‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 90 sur 363 · Récolte du latex de landûlphia · texte numérisé non relu

Récolte du latex de landûlphia

fleur; h, fruits. — 10. Euphorbia Intisy : a. rameau. — 11. Landolphia Heudelotii : a, fleur; b, coupe de la fleur; c. coupe du fruit

13. Landolphia Tollonii : a, fleur ; b, fruit ; c, feuille. — 14. Ficus elastica : /, fleur mâle ; i?, fleur femelle ; J, coupe longitudinale d'un fruit.

prédilection spéciale pour los terrains bas, riches en humus ot soumis à des inondations périodiques.

Pour réagir contre la destruction des lianes africaines, destruction résultant non seulement de l'exploitation des indigènes, mais aussi des dévastations occasionnées par les feux de brousse, presiiue tous les gouvernements coloniaux ont pris des mesures diverses, en vue de protéger los forêts à caoutchouc : enfin le gouvernement général de l'Afrique occidentale française a cherché à amener les indigènes à constituer dans chaque village dos sortes dô plantations communales de lianes.

— Usaiies. Les usages du caoutchouc deviennent innombrables. Les principaux sont : les cliaussures et vêtements imperméables, les appareils de chirurgie, les ballons et jouets, les courroies de transmission, les joints à eau et à vapeur, les tapis, clapets, bâches scaphandres, la feuille anglaise (plus de 2.000 objets divers : blagues à tabac, pochettes, bretelles, etc.), les garnitures de fer à cheval, les tuvaux d'arrosage, de pompes à incendie, les articles destinés i l'industrie électrique, enlin, depuis le grand développement pris par l'industrie cycliste et automobile, la fabrication des bandages élastiques pour roues et pneumatiques. Dans l'industrie automobile on uidise les sortes de caoutchouc de première qualité, mais dans beaucoup d'autres branches on emploie des sortes très inférieures et, notamment, le caoutchouc artificiel ou factice, fabriqué en traitant l'huile de lin, enfin le caoutchouc régénéré, obtenu en faisant subir diverses manipulations aux objets de caoutchouc hors d'usage et aux déchets de toutes sortes.

— Production mondiale. Eu 1900, elle a été de 50.000 tonnes et est passée en 1903-1904 à 61.759 tonnes.

Cette production annuelle est estimée à plus do 500 millions de francs. Elle a plus que décuplé depuis cinquante ans. Dans cette production, l'Amérique tient le premier rang, puis viennent l'.Afrique, l'Asie et l'Océanie. Le Brésil reste toujours le premier paj'S producteur du monde; en 1904, il a exporté 30.400 tonnes, dont plus de 24.000 fournies par l'arbre nommé hevea.

En Afrique, le Congo indépendant tient la tète des pays producteurs avec une exportation do 5.350 tonnes en 1902. Les colonies françaises produisent annuellement au total environ 6.000 tonnes. La Guinée française vient au premier rang; nuis la Côte d'Ivoire, le Congo français, Madagascar, enlin llndo-Chine française et la Nouvelle-Calédonie. "^CAPACITAIRE n. m. — Celui qui est pourvu du certificat do capacité en droit.

* CAPACITÉ n. f. — Physiol. Capacité vitale ou respiratoire, La pins grande quantité d'air que l'homme peut aspirer et expirer par une inspiration et une expiration aussi énergiques que possible.

— Enctcl. Physiologiquement, la capacité vitale comprend : la valeur des respirations normales (1/2 litre environ), l'air de réserve respiratoire et l'air complémentaire (v. RESPiHiTioN), soit, au total, de 3 litres et demi à 4 litres. Naturellement, la valeur de cette capacité dépend do l'âge, de la taille, du sexe. Les exercices dentrainement et la gymnastique respiratoire l'augmentent; la claustration, les affections pleuro-pulmonaires la diminuent. Plus elle est grande, plus l'individu parait olTrir de résistance à l'assoupissement, à la fatigue de course, â la tuberculose. On doit donc selforcer de la développer de bonne heure chez les jeunes gens.

La capacité vitale se mesure à l'aide du spiromètre.

CaPANNOLI, ville d'Italie (prov. de Pise), prés de l'Era, affluent de l'Arno; 3.300 hab. Sériciculture; fabrication de toiles; bons vignobles.

Cap -BRETON, comté du Canada Nouvelle-Ecosse), sur le rivage est de lile de Cap-Breton; 2.472 kilom. carr.

49.000 hab. en looi. contre 34.000 en 1S91, accroissement qui tient à la richesse des mines de houille de Sydney, très activement exploitées. Dans ces mêmes dix ans f..„.„./„ .fois) Sydney a passé de 2.500 âmes à 10.000. Capellaa (gr. ofoi»).

CAPCLLAN (pèf) a. m. Genre d'insectes hémiptères hétéroptères, de la famille des capsidés, créé pour des formes propres à l'.^mérique tropicale. Le capellanus parsus du Guatemala est le tvpe de ces punaises voisines des phytocoris, allongées," de taille médiocre, à cuisses postérieures épaisses, à corselet court, etc.) *CapelLARO (Charles-Romain), sculpteur français, né i Paris en 1826. — Il est mort à Paris en 1899.

CapelLARO (Paul-Gabriell, sculpteur français, né à Paris en 1862. Il reçut les leçons de Dumont, Thomas et Bonnassieiis. Il remporta le prix de Rome en 1886 sur Tobie retirant un poisson de ieau. Il exposa au Salon de 1»^^ : Amour et Psyché, bas-relief plâtre, qui hii valut

une première récompense. Plus personnel est le Déluge, groupe marbre.

Capes (Bernard), romancier anglais, né à Brixton Hill, près de Londres, en 1S54. Il écrivit d'abord sous le pseudonyme de Bevis Cane. La première œuvre qu'il signa de son"nom est intitulée the Mill of Silence (1S96). Depuis, il a donné avec un succès croissant : the Lake of n'ine (1898) ; the Adventures of the comte de La Muette (1898): Al a 'n'inler's Fire; the Mijsterious Singer; One Lady of Darkness (1899); From Uoor ta Door ; Joan Brotherhood (1900); Love tike a Gipsy (1901); Plots; a Casile in Spain ; llte Secret in the Hill (1903); the Extraordinary Confessions of Diana Please, et o Jay of Italy (1905). Les dernières productions affirment de plus en plus une entente de la composition, une puissance de créer des personnages distincts et vivants, et un talontdécrivain qui le mettent au premier rang des romanciers anglais de son temps.

* CAPITAINE n. m. — Sport. Chef dune équipe de joueurs, au football.

Capitaine Blomet (le), comédie en trois actes, d'Emile Bergcrat ithéâtre .\ntoine, 3 déc. 1901). — Le vicomte Adrien de Mandano, alors qu'il était lieutenant en Altrérie. fut l'amant, lui vingt-huitième, de la délicieuse Flavië, femme du capitaine Blomet. Depuis, il a quitté le service, a épousé la charmante Micheline, et Flavie a trépassé. Peu après la mort de cette dernière, de nombreuses lettres, découvertes dans un secrétaire, apprenaient au capitaine ses multiples infortunes. Il démissionnait, devenait de première force au pistolet, et commençait une tournée chez les anciens amants de la défunte. A ceux qu'il trouve nantis d'une jolie femme, il donne des échantillons de son adresse, puis leur laisse le choix entre un duel . et la peine du talion. Chez les Mandane, Micheline imagine de feindre qu'elle veut \lonner au terrible capitaine le plaisir de cette dernière vengeance. Il se laisse prendre au piège. La jeune femme le martyrise pendant quinzejours, le privant de fumer, de boire, etc., puis, ce temps écoulé. lex-ofBcier s'aperçoit qu'il a été ■ roulé dans la farine •. Mais comme il est bien loin d'être une brute, il pardonne paternellement, et Micheline lui saute au cou. Cette fantaisie spirituelle est d'un charme léger.

* CAPITAL n. m. — Assurance à capital différé. Mode d'assurance en cas de vie consistant en tme convention par laquelle l'assureur s'engage moyennant le versement par l'assuré d'une prime consistant eii une somme fixe ou en

CAl'ITOLE

CARBORUNDLM

pi-cslations périodiiiuos, à payer à une rponue déterminée, à l'assuré s'il ost encore vivant, ou à un tiers dt-sipué, à la niôrao condition, un capital dèiormiué {capital ditl'éré;.

— EscYCL. Dans Vnssui-ance à capital différé, les primes appartiennent (Ic^Iinitivemoni à l'assureur au cas de mort du bénéticiaire avant le terme fixé, mais l'assuré peut, à laide d'une contre assurance et d'une prime supplémentaire, obtenir dans ce cas le remboursomont des primes versées. L'assurance à terme fixe, qui donne un capital à l'assuré ou à ses avants droit à une époque déterminée tout eu supprimant "les versements de primes si l'assuré meurt avant le terme fixé, est pénéralomont préférée.

Au lieu d'un cajtital, l'assureur peut s'engager à verser une rente (annuité différée).

Capitole romain ancien et moderne (le), par !■:. Kodo.-ana'lit Paris, 1905). — Ce volume n'est pas une simple desL'ription arcliéologiiiue. une sorte de guide actuel et rétrospeciu" du Capitole romain. De ranti(|iiité, rien ne subsiste des monuments qui couvraient les deux sommets de la célèbre colline, si ce n'est, dans Xintennontium, la partie inférieure du lahularium, où se conservaient les ar.hivos de l'Ktat. Tout ce qui concerne le vieux Capitole est donc un pur objet de reconstitution, d'hypothèse, fondée, il est vrai, sur des documents assez sûrs. Quaut à lélat actuel, il ost dû à Michel-Ange. L'auteur nous décrit donc les modifications successives qu'ont subies ces lieux célèbres, mais aussi il nous raconte rhisto;ire de ceux-ci, nous les montre comme lo centre de la vie municipale, avec ses scènes tragiques ou joyeuses, couronnemenis de papes et do poètes, exécutions, etc. La documentation extrêmement abondante et lo grand nombre d'indications bibliographiques ajoutent à lintérêt de cet ouvrage la valeur d'un excellent insirumcnt d'information.

CAPNODION n. m. Champignon du groupe des pérîsporiacées, ayant pour une même espèce plusieurs sortes de fructifications. «Il se présente sur les feuilles ou les brindilles, sous forme de taches dures, noires, qui produisent les maladies connues sous les noms do noir onde fiimagine.)

CAPNOrUGE (du gr. kapnos, fumée, et du lat. fiiyare, mettre en fuite) adj. Qui protège contre la fumée. *CAPOT n. m. — Automob. Couvercle en tûle légère recouvrant le moteur dune voiture automobile.

