hab
Beretchka-PALANKA, ville d'Austro-Hongrie (Bosnie,!, surla Save, grossie de l:i fie re tvhka ; 3.000 hab. Draps. BËREZOmx n. f. Chromocarbonate naturel do plomb.
Berg (Lodewyk Willem Van dhn), jurisconsulte hollandais, né à llaarlem en 1845. Il fut employé au ministère des finances à Batavia et, en 188". devint professeur à l'Institut de Delft formant des fonctionnaires pour les Indes. 11 a publié do nombreux écrits sur le droit musulman, sur le clergé mahométan et les biens ecclésiastiques à Java et à Madura en hollandais; en français» il a donné : le Guide des zélés croyants ; Manuel des jurisprudences musulmanes ; le Hadramaout et les Colonies arabes dans l'archipel Indien; etc.
Berg (Norbert Pieter Van den), agent principal do la Banque nécrlando-indienne né en 1830. Nommé en 1873 président de la Banque de Java et, en cette qualité, auteur de rapports remar<(ués sur le marché monétaire à Java, il a publié, en outre, de nombreux opuscules relatifs aux linanet'S. qui lui valurent d'être nommé par l'université de Leyde docteur honoris causa.
BergambaCHT, ville du roy. des Pays-Bas (prov. de Sud-lloUaudc), sur le Leck ; 4.000 hab.
Bergansius (Johannes Willem), officier et homme politiijue hollandais, né à Delft en 1836. Il conquit successivement se.s grades dans l'armée et, en 1887, fut nommé colonel et directeur des établissements réservés de l'artillerie. De 1S88 a 1891, il fut ministre de la guerre. En 1890, il était général major et, en 1890, lieutenant général. En 1898, il fut mis à la retraite et, en 1901, il était élu député d'Elst. Il devint pour la seconde fois ministre de la guerre dans le cabinet Kuyper et lo resta jusqu'en 1905. Catholique, il défendit contre son parti lo service militaire personnel, mais, par l'obstruction do ses coreligionnaires, le projet de loi no put pas être discuté jusqu'à la fin, et ce n'est pas son nom qui est attaché à cette réforme.
^ BERGE n. f. — Encyci-. La berge est considérée comme l'accessoire du cours d'eau, du canal, du fossé ou du chemin quelle borde. Son entretien incombe dès lors au proi»riéiaire de la partie principale.
La conservation des berges des rivières navigables et flottables et des grandes routes est assurée par l'Etat. 11 en est do même de celle des canaux de navigation dépendant du domaine ]iublic, sauf lorsque ces canaux ont l'ait l'objet de concessions à des tiers. Dans ce cas, il appartient aux concessionnaires d'elTectuer les réparations utiles. Les communes ont à leur charge l'entretien des berges dos chemins vicinaux.
Les propriétaires riverains sont tenus de la conservation des berges des rivières non navigables et flottables, afin d'éviter toute déperdition d'eau qui pourrait être dommageable aux propriétaires des fonds inférieurs (application de l'art. 644 du Code civil). Lorsque des travaux sont eflectués au bord do la rivière en vue de l'alimenlation d'une usine située en aval, l'entretien des berges incombe à l'usinier au jiroGt exclusif duquel ont été faits les travaux; mais, si ces travaux profitent également aux propriétaires riverains, ceux-ci sont tenus de supporter les frais d'entretien concurremment avec l'usinier.
Berger (Georges), homme politique français, né à Paris en 1834. — Ingénieur des mines, il se distingua dans l'organisation de diverses Expositions universelles tenues à Paris, depuis celle do I8G7. Il a été directeur général de l'Exposition de 1889 et membre de la commission supérieure de celle de 1900. Elu, comme républicain, député de la 2' circonscription du IX* arrondissement de Paris en 1SS9, il a été successivement réélu en 1893, 1898, 1902 et 1906. Il a été élu membre libre de l'Académie des beaux-arts en 1903. Il a combattu la politique du cabinet Combes. On lui doit do nombreux et importants travaux relatifs aux Expositions et aux questions douanières. 11 a contribué, par son activité inces- , Georges Bcigcr. santé et éclairée, à la fondation
du Musée des arts décoratils et à son installation au pavillon do Marsan. Citons encore : /'A-/ dans l'industrie (1884): l'Ecole française de peinture depuis ses origines jusqu'à la fin du règne de Louis A'/V (1879).
"^ Berger (Samuel', théologien et écrivain français, né en lîiii3. — Il est mort à Sèvres (Soine-et-Oise) en 1900. Pasteur luthérien do la paroisse du Gros-Caillou (Paris), professeur et bibliothécaire à la faculté de théolo^ie^ protestante do Paris,ses principales œuvres sont : F.-Ù. îtaur, les Origines (1807); contribution importante à 1' <■ Encyclopédie des sciences religieuses •; la Uible au xvi* siècle (1879) : la Uible française au vwyen dgc (1884). thèse pour le doctorat en théologie, couronnée par l'Académie des inscriptions: flistoire de la Vuli/ate {IS^S), thèse pour lo doctorat es lettres, couronnée par l'Académie des inscriptions : etc. 11 fut membre de la Société nationale des antiquaires do France et de l'.Vcailémie royale de Madrid, docteur des universités de Cambridge, Dublin et Leipzig.
Berger (Panh. chirurtrien français, frôro du précodent, né à Beaumont-sur-le-Khin en 184.^, professeur de ehnique chirurgicale à la Faculté de Paris, chirurgien des hôpitaux. On lui doit de très importants travaux dont les plus récents sont relatifs à l'amputation du membre supérieur dans la contiguïté du tronc, au traitement des hernies, au traiïeinent des nertes étendues de substance par la méthode italienne moditiéc.
Berger (Théodore), administrateur français, frère des précédents, né on 1848, mort à Paris en 1900. Blessé
et décoré au siègo de Slrasbourff (1870) comme sous-lioutonant de la garde mobile du lias-Kliui, il lut, après la guerre, secrétaire do laSocictt; do proti-ctioa dos Alsaciens-Lorrains, fondée par d'ilaiissonville. Kinaûcicr très habile, il a été administrateur do la liaiuiuo impériale ottomane, qui connut sous lui une ^^rande prospérité. Il prit une part très active :i la réorganisation financière et administrative do l'empiro ottoman (chemins de fer de Sniyrno-Cassaba, de Salonique-Constantinople, do Bej'routh-Daraas, etc.)- Vico-prcsident du Comptoir national d'esconipto (Paris), il l'a reconstitué sur ses bases actuelles, avec Denormandie.
*Berger (Klie), fréro des précédents, né en 18.^0. —Il a été élu membre du l'Académie des inscriptions en 1905.
Berger fJulius), peintre autrichien, né à Neulitschein on 1850, mort à Vienne en 1902. Il s'adonna avec succès à la peinture d'histoire. II est l'auteur du remarquable plafond du Musée impérial do Vienne, où il a groupé les Halisbonvff, bienfaiteurs des arts. Berg^er avait remporté le prix do Komo en Autriche, en 187 1. II est mort professeur à l'Ecole des arts décoratifs do Vienne. ^BergERET (Jules-Victor), bommo politique français, né à Paris en 1839. — II est mort à New-York en 1903.
^Bergeret (Doois-Piorro), peintre français, né à Villcparisis en 1845. — Bcrgcret, qui no cesse do prendre part aux Salons annuels, a ouvoyo à l'Exposition universelle de 1889 : Raisins, Nèfles, Perdrix, et à celle de l'JOO : Fruits f Sur les sables; Goûte, Totor, à la sauce, et enfin les Crevettes, l'œuvre la plus connue de l'arlisto, déjà exposée en 1877. 11 s'est vu décerner une médaille d'argent aux deux Expositions.
Bergeret ( Monsieur), personnage d'Auatolo France. V. t. V. Histoire coNTiiMPORAiNn. *Berger0N (Etienne-Jules), médecin français, né à Moret (.Scino-et-Marne) en 1817. — Il est mort à Paris en 1900.
Bergeron (mal.\dik de). Méd. Forme de chorôe électrique, caractérisée par des secousses rythmiques qui se produisent à intervalles plus ou moins éloi^'-nés. (Elle so montre de préférence chez les enfants et parait souvent en rapport avec des troubles gastro-intostinaux, v. chorkh.)
Berges (Aristide), ingénieur français, né à Toulouse en 1833, mort à Lancey (Isère) en 1901. Sorti do l'Ecole centrale, il s'était établi à Lancey, où il fonda uno papeterie : c'est là qu'il eut l'idée d'utiliser les hautes cliutes des montagnes dauphinoises, et il y consacra une vie d'etïorts hardis, de travail persévérant et do volonté tenace. Il réussit au point de capter des chutes d'altitudes diverses, donnant do 500 à 4.000 chevaux-vapeur. Il fut donc l'inventeur de cette houille blanche, qui est aujourd'hui à l'ordre du jour dans tes centres industriels des pays de montagnes. On doit à Berges ditl'érentes brochures intéressantes sur la houille blanche.
Berges (Ernest-Georges), peintre français, né à Bayonne eu 1870, élève do Bounat, Alb. Maignan et Achille Zo. Il obtint une 3« médaille, en 1894, avec uno Fuite en E impie ; en 1897, un Saint Georges vainqueur, d'allure picaresque et originale, lui valait uno 2* médaille et uno bourse de voyage. A l'Exposition universelle do 1900 (Paris), il obtenait uno médaille d'argent [Flamencas, S médaillons décoratifs, etc.); Visite à l'usine (1901); Portrait, et 11 el Tango » (1902; ; Espagne (1903) ; Sous les bombes, Saraf/osse en fS09, et Portrait (1904). Talent fortement coloré. Berges a subi profondément l'indueuce de l'Espagne, dont il a fait une étude spéciale. *Berg (Ludvig-Kudolph-Sophus), naturaliste danois, né à Copenhague en 1824. Médecin des hôpitaux, il s'est fait connaître par une série de travaux sur l'anatomio comparée des mollusques (1853-1905). Il faut citor notamment ses recherches sur les lamellariidés (Marsenia) [1853], sur les éolidies (1885), sur les opisthobranches provenant des campagnes de l'Hirondelle (1893), sur les lamellariidés récoltés par le Cliallenger (1880), et un nombre considérable de mémoires parus daus lo " Zeitschrift fur Wissenscbfaten zool » ; le « Kosmos u ; le o Zooiogische Anzeigor >' ; etc.
Bergh (Séverin), historien suédois, né à Stockholm en 1858. Il étudia à Upsal, où il défendit sa thèse : Charles IX et la noblesse suédoise {i607-iGQ9) et entra aux Archives du royaume à Stockholm, où il dirigea d'importantes publications de textes {Svenska riksrâdets protokoll, depuis la 4* partie; Svei'iges riddersicaps och adels protokoll, avec série, depuis la 9' pariie).
