrivain allemand, né à Hambourg en 1837, mort à Vienne on 1905. Après ses études au Jobanneum, il se consacra à la peinture et au dessin, étudia la construction navale à Altona, puis suivit les cours de l'académie des arts à Copcnl.ague, en 1855. Deux ans plus tard, il entra dans la marine autrichienne, puis fonda en 1864 les Archives de la marine. Appelé au ministère de la marine on 18GG, il u'y resta que jusqu'en 1871, pour se consacrer ensuite exclusivement à la li ttérature. 11 publia : les Perfections de la comtesse Léonore Christine Vlfeld, princesse de Slesviif-//olstein, d'après un vieux manuscrit danois (1870); Souvenirs de l'eau verte. Bis toires de la mer (1892) ; Excursions dans Vienne, extraits du livre d'esmiisses d'une casaque rouye (1897). Ziegler est un peintre admirable de la mer ainsi que du paysage, ot malgré la richesse du coloris, son stylo reste souple et harmonieux.
*ZlEM
(Félix),
! à Beauno en 1821.
, . . ,. peintre français,
— Eloigné des Salons annuels depuis de longues années. Ziem a néanmoins Ûguré à l'Exposition universelle do l900{Paris) avec trois tableaux :
Vuet de Veni.se et de Stamboul, une aquarelle, Venise, ot uu dessin, Hollande. Il a également exposé on 1902 une imftorianto toile, commandée par e ministre de ta marine : Visite de l'escadre italienne à Toulon.
A/. Louhet se rend à bord du Lopanlo pour passer ta revue navale. Cotio toile a été placée 60 1006 daus les salons du mioistëro de la marine. Félix Ziem a, en I9(i5. fuit don À la Ville do Paris, pour le Petit Palais, do 55 p.'iiituros, dont :
le Coup de canon. Chevaux sauvages en Camarijut' , Martigttes, la Voile blanche, des Vues de
Venise et de Constantiuopte, des copies de la /{onde d^ nuit, de Rembrandt, ot du Martyre de saint Marc, do Véronèsp, 74 études peintes, 41 aquarelles. 2 dessins ot & précieux albums remplis de croonis, remontant A ses premiers voyages en Hollande, en Provence. A Venise ot on Orioul. Il a joint, à co don, son portrait peint par Kicard.
*ZlGMSSEN (Hugo-Guillaumo dk). médecin allemand, né X Greifswald en 1829. — 11 est mort à Munich en 190L'.
ZiER (Edouard^ peintre et dessinateur franc;uis, né à Pans en 1856. Elève de son père V.-C. Zier, et do Gérome, il débuta au Salon de 1874 avec un Caton d' L' t it/uc {îici\uifi par l'Etat), ot envoya «lepuis des scènes d'histoire, des ligures nues, des portraits. On citera : Mi^dilation {1884, meution honorable); Charles VI et Odette (1880, à l'Etat); Esther ; Cura Laparcerie dans le rôle de Fttusta (1900, 3" médaille); Douceur de vivre; Crépuscule lU'Ol, 2" médaille) ; Araiynêt: (1905, ; Sonyeu4se ; le Premier Anneau (iyo6j. Il a exécuté un grand nombre do dessins pour r« Illustration t, le -i Monde illustré » ot des illustrations pour des livres do bibliophiles [lioman comique, Tragaldabas, Aphrodite), des romans populaires et des ouvrages destinés à la jeunesse.
ZiLCKEN (Philippe), écrivain et artiste néerlandais, ué à La Ilavf en 1857. Il étudia à l'Académie des beauxarts cl sousla direction de Manve. Ses principales œuvres sont des tal)leaux et des eaux-fortes dans la collection Mesdag, au musée du Lu.\ombourg à Paris, au musée Boymans à Kotterdam, à la bibliothèque publique de New- York. Il a publié en français : les Peintres /lollnndais 7nodernes ; H. U'. Mesdag, souvenirs, cl de nombreux articles sur l'art daus les revues de Hollande et de l'êt ranger.
ZiLLEBEKE, comni. de Belgique 'prov. de Flandre- Occidentale [arrond. d'Ypres]); 2.080 hab.
ZiMMER iGuillaume), peintre allemand, né à Apolda en 1853. Elève de Kalckreutli et de Theodor Hagen, de Weimar, il a composé de nombreuses scènes de genre : Accident de traîneaUf le Ifépart (1880); En peiinission (1883) ; Tous les neuf!, les Pommes de tetre en Thurinye.
ZlMMERMANN (Robert), philosophe allemand, né à Prague en isa, mort à Vienne en 1898. Il étudia la philosophie et les sciences naturelles, fut assistant à l'observatoire de Vienne, puis priva tdocent de philosophie à l'Université. Il enseigna ensuite la philosophie à Olmuiz, à Prague et à Vienne (1869), et devint membre de l'Académie des sciences. Il a publié : la Monudoloyie de Leibniz (1847); Leibniz et Herbart (1849) ; le Principe du droit chez Leibniz (1852) ; la Propèdeuiique philosophique (1852) ; le Tragique et la Tragédie {ISt>2) ; Esthétiqiie (1858-1862); Etudes et critiques de la philosophie et de l'eslhétiqne (1870); Principes généraux et anlhroposophie (18821, et de nombreux mémoires dans les comptes rendus de l'Académie des sciences. Zimmermanu est un des principaux représentants do l'école d'Horbart, dont il a développé surtout les principes d'esthétique. Il s'est fait connaître par sa lutte contre les théories de Hegel et de Vischer.
ZlMMERMANN ( Alfred ) , historien allemand, né à Frankensteiu (Silésie) en 1859. Il étudia l'histoire et les sciences politiques à Breslau et à Berlin, passason doctorat en philosophie et entreprit de grands voyages d'étude à travers la France, l'Italie, l'Angleterre, la Russie, l'Afrique, etc. Fonctionnaire au ministère des colonies ù partir de 1890, il fut nommé conseiller de légation en 1899. Il a publié ; Prospérité et décadence de l'industi-ie dulinen Silésie {IS02); Histoire de la politique C07nmerciale prussoallemande (1892). Etudes sur l'histoii'e coloniale M894) ; les Colonies européennes, leur naissance, leur développement , leurs résultats et leur at'eHiV(1896) ; la Politique coloniale de l'Espagne et du Portugal (1896) ; la Poliliçue coloniale de la Grande-Bretagne (1898-1900) ; ia Législation coloniale allemande (1893-1898) ; etc.
ZIMMET n. m. Admin. ott. Bureau du recouvrement des créances dues à l'Etat. (Il faisait partie du ministère des finances.) il Protection (jue la communauté musulmane doit aux sujets non musulmans, ou échange de la taxe qu'ils ont payée {zimini).
ZINCOCALCITE n. f. Carbonate naturel et zincifére de chaux.
