LÉOPOLD
Comte de Hainaut.
Stéphanie
Née 18C4.
Ep. 10 1881 Rodolphe, prince impérial d'Autriche; né 1858, m. 1889.
2» 1900 le comte de Lonyaj- de Nagy-Lonya et Vasaros-N'âmeny.
CLtMENTINE
Née 1872.
Baudouin
Né isoa,
Henp.iktte
Née 1870.
Ep. 1896 Emmanuel,
prince d'Orléans,
duc de Vendôme:
né 1872.
Iho.
Charlotte
JoSÉPOI.NE
Née 1S7Î.
Ep. 1891 Charles-Antoine, prince de UohenzoUernné 18C8.
Aleep.t
Né 1875.
Ep. 1») Elisabeth, duchesiï M
Baviér,-. Ollc Jii du: Cliarle*'
née 187C. 1 '
Lkopold Né 1901.
''HAKI.ES N* 1903.
ministère, et dt^posa un projet de loi tendant à remplacer les écoles d'Etat par des écoles libres.
Mais la réaction avait été trop violente et, en octobre I8S1, le roi choisit comme président du conseil Bcernaert qui, tout en partageant les idées du groupe catholique, se distinguait par une jdus grande modération. Il remplaça la loi scolaire libérale par une loi conforme aux vœu.\des catholiques, mais no ht que des réformes prudentes. Les Chambres donnèrent, en 1885, leur assentiment à l'acceptation parle roi de la souveraineté do l'Etat indépendant du Congo. (V. Congo.) Le ministère eut à lutter contre le mouvement socialiste, qui prit une sérieuse extension à partir des grèves do 1S86, motivées par une crise industrielle.
La rei'ision de la constitution. C'est depuis la mémo époque aussi que l'agitation révisionniste devint plus vive. La Belgique était encore régie par la constitution do 1831, qui avait établi le cens. Une loi du 24 aoilt 1883 av.ait appliqué en outre le système de l'adjonction des capacités. Mais un mouvement accentué se produisit en faveur du suffrage universel. Les socialistes organisèrent en 1890 de grandes manifestations en ce sens ; 1 extension du droit de suffrage était aussi dans le programme du parti libéral. Bcernaert céda habilement au courant d'opinion, do façon à le diriger, et mit à l'étude la question de la revision en s'efforçant do l'accomplir par l'accord de tous les partis. La tâche était d'autant plus difficile que les partis étaient loin d'être d'accord sur la question. La droite était nettement hostile au principe même de la révision ; la çauclie, d'accord sur lo principe, était divisée sur la formule à appliquer.
Après de longues discussions, les deux Chambres votèrent, eu mai 1892, le principe do la revision, avec l'indication des articles à reviser. Puis les Chambres furent dissoutes. Les élections eurent lieu le u juin et la Constituante fut réunie le 12 juillet. D'après la constitution, les votes de celle-ci sur la revision doivent être émis par les deux tiers des suffrages au moins. Or, le parti catholique no disposait plus de cette majorité. Le gouvernement n était plus maître de la situation, et \\ fallut trouver une baso d'entente. Les deux (|uestions les plus discutées étaient 1 établissement du suffrage universel réclamé par les gauches et le référendum demandé par le roi et diversement apprécié par les partis do droite et de gauche. Le rejet de la motion Janson, en faveur du suffrage universel pur et simple, amena une violente agitation ouvrière. Le président du conseil, craignant de voir l'émeute dégénérer eu révolution, conjura" la droite de se rallier à la formule proposée par Nvsscus, qui admettait le suffr-age universel en le tempérant par le vote plural. Le vote de cette proposition à une forte majorité, le 21 avril 1893, fut un succès pour le ministère et amena une détente datis lo p.avs. Les textes révises de la constitution furent sauctiounés par le roi, le 7 septembre 1893.