— Encvcl. Primitivement le capot fut une simple protection contre la pluie et la boue en même temps qu une façon do dissimuler ce quo le moteur avait d'inesthétique. On se préoccupait peu d'y assurer une ventihition, qui aurait du reste été gênante pour les lampes ou brûleurs chauffant le tube incandescent employé alors pour l'allumage. .\ujourd'hui la ventilation directe du moteur est considérée comme un moyen commode d'ajouter au refroidissomont par la circulation d'eau. Le capot forme alors comme un couloir guidant l'air sur le moteur.

Lo moteur étant à l'avant de la voiture, séparé des vovaireurs par une cloison appelée souvent pare-crotte, nom resté »lo la carrosserie hippique, le capot ne recouvre quo le dessus et los côtés latéraux du moteur. La cloison avant est le plus souvent aujourd'hui remplacée par le radiateur, destiné à refroidir l'eau de circulation. Sous le moteur, lo capot est souvent fermé par une tôle.

Quant à sa forme, elle varie d'une voiture à l'autre au gré de la fantaisie ou des nécessités spéciales de chaque tvpo de voiture. Aujourd'hui le capot, bien que percé de portos permettant la surveillance du moteur, peut s'enlever complètement pour faciliter les réparations. L'adjonction au radiateur d'un ventilateur pour forcer l'air à lo refroidir par une active circulation a obligé à rendre à pou près ôtanches les parois latérales et inférieures du capot lorsque lo ventilateur est constitué, cas fréquent, par les bras du volant du moteur placé à l'arrière du capot. Sans cette éianchéité, l'aspiration de ce ventilateur ne se transmettrait pas intégralement au radiateur placé à l'avant du capot. Lorsque le ventilateur est constitué par une hélice placée directement derrière le radiateur, cette étanchéité u'a plus raison d'être.

Dans les canots automobiles, le moteur possède aussi un capot, mais il est le plus souvent en bois comme la coque, bien que la lolo soit préférable.

*CAPOTAGE n. m. — Autom. Fabrication d'une capote, ou adaptation d'une capote à une voiture automobile : Le cAl'oTAGiif/t- cette voiture est terminé, il Kevéïement souple et imperméable delà capote d'une voiture : Cette voiture a reçu un capoïaok en cuir, il Culbute en avant dun automobile, qui se retourne entièrement sur lui-même.

— Encyci.. Lors({UO certaines ruptures d'organes se produisent dans une voiture automobile, l'avant du châssis tombe brusquement sur le sol qu'il laboure, et si lo moindre obstacle vient alors l'arrêter, l'arrière de la voiture, emporté par la vitesse, se soulève, culbute par-dessus l'avani ot retombe sur le sol plus ou moins complètement retourné.

Une cause fréquente de cet accident est la rupture de la barre d'accouplement de la direction, barro qui réunit entre elles les deux fusées articulées de l'essieu avant. Quand cette barro so rompt, ou bien la roue de gauche seule dévie, l'autre restant maintenue par la direction et la voiture vire brusquement, et verse, ou bien les deux roues dévient en s'ouvrant simultanément, l'une à gauche, l'autre à droite, s'opposant ainsi à la marche. Incapables de résister à la vitesse do la voiture dans cette fioïfition, elles so brisent et l'avant de la voiture vient rappor le sol.

La rupture de l'essieu avant peut aussi amener lo canotage. On a inipruproment appliqué ce mol à la culbute latérale do la voiture qui verse, parce (ju'cn pratique il est rare qu'une voilure vorso tout à fait de cote, ou capote tout à fait régulièrement suivant son axe longitudinal.

Capoter v. a. Autom. Placer une capote sur une voiture. V. CAl'OTAC.K.

— V. n. En parant d'un automobile, Se renverser en

culbutant en avant.

Cap PELLE-AU -BOIS, comm. do Belgique fprov. de Brabaiii jarrond. de Malines^), sur lo chemia ue fer de Maliiies A 'l'crmondo ; 2.000 hab.

CAPPELLEN,comm.deBolgique(prov.otarr. d'Anvers), sur le choniin do fer d'Anvers & Kottordam ; 4.30û hab.

GappiellO (Leonetto), dessinateur, né & Livournc (Toscane) en 1875. Il exposa pour la première fois deux grandes peintures en 1892, A Kloronce. S'étaut rendu à

Paris en 189S, il débuta dans la rariealurc ou mieux dans le portrait de caractère, auijuel il se consacra presque cumplètement, et collabora à. divers journaux. Il a publié trois albums sur le théâtre contemporain et les gens de lettres; en quelques traits presque géométriques, il sait résumer la physionomie d'une actrice et il rehausse lo tout de teintes plates. Co procédé convient parfaitement à l'affiche, et Cappiello s'est dans ce genre acquis une juste réputation. Mais il est un cùté moins connu "les œuvres de l'artiste, qu'il convient pourtant de signaler ; r est la série de ses portraits au pastel, qui rappellent par leur aspect pracieux, leur forte structure et leur accent, les meilleurs pastellistes du xviii' siècle.

CÂPRE. ckPRESSE iprèss) n. Nom donné, aux Antilles françaises, aux peisounes issues du croisement des nègres et des mulùtres.

— Adjectiv. : l'ne femme câpri:ssk.

CAPRINES n. m. \A. Sous-famille de mammifères artiodactyles ruminants, de la famille des bovidés, renfermant les chèvres et les moutons. — L'n caprink.

— Kncycl. Dans les classifications les plus récentes (1899), on a réuni en une seule sous-famille les anciens groupes des ovidés et des capridés, et on y fait rentrer les genres hemitragvs, capra (chèvre et bouquetin), bucapra. ovis (mouton et mounon) et ovibos (bœuf musqué i ; ce dernier genre est parfois considéré comme type dune sous-famille ]iannuiii-rL- dite des wihosiités.

* CapRIVI de CaPRERA de MonteCUCULLI (Georges-Léon, comte DK), général et homme d Etat prussien, né âCharlottenbourg en 1831.— Il est mort à Skyren en 1899.

CapRONNIER (Jean-Baptiste), peintre verrier belge, né et mort ù. Bruxelles (18U-1891). Après avoir étudié les procédés de fabrication des anciens maîtres il exécuta pour le muséo archéologique de Bruxelles des copies des plus belles verrières de Belgique. II exécuta, d'après les dessins de Navez, lo grand vitrail de la chapelle du Saint- Sacrement dans l'église Sainte-Gudule. à Bruxelles. Il peignit ensuite pour la chapelle du Saint-Sang, à Bruges, iino série d'allégories ayant trait à l'histoire du Saint- Sang et les principaux épisodes de la vie de Jésus-Clirist, et composa pourrégliso Saint-Jacquos, à Amsterdam, une série de vitraux sur le dogme de l'Immaculée-Conccption. A l'Exposition universelle de 1855 (Pariss il obtint l'unique médaille de 2' classe réservée à la peinture sur verre. L'église d'Es(|uermes, près de Lille, lui doit les deux roses de son transept; les églises de Glasgow, de Duncaster, de Skipion (en Angleterre), l'église Saint-Julien là Rome) possèdent également de ses œuvres. Les verrières qui onieut les chapelles des châteaux de Bouchout et dOchain comptent parmi les meilleures productions do Capronnier. Constantin Meunier et Charles de Groux exécutèrent pour son compte des dessins de vitraux.

* capsule n. f. — Arcliéol. Pommeau dépée plat ou hémisphérique, façoniié en capsule ou muni d'oreillons saillants, comme ou l'observe dans les dagues levantines du xvi* siècle.

Captier (Jules-Emmanuel), supérieur général de la Compagnie de Saiut-Sulpice, né à Tarare en 1828, mort à Rocca-di-Papa, sur les collines da Latiura, en 1903. Il entra à Saint-Sulpice en 1848, et devint prêtre on 1883. Il occupa longtemps l'emploi d'économe au séminaire de Bordeaux, puis à celui de Lyon et devint directeur de co dernier séminaire. En 1874, on le nomma procureur de la Compagnie à Rome; il fit de la procure à la fois une maison régulière pour les ecclésiastiques complétant leurs études et une maison hospitalière pour les évèques durant leur séjour à Rome. En 1894, la compagnie de Saint-Sulpice l'élut pour supérieur général et il dut rentrer en France. Sentant sa santé chancelante, il donna sa démission en 1901 ; il so retira alors à Rome, et mourut de consomption. — Son frère, le P. Captier, né en 1829. fit ses études comme lui à Saint-Sulpice, entra dans l'ordre de Saint- Dominique et, ea 1871, fut tué par la Commune de Paris.

* Captier ,Franeois-Etienne\ sculpteur et peintre français, né à Baugy ,Saone-ct-Loire) en 1842. — Il s'est suicidé à Paris en 1902. Ce sculpteur, dont !e musée du Luxembourg renferme une figure de Désespérance, devint presque aveugle on 1901. Il avait obtenu une médaille d'or à lExpusition de 1900 (Paris) et, lorsqu'il mourut, on voyait de lui au Salon une Vé;i»5 anadijomène.

*CAPTIV1TÉ n. f. — Milit. Etat d'un militaire tombé entre les mains de l'ennemi.

— Encv<l. Comme le rappelle l'arrêté ministériel du 23 décembre 1903, le temps passé en captivité ou internement doit ctro mentionné sur les états de services do tout militaire, après la campagne. L'officier rentrant do captivité reprend sa place dans l'arméo s'il se trouve un emploi vacant; sinon, il est placé on non-activité jusqu'à ce qu'une vacance permette de le replacer dans le cadre actif,

*CapUANA (Luigi), romancier ot criliquo italien, no ù Min,eo (Catauc/ en 18;t9. — Capuana est resté, depuis son premier roman {Giacinta, 1879). fidèle aux procé<lés de l'école naturaliste ; mais il les a renouvelés par la force de l'invention, la finesse de l'observation psychologique, la vigueur d'un stylo limpide ot concis. Ses plus récentes publications (des recueils do nouvelles pour la plupart) sont : // Profumo (1890) ; ^i À'/(m/('(l896j ; il iiarone iti Fontane Asciulte (ÏS01)\ il Itracciaîetto (1897); l'Isola iiel Sole (1898,1; Nuove paesane ^1899); il Decameroucino (1901); i7 Marchese di Hoccoverdina (1901); i7 Beucfattorc (1901); Parole di donna (1902). Plusieurs do ces récils ont été traduits en français. Capuana a l'ait jouer aussi quelques drames et publié plusieurs vulnmos de crili<iue : Studi sulla leltcratiira contcmporunea (ie80-1882) ; Per tarte (1887); Cronac/ie letterarie (1899).

Capucines (thkâtre dks), thé.'ilro qui fut créé Â Paris on 1900 par ^Io^t^e^ dans l'ancienne salle des conférences où débutèrent Sarcey, J. Letnaitre. Brunctière, Bourget, etc., et qui, après, servit aux séances d'illusionnisme des frères Isola; on y a vu représenter îles comédies ot opérettes, comme : la lionne Intention. Au ivmps des croisés, Par politesse, le Pantalon delà baronne, cic.

