BILLE
Bigot.
faibles, restées inaperçues jusqu'alors. Il développa l'usage do la vis pour la mesure des doux coordonnées, l'usage des pointes pour les mesures d'étoiles doubles, fit de nombreuses observations do comètes, se préoccupa des erreurs d'observation et des perfectionnements à apporter aux instruments, accumula les données relatives à. la météorologie, à l'intensité do la pesanteur, et groujia d'utiles données pour contribuer à des recherches d'histoire et de bibliographie astronomique.
BiGSB'ïiTE U. f. 0.vyde naturel de fer et do manganèse avec titane.
^BIGUE n. f. EscYCL. — Bigue flottante. On a construit pour 1 arsenal de Dantzig une biguo de grande dimension, capable do soulever un poids de 150 tonnes à la vitesse do 0",5 par minute. La disposition spéciale du fauconneau ou sommet de la charpente do cette bigue permet d'opérer toutes les manœuvres, dépôt ou prise des charges, devant les pieds mêmes do la machine, ce qui est indispensablo pour la manutention des pièces de très fortes dimensions. Etant donnée l'impossibilitô d'installer un appareil aussi puissant sur pivot, en évitant les eil'ets de torsion, on a dû l'établir sur un ponton qui permet, par son déplacement, d'atteindre tous les points do ia surlaco d'un navire. La hauteur extérieure do la flèche de la bigue
Digue fluiutine.
est de 48 mètres, et sa volée maximum de 30 mètres. Le ponton, qui mesure 27 mètres de longueur sur 20 mètres de largeur et 3 mètres de hauteur, est muni de deux hélices actionnées chacune par un moteur do CO chevaux. En mettant en marche contraire les deux propulseurs, on fait virer le ponton et. par conséquent, la bigue tout entière. Comme contrepoids, on a ménagé dans le ponion un réservoir à eau {waier-ballast) de 130 tonnes, dont le remplissage et la vidange sont effectués à l'aide d'une pompe à vapeur.
Bihar (monts), massif montagneux d'.Austro-Hongrie, aux contins de la Transvlvanie. Les monts Bibar sont limités au N. par le KofOs Rapide, au S. par le KOrbs Blanc. Leurs principales arêtes s'étendent du N. au S. et encadrent les pittoresques et profondes vallées du K8r<is Noir et du Vida. Principaux sommets : le Yiegyasza (1.847 m. d'altitude) et le Kukurbeta (1.851 m.). Vastes forêts ; gisements miniers : sel, fer, cuivre, nickel, etc.
BlHOURD (Paul-Louis-Georges), diplomate franç.ais d'origine bordelaise, né en 1846. Avocat à la cour d'appel, il prit part à la guerre franco-allemande de 1870-1871, fut fait prisonnier à Metz et interné à Brème. De retour en France, il débuta dans l'administration préfectorale comme secrétaire général de la préfecture de la Charente (1876); il remplit les mêmes fonctions dans l \onne et en Seine-et-Marne. Il fut préfet de l'Aube en 1877, de l'Hérault en 1879, du Pas-de-Calais en 1880, de Meurtheet-Moselle en 1S83. Directeur de ladminisiratiou départementale et communale au ministère de l'Intérieur en 1885, il fut nommé, en 1886, ministre plénipotentiaire, charge des fonctions de résident général en Annam et au Tonkin (non installé). Il fut ensuite chargé, en 1888, des fonctions d'envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire a Lisbonne (1890), à La Haye (1895), où il fut également plénipotentiaire à la conférence de la Paix (1899). Eti janvier 1900, il fut envoyé comme ambassadeur à Berlin.
