‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 350 sur 363 · MU EL — PENNA · texte numérisé non relu

MU EL — PENNA

0RTH08TATI8MC ^iu gr. orthot, droit, et alatoi, stabU) Il m. Action de se tenir debout; station verticale.

Othon de Habsbourg, . '

cadet de l'an-hiduc Erau-;" somptifdu trône d'Autriche', i,- Vienne en I9oc. Il était In s.Ton ! i frère lui-même de 1 empipur Kra; ■,"[ rang de gén^Tal l.-i'is rrirn,.'- :rifn , .^, placé à la '■ .j,. j archiduc Ko: l'archiduc Franro i -n.tf^^w Chotck lavaieiii Jan p:i.s*cr .> ro% •lu sang. Il avait épousé on i,,-

sèphe 00 .Saxe, dont il a eu . „,, . , „,,,M,h

Charles, né en 1887. héritier de iw-» droits au iréoé des Habsbourg, et Maximilien-Eugénc I^oais. né eo 1895.

**OaBANCni-CHARl-TCHAD

capitale de c.-tio partn- dr- } i firéo à Fort-de-l^ossf'l [lar N ;

été de nouveau flxéo i Hangui j^ar le Uccrc; du n décembre 1906.

*PachiTCB iNicolasj. homme d'Etal serbe, né en 1846. — Au mois de juin 1906, Pachilch redevint président du conseil en remplacement du général Gronitclî II dut pré sider au règlement de la question des ni:icides. qu'il décida à donner leur démission ^ -■ •• •..'>•- ..-■-. ^...^-r^-^ qu'ilscontinuoraient à toucher -.-

Il obtint ainsi la reprise des r- ■ or

l'Angleterre. Par contre, il lu. ... i©

règlement des difricultés commerc . r-.

Il ne put obtenir qu'à grand'pcinc, a: <;,

un renouvellement do trois mois du r<f.'mi<* -ir.caîjH-r [tovisoire entre les deux Ktats. et il dut pour cela consfutir une très forte commande de matériel dariillerie aux usines autrichiennes.

Passagères (Les), comédie en quatre actes, do Alfred Capus. (Kenaissance. 9 oct. 1906.) — Robert Vandel, Quarante-cinn ans. riche, mari de 1 tntelli^'ente et bonne Amélie, semble l'homme le plus assuré d'une existence délicieusement paisible. Deux causes cependant leûnceot' en de fâcheuses com[>lications. L'aborJ, il est si aimable que toute femme qui l'approche ralTole de Ini Pui». il est si bon qu'il ne peut voir une soulfrancc s:.- - ' ' . r.

C'est pourquoi, sa cousine Iloricnse Vii; e

veuve très capiteuse, éprouve à son endr 'e

er ardente sympathie. C'est pourquoi once r. .\'Jr;«^-ijne. l'iustiintrice de sa tille, brûle pour lui d une flamme qui couve sous la cendre. Hortense, aynnt t.r»;. -n lir six mille francs, Robert les lui prête, cri* le

ait hésité à les lui demander. La r< la

jeune femme dans ses hras: il devi' io

^o^loi^, en se disant qu'il comme :;ia.ii en

étant très heureux tout de même. A 'c cette

première faute, ci, indulgente, par - ij.ture à

peine accomplie, Adrienne se déclare. K*.c \a .juilter la famille, partir pour l'Amérique: mais aujfaravant elle implore, comme suprême adoucissement à sa douleur, une heure d'amour seulement. Kt comme elle pleure, Robert la lui accorde. Amélie vient les surprendre au Havre, et pour la seconde fois pardonne. Car elle sait bien qu'au fond son mari n'aime qu'elle : les autres sont des passagères. Une troisième occasion de succomber s'étant offerte, Robert la repousse éncrpiquement.

La pièce n'est, à vrai dire, oue la peintore d'un seul caractère, celui de Rol>erl Vandel. autour duquel l'auteur place quelques personnages comiques : I.a Herche, beaufrère de Vandel. provincial arriéré, qui, malgré lui, sert de complice: le baron de Tinols. très vient h*»nn. qui est amoureux d'Hortense, etc. Par sa t: même,

l'ouvrage est donc un peu mince. Il t-eu su-

perficiel; car Alfred Cnp'i*. '•n son '■ri*, ne

parait pas prendra se

propose d'autre ir r.

du moins il réait^- a

une délicate finesse -Jans I-.- ira:!, ex; rmi^-e jar i l.eareuses trouvailles de réflexions et de mots.

PaULZE D'IvOY t-Vntoine-Jean-Jacquc- t.... .. ^ ..^.

néral français, né à Bourges en 1813, mor' ■<•

Couriiras, près de Vendôme, en l^93. Enj.: 'f

dans la cavalerie, à l'âge de vingt ans, .i y-rM-. ea Afrique, en Crimée, lit les campagnes d'Italie et du Mexique et gagna tous ses crades à la pointe de l'épée. Colonel en 1860. général de briija'Ie en 1*69. il venait d être placé dans le cadre de réserve lorsque la guerre franco-allemande é~la'a II ^r mit à la disposition do gouvernement de il'^ qtii lui confia une

division, puis le 22" corps d'armée.

Nommé général ■;- -itltre I^to. iî prit une

Part des plus brillanu-^ aux ai'l'a:rrs de 1' ■ f

'ont-Novelles, A Saint-Quentin, son corps vrant la retraite générale, eut à supporter ) •

l'armée allemande. Le général Paulzc d'Ivo^, -^^^y -épais 1870 dans la position de disponibilité, passa dérînitjyement en I8t5 au cadre de résene.

PeirCE Charles Sanders\ philosoplie et savant américain, né à Cambridge (M:T=Pnrht:<:^ft-; en l«3î». Il fit ses études à Harvard, et s'ai et aux

sciences mécaniques, l uces à

Harvard University iv .le (1903-

!90i). n a écrit un nombre c.: ni'inûires et

d'articles sur toutes les bra: ience. sur la

logique, la prononciation du a >. et l'art de

cataloguer une bibliothèque. Il a cul.-iburé au Centwy Dictionary, au Dictionnaire de psychologie et de philosophie de Baldwin pour lalogique. el à plus rv ai très encvclopédies. Il a édité et augmenté i !a

Liuear Associative Algebra de Benjamin P- t

les Studies iti Logic par les membres de - u , ::s

University (1889). Enfin, on a de lui un volume Je Photometric Retearche* {1878).

Penna 'Affonso\ homme politique' brésilien, né dans l'Etat de Minas-Geraes en 1S46. Il fit ses études do ^^roi:. entra dans la politique, fut élu député et de\-int m'instre sous dom Pedro. Rallié à la République après la révolution

PÈQUEGNOT — PRESEANCE

de 18S9. il fut prùsidem «le 1 Ktat de MiDas-Gcracs, puis gouverneur <lc la Bauquo do la république. îSéualour on isyl, vice-pri^sidcnt do la Uepubliquo CD même tcn:ps quo Rodriguoz Alvùs è(ait élu président, ri ipso facto, président du Sénat, il lut désigné, en mars iyi'6, comme président do la Képubliquo par le suÂfrago universel dos vingt Etats, pour succéder, le 15 novembre, à Kodriguez Alvés. Il appariionl au parti modéré.

PèQUÈGNOT (Auguste), graveur ot peintre français, né a Versailles eu 1819, morl en 1878. Klévo de Ciceri pure, il a exposé aux Salons, dès 1849, des peintures : liaraque à Itunen (1849); Ferme aux environs de Pari» ^1843); Four à brii/ufs à Montfnucon (1849); Vieux mou- Un près Punt-A%-mée[0\^t3\\ibQ)\ Fabrique en ruines près des carrières de la Villette (1S50); Vue ' Pcnna de la Bièvre à Paris (1868); —

des aquarelles: Marine [u:>'é)\ Coup de vent sur les bords de l'Oise (1874); IfS Bords de la Bièvre à la Glacière (1879); un Coin de Porl-en-Bessin (1879); — des eaux-fortes : Vue de la Bièvre à Paris (1859); Palais romain, daprès Ribenia

il863); Vase, d'après Meissonier (1866); C'aHmîe», d'après jO Parmesan (1866); Pestes du palais de Saint-Louis : les Cuisines (1879). U a publié des recueils gravés intéressants : Ornements, vases et décorations ; Vieilles décorations depuis la Benaissatice jusqu'à Louis AT/; Mobilier du XVI» au xvii* siècle; Figures de femmes, amours et sujets d'après Boucher, Eisen, Parizeau, etc. ; Vues de l'ancien Paris. On lui doit encore : l'Indispensable ou Nouveau conducteur des étrangers dans Paris (1841): Anatomie ou description des formes de /Viomme (1846) ; Géométrie des arts (1853'; Leçons de perspective (1873). *PERMISSION n. f. — Kncycl. Milit. Le régime des permissions a été tixé par la loi de deux ans de telle manière ((ue les militaires accomplissant la durée légale du service ne puissent, en dehors des jours fériés et des dimanches, obloiiir plus de trente jours de permission. Ne sont pas comprises dans le calcul de ces trente jours les permissions accordées à titre de convalescence aux hommes sortant do l'hôpital ou de l'intirmerie. Mais la

firolongation de ces permissions entre au contraire en igue de compte. Les permissions accordées pour les travaux agricoles sont également comprises dans les trente jours légaux; elles ue doivent pas dépasser quinze iours par an. Les cas exceptionnels pouvant motiver l'octroi d'uno permission : décès ou mariage d un ascendant direct, d'un frère ou d'une sœur, etc.. sont laissés à l'appréciation des chefs de corps. U est tenu compte des permissions accordées aux militaires au moyen d'un feuillet spécial introduit à cet etTet dans le livret matricule. Cette limitation du nombre de jours de permission à accorder n'est pas applicable aux engagés volontaires ni rengagés à partir do leur troisième année de service.

