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COMPLEMENT

Les articles précédés d'un astérisque (*) sont le complément de ceux qui ont déjà paru dans le NOUVEAU LAROUSSE ILLUSTRÉ. Les articles précédés de deux astérisques {-^) sont le complément de ceux qui ont déjà paru soit dans le SUPPLÉMENT seul, soit à la fois dans le

NOUVEAU LAROUSSE e( dans le SUPPLÉMENT.

* ABYSSîtilE,— Accord franco-ilaloaiujiais.V .ÈTHioviE. "^^ACCUMULATEUR n. m. — Encycl. Charge des accu- "inluteurs. Pour char^'er des accumulateurs au moyen du courant continu on commence par déterminer les deux pôles du courant. Pour cela on humecte léj^èrenient un morceau de papier pôle et on place dessus à quelque distance les 2 fils du courant. Le til qui donne au papier une teinte rose est le pôle négatif. On prend alors une ou plusieurs lampes d'éclairage aue l'on place en série dans le circuit et on met le pôle + au courant en communication avec le pôle + des accumulateurs, le pôle — du courant avec celui de même noni des accumulateurs. Pour un ou 2 accumulateurs, avec un courant de iiû volts, une lampe de 32 bougies est suffisante; pour 4 à d accumulateurs, on prendra 2 lampes de 32 bougies; pour 8 à lO, 3 lampes. Au delà de ce nombre il est préteraftlc de remplacer dans le circuit les lampes par un rhéostat. Quand les accumulateurs sont chargés, ils doivent donner au volimëtre 2vc.!i»^ 5 dans le circuit de charge et, au bout de quelques heures, 2*°'^, 2 en dehors du circuit.

TBrenthal (Loxa d'), homme d Etat et diplomate autrichien, né en 1854. Issu d'une famille do grands propriétaires allemands de Bohême, il tit ses études aux universités de Prague et de Bonn, prit ses grades de droit, et entra dans la diplomatie en IS^l. La protection du ministre Kalnoky lui valut d'être appelé, en 18S8, au poste de conseiller d'ambassade à Saint- Pétersbourg, où devait se développer plus tard la plus grande partie de sa carrière diplomatique. En 1895, il fut nommé ministre plénipotentiaire en Roumanie. Trois ans plus tard, rappelé à Saint-Pétersbourg comme ambassadeur, il sut se créer dans la capitale russe une situation très en vue. Il avait épousé la lille du comte Szechenyi, qui fut ministre hongrois; ces attaches lui facilitèrent l'accès , en 1906, au poste de chancelier de l'empire austro-hongrois, dans lequel il succéda au comte Goluchowski.

Celui-ci avait abandonné le pouvoir en [irésence do l'hostilité tlrcnthai que manifestaient contre lui les - ». . Chambres hongroises, et particulièrement le ministère W'ekerlé. -.Erentbal reçut de l'empereur la mission de rapprocher les deux Etats rivaux, et fut agréé par Wekerlé. Il donna comme base à son programme une fidélité immuable à la triple alliance, dos relations cordiales avec l'Italie, et, dans les Balkans, un sollicitude constante pour les nationalités nouvelles, sans toutefois porter atteinte au principe essentiel do l'iatéghté de rempire ottoman.

AÉBOBYOROPLANE {du gr. aér. aéras, air, fttulôr, eau, et de planer} n. m. Nom donné à des appareils qui glissent

Aérohydroplane de Forlaaini.

à la surface do l'ean et sont actionnés par une ou plusieurs hélices aériennes : .i'AEBOHTDROi'LAXE de l'ingé-

nieur italien Forlaytini atteignit, en t9Ô6, sur le lac Majeur, une vitesse de 70 kilomètres à l'heure.

AkabU, oasis du Sahara septentrional (Tidikelt), à 100 kilom. environ au S. diu-Salah. Point d'eau important. A cet endroit se joignent, pour traverser le Sahara vers Tombouctou. les caravanes venues du Maroc par lo Touat, et celles venues de la Tripolitaine.