Bergh (Richard), peintre suédois, ne à Stockholm on 185S. Elève de l'Académie des beaux-arts do Stockholm et do J.-P. Laurons à Paris, il est devenu l'un des peintres les plus réputés de la Suède. U a exécuté, particulièrement, de beaux portraits. Au Salon de Paris, en 1883, il obtint uno troisième médaille avec : En Suède, à la tombée du soir. Ses envois à. l'Exposition universelle de 1880 lui valurent une médaille d'or. Il a figure également à, l'Exposition universelle do 1900 avec Te Chevalier et la Jeune Fille, l'une iJo ses meilleures œuvres, et le Portrait d'Eva Bonnier, artiste suédoise.
Berghofen, ville d'Allemagne (roy. de Prusse [prov. de ^Vestphalie, présid. d'Arusberg]) ; 3.000 hab. Viguonles ; produits chimiques. Aux environs," gisement de fer.
BerGIS ou BÉRÉGISE (saint) , abbé né en Lorraine vers le milieu du va' siècle, mort dans les Ardennes vers la un du vu" siècle. D'abord moine dans le monastère de Saiot-Tron, il devint confesseur de Pépin d'Héristal, dont les libéralités l'aidèrent à fonder le monastère de Saint- Hubert, dans les Ardennes. Il en fut le premier abbé et y mourut. — Fête le 2 et lo 3 octobre.
Bergondo. comm. d'Espagne (Galice ^prov. de la CoroL,'iie; , sur le Maudeo ; 6.000 hab. Elevage.
Bergreichenstein, ville d'Auslro- Hongrie ( Bohême), ch.-l. de district, non loin de la Vatiava, sous-affluent de l'Elbe par la Moldau ; 3.000 hab. Papeteries , fabrication détoftes do laine, verrerie; posséda jadis des lava,L:r^ >j'ur.
Bergson .Henri), philosophe français, né à Paris en 1859. Issu d'une famille d'orii^ine irlandaise, il fut admis, à titre détrangcr, à l'Ecole normale, puis naturalisé Français, et reçu ai^^régo de pliilosophie. Docteur es lettres en 18S9. professeur dans divers lycées de Paris, maître do conférences à l'Ecole normale, il a été nommé ensuite
Bergson-
professeur au Collège do Franco (1900) ot membre de l'Académio des scienres morales (1901). Psychologue pénétrant et rafliné, Bergson a cherché la solution des principaux problèmes, ou plutut des malentendus do la métaphysique, dans uno analyse plus profonde des phénomùucs do la conscience, où il aperçoit comme le déroulement continu d'une même trame d'états so pénétrant les uns les autres, et dont il exprime les nuances multiples dans une langue imagée ot sobre. Nous citerons do lui : Essai sur les données itnmédiales de la conscience {m,0)\ Matière et mémoire, essai sur la relation du corps à l'espritl ISO":); le /tire, essai sur la signification du comiijue (1900); etc.
BÊRILLON (Jusiin-/iX'/«r- Eu;4èno), médecin et psychologue français, né à Saint- Fargoau (Yonne) en 1859. Il fit, ses études à Paris et devint l'élèvo assidu de l)umont))allier el, plus tard, son meilleur cullaboralour. Elève aussi de Paul Bert, il apporta dans l'ét udo des phénomènes do l'hypnotisme une mctnode scientifique inconnue avant lui. Il fut secrétaire général du premier congrès international de l'hypnotisme (1889), puis du second (1900). Successivement professeur à l'Ecolo do psychologie, directeur de cette école, il dirige la « Revue do l'hypnotisme et do la psychologie n. Berillon a créé la méthode hypno-pédagogiquo si employée pour la lutte contre l'alcoolismo. Professeur libre à la Faculté do médecine depuis 1887, il a vulgarisé les méthodes employées pour la suggestion et Vortho/.édie pédagogique. Enfin, il a publié un grand nombre do travaux disséminés dans diverses revues.
Berka-AN-DER-ILM, ville d'Allemagne, ch.-I. d'un canton du grand-duolié de Saxe-Weimar, sur rilm. sousafrtuent do lElbo par la Saale ; 2.000 hab. Eau.x minérales sulfureuses et ferrugineuses; draps.
Berkshire (race poucink de), variété anglaise de suidés, issue de croisements entre les races siamoise, cochincliinoise et la race napolitaine. (De couleur noire ou noir mélangé de blanc, le porc de Berkshire est un animal à corps allongé et cylindrique, d'une rusticité et duno fécondiié remarquables. [V. porc, t. VI].)
Berlaer, comm. de Belgique (prov. d'Anvers [arrond. de Malincs;), nou loin do la Grande Nètiie, sous-a!tluent do l'Escaut par le Rupel; 4.850 hab. Dentelles, toiles.
BerLAERE, comm. de Belgique {prov. do Flandre - Orientale f arrond . de Terinoudo j), prés de l'Escaut ; 4. 600 hab. Filatures. Vaste étang.
BERLAUITE n. f. Substance minérale, qui est un produit d'altération voisin de la cblorite.
BerlEPSCH (Ilans Eduard), peintre, dessinateur et écrivain suisse, né à Saint-Gall en 1852. Il se perfectionna dans la peinture à Munich. Avec le prince Kotzebue, il assista aux opérations de l'armée russe en Bulgarie et en Turquie pendant la guerre de 1879, puis il voyagea en France et en Espagne. Il a beaucoup produit; "ses peintures à l'huile et ses aquarelles sont estimées. Comme dessinateur, il publie dans des journaux illustrés des vues et des monuments do la Suisse et des pays qu'il a visités. Il a aussi beaucoup écrit sur son art eu allemand. On i)eut citer : la Itenaissance allemande, qu'il publia en Suisse (1873); Album d'architecture italienne du xW s/éde (1875); les Eaux-fortes de Rembrandt (1880); la Suisse centrale et la haute Italie (1884); Origine et développement de la peinture sur verre en Suisse; tes Trésors de l'art décoratif dans les antif/uiiés de la Souabe (1886) ; Motifs d'architecture allemande il y a trois cents ans; l'Exposition nationale allemande d'art décoratif à Munich (1888), sans compter d'assez nombreux poèmes à propos de dilï'érenies expositions, sur les Alpes, sur l'art appliqué aux métaux, etc.
Berlet (Edmond), homme politique français, né et
mort à Nancy (1837-18SG). Avocat au barreau do Nancy, il fut élu, en 1871, représentant de la Meurthe à l'Assemblée nationale. Membre do la gauche républicaine, il appuya la poliiiquo de Thicrs. Elu député de Nancy (1876), il fut réélu (1877), puis, en 1881, il fut sous-secrétaire d'Etat aux colonies dans le 2* cabinet de Freycinct (30 janv.-7 août 1882). En 1883. il était nommé sénateur de AIcurthe-et-Moselle, en remplacement do fou Varroy.
BerLIER (Jean-Baptiste), ingénieur français né à Rive-dc-Gier i,Loire) en 1843. Après avoir suivi les cours de l'Eoole des mines de Saint-Etienne, puis de l'Ecolo centrale de Lyon, il dirigea une usine do produits chimiques sise à Saint-Fons. Mis un peu plus tard à la tête de la première compagnie de vidanges de Lyon, il exécuta d'intéressantes recherches sur la distillation des urines et leur transformation en sulfate d'ammoniaque. Inventeur d'un système de vidange pneumatique expérimenté à Paris dès 1882 et généralisé depuis daus la capiiale, Bcrlier est surtout connu par la réalisation du siphon Clichy- Asnières, difficile entreprise exécutée sous la Seine au moyen de la méthode dite n du bouclier a (1892-1894), et par la construction d'un tramway iubidaire souterrain (1906), le tube Bevlicr, qui, en reliant Montmartre à Montparnasse, complète le réseau du Métropolitain de Paris.
Berliner Tageblatt {Journal de Berlin), fondé en 1873, et dont le rédacteur en chef, le D' Levysolm, avait, en 1870, rédigé le Moniteur prussien à Versailles, organe d'opposition modérée. Il a été un instant eu butte aux poursuites du gouvernement, à cause de ses attaques assez vives contre le prince de Bismarck. A maintes reprises, ses correspondants ont été expulsés des pays où ils résidaient, à cause des appréciations dépourvues de bienveillance de leurs correspondances. Cette mésaventure est arrivée notamment à Levysohn, lui-même, expulsé d'Autriclie par le cabinet Auersberg; à Bœrenfeld, exjiulsé de Russie on IS71 ; à Otto Brandes, expulsé de France eu 1893.
Berlitz Iméthodl:}, méthode pour l'enseignement des lau'^ues vivantes, ainsi nommée au nom de son auteur, le
BERGER — BERNARDAKIS
professeur Maximilicn BKnuTZ, né en 1852 dans uno petit© ville du Wurtemberg. C'est en Amérique, où il était allé s'établir en 18C9, que Berlitz imagina sa nouvelle métbodo. U enseignait les langues vivantes d'après la méthode grammaticale traditionnelle lorsque, ayant eu atTaire à un élève avec qui il ne possédait pas d'idiome commun, il dut recourir aux moyens les plus • naturels », les plu» « directs », do lui communiquer son propre lanj^'ago. Lo prmcipo général de la méthode Rerlitz est en eiret l'emploi exclusif do la langue enseignée. Il s'agit d'associer « directement » la pensée do l'élèveavcc la langue /'TaniL'.'-rc, sans l'intermédiaire do la langue maternelle. I. .-m-
ployés sont : !• renseignrnienl parla p. ,,ns
de choses,; 2» l'enseir^'aenient par l'asso- , . ..g*
3» l'enseignement do' la grammaire par des ciemples! Ainsi lo ^irofesseur d'allemand, mis pour la première fois en face d un élève ignorant tout de cette langue, lui montrera uno table en lui disant, non pas : • La table se dit der Tisck ., mais : < das isl dvr Tisch . : puis, indiquant les dimensions de la table par un geste de la main, il lai dira : « der Tisch ist lan*,, ist bretl, etc. », 11 accomplira ensuite des actions simples en di.sant ce qu'il fait, et rendra ainsi l'élève capable d'employer dos verbes. Quand il s'agira plus tard d'exjjrimer des idées abstraites, ou de dégager les notions grammaticales des exemples cités, le professeur devra user d'assez longs détours, mais toujours en recourant à lintuition. On voit que celte méthode peut être dite » naturelle •>, et on l'a comparée avec assez de raison à la méthode socratique.
La méthode Berlitz s'est répandue dans les Etats-Unis et en Europe; les établissements qui en font usage s'appellent the Rerlitz scfiools of languages (écoles Berlitz de langues vivantes). — Il est à remarquer que la méthode « directe • d'enseignement des langues vivantes, préconisée en France par Firmery, Hovelaquo, Schweitzer, ot imposée dans l'Université depuis 1901, est une adaptation de la méthode Berlitz, modifiée en raison du uomure, de l'âge des élèves, ot des examens auxquels ils se préparent.