*CapuS (Alfred), littérateur et autour dramatique, né à Aix en 18:>8. — Sa réputation n'a fait quo s'accroître avec les ouvrages qu'il a donnés ù la scène depuis le Mariage bourgeois et qui sont : Mon tailleur (un acte, 1898): les

Maris de téontine (trois actes. 1900), aux Nouveautés ; la Itourseoula t'/c (quatre actes, au Gymnase. 1900): la Veine (({uatrc actes, aux Variétés, 1901) ;V« Petite Fonctionnaire (irois actes, aux Nouveautés, 1901); /es Z^eitri'co/e* (quatre actes. Variétés, 1902); la Cliâ' trlaine (quatre actes. Renaissance, 1902) ; le Jtean Jeune Homme (cinq actes, Variétés, 1903); V Adversaire, en collaboration avec Emmanuel Arène ( (jualro actes , Renaissance , 1903); Notre jeunesse (quatre actes, Comédie-Française, 1904); Monsifur Piégois (trois actes, Ronaissanre, 1905); l'Attentat, en collaboration avec Lucien Descavos (cinq actes, Oailé. 190GI. Il a paru un premier volume de son Théâtre, qui comprend : iSrignol et sa fille et lt-8 petites Folles.

Carabin François Rupcrt), sculpteur et ornemaniste fran- Capus.

çais, né à Saverne (Alsace) en

1862. Elève de Perrin et des écoles municipales de Paris. il se forma librement par la suite. Eu 1881. il fut l'un des fondateurs de la Société des artistes iudépeudanls. 11 y exposa de la petite statuaire, ju^^qu'au moment où les Salons officiels admirent ses nouveautés (1891). L'art décoratif de Carabin a quelque chose de familier et de populaire; l'un des premiers, il a réhabilité les matières réputées viles ou commerciales, comme le bois. La liaison des arts dits •■ industriels « et de l'art en a été art'ormie. Carabin a surtout exposé des meubles sculptés, ornés de figures ou de compositions assorties à la fonction du meuble : bibliothèques de bois et de fer forgé, tables, cotfres, fontaines, etc. On lui doit une grande et belle vitrine en bois sculpté (musée Galliera), et aussi des statues décoratives en bois, des statuettes, des médailles, des bijoux.

CARACOL n. m. Mot employé, en Egypte, par les indigènes et les étrangers, pour désigner une prison.

— En'cycl. Au point de vue étymologique, il semble qu'il y ait lieu de rapprocher ce mot du français caraque , de l'espagnol caraca , de l'italien caracca , mots qui signifient une sorte de grand navire du xvi' siècle, c'est- à-dire galère, d'où, par extension, galères, batjne , prison. On peut remarquer aussi qu'en Tunisie on se sert du mot karraka pour désigner un bague. Au surplus le mot Cfïmca aurait été emprunté par les Espagnols aux indigènes de l'Ile Célèbes.

CARACUL u. m. Fourrure. V. kabaki i..

au t. ^'.

ÇARADIYA-VINA n. m. Instrument de musique hindou à cordes pincées, monté de si,x cordes de boyau et ayant en outre des cordes sympathiques, dont le nombre est générarement do huit, quelquefois de douze.

CaragueL (Joseph), écrivain français, né â Narbonne en 1855. II débuta eu 1883 par un roman, le BouVMich, puis il publia, en 1887, un nouveau roman, Çaradiya-vina. les Barthozouls. En 1895, il fit représenter au Théâtre-Libre une pièce en quatre actes. In Famée puis la flamme, qui eut un certain reteutissemeui. U fatit encore signaler son livre la liaison passionnée , recueil d'articles parus dans le - Journal ■■ de 1892 à 1895.

*Caran D'Ache (Emmanuel Poiré, dit), dessinateur

et caricaturiste français, né à Moscou en 1858. — Parmi

ses principaux recueils, nous

citerons : les Courses dans

l'antiquité {ISS$) ; Xos Soldats

du siècle (1889); Fantaisies

1,1890); Bric-à-brac {IS93); les

Lundisde Caran d'Ache ilS96)\

C'est à prendre ou à laisser

il898); Pages d'histoire (1904).

Il a collaboré périodiquement

à diverses publications, entre

autres au ' Journal «.

*CaRATHÊODORY princo Alexandre», homme d'Etat ottoman, né ù. Constautinople eu 1833. — Il est mort à Constantinople en 1900.

CaRAZO, département de l'Amérique centrale iNicaraguai, entre l'océan Pacifique et lo lac do Nicaragua ; 20.000 hab. environ.

CARBÉRINES u. f. pi. Nom générique d'hvdrates répondant à la l'ormule générale R-C=(0H;i*, U çiani un radical d'ai-ide.

CARBINOL U. m. Syn. do alcool méthtlique. V. métbv-

Llu'li: t. VI .

CARBOBENZOÏQUE adj. Syn. do WlHOXYLiyUE l^t. YI).

CARBOL II. m. Nom que l'on donne quelquefois au phénol ordinaire.

CARBONITE n. f. Coke naturel résultant dune transformation de la bouille dans le sol sous l'iafluence d'une

température élevée.

"'CARBORUNDUM ron-dom') n. m. — Techn. Siliciure

do carbone, SiC, cristallisé, préparé industriellement pour la première fois j^ar Acheson en soumettant ù la haute température du leur électrique un mélange de charbon do cornue et de silice (sable de verrier).

— Encvcl. La masse obtenue, agglomérat de cristaux assez petits, brillants, est broyée grossièrement, lavée ù l'aciue sulfuriquc pour enlever le fer, puis classée mécaniquement en diverses grosseurs. Ces cristaux de densité 3,1, rayant le rubis, sont utilisés pour confectionner des meules usantes, tailler les pierres précieuses.

Caran d'Ache.

<lé|wli[-> vorre, polir lacior, Ole. ; leur seul inconv(5niont est la Irag.Mé q,u les Ua„srorm„ aiséraont on poussa'""

.r^^^r~^i;-;j-.,^|^„.?ï; -''ont du ca..„.

m/> 1 ; r^r.' V *"''=*','"»;'' ■■"•■lio c" carbone quo Ion

nidlo a 1 air sous forme do vapeur ou do gaz pour lornicr un mélange explos.r « Sutetince riche en eaZ, e que 1 "f "joute à un eombustiblo pour augmenter la chaliur i|u il peut dégager par sa combustion.

- Knxycl. Dans jo premier sens, tout corps combusti- Ido pourrait servir do carOu,a,it, ce mot étant alors svnniiynio de combustible. Lcmploi du mot carburant au lieu du mol eombustiblo vient de ce que, sauf rares cxccolons, tous les combustibles usuels sont à base do carbone. Mais pour donner à un combustible lo nom de carburant, 1 industrie cxi-o ,|uil présente certaines propriétés C est aiusi quo le sucre, plus riclie en carbone qlio 1 ali çool, n est pas industnollemenl uu carburant comme ce dernier. Pour servir de carburant, un corps doit pouvoir se me or facilement à lair pour former un' mélange détonant à propriétés constantes, condition qui écarto les

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^U plus employé est lo benzol du commerce, composé lo'S "."" fi •/•

CAIIHOLNAÏ CAIUJURATELR

Les compositions du pétrole et de l'essence comDosé^ com pk-xes non dOllnis el.imiquement. sont apprSiîmat"?s

„=l H-f i"^"" Sazmi,v : méthane, partie principale du gaz d éclairage; oxyde de carbone, base du gaz à leau

pour 1 éclairage par becs à incandescence. r,r,°="r '<'?,™o'f,'"-s ^automobiles, on emploie des carburants liquides: ressence. lalcool, le pétrole. La naphtaiL,..n?''*°',"'^" '"J" "'=""«• =» ét-'e-nployée aussi: maîs ruiement. La grande volatilité de lessence à froid fait quon 1 emploie plus que lalcool on lo pétrole

Asse'icc e( pétrole. On emploie seulement depuis peu le pétiole, mais nous le joignons à lessence, car ces deu.x corps, sans composition chimique bien définie, sont tous deux des mélanges de carbures dliydrogéno et différent seulement par la densité. ° oinereni

Les carbures d'hydrogène saturés forment une suite dont la lormule générale est C" H. ^" + 2

La densité croit ot lo point d'ébulliiion aussi avec n. iJapies.'îorel, la9(i:o;,ne. employée surtout pour former ionsii?'™'"'^ ''"'"?'-' * léclai'rage par canalisations "si bui!es"plus l^f^ers'!'"""'" P""'^«"'^ CH", môle do car- „<,^!.°p"n-.'^'"", ""'î abondant dans l'essence, et le ,w. "âtLé. ^°"^ "" ° ®' ^ ^o™" '* ^^^^ ''" P''""'"

plnrf^""-': "f^ ™porisée à froid dans le carburateur, r , î,'"'i''°'^' '' î"""* chauffera une température nof,n •„•," f 5°"'' *'''""■ '^ condensation, assez basse pour éviter la dissociation. Ces deus limites fort rapprochées gênent beaucoup le fonctionnement des carburateurs à pétrole basés sur simple vaporisation à chaud

La condensation donne eu effet par défaut de combustion 1 oncrassage des bougies d'allumage des moteurs. La rèus"'"^ souvent appelée crackmg, est plus daiige-

niyn?i'''snn^'^"T''' «« P<',s«i'''o d" l'expliquer, son mécanisme, bous 1 inlïuencc do la clialeur, il tend à se produire

C"H2'>-(-'2 = c'i-lH2"-|-CH2.

En réalité, il y a retour à des carbures plus lé<-crs et formation de radicaux CH^ ou plutôt C'H' élhylêne plié- "l^moZVj^J'^rT''-} "" ^'y Joienaitpas^,sou;'cèr-

gîav^.Ta'îéi'c'jro'îf '^ "'""' '•""™' -''■ - -i- -t-^pî^s'

3C'H' = 2C'H'-f-2Cn', ç'ost-à-dire transformation du carbure ù demi saturé éthvlèue en carbure saturé CH' et carbure non saturé C'it' c est-i-dire de 1 acétylène ; or l'acétvlèue, composé endotlieimique detonaut spontanément par simple compresni,?; f^'i V dangereux dans les moteurs en y déterminant des explosions prématurées.

On a essayé d'éviter ce phénomène par deux procodés dont la théorie est d'ailleurs insuflisamment établie ■ le ï^rlZl^vT'-f à.écliauffor suffisamment le pétrole pou? étie sur d éviter 1 acétylène ou les produits analogues- .1 se lorme alors du chirbon. iiu'on tVansforme en o'xvdé consfs'lo"'ri,'''^',""VT^'^ <''^''" ""^^ l*'''": '« de.uxièrae

, Ç',".° " '^'^"^ 'a chambre de dissociation.