ALAPIN (du lat. alapa, plante herbacée) d. m. Tciuturo qui sert dans l'impression de l'indienne.

— Adjectiv. : Teinture alapin.

— Encycl. L'alapin est un dérivé acide d'une substance, Vinuline, qui se trouve en plus ou moins grande quantité dans les liges ou les bulbes de plantes herbacées vivaces, les lappa ou alapa. Ces plantes ont reçu et reçoivent encore des applications théraj)eutiques sousloaom do lappa of/îcinalis.

^Alatyr, ville de la Russie orientale (gouvorn. de Simbirsk), ù quelque distance du confluent de l'Âlali/r avec la Soura, affluent du Volga; 16.000 hab. — Au mois de juillet 1906, cette ville a été presque complètement détruite par un incendie qui a fait disparaître 6.000 maisons, et mis sans abri plusieurs milliers do personnes.

AlBARRAN (Joa(juin), chirurgien français, d'origine espagnole, né ù. Sagua-Ia-Grande (Cuba) en 1860. Reçu premier interne des hôpitaux do Paris en 1884, médaille d'or en 1888, chef de clinique des maladies des voies urinaires en 1890. professeur agrégé en 1892, chirurgien des hôpitaux en 1894, il a succédé en 1906 à son maître le D' GuyoD dans sa chaire des maladies des voies urinaires, où il lavait suppléé pendant plusieurs années. 11 a étudié les glandes de l'urètre, les rapports de la prostate et du coi de la vessie. la muqueuse do la vessie, le rein et les capsules surrénales, la sécrétion d'un rein isolé, leur sécrétion interne, la pathogéoio do la rétention d'urine, le cathétérismo urétral; et, au point de vue du traitement, ila publié ; le Hein des urinaires [ISS'J); les Tumeurs de la vessie ( 1899) ; les Maladies chirurgicales du rein et de l'urètre (1899) ; Maladies de la prostate et rétrécissement de l'urètre {IS99); les Tumeurs du rein (1903); Exploration des fondions rénales \i90ô). Il a collaboré au Traité des mafaïUes de l'enfance de Grancher pour les affections rénales. On lui doit d'autre part l'invention de divers instruments ou appareils: une étuve stérilisatrice thermoforniogène, des seringues stcritisables, un métrotome simple et un métrotorae dilatateur, un cystoscope urétral. des écarteurs vésical et urév^ et un urioal pour les fistules vésico-vaginalcs.

**Alberdingk Thym Joseph-Albert . né à Amsterdam en iSi'O- ~ Il i^st mort dans cette ville en 1889.

*AU3ERT DE HOHENZOLIXRN (Ic prince Frédéric- Guillaume-Nicolasu général prussien, régent do Brunswick, né à Berlin en 1837. — Il est mort dans cette ville en 1906. Il avait épousé en 1873 la princesse Marie de Saxe-Altenbour^, morte en 1898, et dont U a eu trois enfants.

AleSX (Frédério-^wflOD'i, peintre français, d'origine roumaine, né en Roumanie en 1849, mort à Paris en 1906.

Il voyagea en Turquie, en Asie Mineure, en Italie, et se rendit en France, où furent appréciés ses paysages lumineux de la montagne et de la mer. Mais il se tit surtout connaître dès 1886 par ses affiches lithographitjues en couleurs, la plupart exécutées pour des compagnies de chemins de fer, représentant des vues des Alpes, des Pyrénées, de la Côte d'Azur. Il employait un procédé qui

Albert de HohenzoUera.

lui permettait de tirer à la fois pittsiours couleurs. Il est. l'auteur de plans panoramiques des principales villes de France, de tableaux scolaires, des toiles du maréorama de l'Exposition de 1900 (Paris;. Dans ses peintures alpestres, il s'est révélé comme un remarquable interprète oe montagnes ; citons ; la Vallée de l'Isère elTet de soir ; (es ùemiert Hayons, vallée de la Homanche ; la Meije au soleil levant ; le Lautaret leffel do nuit); le Pic Muretta et U lac Caoloccio {Maloja,.