PETK0V(J.), homme d'Etat bulgare, né en lS.ï6. Il prit part de très bonne iieure aux mouvements nationalistes bulgares, s'cn^jagoa au moment de la guerre gréco-iurquc, et fut atteint ae trois balles à l'assaut du détilo de Chipka. On dut lui amputer le bras gauche. Entré ensuiie dans la vie politique, il a siégé sans interruption à la Chambre des députés depuis 1880, et il s'y est fait une réputation incontestée d'orateur et d'homme d'atfaires. Il occupa dans le ministère Stamboulov le poste de ministre des travaux publics, et eut à diriger, en cette qualité, les grands travaux d'assainissement et de voirie exécutés à SoÛa. Après la chute du ministère Stamboulov, il ât partie comme député ot comme journaliste de ro[)position constitutionnelle, sans cesser do jouir pourtant de la faveur personnelle du prince Ferdinand. Il fut président de la Chambre dos députés en 1899 et devint, en 1903, ministre de l'intérieur. Il n'a pas quitté ce poste jusqu'en 1906. Dans le cabinet Poirov, notamment, il a négocié une série d'accords commerciaux ou postaux avec la Serbie et la Roumanie, et il s'est olforcé de maintenir la paix, au travers de grandes difficultés, avec l'empire turc. Au mois de novembre 1906, Petrov ayant abandonné le pouvoir, il fut chargé de reconstituer ce ministère, et il fit appel pour cela à do nouveaux éléments stamboulovistes.

PHLÉBORRAGIQUE adj. Qui tient à la pliléborragie (v. au (. VI ,

♦photographie n. f. — Encycl. Photographie de la parole. Deux savants do Budapest, Pollak ot Virag, imaginèrent, en 1899, un télégraphe électrique augmentant do notable façon la vitesse de transmission dune dépêche. Le principe do cotto invoniion peut se résumer do la façon suivante : on émet dans l'appareil transmetteur dos courants positifs ou négaiKs, selon les signaux à télégraphier, et ces émissions successives actionnent la plaque vibrante d'un récepteur téléphonique. Les vibrations de la plaque vont se poindre sur un rouleau enregistreur photographique ot 11 n'y aura plus qu'à les uéchilfror. Toutefois les électriciens lionirrois durent perfectionner leur système qui, dans sa forme actuelle (1906\ permet d'expédier 40.000 mots à l'houro alors qu'il eût fallu 30 heures H un télégraphiste cxpérimoniô pour effectuer la même besogne avec un un appareil Hughes ou 10 heures avec celui de Baudot.

Au poste transmetteur du télégraphe Pollak et Virag, se trouve un cylindre relié à la ligne. Ce cylindre entraSne '^ûns son ii.oiiv.Miïont rotatif une bande do papier étroite proalableiii.Mt trouée do perforations inégales ropréseni.iu\ A Iransmoitro. Deux longs balais ap- ' i'iride perforée ot établissent le contact, iiosition et la dimension des trous, - positifs ou négatifs do durée plus poste enregistreur, les émissions t i une plaque téIéphoni(|ue qui -^, pour augmenter l'amplitude des Morniéro, on v a adapté un miroir, que les . ..ur.iurs envoyés par le transmetteur font dévier ùoruonialennntctvonicalomont. Le tracé lumineux vient improssionii.'r un papier sensible photographique enroulé sur un cylindre. Afln do faciliter les opérations du dévo-

tant les puiout sur en sorte •■irculoiit ou moins transmisi entre en -.

oscillatiui.

loppemont , le papier impressionné passe en se déroulant dans un premier bain révélateur, )iuis dans un second bain do fixage. Le traitement [diotographique n'exige que trois minutes et on peut ensuite lire la dépêche.

Kn modifiant légèrement le dispositif des éleetriciens hongrois, le D' Marage parvint à photographier la parole idée, lyuti). Il supprima la bande de papier intermédiaire entre le réci'ptour et le transmetteur et, la remplaçant par un microphone, il put noter les vibrations de la voix correspondantes à chaque son musical. Lô microphone enregistre, sous forme de lignes sinueuses, les vibrations qui so transmettent par le fil au miroir enregistreur l't viennent se peindre sur le papier sensible. Cet luslrumont permet de contrôler la justesse des notes émises par un chanteur et trouvera sans doute son application dans renseignement du chaut.

Pic ou PiTSCH (Joseph Ladislav), publicisle etarchéologue tchèiiue, né en 18i7. Professeur dans un gymnase de Prague, puis à 1 Université tchèque, il a publié en tchèque, en russe et en allemand, un certain nombre de travaux relatifs aux tiuestions slaves et particulièrement aux antiquités de la liobéme. Le plus consi'iérable est intitulé la Bohême préhistorique, dont la première partie a paru en 1899. Il a entrepris en Bohème des fouilles qui ont amené d'importantes découvertes.

PIPE-UNE [pa-ip'-la-in' — m. angl., de pipe, tuyau, et Une, ligne) n. m. Nom donné aux Etats-Unis aux 'tuyaux et canaux souterraiiis par les(|uels passent les pétroles au sortir des puits pour se rendre jusqu'aux réservoirs des entrepôts ou des usines de raffinage ; Le réseau de pipelines des Etats-Unis dépasse 15.000 kilomètres.

*PLEIN n. m. — Mar. Battre son plein, Se dit de la marée qui, montée à sa plus grande hauteur, demeure un instant stationnairo avant de commencer à baisser, il Fig. et faut. Se dit d'une réunion mondaine, au moment où elle présente le plus d'éclat, d'animation : Arriver au moment où

la fête BAT SON PLEIN.

PODBICLSKI (Victor de), homme d'Etat prussien, né à Frauclort-sur-lOder en 1844. Fils du général Théophile de Podbielski, qui se distingua pendant la campagne franco-allemande (1870-1871), il fut d'abord destiné à la carrière miUtaire, et envoyé à l'Ecole des cadets, d'où il sortit comme lieutenant de cavalerie. Il passa ensuite par l'académie de guerre, servit en 1866 à létat-major de la 6» division, et, en 1870-!871. comme officier d'ordonnance du général commandant le 10' corps. Il poursuivit ensuite sa carrière miUtaire, fut nommé colonel en 1888, général de brigade de cavalerie en lS9o. L'année suivante, il quittait l'armée dans le grade de général major, pour exploiter ses vastes domaines do Delmin. Nommé député au Keichslag en 1893, il siégea dans les rangs du parti conservateur, où il s'acquit une certaine influence par sa parole hautaine et cassante. Au mois de juin 1897, il fut appelé par l'empereur à prendre la succession difficile de Stephan comme secrétaire d'Etat des postes de l'empire, et il fit valoir dans ce poste de sérieuses qualités d'administrateur. En 1901, il échangea ce poste contre le ministère prussien de l'agriculture et des domaines. Il se montra prooccupé de donner aux agraricus toutes les satisfactions que permettait la politioue mondiale de l'empereur Guillaume II. Il se trouva d ailleurs assez souvent en conflit avec le chancelier de Bulow, représentant les intérêts de l'empire, et ce conflit prit une forme aiguë en 1906, lorsque Podbielski fut convaincu d'avoir, malgré sa situation officielle, participé à des affaires d'industrie et de banque. Devant le scandale qui en résulta, le chancelier demanda la retraite du ministre de l'agriculture prussien ; mais celle-ci n'eut lieu (ju'à la fin de 1906, et fut officiellement motivée par des raisons de santé. **POLAIRE adj. — Encycl. Explorations polaires. Au mois de septembre 1906 s'est réuni à Bruxelles, au palais des académies, un important congrès international pour l'étude des régions polaires. Il a eu pour principal objet la constitution d'une association internationale pour l'étude des régions polaires, destinée à établir entre les différents explorateurs dos relations scientifiques étroites, il'assurer la coordination des observations et des méthodes de recherche usitées, en laissant à l'initiative individuelle l'organisation et la direction des expéditions. Les pays dont les nationaux ont dirigé ou participé à des expéditions polaires auront le droit d'être représentés dans la commission. Celle-ci sera appelée à se réunir chaque année dans la capitale de l'Etat auquel appartiendra le président, élu et non rééligible. Le congrès était présidé par Beernaort; les plus connus parmi les explorateurs d'Europe et d'Amérique en faisaient partie, notamment NordeuskjOld, Charcot, Arctovski, Van Drygalski, etc.