— BiBLioGR. : Marc de Valette, la Méthode socratique et la Méthode Rerlitz [Périgueux, 1901).
Bernadette Soubirous, la « vovante » de Lourdes, née à Lourdes en lsi4, morte à Nevcrs en 1879. FiUo dun meunier très pauvre, elle fut l'ainée de six enfants. Elle avait quatorze ans, quand se produisirent les événements de Lourdes. (V. LouanES au t. V.) En 18G6, elle entra dans l'Institut des sœurs de la charité de Nevers, où elle mourut, sans avoir revu Lourdes.
— BiBLiOGR. : G. Beririn, Histoire critique des événements de Lourdes (Paris, 1905).
Bernard (Octave), magistrat français, né à Mootmorillon en 1844, mort à La Triraouille (Vienne) en 1961. Avocat à Bordeaux, puis avocat général à Nîmes, substitut du procureur général à Paris, avocat général et procureur do la République à Paris, conseiller ù la Cour do cassation, procureur j,'énéral à Paris, il remplit les fonctions de procureur général près la Haute Cour lors du procès intenté à Déroulède, Marcel Habert, etc., pour complot contre la sûreté de l'Etat. Il fut ensuite (1900) nommé président de ciiambre à la Cour de cassation.
Bernard, prioco héritier de Saxe-Meiningen, né à Meiningen eu 1851, fils du duc Georges et de la dochesse Charlotte, fille du prince Albert de Prusse. II prit part à la guerre de 1870 daus l'état-major de la -l' division de cavalerie, fut nommé commandant en 1878 dans le l"régiment de la garde ù Poisdam, fut détaché eu 1882 au grand état-major, puis devint colonel (1887), général de brigade (1889) et général do division dans la yarde (1891). Il avait épousé en 1878 la princesse Charlotte, tille aiuée de l'empereur Frédéric III et sœur de Guillaume II, née à Potsdam en 1860. Amis des lettres et des arts, les deux époux eurent do nombreux démêlés avec l'empereur Guillaume II, qui roj^rocha au prince Bernard de négliger ses fonctions militaires et, en 1893, le mit en disponibilité. Rentré en grâce, l'année suivante, le prince reçut successivement le commandement du VI* corps d'armée à Breslau, du III* corps d'armée à Berlin de la garde impériale, puis fut nommé inspecteur général de l'arméo et commandant d'armée en cas de guerre.
Bernard (Paul, dit Tristan), romancier et auteur dramatique, né à Besançon en 186t;. II débuta en 1894 par des contes écrits en collaboration avec Pierre Veber : Vous m'en direz tant ; puis, l'année suivante, il donna au théâtre de l'Œuvre son amusante fantaisie en un acte, les Pieds nickelés, qui fut reprise maintes fois dans la suite. Il allait d'ailleurs se faire une spécialité de ces pièces brèves, où la cocasserie de l'intrigue le dispute à celle du dialogue. Ce fut encore le théâtre do l'Œuvre qui représenta pour la première fois le Fardeau de la liberté (1897) ; entre temps rOdéon avait accueilli Allez messieurs/ (1897). Dès lors, ces bouffonneries en un acte se succèdent sans interruption : Franches lippées (l898) ; une Aimable lingère (1899) ; le Cambrioleur (ISOQ) ; Je vais tit'en aller (1898) ; le Seul bandit du village (1898) ; le Vrai Courage (1899) ; et ce vaudeville si souvent joué uu peu partout : l'Anglais tel qu'on le parle (Athénée, 1899); la Mariée du Toiiring-Club (Athénée, 1899) ; r^y/'uire -l/a/A/e» (Palais-Ro^-al, 1901); Daisy (Renaissance, 1902) ; la Ronde à Léon (Nouveautés, 1902) ; le t"(ip/i/(Maihurins, 1904) ; les Coteaux de Meudon (Vaudeville, 1905); Trinlepatte (Athénée, 1905) qui a été un succès dans le genre boulTe; etc. Tristan Bernard n'avait pas abandonné le conte; il en publia de nouveaux recueils : Contes de Panttuche el d'ailleurs (1897) ; Sous toutes réserves (1898). Sou chef-d'œuvre, par la finesse de l'observation et la discrétion de l'humour, les Mémoires d'un jeune homme rangé, date de 1899 ; son roman, un Mari pacifique, pairut en 1901. Tristan Bernard a aussi collaboré avec Alphonse Allais et écrit avec lui Silvérie ou les Fonds hollandais {un acte): il a de plus fourni au musicien Claude Terrasse le livret d'un opéra brfuffe eu deux actes joué au théâtre des Mathurins en 1900 : la Petite Femme de Loth (1901).
Bernardakis (Demetrios), poète et phUologae grec. né à Mitylène en 1834. II fit ses études à Athènes, à Munich, à ëerlin où il fut reçu docteur en philosophie. Professeur d'histoire à Athènes, de 1861 à 1869, il devint précepteur des princes royaux, puis se retira dans son pays natal. Citons, parmi ses principales œuvres, le poèmo satirique Graomyomachia X-^^d' ; la \é^eïiàe Eikasia {l856;; les drames Maria Ûoxapatri ^1858) ; les C y psehdes {i&GO] ; Merope (1866); Euphrosyne (1882); un poème comique.
BERNARD — BFJITEAUX
Pcridromos et les fragments li'un po^me <^Iépia<jue, Planés. Il a piiblii^ aussi dos oiivrapos dliistoiro el de philologie, onlre anircs iino t'-'iition ilKuripido, dont les commentaires snsr-iitTenl entre l'auteur et les hellénistes allemands de violentes poIémi"iues.
BeRNARD-DEROSNE (Charles), t^rrivatn français, né el mort à Paris (18L'5-iy04>. Il lit d'abord partie do larméo comme capitaine d"6l:it-major. Son premier ouvrage, Dix an$ d'impériulismf en France, parut en 1863, ainsi que jifénwireti sur la reine IIû){ense. Ensuite, il publia Dans tous les pays (1861) ot do bonnes traductions do romans anglais el autres. Romancier lui-mAme, il écrivit : Lucie de Courceuitles {l&l^i) : te Château de Tremble ll$19) ; la I)estint'e {I90i) : etc. Il avait épousé Julio Bernât, sociôtairo de la Comédie-Française, où elle joua sous lo nom de M"» Judith.
Bernardin (Napoléon-Maurice), professeur et publiciste. né à l*aris en 1856. Elôvo do l'Kcolo normale supérieure, açrrégô des lettres en 1879, docteur es lettres en 1895, ironseigna successivement la rhétorifjno dans divers lycées, entre autres à Charlemagoo, à Pans. Ecrivain élégant ot éruilit. il a beaueou» publié sur lo xvii' siècle,
5u'n connaît i fond. On lui doit un Théàlre complet de laeine, en 1 vol.. très rirliement documenté ; m» î'récnrseur de Itacine, Tristan l'Hermile {1601-1655), ouvrage de minutieuse et solide érudition (thèse, 1895), couronné par l'Académie française; De Petro Monmauro (1895, thèse); I/oinmea et mfrurs au xvii* siècle (1900); Devant le ride m, recueil do conférences données pour la plupart ù l'Odéon ; la Comédie italienne en France et les Théâtres de la foire et du boulevard (1902) ; Contes et causeries (1903) ; etc. Il a donné une édition de Puhjeucte, des recueils classiques d'auteurs français ties trois derniers siècles et des articles de littérature dans le Xuuvf'au Larousse.
Bernardine la bienheureuse), du tiers ordre de Saint- Krançois, en i;spagne; on ne connaît exactement ni la ville, ni répoijm- ou elle vécut. — Kéie le 21 septembre
BerNARD-PTOLOMÉE saint) .fondateur des olivctains, né à Sienne, en Italie, en 1272, mort en i;îi8. Issu de l'iliusire famille des Ptoloméi, il remplit avec honneur les premières charges de sa patrie, puis, fatigué de la gloire, il vendit ses biens, en distribua le prix aux pauvres et se retira dans un désert, où des disciples vinrent le rejoindre. Il adopta par la suite la règle de saint Benoît ot prit l'habit blanc. C'est ainsi qu'il fonda la » congrégation de la Vierge Marie du moni Olivet >•. La congrégation des rites approuva le culte dont il était l'objet eu 1G44. — Fèto le 21 août.
BeRNATS (Michel), littérateur et critique allemand, ué à Hambourg en 1834, mort à Carlsruhe en 189". Privatdocent à Leipzig en 1872. il devint, en 1873, professeur de l'histoire de la littérature, à Munich. Philologue distingué, il s'occupa surtout des littératures allemande et anglaise. On lui doit : Critique historique du texte de Gœthe (1867) ; Lettres de Gœthe à F.~A. Wolff" (1868), avec notice ; le» Origines de Shakspeare (1872); le Jeune Gœthe (1875), édition dos lettres et poésies de Gœthe, do 1764 à 1775; etc.
Berne, villo d'Allemagne (gr. -duché d'Oldenbourg), sur rollon. sous-afflucnt du Wcscr; 5.000 hab. Produits chimiques, toiles.
*BerNE-BEIXECOUR (Êtîenne-Prospcr), peintre français, né à Bwulogno-sur-Mer en 1838. — Cet artiste a pris part aux Expositions universelles de 1889 et de 1900 (Paris) avec : Poste avancé, Manteuvres d'embarquement, un Prisonnier, Abdicatinn de J\apoléon 1*', Attaque im~ prévue, le Sellier de la batterie, Contretemps, Manœuvres d'artillerie et En faction, autant do pages alertes, prestement conctics, qui ont été récompensées par les juges internationaux. — Son fils, Fklïx-Gkorges Berne-Bellecour, né à liOuvcciennes en 1867, mort à Paris en 1898, avait obtenu du succès au Salon do 1894, où il avait exposé un remarquable Portrait. Ce jeune peintre prenait par aux Salons annuels depuis 1S90.
BernÈDE (Arthur), auteur dramatique et romancier français, né à Kedon (Illc-et-Vilaine) en 1871. — Il fut attaché à la préfecture do la Seine de 1895 à 1901, date à partir de laquelle il se consacra uniquement aux lettres. Comme auteur dramatique, il a fait représenter avec succès: le Dijou de Siéphana. trois actes, avec A. Dubarry {Cluny, 1892); Monsieur le .l/ajor (1894); Ninon de Lenclos, opéra-comique avec Lénéka (1895), musique do Missa; Sapho, cinq actes, avec Henri Caïn, d'après le roman do Daudet, musique do Massonct (Opéra-Comique, 1898'); la Duchesse de Hern/, drame en cinq actes {Ambigu, 1900); les Petites Vestales, opérette en trois actes, avec E. De-
f»ré, musique de Le Itey et Clérice (Renaissance, 1900); es Idées de M. Coton, un acte (Ucnaissance, 1900) ; la Lune de miel, avec Daniel Uiche, trois actes (Cluny, 1901); la Loi du talion, dcnx actes (Bodinière, 1902); les Mirofies, trois actes (Théàlrc-Trianon, 1904) ; la Soutane, trois actes (Théûtre-Molière, 1905); Sous l'épatUette, drame en cinq actes (Porte-Saint-Martin, 1906), où l'auteur traite avec une grande dextérité de main la grave question do la rivalité dans l'armée entre ofHcicrs républicains et pauvres et ofticicrs nobles et riches. Do Tueuvre écrite sans parti pris se dégage uuo poignante émotion. Comme romancier, Arthur Bernède adonné : Contes à Xicctte (1892); jXos qrands mufles (1902); la Favorite, le Chevalier de la Mort, la Stnit'ine, les Tonsurés (1906); etc. Il a en outre collaboré au « Nouveau l^^rousso illustré ».
