BELLAY
HRNAVENTE
♦Bellay Panl-Alphonsi). di-ssinaieur cl graveur français, né a l*;ifi^ vi\ is-iù. — Il y esl mort en IPOO.
BCLLE-ANGEVINE ». f- Variùtô de poiro iiui peut atiPinilr*» (•'•,i'5 do lon'„'. 0",50 <ie circonférence ei le poids do i kilogr . mais dunt la chair esl sponfrieuse el sans parfum. iV. idauclio ntiiTs, t. IV.) ii IM. Des dbi.lks-
ANUIÎVINI.S.
BELLC-BEAU8SE [brV-bôss) u. f. Variété de p^choàpoau duvt'Kits.* et colorée. A cliî»ir fondante cl bien sucréo. (Celle v.inélé so cuUivo ou espalier.) il PI. Des UELtifS-
BelleCHASSE, comté du Canada {prov. de Qui^bec), sur la rive su-\ du Saini-Laupont, qui commence ù s'élargir on esiuairc; lùtiJ kilom. carr. Prés de 19.000 hab.
BelLECK. ville du Kovaume-rni (Irlande Tprov. dX'lsier.ci.iiiN- <ifl-crmanagli]\ surloLough-lCrne; a.ooo hab.
Belle-côte. comm. dWlgério (dép. d'Oran), arr. et à 13 kilom. do Mostaganeni, non loin do l'ombouclniro du Chélif: 1.307 hab. Celle commune a été connue pendant longtemps sous le nom d'Ain bon Dinar.
BELLE-DE-VitRY n. f. Variété do pécho très grosso, vorto du côté do l'ombre, mais se colorant de rose et de rougo du cété visite par le soleil. (La chair en est délicieuse . n PI. Des IïliLI,ES-l)K-VlTUY.
BELLE-FACE a>ij, Chevaf belle-face. Cheval dont la faco (front el chanfrein) est couverte d'un© large tacho blanchâtre : les chevaux peuvent être belle-face ou demi-belle-
BeLLEFONTE. ville dos Etats-Unis (Etat de Pensylvaiiiei. cli.-l, du comié de Centre, sur le t?pringbrek, affluent de la îSusquehanna; 3.5D0 hab.
Belleghem, comm. do Belgique (Flandre-Occidentale [arr. de Courirayj), entre l'Escaut et la Lvs ; 3.210 hab.
*BeLLEL (Jean-Jos^ph\ paysagiste et dessinateur français, né à Paris en I8i6. — "Jl y ost mort eu 189S. Cet artiste a pris part ù. l'E-Kposition universelle do 1889 (Paris) avec : te /tavin de Constantine (1881) et Vue prise à La floche, près Chateldon [Puy-de-Dôme] (1887), qui valurent à l'auteur une récompense.
BellEMAIN (Marie-André-Félix), architecte français, néot mort à Lyon^iSJS-lSDi;. ElùvedoCoquart.ila débuté au Salon de iS74 avec un Monument commémoratif des combats de yuits, qui avait obtenu un premier prix au concours ouvert en 1872. On lui doit la construction du Oroujte scolnire ot de l'Ecole normale de Lyon. * BeLLEMARE (Adrien-Aloxandre-Adolphe Carrey de), général fraudais, né à Paris en 182i. — Il est mort à Nice en 1905.
♦BellengeR (Clément-Edouard), graveur sur bois, né ù lîouon eu ii^ji. — 11 est mort à Paris en 189S.
BellermaNN (Godefroid-Henri), compositeur et musicographe allemand, ué à Berlin on 1832, mort à Potsdam en 1903. Professeur do musique à lunivorsitè de Berlin et membre de l'Académie des beaux-arts, on lui doit dos psaumes, des moiots. des chœurs et divers ouvrages, notamment sur la musique proportionnelle et les signes de mesure du xV- et au xvi* siècle, un Traité de contrepjiii!, plusieurs fois réédité, etc.
BellesSORT I Andrél. professeur ot écrivain français, né à Laval en iso-î. Ke^u agrégé des lettres en I8S9, il professa dans dilFérents lycées de province avant d"étre nommé au lycéo Janson-<le-Sailly,àParis. Il publia en 1893 uo premier volume de vers fort remarqué : Mythes el
foêmes, et deux ans après ol>tint lo prix do poésie à Académie française. Un auiro volume de vers : In Chanson du Sud, consacra aux youx du public son talent do poète dont la noble inspiration s'échaulfe aux grands spectacles de la naiuro ou de l'histoire, et qui sait exprimer les complexités de l'âmo moderno dans une languo d'une pureté robuste et classique (189fi\ Presi[Uo on mémo temps, il faisait paraître un roman : Heine Cœur. Après des voyages en Amérique et dans l'Orient, il entra à la ^ Revue des Deux Mondes 11, où il publia en articles réunis plus tard on volumes: la Jeune .Amêriffue : Cfiili et Doiivie, couronné i)ar l'Académie française (1897); En escale : de Ceylan à Manille (1900); la Société japoii'ifje (1903 , ouvrage couronné aussi par l'Académie; la Houmanie contempot-nine (1905s les Journées et les Xuils Japonaises (1906). Belessort connaît aussi les pays Scandinaves, sur los^iuels il a écrit des études substantielles 01 intéressantes, cl on lut doit l'adaptation française do doux romans suédois très originaux de M"'SeIma Lager- \:j( : /wi Ihilécnrlie et Oustu Ùerling.
Belleville, ville industrioUo du Canada (Ontario),
ch.-l. du comté do llastïngs, sur la baie de Guînté, golfo du lue Krié, à l'embouchure de la Moira; lo.ooû hab.
Bellew i Henry \Valier'. explorateur et orieutalisto anglais, né dans l'Inde en is:u, mort dans le Berkshire on 1892. Il fut médecin de l'armée do l'Inde et fit dans l'Afghaiiistan, In Perse el le Kachemiro, différents séjours dont il a lai-^si- d'iiiiérf^vaiits réciis, dont les principaux sont : Juurital ttf a politiral mission to Cauduhnr, iSÔÎl8r,8{lH62 et Frum tht: indus to the Titjrii (1874). On lui doit aussi des travaux philologiques.
Belli (Giuseppe Gioacclnno), célèbre poète italien, né ot mort ù Komo (I791-i8fi;î). Il a laissé plus do deux raille KunnetH, en dialecto romain, dont les plus beaux ont paru entre 1830 et 1837. et dont Morandi a publié une partie en 1870 ot la totalité on 1880-1888. Dans les uns, Bflli. tout bon catholi(|Ue qu'il veut être, atta'|Uo avec uno ipre violi'iico lo clergé et spécialement le pape Grégoire XVJ; dans les autres, il note avec lieaucoup do pittorosquo des traits de mœurs de la plèbo romaine. Belli est un poète populaire do premier onlre.