^'coot. L a cool, d'un prix à la vérité plus élevé, est plus uciio a employer, car il est plus volatil nue le pétrole ot no se dissocie pas facilement. Chimiquement, l'alcool lo plus employé, I alcool éthylique, de formule C'H'^O, so comporte comme Ç=H' + ivà. c'est-à-dire un carbu?o étendu d eau, qui lui enlevé pour sa vaporisation une bonne parue des calories dégagées par sa combustion.

Atco'jl airburé. On carbure parfois des liquides peu

ï-UIPL.

On appelle souvent le xyléuo ben:ol de houille à 94' '. ce^ ,j«, veut dire qu'a ,00^- distillent ,^% T. t '^rolit^

merce 1^ cristimsa^^^^^nîa n^'n^r-o^TZSS^ço qui lacil.te l'omnloi do l'alcoo'l ainsi carburé Le m ' lang.est très stabfe et se comporte comme '""était ht

* CARBURATEUR n. m. Appareil servant à carburer l'air ' -TvcvfL T?chn7'™r '"" "■"," 'iq-''« ea'rburam "'

I air carbure. Parmi ces ditférents usages, les plus fré ''"D^nltsTuI""'' 'T '■^^'^.'""SO et la' force mSt'ice'''" „«i„„ .i l > ^.''^ '" carburateur constitue une petite veLtulifi^'r r" '" ^"^ '?■'"*' ■'=■* '■-■ »'">« suivant Kn cinàirsatirs.'" ^^ '"' "'""' "" "= '—porter dan2 des

Ljdée de charger l'air atmospliériquo do vapeurs hvdro

o.>uo"ru%rS'lda?r "'"'"" "" ^'^^ -mbSst1bîe'''ana:

io„to au gaz d éclairage n est pas nouvelle et fut ima g.nee des 1 instant où le j.étrolo russe ou américain de\^«

le consomma lou courante. De nombreux essais fure m tentés mais cest seulement do nos jours qu'on a pu cons dorer la question comme résolue, et ce fu avec l'^^de des

:om,,agnies gaz.ères mêmes, qui voyaient d'abord dans lair carburé un concurrent v "uouru uans

.h!^!"?,}"^ ^"^"'1''^ et importantes usines on peut proty Ç" '■','"'" "'.'''' ""'«'"■ constante. Il n'en est pas de môme dans les petites usines à gaz. Un moyen d'aiouteraugazdes vapeurs d'hydrocfrbure pourrenrid"; et le maintenir de qualité constante devait donc ôro

annarél' ?™h '^''""? P" ''^^ compagnies gazièrès. Ce° appareil carburant du mauva s gaz d'éclaira"e nonviit

un't"rene'"c\r"''"^"V='"'^''"^''l"-™»°^''-^^^^^^^^^^ un gaz inerte, par exemple 1 a,r atmosphérique.

On fera disparaître tout danger d'explosion du gaz Ini- ^nt^,',!^?'"-'''' ^PPa'-«"'' J<ar auto-combustionreif incorporant à air une dose su&sante de vapeurs carburantes

passéf^V^c^r'''^"™''"!''^ * ""o «"bastion soU d|! S li „'nf H- ""?''''^?°^ ""^ «conditions de composition, le gaz d air carbure brû era à la sortie des anna reils d utilisation comme du gaz d'éclairage ordinaire ivec na tte^."„"^° °'™"' '1"" «""'--ant déjà Sn luilm^îmè m°e ou ni Inf^'n;'""''"'™ ^.'=' «mbustion des vapeurs qui lui donnent ses propriétés il sera plus facile d'y mêler lo complément d air nécessaire à sa conibustion que de réaliser la môme oj.ération pour le gaz d™c lairage et les appareils auront un meilleur rendement

On peut diviser les carburateurs en trois catégories • lampo'nuiqu'er'' '^''"«'"'''''«^ P"- lalimentation d'une

II rf .l'""'^!''"''^ P"""' l,a','m<""ation d'un moteur unique. 3 Caiburaleurs pour lalimentation d'une canalisation

n',!vc , '"''•''"^^'"'''"' DO-MESTIQUES I-OIiR L'aLIMEXTATION

D UNK LAMPE D.N-iQDE.- Nous faisons figurer ici ces appareils uniquement pour mémoire, car ils font généraleruent corps avec la lampe qu'ils alimentent et se con-

,r^ÛT, VvA'"- "' ""''""î •'''"'= ''«'^■■'■'S aux divers moVs traitant de 1 éclairage par l'alcool ou le pétrole dans des lampes à incandescence.

Nous signalerons cependant ici un appareil qui eut uu moment de vogue sous lo nom de fonlaine à gaz. Une boite eu fer-blanc analogue aux bidons bien connus d'essence ou do pétrole contenait une matière poreuse formant des cloisons entre le.squelles pouvait circuler do l'air Ce te matière poreuse était imprégnée d'essence de pétiole dont les vapeurs sont plus denses que l'air. L'appareil était ouvert en haut par un petit orifice de rentrée a air et en bas par un raccord qu'on réunissait par un tube do caoutchouc à une lampe ou un réchaud, après avoir placé 1 appareil à environ un mètre plus haut que la lampe ou le réchaud. Par suite do la grande densité des vapeurs, 1 air saturé s'écoulait par loljas en alimentant le foyer. Cet appareil était évidemment très simple mais 11 exigeait une essence do qualité constante et choisie avec soin.

2'» CaRHL'RATEOBS pour l'alimentation d"cN MOTKL'It

UNIQUE. — Lo carburateur devient alors un organe accessoire du moteur. N'eus avons signalé col organe au

mot AUTOMOBILK.

Essentiellement ce carburateur comprend toujours un orihce de faible section projetant le carburant à l'iniérieur dune chambre de vaporisation, oii s'élabore le eaz d air carbure appelé lo pfus souvent simplement gaz. L air employé, appelé souvent air primaire, est capté en un point échauffe parle rayonnement du tuyau d'échappement du moteur, de façon a faciliter la vaporisation du carburant. Comme le dosage exact des vapeurs do carburant dans 1 air destine a les brûler est fort important pour le bon rendement du moteur, ou introduit généralement une laible quantité d'air primaire, do façon a constiiuer un gaz richo. puis on y ajoute un complément d air .secondaire pour parfaire le dosage, et l'orifice d'admission de ce complément est réglable a volonté ou automatiquement.

Une chambre de mélange et un dispositif assurant l'alimenlation régulière en carburant de l'appareil compléteront lo carburateur. On y joint souvent une enveloppe de rechauffage. Cetteenveloppo est nécessaire avec l'alcool ou le pétrole. Enfin, ou réunit souvent au carburateur un oreaiio de réglage destiné à proportionner la quantité do mélange introduite dans lo moteur à la puissance qu'on veut réaliser. '

Le premier brevet do carburateur pour mot. '; ,:*ir-A" il ?5"i"™ .'«»■ «' -e foule'

r.f.Z.?..?"!.!'* '•■'l'i '''^■p"'»- '<""■ r'-f^ciio.

celui des moteur

réalisant concurremment avec t„,u, ues moteurs

f|.rrécÇs,^^ïï:t^-^rûr";r£S;

s,^?îrré!;^Hr^a;îri3Si»£ j;çr isi:f ;^o:;^'U= i^'^^'BË,

jaillir lessence. Lo dosage peut donc changer sfl'aM,?

ruH t^ôn c' r" '■°'' ."="' P'*^- aucuaXos tiV dS: une a parer à cet inconvénient.

Primitivement, les moteurs, fixes ou d'automobiles

émulateur tt^i'"''"/'!'*^'-,™"'*'^""' "'aintcnue par un rtguateur.et Ion réglait la puissance soit par Lut ou

^,'^,V?/hPP''""*'" complètement lonvcrture'^de a soupape d échappement le plus souvent, ce qui faisait ÎSrer le nombre d'explosions a la minute, la puis^Se va- Zrlr'"^^"""'"" ^ P"" P--" Proportionneirémlm, soit encore en conservant à l'iniérieilr du cvlindro à fin d échappement une quantité variable do gai brûlés rédu-sant d autant la place disponible pour lel gaz frais et par suite la puissance de l'explosioi^ Ces procédés éteiSnî hf-V"^fT T'""' '■''."""'al-e par brûleni^ pour fau^omobi.e, et d autre ,,art les moteurs fixes les ont conservés comme conduisant à la meilleure utilisation du combis' til le Des moteurs réglés par ces procédés donnent uqo aspiration toujours la mémo dans le carburateur.

11 suffisait donc d'avoir un carburateur réglable a la main pour maintenir le dosage constant quani variait a nature de 1 essence, la température de l'air cic ouTuaad ou voulait modifier beaucoup l'allure du moteur. ^

u ailuniage électrique des moteurs d'automobiles a n»r mis de donnera celuî-ci de la souplesse etTe réaliser'^res ariations do vitesse do la voiture par variation du nom-" bre de tours du moteur.

On a placé entre le carburateur et le moteur un élran- .»/™rdest,né à régler la quantité do mélange lonûant âb- Z^r^FS' y''""f"'- ''-".diminuant cette qSanii.éJo moteur, affaibli, ralentit, ainsi que la voiture, jusqu'à ceoue a diminution d'effort do traction correspondait à la v°tesse atteinte soit suffisante pour quo le moteur puisse n,fT,Z'Y^''^ 'l'^'T: '"versement, en augmentTn la ?us^ 'f .f ga^ absorbée par le moteur, celutci accélè e jusqua ce que 1 augmentation d'effort de traction résul-

èZr. i-n^f [".""'""^"J '''= '■""^'' ^'«"n" "iquilibrer son ,,,;„ 1 , "=', dispositif permet donc de conduire une voila nlus?,''ih?.'''' '""'"';• '■"P"'' '^ P'"^ grande jusqu'à la plus faible, sans toucher au changement de vitesse

?inli -f'J,'"" V^'- "," «changement de multiplication destiné à permettre à la voiture d'aborder dos rampes

n'ivatt,rH''°"''"K ''''''"""'' Wiquer ce dispositif, on na^ait que des carburateurs mn aulomaliqucs O?, l'em- Jdoi de 1 etrangleur faisait évidemment varier dans une grande limite la force de l'aspiration et les variauônsïiul m'éc i^i^r!:'" '^'"^t '=" «c-'-lb-ration causèrent de nômbrè'ux mécomptes jusqii à ce qu'on ait réussi a donner au carburateur I automaticité nécessaire. >-«"uu Carburateur Low/unnare mn automatique. Nous donnons (fit). V, une coupe d'uu carburateur non automatique.

RùKauS'ior.