Berneval, comm. do la Seine-Inférieure, arrond. et il 10 kil. do Dieppe, sur un plateau élevé dominant la petite baie de Itvrncvnl; 4.'iO hab., [lartagés entre Iii:RNi:vAL- LE-Grani) ol Bi:bnkvai.-slk-Meh. Plage de sable. Pécho.
BernhaRDI I Frédéric nK\ officier et écrivain allemand, (ils du (li|il.)iiial«' (H écrivain Théodore Bernhardi. Né en 1819 à Suint-Pftrrsbonrg, il entra en 1869 dans nn r*''gimcnt de hussyr-ls prussien el prit part à la guerre franco-allemande comme officier. Il entra A l'Académie de guerre, puis au grand état-major, fut envoyé en Grèce pour v falrtî «les levées topo;.'r.-iphiqnes (1882 à 1883), fut attaché militaire ;i I ambassade d Allemagne de Berne do 1891 ù UiU. puis commanda un régiment do dragons, devint en 1H'.'7, comme cidonel, chef d'étal-major du XVI* corps d armée à Metz. Promu général, il fut rattaché aa grand état-majur el fut lo principal auteur de IHistoiro dos guorrca do Frédéric le Grand do Prusse, publiée
par la section historique. Il est désigné pour un grand commandement en cas de guerre. IT a pui)Iié les très importants mémoires de son père Ans dem Leben Theodor V',n lUnihardis (1893-1900).
BerNHEIM iHippolyte), médecin français, né à Mulhouse (Haut-Hliin^ on 1837. Il lit ses études à Strasbourg, et passa une thèse rcmanjuéo sur la myocardite aiyué (1867). Professeur agrégé à l;i faculté do Strasbourg (1868), il alla s'établir à Nancy après la guerre francoallemande. 11 s'est consacré surtout à l'éiudo do l'hypnotisme et de la suggestion. On lui doit : Des fièvres typhigués en général M869) ; Leçons de clinique médicale (1877) ; Contribution à l'étude dfs localisations cérébrales (1878); De la suggestion dans l'état hypnotique et à l'état de reilte (1884); De la suggestion et de ses applications à la Ihérapeutiqne (1886); Jiecueil de faits cliniques [iSHO) ; Hypnotisme, sugf/esfion et psychothérapie (1890) [2* édit. en 1903 avec considérations nouvelles sur l'hystérie]; i Hypnotisme et la suggestion dans leurs rapports avec la médecine légale (1897).
BernHEIM (Adrien), littérateur et administrateur français, né à Paris en 1861, inspecteur général, commissaire du gouvernement auprès des théâtres nationaux, et président de l'œuvre des Trente ans de théâtre, qu'il a fondée (1901) et qui est destinée à venir en aide à ceux
3u"uno longue carrière dramatique n'a pas mis à l'abri u besoin. En 1899-1900, il a parcouru r.Vlsace-Lorraine, l'Autriche et i"Allemagne, avec mission du ministre de l'instruction publique et des beaux-arts d'étudier le tliéàtre populaire { Folkestheater) , dans ces diiTérenis pays. Il a jmblié : V Enseignement dramatique au Conservatoire, en collaboration avec Léo do Leymarie (1883) et Trente ans de théâtre, notes et souvenirs, dont il a paru trois séries (1902, 1904 et lOoo).
*Bernier (Stanislas-Louis), architecte français, né à Pans en 18i5. — Bernicr, ayant terminé en 1898 la reconstruction du théâtre de rOpéra-Comique, fut élu à l'Académie des beaux-arts en remplacement de Ginain. A l'Exposition universelle de 1900 (Paris), où il avait envoyé les plans du théâtre de l'Opéra-Comique, Bernicr a été honoré dun grand pris.
^Bernier 'Camille), peintre français, né Colmar en 1823 — U est mort à Paris en 1902. Ce paysagiste alsacien, qui s'était l'ait le peintre attitré de la Bretagne, a obtenu une médaille à l'Exposition universelle de 1878 (Paris i avec une Ferme de Hannalec et Sabotiers dans le lois de Quimerc'h. A l'Exposition universelle de 1889, Dernier, qui avait envoyé : l'htanq, le Vallon, Bords de l'Isole, le Matin. l'Allée' abandonnée, se vit décerner un grand prix.
BernoN le bienheureux), premier abbé de Cluny. né en Bourgogne vers lo milieu du ix* siècle, mort à Cluny en 927. 11 quitta le monde, devint abbé de Baume, où d reçut, en 900. saint Odon, accepta de Guillaume le Pieux, duc d'Aquitaine, le gouvernement de l'abbaye de Cluny, que ce prince venait de l'onder, et s'en démit en faveur de saint Odon. 11 mourut l'aimée suivante. — Fclc le 13 janvier. BERNONITE n. f. Hydrate naturel d'alumine et de chaux.
Bernstamm Léopold-B.), sculpteur russe, né à Riga en lx5;t, élevé do Mercié, â Paris, et de l'académie de Saint-Pctcrsliourg. L'art de Bernstamm est essentiellement français et a été récompensé aux Salons et aux Expositions universelles de Paris (médaille d'argent en 1889, médaille d'or en 1900). Auteur de bustes et parfois simplement de tètes, il excelle à faire saillir le caractère dominant d'un visage, à l'accuser avec une justesse presque cruelle. Il semble avoir fixé, figé le caractère de ses modèles dans une exécution instantanée, heurtée, bousculée. L'Exposition de 19f>0 (Paris) en donnait toute une galerie : Pierre le Grand et Louis -W et Bubinstein étaient les seules statues. Tout le reste n'était que bustes : Gérome, Flaubert. Henri Brisson, Li-Bung-Chang , Jules Chérel, Grévin, Coquelin, prince Bariatinsk-y, Ambroise Thomas, Bodin, Paul Deschanel; Coquelin dans « Thermidor 0 ; Jules Simon, maquette : Waldeck-Bousseau ; puis des statuettes, genre mixte où il excelle : E. Bostand, D' Labndie-Lagravc; Coquelin cadet, dans lo fi Malade imaginaire », un vrai bijou de bronze. Au Salon de 1900, le Colonel Marchand ; en 1901, Caillaux; Sada-Yacco ; en 1902, le Pape Léon XIII; le D' Doyen; en 1903, Edouard Détaille; François Coppée ; en 1904, Léon Donnai : ,1/"' Dcrnstumm, etc. Il n'a cessé de fournir le musée Grévin de « modèles « pour ses portraits d'actualité.
BeRNSTEIN (Jules), physiologiste et professeur allemand, né à Berlin en 1839. Il étudia la médecine dans sa ville natale, à Halle et à Heidelberg, devint professeur de physique dans cette dernière université en 1869, professeur de médecine à Berlin en 1871, enfin professeur titulaire de physiologie â Halle (1873) et directeur du laboratoire de physiologie. Son enseignement était des plus recherchés en Allemagne. Il fit de nombreuses observations sur le système nerveux de l'homme et contribua beaucoup auxprogrès do la science des maladies nerveuses. Il a publié : Berhcrches sur la sensibilité des systèmes nerveux et mitsculaire (1871^; les Cinq Sens tte l homme {2' édit., 1889). A partir de 1»»$, il dirigea la publication périodique do ses travaux et de ceux do ses élèves : Bf'cherehes faites dans l'Instilnt physiologique de Halte. Bernstein (Edouard^ écrivain et homme politique .illemaii'l, lié à Berlin en 1850. Il y fit ses études secondaires, puis entra dans la ban([ne. Do bunno heure il adhéra au programme socialiste, fut un des principaux délégués du congrès <io Gollia, qui scella l'union entre les socialistes allemands, et prit eu 1878 la direction du • Sozialdomokrat «, qui paraissait â Zurich conmie organe central du parti socialiste, soumis ù des lois d'exception. Expulsé do Suisse et condamné plusieurs fuis par contumace pour délits do presse, il se réfugia à Londres (1888) et ne put rentrer en .Vllomagne qu'en looi. De 1883 ù 1900, il dirigea avec Kaiitsky la revue socialiste le Temps Nouveau, Il a collaboré ensuite â plusieurs journaux socialistes, publié du 1900 âl906 les Documents du socialisme, et dirigé enfin, depuis 1900, la revue Cahiers mensuels du socialisme. D'abord un des principaux théoriciens du marxisme orthodoxe, il eu fit une critique incisive dans un livre : Socialiime théorique et socialisme pratique (1899). U rejeta principalement la théorie de leirondrement naturel de la société ca^iitalislo, ossava do prouver que la concentration dos capitaux oc so faisait pas aussi rapidement
que l'avait prédit Karl Marx, proposa à son parti la revision de la déclaration de principes de son programme et lui conseilla de se préoccuper surtout de réformes pratiques. Devenu le théoricien des socialistes réformistes et évolutionnisles ou révisionnistes, il eut de violentes polémiques avec les socialistes intransigeants, surtout avec Kauisky, puis avec Bebel, et fut blâmé par les congrès de Hanovre (1899), Lubeck (1901) et Dresde (1903). Elu député au Rcichstag (1902), il y joua un grand rôle, prit UQO part remarquable à la proj)agandc socialiste; il fut un dos promoteurs de la grève générale pour obtenir des réformes politiques. En dehors des ouvrages déjà cités, il a publié : le Socialisme en Angleterre aux xvi* et xvii" siècles, dans Histoire du socialisme en monographies (1894); Histoire et théorie du socialisme (1901).
Bernstein (//enry-Léon-Gustave-Charles), auteur dramatique, né à Paris en 1876. U a fait représenter : le Marché (théâtre Antoine, 1900); le Détour (Gymnase, 1902): Joujou (Gymnase, 1902); Frère Jacques, avec P. Veber (Vaudeville, 1903); le Bercail (Gymnase. 1904); la linfale (Gymnase, 1905). La caractéristique du talent de Bernstein est la vigueur, la logi([ue et la franchise de l'exécution. Dans ses dernières pièces, il a surtout poussé à l'extrême l'intensité dramatique et la violence.
