hab. Tuilerie
BURGHER (mot du dialecte boer hollandais) n. m. Nom donné, dans les années qui précédèrent l'annexion des républiques sud-africaines aux possessions britanniques, aux citoyens do la république sud-afrïcaino du Transvaal et do l'Etat libre d'Orange.
— Encycl. Seuls, les burqhers étaient investis au Transvaal des droits poliiiquesct admis à prendre part â l'élection du chef de l'Etat, ainsi qu*A celle des meinbres des assemblées délibérantes. Seuls, également, ils avaient accès aux fonctions publiques. En revanche, ils étaient soumis do dix-huit ;\ soixante ans au service militaire, et sont tenus de so présenter armés et équipés â toute ré(|uisition do l'I'Uat.
Burgonde (la), opéra on quatre actes, poème d'Emile liergerot et Camille do Sainte-Croix, musii|ue do Paul Vidal, représenté ù l'Opéra le 23 décembre 1898.
— Livret. Attila est amoureux d'Ilda, fillo du roi des Burgondcs, (|u'il déticut eu otage et dispute à deux autres captifs éfîalemout épris d'elle : Gautier d'Aquitaine et Haiion, roi de Worms. A ce dernier, il rend la liberté; mais Hagen no peut so résigner à vivre loin do celle qu'il aime, encore qu'elle l'ait aédaigné, et reviendra bientôt au camp du vain(iueur. Pendant une fêle singulière oii des Indiennes, dos Husscs et mômo des Japonaises mêlent leurs danses devant les Huns, Ilda la Burgoude et Gautier, secrètement protégés par Pyrrba, favorite d'Attila, s'évadent. Hagon, aussitôt, so présente, mas<iué, et se l'ait fort de retrouver les fugitifs, sous condition qu'Attila lui donnera l'épouse qu'il désire. Le conquérant s'engage par un serment solennel.
Hagen, à l'acte suivant, ramène enchaînés Gautier et Ilda. 11 a tenu sa parole ; mais Attila renie la sienne quand lo roi de Worms, se démasfjuant, réclame la main de la Burgonde. Il envoie Gautier au supplice ; puis, sans plus se soucier do Hagen, élève Ilda au rang de favorite el lui confie la garde du « Glaive-Uoi », dont la lame, vierge de sang humain, sj'mbolise la gloire des Huns. Nouvelle Judith, Ilda s'empresse de plonger l'arme sacrée dans le sein de cet autre liolopherne, et s'enfuit, définitivement cette fois, avec Gautier (que Hagen repentant a arraché à ses bourreaux) vers le beau pays d'Aq^uitaine.
— Partition. La musique, bien écrite et bien orcliestrée, manque de nouveauté, de relief dramatique. Le compositi'ur do talent so révèle pourtant dans des papes telles que le joli chœur de femmes au premier acte, la courte cantileno de Hagen, l'heureuse phrase du duo de Gautier et d'Ilda : O Dieu d'amour. Dieu d'Aquitaine ; au second acte, une phrase d'Atlila : Pour affirmer sa bienvenue, etc.
BURGORNER, ville d'Allemagne (roy- de Prusse [prdsid. do Meisebiiigli, sur laWipper; 3.123 hab.
BURGSTEINFURT, ville d'Allemagne (roy. do Prusse [présid. de Munsier]), sur lAa; 5.013 hab. l'"abrieation do cigares et de tabac, brasserie. Ch.-l. du comté de Steiufurl. BURIOT (vi~o) n. m. Tas de foin qu'on a rassemblé avant qu'il fût séché complètement, afin de lui conserver une belle couleur verte, n Par ext. Tas de céréales : Les blés coupés sont en buriots.
Eli! hue! oh! dia! les chariots l'rendront d'maîn la part la meilleure.
RicnEPiN [Chanson des Gueux).
BuRKLI (Karl), socialiste suisse, né et mort à Zurich (I823-I901). Disciple de Fourier, il suivit Cousidéraut ou 185.Ï, lorsqu'il alla au Texas pour y fonder une colonio communiste. Il retourna en Suisse et se fit connaître comme orateur socialiste. Il avait fondé à Zurich (1851) la première société coopérative de consommation en Suisse.
BURLET (Jules-Philippe-Marie de), homme politique belge, né à Ixelles-lez-BruxelIes en 1844, mort à Nivelles (Belgique) en 1897. Avocat, puis juge suppléant à Nivelles, d fut bourgmestre de la ville de 18-8 à 1891. Membre en I88i de la Chambre des représentants, où il siégeait parmi les catholiques, il s'y consacra à faire triompher la réaction protectionniste. Après avoir perdu son siège en 1888, il entra en 1891 dans le cabinet Beernaert comme ministre de l'intérieur et de l'instruction publique cl, quand Beernaert se retira, Burlet devint président du conseil. Il était rentré à la Chambre en 1892 et, après un échec aux élections de 1894, il fut, la même année, nommé sénateur par le conseil provincial du Brabant. En 1S95, il remplaça de Wérode aux ministère des affaires étrangères.
BURLEY-IN-WHARFEDALE, ville d'Angleterre (comte d'York), sur le Vi'linrfe, altinent de l'Ouse ; 3.000 hab. Filatures de coton, fabrication de draps, commerce do bestiaux.
Burlington Magazine (the), grande revue d'art anglaise, paraissant tous les mois, et fondée en avril 1903. — Son cadre comprend toutes les manifestations des arts graphiques et plastiques, anciennes ou modernes : peinture, sculpture, dessin, gravure, architecture, meuble, orfèvrerie, argenterie, ferronnerie, cuivres et étains. porcelaine, faïence, iioterie, dentelle, tapisserie, broderie, calligrapliie, typographie, reliure, etc. Les questions politiques et adiîlinislratives qui intéressent l'art sont traitées dans la revue, et la bibliographie et la critique de toutes les publications relatives à l'art sous toutes ses formes y sont un objet particulier d'attention.