*PÔLE n. ni. — Pôle Xord. Dans les premiers mois de l'année 1906, l'explorateur américain Peary est parvenu ù s'élever jusque par 87"ô' do latitude soptëntriouale, soit à environ 51 kilomètres plus au nord qu'aucun do ses prédécesseurs; il est donc arrivé à 324 kilomètres du pôle lui-même.

Ponette fLx), comédie en quatre actes de Louis Artus et Paul Fiichs (Aihénéo. 29 nov. 1906). — La Ponette, c'est Blanche, la fille délurée, mais douce, bonne et encore honnête, du bookmaker Carpezat, boau-frèro do la rigide provinciale M""^ Martin. Cette dernière a un fils, Pierre, officier d'artillerie. Pierre, en congé chez sa mère, devient amoureux do sa cousine Blanche, qui prenait (|uelques vacances auprès de la tante Martin. Une brouille étant survenue entre celle-ci et Carpezat, Blanche repart pour Paris, Pierre court après elle malgré les supplications de M™* Martin, donne sa dénïission. joue aux courses avec une martingale • infaillible ■■ et perd tout son argent. M"" Martin accourt, cf. afin de .sauver son fils, demande pour lui la main de Blanriio. Carpezat refuse, car un très riche propriétaire veut aussi épouser la Ponette. Pierre fait un dernier etfort et joue une grosso somme sur un favori. Le favori est battu. En réalité, lo vainqueur n'est pas lo cheval sans valeur que l'on a cru voir courir, mais un animal de premier ordre par lequel Carpezat l'a frauduleusement remplacé. Ruiné, Pierre pense au suicide. Blanche l'en détourne en se donnant à lui. Et lorsque Carpezat furieux fait de la morale A sa fille, celle-ci lui riposte en montrant qu'elle est au courant de son escroquerie. Carpezat. touché tardivement de remords, ou peutêtre craignant la police correctionnelle, promet do rem-

bourser les parieurs ; Pierre épouse Blanche et voilà tout lo monde heureux.

Cette pièce, qui vaut surtout eomme étude pittoresque du monde des courses, a le double mérite, étanubien faite» d'amuser et d'émouvoir tour à tour.

Préférée (La), comédie en trois actes, de Lucien Descaves (Odéon, 25 oct. 1906). — M. Cliarlier. haut fon<-tionnaire de cinquante-deux ans, vit parfaitement heureux entre sa femme Thérèse, bonne, dévouée, un peu mélancolique, et ses deux filles, Isabelle et Cécile. Isabelle» vingt ans, est fiancée. La cadette eut une première enfance si maladive, causa de si vives inquiétudes à ses parents, qu'on l'a surnommée Souci ; mais c'est aujourd'hui une grande fillette de quinze ans, à la fois espiègle ot pleine de cœur, adorant son père, surtout adorée de lui. Et soudain, le bonheur de ces braves gens s'effondre sous le coup d'une révélation scandaleuse. Une dame Girod vient apporter à Cliarlier deux lettres qui établissent do façon irréfutable que seize années auparavant la pauvre Thérèse eut une heure de vertige, commit une faute, qu© Souci en fut le résultat, et que par conséquent elle n'est pas la fille de Charlier. Le malheureux, dans un premier accès do colère, accable sa femme de reproches, puis, désespéré, quitte le domicile conjugal. Us divorceront. En attendant, sous prétexte de voyage, de villégiature,. ils vivent séparés, Isabelle avec son père, Souci avec Mme Charlier. Et tous sont tristes profondément. Thérèse souffre du mal qu'elle cause à tous les siens ; Isabelle, qu'un hasard a instruite des événements et qui est un pea personnelle, pense surtout que son mariage va manquer; Souci, à laquelle on fait accroire qu'une question d'intérêt cause la mésintelligence de ses parents, se désole de no plus voir son père ; et Charlier, lui, constate ^vec désespoir qu'il ne pourra jamais se passer de Souci, sa préférée. Après tout, n'est-on le pèro que de ceux que l'on a vraiment engendrés?., (^uand on a veillé, pleuré près d'un berceau, quand on a élevé un enfant, quand on l'a formé à son image, tout cela ne crée-t-il pas une autre paternité, aussi douce, aussi forte que l'autre ?.. « Peutêtre que la famille, au fond, n'est qu'une habitude. " Eclairé par les conseils du bon avoué Monestier, ému par les confidences de Santonnet, rcscollent parrain de Souci, qui a essayé du divorce, et n'y a point trouvé le bonheur, succombant surtout aux assauts tle tendresse que lui livre sa préférée, Charlier finit par accorder le pardon à Thérèse. Ces époux qui ont près d'un siècle à eux deux ne se sépareront pas.

La comédie sentimentale de Lucien Descaves présente quelques défauts à la fois dans le fond et dans la forme. De plus, le style manque parfois de simplicité. Maïs, aprèsces réserves,*il convient d'ajouter que lorsque l'auteur fait vivre au spectateur les angoisses du délicat problème par lui posé, il est ému, il émeut, il a de délicieuses trouvailles do mots vrais, et réunit ainsi un très remarquable ensemble de belles qualités dramatiques.

* PRÉSÉANCE n. f. — Enctcl. Nous reproduisons ici, pour compléter les indications données au Xouveau Larousse, et comme exemple d'une application très complète du protocole des préséances entre les autorités, le programme de la réception des corps constitués par le chef de l'Etat, le i" janvier 1907. Sauf les différences qui peuvent provenir de la présence à Paris de telles ou telles unités militaires, ce programme, inséré au Journal officiel, est à peu près immuable, l'ordre et l heure même des réceptions étant réglés par les décrets ou par une longue tradition :

A l'occasion de la nouvelle année, le président de la République recevra, mardi 1*^ janvier, dans la matinée,, à l'Elysée, MM. les sénateurs et MNL les députés.

Le même jour, dans l'après-midi, il recevra lesdéputations des corps de l'Etat, des administrations publiques et de l'armée.

A dix heures et quart. Le président de la Républifjue, ayant auprès de lui les ministres, les sous-SCT:rétaires d'Etat, le secrétaire général de la présidence, les officiers attachés à sa personne et le chef de son secrétariat particulier, recevra: le président du Sénat, les membres du bureau du Sénat et MM. les sénateurs.

A dix heures et demie. Le président de la Chambre des députés, les membres du bureau do la Chambre et MM. les députés.

.4, onze heures. Le président do la République, accompagné des ministres, des sous-secrétaires d'Etat, du secrétaire général de la Présidence, des officiers attachés à sa personne et du chef de son secrétariat particulier, se rendra au palais du Luxembourg, chez le président du Sénat.

A onze heures et demie. .\u palais do la Chambre des députés, chez le président de la Chambre.

A deux heures. Lo président ayant auprès do lui les ministres, les sous-secrétaires d'EÎat, le grand chancelier de la Légion d'honneur, le général gouverneur militaire de Paris, le secrétaire général de la présidence, les officiers attachés à sa personne et le chef de son secrétariat particulier, recevra : le corps diplomatique ; les ambassadeurs et ministres plénipotentiaires français présents à Paris et ne remplissant point do fonctions leur assignant un autre rang dans les présentations officielles seront reçus avec le corps diplomatique étraiiger.