Fiij. I. — Coupe du carburateur Lâoc-iieni-ire : A '•f.rr>^ du nî.

vcaii constant :B. flotl.-iir- i» l.,.;i..v.,.n ,i,, -,, -. „:.„A. ...

ton à ressort: F. pcî: ■ bascules; n. race, rd

J. bouchon de purge : K. . *

M. M', chambres '^d'essene.-^ ; .N. V:\n- j -• r'irme I- a .'-■[. — d',;^ scncc et d'air; O. disque perforé; P. onBccs par oùpaSe une masse d air secondaire; Q. clé de carburation: R, registre oui peut obturer l'orifice Y ; T. manellc du robinet de quaatifc • U raccord en communication avec l'échappement: V. V. chambres du rechauBTeur; X, entrée dair pur; Y. sortie du mélange explosif ; Z. bouchon du support.

L'essence arrive en I, traverse un filtre H et pénètre dans lo vase A. Celui-ci contient un flotteur B qui par son action sur des leviers G et F, peut ouvrir ou fermer I arrivée d essence et maintenir lo niveau constant Un appareil analogue existe dans presque tous les carburateurs. Lessence est conduite de là eo M, petite chambre

CAHIH UATION — CARDAN

fermtie par un cliapeau ou ctiampijrnon L, dont la iHc poree des rainures qui permettront ù Icssenco de jaillir suivant les lléchcs. Ce picleur est au centre d'une chambre cvlinilrii)uc do mélange, où l'air entre par X pour gagner par Y le moteur. Un tube N recouvre le gicleur.

,Vu repos le niveau de l'essence est à peu prés celui des rainures du champignon. Quand l'aspiration se produit, la diminution do pression fait jaillir 1 essence par les rainures. 01 l'airpassant duns le tube N, dit air primaire, se sature d'essence. L'air passant autour du tube N par les oriiices P l'orme Voir secondaire et se mélange en K à l'air primaire. Un plateau perforé <J régie l'ouverture des oritices P, et un disr[ue perforé O brasse les gaz pour micu.\ les mêler. Une sono de languette K peut venir fermer plus ou moins l'ouverture Y du conduit allant au moteur pour régler la quantité de mélange admise par celui-ci. Mie constitue donc Vèlmtiijleur. ijuand le moteur aspire peu, soit qu'il tourne lentement, soit (]ue l'étrangleur agisse, il jaillira fort peu d'essence et la carburation sera pauvre et insuflisauto peut-être. Il fallait donc pour assurer l'automaticité. c'est-à-dire c'yit<-r d'avoir à régler à nouveau la carburation , que l'appareil soit capable, automatiquement, de régler l'om-ertiirc d'enlrée de l'air secondaire de manière que l'aspiration dans le carliuraleur reste telle que la quantité totale d'air introduite sous forme d'air primaire et secondaire reste proportionnelle à la iiuantité d'essence qui est débitée par le ou les oritices pulvérisateurs du carburateur.

On peut résoudre ce problème en limitant l'admission d'air primaire au minimum d'air nécessaire et en réglant le Eiclago pour celte a Imission d'air, puis ajouter un orilico d'air secondaire ouvert plus ou moins par l'aspiration mémo et proportionnellement à elle-même. Cela est réalisé dans le carburateur suivant.

Carburateur automatique Panhard-Lerassor-Krebsltig. 2^. Le colonel Krebs. qui a donné la théorie du carburateur automatique, a opposé à l'aspiration du moteur la résistance variable d'un ressort K. Voici le fonctionnement :

Fà

F. , - 2. — CarlitiratC'jr automatîciue Panhard-Levassor : E. arri- ■. - ■ .1 .^itînce; D, •gicleur ; A. arrivée dair primaire; C. chanilire i ;t:i' vi-i'ondaire; .M, M, featitres permettant l'entrtl-e de l'air se- > ■li'htirc ; L. piston sans fond obturant plus ou moins les fen»>iri's M vl réglant l'eiitriie d'air; T. tige reliant le piston L au j î-t-.-n F; P, grand piston; O, corps de pompe: Q, membrane assdiani rétanchéité: R. ressort tendant h fermer les fenêtres M; U. piston commandé obturant plus ou moins la rainure G par laquelle le mélange d'air et d'essence se rend en J, puis au moteur.

A est l'entrée «ïe l'air primaire, M celle de l'air secondaire, fermée au repos. L'aspiration du moteur, transmise f)ar J et étrangrlée par le piston sans fond F recouvrant a rainure G, se.verce dans la chambre C et sous le piston P maintenu par le ressort K et rendu étanche par le cuir Q. (S trou d air permettant le mouvement de P. ) L'aspiration minimum du moteur ne peut déplacer P, et l'air entre par A seulement en faisant jaillir ce qu'il lui faut d'essence.

Quand l'aspiration croit, elle comprime le ressort R en abaissant P et ouvrant M. Il y a donc atigmentation d'air et aussi augrmentation d'essence, car l'aspiration est plus forte puisqu'elle peut maintenir R comprimé. On conçoit qu'il soil possible de construire R, les orifices M A et le ^'iclour D do façon que la carburation soit encore la môme. En réalité on la conserve un pou plus riche à faible admission |>our compenser la faible compression qui en résulte au moteur.) Bien que la figure ne le représente pas, co carburateur est alimenté par un niveau constant  flotteur comme le précédent.

D'autres carburateurs remplacent lo piston et les ouvertures qu'il découvre par une soupape qui s'ouvre proportionnellement, ou à peu prés, à l'aspiration. Celte soupape réalise à peu pn.-s la même quasi-automaticité que réalisait la soupape d'admission automatique di-s moteurs avant qu'on lui ait substitué la soupaiti" coininandéc mécaniquement; en eJfet, la soupape d admission automatique étant con(ri*léo par un ressort s'ouvrait pour une valeur do l'admission à peu près constante, colle qui égalait la force de son ressort et rendait ainsi pre.s()Uo inutile l'automaticité du carburateur.

Carburateur automatiffue par rëtjlaqe de l'essencf. Moisson a montré qu'on pouvait réaliscràpeu prés l'automaticité sans pièces mobiles. Voici le principe de son appareil (flg. 3). L'essence est aspirée dans un gicleur et par un double cône qui donne on A B uno très forte aspiration même à faible aspiration du moteur, mais l'essence nest pas libre do circuler dans lo gicleur. Elle uoit serpenter dans le tube G autour d'un (Ilot do vis qui remplit ce gicleur. Il en résulte un frottement, qui. on vertu des lois de l'écoulement dos fluides, croit comme le carré de la vitesse decoulomnnf. S! ,lonc coi ('-coulement suffit pour assurer la bonne . lailde aspiration, nomme il

no pourra pas 1m -in»? an\ u^au-lcs aspira-

tions, à cause de . .. n du frottement liquide, on

Fig. 3.

évitera qu'il ne devienne trop grand aux grandes aspirations et la carburation se maintiendra constante.

(M ri II rai fur vaporisateur à alcool. C'est un carburateur ù esse.xc, automatique de préférence aujourd'hui, dont le réchautrage est très énergique.

Carburateur à pétrole lampant. Nous ne décrirons pas ces appareils, peu utilisés encore, nous contentant d en exposer le principe au mot carburant.

3° CABBfKATKfRS POCR LALI.MKNTATION d'CNK CANALI- SATION. Ces appareils servent à produire un air carburé capable do remplacer le gaz d'éclairage, cost-à-dire capable d'être canalisé sans se modifier dans les canalisalions. Il faut naturellement faire entrer dans un volume d'air donné un poids maximum d'hydrocarbure. On prend donc de l'essence légère, de densité 0.G50, bouillant à SO". Klle donne 12.000 calories par kilogr. L'expérience a démontré qu'il no fallait pas en incorporer plus de 2jO grammes à un métro cubo d'air; au delà il se produit en hiver des condensations d'essence dans les conduites. (Cette essence coûteuse revient à 0 fr. 72 le kilogr, en moyenne.)

L'appareil, petite usine à gaz, qui engendre co gaz. marche automatiquement. Des (juantités d'appareils ont été brevetés. Analysons leur principe. Une pompe rotative, souvent faile'd'unc simple roue à palettes tournant dans l'eau, comme cela se fait dans les compteurs â gaz, refoule l'air an carburateur saturateur, et do là au gazomètre, oii il s'emmagasine.

Généralement la pompe (ou soufflet) est actionnée par im poids comme une horloge. Quand le gazomètre est plein, il serre un frein, qui arrête lo tambour qu'entraîne le poids et produit ainsi la cessation de la production de gaz, tant qu'il n'y a pas dépense de gaz.

Le carbitrateur saturateur est le plus souvent un large conduit quadranj^ulaire, recourbé en zigzags, que l'essence descend en se volatilisant dans l'air qui remonte les zigzags. 1,'et appareil est plongé dans la cuve du gazomètre pour que l'eau qui la remplit empêche son refroidissement, que l'évaporation do l'essence amènerait bien vite.

L'essence est versée en haut du saturateur par un doseur, qui est actionné lui aussi par le contrepoids. Tournant donc aussi vite que la pompe à air, il distribue toujours exactement ce qu'il faut d'essence pour saturer l'air envoyé. Suivant les appareils, l'essence est amenée au doseur par un élévateur ou par un vase à niveau rendu constant par un flotteur. (V. aux carburateurs pour moteurs.) Cet appareil a été simplifié pour son application aux moteurs. En conservant simplement un réservoir contenant l'essence et que traverse l'air aspiré par le moteur, on réalise le carburateur dit à léchage ou à barboiage, suivant la manière dont l'air vient se charger de vapeurs au contact de l'essence. Ce mode de carburateur n'a d'ailleurs été appliqué qu'à de faibles moteurs.

*CARBURATION n. f. — Action de carburer l'air, un gaz ou un liquide L-n y ajoutant un corps carburant. Il S'emploie aussi conmiè syn. de dosage, h Ai'ot'r la bonne carburation. Avoir réalisé Je meilleur dosage d'air et de vapeur d'essence pour assurer lo maximum de puissance â un moteur d'automobile.

— Encycl. Techn. La carburation, telle qu'on la produit dans les carburateurs d'automobiles, est un phénomène comple,xe, dont toutes les lois ne sont pas encore connues. Voici la plus simple et celle dont la vérification est à peu près complète.

1° La carburation parfaite, pour un moteur, est toujours réalisée avec plus d'air que la quantité théoriquement nécessaire à la combinaison;

2" Il existe une température critique pour chaque proportion d'air en dessous de laquelle elle ne peut se produire parfaitement;

3" Le temps qui sépare chaque projection de gouttelettes d'essence du moment où le mélange de vapeurs parvient au moteur joue un grand rôle.

Voici la démonstration rapide de ces lois.

En s'évaporant, l'essence refroidit à la fois l'air et sa vapeur à une même température inférieure à la température initiale. Pour que la vaporisation soit complète, il faut que dans le mélange produit la tension de l'essence soit inférieure à la valeur limite correspondant à la vapeur saturée sous cette pression. (V. vapkur saturée. Supposons qu'on veuille vaporiser l'essence avec 15 kilogrammes J'air par kilogramme d'essence, quantité théoriquement suflisante. L'abaissement de température sera de 29°. Or. la tension de vapeur de l'essence dans le mélange sera celle correspondant à — 18» à la saturation. Pour que l'évaporation puisse être complète, il faudra donc une température initiale de il" au-dessus de zéro.