La Constituante, qui s'était séparée en août, rentra en session extraordinaire le 17 octobre suivant. Il restait encore a examiner le projet de loi électorale tenant compte des intérêts des minorités, présenté par Bcernaert. Le projet ayant été mis en échec, Bcernaert donna sa démission le 28 mars 1891. Néanmoins, le roi conserva les auires ministres, sauf celui de la justice, et donna la présidence du conseil à de Burlet, ministre de l'intérieur, qui était favorable aussi à la représentation proportionnelle, en sorte que les tendances de Bcernaert continuaient à prévaloir Mintstii-e de Burlel. C'est le 14 octobre 1894 que la Belgique fit la première expérience du suffrage universel lural, sous le ministère de droite présidé par do Burlet. e parti libéral disparut presque ; mais, si les conservateurs augmentèrent en nombre, on vit aussi arriver au Parlement un groupe socialiste. Une loi sur lélectorat communal, tidmettant le principe de la représentation proportionnelle, lut votée et appliquée en 1 895; elle donna la majorité aux conservateurs dans la plupart des conseils. Ln nouveau tarif douanier fut voté en Igis La loi scolaire de 1884 fut remplacée par celle du 16 août l.S'iâ qui fut une sorte de transaction. De Burlet donna sa démission, le 25 février 1896.
Ministh-e de Smel de \aeyer. La présidence du conseil échut à de Smef de iNaeyer,. ministre des linances. Le renouvellement par moitié de la Chambre des représentants, eii juillet 189G, maintint encore la majorité à la droite. Ln projet présenté par le cénéral Brassine, ministre de la guerre, pour établir le service personnel amena sa cliiite: il fut remplacé par Vandenpeereboom m nistre des chemins de fer. Des .-ictes divers réglèrent la situation du Congo au point de vue international, et un grand développement économique lui fut donné ; le chemin do fer de Matadi fut terminé en mai 1898. Les élections législatives de 1898 ne modiiièrent pas beaucoup la composition du Parlement. Mais un nouveau mouvement révisionniste se produisit, et les diflicultés qui s'élevèrent potir arrêter un programme de revision amenèrent la re-' traite du président du conseil, en janvier 1899.
-i/inis(e/-c \andenpeereboom. Le ministre de la guerre \ an;.enpeereboom, prit la présidence du conseil. La qucs-
SUPPL
tion de la reforme électorale fit au cabinet une existence courte et agitée. Pressé par une fraction do la majorito d instituer la représentation proportionnelle, Vandenpeereboom proposa cotte réforme dans de telles conditions qu il provoqua une opposition violente à la Chambre et, dans la rue, une émeute qui menaçait do dégénérer eu révolution. Il dut retirer son projet et, le 1" août, il donna sa démission.
Ministère de Smet de Naeijer. De Smet de Naeyer étant revenu à la présidence du conseil, une nouvelle loi électorale, votée le 29 décembre 1890, consacra l'application intégrale de la représentation proportionnelle pour les élections àla Chambre des représentants et au Sénat. Ce régime fut inauguré aux élections du 27 mai 1900; la majorité resta aux catholiques.
La question du Congo se posa devant le Parlement pari expiration, en 1900, de la convention conclueen 1890 entre 1 Etat belge et le gouvernement du Congo. La Belgique avait avancé à son roi 25 millions, et il avait été stipule quau bout de ces dix années, elle pourrait soit annexer 1 Etat du Congo, soit réclamer les avances faites, p autre part, lo testament du roi (août 1889) léguait l'Etat indépendant à la Belgique: enfin la France, par une convention siguée en février 1895. ratifiait ces dispositions, au prix d'une confirmation précise de son droit de préemption. Le gouvernement belge, faisant valoir l'importance des résultats obtenus dans la pacification et la mise en valeur du pays, eut désiré la reprise immédiate du Congo; mais devant l'opposition d'une fraction importante du parti avancé, il se rallia au maintien du statu quo, la Belgique renonçant momentanément au remboursement des vingt-cinq millions, et les obligations financières de 1 Etat indépendant ne devant reprendre leur cours qu'à partir du moment oii la Belgique renoncerait définitivement à l'annexer.
Depuis longtemps à l'ordre du jour, la question de la réorganisation de l'armée fut réglée en 1902, par une loi ratifiée en mars par le .Sénat. Une vive campagne révisionniste recommença la même année. A la suite du rejet d'une proposition de loi tendant à consulter le peuple par voie de référendum sur l'établissement du suffrage universel pur et simple, des manifestations violentes eurent lieu en Belgique, ainsi que des grèves. Néanmoins, les élections en mai 1902 furent favorables au gouvernement. La question du sufl'rage universel restait encore en suspens. Mais la répression du jeu fut définitivement votée par une loi applicable en 1903. Le 19 septembre 1902, la reine des Belges, Marie-Henriette, mourut à .Spa.