BeRR (Georges), acteur et littérateur français, né à Paris en 1867. Kn sortant du lycée, il entra au Conse^^■atoire, où il obtint le premiei- prix de comédie en 1886, Engagé alors au Théâtre-Français, il s'y fit applaudir dans l'ancien et le nouveau répertoire par son jeu plein de naturel, de verve el d'esprit, fut reçu sociétaire en 1891 et fut nommé professeur au Conservatoire en 1900. Soit sous le pseudonj'me de Georges Colias, soit sous son nom, il a fait jouer, entre antres pièces : le Dernier des Marigny (1896); Plaisir d'aynour, avec Froycz (Cluny, 1899,1 ; un Fiacre A l'heure (Vaudeville, 1899) ; 'Moins cinq! avec Gavauli (Palais-Royal, 1900); Phœbé, ballet (Opéra- Comique, 1900); A/"»' Flirt, avec Gavault (Athénée, 1900); Balancez vos dames, avec Gavault (Grand Guignol. I900>; l'Inconnue, avec Gavault fPalais-Roval. 1901): l'Irrésolu (roméclie-Française, 1903): tes Merï^-reau ; Bouffes-Parisiens, I'.Mi5 ; la Grimpette (Palais-Royal, 1906).
Berrias, comm. de l'Ardéche, arrond. et à 16 kil. de Larijontiere, sur le Granzon, sous-affluent du Rhône par l'Anleche; 920 hab.
Berry (Georges), homme politique français, né à Bellac en 1852. Docteur en droit, avocat, il se fit connaître par d'intéressantes publications économiques et fut ensuite attiré par la politique. Conseiller municipal de Paris de I8S1 à 1S91, il prit une part considérable aux travaux de cette assemblée, comme aussi à ceux de la Chambre des députés, où il entra en 1893 comme représentant de la première circonscription du IX* arrondissement de Paris. Il siégea parmi les libéraux. Réélu en 1898, 1902 et 1906, il a combattu à la fois la politique du parti nationaliste et celle du cabinet Combes. Citons de lui : Moralité du divorce (1880 ; la Peine de mort nécessaire {\&%\) ; l'Anarchie et V Athéisme dans la question sociale (1888); les Mendiants (1891); les Pefils Martyrs, mendiants et prostitués (1892); l'Assistance par le trnvaif en Allemagne (1893), etc.. et diverses poésies comme : les Inondés (1875) ; les Lyonnais (1877).
*Bersezio (Vittorio\ littérateur italien, né à Coni en 1S3I'. — Il est mort â Turin en 1900-
Bersham, ville de la Grande-Bretagne (pays do Galles [comté de Dembigh i, sur un affluent du CKvyd ; 4.500 hab. Fabrication de toiles; aux environs, gisements de houille.
Bersted , ville d'Angleterre (comté do Sussex) ; 4.000 liab. Elevage.
Bertal (Georges Albert, connu sous le pseudonyme anagrammatique de), journaliste et auteur dramatique français, né à Aigre (Charente) en 1856, mort à Paris en 1897. II débuta par un recueil de vers: Buades et caresses, entra dans le journalisme et fit la critique des théâtres au " Rappel «. Bertal, à qui l'on doit un ouvrage intéressant sur Auguste Vacquerie (18S8), s'est surtout fait connaître comme auteur dramatique. Nous citerons: te J>i<iticier de la maison, drame (lS87):/e Prince Soleil tlS89); un Drôle, comédie (1889; Bobert Durât, drame; .\ornh la Z)om/)/ewsej vaudeville (1891); Bacchanale, opéracomique (1893); la Fin d'un rêve, comédie (1894) ;uHe Dette de jeunesse, comédie (1894); une Séparation, comédie (iS9i); l'Apostat, drame (1S95); le Modèle, comédie, avec Henry Fouquier (1896); etc.
*Bertaux iM^'Léoni, sculpteur français, née à Paris en 1825. — Suus le titre de prix Bertaux. cette artiste a fondé en 1904, à l'Ecole des beaux-arts, un prix annuel destiné à récompenser l'élève femme, sculpleurou peinlro, qui a obtenu le plus grand nombre do médailles dans les concours de l'Ecole pendant l'année scolaire.
BeRTEAUX i'HippoIytc-Dominique\ peintre français, né à Saint-Quentin en'l843. Elève de H. Flandrin, Lequien el Léon Cogniel, il a débuté au Salon do 1864 avec les Génies du jour chassant les génies de In nuit, dessin. Depuis lors, il s'est fait un nom connu comme portraitiste et peintre d'histoire. Citons de lui : le Plafond du théâtre (Jraslin, à Nantes : Ce fut là ! souvenir de ta grande guerre; Attentat à la vie de Hoche ; Assassinat de l'évéque Audrcin; les portraits de M'^* Maurice Sibille. de Baoul Pngno, etc. On lui doit d'importantes décorations au palais du Sénat (Paris', et au musée de Nantes.
Berteaux (Henry-Maurice), homme politique français, né â Saint-Maur-Ies-Fossés en 1852. Agent do change près la Bourse de Paris (1879\ il fut élu député de la première circonscription de Versailles, eu 1S93. avec un programme radical. Il fit partie dans celte législature do commissions importantes, notanmient celle du Panama et celle du budget et fut président du groupe parlementaire de défense des ouvriers et em]doyés des cnemins de fer. U déposa nn projet d'impôt général et progressif sur le revenu. Réélu en 1898, il rit de nouveau partie de la commission du budget, Ot cette commission décida, en 1901, sur sa proposition, d'incorporer le principe de l'impôt sur le revenu dans lo budget ae 1902. Réélu encore aux élections générales de 1902, comme radical-socialiste, il se spécialisa do plus en plus dans les questions concernant l'armée et les finances, ayant été rapporteur du budget de la guerre de 1902, rapporteur général du budget do 1903,
rapporteur ,lo la loi du scrvico do doux ans, ot il prit trc-s
r" ,'".*";.'' ^"Ci^éilait au niMiistèro do la guerro au "cnéral André, dûra.sMonnairo, .t conservait son'portorouilTo da,?s lo ca,,Mct Kouv.cr (1905). Il .,'c,r„,.,;a do calmer les su"copi,l„l,tés oxcitéos daus larméo pir laffairo des rtcî.ës suppnmaut les notes uonlidcutielles, n'Mant la conimùnV eat.on aux ofliciers des notes du femllot du perso.mel ë roahsa diverses réformes tendant à ramoloraUon de L eond.tion maténollo et morale du soldat, mais oxciram les dél.aieos des patriotes par une série do discours e do raanilestations extra-parlementaires. Le lo novembre ia03 demissionna.t l.rusquement. . avant constaté disait ,l' que la majorité obtenue par le gouvernement se con no sait des membres de la drôue et de cette par e Su cen r, ||u. na jam.-i,s cessé datta.|ner le minist'-o de la guerre ei .1,. tr.avestir tous ses actes .. II fut réélu eu l'jOG.
Berthe (sainte), première abbesso d'Avenav prés de Reims, et martyre, née vers le milieu du vu- sièc le'^morte ni^^-'T,"!" ''"' M-D'""e famille ■llustrc' do Champagne, elle é|,ou.sa Gonibort, proche parent des rois C lo luJjLù!r\T "•«"""«'" '"'"la u'n monastère Lt s'en a la prêcher évangile dans la Hollande, oii il subit le
"Lv S V f^?"'"' "' '"" ''"'• '■°"'''' '" niinastéro d'Avena> et y fut assassinée par certains de ses parents in-i tés de voir ses grands biens s'en aller en aum"!; On enterra à Avenay, l'un près de l'autre, les cor , s dos ieuv époux, et tous deux sont honores lo I" mai I' Une aliti-e sainte Hertuk vécut aussi au vii- siécl^e fut fo datr ie et abbosse du monastère de Blangy, dans l'Arto s- ënS "o\fZet'"' '■ '^""'' '"'""""' « °'^''"° Déomè?-'F'éJe Bertheroy (BertlicJeanne-Clorinuo Le B.vrillier
f^^o^re--Se^#Sœ??de la passion et la recherche^de l'idéal Ils sV dl'visefif en
au oieD. hlle a fait représenter A I3 Tnmi ): "''*o^'"':"i' un acte en vers : ArlstoXncTL)it''iZtl^i,l^K:?:
H^^r^f^^iS^itSllItJi^YuirSs \.\^ Sii^î;:?^:^^-""^ '•"''^- ^''^ "^^^^ '^^t^s
rpr?v^TS-A°uu^cb';°M '■'' ''^'"^'™-"°"ff™ '•^"'"-'>« Wann ,e 1-/?^ 1 '^,""J5''^J). Sur un petit sous-affluent du
^^^é^li^î^sl'^ip^l^s-^^^S -- -'- = ^^^-
pine moderne ; les races snuv,'„,-s A rique, Amérirjue, Océanie, Asie et régions boréales. iMais il s'appliquait en mémo temps à tirer parti des caractères extérieurs do la physionomie et du corps humain, méthodiquement classés ot rigoureusement mesurés, pour arriver à l'idcntilication parfaite des criminels. C'était la base de ianlliropométrie (v. ce mot, t. I"l dont Bertillon créa le premier service à la Préfecture do police en 1880. Depuis cette date, il est arrivé à en perfectionner, sur bien des points de détail, les procèdes essentiels; citons notamment 1 utilisation des empreintes du pouce, ((ui donne une quasicertitudoaux reconnaissances encore douteuses, et qui a permis
certains m-o^édéii'^"''™'''^''' Pouvoir au moven do
ilmOVla hJ\l ? "■'':'■'■ J"''"^"'"-e à Paris en IS89
4««a/iCe (im) ;to"""" """"•"^«'"^"■'î-' insl,-.ct.on IS^^moîî* ..'^p""')' ""é'-'i"»"- français, né à Paris en
dos sciences. '" "" '""^ "'<"»''"' J» lAcadémio
lai^^^'mi^' B:!ï^l\KJli"":f '•?"<•"■ "'^ "' niort à Minombreux qu' exposa av°'', "l f'^P"""',"» ="" portraits
éun .o,.^.,Z^^^:^Z ll-C^rturd-ltalfc""'"'
do'lt",!' '^e't^^ -^decinet'f cnlra elf-.alrau fcour^j^'; Uo Lyon .. et, successivement, diricea le . iVti, i ,
secrel. Miss n^ ',"te Tp -w, rf i/" ?,'' "!""■'• ^^""otie ! ver au grand public, d'user de fa langue litté aire ïl s'esi'
suite, Fabienne, une ancienne au duc, ex-clianten^/ -i
Romêlsblch "et ful'"'""^ '-^,f gulièreme'nt'baronnrde Komeisbach, et qui, veuve, légitimement riche désirerait se faire épouser par Gonzague. Le duc, familiarisé av-ec les expédients, donnerait bien Bertrade a Chl lard mais le projet est irréalisable, car Bertrado aimeln,; cousin Hubert do Tarane. Fauté de cette mésalircelë 0, %?'sf fllle'f, ''"""■'• P'"'"' ^"'^ '^ Pauvre é Cet o a d'i<^nité M ? ""'=-";.'"""' "I."' '"' '="' ''""o- Rappelé à me'cfmpréndra'! "''""''"'" ^^ '"^ '"^ disant l'^Dieu
pre à„"o°utfërla e "'«^« I''}'-"' Pi^ce tendancTùse p?o- &e v^rùs ranné?i,''H''P''°°'^''' '^"'P^' P"""^^ P" ™ dou- ,, ,1 \I^ A '^PP^'" des jouissances et l'amour de l'argent
'rade 'n'ara''rau''f "" 1" P^^o-^ges, pas même Be"! 'œuvre p'ar en, -v '^■'°'"""' sympathique. Cei,endaut L'ie tenSe liui^ai o "" «-"°''"-'«. S-de part'out une
Bertillon.