ZiNDER, ville du Soudan, capitale du Demagherim ou sultanat de Ziuder, dans la zone que les accords francoanglais de 1904 ont placée sous l'influence française; 10.000 hab. environ. — La ville a été reconnue en 1905 par la mission de délimitation que dirigeait le capitaine Tillio. Elle comprend deux agglomérations f>rincipales : \i ville forte, qui est la résidence du sultan, et la ville commerçante, qui porte le nom de Zongo. Zinder a dû sa grande prospérité aux caravanes de Tripoli qui venaient s'y approvisionner, mais qui depuis une dizaine d'années deviennent de plus en plus clientes des comptoirs de la Compagnie anglaise du Niger. Les cotonnades, le sel. la poudre d'or, les plumes d'autruche, l'ivoire sont les élènionts principaux de co commerce. Zinder n'est plus la capitale d'un Et^t feudataire do Bornou, mais le rhef-lieu d'un des trois territoires dont se compose le territoire militaire du Soudan : ceux do Ziuder, de Tombouctou, de Niamey. — Une autre ville du nom da Zindkr. ou Sindrk, appartient également à la France, sur la rive droite du Niger, dans la région des rapides, dans le territoire militaire do Niamey.
— Délimitation. La délimitation longtemps contestée du territoire do Zinder, aux confins du Soudan français et des possessions do la Nigeria septentrionale, est entrée en 1906 dans la voio dune solution définitive. Les gouvernements français et anglais ont décidé l'envoi dune commission mixte, chart,'ée de procéder sur place au relevé définitif do la frontière. La convention du 14 juin 189>i avait en efi'et stipulé un tracé très désavantageux pour la France. La route qui lui était laissée entre lo Niger et le Tchad traversait do vastes espaces désertiques, qui la rendaient souvent peu praticable, et obligeaient les convois de ravitaillement à passer en territoire britannique.
La nouvelle délimitation est la conséquence de l'accord franco-anglais du 8 avril 1904. qui, en échange de l'aban- Jon par la Franco de ses droits sur le French-Shore, lui a accordé des compensations territoriales dans l'Afrique occidentale, particulièrement dans la région du Sokoto. Aux termes au protocole .signé lo 9 avril 1906. antre Cambon et sir Edward (Irey, la nouvelle frontière doit donner à la Franco les sultan.ais dn Maouri, do l'Adar, du Kouni. du Gober ot do Macadi ; la Franco obtient ainsi une vénlable roule commerciale du Niger au Tcb;id. (pii part de Saï, et aboutit au grand lac aux environs de Bosse, après avoir traversé, notamment, Dosso, Matankari, Kouni, Tibiri, Maradi, Zinder, Adebour et Kabi.
ZiNGERLE 'Jakob Plus), théologien et ori<rnialistc autncIncMi, i\Oii Moran en 1801, mort en I8S1. lOntré en 1819 au couvent des béncdietius de Marienberg ( Vinlschgau), il étudia la Ih.-ologio à Innsbruck, fut nommé, en 18Î4 cooperaior à l'iatt, en 1828 professeur au gymnase de Meran, dont il devint directeur en 1850, fut appelé en 1862 Â la chaire d'arabe et de syriauuo de l'université de Rorno ot exort-a les fonctions do scriptorà la bibliothé(|ue Vaticano. U dirigea de nouveau le gj'mnase do Meran (I8G7-1871\ et rentra enfin au monastère de Marieoberg, dont il était prieur quand il mourut. Membre, depuis 187 1[ de l'Académie dos sciences de Vienne, il a publié : Œuvres chuhirs de mini Epitrem, traduites du grec et du syriaque (183)1837 ,• 2'édit., 1845-184G) ; Actes authentiques des saints martyrs de l'Orient itrad. du syriaque, 1836) ; Vie et actes de saint Siméon le Stylite (1855) ; Clirestomatliie syriai/iie (IS71) : Lexicun Syriacnm (1873); etc.
ZlNKEISEN (Jeau-Ciuillaumo), historien allemand, né à AUcnboiirg on 1803, mort à Berlin en I8G3. Il étudia à lëua la théf.logieet l'histoire, resta à I)resde jusqu'en 1829, puis se rendit à Munich. En 1833, il se rendit à Paris, alin d'y ramasser les matériaux d'une Ilistoive de l'empire ottoman en Europe. Il refusa une chaire d'histoire otTerte par le gouvernement grec ù Athènes, prit à Berlin eu 1840 la rédaction en chef de la » Gazette d'Ktat de Prusse .. , qui devint en 1848 le » Moniteur de lEtat de Prusse .. Il quitta la rédaction en 1851 pour se consacrer à des travaux historiques. Il a écrit : Histoire grecque (1832); Histoire de la Itévolution grecque (1840); le Club des Jacobins (1852); Trois Mémoires sur la question d'Orient (1854). Son ouvrage capital est : Histoire de l'empire ottoman en Europe, allant jusqu'en 1812 (1840-18C3;.
ZiNKOP, bourg de la Russie sud-occidentale (gouv. de Podolie (distr. de Letitchel'j). sur la Malaia-Ouchitza, affluent du Dniester; 2.500 bab. Industrie assez active: minoteries, tanneries ; commerce de céréales. Cité fort ancienne, plusieurs fois détruite par les invasions tartares. ZiNTGRAFF (Kugène), voyageur allemand, né à Dusseldorf en 1»58, mort à 'Ténérirt'e en 1897. Parti pour lo Congo en 1884, il fut un dos pionniers de la colonisation allemande au Cameroun, où il exécuta différentes missions de 1886 à 1892. Plus tard, en 1893-1894, il voyagea dans l'Afrique équatoriale et l'Afrique an traie. Il" a publié ; le Cameroun septentrional. Appréciation des voyages entrepris de ISS6 à IS9-2.
ZiNZAR Markovitch (Dmitri), général et homme politique serbe, né iiChabats (.Serbie) en 1849, mort à Belgrade en 1903. Il termina ses études militaires en Allemagne et se distingua dans les guerres serbo-turques de 1876-1877. ainsi que dans la guerre serbo-bulgare tie 1885. De 1898 à 1900, il remplit les fonctions de chef de l'état-major, sous les ordres de lex-roi Milan, alors généralissime de l'armée serbe. En novembre 1902, il fut appelé à la présidence du conseil par le roi Alexandre, qui devait dès lors suivre la politi((ue autoritaire et austrophile de son père. Il fut assassiné dans sa demeure, au milieu de sa famille, en même Icmiis que le dernier des Obrénovitch était misa mort.
ZlNZARE n. et adj. Syn. de M.\cédo-bol.main ou Akomol'.men.
ZINZINULER v. n. Se dit du chaut de la mésange.