BeLLINCIONI (Gemnia\ cantatrice dramatique italieiiiH', nér vers 1868. Elle était à peine figée de quatorze ans lorsqu'elb' débuta au théj^ire Nuovo de Naples dans un opf'-ra létr«*r de I*etlrolii, Tutti in masclirra. I*eu après, elle Ke produisait au théâire Costan/i de Home dans la Trnviatii, et elle se montrait déjà touchante et plein*,* de ce sentiment de inélain'ulie nénétrante qui disiink:ue son talent d une façon si particulière. Cantatrice brillanto et habile, cllo ost eu même temps une comédienno do pre-
mier ordre. Kilo s'est mémo essayée dans le • théâtre de proso », comme disent les Italiens, et, après avoir chanté la Traviata, elle a joué la Dume uu.c camélias, non sans un véritable succès. .Son talent est, au reste, très varié, ce que prouve son répertoire, qui comprend des ouvrages comme Otello, Giocondu, le Barbier de Séville, Faust, Mif/nun, Manon, l'edora, Sapho, Carmen, la ffoltème, etc.
M*"* Bellincioni s'est fait applaudir non seulement sur les plus grandes scènes de son pays, mais en Autriche, en Allemagne, on Hongrie, et jusqu'en Amérique. Après avoir chanté A Miian, en italien, ta Cabrera, de Gabriel Dupont (1904). elle alla à Paris la chanter en français à rOpéra-Comique.
BellO HorizONTE, localité des Etats unis du Brésil, capitale de l'Etat do Minas Geraes. sur le plateau et sur la rivière Arrudas. Cette ville a été fondée il y a quelques années pour remplacer lancienne capitale,* moins centrale, d'Ouro-Dreto.
Belloc (Emile), géographe el limnologue français, né ii Toulouse en 1810. Il a puulié de très nombreux travaux de géographie physique et d'histoire naturelle, et en jjarticulier des études d aquiculture, d'ichtyologie, de pisciculture et d'hydrologie. Beaucoup de ce*s travaux concernent la région pyrénéenne. E. Belloc s'est surtout attaché aux lacs des Pyrénées dans lesquels il a pratique de nombreux sondage's ci dont il a étudié l'oiigine géologique, les poissons, la végétation, les diatomées, etc. Il a entrepris des études glaciaires sur les Pyrénées, fait des travaux sur l'aquiculture du sud-ouest" de la France, sur la faune microscopique des eaux douces de la même région, étudié les algues d'Algérie, do Tunis et du Maroc, de l'Islande, du lac de Tibériade. A citer aussi : Xoms scientifiques et vulf/aires des principaux poissons et crustacés d'eau douce (1899). Il a invonté un appareil de sondage désigne sous le nom do sondeur E. Belloc, portatif et pratique, qui, destiné principalement aux levers topographiques des reliefs sous-marins et sous-lacustres, peut, servir aussi à mesurer verticalement la profondeur do toute cavité.
BBLLOCHIN (brl) n. m. Variété de cépage rouge, cultivée dans les environs de Chambéry.
BELLONE ou BELLONA(6è/j n. f. Genre d'oiseaux passereaux ténuirostres, de la famille des trochilidés, comptant trois espèces propres aux AjitîUes. (Go sont de jolis oiseaux-mouches huppés.)
BellowS (John), imprimeur et lexicographe anglais, né à Liskeard (Cornwall) en 1831, mort à Painswick (GIoucestersliire), en 1902. Il travailla chez les imprimeurs de la reino , les Harrison, à Londres, puis il accepta le poste de contremaître dans une petite imprimerie de Gloucesler, dont il devînt le propriétaire en 1858, et qu'il agrandit peu à peu jusqu'à en faire un établissement considérable {Steam Press). Au cours des travaux nécessités par ces agrandissements successifs, il découvrit les vieux murs romains de la cité de Gloucester, el cette circonstance le poussa à l'étude de l'archéologie. En même temps, il approfondissait la langue française et, au bout de sept ans de préparation, il publiait la première édition do son petit Dictionnaire, rédigé avec le concours d'Auguste Beljame (1872) et dédié au prince Lucien Bonajiarte. John Bellows, qui appartenait à la Société des amis {Quakers), combattit ardemment le projet du ^ome rule pour l'Irlande proposé par Gladstone (1886) et mit ses presses au service de la Libéral unionist Association. Il ht plusieurs voyages, presque toujours dans un intérêt de propagande ou do bonne œuvre , notamment en Russie (1892 et 1899), en faveur des stundistes et des doukhobortsys et à Constantinople, pour porter des secours aux Arméniens (1896-1897). En 1870, il avait été de ceux qui vinrent distribuer des vivres et des vêtements aux victimes de la guerre en France. Plus lard (1898), il remplit avec zèle les fonctions do secrétaire du comité formé par la Société des amis pour aider les doukhobortsys à émigrer au Canada. Entin, en 1901, il visita avec sa femme les Etats-Unis. Outre son Dictionnaire de poclio français-anglais et anglais-français, on doit à John Bellows : OutUne dictionnry for the use of missiunaries, explorera and students of lang^iages, avec une introduction par Max MùUer (I867J ; the Track of the war around Mets (1871), et un grand nombre de brochures sur des sujets de politique ou d'archéologie. — Sa femme Elizabkth Bello'WS, née EARNSHA^v, a publié un volume intéressant sur cet homme de bien, intitulé : John Bellows : letters and 7nemoir.
BelOCH (Jules), historien et professeur allemand, né à Nieder-Petschkendorf (Silésie) en 1854. Il étudia l'histoiro et les langues anciennes à Leipzig, Berlin et Heidelberg de 1872 à 1877, et fut nommé en 1879 professeur d'histoire ancienne à Rome. Depuis 1891, il publia la revue : Etudes d'histoire ancienne, qui contient surtout les travaux de ses élèves. Il s'attacha à l'étude écononiiquo et sociale do l'antiquité grecque. Il a publié un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels : ta Campante, histoire et topographie de l antigue Aaples et de ses environs (1891); la Politique athénienne depuis Périclès (1881); la Population du monde gréco-romain (1880); enlîn , Histoire grecque (1899), œuvre originale et très hardie par ses aperçus d'histoire économique et sociale.
BÉLONÉPHOBIC [hî — du gr. bélonê, aipruillc, ot phobos, crainte) n. f. Angoisso à l'idée do toucher des aiguilles ou dos épirij,'!rs.
BÉLONÉSIE II. f. Syn. do DiaoNÉsifc. (T. IL)
BÉLONOGLANIS [niss) n. m. Gonro de poissons pliysos-
Bt^lonoglanis.
tomes, de la famille -des siluridés, créé en 1902 pour un silure nouveau do l'Afrique tropicale [belenoglanis tenuis. de rOiibangiii.)