BURMITE n. f. Carbure naturel d'hydrogène qui est une lé^iiio fossile.
*BURNAND (Eugène), peintre et graveur suisse, né t Moudonen 1850. —Comme aquafortiste. Burnand est connu pour sa suite do planches destinées à l'illuslralion do Mireille. Deux médailles d'or lui ont été décernées A la suite des Expositions universelles de 1889 et do 1900 (Paris Il avait envoyé à cette dernière : Invitation au feslin (évangile de saint Matthieu).
BURNÉSŒ (:i') n. f. Genre d'oiseaux passereaux dentirosiies, de la famille des sylviidés, comptant seize espèces propres aux régions tropicales de l'ancien monde. (Les burnésies sont des fauvettes voisines des matures grises ou verdàtres, avec le ventre jaune ou blanc. L'espèce type du genre [lAirnesia flaviventris] est répandue du nord de l'Inde ù Sumatra.)
BURNEY (Fraucois-Eugène), graveur français, né à MailUv Haute-Saône^ en 1S45. Elève do Wallner et de F. Gaillard, dont il s'est approprié le style avec un rare talent, il débuta par un portrait de .Xicnuirlcerke, d'après Ingres. On vit de lui, au Salon de 1881, ^f'' de Séçur. burin, d'après une peinture de Gaillard; au Salon de 1\S8G, la Chocolatière, d'après Liotard. qui fut récompensée d'une deuxièmo médaille ; à l'Exposition universelle de 1889 (Paris", le portrait du dortair Paradis et Pierre Corneille valent une médaille d'or à l'artiste qui. au Salon do 18!i:, remporte une médaille de première classe avec (n Vierf/e et l'ICnfanI Jésus, d'après un bas-relief de la Renaissunco conservé au Louvre. Do nouveau, à l'Exposition universelle de 1900, les Fiançailles de Cliarh-s \ Il et d'Aune de Orelaiine. d'après une peinture attriiuicc a Jean Perréal, et .Marthe riraudès. d'après Chartran. sont honorées d'une médaille d'or. Citons encore de cet artiste: Chant du soir, d'après Maxence ; te Siège de Paris, d'après Meissouior ; des portraits : M" Edmond Adam, etc.
BuRNHAM, villo d'Angleterre (comté do Somerset), sur la Ijuio do Bridgowator; i.OOO liai).
BURNS I JohnJ. socialiste et homme d'Etat anglais, né à Vauxliall (Londres) en 1858. D'abord apprenti chez un ingénieur, il fut initié aux doctrines .socialistes par un Fran<;ais qui avait lait partiedo la Commune do Paris. Il fut embarqué a vingt ans, comme mécanicien, à tiord d'un bateau f|ui faisait le service du Niger et voyagea ensuite en Kurope. Des conférences qu'il (il à Londres sur le socialisme attirèrent sur lui l'attention. En 1885, il se présenta aux élections générales comme candidat socialiste, mais sans succès. Emprisonné pour sa
Çarticipation aux troubles do rafalgar- Square en 1888, il joua eu 1880 un rôlo considérable dans la grève des dockers et la fit triompher. Membre du County Council do Londres en 1889 pour le district de ' Battorsoa, il entra au Parlement en 1892 ot fut réélu en 1000. L'énergie et le bon sens , , avec lesquels il défondit tou- , , „ jours la cause des travailleurs, Burns. en mémo temps que son talent d'orateur, l'avaient rendu très populaire et lui avaient fait acquérir sur les associations ouvrières une autorité considérable. Bien que très dévoué aux idées socialistes, il se montra l'adversaire du socialisme violent. Il entra, en décembre 1905, dans le ministère présidé par sir Campbcll-Bannerman, comme président do l'Oflice du gouvernement local. C'était la première fois qu'un député ouvrier arrivait au pouvoir en Angleterre.
BuRNT Lake iLac Brûlé des Canadiens), lac du Canada (prov. de guéhec), près de 15.000 hectares. Ses eaux se versent dans la Romaine, tributaire nord de l'estuaire iu Saint-Laurent.
BuRRARD, très vaste district du Canada (Colombie britannique), le long du Paciliquo et du détroit de «eorgio, pays de hautes montagnes, de précipices, de forets, do lacs; ISO.OOO Icilom. carr. ; 48.000 hab.. dont 27.000 pour Vancouver, la ville où s'achève le chemin do fer canadien du Pacifique.
BURRIE n. f. Genre d'insectes orthoptères, de la famille des phasmidés, crée en 1900 pour quelques phasmes du pays des Somalis. (Lespèco type est "la btttTta lonijixiphaS)
BuRRILVILLE, ville des Etats-Unis (p;tat de Rliode Island [comté de Providence]),sur le Brandi River; 6.000 bah.
Minoteries, forges, filatures, papeteries.
BURROUGHS (John), poèto et critique américain, né à Roxbury (New- ■V'ork) en 1837.11 fut instituteur, puis employé au ministère des finances, à Washington. Là, son médecin, pour le guérir d' une dyspepsie, lui conseilla do vivre à la campagne, et le poète, qui aimait passionnément la nature, se fit fermier, comme son père. On a do lui : 'K'aka-Roliin (1871) ; W/ii(e)- Sun.ihine \So\eA d'hiverj (1875); Birda and Poels (1877); Lomsts and wild Honey [Sauterelle et miel sauvage] (1879) ; iiigns and Seasons (1886); lyidrjor S ludies ^\Si9): Riverhy (1891); Walt Whilman (1890).