ZlON-CHTY ou SiON-CITY, ville des Etats-Unis (Illinois), sur le lac Mu-higau, au N. de Chicago ; 20.000 hab., exclusivement sionistes. Ville fondée par le D' John Alexandre Dowie, « le prophète Elle », eu 1901-1902.
ZiPPNOW, bourg d'Allemagne (roy. de Prusse [présidde Marien\verder]( ; 2.600 hab.
ZIRCARBITE n. f. Carbonate naturel de zirconium.
ZIRKÉLITE n. f. Zircotitanate naturel de chaux.
ZiRLAU, ville d'Allemagne (roy. de Prusse [prov. de- Silésje, présid. de Breslau)), sur la Poisnitz, sous-affluent de l'Oder par la Weijtritz ; 2.300 hab. Industrie assez active ; lilatures ; commerce de céréales.
ZiTTEL (Charles-Alfred de), géologue et paléontologiste allemand, né à Bahlingen en 1839, mort à Munich en 1904, victime d'un accident causé par un bicycliste. Il étudia d'abord à Heidelberg, puis à Paris, et s en alla travailler à l'Institut national de géologie de Vienne; il devint assistant au cabinet minéralogique de la Cour, se lit habiliter à l'Université de Vienne en 1863, et alla professer la «géologie à l'école polytechnique de Carlsruhe^ En 1866, il était nommé professeur ordinaire de paléontologie et de géologie à Munich et conservateur du musée royal de paléontologie. En 1873-1874, il accompagna la mission Rohlf dans le désert Libyque et ranporta de son voyage d'importantes observations. U a publié de nombreux travaux dans les comptes rendus de l'académie des sciences de Bavière, et il faut citer de lui ; Etudes paléontologiqucs sur les couches détimitativcs des formations jurassique et c7-etacée (1868-1883); Obsa'valions géologiques sur les J'cnnines centrales (1869); Temps primitifs (1875); Lettres du désert Libyque (1875^; Traité de paléontologie, avec Schimper ot Sclionk (1876-1893), traduit en français par Barrois (1883-1886) ; Contributions à la géologie et à la paléontologie du désert Libyque (1S83); Principes généraux de paléontologie : palésoologie (1895); les Mollusques fossiles et les écliinodernies de la Aouvelle-jiélande ; etc. Ses derniers travaux ont trait aux éuonges fossiles. Zillel dirigea dej)uis 1879 le j.mrnal Paléographie ; il était conseiller intime et président de l'Académie de Bavière.
ZiZICHAR, ville de l'empire chinois (.Mongolie cliinoise ;prov. de llailungkiangj), surIcNonni; 300.000 hab. Capitale de la province,
ZlatOVRAVSKY i^ Nicolas Nicolaovitch), romancier russe coNiemporain, né à Vladimir en 1845. Il lit ses études dans cette ville, puis passa à Moscou et do lik A Pétersbour- , et débuta dans la littérature par des scènes do la vie rurale, qu'il signait lk Pktit Stcheorisk. H a publié un grand nombre de romans, où il se plaît à étudier les questions sociales : les Co'urs d'or; le Vagabond; la L'amillc Kremlev; lis Messieurs Karavaev; etc.
Zlin, bourg d'Austro-Hongrie (prov. de Moravie [cercle d'Ungarisch-Hradiscir, . sur la Drzewniea. sousaffluent du Danube par la Slorava : 2.900 hab. Iiidustno et commerce assez actifs : tanneries, blanchisseries; fabrication de poterie.
Znin, ville de la Prusse-Orientale (prov. de Posen), chef-lieu de cercle, sur le cercle de Znin, formé par la
Oousawlia O'^ssin de l'OJer par la Notze et la Wartha) ; 2.600 liai». Commerce de céréales, cliovaiix, etc. Brasseries. — Le cercle do Znin, pour une superticie de 858 kilomètres carrés, est peuplé do 32.000 hab.
Zo (Jean - Baptiste -^1(r/jj7/e\. poiiitro français, né à Bayonno en 1«-M, mort à Bordeaux en lool. Elève de Couture, camarade do Puvis de Cliavannes et do Manci, il habita Paris jusqu'en i«7I. époque à Jaquelle il relourua à Bayonne diriger l'école des beaux-arts. Après y avoir fondé le musée municipal, il fut nomme ou isi'J directeur de IKcole des beaux-arts do Bordeaux, où il mourut des suites d'un accident. 11 avait été mis hors concours au î^alon do ISfi" avec le Tribunal des rois maures, qui, longtemps au musée du Luxembourg, fut placé dans la suite an ministère des colonies. Dessinateur correct et peintre vigoureux, Achille Zo est bien représenté dans les musées des villes de France : la Plaza de l'Ayuntaniiento est à la mairie de Marseille; VAveuijte de Tolède au musée de Carcassonno ; le musée de Bayonne conserve : le Itève du croyant, les /iohémiens en voyage et la Posada San liafaSl, ainsi que plusieurs portraits reman|uables. Achille Zo fut un des premiers peintres franijais à comprendre le caraclôre de l'Espagne et à en traduire la couleur chaude et les types particuliers.
Zo (Henri), peintre français, né à Bayonne en 1873. fils du précodent, dont il fut 1 élève. Henri Zo fréquenta également à Paris l'atelier Bonnat à l'Ecole des beaux-arts et exposa successivement au Salon des artistes français : la Mort d'un torero {1895;; Bravo toro (1896, musée de Saint-Sébastien); Avant la corrida {1897, ambassade japonaise. I-ondrcs) ; Sol y sombra (1898) ; un Incident (1899, musée do Saint-Qiientin); A los tores {1900) ; Ooalion{l90l, musée de Bayonne).
Cette dernière toile lui fit décerner une deuxième médaille et une bourse de voyag^c. Depuis, il a envoyé ; l'Idole (1902. musée de Perpignan); /<i Mascarade (1903); Aguadora (musée du Luxembourg); Attendant l'heure (1904, musée de Tourcoing); la Fanii/le espat/nole (musée de Pliiladelphie) et le Marché de l'Encamacion, qui est au palais des Beaux-Arts do la ville de Paris et valut à l'artiste le prix national du Salon. Comme son père. Henri Zo a été surtout séduit par la vie espagnole ; il excelle à en traduire le caractère violent et à taire éclater les jaunes et les orangés au milieu des tons sombres ; en même temps, c'est un notateur aigu de la physionomie humaine, et ses œuvres sont parmi les plus puissantes do la jeune école de peinture française. En 1906, il a exposé une étude de rouges sous le titre du Tueur de taureaux ai une étude de-verts sous le titre do la Chanteuse de zarzuelas; l'intensité des verts de la robe et la vigueur du métier sont l«ut à fait remarquables.
ZoARA ou ZOUAGHA, petite oasis de la Tripolitaine occidentale, dans la plaine de Djcfara, sur la mer Méditerranée, à l'E. de l'embouchure de l'oued Beidha ; l.ooo hab. Petit mouillage, palmeraies.