* AlÉSIA . — Archéol. Les fouilles pratiquées sous Napoléon III en 1861-1865 dans la plame des Laumes viï^aient César et son armée, non .Vlésia elle-même. Divers travaux d'histoire, notamment ceux de C. Jullian et d© G. Ferrero, ayant éclairé d'une plus vive lumière la figure de Vercingétorix, l'idée fut émise, sur 1 initiative de la Société dos sciences historiques et naturelles de Semur, de procéder à des fouilles générales sur le plateau du Mont-.-Vuxois. Un premier congrès, tenu le 18 septembre 1905, sur le plateau même, permit à Héron do ViUefosse de déterminer d'emblée l'eiu placement probable d'un théâtre. Une première campagne de fouilles, menée sous la dirt-ciion du commandant Elspérandieu, mil à DU non seulement les subsiructiuus du théâtre, mais celles d'une quantité de constructions privées, et de certains édifices d'une nature encore peu déterminée. Nombre d'objets familieri. poteries, ferrures, ustensiles de bronze, furent extraits soit du sol des caves, soit des puits assez nombrctix que l'on découvrit, percés dans la roche vive parfois à une profondeur de S5 mètres cl comblés de toutes sortes de matériaux.

La Campagne de 1906 fut plus fructueuse encore, et enrichit le nouveau musée d'Alise-Sainte-Reine de fragments assez importants de sculpture, d'objets d'une décoration artistique, et de cjuclques inscriptions. Sur ces entrefaites, une retentissante conférence de Ferrero au grand amphithéâtre de Ja Sorbotine avait attiré l'atteulioi du public savant : des souscriptions s'étaient organisées; un second congn-s se réunissait au Mont-.\uxois Je 13 septembre 1906; enfin, une revue spéciale, Pro Àletia, était fondée par Louis Matruchoi. Les résultats de ces deux saisons de fouilles paraissent déjà confirmer certaines prévisions des historiens et des archéologues, dont voici les principales :

Alcsia aurait éié, presque de toute antiquité, • un point vital, un nœud de routes et un habitat humain de l'Europe entière ». Elle aurait été d'abord un grand marché gaulois, et l'un des passages du commerce de l'ambre. De plus, cité prospère, centre municipal actif, aussi bien muni pour la défense que pour le travail, elle serait promptement devenue une métropole religieuse, un • ■ nrrefour de prières et de dieux ». Son rèle a donc ; celui d'une Delphes ou d'une Olympie celtique. I mains, après la conquête de l'an 52, n'auraient pa* u- nu.,, cette tradition, mais lui en auraient superposé une analogue, émanée de leur propre religion. Si bien qn une sorte de transmutation do la religion gauloise eu la religion romaine, et vice rersa, pourrait être ici sai-^ie sur le vif. Ce qui semble lattt'stor. ce pr^ni les morceaux de sculpture découverts; i^ • buste de Silène, qui aurait ser\i de peso;. nue remarquable statue de Vénus, des ba^ r ^ vcuiaui la triade capitoline, un Dioscure. cl u aa-.rcb i.^urceauv. qui représentent grossièrement des divinités an4i4Ufs traitées dans le stylo et les idées des religions nordiques. Les » celtisaut^ . enfin peuvent espérer tirer parti des inscriptions si curieuses où. sous des caractures latins et grecs, se cachent des mots évidemment gaulois. Une civilisation spéciale parait devoir sortir de ces fouilles.

t^uantaux subsiruciions jusqu'ici exhumées, et qui varient de profondeur entre rafflcurement à la surface du Mont-Auxois et une verticale de 3 à 5 mètres , elles prouvent jusqu'ici l'existence et la superposition de trois cités, successivement détruites par quelque cataclysme (incendie, guerre ou invasion), entre le i" siècle et le commencement du v« siècle de notre ère. I ^ dévastation fut alors complète. Les traces de la ville gauloise, antérieure à la conquête romaine, sont faibles et rares, et pour cause.

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