BURTON (LisÉRK nii), coloration violacée des gencives au niveau du collet des dents.
,..~ E^-cvcL. Le lisi!ré de Burton est un symptôme de 1 intoxication par lo plomb et s'observe dans tous les cas de saturnisme chronique. Il indique une altération des gencives et do la racine des dents. Les soins de propreté doivent être rigoureux, si Ion ne vent pas perdre les dents; bien entendu, le traitement général du saturnisme s impose.
BiiSBACH, ville d'Allemagne (Prusse "prov. du Rhin, présid. d'Ai.x-la-Chapelle]); 4.700 hab. Métallurgie, filatures.
'•BUSCH (Jules-Hermann-il/ai»i'cc), publiciste allemand, ne à Dresde en 1821. — Il est mort à Leipzig en 1899.
BUSCH (Guillaume), dessinateur humoriste allemand, né à Wiedenfahl (Hanovre) en 1833. Après être sorti de l'Ecole polytechnique de Hanovre, il suivit les cours des académies des beaux-arts do Dusseldorf, Anvers et Munich. Mais son tempérament l'attira tout de suite vers la caricature ; il devança Caran d'.\che dans le genre expressif du dessin très schématique exécuté par un simple trait. Son observation profonde n'est pas exempte d'une poésie familière. Il se plail surtout à illustrer des poèmes burlesques écrits parluimème, et dans ces minuscules épopées bourgeoises il se montre incomparable.
Il faut citer parmi ses ouvra- g. Uusch.
ges : .1/a.c et Maurice, Saint
Antoine de Pudoue, la Belle Hélène, les Aventures d'un célibataire (IS7G) ; M. et M" Knopp (1877) : Juliette.
BUSHMANITE n. f. Sulfate hydraté naturel, qui est I alun de manganèse.
BUSINESS ( bi:-nèss — m. angl.) n. m. Affaire, trafic, produit ; Les Américains ne vivent que pour le business.
BuSKEN HUET (Coenraad), littérateur hollandais, né à LaHa.\o en 1826, mort à Paris en 1886. Il fit à
Leyde des études de Ihéologie, fut pasteur do l'église wallonne do Haarlem en isr.i jusqu'en 1862, où il donna sa démission, entra à la rédaction du . Journal do Haarem », fut chargé en 1863 do faire à la revue . le Gids • les articles de chronitjuo et de critique, partit en 1868 pour les Indes, ju.squen 1876, s'occupa do journalisme à Java, revint en Europe et s'établit à Paris, où il mourut. Il a laissé une œuvre considérable, et en s'accorde à le regarder comme un des meilleurs écrivains néerlandais du XIX' siècle. Outre quelques brochures littéraires et théologKiues et deux volumes de Lettres sur la Bible, il a écrit : Jacques Saurin et Théodore Uuel, essai critique d histoire ecclésiastique (1855) ; Ada nan Uolland, esquisse d histoire littéraire (18CCj ; Lidewqde, roman (1868 et 1872 ■ ; i\ouvelles Fantaisies littéraires ( 1874) ; De .\aples à Amstc'rdam, notes de voyage en Italie (1877) ; Potqieter, souvenirs personnels (1877); George Sand (1877); le Pays de Bubens, Dotcs de voyage en Belgique (1879); /•on(àisies littéraires (20 vol.) ; le Pays de Jlembrandt, études sur la civilisation des Pays-Basdu Nord au xvii' siècle (1884), etc. — Sa femme, A.n.se-Dorothkk Busken Huet-van der Tholl. néo à Haarlem en 1828, mariée en 1859, a publié des volumes de nouvelles et traduit en hollandais plusieurs volumes de George Eliot, miss Thackeray, Florence Nightingale ct'autres.
BuSLAJEW (Kédor Ivanow), historien et linguiste rusKc. \ BousL.\Ev, t. II.
BUSOLT (Georges), historien et professeur allemand, no à Iveppuren, près d'Insterburg, en 1850. Il étudia 1 histoire et les langues anciennes à Kœnigsberg, fut envoyé par le gouvernement prussien comme boursier d études en Italie et en Grèce (1875-1870) et devint professeur d'histoire ancienne à l'université do Kicnigsberg (1878), puis à celle de Kiel (1879). Il a publié : la Deuxiéine confédération atliénienne (1875); les Lacédémoniens et leurs alliés (1878); Becherclies sur l'histoire qrccque {liis) ; Histoire qrecque jusqu'à la bataille de Chéronée, ouvrage qui se signale par ses précieuses indications de sources. '''BUSSANG, comm. des 'Vosges. —Le T/iéiiire du peuple. C'est en 1895 que Maurice Pottccher y fonda le Théâtre du Peuple, dont les spectacles en plein air attirent chaque année un grand nombre d'étrangers et d'artistes , et qui marqua en France le réveil du véritable théâtre populaire capable d'émouvoir et d'intéresser l'ensemble des citoyens sans distinction de classe ou de fortune. Le .succès de cette tentative a d'ailleurs fait naitre beaucoup d'imitations en Bretagne, en Poitou et à Paris même. Tous les ans, au mois d'août, le Théâtre du Peuple donne deux représentations au moins (en 1905 il y en a eu quatre), dont l'une est toujours gratuite. En dix ans, en a joué onze pièces nouvelles, alternativement drames et comédies, toutes dues à Pottccher, soit seul, soit en collaboration : le Diable marchand de goutte; Mortnille; le Sotré de Noël, farce rustique écrite avec R. Auvray ; Liberté; le Lundi de la Pentecôte; Chacun cherche son trésor, avec la musique de scène de L. Michelot; lllérituqe; C'est le vent; A l'écu d'argent; la Passion de Jeanne d'Arc. Le théiitre de Bussang a en outre donné le Médecin malgré lui, de Molière; Macbeth, de Shakspeare ; et Poil de carotte, de Jules Renard. ■Teutes ces pièces sont jouées par des acteurs non professionnels, comprenant, comme le public, des hommes de toute condition. La scène primitivo a été refaite et agrandie ; le fond de cette scène, construite au flanc de la montagne, peut à volonté être formé de panneaux peints ou s'ouvrir sur le décor naturel des arbres et des champs. Sur les parois, on a gravé la devise : Pour l'art, pour l'humanité. Busse (Hans). écrivain et graphologue allemand, né à Mblin (Lauenburg) en 1871. Après avoir poussé ses études vers la psychologie, !'liistoire de l'art et la paléographie, il se consacra à la recherche des rapports qui peuvent exister entre l'écriture de l'homme et son caractère. Il a fondé un institut et une société do graphologie à Munich et a été rédacteur en chef de différents journaux traitant do cette science. Depuis 1901, il est à la tête de la Grapholoqische Praxis. Il a publié : Lieder des JJimmels (1894) ; Gedankeiidâmon (1897) ; Blul, Lieder der Liebe (1899); Tod des Sonnensuchers (1901); Graphologie, une science en formation (1895) et beaucoup d'autres ouvrages spéciaux, parmi lesquels il faut citer Bismarcks Ch'irahter {XSOS) et Comment Je juge mon écriture.