BÉLONOPTÈRE n. m. Genre d'oiseaux échassiors, de la tribu dos charadriiués, comptant trois espèces propres à
l'Amérique du Sud. (Ce sont des vanneaux avant un éperon aux ailes; l'espèce type ost le belonopleru* Cayennensis do toute l'Amériquo tropicale.)
BEL0S8ARD {lo-snr') n. m. Cépage rouge cultivé dans le département do l'Ain, et dont les fruits sont aussi d'excellents raisins de table.
BeLTRAMI (Eugène\ mathématicien italien, né à Crémone en I8;i:). mort à Rome eu 1900. Il obtint la chaire d'analyse de l'université de Bologne ( 1802), et ses premiers travaux maihématiques datent de celle époque. L'un deux, roulant sur la géométrie des formes binaires, mérite une mention, car il renferme uno généralisation intéressante des théorèmes de Feucrbach et de .Stoiner sur la conique des neuf i>oints. Puis, dans divers mémoires, insérés soit dans les Annali di matemalica, le Giornale di niatematiche de I*«a]des, les Bendiconti del Jslituto lombartlo de Milan, il s'attaqua à la théorie des paramètres ditTérentii'ls. que Lamé avait déjà considérés dans uno fonction d'un point do l'espace. Beltrami réussit à faire voir que l'analogie persistait dans le cas d'une fonction d'un point dune surface courbe.
Les conséquences de cette sagaco conception ont été des plus heureuses pour la géométrie eu montrant sous un jour nouveau la théorie des surfaces. Leur influence sur l'analyse n'ajias eu de moins bons résultais. Les méthodes employées dans le plan à l'étude d'une variable complexe ont pu de la sorte être étendues à une surface courbe.
Beltrami s'occupa égale- ^ ^^^
ment des fondements de la "
géométrie. A propos des recherches de Riemann sur l'espace sphérique à courbure constante positive (1867). il fit connaître que les surfaces à courbure constante, mais négative {pseudosphères), jouissent de propriétés telles que la géométrie " non euclidienne u exposée par Lobatchevski dans ses Nouveaux principes (1836-1838), n'est autre que la géométrie de l'espace pseudosphérique.
Entre temps, le sagace mathématicien avait occupé successivement la chaire de géodésie à l'université de Pise (1863), celles de mécanique aux universités de Bologne (1866), de Rome (1873), et, depuis 1876, il professa la physique mathématique à l'université de Pavie. Ces fonctions ne l'absorbèrent pas entièrement, et les théories de l'élaslicité, de l'électricité et de l'hydrodynamique l«i durent de remarquables progrès.
Dans un ordre d'idées analogue, Beltrami publia d'importantes éludes sur la cinématique des fluides, l'attraction des ellipso'ides, la fonction potentielle, etc. Il inséra même dans le Nuovo Cimenta plusieurs travaux do physique expérimentale. Enfin , l'Académie dei Lincei et l'Académie des sciences de Bologne se l'étaient associé depuis longtemps, et, en 1890, l'Institut de France l'avait élu comme correspondant.
Beltrami (Luca), architecte italien, né à Milan en 1851. Ancien élève de l'Ecole polytechnique et de l'Ecole des beaux-arts de Milan, il alla à Paris perfeciionner ses études et fut attaché, comme inspecteur, aux travaux de l'Hôtel de ville de Paris. Rentré en Italie, sa haute valeur fut vite appréciée. Son projet pour la façade du Dôme de Milan a été primé au concours de 188S. Il a élevé à Milan le palais de l'Exposition permanente des beaux-arts, la synagogue, le palais des assurances générales. Il a achevé le palais Marine (hôtel de ville) et restauré le château des Sforza. Comme directeur du bureau des monuments de la Lombardie, il a été chargé de l'entretien et do la restauration de nombreux monuments du moyen âge et de Ja Renaissance, et son concours a été demandé par la ville de Venise lorsqu'il s'est agi d'étudier les fondations du nouveau campanile de Saint-Marc. Professeur d'architecture, Luca Beltrami est l'auteur d'importantes publications sur son art, et il a collabore en France à l'Architecture moderne, do Planât. Ses travaux témoignent de beaucoup de science et de goût.
Député au Parlement italien do 1890 à 1897, Luca Beltrami est devenu sénateur du royaume. L'Institut royal des architectes britanniques le compte parmi ses membres honoraires, et l'Académie des beaux-arts de Franco l'a nommé, en 1903, membre correspondant.
Beltrand (Tonv), graveur sur bois, né à Lyon en 1818, mort en 1901. Élève de Cabasson et de Pannemaker. il s'est acquis une sérieuse réputation par ses Vues de Paris, Types bretons et ses illustrations soignées pour des éditions oo bibliophiles. On peut considérer Beltrand comme un des maîtres qui ont lo plus contribué à la renaissance de la xylograjdiic A notre époque.
Ben-AHIN, comm. de Belgique (prov. de Liège ■^arrond. de lluv ,', sur la rive droiti- de la Meuse; 2.730 hab. Beau cliùteau"; 'ruines de la forteresse do Beauforl, que les Français détruisirent eu 1554.
Benard (nenri-Jean-Emilo), arcliîtccte français, né A Godervillc 'Seine-Inférieure) en 1844. Il remporta le prix do Rome en \S.<&'! snrun Palais pour l'Expositiondes beaux-arts. Do retour en France, il se fixa au Havre, ofi il a construit l'Hàtel de ta Caisse d'épargne, les Docks-Entrepô(s et une Salle des fêles susceptible de contenir 3.000 spectateurs. On lui doit aussi le Tribunal de comtnerce de Fécamp, plusieurs églises dans la région. S'élant rendu à Paris, il fut lo lauréat d'un concours international ouvert pour la construction de l'université de Californie, à San- Francisco, mais il ne put exécuter son projet. Les plans do cette Université, vaste entassement de constructions de tout ordre, valurent à Benard un grand prix à l'Exposition universelle do 1900 (Paris). Benard succéda pendant une année à Coquart comme professeur à l'Ecole des beaux-arts, À Paris, puis il dut résigner ses fonctions pour se rendre ù Mexico, oii il fut chargé do construire le Palais législatif fédéral.
Benavente (Jacinlo\ autour dramatique espagnol, né j\ Madri'l en 1866. U a fait représenter au ihéatre un très grand nombre de comédies et do sainetts. Toutes ces pièces forment actuellement dix volumes. Parmi les plus
connues, il faut citer : lo Cursi, et Nido ajcno, ItoSM de Otoîio, ta Cuinida de tas fievas, tos Mathechores del bien, et NombrecilQ, ta Princesn lîebe, etc. Benavcnto a public, en dehors du tlii^atro : Carias de mujeres, J''if/utina>, Eh Madrid y en varias casas. C'est l'un des auteurs dramatiques le plus en vogue à l'Iicure actuelle.