ZoBÉiR ou ZuBEBR-RAHAMA. marchand d'esclaves du Soudan égyptien. Le sirdar Wingate, s'inspirant des idées do Gordon, Ht revenir, on 1900, Zobéir au Soudan et en fit un agent de l'AiTgleterre.
ZOBELTITZ I Hans de), écrivain allemand, né à Spiegelberg (Brandebourg) en 1S53, Entré dans l'armée à dixhuit ans pendant la guerre franco-allemande, il était lieutenant en 1872 et devint plus tard professeur cie tactique à l'école de guerre de Potsdam. Mais il s'occupait principalement de littérature ; en ï890, il quitta l'armée avec le grade de capitaine et publia dès lors une série de romans qui lui acquirent rapidement de la notoriété. Citons, parmi les prmcipaux : l'Eternelle Fiancée (1892); le Passage du kronprinz (1894); Senior et junior (1896); Antje Bergholm (1897) ; le Pauvre Diable de géant (1898); Christian de Stachoto ; Sous la croix de fer ; etc.
ZOBELTTTZ fFédor pk), ofricier et écrivain allemand, frère du précéaent, né à Spiegelherg (Brandebourg) en 1857. Il fut élevé dans le corps des cadets prussiens, devint officier de cavalerie en 1874, donna sa démission en 1881 pour s'occuper de l'exploitation de ses propriétés, et s'adonna à la littérature. U atferma ses domaines en 1881, se fixa à Berlin et se consacra entièrement au journalisme, aux lettres et à la bibliophilie. H dirigea successivemenîun journal illustré, le « Journal des familles de Schorer », un journal féministe, « Journal illustré des femmes *, et fut feuilletoniste dans un grand quotidien berlinois, le (- Quotidien allemand u. Il est remarquable comme bibliophile et a rendu des services à la bibliographie, surtout par une revue qu'il fait paraître depuis 1897 à Bielefeld et à Leipzig : » Revue pour les bibliophiles «.Ha publié un grand nombre de nouvelles et de romans, où il décrit avec talent la vie sociale de l'aristocratie berlinoise et des officiers prussiens et les mœurs des hobereaux et des paysans de la Marche brandebourgeoise. H a publié, en outre, des récits de voyages et des romans ethnographiques très appréciés. Ses principaux ouvrages sont: Saoles de la Marche (1883), nouvelles; la Tunique de dessus (1886); Brins d'or (1888); le Deroir envers soi-m^hiie {\S92) ; Jes Chevaliers de Saint-Jean (1892); le Petit Pasteur (1894^ ; la Deiixiéme Génération (1895) ; le Poison qui guérit (1897); l'Epreuve de /a misère (1898); la Forêt assassinée (1898); Des profondeurs du puits (1899); l'Anriée du mariage (1900); Monsieur l'intendant (1900); Puissance de carton (1902). Enfin, il a fait représenter avec succès quelques drames : Sans cloches (1893); le Jugement des /io?»mes (1894): le Sang propre {lS9h); Tyrans de la fortune (1897); Armes nouvelles (1899); la Couronne de fer (1904).
ZOGBAPHE ou ZOGRAPHUS ffuss) n. m. Genre d'insectes coléo[ttères longicornes, de la sous-famiUe des lamiinés, comptant six espèces propres à l'Afrique tropicale ot méridionale. {Les zographes sont de grands insectes massifs, ordinairement noirs, tachés do blanc, de roux et de jaune, etc. Le zographus oculator, du Cap, est le type du genre.)
ZOGRAPHOS 'Constantin), homme d'Etat grec, né à Calavryta M-Tée) en 1797, mort à Saint-Pétersbourg eu 1856. li fit ses (Hudes do médecine en Ilalie et retourna en <irèce peu avant la guerre d'indépendance. Il se mit au service de la cause nationale, se distingua par son savoir et son éloquence, fut élu aux diverses assemblées nationales, puis se prononça contre le gouvernement oppresseur et dévoué à la Russie de Capo d'Istria, qui l'exila. En
1832, il devint secrétaire du gouvernement provisoire dit commission des Sept. Après l'avènement d'Oihon de Bavière, il fut à diverses reprises appelé au minisU-re. Chargé d'airaires de Grèce en Russie (1850), il prit une part active aux négociations qui précédèrent la guerre de Crimée. H a laissé quelques écrits politiques.
Zohar ou plus exactement Sepher ha Zohar ^le
Livre de la Splendeur), livre liébreu qui esteunime la Bilde le la Cabale. (V. Cabalk, au t. H.j C'est un commeniaire • 'sotérique et mystique du Pentaieuque. On l'a attribué à Simon ben Jochaï, ce qui le ferait remonter au ii' siècle ; mais le plus grand nombre des critiques le jugent beaucoup plus récent, et l'attribuent à >ïoïso ben Semtob de Léon (xiii* s.) ou à un do ses contemporains espagnols, ('otte vaste compilaiioa renferme divers ouvrages de dates différentes. On y expose les attributs de Dieu et on explique comment il crée le monde par l'intermédiaire des dix sefirot (puissances ou verbes) ; ù ces théories, qui ont de nombreuses analogies avec les doctrines néo-platouiciennes, se mêlent des interprétations symboliques des lettres, des combinaisons de chiffres, des' considérations niagiuues ou astrologiques, etc. Le Zohar, que l'exégèle Hanenerg considère comme le « monument le plus reiuar- <|uablc de la littérature juive après l'Ancien Testament -, a été imprimé à Mantoue en 1559. Pic de La Mirandolc lavait fait traduire en latin. La première traduction franc.-aise du Zohar fut faite par Jean de Pauly et publiée par les soins d'Emile I..aluma-Giraud \i*^)<&^.
ZOIDIOGAME (du gr. zôidion, animal, et gamos, mariage) adj. (Qualification donnée par Kirchner aux plantes chez lesquelles le transport du pollen sur le stigmate est effectué par les animaux.
— n. m. : Un zoïdiogame.
— Encycl. On distingue plusieurs catégories de plantes zoïdiotjames ; los principales sont :
l" Les omit hoph îles, dont la fécondation est assurée par les oiseaux (par exemple, marcgravia nepenthoides ',
2» Les malacophiles, qui sont pollinisées par les mollusques (c'est le cas de la rhodea Japouica et de Valocase adorante) ;
3* Les entomophiles, qui sont pollinisées par les insectes. Cette dernière catégorie est de beaucoup la plus abondante.)