BlIA ou BlYA, riv. de la Sibérie méridionale, une des deux branches mères du grand fleuve Obi ou Ob. Elle naît près de la frontière chinoise, sur un plateau des nionts Altaï, haut de 2.300 mètres, et sert d'affluent au lac Djuldju-Kol. sous le nom de Tchouli/rhman, se jette dans la partie méridionale du lac Teleizkoïé et en sort au N.-O. sous le nom de Biia. .\prcs avoir arrosé Biisk, elle s unit à la rivière Kaiound, plus occidentale, pour former lObi. BlI.BASO'V (Vasili Andreevitch), historien et publicistc russe, né à Poltava en 1837, mort à Pavlovsk en 1904. Il fit ses études à l'université de Saint-Pétersbourg, ou il devint plus tard professeur. Il a publié de nombreux travaux historiques, relatifs à l'histoire de la Russie, de l'\llenia''n6 et des pays slaves. Le plus important est une histoire de Catherine IL Cet ouvrage fut commence en Russie, mais la suite do la publication fut interdite pour des raisons politiques. Une partie de cet ouvrage a été traduite en allemand (Geschichte Catharina If, Berlin). BiLBAUT-VAUCHELET (Juliette - Marie-Angélique), cantatrice scéniqiie française, née à Douai en 1853. Elève de l'Ecole de musique de Douai, elle y étudia d abord le violon, puis le chant, alla ensuite à Paris, et se ht admettre au Conservatoire, où elle obtint, en 1875, le premier prix de chant et un second prix d'opéra-comique. Engagée a 1 Opéra-Comique, elle y débuta avec un succès éclatant dans le Pré aux Clercs, en 1877. Sa voix étendue et déli-
Paul BilhaiiJ
ciciise, conduite avec un go-)' j
scéiiiijuo, jointes à sa beauté
et d'élégance, lui valurent l*- . . ..
du public. On la vit su' -laui» ; /e* Avec* de
Figaro, la Elùte enchat'' Joseph (Benjamin),
l'Etoile du Sord, les J/o,.-., ^'c la Heine, les Diamants de la couronne, où surtout son triomphe fut complet ; puis, elle créa plusieurs rôles dans : Calante Aventure, la faveme des Tiabans, Suzanne, Jean de A\trelle. M"* Bilbaut-Vauchelet, qui avait épousé en 1881 lo ténor Nicot, son camarade de 1 Opéra-Comique (mort en 1899), quitta lo théâtre en 1885, en même temps que son mari, pour se cousacrer, ainsi quo lui, ù renseignement.
BILBOQUETTISTE {ke-lisst') n. m. Qui joue au bilboquet, qui eat habile au bilbotiuet.
BiLDT (Karl Nils Daniel), diplomate et historien suédois, lié à Stockholm en 1850. Il élui.î.; . un ministère des Atl'aircs ètraiii-'crts, ■
légation à \Vu.sbiiigluu ils7"i- coii.^' -i
Stockholm, envoyé à Rome >lh80. ;i
Rome (iy05j. Erudit, très lettré, il ;i s
d'histoire, relatifs notamment ù lin -:ii suédoise à Rome, à la reine Christine 'iCla-iAUnc de Suède et le cardinal Azzolino] (1899); etc.
BILBARZIOSE n. f. Alaladie due à la présence dans
l'orgaiiistiie de la bilharzia.
— Encycl. Les accidents de la bilharzlose ne s'observent (ju'cn Afriaue. Les œufs sont absorbés dans les eaux de boisson ; le développement des vers provoque sortant des hématuries.
BlLHAUD (Paul), auteur dramatique, né à Alicliamps (Cher) en 1854. Il fut attaché jiendant une quinzaine d'années au ministère des Beaux-.\rts. Il débuta en 1879 pa des monologues, dontquelques-uns devinrent célèbres, tels le ÎJanneton, et par des chansons qui furent mises en musique par Darcterou Ilcnrion; puis II donna en issi, au théâtre du Gymnase, la Première Querelle (1893), et écrivit avec Albert Barré une série de vaudevilles joués au Palai-s-Royal : J'attends Ernest (1895), Bigame (1890), (e Paradis (1895). "Cetle dernière pièce marquait en outre le commencement de sa longue collaboration avec Hennequin. U avait donné au Vaudeville : les Espérances (1892) et la Veuve de Damoclés ; de courtes comédies en un acte. Première ivresse et Qui ?