Bendl 'Cliarles), compositeur de musique tchèque. Dé et ir.ori à Prague (i8:i»-l'J0i;. Il étudia la musique à Prague et à Paris, appartint ù l'orchestre du théâtre d'Anvers. Kcntré dans sa ville natale, il fit jouer un opéra, Lrsta, qui obtint un grand succès (1868). Il a donné depuis, au théâtre de Prague, un certain nombre d'opéras et d'opéras-comiques ; lïretislas et Jitka, te Vieux Fiancé, tes MoHtènéijrins, Svanda, le Soir de JVoêt, etc. Il a écrit en outre de nombreux morceaux pour piaao et pour orchestre.
*Benedetti (Vincent), diplomate français, né à Bastia (CorseJ en 1817. — Il est mort à Paris en lï>00.
BÉNÉDICTIB (dik-lt) n. f. Genre do mollusques gastéropodes prosobraaches, de 1^ famille des hydrobiidos, comptant quehiues espèces pro|jres â la Sibérie. (Les bénédictios sont des animaux lluviatiles ou lacustres, à co<piillo mince, renflée, conique, à bouche arrondie.)
BÉNÉDIKT (Moriz), neurologiste hongrois, né à Kisensladt (Hongrie; en 1835, professeur d'éleclrothérapio â la Faculté de Vienne, correspondant de l'Académie de médecine de Paris. Parmi ses nombreux travaux, on peut citer ceux siir le changement de la conductibilité électrique par l'intensité ot la durée du courant (1857); sur lo daltonisme pathologique (lSt;4), l'anatomio pathologique do la rage 1875-1897): sur la iiouronathulogio et "^lélectrothérapie (1-S75); sur le crâne de Charlotte Corday; sur l'anatomie comparée de la surl'ace cérébrale (1893); l'hypnotisme et la suggestion (1891); la psychologie générale (1895); sur la double conductibilité des nerfs (1897); sur le traitement de la constipation par l'électricité (1870). Cette même année, il donna la première description de l'agoraphobie. En 1875, il appela l'attention sur l'anthropoiogio criminelle, alors peu étudiée, ot, en luoi, demanda la création d'établissements spéciaux pour les individus qui, sans être de véritables fous, sont un danger pour la société. Dans son ouvrage sur la Biomécani'/ue de la circulation (1903), il a montre que les artères synonymes des deux côtes du corps sont inégalement larges dans l'état physiologique, et il a exposé le mécanisme do cœurs locaux créés par les muscles des vaisseaux. Enlin, en 1905, il a publié un article de philosophie scientilique sur les Origines des /'ormes du la ne dans la « liovuc scientiliquo » de Paris.
Bènédikt (syndrome de). Méd. Tremblement d'une moitié du corps, qui indique une lésion des pédoncules cérébraux.
BÉNÉDITE (Georges), égyptologue français, né à Nîmes en 1857. Il commença ses études classiques au lycée do Nimcs et les acheva à Paris. Il entra dans l'atelier Daumct, où il dessina et fit de l'architecture pendant deux ans. Mais les cours do l'Ecolo dos hautes études (section de philologie) et du Collège de France qu'il suivait en même temps l'orientèrent vers l'égyptologic. Membre de la mission archéologique du Ciire en 1887, et chargé do mission par l'Académie des inscriptions et belles-lettres, il fut à sou retour attaché au département égyptien du musée du Louvre. Conservateur adjoint du même département depuis 1895, on lui doit la réorganisation et la iransl'orniation des collections égyptiennes. II devint en 1899 suppléant do Maspero à la chaire de philologie et d'archéologie égyptienne du Collège de France et membre de la commissioo du Corpus des inscriptions sémitiques. Chargé de neuf missions en Orient, dont l'une a enrichi le Louvre du Mastaba égyptien, il a obtenu lo prix Bordin en 1895. Il a publié d'importants travaux dans \e&Mémutres de la mission du C'dii'e (inscriptions des temples de Philœ); le Recueil Piot ;musée du Louvre) ; la Revue archéologique; la Gazette des Reavx-Aris, etc. Il est l'auteur d'un Guide d'Egypte, et a collaboré â la publication internationale du catalogue du musée du Caire. En 1889 et 1890, le ■ Temps » a publié ses correspondances archéologiques 1 Egypte et du Sinaï.
BÉNÉDITE ,, Léonce 1, conservateur du musée du Luxembourg, frère ilu précédent, no à Nimes en 1859. Comme son frère, il (it ses éludes au lycée de sa ville natale, et les compléta â Paris. En 1882, il fut attaché au musée de Versailles et dirigea dès lors ses investigations sur l'art au XVII' et au XVIII" siècle. Appelé en fsse au musée du Luxembourg pour seconder le conservateur, Etienne .\rago, il consacra ses efforts à l'augmentation des collections dont il avait la garde et à la divulgation de l'art français du xix' siècle. Grâce â lui la collection documentaire des dessins et des esquisses ayant servi à la préparation des œuvres conservées au Luxembourg, collection commencée par Etienne Arago, prit une extension imprévue. En 1889, à la mort d'Etienne Arago, Bénédito fut désigné comme son successeur. 11 organisa des expositions temporaires réservées à un artiste ou à un groupe d'artistes, initiative excellente, qui a permis aux amateurs do connaître plus intimement, de comprendre mieux, des artistes en renom.
Il a publié de nombreuses monographies do maîtres contemporains : les Sculpteurs contemporains ; le Musée du Luxemlioiirfi ; cnRa, l'Art au XIX" siècle, rapport général sur les beaux-arts à l'Exposition universelle de 1900.
Il a fondé avec Edouard Garnier le Bulletin des Musées, revue qui eut peu de durée, et, avec H.-P. Dillon, VAl- Imm des peintres lithographes. Il est devenu président do la Société des peintres orientalistes, de la Société des peintres lithographes et do la Société des peintres graveurs français.
BÉNÉVOLENCE {lanss — lat. benevolenlia) n. t. Bon vouloir, dispositions favorables : Au début des explorations, elle n'avait pas affecté tant de BÉNÉVOLENCE. (.vlyriam Harry.)
* Beni, nom d'un département de la république de Bolivie. — Ce département, amputé du très vaste pavs qu'on a nommé Territoire national, n'a plus que 264. 150 kilom. carr. (au lieu de plus de 700.000), avec 32.000 hab. seulement..
BéniquÉ (docgie de), sondo en étain, destinée à pratiquer le catliétérisme.
— E.NcïCL. Les bougies de Béniqué, ou plus simplement
les béuKjués, présentent une double courbure qui peut épouser le trajet do l'urètre. Ces instruments sont employés surtout pour dilater l'urètre dans le traitement des rétrécissements, principalement après l'urétrotomio interne ou l'électrolyse linéaire. Ou leur donne un numéro, et les diamètres de deux numéros successifs diffèrent do un sixième de millimètre.