Si l'on avait pris 20 kilogrammes d'air, cette température minimum serait de 0"*, et avec 25 kilogrammes d'air elle serait de — 0°.

En résumé, il faut donc toujours pour que la carburation puisse s'effectuer facilement que la tension de vapeur f de l'essence dans le mélange d'air carburé soil inférieure à la tension F maximum correspondant à la température do vaporisation. Claudel a indiqué que

— = e était généralement de 2,5. Le rôlo du temps nécessaire à la vaporisation est aussi d'obliger â conserver un dosago d'air supérieur à celui théoriquement nécessaire.

En effet, la vitesse do vaporisation V est proportionnelle à. la différence entre la tension de vapeur p existant à un moment queIcon((ue et celle F maximum possible â la température où se fait la vaporisation. On peut donc poser V = K \V — p). K étant un coefficient qui dépend du carburateur et du carburant. On tirerait de cette équation celle donnant le temps l nécessaire pour arriver à la pression p. C'est une équation do la forme

.= j^log.nép. ^-^.

On voit que / sera infini pour p = F, c'est-à-dire pour la vaporisation jusqu'au degré do saturation de la vapeur pour la température donnée. On no peut par conséquent atteindre ce point.

Il faut donc pour réaliser un mélancre explosif élever la température pour augmenter F; c'est le rôle du réchauffage du carburateur. On arrive ainsi à vaporiser assez vite l'essence pour satisfaire aux besoins au moteur et à lui fournir un mélange assez chargé do vapeurs carburantes pour être explosif.

Cette rondilion essentielle n'est nullement assurée par les lois précédentes, qui régissent seulement le phénomène de la vaporisation et montrent qu on ne peut éviter un excès d'air, qui est généralement de 0,3 à 0,7 fois en sus du ^■olumo théoriquement nécessaire.

Heureusement un tel mélange avec les carburants usuels est encore aisément combustible, surtout après compression préalable.

CARBURER v. a. Mélanger un corps carburant à l'air ou à un liquide pour lui donner des propriétés combustibles ou exi)losivt*s.

*CARCASS1ÊRE (/.«-«/) n. f. — Ouvrière qui fait les carcasses des couronnes de fleurs artificielles, des chapeaux

de femme, etc.

Carcki, prov. de la république de l'Equateur, sur un haut plateau des Andes, à la frontière de la Colombio ; 3G.000 hab. Ch.-l. Tulcan.

*CARDAN n. m. Mccan. .Articulation permettant des mouvements dans tous les sens.

— Encyci.. C'est le savant Jérôme Cardan qui imagina ce dispositif pour soustraire uno boussole au mouvement des navires, remplaçant ainsi avantageusement l'aiguille aimantée soutenue par un flotteur sur un vase plein d'eau qu'employaient les navigateurs. V. suspension, t. VII.

Le cardan (ou iuspension à la Cardan) est appliqué fréquemment à l'articulation «i'arbres de transmission. Deux

Al

-r-^-i-ïE^

Fkj. 2.

FiO- L

types souvent adoptés pour la coDStruclion de cette articulation sont représentés tig. 1 et 2.

Dans la fig. 1, les arbres P et Q sont terminés par des fourches articulées aux extrémités d'un croisillon ABCD.

Dans la fig. 2, les arbres P et Q se terminent l'un, Q, par un carre sphérique C; l'autre, P, par une boite carrée B. Les flancs du carré C et de la boîte D sont cémentés et trempés pour réduire l'usure. Ce dernier mode de construction est fort employé en automobile par suite de sa légèreté. Il a l'inconvénient de s'user vite, car les efforts exercés sur les faces frottantes sont très grands. Le type de la tig. 1 permet d'evi- /\ler l'usure en éloignant assez les extrémités du croisillon de l'axe pour Fig. 3.

que les efforts y soient

réduits suffisamment pour n'entraîner aucune fatigue des tourillons.

On démontre géométritiuement que, avec une articulation unique (fig. 3), l'arbre A et l'arbre B ne tournent pas à la même vitesse.

Si a lourne à une vitesse w uniforme, deux fois par tour

la vitesse de B variera de u cos a à ■.

cos a

Au contraire (fî^. 4), avec deux articulations faisant des angles égaux, l'arbre A et l'arbre B conserveroni la même vitesse uniforme. ,

Ces considérations .5 p^,^--

conduisentàdesconclu- ^ ^'"^>St'^

sions importantes pour ^^'^^û^ 2

les transmissions des ^^^

automobiles. \

— Autom. L'automo- (;;\

bile emploie le cardan Fig. *.

pour transmettre l'ef-

lort moteur du changement do vitesse ati différentiel. Soit P le dernier arbre du changement de vitesse, D le difl'érenticl. dans son carter E. faisant corps avec l'essieu arrière. Le diflVreiitiel porte une couronne dentée com-

mandée par un pignon, qu'actionne l'arbre P par l'intermédiaire du cardan.

Dans le premier type {^^. C». le pignon est porté par un arbre R parallèle à'i arbre P, et lui est réuni par double

FiQ. 6.

articulation A et B. Le but de ces articulations est de permettre les flexions des ressorts reliant l'essieu cl sou carter E au châssis. Examinons ce qui se passe dans une flexion. Des bielles I, H, articulées en O. maintiennent lo carter, le poiui O é:ant placé dans le voisinage do A.

Pen.lani la flexion, R lourno autour do O. Il no reste donc i|u'appro.\imativcmeni, parallcle à P, et lo mouvement transmis aux rouesne sera i|ua|iproximativemcnt uniforme. 1.0 douxièmo type est li^uré ou C; larbro du pignon no possède ((u'unc articulation en A, et le c.irtor E se prolonge par un manchon M enveloppant l'arbre C pour le ■ soustraire à la flexion r|uan<l K tend ù tourner autour do son axo dans un démarra^jo ou un coup do frein.

Ce type, n'ayant qu'une articulation, ne peut pas transmettre un mouvement uniforme aux roues. Prati(|uement, langle « est toujours très petit dans ces tran.sinissions. (On les construit do façon que la voiture arrêtée et chargée l'angle a soit nul.) I, 'irrégularité de la vitesse est donc peu nuisible et est à peu prés supprimée par l'élasticité des organes, particulièrement de larhro C, toujours long. On interpose d'ailleurs parfois une jonction élastique sur lo parcours de l'effort, soit au dilTérentiel, soit à l'une des articulations, pour mieux réaliser cette uniformité. *CARDIAQUE adj. et n. — Se dit d'une personne atteinte d non maladie de cœur : L'n twRDiAcjut:. Lne fenviw carl)IA(.!ri:.

*CARDINAL adj. — Veines cardinales. Premières veines de l'embryon, au nombre do quatre, et qui plus tard deviennent les veines jugulaires et les veines azygos.

*CARDINAL n. m. — Le cnriliniil des mers, Périphrase célèbre, par laquelle Jules Jaiiin a désigne le homard, s'imaginant que ce crustacé avait dans la mer les belles couleurs qu'il revêt à la cuisson.

CARDIOGLOSSE n. f. Genre do batraciens anoures, de la lamillo des Jendrobatidés, créé en 1900 pour une espèce nouvelle, découverte au Gabon, la cardiogiossa t/racilis. (C'est uno grenouille do taille médiocre, vivant sur les arbres à !a façon des rainettes; cUo se caractérise par sa vaste langue cordiforme et sou absence de sternum osseux.)

CARDIO'iDE n. f. Conchoirto du cercle, le pôle étant pris en un point du cercle : a étant la longeur constante portée sur la sécante ilans l'un ou l'autre sens, R le rayon du cercle, la cardioïde a pour équation eu coordonnées iiolaires :

p = a -1^ eRcose.

CARDIOPNEUMOGRAPHE(du gr.

ktu-dia, cœur, pneuma, soufde, et Cai'dioglosse.

ifi'ai'heiii, ccTivé) n. m. Appareil qui

permet d'étudier les contractions du cœur -par les variations de la iircssion qu'elles exercent sur les poumons.

CARDIOSCOPE (du gr. kaniia, cœur, et s/cn/icin. examiner) n. m. Appareil servant à examiner les contr.tctions cardiai|ues. (11 est composé d un support horizontal sur lequel on place un cœur de grenouille ou de tortue détaché de l'animal au moment même de l'examen, et de deux petites plaques do liège placées l'une sur le ventricule, laulro sur l'oreillette. Ces deux plaques communiquent leurs mouvements à deux miroirs qui projettent des rayons lumineux et amplilient les contractions.)

CARDIOSCOPIE n. f. Examen direct des contractions cardiai|ues au moyen du cardioscope.

''CARDUCa iGiosué), poète et critique italien, ne àVal- 'ii-Cartello en 18:iij. — Ses œuvres poétiques comprennent les recueils suivants : 7?i'me (1857) [ce recueil a reparu très augmenté en 1880, sous le titre de Juvenilia]; Leria Grai)ia (1868), sous le pseudonyme de Enotrio Romano (nouv. édit. augmentée en 1880)'; c'est A la suite de ce recueil que se trouve lo fameux Inno a Salnna, publié d'abord

en 181)5; Pofsî'etZi W. C«/-rf!icci ;« Enotrio Romano " '

republio sous le titre Giambi ed Epodi; c'est ce recueil qui comprend les poésies politiques et satiriques les plus violentes; ÎVuove Poésie [l&i^) Inouv. édit. augmentée, 1889], où se trouve la célèbre série de sonnets sur la Révolution française, intitulée C'a ira, et r/ntermeczo, un d'os pamphlets littéraires les plus amers qui aient été écrits:

Odi l)arbare (1877) ; Nuore Odi Imrbare (1883); Ter:e Odi barbare {18S9): Jlinie et ftilmi { 1898). Toutes ces poésies ont été réunies en un seul volume (1901), qui donne même quelques fragments jusque-là inédits. Carducci a été. dans la iircmière partie de sa carrière, lo poète du parti extrême, qui n'admettait aucune transaction avec le pouvoir temporel, et voulait réaliser à tout prix l'unité italienne ; aussi est-ce l'invective et la satire qui dominent dans ses premières œuvres. Quand l'idéal de ce parti eut été réalisé, en 1870, la muse du poète se fit naturellement plus sereine. C'est alors qu'il créa la versification « barbare », qui, repoussant la rime, essaye de reproduire les mètres lyriques grecs et latins, mais en négligeant la quantité des syllalies, pour ne tenir compte que de leur nombre et de l'accent. Cette réforme, analogue à celle que Baïf avait tentée en Franco au xvi' siècle, provoqua en Italie des polémiques passionnées. Cardueci a écrit dans ce système quelques pièces remarquables : Aile Fonli del Clilumno. Alla Slazione, Miramar, Perla morte di Xapoleone Eiiijenio; et il a eu quelques habiles imitateurs (Chiarini, Mazzoni), mais cette tentative n'a eu en somme qu'un succès éphémère. Cardueci a continué avec une juvénile ardeur son œuvre de savant et de critique. Ses derniers travaux sont : la Sloria del Giorno (poèmo de Parini, 1892) ; Huila srulgimento dell' Ode in Italia (1902) ; i Primi Crepitsroli délia lirica moderna in /(a/m (1903). Il fut professeur à l'université de Bologne de 1861 à 1901.