Busse (Karl), poète et romancier allemand, né à Lindenstadt-Birubaum (prov. de Posen [Prusse)) en 1872. Il étudia la littérature, l'histoire et la philosophie à Berlin, et prit le diplôme do docteur à l'université de Rostock. On a de lui deux volumes de poésies diverses {Gedichle), et d'autres ouvrages en vers ; Ich weiss es nieht, Injunger Sonne, Stille Geschichlen, Traùme. Il a écrit des romans: Jiiqendstùrme {\S96]; Hôhenfrost , et die Éàssliche M'itka (1S97).
*BUSS0N (Charles), paysagiste français, né à Montoirc ( Loir-et-Cher) en 1822. — Hors concours lors do l'Exposition universelle de 1889 (Paris) et membre du jury à celle do 1900, il a pris part à ces deux Expositions avec des œuvres de premier ordre, telles que : l'Abreuvoir du vieux pont, le Château de Lavnrdin, Après l'oraqe. Dernière journée d'été. Vieille ferme normande. Fontaines de Daviette, près Sainl-Martin-les-Bois ; le Pouliguen, Souvenir du Berry, Gelée blanche. Plaine de Montoire. Busson, toujours épris des sites de France, est fidèle aux Salons annuels. On a vu de lui en 1904 : Après la pluie. Souvenir du Berrij; Un des derniers beaux jours en Sologne. — Son fils Geokoes-Loiis-Ch.vrlks Busson, peintre français, né ù Paris en 1S59. s'est distingué pai- la franchise et la vigueur de ses chasses. Il est demeuré fidèle à cet ordre de compositions. Citons de lui : le Bembùché, Souvenir des premières chasses d'automne, un Lunch après la chasse, un Betour de chasse. Au feu! (musée do Périgueu.x) ; Hallali de sanglier, un Coup de collier (démolition de la Cour des comptes). Il avait au Salon de 1904 une peinture d'une poésie pénétrante : Souvenir de Bretagne.
BUSSY (Marie-Anne-Zoiii« de), ingénieur et savant français, né et mort à Paris (18211903). Elève do l'Ecole polytechnique en 1841, il en sortit comme élève ingénieur du génie maritime et fit la plus grande partiedo sa carrière comme attaché au service des constructions navales à Lorient. Il a eu une part très considérable dans l'établissement des modèles de la flotte do guerre française contemporaine. On lui doit notamment l'introduction de l'acier dans les constructions navales, de nombreux per-
rre du monde entier. En
rrier à l'Académie des
'ion. Admisàla retraite
: mères années de savio
Butéole.
BURNHAM — BUTTI
fectionnemonts à la forme des cuirasses et des travaux importants sur 1 utilisation des aciers au nickel dans la protection des navires. Les cuirassés du type Itedouiable les avisos des types Forbin et Condor, furent construits sur ses plans, et il donna toute la mesure do son talent 'lans la création du croiseur cuirassé Dupuy-de- Lôme qui fut, à son apparition, considéré comme la plus remar
quable unité des flott<'S -''■ ".>..fr« .)„ 1~ — :. t^
1888, il succéda au sciences, dans la scci l'année suivante, il [a dans le travail et la pratique du bien.
BUTASTUR [tnss'j n. m.
Genre d'oiseaux rapaces, do la famille des falconidés, comptant quatre espèces répandues de la Nubie à la Malai.sie et au Japon, ihcs butastumoui de petits aigles voisins des bateleurs, qui vivent au bord des fleuves et ont les mœurs des pygargnes.)
BUTÈNE n. m. Syn. de
DIÎTTLÊ.NK.