^■•^^J^M^'"^ '^'''"')' °® ""^"s '« Po'">u vers le milieu du
évéqi^dé Pa/is 'il l^.^é,-*^"-''"''",'' ^' Saint-Geimain" cicijuo Qc fans. Il lut élu évoque du Mans en ■isr, T e«
K^^I'f,""''-"""^^ <!»' "-"«Waient alors la France i'oMi- ,fen.,5 ''"'"'■'■ "■"'" f"''^ ^«° diocèse. Mais, avec 'aide P, S , ' •*"' '■,''''"" ^ "'"' royaume ceux di Courgo.'no et d Austrasie, il répara les désordres causés par son cSre'danf f-f m^'' .le protégea. Il a laissé un tertamen". CLieore dans iantiquité ecclésiastique, car il v fait des
'^it^^^t^^^.i^^r '"' '"•^'^^'""'^ ^^^
en^rfnT^e^Vi' ''? ';''-'"'"">'-o»''l. patriarche d'Aquilée, né fn^n H'ii 1 ■ °^ '" "^""roy, vers IS60, mort en I alie, non loin d Udine, en I35o. Sa famille possédait un châicau près de Caliors. Bertrand fit ses études de droit â-^-ou ouse devint doyen du chapitre d'Angouléme pu s chape
i'S,urile''ciérn^vJV^"'' ^°"'P^'""'^-"^°fi° P'^'^^^^^^^^^^ u.-iquilee. Clément \I l'envoya eu nualité de nonce à In
de"son\viis: 'nlsT"- "•^■'■'^"^-^ âélerminrdrdroi s uc sou Jiglise, Il tut assassiné par ses ennemis tan,M«
qu.l revenait d'un concile de Padouo à AoTilée Benoit .\I\ approuva sou culte en 1750. - Fête le 6 juin Bertrand ;saint\ évêque de Comminges en Gas-
ani ^aïntReni^H^T'"''.^'" f'^"'^'' '»<'" * Comminges (aiij. feaint-Bertrand de Comm nges) en 1123 Petit ilk
n^l'èvt T^'\Û° «""ja-me Taillefer, comte de Toulouse
en '0 3 Tl"èbir.h''.f ''T'T^? "' "-^""^ «« Commmges oi„î,? rebâtit sa cathédrale, fit construire â côté^un
cloître pour les clercs de l'église, qu'il assujeitit à la vie mrrU^PS ■f^"'""^'' t^'^" ^^ ^il'° épfscopate qi'il n n our,f, nnni'^ ""^""^^ ™""°'' '" ^<"='""i fondateur le "5 octobre. "P'^'^opat de cinquante ans. - Fête
Pan^n"!*,",? ''•^■'f'"','''-''). archéologue français, né à en 1302 ~ '"°" * Saint-Germain-en-Laye
fl^^^'^'V^'"' i'^''«''/'''-I'<'»'s-François), mathématicien lran,,ais, frère du précédent, né à Paris en 1822. — Il est mort on 1903.
BERTHE BESNAHD
nique en 1867. puis de l'Ecole des mines f, P"'^"'"'" comme ngénicur exerci à \Wni "?'°^s, il en sortit picant et ennut"[ilâire de la chaire T','/'^!" f'""""""'\supérieure des mineravant d'être at^afh°Tl ^ '■'^^J''
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dans la mer du Nord; 3.Ô0O hab Pêcheries de h,,f ^ maretdr^rs^"-""- '" ^"^^^ "^^^^^l^lo^^
mort à New-York en 1901. Descendant en li»ne directe
neveu par sa mère de 1 ei-impéralr ce des Franchis II avait été ambassadeur extraordinaire auprès de dvê^es cours et, sénateur, .1 appartenait au part! libéral.
ho?.Ts^^f7'R "'"■'• P"^''"'"' <=<■ homme politique longrois, ne à Berzevicz comitat de Saros) en 1853
en'^8?6 In service/""'"' " ^«-■''^^'^a «" Eur^e en'rt en 18/6, au service du comitat, devint professeur de noli
,',^i"/,r f.^"'"'°'i« sociale à l'école de droit d'Epe?re" puis députe de cette ville (188I). Rapporteur du fudilt de I instruction publique, il fit iin voyage en Al"eml®ne au minis^^re' f» ""'rrs"" et fut nomn,é''secré,aire d'^t^t »^S jx <^«s «:ultes et de l'instruction publique ,1887) Après la démission d'.Albin C'saky, il ,,ui,îa le mfnSre ht p usienrs voyages en Italie et fut nommé ministre dé
903 n?n Pr""'"» .'^='?* '" «cabinet d'Etienne t"sS (1903-, 1 se retira après les élections de 1905 La même année, il lut eu président de lAcadémie hongroise B^r! zeviczy a publié de nombreux ouvrages et brSchures sur
i^L^-S'^d^iriT:-""^-"'' ^" '- ^".^^sTouZ
ment un livre sur V Italie (trad. en allem., 1899) et il a réuni, en deux volumes, ses Discours et études (1905).
BESACE n. f. — Courbe formée par deux boucles et ainsi appelée par Cramer, qui la décrit dans
sou Analyse des lignes courbes (1750). (Pour la construire on prend 1 ordonnée P.M égale à la borde OU d'un cercle' Le cas particulier du liuft se produit quand la circonférence est tangente à OA.] 1 -"u la circon.e
Besana in Brianza, bourg d'Italie (Loœbardie tprov. de .Milan.'), sur une collino ; 6.J00 hab. Séricicolture ; commerce de céréales.
*BESANTfsir-\Valter), littérateur anglais, né à Portsmouth en 1838. — Il est mort a Londres en 1901.
*Besnard (Armand-Louis-Charles-Gustave), marin français né à Rambouillet en 1833. - Il est mer en son château de Rohu, près do Lorient, en 1903. Il quitta le pouvoir avec le ministère Méline, le 25 juin 1898.'Pendant son passage aux alfaires, il s'attacha à supprimer les réformes laites par son prédécesseur. Il remplaça notamment l'école supérieure de la marine, installée par Lockrov sur des croiseurs par une école des hautes études de "la marine installée à Paris. Son administration fut l'objet Valsez
sere,?or?s''^f;7°'"*'^°J'' î" •''"' ■•'^"'"'aitre qu'il combna ses eiforts avec ceux de la commission dennuête cxtraparlemenlaire et qu'il chercha à reporter sur la flotte
sec,nH,f/.= '";?T""' 1" " P"'"''"' '"''■'' ^'"^ '« Services f^f ..l."^?- " '"5 ""''"" P^"" 'a limite d'âge en octobre 1898 et passa dans le cadre de réserve.
BESNARD — BËTHAIRE
♦BeSNARD (VaMl-Màerli, printro français, né à Paris en ut'.'. -■ Au Salon de lyor.. ont paru la maquette et un fragment important <lu plafond de la ComMie- Française {Apollon et les vint/l- quatre heures); au printemps tlo la môme année, l'artiste a ouvert chez Georges Petit une Exposition spéciale, où ion a vu, on deux s:illes, le résumé do l'œuvre de ses trente dernières années. Cette exposition, tout ù fait reni;iriiuablc, a délinitivenient classé cot artiste parmi les maîtres.
BesnIER f Ernost-IIenri), métlt-riu français, né ù. lïonflonr en l.s:ti. Docteur en 1857, médecin des hôpitaux do Paris on 18G3 et enfin médecin do l'hôpital Saint-Louis en lK7i.
C'est dans co dernier établissement qu'il a conquis sa renommée par son enseignement A. Bcsnard.
do la dermatologie. Il a fondé
los Annnlrs de dennatolotiie et a publié un grand nombre d'arlieles sur les maladies de la peau. Citons : traduction des Leeons sur les malodies de tu peau, de Kaposi ; la Syphilis des verriers, la lèpre, les Affections parasitaires et leur traitement, etc. Le D' Bcsnier est membre do l'Académie de médecine depuis 1880.
BeSSON Gustave-Auguste), industriel français, né et mort à Paris (1820-1875). U se rendit do bonne heure très habile dans la fabrication des instruments de musique en cuivre. On lui doit l'invention des cornets à pistons qui portent snn nom ot celle de la perce pleine.
Besson I, François-Nicolas-Xavier-Louis}, prélat etprédicalour français, né à Baume-los-Dames (Doubs^ en 1821, mort à Nîmes en 1888. D'abord aumônier du collège do Grav, vicaire do cette ville, vicaire de la Madeleine do Besançon, il devint supèrieurdu collège ecclésiastique do cette ville et commença une série de conférences qui attirèrent sur lui l'attention publique. Il fut nommé évô-
aue de Nîmes en 1875. lia publié un assez grand nombre 'ouvrages. Citons de lui ses conférences, parues sous ces titres: VHomme-Dieu (1864); l'Efilise, œuvre de V nomme-Dieu (1805) : le Décalogue ou les Lois de iffomme- Dieu (1868^; les Sacrements ou la Grâce de l'Homme-Dieu (1873); le Sacré-Cœur de V Homme-Dieu (1873); les Mystères de la richesse Oh de la gloire de V Homme-Dieu (1874). On lui doit aussi VAnnét^ d'expiation et de r/rdce (1873) ; l'Année dfs pèlerinages (1873); des Panégyriques et oraisons funèbres, en deux séries; des notices biographiques, des recherches archéologiques, dont Mémoire historique sur l'abbat/e et ta ville de Lure {lSi&). 'M^ Besson fut un orateur disert et un écrivain apprécié.
Best, ville du royaume des Pays-Bas (Brabant-Seplentrional.; 2.000 haG. Elevage de bestiaux; commerce de céréales.