Benluure y Gil (Mariano), sculpteur espagnol, né à \alencia (Espagne) en 1862. Elève de l'académie de Vaicncia. Il a connu les rapides succès. Auteur de monuinonts, do groupes importants et de bustes, il aété souvent chargé de perpétuer par le marbre et le bronze les effigies des gloires et des personnages officiels de l'Espagne. Il envoya à l'Exposition do 1889 (Paris) plusieurs œuvres et un important bas-relief marbre et bronze, qui réunissait la FamUle royale. L'art décoratif ne l'a pas laissé indiffèrent comme en témoignent une Cheminée (bronze) et un sceau en argent qui étaient joints aux œuvres statuaires. Ces envois ont valu un grand prix à leur auteur. Membre do 1 académie de .San-Fcrnando, de Madrid, et de l'académie de San-Luca, à Rome, Beniliurc y Gil a été nommé membre correspondant de l'.Vcadémio dos beaux-arts do l*aris, en 1905.
BENNETTITACÉES [bén-néf) ou BENNETIACÉES (benne-tij a. i. pi. Famille de plantes, voisines des euphorbiacées, considérées par certains auteurs comme tribu do cette dernière famille sous le nom do bennettiées. Une
BLN.NETTITACÉE OU BK.NNLTIACÉK.
Bennigsen (Rodolphe DE), homme d'Etat allemand, né à Luncbourg : Hanovre) en 1824. — Il est mort à Springe ^llaiiovrej en 1902.
Benoist (Charles), homme politique français, né i Courseulles en 18S1. Professeur à l'Ecole des sciences politiques, rédacteur politique de la « Revue des Deux Mondes » et publiciste distingué, il fut élu député par la première circonscription du VI' arrondissement do Paris en 1902 et réélu en I90G. Républicain libéral, adversaire du cabinet Combes, il s'est acquis à la Chambre une considération due à la solidité de ses connaissances générales, à la rigueur de sa logique et à la causticitéde son éloquence. Grand travailleur, il est l'auteur d'un rapport des plus documentés sur la codification des lois ouvrières. Citons do lui : Essais hislorii/ues sur le XIV siècle (1880; ; Cronuis par-
uisaiion du sucrage universel {lS9i)] ; la Politique (189-i)'; le Prince de Bt&marck fl900); Sop/tismts poliiif^ues de ce temps. Souverains et hommes d'Etat (1893 1; les Ouvrières de l aiguille à Paris (1895); la Réforme parlementaire 1902); l'Organisation du travail (1905); etc. * Benoît (Pierrc-Léonard-LéopoM^ dit Fetsr Benoît, compositeur, né à Harclbeke (Ilollaude) en 1S34. — Il est mort à Anvers en 190!.
Benoît (Louis-Francis), pianiste et compositeur français, Dé et mort à Paris (1847-1901). Klcvc du Conservatoire, où il obtint les prix de piano, de fug-ue, d'harmonie, dorguo, il se consacra au professorat et à la composition. On lui doit des ouvrages d'ensei'jnement pour le piano (Exercices: égalité des maiiis et des doigts; Lecture rythmique; Méthode de lecture musicale), et des morceaux pour piano, et pour piano et violon.
Benoîte (sainte), appelée encore sainte Béate, vierge du m" siècle. Elle est honorée dans le diocèse de Sens. — Fûte le 29 juin.
BeNOUVILLE (Pierre-Louis-Alfred), architecte français, né à Rome en 1802. Fils du peintre Achille Benouvillo, il se fit remarquer au Salon de 1876, où il avait exposé le Château de Graves, et en 1877 avec la Maison de campagne dite « de Diomède » à Pompéi et la Place du Capitale à Home. Benouville obtint deux recompenses pour ces envois. On luidoitencore : Eglise de Daplmi en Grèce (essai de restauration), Souvenirs de Pompéi (treize études), etc. Benouville est mort en 1889. — Son frère et élève Lkon Benouville, né à Rome en 1860, mort à Paris eu !9i>;î, se lit remaruner dès 1890 par l'exposition do son Plan d'un jardin d'acclimatation. Depuis lors, il s'est consacré à des études tendant à la rénovation du mobilier de notre époque. Ses efforts dans ce sens avaient été couronnés de succès et Benouville, en possession d'une juste notoriété, était à sa mort vice-président de la Société des décorateurs. On a vu de lui, aux Salons de la Société nationale des beaux-arts : Cabinet de travail-salon. Maisons d'ouvriers. Mobilier de maison ouvrière, etc.
BensON (Edward Frederick), romancier anglais, né à Wellington Collège en 1867. Son père était l'archevêque anglican de Cauterbury. Après do très fortes études, il fut chargé d'une mission à Athènes pour la British Archeological School (1892-1895), puis en Egypte pour la Èellenic Society. Son premier roman, Podo, « un détail d'aujourd'hui n, le rendit célèbre (1893). Il a donné depuis : Six Common Tkings, the Pubicon (ISOA), Judgment Uooks, Limitations, the Ùabe (1897), Vintage (1898), avec sa suite, the Capsina; Mammon and C", the Princess Sophia (I900), t/ie Luck of the vails (1901); the Book of Mouths (1903).
Bent (Théodore), archéologue et explorateur anglais, né en 1852, mort à Londres en 1897. Il voyagea en Grèce, en Asie Mineure, en Abyssinie, etc., puis visita, en 1891, avec sa femme, les ruines de Zimbabyo (Mashonaland). et conclut à l'origine arabe de ces curieux vestiges. Il venait de faire un dernier voyage en Arabie, lorsqu'il mourut. Il a laissé : Genoa, hoir tlïe republic rose and fell (1880); the Cyclades or Life among the insular Greeks (1885); Ruined ciliés of Maslwnatand{lS92); Sacred ci lies of the Ethiopians (1896) ; etc.
BENTÉNIE Uni}, ni) n. f. Genre de poissons acanthop-
tèrcs, de la famille Benténie.
dos coryphèuidés,
créé en 1901 pour une dorade des mers du Japon {bentenia œsticola)^ voisine des pteracUs.
BEXDL — BÉRARD
quelques
Dr-iUifxlyte.
BENTHODYTE (bin) n. m. Genro d'holothuries, do la son.s-lanjiUe des psychropotinés , compiant
espuces répandues dans les t'r::' ■'■" ' --
dours des mers chaudes, il.' '\
sont des holothuries de grand': ,^
de tubercules crochus sur leur r.-i.Mi lur .u.,- ; leur livrée est bleue, violacée, rose; on ks a draguées par I.OOO à 2.000 mètres de fond, comme le remarquable benthodytes Sibogx, do locéan Indien, qui atteint 20 ceniimétrcs de long.)
Bentley ^VC. Holman), missionnaire protestant dans 1 Etat indépendant du Congo, mort en 1905. Envoyé au Congo dès 1878 par la Baptisl Missionary Society, avec plusieurs autres missionnaires, il arriva au Pool en 1881. Admirablement seconde par sa femme, il so duvoua particulièrement à i' émancipation morale des populations dans la région des chutes. Il a écrit un important ouvrage sur la langue bantouo : Dictionary nnd Gvanunn,- . -
of the Kongo Innyuage as spoktu ut San Saba'hr et aussi; Lîfe on the Congo.