À deux heures et tiemie, La députation du conseQ d'Etat;

La députation des grands-croix ot grands officiers de l'ordre de la Légion d'honneur et la députation du conseil de l'ordre ;

La députation de la Cour de cassation ;

La députation de la Cour des comptes:

La députation du conseil supérieur de l'instruction publi(|UO ;

Les députations de l'Institut;

La députation do la cour d'appel;

Le gouverneur et les sous-gouverneurs de la Banque do France ;

Le gouverneur et les sous-gouverneurs du Crédit foncier ;

La députation des secrétaires généraux, directeurs généraux, directeurs, sous-directeurs, chefs de division et administrateurs des ministères ot de la Légion d'honneur;

Les délégués du conseil supérieur des colonies ;

Le préfet de la Seine ot le secrétaire général do la préfecture ;

Lo prél'el de police et lo secrétaire général do la préfocturo de police ;

La dôputation du conseil de préfecture de la Seine ;

La dépuiation du conseil municipal de Paris ol du couaoil {^<!tnèral do la Seine ;

La dùputation des maires et adjoints do la ville de Paris;

Le vice-roctour de l'Académie de Paris et les députatioDS de 1 Université et du corps académique ;

La députalion du tribunal do première instance do la Seino ;

I,es dëputations du tribunal do commerce de la Seine ;

Les dépuiations de la chambre do commerce de Paris ;

La di^putation des jugesdo paix do Paris ;

La députation dos (piatro conseils de prud'hommes;

La dclcgiition du corps dos commissaires do police de la Ville do Paris ;

La députation du corps des ponts et chaussées et dos mines ;

Les députations des administrateurs et professeurs des Ecoles des pouts et cliaussécs et des mines, d'application du génie maritime et desKcolos polytechnique et spéciale militaire ;

La députation du Collège de Franco ;

La députation de l'Kcolo nationale des langues orientales vivantes ;

I^a députation do l'Fcole des chartes ;

La députation du Muséum d'Iiistoire naturelle ;

La députation de l'Académie de médecine ;

La députation du Conservatoire national dos arts et métiers;

La députation de l'EcoIo spéciale dos beaux-arts;

La députation do la Société nationale d'aj^riculturo;

La députation de l'Institut national agroriomi(jue ;

La députation de l'Ecole centrale des arts et manufactures ;

La députation du conseil des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation ;

La députation du conseil des référendaires au sceau ;

La députation de la chambre des notaires ;

La députation de la chambre des avoués prés la cour d'appel ;

La députation de la chambre des avoués i>rôs le tribunal de première instance ;

La députation de la chambre des commissaires priseurs ;

La députation de la chambre des huissiers prés les tribunaux de la Seino ;

La députation de la chambre syndicale des agents do change ;

La députation do la chambre syndicale des courtiers d'assurances près la Bourse de Pans ;

La députation do la chambre syndicale des courtiers de marchandises prés le tribunal do commerce do la Seino;

Le préfet du département de Seine-et-Oise;

Le secrétaire général et le conseil de préfecture du département de Seine-et-Oise;

Le maire de Versailles et une députation du conseil municipal de la ville.

A trois heures. La députation du conseil supérieur de la guerre et le général chef d'état-major général de 1 armée ;

Le général commandant le corps d'armée des troupes coloniales ;

Le chef du cabinet et létat-major particulier du ministre;

Le directeur du cabinet du sous-secrétaire d'Etat;

La dépuiation de létat-major de l'armée;

La députation du corps du contrôle de l'administration de l'armée ;

Les directeurs, sous-directeurs et chef du service intérieur du ministère de la guerre ainsi que la dépuiation des officiers supérieurs et assimilés attachés aux directions du ministère ;

Les députations dos comités techniques:

Comité technique d'état-major;

Comité technique d'infanicrie;

Comité technique de la cavalerie;

Comité technique des troupes coloniales;

Comité technique du génie ;

Comité technique de l'artillerie et comité consultatif des poudres et salpêtres;

Comité teclmique de la gendarmerie;

Comité technique de l'intendance ;

Comité technique de sauté ;

Le général commandant l'Ecole supérieure de guerre et la députation des officiers supérieurs qui y sont attachés ;

Le général commandant l'Ecole polytechnique et la députation des officiers supérieurs qui y sont attachés;

Le général commandant l'école spéciale miliiaiio et la députation des officiers supérieurs qui y sont attachés ; ....

Les directeur et sous-directeur de l'école d application du service de santé militaire;

La députation du conseil supérieur de la marine et le chef d'état-niajor général de la marine;

Le chef du cabinet et l'état-major du ministre de la marine ;

La députation des directeurs et chefs de service du ministère de la marine.

La députalion du comité technit|ue de la marine;

Le contre-amiral commandant l'école supcricure do marine et la députation des officiers supérieurs (jui y sont attachés ; . r» ■

L'état-major du gouvernement militaire de Pans;

Le colonel commandant l'école militaire de rartillcrie et du génie, le directeur de l'école d'administration militaire, le commandant de l'école militaire i>réparaloiro d'infanterie de Rambouillet, le commandant de l'école normale de gymnastique ;

Le général commandant supérieur de la défense du camp retranché de Paris, commandant la place de Paris; le général commandant le département de la Seine, adjoint au commandant de la place de Paris; les officiers supérieurs de leur état-major; le général de division.de la section de réserve, directeur du musée de l'armée; les officiers de l'établissement des Invalides, lo médecin principal et le médecin-major de l" classe chargés du service médical de la place de Paris;

Le colonel et les officiers supérieurs de la légion de la garde républicaine;

Lo colonel et les officiers supérieurs du régimool do sapeurs- pompiers ;

Le colonel commandant le recrutement de la Seino, les officiers supérieurs commandants des bureaux annexes, le colonel commandant du bureau de recrutcoioDl do Soinc-et-Oise;

Lo commandant du dépét de remonte de Paris;

Le lieutenant-colonel commandant le groupe des 5" bataillons de zouaves;

Le commandant du 2G' bataillon de chasseurs à pied ;

Le chef de bataillon commandant lo 4' bataillon du 138' régiment d'infanterie;

Le général commandant rartillcrie do la place et des forts de Paris, les officiers supérieurs do son état-major, les directeurs d'artillerie de Vinccnncs et de Versailles et les officiers supérieurs chefs do corps sous ses ordres ;

Le général commandant le génie du gouvernemcot militaire de Paris, son chef d'étal-major, les directeurs du génie de Paris et de Versailles, les chefs du génie en résidence à Paris, le directeur du service et le chef du dépôt central de la télégraphie militaire, lo directeur du laboratoire de recherches relatives à l'aérostation militaire, le directeur des services du matériel du génie;

L'intendant général directeur du service de l 'intendance du gouvernement militaire de Paris, l'intendant militaire adjoint au directeur et les sous-intendants militaires sous leurs ordres en résidence à Paris; le sous-iniendant militaire de la K* division de cavalerie et les sous-intendants militaires des 6*, 7* et lo* divisions d'infanterie ;

Le médecin inspecteur directeur du service de santé du gouvernement militaire de Paris, les médecins chefs des hôpitaux et les médecins militaires assimilés aux officiers supérieurs sous ses ordres en résidence à Paris;

Les commissaires du gouvornonient prés le conseil do révision et les conseils de guerre ;

Ije colonel chef de la légion de gendarmerie de Paris et le chef d'escadron commandant la compagnie de gendarmerie do la Seine :

Le vétérinaire principal directeur du service vétérinaire du gouvernement militaire de Paris;

Le général et les officiers supérieurs de la 3* brigade d'artillerie ;

Le général et les officiers supérieurs de la 19* brigade d'artillerie ;

Le général et les officiers supérieurs de la brigade du génie du gouvernemeni militaire de Paris;

Les généraux et les officiers supérieurs de la 6* division d'infanterie: 11" et i:;' brigade;

Les généraux et les officiers supérieurs de la 7* division d'infanterie: 13* et 14« brigade;

Les généraux et les officiers supérieurs de la lo* division d'infanterie: 19' et 20' brigade;

Le général et les officiers supérieurs de la 5* brigade <rinfanterie;

Los généraux et les officiers supérieurs de la i" division de cavalerie, 2" brigade de cuirassiers, 6* brigade do cuirassiers et 5* brigade de dragons, lo chef d'escadron commandant l'artillerie de la \" division de cavalerie,

(Los corps do troupes stationnés hors Paris, dans lo département do la c»eine et celui de Seine-et-Oise, ne scroni représentés que par les chefs do corps.)

L'état-major du corps d'armée des troupes coloniales ;

Les géncraux et les officiers supérieurs de la 1" division d'infanterie coloniale, 5" brigade ;

Le général et les officiers supérieurs de la brigade d'artillerie coloniale ;

La députation des officiers généraux et des officiers supérieurs des armées de terre et de mer présents à Paris et (jui n'y sont pas employés;

I^a députalion des officiers généraux des armées de terre et de mer dans la section de réserve présents à Paris ;

La députation des officiers supérieurs do réserve et des officiers supérieurs de l'armée territoriale présents à Paris.

* PROTÊT n. m. — Encycl. Dr. Les notaires et huissiers (|ui font un protêt sont tenus, lorsque rell'et indique les nom et domicile du tireur de la lettre de change ou du lïremier endosseur du billet à ordre, de prévenir ceux-ci, dans les quarante-huit heures qui suivent l'enregisiremont, par letiro recommandée, des motifs du refus do payer. (Loi du 22 déc. 1906.)