BeSZTERCZE, nom de trois bourgs d'Austro-IIongrie (Hongrie); le iiromier, O-BESZTERCziî(comitatdcTrencsin), sur un sous-atduent du Danube par le Waag, a 3.000 hab. ; — le second, Uj-Bksztbrcze (coniitat de Trencsin), sur un sous-affluent du Danube par le AVaag, a 2.900 hab.; — le troisième Vag-Besztiîrcze, dans le comitat de Trencsin, sur un sous-affluent du Danube par le Waag, a 2.'î00 hab., 01 possède des distilleries et des fabriques de toiles. '''BÉTAIL n. m. — Encycl. Agric. Itésumé des rechercher et théories nouvelles concernant l'alimentation rationnelle du bétail. Pour cette raison qu'un chien, par exemple, exclusivement nourri doviando complètement dégraissée, peut vivre à la rigueur, et que, nourri exclusivement do
Hraisso ou de sucre (ou môme de graisse et de sucre). périrait bientôt d'inanition; pour ce motif, en d'autres termes, quo les substances quaternaires azotées, toutes colles qu'on désignn du nom générique de protéine constituent dans les aliments des principes qui peuvent se substituer aux autres et auxquels aucun autre {graisse, sucre ou féculent} ne se peut substituer; pour ce motif encore peut-être quo les aliments dits « concentrés •>, ou riches on protéine, exercent, durant la période d'engraissoment, une influence favorable, on était parvenu peu à peu, dans les recherches et les théories sur l'alimentation du bétail, à exagérer, hors de toute proportion, limfiorlance des principes azutés. On peut dire que tout lefort de la science, surtout depuis dix ans (1895-1905), aura été, en co genre de recherches, de remettre les choses au point. Toutefois, ce résultat n'est pas si médiocre qu'on jiourrait le croire. Considéré du point de vue de l'éleveur, il se traduit aussitôt par deux laits pratiquement considérables. On a modifié ou l'on tond à modifier l'ancieu mode d'estimation des aliments.
L'ancien modo d'estimation des aliments, ou bien ncgli-
tcait do parti pris — comme étant sans valeur vis-à-vis os principes azotés — les principes ternaires dos aliments (Boussingautt et même ïSunson), ou du moins (Juiius Kiihn par exemple) donnait à la matière azotée par rapport à la graisse, au sucre, ou aux féculents, une valeur relative beaucoup trop élevée. Il avait donc pour conséquence lemplui de rations beaucoup trop riches en protéine, partant relativement coûteuses. Or les expériences nolamnient de Gustave Kuhn et de KeHn''r en Allemagne, d'.Vinié Girard et Gouin, Grandeau, Dickson, >ïalpeaux et Cbauveau en France, ne laissent plus douter que, si la nutrition des jeunes et dos femelles en lactation nécessite en ell'et une proportion élevée d'azote, les rations de travail et d'engraissement peuvent contenir une proporiiun di? principes ternaires ou hydrocarbonés, allant jusqu'au double do co quo l'on croyait autrefois, la rc/«//'jn MH/iv7/t'e, c'est-à-dire le rapport, dans la ration, des i>riiicipcs azotés aux matières non azotées, pouvant,
au lieu des valeurs 7 ot - quo l'on conseillait naguère,
« s'élargir « avec avantage jusqu'aux valeurs — et — .
Dans ces conditions nouvelles, beaucoup d'aliments jadis mésestimés, par exemple Icspomnif^sde terre, ou la mélas.so des sucreries, — d'une manière générale les alimoots pauvros on azote, mais riches en matière grasse,
en sucre ou en fécule — ont pris d'autant plus d'importance qu'à une grande valeur nutritive ils allient souvent une faible valeur marchande. Mais, dans ces conditions nouvollos, aussi bien, la nécessité s'imposait de substituer à l'ancien mode d'estimation des aliments, aux vieux procédés deBoussingault, ou même de JuliusKuhn.un procédé nouveau, en harmonie avec les progrès do la science, ou conforme tout au moins aux réalités de la pratique.
L'on y est parvenu en Allemagne, par l'emploi d une méthode qu'on peut qualilier de statistique. En comparant, d'après la moyenne de leur valeur marcbamie, les aliments qui contiennent beaucoup d'azote ù ceux qui contiennent beaucoup d'hydrocarbones (il faut entendre par co dernier mot les sucres ot les fécules indistinctonicnl), en supposant d'autre part (supposition tout à fait gratuite, mais pratiquement admissible) que les matières grasses sont assimilables aux matières azotées, les Allemands ont établi (juo la protéine et la graisse doivent être évaluées deux fois plus environ que les hydrocarbones. Cette relation étant admise, il devient très facile de calculer, en opposition au prix d'achat, la valeur réelle d'un aliment quelconque. Sa composition chimique ayant été déterminée, il suffit de considérer cet aliment non plus comme forme de telle ou telle proportion de protéine, de graisse et d'hvdrocarbones. mais comme la somme d'une certaine quantité d'unités nutritives d'ailleurs identiques, et dont le total s'obtient en ajoutant, à la proportion des bydrocarbones, le double de la proportion de protéine et de graisse. Dès lors, si l'on divise la valeur d'achat par ce total, le quotient exprime pour l'aliment considéré le prix qu'il fait payer l'unité nutritive.
Le défaut grave do ce système est de ne pas opposer, malheureusement, l'une à l'autre deux notions parfaitement distinctes : à savoir la valeur marchande et la valeur réellement nutritive ou physiologique des aliments. Aussi comprend-on que Mallèvro ait proposé en France de substituer à la méthode allemande une méthode nouvelle, basée, celle-ci, sur les pouvoirs calorifiques des principes alimentaires. Il résulte des expériences de Max Rubner et de Stolmiann que les principes alimentaires dégagent. lorsqu'ils sont coraburés lentement dans l'organisme, la môme quantité de chaleur qu'ils dégageraient par une combustion vive à l'air libre ou en vase clos. En conséquence, l'énergie potentielle qu'ils apportent à l'organisme se trouve représentée par leur chaleur de combustion (déduction faite toutefois de la chaleur de combustion des résidus non digérés et des produits non brûlés et rejetès dans l'urine) et, si cette énergie est d'autre part tout entière utilisable par l'organisme et tout entière utilisée par lui, le pouvoir calorifique des principes alimentaires devient l exacte mesure de leur pouvoir nutritif. Comparés do ce point de vue nouveau, et pour cette raison que 100 grammes de matière grasse dégagent en brûlant dans l'organisme la môme quantité de chaleur ou d'énergie qu'à peu près 240 grammes de protéine ou d'hydrocarbones, ces derniers principes prennent chacun par rapport au premier une valeur 2,4 fois moins grande, et l'un par rapport à l'autre une valeur équivalente. Leurs coefficients respectifs deviennent donc 1 pour la protéine, 2, 4 pour la matière grasse, et i pour les hydrocarbones, au lieu des coefficients des Allemands, que nous avons vus être égaux à 2, 2 et 1. Entre cette méthode, en somme, et la méthode allemande, il se produirait dans l'application des divergences inconciliables, si l'introduction dans l'une d'elles d un autre élément de calcul ne venait atténuer ces divergences et pour ainsi dire les effacer. C'est qu'indépendamment de leur valeur de nutrition, les principes azotés ont une valeur comme source d'engrais, comme élément ultérieur de fertilisation du sol, et cette seconde valeur, en sajoutant à la première, augmente presque du simple au double. Si donc, en raison de ce fait, on corrige les coefficients du système de Mallèvre et qu'on porte à 2 celui do la protéine — ou qu'inversement on adopte les mêmes coefficients qu'on Allemagne, mais en négligeant, ainsi que d'ailleurs l'ont nos voisins, d'opérer celte correction— il arrive que les cbifiVcs s'identifient, sauf pour la matière grasse, où persiste une ditlérence de quatre dixièmes d'unité. Sous cette condition, par conséquent, d'effectuer dans un cas la collection nécessitée par la valeur engrais de la protéine, et de supposer quelle est toute faite dans le secùJid, les deux méthodes se traduisent, lorsqu'on opère les calculs, par des résultats presque identiques. Mais le système Irançais présente par rapport à l'autre l'avantage énorme d'être vraiment rationnel et scientifique, perfectible d'ailleurs autant que la science elle-même, ot, comme le dit Gouin, l'un de ses protagonistes, d'une plus grande souplesse dans l'application, puisque aussi bien il permet, au contraire du système allemand, de tenir compte, dans le calcul du prix de revient de l'unité nutritive, ou de ne pas tenir compte, à volonté, de la valeur, on graisse des aliments.
— BiDMOGR. : C. Pages, les Méthodes pratiques en zootechnie (Paris, 1898); Cb. Cornevin, Traité de zootechnie spéciale. Les porcs (Paris, 1898); les Petits Mammipres de la basse-cmtr et de la maison (l'aris, 1898): E. de Rotrou, Traité de culture et d'élevage intensifs (Tours. 1899); Marcel Vacher et Mallèvre, Album des j'ocrs bovines françaises (Paris, 1901); P. Diffloth. Zootechnie ci Zootechnie des bovidés (Paris, 1903); Louis Léouzon, Agronomes et éleveurs (Paris, 1904) : L. Grandeau, Alimentation des animaux [aTiic\cs parus dans le « Journal d'agriculture pratiquea); RaouHîouin, A/i»iCH(a//on rationnelle desanirnaux domestiques (Paris, igoô"); comte linbart de La Tour, la Production, l' Il levage et le Commerce du bétail en France et à l'étranger (Paris, 1905).
— Agric. Assurances mutuelles contre la mortalité du bétail. Il a déjà été dit dans le présent Sup/d'-nient, à l'arti'-lo Annicui.TtîRK, que le nombre des sociétés d'assurances mutuelles contre la mortalité du bétail qui était d'une dizaine en 1889 (exactement treize d après S. Guérauil de La ilarpc) s'est accru en sept ans, de 189G à 1904, d'une manière considérable, passant, (|uant au nombre des sociétés, d'environ 1.500 à près de 5 000, quant au nombre des sociétaires, d'environ 115.000 à prés de 300. OOU, enfin, quant au capital assuré d'environ 70 millions à près de îoo millions do francs. Or ce rapide développement, qui est dû pour une larg(* part il l'initiative officielle, aux ellorts prodigués dos professeurs départementaux et des professeurs spéciaux d'agriculture, démontre mieux quo tout commentaire quelle faveur a rencontrée dans nos campagnes co genre d'institution. Elles sont peut-être, do toutes les formes rurales do mutualité ou de coopéra-
lion, même y compris les syndicats pour l'achat des seniences et des engrais, celles dont l'essor, bien qu'un peu tardif, fui le plus remarquable. C'est qu'aussi elles répondaient ù un profond besoin, car autant 1 assurance du bétail csi d'une absolue nécessité, surtout pour le moyen ou le petit cultivateur dont les troupeaux payent, comme on sait, aux maladies et à la mort un tribut beaucoup plus lourd quo ceux du grand éleveur, autant ne pouvait-elle, pour se généraliser ot devenir vraiment populaire, revêtir un aspect plus éminemment favorable.