ZOÎDIOGAMIE {mî — du gr. sôon, animal, eidos, forme, et gamos, mariage) n. f. Fécondation des plantes semblable à celle des animaux, c'est-à-dire que l'élément mâle est mobile et va à la recherche de l'élément femelle,
— Encycl. La zoldiogamie existe chez beaucoup de thallophytes, et elle esl d'ailleurs caractéristique des mousses et des fougères. On l'a signalée aussi chez certaines plantes à embryon et à sac pollinique comme le cycas revoluta et le ginkgo hiloba ; chez ces plantes, le noyau spermatique est muni do cils vibratiles. qui le font ressembler à un spermatozoïde et le rendent actif.
ZOLLA (Paniel-Bernard), économiste français, né à Paris en 1859. Ancien élève de l'Ecole nationale d'agriculture de Grignon, puis de l'Ecole libre des sciences politiques, Zolla est aujourd'hui professeur dans chacune de ces institutions. Les nombreux articles et les œuvres plus volumineuses qu'il a publiés nous le montrent observateur attentif et averti, ingénieux théoricien des grands phénomènes économiciues et des transformations dont la vie agricole moderne nous donne le spectacle. On doit notamment à Zolla : Code-manuel du propriétaire-agriculteur (1894) ; Etudes d'économie rurale (1895) ; les Questions agricoles d'hier et d'aujourd'hui (1894 et 1895). Zolla est lauréat de l'Académie des sciences morales et politiques.
ZoLLER (Edmond de), écrivain et traducteur allemand, né à Stuttgart en 1822. H fit ses éludes à Tubingue, et après divers voyages s'établit dans sa ville natale, où il s'occupa de journalisme, de traductions et d'art dramatique. Kn 1853, il fonda : le Monde illustré; en l.v58. Sur terre et sur nier, avec Hackisender ; en 1863, Bibliothèque de romans, et d'autres revues encore. En 1885. il devint conservateur chef do la bibliothèque du palais royal et reçut le titre de conseiller aulique. On a de lui : Esquisse de la science du bibliothécaire (l^^AG) ; une Biographie de Léopold Bobert (1863); te» Ordres de chevalerie en Allemagne et en Autriche (188i), et de nombreuses traductions.
ZoLLING (Théophile), écrivain allemand, né à Scafati, près de Naples, en 1849. H fit ses études à Zurich, puis aux universités devienne, Heidelberg et Berlin. Do 1876 à 1880, il vécut à Paris, s'occupant de travaux dramatiques et critiques, qu'il faisait publier dans les revues allemandes les plus diverses. En 1881, il succéda à Paul Lindau à la rédaction du ■ Présent » à Berlin. On a de lui : une étude sur l'Expédition d'Alexandre le Grand dans l'Asie centrale (1875); la Nouvelle Vie, comédie empruntée à Alphonse Daudet (1877) ; Voyage dans le monde parisien (1881); Henri de Kteist en Suisse (1881); une critique des Œuvres de Henri de Kleist (1883-1886), et quantité décrits critiques, nouvelles, etc.
ZONAIRE {nèr') n. f. .Mgue brune, de la famille des dictvotacées, à thalle souvent dressé, ayant la forme d'une tige très rameuse, fixée au rocher par une partie élargie. (Elle vit dans la Méditerranée ou dans les mers tropicales.}
ZOOCARBONIT (ni'O n. m. Nom par lequel on désigne certaines couches du bassin carbonifère de Sarrebruck. entièrement composées de débris animaux, notamment de poissons.
ZOOLÉE ou ZOOLEA [lé-a) n. f. Genre d'insectes orthoptères, de la famille des mantidés, comprenant des formes propres à l'Amérique tropicale. (Les zoolées sont des mantes de grande taille, à long corselet, remarquables par les expansions lobées de leurs pattes. La zoolea lobipes, du Brésil, d'un beau vert, atteint 7 centimètres de long.)
ZOONTOCARIS [riss) n. m. Genre de crustacés décapotées, comptant quelques espèces, telles que le zoontocaris Galathe», des mers d'Australie.
— Encycl. Les zoontocaris, petits animaux vivant à la surface des mers chaudes, sont sans doute des formes larvaires telles que les lucifer, très remarquables par leur carapace courte, échancrée en arrière, avec un grand rostre.
* ZOOSPORE n. f. — Encycl. Les zoospores sont pourvues de cils vibratiles (un, deux, quatre, en nombre indéfini suivant les espèces), et par suite douées de mou-
ZO — ZSILINSKY
vements propres. Cette forme do spore est spécialement aquatique, car on la rencontre chez un grand nombre daignes marines ou d'eau douce <ul'. ,
et parmi les clianipignons, dans la i. gniécs, qui comprend surtout des cspi
ZORN (AndersK peintre et graveur suédoisi. n<- a .M.ra Suéde, en i86o. Il suivit les cours do racadému- de Stockholm, d'al>ord comme sculpteur. Il y fut l'éleve de Ilurkiund. Puis il so rendit â Paris, où il he produisit « omme peintre do 1888 à 189«. Depuis, il retourna en Suède et obtint do vifs succès.
Récompensé dès 1888. il obtenait en 1889 une 3* médaille au Salon et, en mémo temps, une médaille d'or à l'Exposition universelle. En 19uo. un grand prix avec trois tableaux :
.ifère, Xuit du 34 juin et Oscar 11^ et trois eaux-fortes. En mai 190C, il faisait une exposition d'ensemble de ses œuvres chez Durand- Uuel à Paris, qui excita un haut intérêt.
Ce peintre-graveur est le virtuose de la Dalécarlie. Il a beaucoup vovagé et il a touché un peu à tout. Il a visité l'Italie. l'Espagne, l'Afrique ; il a fait des portraits en Amérique, à I..ondres.
Cette humeur ambulante débarrassa, vers 1896, son pinceau de toute habitude d'école. C'est un moderne et un impressionniste de la vie, de l'atmosphère. H note plus encore qu'il no peint, avec une vivacité* et une individualité saisissantes. Il a donné ainsi des
intérieurs, des portraits, des effets de lamiëre. Nous citerons, parmi ses principales œuvres : Margît (ou Paytanne se coiffant); Café de nuit; le chanteur Favre à son harmonium ; Coquelin cadet causant (I8«9); la danseuse Bosita Miiuri causant chez elle ; l'animalier Bruno Liljefordz dans la neige de Gopsmor; le IP "^'xeselgren portant un toast a la Société « Idun • ; portrait du roi de Suéde ; portrait do M. Spuller, de M*^ Jtîkoff, etc. La violence délicate et loriginalité subtile de l'artiste se révèlent encore mieux dans son œuvre heurtée, magistrale, d'aquafortiste, s- -. • ulvres ' sont balafrés, zébrés, sabrés de hachures ' '.^
près, c'est un fouillis ; à distance, tout se rune merveilleuse sfireté. Principales planch' - /(>-
nan, le Toast, Portrait de l'artiste avec sa femme, Itiume au bain avec son enfant, etc. L'œuvre gravé de Zorn. en 1906. se montaitàno ou 180 morceaux. Zornaaussi exécuté quelques aquarelles : Mnja (galerie Nationale de Berlin , : Effet de nuit (musée de Giiteijorg) ; les portraits do Faure de l'Opéra, de Spuller, de M^' Emma Zorn, et surtout le Toast a la Société • Idun », son chef-d'œuvre. Son œuvre gravé comprend plus de 150 pièces et se compose d'improvisations, de portraits, dont ceux d'Ernest /lenan,du poète Verlaine, de Karl Larsson dessinant et d"inlerf»retations libres de ses compositions. Il a aussi modelé ou taillé dans le bois quelques petites sculptures expressives. Médaille d'or ù l'Exposition universelle de 1889 (Paris), où figurait un Pécheur (musée du Luxembourg), il a obtenu deux grands ]irix, comme peintre et graveur, à l'Expositiun uoiversello de 1900.