BENZAdNE f 6m'i n. f. Composé G»* H' ■ Az' O, qui se forme en même temps nue le cyanoljcnzène (C'H'Az)' par IViion du zinc-éihyle sur le cyanure de benzyle.
BENZALOOXIME {bin) n. f. Composé C* H' -CIÎ - Az OU, qui so présente sous deux formes « et ?. (L'oxime s s'oI>ticnt en traitant l'aldéhyde benzoïquo par l'hydroxylamine; l'oxime i. se prépare en traitant la première, à froid, par l'aei'Jo snlluritiue étendu d"eau.)
BENZAM-OXALIQOE {bin) adj. Se dit d'un acido CO' H. CO. Az H. C* H'. CO* II que l'on obtient en chauffant vers 180" un mélange d'acide aniidobenzoïque et d'acide oxalique, Syn. oxalamidooen-
ZOÏQUn, OXALBUNZAMiyti;.
BENZAM-SÉBACIQDE {bin) adj. Se dit d'un acide
CO' H. C* H". CO - Az II. C* IP. CO' H,
que l'on obtient en même temps que Vacide dibensam-sé-
A«cfV/«e C'H'»(CO-AzH. CMi'.COMI;' lorsqu'on traite
I etlier diotbylsëbacique par l'acide aniidobenzoïque. Syn.
SliBAMino-BKNZOÏQUE.
BENZAZURINE n. f. "V. BENZIDINE, t. II.
BENZHYDRA20ÏNE {bin) n. f. Produit de condensation de Ihydrazoljenzène avec l'aldéhyde bcnzvUquo. ^Elle a pour formule C* H^-CH = (Az C H*)».]
BENZHJDÈNE (6m) n. m. Radical bivalent C'H'C-H = .
qui n'existe pas â l'état libre.
BENZINDULINE {bin) n. f. Indulino renfermant dcui groupements benziniques. V. induline, t. IV.
BENZOFURFURANE n. m. Syn. de coumarone.
BENZOFUROïNE (6m) n. f. Composé C H'-CIIOH-COCMI'O que l'on obtient en traitant par la chaleur un mélanee do cyanure de potassium, de furfurol, d'aldéhyde bêuzylique, d'aleooi et d'eau.
BENZONAPHTONE {bin) n. m. Composé que l'on obtient en chauJiant vers 160" un mélange dacido beuzoïquo et
de naphtoquinone.
*Be(ETHY (Sigismond), littérateur hongrois, né en 1819. — Il est mort en 1896.
BÉQUIGNAOU n. m. Cépage Touf;e cultivé dans quelques vignobles du Bordelais. (Son aire do culture est peu étendue, car le vin qu'il donne est de qualité médiocre.)
*BÉQUILLE n. f. — Autom. Dispositif de sécurité des voitures automobiles qui consiste essentiellement en nno tige rigide articulée au châssis et terminée par une pointe.
— Enctcl. 11 faut empêcher qu'une voiture gravissant une rampe puisse reculer si le moteur vient à s'arrêter. On a employé pour cela la béquille. Quand on monte une côte, on la laisse traîner sur le soi. Elle est alors inclioée d'environ 30 degrés sur le sol. Si la voilure vient à reculerla pointe, entrant dans le sol, doit s'opposer à ce mouvement.
Ou tend aujourd'hui à abandonner ce dispositif. Il est en effet dangereux, car il faut que la voiture recule pour que la béquille entre dans le sol; si celle-ci ne mord pas de suite (sur le pavé, par exemple), la voiture prend de la vitesse et quand la Déouillc veut l'arrêter, culbute ou retourne la béquille vers l'avant. On préfère aujourd'hui un cliquet placé sur la transmission, soit sur le cardan longitudinal, soit sur le différentiel, et qui est ordinairement relevé, pour ne pas faire de bruit.
Ajoutons que ces dispositifs, béquille ou cliquet, sont moins utiles depuis que les freins à enroulement, qui ne freinent que dans le sens de la marche, ont été abandonnés pour les freins à mâchoires, qui freinent par simple pression sur une jante spéciale concentrique â la roue et sont par suite aussi actifs dans les deux sens de rotation, comme le classicjue frein sur le bandage on fer des roues de voitures ordinaires, dont ils sont un simido perfectionnement.
BÉRARD (saint), frère mincnr, roartyristf au Maroc eo 12-20. Il fut envoyé avec quatre religieux par saint François d'.'Vssise chez les mahomêtans, pour les évangiliser. Il so rendirent d'abord parmi les Maures de Séville, qui les accablèrent de mauvais traitements. Ils s'embarquèrent alors pour le Maroc, où, après diverses tortures, ils eurent la tête fendue d'un coup de cimeterre. Le pape Sixte IV les canonisa en I ISl. — Fête le 16 janvier.
BÉRARD (Alexandre), homme politique fraifçais, né à Lyon en l.*59. .-Ivocat, il entra dans la magistrature, fut substitut du procureur de la République à Saint-Etienne et du procureur général à Grenoble. Conseiller cénéral de l'Ain en 1886, il fut élu comme radical député âe l'arrondissement de Trévoux en 1893 et réélu en 1898 et 1902. Sous-secrétaire d'Etat des postes et télégraphes dans lo cabinet Combes (1902), il a conservé ces fonctions dans lo cabinet Rouvier ^1905). Collaborateur de plusieurs journaux républicains de Lyon et de Bourg, il a encore donné : les Compagnies de colonisation (1891) : m Convention (S. d.); les Deux Chambres, leur histoire, leur théorie; De Vorga-
BERARD — RI'Rf.l'R
nisaiion tlu Sénat, du pout-oir e récuti f et du rtù/ime parlementaire (18S5); Documents d'i'tiidvs sociales, Sur l'amtrc/iic(1897; ; les Invasions de ISI4et fSf'> dans le df^partement de l'Ain i,l88T \ ; la Publicité des exécutions capHalex (1894} ; la /tespunsnbilitè pénaleet la Loi morale (1892) ; les Vaudois, leur histoire du iv» au x\ m' siècle (1888); eic. lia égalemonl public : Cypris, chronique de l'ilc de Chypre au moyen dye (IOOl'j, et Marcella, roman gallo-romain (1902).