Cardwell, comté du Canada (Ontario), sur lo plateau de faite eutre les lacs Huron et Ontario. Un peu moins de 1.000 kilom. carr., 13.000 hab.. la plupart d'origine irlandaise ; population en voie de diminution depuis 1871.

Cai'ducci.

Cart-p.il.\is.

CAREPALXIS 7«!'.!j) n. m. Genre d'arachnides aran^idcs.

de la lamille des argiopidés, comptant une dizaine d'espèces répandues dans la région australienne et l'Amérique tropicale, (Les carepalxis, voisins de nos épeires, ont un abdomen haut et bossue, dos pattes longues et épineuses. Lo carepalxis montifera, d'.Yustralie, est le type du genre.)

Carette 'M»-), née Bouvkt, née à Saint-Sorvan vers 1831.

-ancienne lectrice et dame du palais de l'impératrice Eugénie, elle a publie de fort intéressants Souvenirs intimes de la cour des r!ti(cn"es(i888-1891); des romans :

l'Outrage (1883), Passion (1884), un choix de mémoires et écrits de femmes françaises aux xvii*, XVIII' et XIX* siècles, avec leurs biographies. Cette collection, ;\ l'usage des jeunes filles, comprend : M"« de Montpensier, M"' d'Abrantès, M»' Campan, M»' do Mottovillo, la comtesse d'Aulnoy, etc.

Carey (Miss Rosa Nouchette), femme de lettres anglaise, née à Londres en 1810. Ses romans, au nombre d une trentaine, présentent presque toujours, dans un style pur et aimable, des tableaux do la vie de famille, ou d honnêtes et sensibles personnages luttent contre la misère et les difficultés de la vie avec un espoir inlassable qui reçoit sa récomijense à la fin. Les plus remarquables sont : Not like ot/ier Girls (1884) ; Barbara Heathcutes Trials (188.'.); Esther (1887); Life s trivial Itound ; /tue with a Différence (1900): Herb of Grâce (lOOi); the llif/hway of Fate (1902); a Passage jierilons (1903)- At thc Moorinijs (1904); the Household of Peter (1905); etc.

Caribou et Yale, district du Canada (Colombie britannique), a la Irontière des Etats-Unis, sur le cours des neuves Fraser et Colombie ; 02.000 hab.

CARICACÉES (se) n. f. pi. Bot. Famille de dicotylédones gamopétales. — Une cauicacée.

— E.NCYCL. Les caricaci'es, comprises autrefois dans les bixacées, qui sont des dialyiiotales, sont formées par les genres papayer (carica) et jacaratie. Ce sont de [letits arbres, parcourus par un réseau de cellules laticifères: les leuilles alternes sont palmilobées dans les papayers, et composées-palmées dans les jacaraties. Les fleurs ont une corolle gamopétale, un verticille d'étamines dans les fleurs mâles, et un ovaire formé de cinq carpelles ouverts, à placentation pariétale dans les fleurs femelles.

CARICYPHUS {fuss) n. m. Genre de crustacés décapodes macroures, de la sous-famille des palémoninés, comptant tine dizaines d'espèces répandues de l'Asie tropicale à rOcéanio. (Ce sont des crangons fort petits, dont le céphalothorax est armé d'une forte épine rostrale. L'espèce type est le carinjphus cornulus, des Philippines.)

Garina n. f. Planète télescopique n" 491, découverte par Max ^Volf en 1902.

CARIOPHYLLENE n. m. .Sesquiterpène C"H", fusible à 101°, isolé des essences de giroflée et de copahu.

Caristie-martel (Léal, femme artiste et professeur liée à Pans en 1808. Petite-fille de l'architecte Carislie, fille de Caristie-.Martel, de la Comédie-Française, ello fut engagée par Perrin, alors directeur de ce théâtre, dès l'âge de six ans, et y resta jusqu'à douze. Elle fit ensuite des études au Conservatoire et en sortit avec le prix de tragédie. Elle débuta alors à l'Odéon, où elle se fit remarquer particulièrement dans : Marie Stuart, Andromaque, l'Assommoir et le Ventre de Paris. Elle disparut de la scène au bout de trois ans. après avoir créé le principal rôle de Jnci/ues Bonhomme, par Jacques Malus (pseudonyme du député .Maujan), sur le théâtre d'Orange. Depuis, Léa Carisiie-Martel s'est consacrée à l'enseignement, sauf dans les courtes périodes pendant lesquelles elle a dirigé les représentations du théâtre romain d'Orange.

Carité ou Karité (beurre de). V. Gala.v (t. IV). '^" CarlÊS (Jean-.4ii(07îin), sculpteur français, né à Gimont en 1S51. — Il a pris part à rE.\position universelle de 1S89 (Paris) avec un certain nombre de bustes remarquables, et Officier de ville an WL^ siècle, et s'est vu décerner une médaille d'or. En 1900, il obtint un grand prix. Il avait exposé : Jitnon. groupe marbre, et un fragment du groupe .4 u champ d'honneur !

château de la Boissière). En 1906, il a donné au Salon : le Monument à la mémoire du commandant Hériot, grand groupe en marbre savamment composé, et Jtetour de chasse, statue en marbre ]doinede grâce et d'élégance, qui lui valurent la médaillo d'honneur.

CarLIER [Emilie TllÉvi:- NIN, dame), née à Langres en 1871. Mariée en 1894 à Maurice Carlier, alors vice-consul de France à Sai'da, sur la côte de Syrie (m. en iso'j;. elle partit avec lui pour un nouveau poste, Sivas, dans les montagnes d'Arnaénie. Elle Ht preuve, en 1895, pendant les massacres, d'un courage et d'une énergie remarquables, et reçut en récompense la croix de la Légion d'honneur. Elle a publié ; Au milieu des massacres (190.'ï).

Carlos r^ (Ferdinand-Louis-Marie-François d'Assise), roi do Portugal, né à Lisbonne en 1863. Fils aîné du roi Louis I" et de la reine Maria Pia, il succéda à son père en 1889. Trois ans auparavant, il avait épousé la princesse },{ar'ie-Amélie de Bourbon, fille du comte de Paris. Dès le début de son règne, il dut s'efl'orcer do régler le conflit (|ni venait do s'élever entre le PortUL-al et l'Angleterre, au sujet de l'Afrique orientale. Le Portugal dut céder, mais l'opinion publique, irritée par ces concessions qu'elle jugeait excessives, manifesta son mécontentement ; des

CarloB I".

CARDIAQLK - CAR.^EGIE

démonstrations républicaines se produisirent même oui lurent violemment réprimées. I..es élections do 1893 ^r-

'lï,„ ?î " \"°"}P''0 <1" gouveruemeut. Depuis cctto date, Carlos I"' s est tou- -«-nv.

jours appliqué, en gouvernant selon la charte, à entretenir de bonnes relations avec les puissances et à mettre fin aux difficultés financières nui ont marqué le début de son règne. Don Carlos est un pastelliste et un aquarelliste de sérieux talent. On a vu de lui à l'Exposition universelle do loooiParisi un grand pastel : (e /,<■.

des filets d'une madrir, d'un elFet puissant, qu.

jury international bon.^i.i d'une médaille d'argent.

On cite encore de Don Carlos : Guerrier africain.

Carie de Christmas, une Bue de Lisbonne, Au bord de la mer. Il a reçu en 1905 le président Loubet, à nui il a rcndn oniciellement sa visite à Paris en 1905. De son mariage avec la princesse Amélie d'Orléans (i«86) sont issus : Louis-Pliilippe, duc de Bragaiicc, né à Lisbonne en 1887, et .Manuel, duc de Beja, né à Lisbonne en 1889.

Carl-ROSA (Mario), peintre pavsagiste français, né à Louçlun (Vienne) eu 1855. Il a successivement exposé un Village lorrain (1880), la Meute à Domrem/ :ifi90i. Arr/enlon (musée de Tunisi, Derniers rayons d'automne (1894'. . Son tableau A'n décembre (1895) le mit hors concours- il ■ représentait une forêt do bouleaux au bord d'un étang. L'eau a du reste fréquemment servi de sujet aux paysa"es du j.eintre : le Fleuve (1897), la Biviére (1898), la Jouniée brumeuse sur les bords de lo Seine (1900) en sont des cxem- |>les siiecessifs. Il faut citer aussi ses toiles: Au payé île Chabichou, morceau pittoresque de la '\'ienne. Au pays franc-comtois ( 1905) : Matinée d'automne sur les bords de la •Semc (1906), etc. Carl-Rosa a publié quelques brochures : Pour la vérité, l'art et la patrie et Bes non verba.

CaRLSON (Charles-Frédéric-Ernest), historien suédois, né à Stockholm en I85i. Privatdocent à l'université d'Upsal, il devint professeur d'histoire à celle de GOteborg, en 1890. En 1896, il fut envové comme représentantde cette ville à la seconde Chambre du Riksdair. II a publié do nombreux ouvrages sur l'histoire de la Suède et les lettres de Charles XII (1893), traduites eu allemand par Newius : Karls XII. eigenliàndige Briefe (1894).

CarlsTAD (conférknce dk). C'est à Caristad. en Suède, que s'est réunie, lo 31 août 1903, la conférence suédo-norvégienne chargée d'établir les clauses de la séparation des deux pays. Cette commission, constituée d'un commun accord, se composait, pour la Suède, de Landeberg, Wacbtmeister, Staaf et Hammarskjœld ; pour la Norvège, de .Michelsen, Lœvland, Berner et V'oot. La question capitale qu'elle eut à résoudre fut celle des fortifications norvégiennes, dont la Suède réclamait le démantèlement, la Norvège, sans s'y refuser nettement, exigeant au préalable la signature d'un traité d'arbitrage. Kn fin de compte, et grâce aux dispositions conciliantes des plénipotentiaires, la Suède accepta le traité d'arbitrage et la Norvège concéda la démolition de toutes celles de ses forteresses qui n'avaient point un caractère hi.storique, notamment celles de Frederiksten et de Kongswinger, quo leur ancienneté rend d'ailleurs militairement à peu près indéfendables.