(1894) lui permirent d'entrer successivement à rOdéon et auTliéàtre-Francais. J/n Bru, écrite avec Fabrice Carré, fut du reste un des succès de l'Odéon (1899). Avec liennequin, Paul Bilhaud a signé M'amou, (Palais-Ro>al, 1901) : iXelly Bozier (Nouveautés, 1901); la Famille Boléro (Nouveautés, 1903); Ueureuse, avec Henneqnin .Vaudeville, 1903); (es Dragées d' Hercule (1904); la Gueule du lintp, avec Henneqnin (Nouveautés, 1904). Toutes ces comédies-vaudevilles, très habilement faites, valent par le comique des quiproquos et la vivacité du dialogue. Paul Bilhaud a publié en outre deux volumes de vers fantaisistes : Cens qui rient (1381), Ca!... et le reste (19ii31, un volume do prose : Aous deux (1904), des livres pour les enfants, et donné quelques livrets aux compositeurs Ch. Lccocq, G. Serpette, etc
BlUBINE (Ivan lakovlevitch), peintre russe, né à Tarkhovkov (gouv. de Saint-Pétersbourg) en 1876. Il fit ses études à Saint-Pétersbourg, commença son droit et étudia la peinture sous la direction de Riepine et de laroschenko. 11 se perfectionna ensuite 4 Munich. Il s est particulièrement consacré à l'illustration polychrome des contes et des épopées populaires russes. BIUGÊNE, BILIGÉNIQBE adj. Qui a rapport à la bili-
génése : Fonction illLlGÊNlQl-'K.
BILIGÉNÈSE (de bile, et du gr. génésis, formation) n. f. Physiol. Elaboration de la bile par le foie. Y. bile, et foik.
BILIHBAEVSKIÉ, v. de Russie (gouv. de Penn) ; 7.500 h. Forges, l'ondenes de fer.
BIUFBÉIQUE (fé-ik' — du lat. 6i'ii», bile, et du gr. ;)/mîos. bruuj adj. Qui arapport à la bile.
— Encycl. L'ictère biliphéijue ou ictère vrai est du â la présence dans le sang des pigments normaux de la bile ; on l'oppose à l'iclére hémaphéique, dû à une destruction anormale des globules rouges.
BiLK, bourg d'Allemagne (Prusse [prov. do Rhin, présid. de Dnsseldorf ]) ; 5.000 hab. C'est proprement un i'aubouro- industriel de Dusseldorf. Observatoire astronomique ; importantes usines pour la construction du matériel de chemins de fer.
*BIljj; n. f. — EscYCL. La bille est un élément de construction de machines de plus en plus employé aujourd'hui pour diminuer les frottements. Au début, eUo fut réservée à la bicyclette, dont tous les rouiements furent bientôt mon(f s 5M"r Ai'/es. . ''
\uiourd'hui on constitue couramment des paliers ci des butées à billes dans des machiM-de toutes sortes. Vigreux l'introduisit dans la constru<irion des turbines hydrauliques en créant son pivot à billes destiné à remplacer le pivot d'-\rson presque exclusivement em-
ployé. L'au- p-jg. i ; a, cône fixe; B. cône réglable; C, cuvette.
toniobile ap- , . ^ __ ,
idiqna les roulements à billes successivement attx chan- '-emenis de vitesse, aux magnétos d'allumage, aux fusées tios roues, sur l'initiative d'un Allemand. .Maybach, puis récemment aux paliers des moteurs à ex])losion I Hotchkiss, Charron) et même aux têtes de bielle (Boudreaux) avec grand succès. Enfin, l'industrie électrique a introduit aussi la bille dans ses moteurs. Les roulements de bicyclette
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se l'DHt n.-iui-lU-nic-ni iiar surfacos coniquoii, >U- façon en c deux roulc.mon.s suriisont ù la foi» pour supporter la charcc et sopposc-r aux .U'placcnicnis laicraux lAtf- H- La fcrio rtoix. roulement fort comploxo a él6 faiio par