BUTÉOLE n. f. Genre d'oiseaux rapaces, de la famille des falconidés, comptant deux espèces propres aux régions chaudes de l'Amérique. (Les butéoles sont des buses à livrée foncée. L'espèce H-pe du gen-o Péro^u )' ■"°''*"™i *® "■<"'*■<' <'«P"'S 'a Flo'rido jusqu&a
BUTEUR n. m. A la pelote basque. Celui qui sert les balles. ^
/^HT.''*^'* (Joseph), philosophe et théologien anglais, né à «antage (Berkshire), en lC9i, mort à Hath en 1752. II était le huitième et dernier enfant d'un drapier dissident, qui le ht élever à Gloucester puis à Tcwkesbury, dans un séminaire presbytérien, où il eut pour condisciple le futur archevêque Secker. Butler passai l'Eglise anglicane vers 1713, entra au collège d'Oriel, à Oxford, et, devenu pasteur de l'Eglise établie, il fut nommé prédicateur de la Uolls-Chapel , à Londres, grâce au père dun de ses amis de l'université, l'évèquo de Durhani Talbot. C est alors qu'il prononça une série de sermons remarquables, publiés en 1726, et dont les trois premiers sur la nature humaine ont renouvelé la théorie de la morale. Développant les idées en germe chez Shaftesbury, il insiste sur 1 autorité absolue de la conscience et montre que les instincts sociaux et altruistes ne sont cas moins naturels à 1 homme que les instincts égoïstes. Il obtint la prcbende de Ilougthon en 1751, et la cure de Sianhopo en 1725. Il lut nommé, en 1733, chapelain du lord chancelier anglais Talbot , prébendier de Rochcster, trois ans plus tard, et devint chapelain privé (clcrk of the closeii de la reine Caroline. C'est en 1736 que Butler publia, contre les déistes anglais, son ouvrage resté célèbre : l Analogie de la lieliqion, naturelle et révélée, à la constitution et au cours de la nature. 11 fut promu évoque do Bristol en 1738. doyen de Saint-Paul à Londres en 1740, refusai archevêché de Cantorbérv en 1747, et reçut, en 1750. 1 eveché de Durliam. D'une rare élévation de pensée, il écrivit d'un style parfois traînant, mais avec une logique impeccable.
Butler (William Allen), poète et littérateur américain, né à Albany en 1825, mort en 1902. Elève de l'université de New-York, il étudia le droit sous la direction de son père et passa deux ans à visiter lEurope (1846- IS48) avant de s établir comme avocat à New- York. 11 devint bientôt un collaborateur assidu do la • Démocratie Review . et du . Litcrary World .. Il avait débuté vers 1846 par un livre remarqué : the l'uture. Il continua sa carrière littéraire en publiant des poésies, souvent satiriques, et des ouvrages de divers genres, parmi lesquels nous citerons : Barnum's Parnassus (1850); Aolhing lo Wear, mordante satire de la société américaine qui eut un grand retentissement (1857); Two Miltiont (1838); la biographie de Martin van Buren, le huitième président des Etals-Unis; une étude dont sa profession de foi lui fournissait les éléments, Lawyer and Client (1871), et un poème sur la représentation do la Passion à Oberammergau (1890).
BUTOBIDE ou BUTORIDES {dès») [la forme anc. iotaurides serait plus logique, n. m. Genre d'oiseaux échassiers, de la famille dcb ardèidés, comptant quinze espèces répandues sur le globe (excepté eu Europo'i
— Encvcl. Les butorides sont de petits hérons assez grêles, à livrée ordinairement grise, parfois marquéedenoir et de blanc. Le butoride à tête noire {butorides atricapilla se trouve du Sénégal à Madagascar.
*BUTTE n. f. — .\rtill. Butte de renversement. Sorte de tige métallique terminée par un pied et consolidée par un arcooutant.
— ExcvcL. Le cofTre du caisson du canon de 75 "/■* à tir rapide est muni de deux tiges semblables, qui, horizontales quand le caisson est dans la position de route, deviennent verticales au contraire quand, pour mettre ce caisson t en batterie s, on le fait basculer autour de son essieu. C'est alors, sur ces buttes do renversement, appuyées au sol, que le caisson repose et se trouve soutenu à l'arrière.
BuTTI (E. A:), romancier et dramaturge iialico, né à Milan en 1S68. Il étudia tour à tour la médecine, les mathématiques et le droit, et débuta en 1891 par un roman assez peu original, l'Auioma, où il ne faisait que marcher sur les traces de l'école naturaliste. Déjà ses autres
BUTZE — BYZANCE
romans nous montroni en lui un ]iliiIosoplio qui croit à la mission sociale do l'ôcrivain oi aspire à proposer ses idées. Celles do Bulli, en morale, en religion, en sociologie, sont netlemont coiiscTvalriccs.
Ses romans : t'Anima (18i':i), l'Immorale (18D5), l'/ncantesimo (1897) semblent vouloir montrer les catastrophes auxquelles conduisent selon lui lo matérialisme, l'individualisme, l'abandon des idées religieuses; ils traliissent pour lo fond l'influence de Bouryet et, pour la forme, celle de Maunassant. lîatti s'est voué ensuite au théâtre, où il a continué avec plus do retentissement sa campagne contre les idées modernes. ],Ttopia nous fait assister à la faillite do la science, la Fine d un iV/eo/e (1890) à colle du féminisme. Dans sa tétralogie gli Atei composée do : ta Corsa al />mreiv {1000), Lttcifero (l90i), fa Tempesta (1902), il Gifjante c i PIgmcî (1903), t! prétend renverser les quairc idoles sur lesquellos se fonde la négation de ridée retigiouso, à savoir : Kamour du plaisir, la superstition do la science, la croyance au progrès et à une morale laïque. Ce n'est pas mio" lîutti prêche nettement lo retour aux idées traditionnelles. Il n'oppose aux théories qu'il combat (ju'uu mysticisme assez vague.
Son style est souvent tendu et pénible et l'action assez médiocrement conduite; aussi ses pièces ont-elles rarement obtenu un franc succès; toutes ont excité au moins un vif intérêt de curiosité, notamment il Oigante e i Piijmciy où on a voulu voir le portrait d'écrivains on vogue, et la plus récente lie touttîS. Fiamme nelC ombra (1904), où il a étudié le conflit, dans une ûme de prêtre, entre les plus hauts devoirs et les passions les plus vives.