PTRRAZOLONE D. f. Nom générique donné à tout composé provenant de l'action de la phényihydracine sur un éther analogue à l'éther acétacétique : La phényldîmét'ii/lisopyrrazo(one. appelt'e aussi antipyrine, analgésine, aiialgine, est une pyrrazolcne.

PROTÊT — KAYNAUD

montrant qu'^ l'effort primordial ].;• b vîr-, .I.pui^ l<'h ori-

i.b le» ni«.-i'^, a l'j .

. fiie. il iiiaiut4'nir

* QUÊTE n. f. — Enctci,. Quêtes dans les êylises. Malgré la loi de séparation, les bureaux do bienfaisance conservent le droit de faire procéder à des quêtes et déplacer des troncs dans les églises. (Avis du Conseil d'Etat du

29 nov. 1906.)

QuiNTON (René), naturaliste français, né à Chaumes (Seine-et-Marne) en 1867. Ses premiers travaux, présentés à l'.Vcadémie des sciences par Marey, en 1896, introduisent la physiologie dans les problèmes de l'évolution. Us mirent au jour ce fait imprévu que les organismes les plus élevés do la série zoologique, c'est-à-dire les animaux à sang chaud, ne sont apparus sur lo globe qu'à la suite de son refroidissement, de manière à maintenir intérieurement la température présentée par la planète aux origines de la vie {n" environ), température qui permet seule le fonctionnement intensif de la cellule vivante. Contrairement aux idées reçues, ils firent voir que les températures animales sont d'abord très différentes suivant les espèces, et qu'elles échelonnent celles-ci selon l'ordre de leur apparition, depuis les plus anciens mammifères (25») jusqu'aux plus récents et jusqu'aux oiseaux 141" à AA"). Une première loi de constance on résultait <loi de constance tnermique originelle), régissant l'évolution des vertébrés supérieurs.

Quinton. dans le même ordre d'études, est parvenu à établir, les années suivantes, deux nouvelles lois de constance,

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qui

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nisme anim:i rium marin, i^.

acpiaiiquoB des or .

{loi de comtanef ni" ]"■ ■•■■

océans primitifs iloi de conëtanrf oan-^!

Une l'^i pliy^iologiq'n» [.•»'Ti*^r:i!" ■\c ' i,

lui, do ces travaux. :a i-.i ai.ai'jii.Npjo

d'évolution, due à I

Une thérapeutiqi; chea : riujertioii >o traitement de diil' nouveau-nés. tul>er-

Les travaux tliéoriqucis de *,'u,(l^JIl >.-, u , s

dans son ouvrage général l'Eau di'. vier, nui. fi904). Ses travaux ihérapeutiqu- s < i <■. rj*. borateurs ont éié présentés ■:• sociéiès savantes (Académie de ;

lo^-ie. Sociétés do thérapeutique. , . , --

trie, etc.)-

QUrr {kou'itt — m. angl.* n. m. Porte de jru <^c cartel très répandu dans li -..

quatre, cinq ou six

quante caries. Le ^- i . r

la partie, et il compte autant Ju pumu ^li il rt^tc do cartes entre les mains do ses adversaires.)

*QuiTO lARc DE MKRiDiRN* T*ï'.]. - La mcsurc do l'arc de

méridien de Quito, qui avait élu effectuée eu 1735 par les

membres français de l'Académie des sri<-n<"'"-- I^-i ("otida-

mine, Bouguer et Godin. a été de n' < :i

rjoi. sur l'initiative de l'Association ^

tionalo. L'intérêt qui s'attache à la d>

do cette mesure est des plus considérai-]**--. ■

effet aux estimations relevées sous les laiîtu ^

et hautes de la terre, elle permet d'obtenir la ■

discutée do l'aplatissement de la planète au\ .

demie des sciences de Paris a dû formuler

tiens sur le projet formé par l'Associatioti ,

Elle a demandé que l'arc de méridien mesuré lut jo o au

lieu de 4'j' environ (arc de La Condamine et lîouguer '. et

que les opérations fussent confiées au service géopra-

S bique de l'armée française. Par suite du démembrement e 1 ancienne colonie espagnole du Pérou, l'arc à mesurer se trouve aujourd hui situé sur le territoire de la republique de lEquaieur. C'est donc avec le concours du gouvernement ét|uaiorien, dirigé à ce moment par le général Alfaro, que les travaux ont éiù entrepris enlre Talf^n- ''n Equateur {o«IS' de lat. Nordi et Pa\ia (5»V de ladans le Pérou, du l*"" juin 1901 au i" juin 1906. Us ■. successivement dirigés sur le terrain par le commau i;tiii d'artillerie Bourgeois, le capitaine Maurain, le commandant Massenet, enfin le commandant Couderc de Kodlongue.

En dehors des travaux de géodésie, d'astronomie, d« pendule, de nivellement et de magnétisme qui constituaient le but essentiel de l'opération, la mission, dont faisait partie notamment le docteur Rivet, s'est occupée d'études géologiques et pélrographiques, et rllo a mjporlé de l'Equateur et du Pérou de nombren et de très importiintes collections relatives logie, à l'histoire naturelle et à la vie écoof^::. -.

régions encore très imparfaitement connues.

RADIOTÉLÉPHONE n. m. Appareil récepteur du son dans la transmission de la parofe par radiotéléphonie.

RADIOTÉLÉPHONIE n. f. Art de transmettre la parole d'un |)osie à un autre à l'aide des ondes hertziennes. V. TKLKI'HOMK < Icctrttjue tan* fil.

RADIOTÉLÉPHO NIQUE adj. Qui conccroe la radiotéléphonie : Mtthode R\nioru.ti'HOMgCE.

Raissouu lmi Haisouli. Biogr. V. Erraisouli^

HaMON y Cajal Santiago\ DiédecÎD espagnol, né à Pcrilla (Navarre; en 1851. Il fit ses études de nié'decii.e a Saragosso. puis exerça dans cetie ville ; mais, iravr. . . i.r •icharné, il ne cessa de s'occuper de recherches li-j."!.';ques. Nommé professeur dhistol"gie à la faculté \iv -Madrid, il enrichit la biologie d'observations qui lui valurent une réputation méritée dans le monde médical d'Europe. Il a donné de nombreux articles à des journaux ou revues scionlifiques espagnols. En 1900, le congrès inierDauonal de médecine réuni à Paris lui décerna u!i i :..\ i-our ses travaux médicaux, et lo Storihing nor .i «n

1906, à partager le prix Nobel phys ■ n-c

avec le professeur italien Golgi. Kaiu-- . '- nicni-

bre de l'académie de médecine et de 1 acautriinc ues sciences exactes de Madrid. Il a rendu de grands services comme médecin militaire pendant la guerre de Cuba (1895-18981.

* Ravina (Jean-Henri), pianiste français, né à Bordeaux en isisi. — 11 est mort en 190G.

RatnauD ^f'me* /-Gabriel-Nicolas), né à Parif en IS64. 11 e.verça successivement les fonctions de secrétaire de commissariat ,1886), d officier de oaix \1893(. de commissaire de police ii900i. Il débuta de bonne heure dans les lettres en publiant des vers dans la revue « Lulèce • sous les auspices de Paul Verlaine et donna en 18>'7 son premier recueil : le Signe, conforme à l'esthétique décadente, d'ailleurs d'une expression originale, harmonieuse et fine, puis, l'année suivante, publia les Chairs profanes. Le plus important de ses recueils poétiques, Its Cornes du faune (1S90\ se caractérise par le pittoresque, la sensualité, par une forme recherchée et précieuse. L'Œ'mre de sang 1^1890-1891"^ e-^t inspirée par des préoccupation»

REiNAN — SERBIE

sociales. It donuait ct-pcnJani ctos artiulcs do cniujue au t Morcuro do Kranoe », ci faisait ruprùseulor, ou 1891, Suce ùouraeoisc. un acte, au théâtre d'AppIicaiiou avec L. Kiotor. La même auuéo, il participait à la loudatioD do l'école roniuiie, et publiait do nouveaux volumes : te JJocoye (isyij, composé de stances, d'odes, d élégies qui mart|uaieul un retour vers raniii]uito cl la Heuaissaucc. et la Tour tlivoire (1899); En 1900, it fouda la Jovue le Sayittuire ^ISOu-lDOl), el y publia les Juyeuaeléê U'Ai'né I^asscrcttu, œuvre satirique. Son livre : la CuWùune Ùcs jours (lyOo), est d'un lyrisme plus fort ot aussi plus mélancolique que ses prccédcuis recueils.