ZOTTOU (Angelo), missionnaire et sinologue italien, né en 1826, mort en 1902. Entré en 1843 dans la compa- L-nie de Jésus, il partit cinq ans plus tard pour la Chine, et compléta ses études théologiques à Cnang-Haï. Ses premières publications furent d un caractère religieux et •lestioées à l'usage des chrétiens indigènes. Puis il composa une grammaire latine ^ur les étudiants chinois. Mais, ce qui lui a valu le titre de sinologue distingué, c'est soaCursus litleratura? sinicx neo-niissionnariis accommodatus, paru en cinq volumes depuis 1878. et qui couvre le domaine entier de la littérature chinoise. Il a laisse la manuscrit d'un Dictionnaire chinois, qui, parait-il, doit surpasser tous les dictionnaires existants par sa richesse do matériaux.
ZOZTME n. m. Oenre de crustacés décapodes brachyures, de la famille des cancridés, comptant sept espèces répandues dans les mers chaudes. ^Le zozymus A-neus, commun dans toute la région iudo-pacifique, de la mer Houge à l'Océanie, est le type de ces crabes de taille moyenne, à carapace régulfèremeni bossuée, qui appartiennent à la sous-famille des cancrinés.)
ZOZOTER v. n. Pop. Syn. de zèzaykr.
ZSAMBEK, bourg d'Austro-Hongrie (Hongrie fcomitat de PestJ), à ro. de Budapest; 4.S0O h. Restes d édifices turques.
ZSCHIHHER EmileV peintre allemand, néàGrosswig. près de Schmiedeberg. en 184i. Elève de l'Ecole des beauxarts de Weimar, qu il dut quitter pour prendre part à la guerre franco-allemande de 1870-1871, il a reçu dans la suite des conseils de Kalckreuth. Kamberg. Pauwcl^. Mi chelis, Max Schmidt et Hagen. Installé en 1891 à Sol.miedeberg, il s'est efforcé de rendre le caractère des b.ndes. des forêts, des mares qui entouraient son pays n. irai. Le musée HohenzoIIeru à Berlin possède de lui : une Maison de paysan du village de Mœbisburg, et celui d'Erfurt : une Bue de village thuringien. Ses autres œuvres se trouvent au château d Osterstein. et dans les collections privées de Dresde, Berlin, Hambourg, Brème, Lubeck. etc.
ZSCHORLAU, bourg d'Allemagne froy. de Saxe [cercle de Zwickauj), dans rÊrzgebirge ; 3.200 hab. Blanchisseries : mines.
ZSIUMSKT Michel de\ historien hongrois, né à Bekes-Csaba en 1838. 11 renonça an professorat en 1874, pour se consacrer exclusivement à la science et à la déiense du protestantisme. Député au Keichstag en 1875, il s'occupa principalement des questions d instruction et de religion. En 1^89, il fut nommé préfet de comitat (o6ergespan"^, puis, en 1895, sous-secrétaire d'Etat de l'instruction et du culte. Il a publié : Femmes hongroises (1871): Histoire de la ville deSzarvasilS'tî] ; Monumenti diplomatica comitalus Bekesiensis; les Débats de la Chambre hongroise sur les questions de itligion {\^S0-1891); Histoire d'un synode révolutionnaire de t707 à 1115 (1889); la Paix de Linz et l'Histoire de la loi f647 concernant ta religion (1890); Histoire du comtat de Csongrad (lS96);etc.
ZLBKR-BUIILEU — ZYMASE
ZuBER-BUHLER (Fritz), peintre buis-se, né au Loclo (Snissu) eu iKa>, mort à Pans en ïgatî. Klôvo do L. Grosclauilu et de Pjcût el do l'Kcolo des boaux-arts do Paris, où il se rendit vors 1850, il a traité surtout des sujets liislorlquos et al]égorii|Uos : /a Poésie (musée de Noucli&tel); la Poupée imuséo do Neuchùtel); l'Enfance de liaccftus (1850} ; .Yuma J'ompilnts ci lùijérie ; etc. Il a fait aussi des purtruils. Beaucoup do lius œuvres sool daus les musées do lu Sui:>so.
ZUCGARINIE {zu-ka-ri-ni) n. f. Genre de rubiac(!'es eardéniées, dt»nt une esnôco, \^zuccarinie à Qi'andes feuilles, est im bel arbre do Java, (^es fruits sont dos baios do la grosseur d'uuo pommo.)
ZUCKERKANOL (GLANDE DE). Anat. Potito thyroïde aberrante, f|ui so présente sous Corme d'une masse jaunâtre, grosso comme un «^rain do chènevis, logée quelquefois dans l'intor-slife des doux muscles géiio-liyoïdieiis.
ZuLOAGA Y ZabaLETA I Ignacio;, peintre espagnol, né à Kïbar (Guipu/cuai t-n isTii. Il fut agfut comptable dans les mmes, avant, de pouvoir se livrer complètement à son çoùt pour la peinture. Fixé à Paris en 1889, on l'y signalait bientôt au nombre des jeunes artistes les mieux doués do ce que Ion appelait alors ■< l'écolo de Montmartre". Zuloaga exposait au Salon du Champ-de-Mars en I8y3 une page réaliste, qui fut remarquée par sa franchise et sa vigueur tout espagnole : le Xain d'Efbar. On a vu de lui aux expositions suivantes : Mon portrait ; les Jiuines de Somorostro (1898) : Portraits de M. Daniel Zuloaga et de ses filles (1899) ; Promenade après la course de taureaux (1901) ; Préparatifs pour la course de taureaux; Gitane et And aluuse; un Mot pii/naut (litOJ). Un tableau qu'il avait présenté à la section espagùolo pour l'Exposition universelle de 1900 (Paris) et que ses compatriotes n'avaient pas admis, la \eille des courses, fut actieté par le musée vie lînixelles. L'artiste peint des gitanes, des buveurs, des pay>aus, des toreros, des mendiants et toute la variété dos types populaires.