BuTZE (Nusclia'), artiste dramatique allemande, née à Berlin en ISCO. Tout enfant, elle manifesta des dispositions extraordinaires pour lo tliéàlroet se lit applaudir dans les salons. Plus tard, elle parut sur la scène dans différentes villes, 01, engagée au ihéàiro do Leipzig, s'y distingua d'abord dans les rôles d'immour et de sentiment; mais, dès qu'elle eut abordé les grands rôles de caractère dans la tragédie, elle y déploya un talent do premier ordre. Au théâtre de la cour, à Wiesl)aden, où elle resta six ans, elle acheva de conquérir une grande réputation (1882-18S8), qu'elle soutint brillamment iV Berlin de 1888 à 1893. Elle emplova quelques années en tournées, recueillant ])artoul dès succès, et en 1898 retourna à Berlin, où elle prit la direction du Neues Thcnter. Kilo excelle dans les personnages tragiques de l'histoire. Parmi ses créations les plus reniarquaT)Ios, on cite Marie Stuart, Minnavon Barnhelm, et Porcia, du Marchand de Venise.
BaYS BaiLOT (C. II. d.). astronome hollandais, né à Kloetinpen en 1817, mort en 1898. Il fut nommé à trente ans professeur de physique à l'université d'Utrecht. Ses goûts le portaient vers les études astronomiques. Il commença par publier, en franrjais, ses Changements périodiques dt'-jieni/anl du solril et de la lune déduits des observations nécrland'iises de ili9 à iS45. Nommé directeur de l'Institut météorologique néerlandais, il donna ses liègles pour les changements des lcmi>s à attendre en Hollande, en rapport avec les indications télthirapliiques quotidiennes. Ed anglais, il écrivit ses Sugr/estions pour nn sj/stêtne uniforme d'observations météorologiques et la Suite aux suggestions.
Buts (Johan Théodore), iurisconsulto hollandais, né en 1828, professeur à TAthenée d'Amsterdam en 1SG2, appelé en 1801 à Leydo comme professeur do droit à l'université, a publié, sans parler de ses articles dans le « Gids", un essai sur la Oette puldigiie néerlandaise depuis 1814, et, de 1883 à 1R87, deux volumes sur fa Constitution : explication et critique, qrft font autorité.
BUVSSE (Cyriel). romancier flamand, né à Ncvele (Belgique) ou 1*859. 11 débuta eu 1893 par une œuvre très puissante : le lirait du plus fort, où l'on voit la brute keus Balduk niartvrisor sa fomme. C'était le premier ouvrage d'une série d'éludés naturalistes de la vie des paysans; le Valet de pique [Sclioppenboer] (1898) devait mettre en scène les mêmes jierson nages. Parallèlement, C. Buvsse observait la vie bourgeoise dans Sursum corda (1894)"; la Maison blfue (1895J ; un Lion des Flandres (1900), sorte d'autobiographie; Après (1901). L'écrivain s'est aussi tourné vers letliéàtre et y a donné: la Famille van Paemel, quatre actes; le Soir des liois, trois actes, et les Em'orantSf représentés au cercle Mullaluli de Gai'id, ainsi qu un Crime social, joué à Amsterdam on I90i. Cyriel Buysso est avant tout un réaliste et, s'il fallait le rapproc'her d'un écrivain français, c'est avec Maupassant qu'on pourrait lo mieux le comparer. Il a comme lui publié quelques volumes de nouvelles saisissantes: liev}ords, A la campagne. Du pays de Flandre, Pauvres gens ; mais, en réalité, il est resté foncièrement flamand, et n"a écrit en français que quelques contes.
BUZEU (saint), évêqne en Bretagne, né en Angleterre, mort en Bretagne vers l'an Goo. D'abord disciple de saint Gildas, il s'associa ensuite aux travaux apostolii[ues do saint Magloire, qu'il remplaça dans le gouvernement du monastère de l)ol, et du pieux troupeau qui se forma autour, durant les ravages des Normands. Ses reliques furent, avec d'autres, transportées à Paris, dans une église qui prit le nom de Saint-Magloire. — Fête les 19 et 24 novembre.
BYCANISTE {nisst') n. m. Genre d'oiseaux passereaux
Bycanistes : a, subquadratus ; b, cjiindi'icus; c. subcylindi'icus : d, cristatus.
lévîrostres, de la famille des bucérotidés, comptant sept espèces propres à l'Afrique tropicale.
ByCHEV, ville de Russie fgouv. de Kiev), sur un petit sous-affluent du Dnieper i>ar ï'Irpen ; 3.500 hab.
Byker, ville du Royaume-Uni (comté de Nonhumberland); 13.000 hab.; verreries, filatures, papeterie.
BYLINE (du russe bylina, pron. bouiUna) n. m. Mot, qu'on trouve dans l'étude comparée dos littératures, et qui désigne les épopées populaires de la Grande-Russie, qui ont surtout pour héros le prince Vladimir de Kiev et des personnages légendaires, tels que Ilia de Mourom,
Alecha Popovitch, Solovej lîoudimirovitch. etc. (Il existo en Russie de nombreux recueils de bgline. Ils ont été étudiés en France par A. Uambaud, dans son livre sur l<t Itussie épique [l876j.)
BymOWSKII, ville de Russie (pouv. de Perm fdistr. {l'O^sa^t, surleliym, sous-affluent de laTama par la Sylva; 3.5011 hait. Métallurgie du cuivre.