**RbnAN (Ernest), historien, philologue ot écrivain français, né A Tréguier on I8i3, mort à Paris ca 1892. — Aux uiuvrcs déjà nunitiounées do Kenan, il faut ajouter, publiés on l'JOiî, les Cahiers de jeunesse, intéressantes notes du jeuno séminariste devenu étudiant à la faculté des lettres, oii il suit les cours de t^uairemêro do Vuincy, d'Ozanam, de Garnier, Gcrtisoz, olc, tout en donnant des leçons dans les iusiitutions du quartier latin. C'est le récit sincère et vivant de sa séparation d'avec i'Kgliso et de sa première formation philosophique.

RennCLL (COURANT de), courant de l'océan Atlantique, ramiticatiuu du Gulf ïstreain, qui baigne tes cotes espagnoles de la Galice et des Asturies, puis longe les côtes rran<;aises de l'océan Atlantique, et retourne ensuite dans la direction du N.-O. cl de 1 O. à travers la Manche jusqu'au S.-O. do l'Irlande, avant de rentrer dans la circulation générale. Des doutes avaient été élevés par des savants trauçais sur son existence ; les recherches exécutées eu 1903 par Donald J. Mathews dans les mers de la Manche et de Biscaye ont fourni la preuve que ce courant existe réelleinont et est une des sources d'alimentation des eaux de la Muuoho.

**REPOS n. m. — E.NCTCL. Dr. Hepos hebdomadaire. Il résulte de la jurisprudence du Conseil d'Etat que la loi du 3 juillet r.'oo pose eu principe le repos hebdomadaire collectif et dominical, mais qu en même temps elle prévoit dans ses articles 2 el 3 des dérogations : les unes de droit, les autres subordonnées à une autorisation ; — qu'une procédure sptîciale est instituée pour l'instruction elle jugement des demandes de dérogation ; — que les recours sont Sortes devant lo Conseil d'Etat, mais que la répression es contraventions appartient aux tribunaux de l'ordre judiciaire.

En ce qui concerne les membres de la famille du patron, la lui n'est applicable ni à la femme, ni aux enfants, ni aux parents qui sont légalement associés, mais le repos hebdomadaire est dû à tous les autres parents employés et ouvriers, ot le patron ne peut, le jour de repos, faire appel aux membres de sa famille autres que la femme, les enfants et les associés pour a accroître sous une forme illégitime l'activité de l'établissement». (Cire, du ministre du travail, déc. 1900.)

'^ RÉVILLE (.\lbert), pasteur et exégète protestant français, né à Rotterdam en lâsi. — II est mort à Paris en 1906.

*RlO DE Janeiro, capitale des Etats unis du Brésil, Bur la baie homonyme. — La ville s'est rapidement et heureusement transformée, sous la direction de deux hommes, du D' Oswaldo Cruz, directeur de l'hygiène, et du préfet Pereira Passes, directeur des travaux publics. La réhabilitatiou sanitaire de la capitale, que dévastaieut jadis des épidémies terribles de tièvre jaune, a été tentée avec succès. Les mata mosquitos, ou tueurs de moustiques, ont eu longtemps le droit de pénétrer dans les habitations pour détruire les diptères, véhicules reconnus du mal. En même temps, pour remédier à l'entassement des maisons de la ville, .circonstance favorable à l'extension de la tuberculose, des travaux de salubrité ont été entrepris, des voies nouve les. spacieuses et aérées, ont été créées, des morros ou collines ont été nivelés afin de donner libre accès au vent do la mer, chargé de chasser les miasmes. En même temps iju'uno graude avenue était percée au centre de la ville, le port était l'objet d'importants travaux de resiauration, qui en ont fait une des rades les çlus spacieuses et les plus sîires du monde entier. Lo trahc d'ailleurs en a augmenté, de 1880 à 1900, dans la proportion tout à fait remarquable de 35 p. 100.

Rolland Eugène), ingénieur français, né à Mete en 1812, mort à Paris en 1883. Ancien élève de l'Ecole polytechnique, il entra comme ingénieur dans l'administration dos taltacs. Il a porfoctionné grandement le matériel de préparation el do fabrication des tabacs, eu même temps qu'il s est occupé consciencieusement d'améliorer la situation niatériullo dos ouvriers et ouvrières travaillant dans les manufactures do l'Etal. Il installa ou reconstruisit plusieurs de ces établissements, notamment à Marseille, Dijon, Nancy, Metz, Tonneins, etc. Il devint, on 1860, direclcur général des manufactures de tabac et fut nommé, on 1872, membre de l'Académie des sciences, dont il devint président en 1884. lia trouvé avec Schlœsing un i>rocé<lé nouveau do la fabrication de la soude. On lui doit uno théorie complète des régulateurs isochrones. Parmi ses nombreux mémoires, nous citerons: Mémoire $ur la rfiglementation de la température dans tes fourneaux {iSdô); Mtimoire sur la torréfaction mécani nue U805).

♦*R00SEVELT (Théodore), président do la république des Eiais-Uiiis. né à New-York on 1858. — Au mois do novembre 1906, Koosevelt est intervenu de sa personne dans l'élui.tion du gouverneur de l'Etat do New-York, poste pour lequel un républicain, Hughes, et un démocrate, llcai-^t. élairnt en présence. Co dernier était soutenu par liryan. l'ancien candidat à la présidence, et par un».' pnrttr hs Tnnimanystrs. Il u'on fut pas moins battu 1 'îiie majorité. EndécL-nibre

' - otrorts, comme président

y ' rend entre l'Etal do Cali-

lornic 'ji lo JaiJju. IVuddiiL lo mémo mois, lo sturthing suédois lui attribua le prix Nobel pour les œuvres de la paix univorsollo, ot Koosevelt décida d'on consacrer \v niontanr i la création d'une commission permanente d'arbitrage omro patrons et ouvriers à Washington.

ROBSEL 'Virgile), littérateur suisse, né A Tramelan (Jura liornn.BUn 18S8. Docteur en droit, profe?;seur de droit frança,, â l'univorsité de Borne, il a publié des ouvrages jnndiqnos: Jfar.nc/ du droit civil de ta Suissr romande (IS85); Manuel du droit fédéral des obligations

(1905). Il s'est acquis uno légitime réputation par ses travaux dbistoiro littéraire : Histoire littéraire de ta Suisse romande (1889-1890) ; Histoire de la littérature françaises l'étrau(jer {IS5Ô) ; Histoire des relations littéraires entre la France et l'Allemagne (1897), une des meilleures et des plus complètes études d'ousomblo sur ce sujet. Ou lui doit encore : Poèmes suisses (1893); Cœurs simples, roman (1891) ; Jours difficiles, roman (1896); Vivotme, poème alpestre (1899^; Clément Hoc hard, mœurs p'Aitiques suisses (1902); les Deux Forces, roman (1905). Il a composé pour le théâtre : Uaret, poème dramatique ; Moryarten, drame eu quatre actes, eu vers.

ROUISSAT, petite oasis du Sahara algérien, dans la région d Ouargla et à 50 kilomètres environ au S. de celte ville; 500 hab. environ. Palmeraies. Par là passe la route que suivent les cara\ aucs entre Ouargla et Amguid.

Roussel (Georges-Frédéric, dit Géo;, peintre français, né à Beauvais (Oise) en 1860. Elève do Cabancl, Maillot el bouguereau. il obtint uue mention honorable en 188^, uue bourse de voyage en 1892, et uno médaille de bronze à l'Exposition universelle de 1900 (Paris). C'est un artiste de verve, aimant les sujets militaires, populaires ou patriotiques, qui lui permettent de peindre à grande échelle uue foule grouillante et bigarrée. Ses deux plus importantes compositions sont ; l Empereur ! Entrée des cendres de Xapuleon I*^ daris la chapelle des Invalides, 15 décembre /lî-Jt* (Salon de 1898, et Exposition de V3(i(i)\ cite Lendemain de la prise de la Bastille, t5 juillet i789, immense panneau décoratif paru au Salon de 1906, et destiné à l'hôtel de ville d'Ivry. Les qualités de l'artiste sont un peu dispersées dans ce morceau, à cause de son étendue par trop démesurée.

Roussel (Xavier), peintre français, né au Chêne, commune de Lorry-les-Metz (Lorraine), en 1867- Avec Maurice Denis, Bonoard et Vuillard, il forma le groupe des peintres <' néo-traditionnisles « ou « symbolistes «, qui se manifesta. d'abord dans des expositions particulières et. à partir de IS95, au Salon des Indépendants. Libéré des outrances du début, Roussel apparaît comme un artiste soucieux de belles ordonnances et de délicates tonalités qui l'apparentent à Corot. Il a participé aux Salons des indépendants, d'Automne, des XX, à Bruxelles. Il peint des compositions mythologiques, des paysages, des fleurs. On citera : Baigneuse (1901); Ronde des ni/mphes ; Bacchanale (190if ; Pohjphème (1905) ; Idylle ; Enfants.

*R0USTAN \Dominique), diplomate et administrateur français, né à Aix en 1834. — II est mort à Paris en 1906.