ZUMBINI (Bonaventural, professeur et critique italien, né à Cosenza(Calabre) en I8i0. Professeur à 1 université de Naples, où il succéda à Do ï^anctis, de 1879 à 1902, il est devenu sénateur du royaume depuis 1905. En face de ta critique d'inspiration sentimentale et patriotique do Settembrini, de la critique impressionniste et délicatement esthétique de F. De Sanctis, Zumbini représente la tendance rigoureusement objective et scientitique qui a partout prévalu. Bien qu'il ait peu écrit, il a exercé une notable influence sur le relèvement des études en Italie. Son grand ouvrage sur Leopardi, Studi sul leopardi ( 1868-1904). est le plus approfondi et le plus suggestif qui ait été écrit sur le sujet ; il a en outre consacré deux importantes monographies à Péirarque(i87S-I895)et à Monli (1886-1894). Ses jugements sur la littérature italienne sont éclairés et affermis par sa profonde connaissance de la poésie des autres pays de l'Kurope, à laquelle il a consacré un volume, Studi ai telterature straniere (1893), où l'on truuve do l)rillants et solides articles sur Rabelais, Milton, Cervantes, Victor Hugo, etc. ZUMMÂRAH SETTAOUiA n. f. Nom d'un instrument ordinairement ù. anche et formé de deux tuyaux, on usage chez les bergers égyptiens. (H y a quelques variétés. On les désigne par le nombre de trous donf ces instruments sont percés : ainsi, la zurnmdrafi arbaouia a 4 trous, la khanisaouïa a 5 trous, la settaouia eu a 6 et la sabaouia en a 7.)
ZUMPC (^Hermann), chef d'orchestre et compositeur allooiand, né à Taubeuheim (Lusace saxonne) en 1850, mort à Munich eu 1903. Destiné à l'enseignement, il fut un instant instituteur à "Woigsdorf, doil il s'enfuit pour se rendre & Leipzig et se livrer à sa passion pour la musique. Là, tout en prenant des leçons do TottmauD, il accepta les fonctions do triangle à l'orchestre du théâtre municipal. Employé par /ummârnh Wagner à Bayreuth pour la préparation des settaouia/ représentations do YAnneau du iVibelunt/ (1873- 1876), il devint ensuite chef d'orcliesLro successivement & Salzbourg, Wurtzbourg, Magdebourg, Francfort et Hambourg. Appelé on la mémo qualité au théâtre do la cour, à Stuttgart, an bout do quatre ans il se rendit à Munich pour prendre la direction des concerts Kaim, puis devint chef doreheslro du théâtre de la cour à Schweriii, et cnlin retourna à Munich comme directeur général de la musique à l'Opéra de cette ville.
Zumpe était un chef d'orchestre remarquable, et fort habile à diriger tous les genres de musique, sans aucun parti nris d'écolo. II s'est produit aussi comme compositeur. Il a fait jouer deux opéras : Anarha (1880) ot la Prin-
cesse maudite, et jilusicurs opérettes : Farinrlli (1886): Jûirin (1888), et l Auberi/c polonaise (I89I|. On connaît aussi de lui une ouverture : la Mort de Walleuslein, et quelques lieder.
ZUMPT (Charlcs-Timothée). philologue allemand, no à Berlin en 1792, mort à Carlsbad en 1819. Il fit ses éludes secondaires aux gymnases du Cloitre-Gris et do Joachimsthal à Berlin, passa ensuite un an à l'université de Heidelberg, puis retourna à Berlin ot acheva ses études à l'université nou\ elleinonl ouverlf dans la capitale prussienne. Il débuta comme professeur au gymnase Frédéric- \Vorder à Berlin, passa de làau gymnase'de Joachimsthal, puisa l'Académie militaire et entin(1827)à l'université, où il fut chargé do l'enseignement de la littérature latine. En 1837, l'académie de Berlin lui ouvrit ses portes. Zumpt est surtout connu comme lauteur d'une Grammaire latine (!'• édit. 1818\ dont la réputation fut univorsello. 11 y ajouta uu recueil de Thèmes talius (1829). On a encore de lui do bonnes éditions d'auteurs latins. (Juinle-Curce (1819), les Diicours de Cicèron contre Verres (1831); le De Officiis du mémo auteur (1838) et une série de dissertations, où il traite avec beaucoup do compétence diverses questions relatives à l'antiiiuité romaine.
Zumpt (Augusie-Ouillaumo), archéologue allemand, neveu et en même temps gendre du précédent, né à Kœnigsberg eu 1815, mort a Berlin en 1877. Il lit ses études au gymnase de Francfort-sur-Oder, puis à l'université de Berlin, fut reçu docteur en philosophie avec une thèse sur Uutilius et professa successivement aux gymnases de Joachimsthal, Frédéric-Werder et Frédéric-Giiillaume. En 1876, il prit sa retraite. On a de lui une biographie en latin do son oncle Charles-Timothce Zumpt, un traité dépigraphieromaine en deux volumes ;Commt-«/o^(0)ie5('p/(/cn/i/i(c* (1850-1854); des éditions du Pro Murena ot du De lege af)raria de Cicéron, dont il traduisit en allemand le £"6 officiis et le De legibus, ainsi que deux traités estimés sur le Droit criminel et la Procédure criminelle sous la république romaine ; etc.
ZUPITZA (Jules), pliilologue allemand, né à Kerpen. près de Oberglogau (Haute-Silésie), en 1844, mort à Berlin en 1895. Il étudia la pliilologie germanique àBreslauetà Berlin, et se Ht habiliter en 1869 à l'université de Breslau, où il fut nommé professeur ordinaire en 1872. La mémo année, il fut appelé à Vienne avec le titre de professeur ordinaire de langues germanieiues septentrionales. Eu 1876, il devint professeurdo langue et littérature anglaises à Berhn. Ses princij>ales publications sont : Introduction à l'étude du moyen lia ut-alle7uaiid (l^fisj ; Exercices d'ancien et 7no!/en anglais [ISl A); Grammaire et glossaire de l'ancien frison (1880); lieowiilf (J882) ; le Prologue de Cliaucer (1882) ; etc., sans parler de nombreux articles de revues.
ZURBANO (D. Martini, général espagnol, né eu Aragon en 1780, mort en 1845. Il fit la guerre aux Français, comme chef de partisans, de 1808 à 1814, et fut contrebandier sous Ferdinand VIL A la mon du roi, il offrit ses services à la régente Marie-Christino, contribua à la défaite des carlistes et gagna le grade de général. Après le départ de Christine, Zurbano s'attacha au parti d'Espartero. En 1843. lors de l'insurrection do Prim ODonnell et Narvaez, Zurbano et Seonane rassemblèrent un corps d'armée à Saragosse et essayèrent do disputer aux insurgés la route de Madrid. Rejeté dans les montagnes et proscrit, Zurbano essaya de reprendre la lutte contre Narvaez (1844), fut battu, vit ses deux fils fusillés, et fut à son tour passé par les armes.