BYNGOWSKn, ville de Russie (gouv. de Perm [distr. de ("atlierinonbourg i. sur la Nciva, grossie ù cet endroit do la Bynga i bassin de l'Obi par le Tobol) ; 3.500 hab.
BYSSINOSIS ibi-si-no-ziss — du gr. bussinos, de coton) !i. m. Pneun)okoDiose qui se rencontre chez les ouvriers qui travaillent le coton et en respirent les poussières.
BYSSOCARDIUM ibi-so-kar-di-om') n. m. Genre do mollusipies huaellibrauches, de la famille des cardiidés, comprenant des l'urmes fossiles dans le tertiaire français.
Bytghkov (Alhanaso Feodorovitch), savant russCt i\<- «Ml 1818, mort en 1899. Il fit ses études i Moscou ol entra à la bibliothèque impériale de Pétersbourg, dont il devint directeur. Il fut en outre attaché à diverses commissions et membre de l'Académie des sciences. II a pris une part importante aux publications do cette compagnie. Il s'est surtout occupé de bibliographie, dliisloin^ littéraire et do publications de textes. Il a notamment édité un certain nomnre d'anciennes chroniques russes : les Papiers et les Lettres de Pierre le Grand, les Lettres de Catherine llf etc.
ByvanCK (W. G. C), littérateur hollandais, né à Amsterdam en ISiS. Il devint en 1896 bibliothécaire de la liibliotbèque royale de La Haye et fut mis â la tête du Muséum Nieermanno-Westreenianum. Ses principales œuvres sont un Essai sur François Villon, en français; la Poésie et In Vie au xix" siècle, en hollandais: Parijs, iSOf, Notilies. paru aussi en français sous le titre ■ «n Hollandais à Paris; la Jeunesse de da Costa; etc.
Byzance, roman, par Jean Lombard (1890). — Ce livre a pour sujet les luttes du cirque entre Bleus et Verts, dégénérant en factions dans 1 empire, dont chacune s'apimyait sur une conception dilîérento du christianisme, du" « lézous n, celle des iconocla*^ies avec l'Eglise de la Sainte-Sagesse, et celle des iconolâires avec l'Eglise de la Sainte-Pureté. Ceux-ci complotent de renverser Constantin V Copronyme, fils de Léon risaurîen. de son calhisma d"Aui.okratôr, pour y pousser le jeune Oui)ravda. petitfils de Justinien, et' son épouse Eutoklua. petite-liile do Tliéodose. Les Helladiques et les Sdavons veulent reprendre Byzance sur les Isauriens d'.Vsie. Ils n'aboutissent, à travers des scènes de luttes, de massacres, do supplices, de mutilations, d'amour bestial, de prédications enthousiastes ou haineuses, d'intrigues de soldats, de domestiques et de prêtres, qu'à l'écrasement du Basileus secret et ds ses partisans sous les ruines de l'Eglise de la Sainte-Pureté, abattue par les iconoclastes, soutiens du Copronvme isaurien. Et c'est ainsi que triompha l'esprit asiatique sur « les sublimes spiritualités de la doctrine du Bien que, dans l'empire d'Orient, régénéré devaient implanter la race sclavonne et la race hclladique, instauratrices du culte des Eikônes. nées des Arts humains continuateurs de la Vie et héritières spirituelles du Bouddha aryaque dont le sémite lézous fut la réincarnation blonde, émaciée et secourable, quoi que fissent les Puissants et les Forts pour le rendre dieu réel du mal ». Des tableaux gigantesques, des descriptions colorées et frénétiques signalent cette œuvre singulière, écrite dans un style barbare, polychrome, hérissé do termes techniques empruntés aux langues anciennes.
Cabanes (Louis), peintre français, né à Toulouse en 1867. Il fit ses premières études à lEcoIe des beauxarts de Toulouse et les compléta à Paris, où il entra à l'Ecole des beaux-arts, tout en suivant renseignement de Jean-Paul Laurens. Depuis 1894, il exposa au Salon des artistes français, ou il envoya, en 1897, une Jeanne d'Arc i^musée de Charleville) et, en 1898, Ilt':e de f/toire (musée de Montaubau). A la suite d'un voyage en Algérie entrepris en 1901, il rapporta de nombreuses études, qui, jointes à ses souvenirs, lui i)erraireut. par la suite, de peindre des scènes vécues de la vio du désert. Le Repos de la caravajie, exposé au Salon de I902 et aujourd'hui au Petit Palais, obtint une troisième médaille. Le Salon de 1903 vit : le Ramaiian (musée de Carcassonue) et celui de 1904, les Traînards de la caravane (musée de Montauban), qui valurent à L. Cabanes une seconde médaille. A cette toile, qui présentait d'une façon saisissante les souffrances du prolétariat arabe, a succédé, au Salon de 1905, une œuvre do paix et de joie : le Soif dans l'oasis.
Cabanes (Augustin), médecin et historien français, né à GoLirdon en 1862, docteur en médecine, pharmacien de 1" classe et ancien interne des hôpitaux de Paris. Il commença dès I8S5 à appliquer ses connaissances historiques et collabora activement à différents périodiques médicaux et littéraires. En 1S94, il fonda la Chronique médicale, périoditfue bimensuel plus spécialement consacré aux relations de la médecine avec la littérature, l'art et l'histoire. Les ouvrages du D"" Cabanes sont les suivants : Marat inconnu (1890); Balzac ignoré {iSOO); XapoUon jugé par un Anglais (1901); le Cabinet secret de l'histoire; les Indiscrétions de l'histoire, les Morts mtjstérieuses de l'histoire (1901); Poisons et sortilèges, et la Névrose révolutionnaire (1905), ces deux derniers ouvrages écrits en collaboration avec le D' Nass. On doit en outre au D^ Cabanes : les Curiosités de la médecine (1900) ; Remèdes d'autre fois (190^) ; indépendamment de sa thèse sur l'Emploi des préparations d'fnfdrastis Canadensis en médecine, et do plusieurs brochures médico-historiques {la Peste dans l'imagination populaire; la Lèpre au moyen âge;Jes Preyniers Ages de l'anestkésie). Dans cette série de travaux, le D' Cabanes s'est, d'une façon continue, appuyé sur les données biologiques pour résoudre une foule de problèmes historiques. Il a, en outre, pris l'iDitiative pour
faire élever un monument à Sainte-Beuvo dans le jardin du Luxembourg (1898).