Les avantages des Mutuelles-Bétail sont en effet aisément discernables pour tous, accessibles d'ailleurs même aux moins fortunés, et elles résolvent un problème que par tout autre moyen on jiouvait croire insoluble. Sous condition de les restreindre à une seule, ou tout au plus à deux ou trois communes, elles permettent la réduction, au strict minimum, des frais administratifs et, en un genre d'assurances dont la fraude était le grave écueil, elles n'engagent et solidarisent que des coopérants qui se connaissent et qui, en raison de leur vie commune, exercent, fût-ce involomairement, l'un vis-à-vis de l'autre la plus efficace surveillance. Elles moralisent en quelque sorte l'assurance du bétail et permettent son plein etict. Hien entendu, le danger résultant de ce que leur rayon d'action est ainsi volontairement restreint se pallie, sans difficulté, par la réassurance, c'est-â-dire par la création, nioyennant le payement d'une faible surprime, d'une caisse de réser\'e commune à tout un canton, ou même à tout un département, ou même à toute une région, et dans laquelle, lorsqu'elles sont trop éprouvées, peuvent venir puiser les sociétés locales. Ce double et fondamental principe de sociétés de peu d'étendue combinées en syndicats plus puissants de réassurance est tout à fait typique et caractérise, on peut dire, l'institution. Avec ce principe, toutefois, il convient dans l'application d'en observer plusieurs autres que l'expérience a non moine bien consacrés.
Pour que les animaux assurés ne soient pas moins bien soignés ou nourris après qu'avant l'assurance — en d'autres termes pour éviter qu'à ce point de vue les intérêts de la mutuelle et ceux du propriétaire ne se contredisent — celui-ci devra rester son propre assureur pour une fraction importante de la valeur de l'animal.
L'indemnité en cas de sinistre ne devra jamais atteindre — le prix obtenu, pour les abats ou pour la viande lorsquelle était comestible, ayant été déduite au préalable—que les 2/3, les 3;4 "ou au maximum les 4/5 de cette valeur. Pour éviter d'autre part l'effondrement de la Société, on devra exclure de l'assurance tous les cas de mort par épizootie, la Société pouvant être tenue, dans ces cas, au remboursement partiel ou total des frais de vétérinaire et de pharmacie.
Do plus il est important de régler les sinistres sans tarder et de constituer à cet effet le capital nécessaire par lo versement, dès le début de l'exercice, d'une cotisation préalable que l'on complète s'il y a lieu, l'exercice écoulé, par un nouveau versement. Et il est important aussi, pour réduire au minimum les frais d'administration, d'admettre, pour toutes les fonctions du bureau, et même pour les expertises, le principe de la gratuité.
Tandis que, pour le petit bétail — nous voulons dire les chèvres et les moutons — les quelques sociétés d'assurances constituées jusqu'ici ont adopté en général le système de cotisation à prime fixe (et par suite de l'indemnité d'avance connue et invariable), la valeur de la cotisation, dans l'assurance des chevaux et du gros bétail, se déduit, comme il est juste et rationnel, do la valeur des animaux assurés et — suivant l'espèce animale et sa fragilité plus ou moins grande — elle atteint d'ordinaire, dans ces conditions, un demi à un pour cent de cette valeur. Le seul inconvénient do ce système (qui est en même temps un avantage) est de forcer à de fréquentes estimations. On les renouvelle par exemple tous les six mois et, dans ce cas, la cotisation est également semestrielle.
Les Mutuelles-Béuiil aussi bien que les autres sociétés d'assurances mutuelles agricoles sont régies actuellement par la loi du 4 juillet 1900. c'est-à-dire se trouvent régies, en fait, par la loi du 21 mars 1884 sur les syndicats professionnels. Elles sont exemptes (sauf le droit do timbre de 10 centimes), de tous droits de timbre ou d'enregistrement. Elles se peuvent donc constituer le plus simi»lement du monde sans frais aucuns et sans difficultés administratives.
— BiHi.ioGR. : Georges Malherbe, l'Assurance et la Péassurance du ùéMiV (Bruxelles. 1898); «Journal d'agriculture pratique », article de S. Guéraud de La Harpe sur les Mutuelles- Bétail {année 1901, t. 1": V. Cayasse, Guide pratique des associations agt^icoles (Paris, 1901); André Avenel, Guide pratique pour la création et le fonctionnement des Caisses d'as.'iurance contre la mortalité du bétail (Langres. 1901); comte de Rocquigny, Guide pour l'organisation des associations agricoles (Paris, 1903).
BÉTANGÈS (D' Ramon), homme politique, né à Porto- Rioo en l83û, mort à Paris en 1S98. S'étant rendu jeune en Erancc, il v fit ses éludes médicales. De retour dans son ile natale, il y conquit comme médecin une grande popularité. Les abus commis par l'administration de l'Espagne l'amenèrent à consacrer son énergie à la cause de lindépendance de Porto-Rico, et par suite de Cuba. Il contribua fortement, en 1868, à la révolution de Lares, qui prépara l'abolition de l'esdava^ à Porto-Rico. Contraint de (]uitter son île, il se fixa à Paris et devint le représentant dans celte ville de la junte révolutionnaire cubaine. Il mourut à la fin d'une guerre sanglante qui rendit Cuba indépendante, mais non sa petite patrie, tombée au pouvoir dos Etats-Unis.
BetchiK-DAGH, petit massif montagneux de la Turquie
d'Europe, lians la partie septentrionale de Salonique ; c est un empalement ilegranils boisés, culminaiità 1.000 mètres environ d'altitude, et dominant, au nord-est, la vallée de la Strouma.
Beteta, ville d'Espagne {Nouvelle-Bastille [prov. de Betcia, distr. de Priegol), au milieu de la sierra de Ciienca.el sur lerio GuadieJa, affluent du Tage : i.ooohab. Eaux minérales ferrugineuses chaudes. Etablissement de bains; fabrication de toiles, spartcrie, etc.
BËTHAIRE ou BOAIBE (saint) [en lat. Berthartus], évè,|uo de Chartres, mort au vu* siècle. Il fut d'abord archicliapolaiu du roi Clotairo II. I^a guerre civile désolait
alors la Franco. La ville do Cliarlrcs fui ravaf;<!c, l'rigliso fiilléc, rdvè<|ue emmené prisonnier avec une p'ariio do ses diocésains. Mais ses vertus loucheront Tliierry. lo vaini|iicur, (|ui lo renvoya avec ses diocésains comblé do préhiiiu et restitua les trésors de l'église. — Fête lo 2 août.
Bethel, nom d'un certain nombre de villes des Etals-Unis : ville de l'Etat de Connecticut (comté de Fairfield) ; 3.000 hab. Filatures. — Bourg de l'Etat de New- Yurk (comté d'Albany), sur le Delaware ; 4.000 hab. — Bourg do l'Etat d'Ohio (comté de Clark) ; .l.ooo hab. Xliiiotories. — Bourg de l'Etat de Pensjlvanio (comté de Lcbanon): 3.000 hab. Aux environs, nimes do houille et de fer. — Bourg de l'Elat de Pens>lvanie (comté do Borks) ■ 3.500 hab. Pétrole.
Betresda, bourg de la Grande-Bretagne (pays de (iallcs [oonité de Cacrnarvon^), sur un petit tieuve cotier ; ti.ooii balp., partagés eu un certain nombre de petites aggloniiraiiiHis. 'l'oilcs; aux environs, mines de houille.
Bbthmann-HOLLWEG (Théobald), homme d'Etat allemand, né en 1806 à llohcnfinow. prés d'Eberswaldc (Brandebourg,. Il étudia le droit à Bonn, à Gœltingue et à Berlin, fut reçu docteur eu droit en 1883 et entra en 1881 dans l'administration prussienne. Il devint suceessivement lan,h\it (sous-préfet) dans les environs de Berlin, conseiller do préfecture à Potsdam (1806), reqia-uiKis-pi-asidml (préfet) de l'arrondissement do Brom'berg (Posen) et président supérieur (gouverneur civil) de la province de Brandebourg (1899). Il sut gagner la faveur de l'empereur (.mllaumc I", se montra administrateur intelligent ol éclaire, développa la jjrospérité économique de sa province, mais s'inféoda à la politii|ue réactionnaire et se concilia les synipatliics de la noblesse prussienne. 11 fut nommé ministre de l'intérieur du royaume de Prusse en 1005.
Béthune (Henri-Gaston), aiinarclliste franeais, né et mort à Pans (1857-1897), élève do Noël Giràiid et de Bonnat, s'est fait un nom par ses Viks de la Cnted'Az l't ses Paysafjfn de Suisse et d'Angleterre. Les œuvres de cet artiste, fluides et lumineuses, sont empreintes de grâce et de distinction. Il s'adonna aussi à la peinture à l'huile ei au pastel.
betola n. f.
Genre d'insectes lépidoptères, de la famille des notodontidés, créé en 1901 pour une notodonte nouvelle découverte au Venezuela [ôetola ari'ata).
*BÉTOLAUD (Jac(|ues-Alexandre-Célestin), avocat français, né à La Souterraine en 1828. — Il a été élu membre de l'Acadéniii' des sciences morales en 1893.
* BETTERAVE n. f. — ExcTCL. Agric. Grefage et ùouliiriu/e de la bellerare. En Allemagne d'abord, puis en France, on a tenté de multiplier rapidement par le greffage ou le bouturage les races améliorées de betteraves. On^sait que les betteraves fournissent leurs graines au bout de la seconde année de végétation et que le système do multiplication des graines d'ordinaire en usag'e consiste à replanter au printemps des betteraves choisies dans la récolte précédente, ou des planchons cultivés spécialement. Mais un même pied ne donne alors, en fin de compte, qu'une quantité do graines relativement très faible, et par suile la reproduction d'un sujet déterminé, la multiplication de sa descendance sont longues. Par le procédé nouveau do bouturage et grcU'age, on précipite cette reproduction et on gagne énormément de temps. Il consiste, en effet, au lieu do le replanter simplement, à détacher au printemps du pied dont on veut multiplier 1 espèce autant d'ceilletons qu'il s'en produit sur le collet, puis à les greffer sur autant de betteraves quelconques, ou sinon à les bouturer. Dans ces conditions, on obtient a I automne — mises à part les non-réussites — le même nombre de pieds fructifères qu'on a pu faire de greffes ou de boutures, et dans le même temps qu'avec les procédés habituels, pour nue mémo betterave d'origine, une quantité de graines infiniment plus considérable, soit plusieurs kilogrammes ijusqu'à S et 10), au lieu de '200 à 300 grammes. « La multiplication des graines est telle, qu'au bout do cinq ans on peut en avoir obtenu, provenant d'un même pied, pins de 60.000 kilogrammes. «
L'inconvénient grave de la méthode est dans les soins minutieux quelle exige, surtout le greffage. Les betteraves
. nat.j.