Roux (Louis-Prosper), peintre français, né et mort ù Paris (1817-1903). Elève de Delaroche, il débuta au Salon do 1839 avec un portrait. Il obtint entre temps le deuxième grand prix de Rome. Un charmant tableau de genre : l'Atelier de Hembrandt, fonda sa réputation, mais l auteur ne larda pas à se consacrer à la peinture d'histoire. Sou Episode de la Fronde est resté populaire. La décoration murale l'occupa durant de longues années, et il obtint dans cet ordre de travaux de sérieux succès. On cite principalement les peintures de l'église de Donrdan (Seine-et-Oise) : le Chemin de la croix, peinture sur lave, à l'église Sainte-Madeleine de Rouen. On voit de lui à l'hôtel Lambert la Mort du prince Adam Czartoriskif. Citons enfin un tableau d'une belle composition : l'Atelier de Paul Delaroche.

RUGBY n. m. Uno des deux formes du jeu de football. V. looTB.vLL, au t. IV.

* Sainte-Hélène, colonie anglaise de l'océan Indien. — Au mois de novembre 1906, le g'ouvernement s'est décidé à rappeler les troupes anglaises qui tenaient garnison dans cet îlot jierdu, aujourd'hui sans grande importance politique ou économique. L'île ne contenait plus que 3.882 hab.. et ce chilfre ne représente que lo tiers de la population en 1870. En raison du percement du canal de Suez, les navires ont peu à peu déserté son mouillage, et le commerce y est devenu insignifiant. Après la libération des prisonniers transvaaliens auxquels lile servait de lieu de captivité, lo maintien de la garnison devenait plus coûteux qu'utile, et les Anglais ont décidé de la supprimer.

^Salvador. —Au mois de juillet 1906, le Salvador a été entraîné dans un conflit violent avec le Guatemala. Son ministre de la guerre, le général Régalade, ancien président de la république, personnellement hostile au président guatémalien Estrada Cabrera, fut accusé par le Guatemala d'avoir encouragé la révolte de Barillas, et sommé d'avoir à abandonner ses fonctions. Le Salvador répondit en s'uuissant au Honduras et en envahissant le territoire du Guatemala, qui répondit par la moliilisation do 35.000 hommes. La journée d'El-Jicaro (12 juill.) fut heureuse pour lo Salvador; mais le général Régalade fut tué dans son succès, cl l'intervention des Etats-Unis et du Mexique amena rapidement (22 juill.) la signature do la paix à bord du vaisseau de guerre américain leAIarblehead.

San José de Florès, ville de la républinue Argentine prov. de Buenos-Ayres), reliée à la capitale par chemin de fer; 4UJÛ0 hab. Nombreuses villas de plaisance; grand commerce do produits agricoles.

^Sargasses (mbe des). — La mer des Sargasses a fait l'objet, en 1905, d'une importante reconnaissance scientitiquo dirigée par lo prince do Monaco, avec, commo principaux collahoratours. Bouvier, Hrrgesell, Peltit, etc. Entre autres constatations intéressantes, la mission a pu so rendre compte do l'importance, dans ce milieu, des phénomènes do mimétisme. Un grand nombre do mollusques appelés à vivro dans les Sargasses prennent très exactement leur coloration. Vanlennarius mai'monatus, notamment, revêt non seulement la couleur, mais aussi la forme des algues, dont il no se distinguo quo par lo mouvement do sos nageoires digitées.

*SAXE(Antoino-Joseph. dit Adolphe), facteur d'instruments do musique belge, DÔ à Dinant on 18U. — Il est mort a Paris ou 1894.

SciALOJA (Vittorio). jurisconsulte italien, né à Turin en 185G, lïls de réconomisto Antoine Scialoja. (V. t. VIL)

Après sos études à Florence et à Rome, où il fut reçu docteur en droit, il fut secrétaire du président tie la Cour de cassation, puis professeur à 1 uuivorsilé Camenno (1879J, ù. celle de Sienne (1880). Nommé en 1884 professeur de droit romain à l'université de Home, il devint président de la faculté de jurisprudence. Membro de nombreuses académies scieuiiuques ot littéraires, notamment des Liucei, il devint en outre conseiller municipal de liome en 1«91 et sénateur du royaume. Commo homme politique, il prii part à la discussion de presque toutes les (juestions importantes. Il fait partie des commissions du cadastre, de surveillance des chemins de fer, etc. Il a aussi rédigé plusieurs propositions de loi, notamment sur le mariage civil, sur les établissements d'enseignement, etc.

Les écrits de Scialoja se rapportent presque tous au droit romain ancien et ..u droit civil moderne. Citons : Des Actes d'émulation (1878); Du Droit positif et de l'équité (1880); Responsabilité et volonté dans les transactions judiciaires (1885); les Droits de la veuve pendant l'année de deuil, suivant l'article 14)5 du Code civil (1886;; Sur une lex liorreorum nouvellement di'couverte (1886); Du mandat de donner (1»88) ; la Possession à titre précaire (1888); Nouvelle collection des dissensionos dominorum (1868;; Sur le droit au 7wm et aux armoiries (1889) ; Sur un fragment de loi romaine découvert à Tarente (1896); l'Article 4 de In loi sur les industries privées (1896); Observations sur l'article 36 du code de commerce (1896); Action régressive entre créanciers expropriants (1897); Sur l'interprétation des lois (1898); Observations sur les dispositions fiduciaires dans le droit civil italien (1898); etc. U a aussi traduit le Système du droit romain actuel, de Savigny, et l'ouvrage de Brun sur les plaintes (1883), ainsi quo le discours de Démosthcue contre Calliclés avec notes sur les servitudes dans le droit grec (1890). Il a fondé en 1898 riustilut de droit romain, dont il publie le • Bulletin », et il a pris la direction de la publication à Milan du Diction- )iuire pratique de droit privé.

* Sebou (ocEn I. — Ce fleuve marocain, dont l'exploration n'avait été le but spécial de personne, et qui n'avait pas fait l'objet d'un tracé exact et complet, a été étudié dans son cours inférieur, levé et sondé â la tin de 1905 par la mission hydrographique du Maroc, que dirigeait le lieutenant devaisseau H. Dyé.

SelmerSHEIM (Tony), architecte français, né àSaiut- Germain-cn-Laye eu 1871 Elève do Paul Selmcrsheim et d Eugène Grasset, il s'effori;a de créer un style moderne en conformité avec les besoins contemporains. U a exposé à la Société nationale des beaux-arts diâ'érenls projets de constructions et de meubles : une pendule avec bronzes d'Alexandre Charpentier, une table à coifl'er, une chaise longue, une chambre â coucher, un décor de salon avec panneaux de Charles Guérin (i902) el l'aménagement d'un automobile (1904). Il a en outre collabore avec Charles Plumet el exécuté des décorations d'intérieurs. Les musées de Dublin. Francfort. Berlin, Hambourg, Leipzig. Vienne, Budapest et La Haye possèdent des meubles et des bronzes do Selmcrsheim.

* SÉMINAIRE n. m. V. ëglise.

^Serbie. — Hist. Depuis les événements qui ont amené au trône la dyuasiie des Karageorgeviich , deux questions ont dominé la polititjue seroe ; à l'intérieur, la question des régicides, à l'extérieur, l'établissement de relations économi(iues normales entre la Serbie et sa voisine la plus proche, l'Austro-Hongrie, avec qui elle effectue la traction la plus considérable de son commerce extérieur.

Tous les efforts personnels du roi de Serbie ont tendu à éloigner du gouvernement les officiers qui avaient été mêlés, de près ou de loin, au coup de main de 1902. La question n'a été réglée que par le cabinet Pacfaitch, au mois de juin 1906. Après de longues négociations, le gouvernement serbe a réussi à obtenir la démission des six chefs de la conspiration militaire les plus directement compromis : les colonels Michitch et Kostich, le lieutenant colonel Maschin, le propre beau-frère de la reine Draga, et deux autres officiers, les commandants Damian Popovitch et Lazarevitch. Les pourparlers poursuivis avaient été notifiés officieusement à rAiiglolcrrc par le ministre d'Italie, et le rétablissement des relations anglosorbes a suivi presque immédiatement Juillet 1906) la retraite des régicides.