Gabanyes (Don Manuel), poète espagnol, né à Villanueva y Geltru (Catalogne) en 1808, mort en 1833. Il a publié Vannée même de sa mort un volume de vers : P*reludios de mi lira, où l'imitation d'Horace est sensible. Ces poésies, longtemps ignorées, furent remises en honneur après la mort du jeune poète, par Milay Fontanals et Meuendez Pelayo.
Gabarcos, comm. d'Espagne (Galice [prov. de Lugo]), sur un petit affluent du fleuve côtier l'Eo; -i.OOO hab.
CABÉCERB (du portug. cabeça, tète, chef) o. m. Nom sous lequel on désigne, au Dahomey, certains chefs de villages ou personnages influents.
GABÉCÉRIAT {ri-a) n. m. Dignité de cabécère.
CABERNELLE {bèr-nèV) n. f. Cépage rouge cultivé dans les vigaobles du Bordelais, et qui, provenant du cabernet franc, possède tons les caractères de ce cépage, mais offre l'inconvénient d'être plus que lut sujet à la coulure.
CaBIÉ (Louis), peintre français, né à Dol (lUe-et-Vilaine) en 1857. Il se rendit très jeune à Bordeaux et reçut ensuit© les conseils d'Harpignies. A partir de 1887, il exposa au Salon des artistes français : la Charente (1894), qui est au musée de Cognac. Le Soir (1899) lui valut une 3' médaille et fut acquis par l'Etat pour le musée de Chambéry. En 1902, il obtint une 2* médaille avec les toiles : Notm\outier (musée d'Angers), et l'Approche de Vorcuie (musée du Luxembourg). Il faut signaler encore : la Vallée de la Vézère, l'Biver, la Chaumière à Andernos (1905); la Ville de Clisson, et le Gros Chêne (1906). La vérité du coloris et la solidité de la construction ont toujours été les qualités dominantes de ses œuvres.
^ CÂBLE n. m. — Fam. Dépêche télégraphique envoyée par câble sous-marin : Suivant un câble de Shanghai...
CABOCHEUR (de caboche) D. m. Techn. Garçon boucher
dont la fonction spéciale est de fendre les têtes de moutous pour en extraire la cervelle.
Cabotins ! comédie en quatre actes et en prose, d'Ed. Pailleron (Comédie -Française, 12 février 1894), —
Pierre Gardèrent, jeune sculpteur pauvre, aime Louisc- Valentine, sans parents connus, qui a été recueillie par la famille Inversée. La mère de l'artiste, une vieille paysanne avisée, ne veut pas de ce mariage pour son fils. Grlgnenx, un bohème qui aurait eu peut-être du talent, mais que des chagrins secrets ont poussé à la morpbinonianie, conseille aussi à Cardevent, auquel il avoué une affection paternelle, do ne jamais aimer. Cependant, Louise-Valcntine est chassée par M»« Laversée, qui a surpris son amant, le D'' Saint-Mario, aux pieds de la jeune fîUe: celle-ci se réfugie chez Cardevent, et le sculpteur, après avoir obtenu la médaille d honneur au Salon, l'cpouse. Il se trouve qu'elle est laûlledeGri^neux. Il y a là un drame.
Pierre habite une maison peuplée uniquement de Provençaux, ses compatriotes, et surnommée, pour cette raison, la < Botte à l'ail *. Ces jeunes, des arrivistes, des n cabotins », ont formé une société d'admiration et d'aide mutuelles, la Tomate. Là s'agitent, outre l'insinuant docteur précité, le peintre Caracel, fondateur de l'école des à-partistes ; le romancier Larvcjol. auteur de Vierge et nourrice, et d'une pièce provisoirement baptisée Enceinte!., mais qui deviendra peut-être Sainte!., et le plus remuant, le plus malin de tous, Pégomas, Méridional d une faconde ondial)lée, qui, secrétaire de Laversée, se fait élire députe à sa place. 11 y a là un vaudeville.
La fusion du vaudeville et du drame, opérée par endroits non sans adresse, donne Cabotins!.. La partie mélodramatique est intéressante ; l'autre, riche de mots dont plusieurs sont neufs et jolis, amuse par son mouvement, par sa gaieté franche et spirituelle.
Cabrera (la), drame lyrique en deus parties, paroles de Henri Gain, musique de Gabriel Dupont, représenté à rOpéra-Comique le 5 mai 1905. Cet ouvrage, joué un an avant à la Scala de Milan, avait obtenu le prix international de 50.000 francs offert par l'éditetir italien Sonzogno. Le mélodrame, rapide et violent, composé par Henri Cain, est l'histoire d'une pauvre gardeuse de chèvresi Amaiia. qui, fiancée avec le marin Pedrito, se laisse séduire pendant l'absence do celui-ci par un riche bellâtre, Juan Cheppa. Pedrito, à son retour, la chasse et elle n'obtient son pardon que pour mourir de misère et do douleur.
Sur ce livret, G. Dupont a écrit une partition dans laquelle, sans s'être encore dégagé des imitations, il a