Des élections eurent lieu, en 1904, pour le renouvellement, par moitié, des députés, dans quelques-unes des provinces, et dos sénateurs, dans les autres. Ces élections furent favorables à l'opposition. Raffermi et renforcé par cette victoire, lo parti libéral mena une campagne énergique contre les catholiques. Les embarras financiers du gouvernement vinrent en aide aux efforts de l'ojiposition ; l'outillage économique, que Smet de .Naeyer avait entrepris de créer, avait entraîné de lourdes charges pour lesquelles il avait fallu de nouveaux impôts. Le progrès des partis de gauche parait devoir ramener la question du droit de suffrage à l'ordre du jour, mais l'entente n'est pas complète entre eux.
De grandes fêtes commémorativcs du 75' anniversaire de l'indépendance do la Belgique ont été célébrées en juillet 1905, et à l'occasion de cet anniversaire, une Exposition universelle et internationale a été ouverte à Liège le 27 avril. V. Exposition.
Belgrano iManuel), patriote et général argentin, né à Buenos-.iyres en 1770. mort en 1820. .\près avoir fait ses études eu Espiiene, il revint à Buenos- .-iyres. où il fut d'abord secrétaire du « consulado » en 1793. Il fit partie, en qualité de capitaine, des milices qui chassèrent les .\nglais, qui s'étaient emparés de Buenos-Ayres (1806). Général de l'armée du Paraguay en 1810 ct'lsil, il accomplit contre les troupes de ce pavs des prodiges de valeur, avec une poignée d'hommes. Nommé général de l'armée du Pérou, il fut vainqueur des Hispano-Péruviens à Tucuman en 1812 et à Salia en 1813. Il affecta à la création d'écoles la somme d'argent que l'Assemblée constituante lui avait votée en signe de reconnaissance. Au retour d'une mission en Europe, en 1815. il fut de nouveau général de l'armée du Pérou. Pendant quatre ans, il lutta, avec des chances diverses. d::ns le haut Pérou, contre les forces espagnoles du Chili et du Pérou. Rappelé à Santa-Fé (1819), "pour réprimer une révolution, il tomba malade et mourut. Ce fut un homme énergique, actif, courageux, désintéressé, dont les victoires assurèrent l'émancipation de la république Argentine.
Belize, ville de r.\mérique centrale, capitale de la colonie anglaise du Honduras, à l'embouchure du fleuve cotier homonyme dans le golfe de Houduras ; 9.100 hab. Petit port assez actif, exportant des bois do construction, dos cafés ; la ville, fondée par l'Ecossais \Vallace, est gênée dans son développement par le caractère marécageux de toute la région voisine.
des
Beuame (^Vlexandre), professeur et littérateur français, ne à \ illiers-lc-Bel (Seine-et-Oise) en 1812. Après avoir professé au lycée Louis-le-Grand, il occupa le premier, en qualité de maître de conférences, la chaire de langue et de littérature anglaises qui venait d'être créée â la Sorbonne, et dont il devint titulaire comme professeur en 1901. De 1905 à 190G il fut chargé des couf.irencos de la fontiation Clark (Clark Lecturcr in engli^h /.itleralure, au collège de la Trinité, à l'université de Cambridge. Il a publié des textes critiques avec traduction française de Macbeth, de Julius Ixsar et & Othello, de Shakspearo, travaux qui ont été couroimés par l'Académie française (1902); on lui doit aussi des éditions avec traduction et notes du t'oème do Shelley intitulé Alastor (1895) et d Enoch Arden de Tennvson (1892) ; une étude sur la prononciation du nom de Jean Law le financier ( 1891' • enfin il a revisé la seconde édition du petit dictionnaire do poche français-anglais de John BcUows.