Depuis 1903. le parti radical serbe, qui avait été l'agent principal do la révolution contre les Obrcnovitch, s'est maintenu au pouvoir. Il a été représenté successivement au ministère, depuis 1905, par Stojanovitch, par le colonel Grouitch, puis par Pachitch, qui était encore au pouvoir au mois de décembre 1906. La cause des fréquents remaniements ministériels serbes doit être cherchée dans l'opposition de l'Austro-Hongrie au parti radical, et dans les démêlés commerciaux non encore réglés entre les deux pays. Un traité de commerce avait été en effet signé, eu 1905. entre la Serbie et la Bulgarie. C'était une véritable union douanière, œuvre du ministre Pachitch, destïnéo A assurer aux deux Etats tous les avantages que chacun doux pourrait obtenir des puissances non signataires. Aucun droit de douane n'existait plus entre la Serbie et la Bulgarie ; mais les autres pays se trouvaient privés du hénélice do la clause do la nation la plus favorisée. Au même moment, un traité de commerce était en voie do négociation entre la Serbie et l'Autriche. Cette puissance exigea alors l'abandon parla Serbie de l'union aouanièro, afin que la Bulgarie no pût profiter, sans rien donner on échange, dos avantai^-es commerciaux concédés à la Serbie. Sur lo refus de là Serbie, formulé par le ministère Stojanovitch, les négociations furent rompues, et une guerre do tarifs s'en suivit, la « guerre des porcs », L a.ntriche interdit en effet l'entrée de son territoire au bétail sorbe, démarche au plus haut point nuisible au commerce de l'Etat balkanique. Par mesure do représailles, la Serbie retira tous les privilèges accordés ù la Compagnie do navigation danubienne austro-hongroise, dénonça tous les traités passés par l'Etat avec des fabriques austrohongroises, et intordit l'importation dos sucres ot des alcools d'Austro-Hongrio.

Mais au mois de février 1906. la Serbie dut accepter sous menaces les modifications demandées ^.a^ I Autriche au traité serlio-bulgare. afin do rendre possible la reprise des né«*ociations. et de rouvrir la frontière autriclnenDe à l'importation du bétail serbe. L'avènement du ministère Grouitch suivit de peu cette capitulation, et dès le mois

do mai lo pouvoir paf>sa aux mains do Pachilcli, lo plus fjualili6 dos chefs <lu parti radical. Pacliitch, apri-s avoir réglû la question dos ofticiars rfîgicidos, s'occupa do conrluro un traité do commerce dostioô à remphicor lo rùt,'inio provisoire commorcial avec l'Autriche nui prônait lin lo 1" juillet 1006. Mais, cette fois encoro, il se heuria ÙL la mauvaise volonté du ministùro autrichien, et il fut mis on demeure, pour obtenir la signature du traité, do consentir à oonlior A des manufactures autrichiennes ta confection du nouveau matériel dartiUcrie nécessairo à l'armée sorbe. Kn octobre, il dut accordtT ù l'industrie austro-hon^roiso pour 36.ooo.ooo do francs do commandes afin d'obtenir la prorogation pour trois mois encore du réf^imo ooinmercial provisoire.

SÉRUMTHÉRAPIE {sff-rojn, /jfi n. f. Syn. de SÉrothk- Kvi'Ui (v. tome \'ili.

SILVALINE n. f. Sorte do fil dont les fibres do bois forment la matièro ot dont on so sert dans la confection do certains tissus grossiers.

— Kncvcl. Ua. silvalinc se fabrirpic par lo séchage rapide <io la pàto de bois sur un treillis métallique et ])ario découpage de la matière ainsi obtenue en longues libres qui sont ensuite transformées par des tordcuses en fils de dilféronts calibres. Les fils ainsi obtenus, quand ils sont secs, présentent une résistance satisfaisante; mais l'humiditù les endommagée rapidement, et il est nécessaire pour pouvoir les utiliser à la confection do tissus autres quo les étolfos d'ameublement, les toiles d'emballage, etc., do les imperméabiliser. Dans ce but, Harry Fodcr a proposé notamment do traitcn" les (ils, avant le lissage, d'abord par une solution légère do caséine, puis par une sulution de formol destinée û rendre la caséine insoluble.

SINGEING {sin'-djin'fjh' — m. angl. signif. action de brûler léi/n'ement) n. m. Art capil. Action de tlamber l'e.xtrémitô des cheveux, do manière que ce brùlago forme au bout du chovcu une petite boule qui l'obturo ; Le siNiiKiNG fortifie, dit-on, la chevelure.

* SOKOTO.— La région fertile ot peuplée du Sokoto, dans la Nigeria anglaise, a été troubloo, pendant les mois <ic février et mars 1906, par une révolte assez grave. Plusieurs officiers anglais, ainsi (pi'un détachement de troupes, furent massacrés dans le nord-est du Sokoto, aux confins de la frontière française, par dos indigènes appartenant vraisemblablement à une tribu touareg. Cette révolte a été presque iramétliatement réprimée par une expédition anglaise commandée par lo capitaine Goodwin, qui prit d'assaut, lo 12 mars, le village de Satira. Los officiers français du Soudan avaient do tout leur pouvoir facilité la tàcho do leurs collègues anglais.

SOLARI(Jean-Iîaptiste-Mario-Philippc), sculpteur frîincais, né et mort à Aix en Provence (1840-1900). Elève do Joutt'roy, il parut pour la première fois au Salon do 1867 avec une Bacchante, et envoya depuis: Bnif/neuse (1869) ; le Message (1870), et de nombreux bustes. On lui doit: lo buste do Siinon Saint-Jean, à l'hôtel de ville do Lyon ; le monument de Peiresc, à Aix en Provence ; dos bustes A'Emi/e Zola {au cimetière Montmartre [Paris], à la bibliothèque Méjanes [Aix,])

SouiLA, petite oasis du Sahara septentrional, dans la Xripoliiaiue, à l'E. de Mourzouk. Un millier d'habitants. Palmiers, dattiers. C'est une des étapes de la route vers La Mecque, que suivent les pèlerins du Maghreb ot de la Mauritanie ; d'où une ccr taino activité coniinerciale.

StraKHOV (Nicolas Nicolaevitch), publiciste russe, né on 1S2S, mort en i896. II a collaboré à un certain nombre de recueils de Saint-Pétersbourg. Parmi ses travaux littéraires, nous citerons seulement : Eludes critiques sur Toiirf/tœnev et Tolstoï, la Lutte contre l'Occident dans la littérature rws.se. On lui doit aussi dos ouvrages do philosophie.

StRANNIK (M"" Ivan\ femme de lettres d'origine russe, née Anna Avinoff, à Choucha (Caucase) on 1871. Ses livres ont été publiés en français et dès le premier, l'Appfl de l'eau (1901), l'auteur se fit remarquer par la délicatesse de ses notations et l'observation pénétrante de la psychologie de son héroïne Dolly. Le désenchantement {jue la femme trouve dans le mariage était le sujet de ce roman et de ceux <|ui suivirent : la Statue ensevclw (1902) et l'Omhre de la maison (1904). Entre temps M"' Ivan strannik avait publié une traduction française des Vaf/abonds de Maxime Gorki, ot uno série d'études critiques et sociales sur les écrivains russes d'aujourd'hui, la Pensée russe contemporaine (1903). Depuis ont paru deux nouveaux romans : les Nuages (1905) et les Mages sans étoile (1906). C'est avec une intrigue imaginaire, dont la guerre do Mandchourie fournit lo douloureux dénouomeut, une" nouvelle présentation de l'élite de la société russe. M"*" Ivan Strannik a collaboré aussi au Journal des iJébalSy au Fifjaro, à la Hevue bleue et à la Bévue de Paris.

Structure (la) du protoplasma et les théories sur l'hérédité et les grands problèmes de ta biologie générale, par Yves Delage [v* édit., 1895; 2" édit., 1903).

Ce livre, dont la réputation est universelle parmi les biologistes et les philosophes, marque une étape décisive dans l'évolution de la biologie en France. L'auteur, en elfet, s'est proposé de résumer les découvertes positives accomplies depuis un siècle dans l'ordre des phénomènes généraux de la vie et d'exposer, on en faisant la critique, les diverses théories auxquelles les faits nouveaux ainsi constatés ont donné lieu. Dans la première partie. Les faits, l'auteur étudie successivement ce que nous savons de la constitution, de la physiologie et de la reproduction de la cellule, de la régénération et de la gretfo, de la génération et do la grande loi biogénétique, do la métamorphose, de l'altoruance des générations ot du sexe, des caractères latents, do la corrélation et do la mort chez l'individu, de l'hérédité et do la variation dans la raco et de la formation des espèces. La seconde partie comporte deux subdivisions : les théories particulières et les théories générales. Parmi ces dernières, sont examinés l'animisme ot la force vitale de l'école de Montpellier, l'évolutionnismo des sperraatistes et des ovistes, le micromérisme auquel se rattachent presque toutes les con- 'coptions des biologistes coutemporams : H. Spencer. Flaacke, E. Haeckel, Cope. Danilewski. .A.Imann,Ch. Darwin, Galton, Nœgeli, KOliiker, de Vries, O. Hertwig et Woismann, et enfin l'organicisme, dont l'autodétermination do Roux n'est qu'une forme.

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