BÉRARD Victor), professeur et publicîslo français, aé ou 1S6Û. Elùvo de l'Ecole normale, il en sortit eu 1889 comme agréyù d liistoiro, tit un séjour on Orient en (|uaiilô do Miembro do l'Ecole irau<;aisû d'Athènes, et, do retour eu France, fut nommé Hiaitrc-survcillant à l'Ecolo normale supérieure. Ku IS'-'I. il ])assait ses examens do doctorales lettres avec uno brillante thèse siiv VOriyine des cultes arcadiens, dans lai(Uollo il montrait la permanonco sur lo sol et les rivages do la Grèce des aniiquos iniluciices phéniciennes. Au mùmc cycle d'études appartiout uno trôs curieuse monographie : les Phéniciens de l'Odyssée (1902-1903), oii V. Bérard montre combien lidôlcs sont les descriptions homériques de la Méditerranée. Ex'aminateur ù l'Ecole navale, professeur ù l'Ecole suporiouro do la marine, V. Bérard a en outre publié, dans la • Uevuo de Paris » ou en volumes séparés, un certain nombre d'études de pûliiiijue étranj^ôro, relatives notamment  la (luesttoQ d'Orient et écrites dans un stylo nerveux et brillant. Nous citerons : la Macédoine (189*7); les Affaires de Crête il89Si ; la Politique du sultan (1898); t'Anyleterre et l'/mpérialisme (U'OO); Questions extérieures 'l9iH-l'.'02); Pro Macedonia : l'action austro-russe (1901); la liévolte de l'Asie (1904 ; l'Affaire marocaine (U'06).
BÉRARDI i;Jean-Baptisle-Auguste-Léon), publiciste, né à Marseille eu 1817, mort à Bruxelles en 1897. Il publia dos nouvelles dans les journaux ol lit jouer, entre antres pièces, le Papillon jaune et bleu. Entraîné vers la politique, il entra, en 1S4C, ù. la rédaction de 1' 3 IndépondaDce bol^e w, dont il devint le rédacteur en chef et lo directeur
fiolitinuo en 1S58. Grâce à lui, ce journal, organe des idées ibérales et bien informé, fut lu avec avidité en France, sous l'empire, lorsqu'il n'était pas arrêté à. la frontière. Un certain uombro de ses nouvelles ont été réunies eu volume, sous le pseudonyme de Mané-TUécel-Pharès.
BERARDIUS (bé-rar-di-uss) n. m. Genre de mammifères cétJK'és. de la tribu des ziphiinés, comptant deux espèces qui habitent les mers boréales et australes. (Ce sont de grands souffleurs voisins des ziphius; le berardius Verjax est propre à la mer de Behring, le berardius Arnouxi se trouve de la Nouvelle-Zélande à l'île Chatam.) *BÉRAUD (Jean), peintre français, né à Saint-PétersbouPiT iMi isi9. — Il obtint uno médaille d'or ù l'Exposition île 1S89 (Paris), et lit partie du jury à colle do 1900. Jean Béraud a mis dans sa peinture une note boulevardïèro sj>irituclle , qui n'a pas
Êeu contribué à son succès.
lans SCS sujets soi-disaut sérieux, on sent qu'il se moque ; mais il le fait on pince-sansriro adroit. Il lui était réservé de montrer lo Christ apparaist'mt à des fêtards, dans un restaurant do nuit. D'ailleurs, ces petites toiles proprettes et vernissées , sortes do modernes miniatures à l'huile, ont toujours excité plus de curiosité que de scandale. Tel tableau de Béraud, objet minuscule perdu dans les han<;ars des expositions animelie:», on a été souvent le ^clou û amusant. Somme toute, si l'adresse de ces tableautins prétondus religieux n'est pas niable, il est permis de leur préférer la vivacité des petits nortaits, ou encore l'exactitude aiguisée de certains coins de la vio mondaine, comme le Cercle. Béraud exposait en 1900: la Madeleine chez les pharisiens, la Descente de croi.r, le Christ, l'Elévation et deux Portraits. Il a donné depuis, au Salon de la Société nationale : le Christ lié à la colonne, et Portrait (1901); la Famille du duc de DoudeauvUle, le Christ, la Sortie du lycée, un Portrait et deux Etudes (1903); le Cercle, le Soir et le Contremaître (1901).
BERBAMINE (6èr) n. f. Alcaloïde C" H" AzO» 2lP0, qui a été extrait des racines du berberis vulynris.
BERBÉRAL [bèr] n. m. Composé qui se forme dans l'oxydatioji do la berbérine par lo porraanganato de polassiuiu.
Bercail (li;), comédie en trois actes, do Ilonry Bernsioiii (iymnaso, r.>Oi/. — Evelino est une cérébrale passionnée, aspirant sans cesse vers des bonheurs inaccessibles. Après uno jeunesse sans joie, elle s'est laissé épouser ù vingt ans par Etienne Landry, commerçant intègre, mais pas du tout « intellectuel ■■, ôl qui a plus do deux fois son âge. Premier résultat : elle s'ennuie à commottro une sottise. Second résultat : ollo la commet, en «'enfuyant avec Jacques Foucher, dit romancier, en réalité goujat do lettres mâtiné de faiseur, qui l'a séduilo par son bagout. Quatre années durant, ollo reste à ses côtés, quoique revenue de toutes ses illusions, ennuyée comme devant, et par surcroit écœurée; car Jacques l'oblige à vivre dansi un milieu pire que bohème. EUo lo quitte, se fait actrice, vient jouer à Lyon, où Landry habite avec leur bébé. La nuit de Noél, elle est prise d'un irrésistible désir de le revoir, ce pulit. Uno vieille bonne dévouéf l'introduit dans la maison do Landry, 01 ce derûior la surprend. 11 croit no laimcr plus — il est môme sur lo point «lo se remarier — mais il est demeuré jaloux, partant laiblo. Elle se traîne à ses pieds, l'implore D abord implacabli-. il finit par fléchir. Evelino resto. Jusqu'à quand?... On peut se le doniandor, car elle a été présentée comme foncièrement éL'oïsie,
Lo sujet est fort usé. L'auteur n'en a que plus do mérite à vn avoir tiré une pièce dont lo premier acte
Béraud.
moins est très beau par la netteté do 1 exposition et la vôhémenco des caractères, où lo second, on apparence Caneaiiiral, peint de touches vigoureuses un monde point du tout imaginaire. L'ieuvro, en son ensointdo, confirme los fortes qualités de dramatistc de Henry Bernstein.
BercaiRE (saint , abbé de llautvillors en Champarnio, né vers 630, mort en 690. Il était issu dune famille illustre
d'Aquitaine. D'abord moine â Luxcuil, il détermina l'archevéquc de Uoims, saint Nivard, à fonderie monastère de IlautviUers. Il mourut assassiné. — Fèie le 26 mars et lo 16 octobre.
*BERCEAU n. m. — Arlill. Organe spécial aux affûts do canons de 75 '"/"' à tir rapide. V. canon.
— Encvcl. Dans le canon do 75 "/"■, la pièce, constituée par l'ensemble de la bouche à feu proprement dite et du frein, ne repose pas directement sur l'alTûi, mais sur un organe intermédiaire appelé berceau. Ce berceau so compose de deux ailes — la droite et la gauche — qui
se terminent à l'avant par des demi-tourillons pivotant
"■ . et qui pc
un secteur denté, muni d'une oreille dans laquelle s'engage
dans les sons-bandes de l'atrùt. et qui porte,
ons pu nt à Va
un des tourilluus de la lête de la vis de pointage.