Bell (Joachim noi'N.\u, dit Ceorges\ littérateur français, ne à Pau en 1824. Filsd'un médecin militaire, il se jeta dans la politique en 1848 et fut condamné à la déportation par la haute cour de Bourges. Il fut envové en Afrique, puis gracié quelque temps après, et, ren'iré l'rance, il s'occupa de littérature. 11 a écrit des éiuoe biogranhiques : Itadier (1852) : M>" Beatrix Person 1S54)- Crérarrf de Aerval (1855) ; le Voyage en Chine du capitaine Monlfort (1854); puis des romans: Scènes de la vie de char /eaM(i860); les Hevanches de l'amour ii86i - 2« éd 1863)- Lucy la Blonde {\i63; nouv. éd., nsi); Ethel, soucenir'i d Afrique (1866); la Croix d'honneur (I867'i, etc. Dans Paris incendié (1872-1873), il a donné un tableau frappant des desastres de la Commune. Il a écrit aussi : Comment les monarchies finissent (1878) et, en 1875, le théâtre do Château-d Eau a représente un drame de lui : le Drapeau tricolore. '^
Bellaigoe fCamille), musicographe français, né à Pans eu 1858. Il entra jeune au Conservatoire, et fut élève de la classe de piano de Marmontel père. Après avoir obtenu un premier accessit en 1S76. il se vit décerner le second prix en 1877 et le premier prix en 1878, et travailla ensuite la théorie de lart avec Paladilhe Tout en poursuivant son éducation musicale, Bellaigue se livrait à 1 étude du droit et prenait le grade de licencie. Il débuta en donnant un certain nombre d'articles au . Correspondant ., après quoi il prit la succession de Blaze de Bury comme critique musical de la « Revue des Deux Mondes . Traditionnaliste en art, il défend assez habilement le passé contre certains excès du présent, et n'admet pas que la musique ait pris naissance seulement avec Wagner, tout en constatant sa maîtrise et sa puissance. Beîlaigne, qui a donné, il y a une quinzaine d'années, une série de conlérences sur l'art musical français, a réuni successivement en volumes la plupart des travaux publiés par lui à la . Revue des Deux Mondes . . Voici la liste de ses ouvrages : l'Année musicale, 1887, ISSS, 1889, 1890, 1891, 1892, 1893, 7 vol.; un Siècle de musique française (1887): Portraits et silhouettes de musiciens, publiés d'abord dans le journal .le Temps. (1896); Psychologie musicale dioa]; Etudes musicales et nouvelles silhouettes de musiciens ( 189S : Impressions musicales et littéraires 1900 ; Eludes musicales, seconde série (1903). Tous ces ouvrages se recommandent non seulement par leur valeur esthétique, mais par la distinction d'une forme élégante et châtiée.
* Bellamy (Edouard^, écrivain américain, né à Chicopee-1'alls iMassachuseus) en 1850.— Il y est mort en 1S98.
Bellan (Ferdinand), peintre français, né à Paris en 1870- Elève de Feyen-Perrin, de Donnât et de Roll. Ferdinand Bellan a ex-posé pour la première fois en 18SS. Il s'est fait apprécier dans des impressions de Hollande et des scènes d'intérieur d un gracieux intimisme. On voit de lui au Petit Palais : l'Angëlus et Prière du soir. Le musée de Lille possède de F. Bellan une Kermesse et le musée de Dieppe : Famille inquiète.
* BelLANGÉ (Eugène), peintre militaire, né à Rottcn en 1837. — Il est mort à Paris en 1895. Il avait reçu des leçons de son pore, Louis Bellangé, et de Picot. Il se consacra au genre dans lequel s'était illustré son père, cédant volontiers au charme dos épisodes de bivouac. Citons de lui : le Drapeau du 91' de ligne à Solférino; un Ecarté à la cantine au camp de Boulogne; Partie de loto au camp de Chàlons;l'.\s5aut, infanterie de ligne; un Tirailleur; etc., autant d'œuvres peintes avec goût, composées avec esprit, qui placent leur auteur dans la lignée de Vcrnet et de Prêtais.
BELLASIEN, ENNE (bèl-la-:i-in. en"} adj. Se dit d'un étage géologique établi par Clioffat pour des couches intermédiaires entre l'aptien et le cénomanien.
— n. m. : Le bellasien.
BELLATROFIME {bèl-la') n. f. Composé que l'on obtient en même temps que l'acide atropique, quand on soumet la belladonine, avec une certaine quantité d'eau, pendant longtemps et à haute température, à l'action de la chaleur.