ZUYLEN VAN NyeveLT {Hugo, baron de), homme d'Etat liollaudais, né à Rotterdam en 1781, mort en 1853. 11 entra dans la diplomatie, fut nommé secrétaire du ministre hollandais à Paris (1805), secrétaire de légation, puis chargé d'affaires [1S07) en Espagne et se retira lors de l'annexion do la Hollande à la France. Il devint ensuite commissaire général près des généraux des armées alliées en Belgique (1814), ministre à Stockholm (1815), à Madrid 1817-1822), où il se distingua dans lo règlement des affaires commerciales de la Hollande. Ambassadeur à Constautinople (1825), il négocia la reprise des relations diplomatiques entre la Turquie et les puissances victorieuses à Navarin. De retour à La Haye (1829), il rendit d'actifs services à son gouvernement lors do la révolution belge ainsi qu'à la conférence de Londres, dont il fit partie jusqu'en février 1833. Il fut promu ministre d'Etat, fut ciiargé par intérim, à diverses reprises, du portefeuille des aff'aires étrangères ot reçut le portefeuille des cultes pour la confession protestante (18^2-l8iS).
ZUYLENVAN Nyevelt (J.-P.-P., baron DE), homme d'Etat ot diplomate hollandais, né à Dordrocht on 1816. mort à Amsterdam on ist>0, fils du prëcédont. Il lit de
brillantes éludes, fut élu dépuK'-, soutint la politique couscrvatnco ot so distingua dans la discussion ties quostions oxtérioures. En octoVe 1852, il lut nommé ministre uos anaiios étrangères dans le cabinet Thorbocko, qui se retira 10 15 avril 1853, à la suite du rétablissement de la iierarclue épiscopalo catholique dans les Etats hollanua s. 11 renrit le portofeuille des affaires .■trangèros dans la cabinet V^an Halï(f6vr. 1800) et lo conserva dans lo ministère niodoré que lui-môme forma et présida (mars 1861) mais dut se démettre par suite de dissentiments avec ses collègues plus libéraux (oct. 1801). Do nouveau président du conseil (30 mai 1866) et ministre dos affaires étrangères. Il prit une jiart essentielle aux négociations relatives à la cession projetée du Luxembourg à la Krancc. Ministre plénipotentiaire des Pays-Bas à Paris (1808 . il conserva ceslonttiousjusqu'en 1885, fut ensuite promu membre de la première Chambre cl miiiisiie d'Ktat.
ZuYLEN VAN Nyevelt VAN Haar baronne Hélène
DE), nue ,1e KolhsrluM, liMiMiic autour IVan^aise, née à
I ans en 1808. Son premier \olume, intitulé Jiffi-uillemenls, est un recueil do courts poèmes, où des laugueurs mysti(|ues et sensuelles so fondent dans un sentiment do lassitude mélancolique (1904). Un autre, Co//cau« (1904), est composé de nouvelles ingénieuses dans leur maniérisme ei procédant de la môme inspiration. Un roman / Impossible Sincérité (1905), a détinitivement consacré le talent d'écrivain de M°" de Zuylen de Njeveli. Elle a fait représenter au Grand-Guignol un acte dramatique, la Mascarade intervamiiue (19o5)et, la même année, sa Comédie dans unjarilin élait jouée sur le théâtre do l'Âutomobile-Club, dont son mari est lo président.
*ZwiCKAU, ville dAllcniagne (roy. de Sa.xe). — Les eau.i minérales de Zwickau. cblorurée"s sodiques, à la température de 14° C, sont utilisées, dans un petit établissement balnéothéra|iif|ue, pour le traiiement du rhumatisme chronique et désaffections cutanées.
ZvtriLLER ( Maiic-Augustinl, peintre français, né à Didenbeim (Alsace) en is5o. Elève de Thiéry, Boulanger et J. Lclébvre, il envoya, pour ses débuts, *au .Salon de 1882, une Télé de vieille ftmme. Ses envois en 1888, /(emor</s de l'ivrogne {mvsée de Strasbourg) et Captive, lui valurent une mention honorable; celui de 1895, Leçon de inodelat/e â l'Institution alsacienne des Jeunes Aveugles (musée de Mulhouse), une 3* médaille, et l'Industrie en Alsace (1896), une 2" médaille. Il a exposé au Salou de 1901 : Portrait, et ta Femme du lévite d'Enhraim ; en 1903 : la Première Nuit d'angoisse (Adam et Eve citasses du Paradis) et Portrait du général Balaman: en 1905 : liéverie et Joueur de guitare. Cette œuvre, réexposée en 1900. a obtenu une médaille do bronze. A signaler encore : le Hégal (muséo de Mulhouse), Jeune Alsacienne (muséo de Cahors), Alsacienne en deuil (musée de Rochefom. L'influence do son compatriote J.-J. Ilenner a été considérable sur lui.
II l'a glorifié dans une allégorie exposée au Salon de 1906 : les Muses de l Alsace pleu'iant i/enner.
ZwŒTZEN, bourg do l'empire d'Allemagne (principauté de Keuss-Schleiz-Gera), sur lElsler; 3.506 bab. Fabrique d'harmonicas.
ZWYNAEBDE, comm. do Belgique (prov. de Flandre- (locidenialo jarrond. do Gand]), sur l'Escaut ; 3.400 hab. Huilerie.
Z'YGNÈME n. f. Algue verte de l'ordre des coDJueruées, voisine des spirogyres, mais qui en diffère eu ce que la chlorophylle, au lieu d'être disposée en rubans spirales, forme dans chaque cellule deux masses étoilées. (Les zygnèmes vivent dans les eaux douces ou faiblement salées. Le genre contient environ 25 espèces.;
ZYGOMORPHE (du gr. zugos, couple, et morphè, forme) adj. Bot. Se dit des a]'pendices tloraux semblables, unis entre euv , soit norinaloment, soit téralologiquemcnt ;
Pétales ZYOO.MORPUKS.
ZYGOMYCËTES u. m. pi. Champignons qui produisent des
zygospores. (Ce sont des végétaux qui uni l'aspect de moisissures et se développent sur les matières les plus variées exposées à l'humidité. Ils constituent le groupe auquel on donne souvent le nom de viucorinées.) — C'n zygomyckte.
ZYGOSÉPALE n. f. Genre d'orchidacécs zygopélalées, avec deux espèces du Brésil et de Surinam. (La zygosé/iaie à rostre est quelquefois cultivée.)
^ZYMASE n. f. — Ziiniase proprement dite, Diastase ou ferment solublo alcoolique, contenu dans le proloplasnia des cellules de levure. (Retirée par broyage et expression des cellules, cette diastase contribue "par sa seule présence au dédoublement des sucres en alcool et anhydride carbonique.)