Le corps de frein, lui-même, soli-lairo do la pièce, est à l'arrière, réuni au berceau par la douille-écrou de la vis de pointage. Et à l'avant, les deux tourillons de ce corps de frein totirncnt dans les deux demi-tourillons du berceau. (.'0 dipositif est utilisé dans le pointage en hauteur pour corriger l'angle do site, c'est-à-dire pour tenir compte de ladiiréreuce éventuelle de niveau entre le terrain où la pièce est mise en batterie, et le but sur lequel on tire. A cet effet, le berceau i)orte un secteur gradué et un appareil do visée appelé collimateur, fixé parallèlement à la ligne passant par le zéro do ce secteur. En dirigeant cette ligne sur le but on fait i»ivotor rcnsemble de la pièce et du berceau autour dos tourillons de celuici, jusqu'à ce que Taxe do ce berceau, et par suite l'axe de la pièce, fasse avec l'horizontale un angle égal à l'angle do site. Dès lors, il n'y a plus qu'à pointer la pièce en hauteur en lui donnant 1 angle de tir correspondant à la dislance, comme si la pièce et lo but se trouvaient au même niveau. Lorsque lo but n'est pas visible de la pièce, on peut donner au berceau l'inclinaison voulue à laide d'un niveau à bulle d'air, au- (|uel ou fait marquer l'angle de site mesuré directement.
*BerCHÈRE( Narcisse), peintre français. — Aux œuvres de cet artiste déjà signalées, il convient d'ajouter, parmi ses dernières toiles : le Puits de Jacob en Syrie, \ ue du Nil, Mosquée au Caire, Crépuscule après le simoun. Berclière, dont la palette n'est pas sans afiinilés avec celle de Fromentin, a, comme lui, tenu la plume avec talent. Son ouvrage le Désert de Suez, cinq mois dans l'isthme (1863), est remarquable par roriginalito des aperçus et le coloris du slyle.
BERDANELLE {bèr-da-jièl') n. f. Nom vulgaire d'un champignon comestible, la russule verdoyante.
BERELLAIA {bè-rèl-la-ia} n. f. Genre de mollusques gastéropodes prosobranches, de la famille des aciculidés, comprenant des formes fossiles dans le tertiaire éocène du bassin de Paris. (La berellaia Fischeri est une petite coquille allongée, cylindrique, tronquée, à spire plate.)
BÉRENGER (Henry), littérateur français, né à Rusles en ISO":. Président de TAssociation des étudiants, Il a collaboré à diverses revues et s'est fait connaître du grand public par un livre de vers, l'Aine moderne (1892). Bientôt il débutait dans le roman avec VEffort (1893), où il exposait une morale do l'effort appliqué au devoir, le devoir étant l'amour. Vinrent ensuite : VAristocratie intellectuelle (1895) ; la Proie (1897), curieuse étude de mœurs politiques; la Conscience nationale (1898), où il traitait de la crise de l'éducation nationale et du prolétariat intellectuel; la France intellectuelle (1S90) ; È^sai sur le théâtre de l'dme d'Edouard Schuré (1900). Déjà très mêlé au mouvement politique, il devint membre du bureau de l'Association nationale des libres penseurs fi90?), et prit la direction du journal « 1" Action •>, d abord avec lex-abbé Charbonnel et Marguerite Durand, puis en iyû4, il resta seul directeur. ^'. Action.
BéRENGER-FERAUD I Laurent-Jean-Baptiste), médecin et écrivain français, né à Saint-PauI-du-Var (Alpes- Maritimes) en 1832, mort à Toulon en 1900. Entré dans le service de santé de la marine, il devint médecin en chef en 1872, directeur du service de santé en 1884, et correspondant de l'Institut. On lui doit de nombreux ouvrages: Traité clinique des maladies des Européens du Sénégal (1875-1878); les Peuplades Ue la Sénêyambie (1879); la Martinique (1881); la Jlace provençale (ms); Itéminiscences populaires de la Provence (1885) ; Traité théorique et clinique de la fièvre jaune (1899) ; etc.
BÉRÉNICE (sainte), vierge et martyre, morte en Mésopotamie Tan 304. Elle était issue d'une noble et riche famille d'Antioche. Son père était pa'ïen. Durant la persécution do Dioclétien, elle s'enfuit avec sa mèro sainte Dommine et sa sœur sainte Prosdocé, à Edesse, en Mésopotamie. Mais sou père les dénonça et on donna l'ordre de les conduire à Hiéraplo, en Syrie. Durant le voyage, elles se précipitèrent dans une rivière pour échapper à la brutalité des soldats. L'Eglise, qui condamne do pareils actes en général, a voulu rendre hommage ici à la grandeur héroïque do l'intention, en honorant la mère et ses deux filles comme martyres. — Eèto chez les Grecs le 4 octobre, chez les Latins le 14 avril.
Berenson I Bornliard). critique d'art de langue anglaise, né près de AVilna (Lithuanie) en 1865, élevé à Bostun. Il compléta ses études à Paris, à Oxford et à Berlin; il visita ensuite l'italio et la Grèce et publia de nombreux articles, non seulement dans les revues anglaises, mais dans la .1 Gazelle des beaux-arts % la » Revue archéologii|ue u, la « Revue critique »; les plus importants do ces articles ont été réunis en 2 volumes sous le titre : Study and criiicism of Italian art {1901-lOOî). En 1894, parut son premier grand ouvrage : Vcnetian painters, suivi, un an après, do Lorenso Lotto. Puis vinrent les Florentine painters (1896) et les Central Italian painters U897), complotés par les Aorth Italian painters (1906). Il y soutient la thèse que l'objet de tout art est l'exaltation "de la vio, et que les instruments propres à atteindre cette lin sont, dans les arts plasti((Ueset graphiques, les a valeurs tactiles », c'eslà-dire la forme et lo mouvement. En 1903, il donna the Drauungs of tUe Florentine painters, où il a classé, on eu déterminant do façon certaine l'auteur, eliaquo dessin connu de cette école. Cotte recherche l'a amené à refaire dans ce dernier ouvrage toute l'histoire do la peinture tlorenlino depuis Fra Angelieo jusqu'à Michcl-Ango. Berenson a épousé en 1900 Marie \V. Cos- TULLOiî, née Plarsall-Smith, do Philadelphie, critique
d'art distingué, qui est devenue collaboratrice à la • Gazette des beaux-arts » sous le pseudonyme de Mary Logan.
BeRENY (Lovas-), ville dAutriche-Hongrie(Hongric- Occidoiitalo [comitat do Stuhlweissonburgjj ; 4.0U0 liab. Vignobles, lainages.
Berestovaxa, ville de la Russie (gouv. de Tauride) ;