CarluS (.Jean), sculpteur français, né à Lavaur (Tarn) en 1852. F:iève de Falguière et de Mcrcié, dont il reçut les conseils après être sorti de lEcole des beaux-arts de Toulouse. II fut mis hors concours après l'Exposition de 1889 (Paris) et obtint une première médaille dix ans après. Ses principales œuvres sont le groupe de Molière avec sa servante (musée de Sens), le monument Aux trois Instituteurs de l'Aisne, érigé à Laon en 1899 (V. Ixstitc- TEtJRS), la statue de Buffun, pour le Muséum de Paris, celle de Pierre Vaux, à Chalon-sur-Saône et des figures décoratives pour le monument du cardinal de Bonncchose (cathédrale de Rouen), pour le Petit-Palais, pour la place du Capitole de Toulouse [les Eaux) et pour la mairie du .X' arrondissement de Paris {l'Orfèvrerie).

Carman (Bliss), littérateur et journaliste américain, né à Frederictown (New Brunswick (Canada]) en 1861. Rédacteur en chef de 1' . Indépendant /, de New-Tork, il a publié des poésies et des œuvres d'imagination en prose, parmi lesquelles : Low Taie on Grand Pré (1893 ; Beliind the Arras; a Seamar/c {\SOô) ; Ballads of lost Haven i liai) ; deux volumes de .Songs from Vagaàondia, en collaboration avec Richard Hoven (1894-18901: By the Aurelian 'iVall 11898): a Winter Huliday flS99); Lasl Songs from Vagabondia 1 1900) ; Christmas Eve at St. Kavin's (1901); et deux séries de chants et poèmes lyriques intitulés : Pipes of

Pan (1902-1903).

CARNARE n. m. Cépage noir, cultivé dans les départements de l'Isère et de Maine-et-Loire. (II donne des fruits moyens, globuleux, à chair juteuse et sucrée.)

Garnaud (Maximilien-Albert), homme politique français, né à Paris en 1863. Instituteur, conseiller général de Marseille, il fut révoqué de ses fonctions d'instituteur en raison de ses théories collectivistes. Elu député de la v circonscription de Marseille, en 1894, réélu en 1898, en 1902 et en 1906, il s'occupa de la question des inscrits maritimes et appuya vivement la politique anticléricale du cabinet Combes'. Il a fondé le Bultetin^des instituteurs et institutrices de France (1899) et 3 été membre du comité de direction de la ■ Petite République ».

Carnegie (Andrewl, manufacturier et philanthrope américain, né à Dumferlinc (Ecosse) eu 1837. Sa famille alla s'établir en 1848 à Pittsburg (Pensylvanie), où il fu; successivement mécanicien, télégraphiste et employé de chemin de fer. Il devint administrateur d'un chemin de fer de Pensylvanie, s'intéressa à l'établissement d'un puits de pécule, puis créa une fonderie qui lui procura de si gros bénéfices qu'on le surnomma le Roi du fer. li employa les revenus de son immense fortune non à des œuvres de

CARMOLES — CARTE

la Grande-Bretagne jugée

charité, estimant ijuc chacun a lo droit et le devoir de travailler pour se procurer lo nécessaire, mais à créer des institutions pouvant fournir aux moins riches tous les ;igrémcnts de la vie. Il fonda surtout des biblioihi'qucs publiques dans un grand nombre de villes des Kiats-Unis et dans sa ville natale, dos musées d'an , des laboratoires, dos élabiisseraenls scicntiriquos, des écoles, etc. Il a fait construire à New-York une salle do concerts colossale. Il a écrit : ie Triomphe de. la démocratie on. l'Amérique de/mis cimiuante ans, traduit par Jules Combo 0^86); l'Empire des araires, traduit par A. Maillet (lOOS); l'A. B. C. de l'argent, traduit par A. Maillet (lïiû-i): ce dernier volume contient VEranijHe de la richesse, fameux en Amérique et en Angleterre:

par un Atni'ricain (1904).

CARNIOLES n. f. pi. Géol. Syn. do cabgngules.

CARNOTITE u. f. Urovanadato hydraté naturel do

pof.iSSC.

CarnoUSTIG, bourg du Royaumo-Uni (Ecosse [comté de ForfarJ). petit port sur la mer du Nord; G. 000 hab. Cabotage, petite station balnéaire assez fréquentée en été.

Garo (José Kusebio), honimo d'Ktat et poèto de la, république de Nueva Granada, né à OcaÏÏa on IS17, mort à Santa Marta en 1S53. Après avoir joué un rôle actif dans la politique et les révolutions do son pays, il fut exilé et se réfugia à New-York. Il a laissé un certain uombre do poésies appréciées.

*CaR0 (Pauline Cassin, dame), romancière française, née en 1843. — Elle est morte à Paris en I90i.

GarO - Del VAILLE i Henri) peintre français, né à Buyonno en 1876. Elève de Bonnat et de Maignan, il a obtenu une 3' médaille au Salon des artistes français en IPOl. et une 2* médaille à l'Exposition internationale de Munich en 1905. Parmi ses principaUss œuvres, nous citerons : la Manucure et le thé (1901); la Belle fille; la Dauv à l'hortensia (1902^; la Femme nue. Femme aiix estampi's (1903); Ma femme et ses sœurs [musée du Luxembourg]; l'Eté [190\'' : Septembre {IOOd), etc., sans parler de nombreux portraits. Cet artiste excolle à peindre la femme d'aujourd'hui, en la plaçant dans son intérieur aux heures de repos, de réceptions intimes, dans le luxe clair d'un ameublement moderne, dans les attitudes gracieuses d'une nonchalance heureuse.

CAROLf Jean), pseudonyme de Gabriel Laffaille, littérateur et voyageur français, né à Toulouse en 1848. Il écrivit dans des journaux périodiques parisiens de nombreux articles do critique d'art, des nouvelles et des romans. Parmi ces derniers, ont paru eu volumes ; l'Honneur est sauf (1890), satire de doctrines et de mœurs littéraires (l'Académie française lui attribua le prix de Jouy); liéparation (1892); le Portrait (1893); Sœur Jeanne [ISOà], couronne par l'Académie ; l'Enfant; la Bataille d'Uennepont, satire des mœurs politiques. Dix ans de voyages en Europe, dans la Russie d'Asie, à Mîïdagascar, en Océanie lui fournirent des matériaux qu'il mit en œuvre dans : les Deux routes du Caucase (1899); Chez les ffuvas (1898); Au pai/s rouge, peinture exacte et saisissante des populations malgaches, au milieu desquelles l'auteur séjourna doux ans immédiatement après la conquête ; la NouvcUe-Calédonie minière et agricole (1900) ; une Question franco-anglaise, les Nouvelles-Hébrides, et enfin le Jiugne, tableau très documenté de l'administration pénitentiaire et de la vie des forçats en Nouvelle-Calédonie (uio:ij. Jean Carol s'est essayé dès 18~5 au théâtre, à loccasiou du centenaire de l'indépendance des Etats-Unis, en présentant au concours institué alors entre les auteurs dramatiques français un drame intitulé le Patriote, écrit on collaboration avec Armand d'Artois, et qui obtint le premier prix ex ,rquo avec un Xouveau Monde do Villiers de L'Isle-Adam. Ce drame, traduit en anglais, est populaire aux Etats-Unis; il a été joué dans son texte original à la Gaiié en 1885. Il a encore donné au théâtre, et avec succès : Pécheresse {Ke- Daissance, 1906).

GAROLAXS, AISE {le, ês') n. et adj. Nom sous lequel on désiç:ne, dans le midi de la France, une variété de bovidés issue di" la race ibérique et qui peuple lo i)laicau de la Cerdagno et les plateaux des Pyrénées anégcoiscs. (Très dense jadis, cette population bovine se restreint de plus en plus devant l'extension do la variété gasconne.)

^'Carounes (archipel des), îles do l'Océanie (Malaisie). ~ En lî*98, à la suite de la guerre hispano-américaine et de la perte des Philippines, l'Espagne se décida à vendre à l'Allemagne cette dernière parcelle do sou empire colonial on extrême Orient.

*GarOLUS Duran, peintre français, né à Ulleon 1837. — 11 e.st entré à l/Vradémio des beaux-arts le 12 mars 1904, on rcmplacemeni de Gérome, et au mois de décembre de la mémo année, il a été appelé ik la direction do l'Académie

I" France à Rome, en remplacement de Guillaume (1905).

GARPAINE n. f. Alcaloïde que l'on trouve dans les

■i:iII'--> du papaga cnrica.

Carpeaux (Charles), explorateur et archéologue français, né ù Paris on ls;o, mort ù. Saigon en I9ui. Fils du sculpteur Carpeaux, il fut chargé en 1900 d'une mission :irchéoIogique en Indo-Chiue et. en 1903, devint chef des Tavaux pratiques de l'Ecole française d'extrême Orient. iU .-ours de ses explorations en Annam, pendant les lomllrs do My-Son. il contracta une maladie mortelle.

Garpi (Leone), homme politi(|ue ot écrivain italien, né .ilcrraru en isii, mort à Uome on 1898. Membre do la ( onstuuante romaine (1848), il fut élu député de Forraro a Ia( liambre iialienno(l860). Il avait publié: Bisorgimento italiano, son œuvro capitale; Dell' emigrazionc dvgli Italiani ail estera (1871); Belle colonie deuli Haliani aW estero (187-1); l'Italia vivente (1878); l'/talia uW estei^.

A. CaiTé.

CARPOGONE (du gr. karpos, fruit, et gonos, semence) n. i. Cidlnlc dans laquelle se forme l'onspiière ou élément fcnullc des algues do l'ordre des floridéos.

— Encycl. Cette cellule, renflée à sa base, se termine par un prolongement appelé /ric/iofifyne; les organes mâles uu poUinidos, immobiles, mais amenés passivement par les courants d'eau sur le triciiogyno, y déversent leur contenu qui va s'unir à l'oosphère formée dans la partie élargie de la cellule, et l'œuf se trouve ainsi constitué.

CARPOÏDES n. m. pi. Paléont. Classe déchinoderraes établie en 1901 et comprenant les familles des céralocgsttdéS:, anomalocgstidvs, rhi/iidocyslidès, dendrocgstidvs, n)alocyslidés, amygdalocgstidi'-s, comarncystidês. (Les carpoïdcs sont une simple division des cystoVdes.j— //jicari'oIde.

*CarrÉ (Albertl. acteur, directeur de théâtre et auteur dramatique français, né à Strasbourg on 1852. — Il s'est fait remartiuor non seulement par l'activité qu'il a déployée dans la direction de rOftéra-Comique, où il a monté sans cesse des pièces nouvelles, mais surtout par le soin et le goût qu'il a apportés dans la mise en scène des ouvrages :

décors, costumes, etc. I! suflit, pour s'en rendre compte, de rappeler tous les ouvrages montés par lui : la Beine Fiammetle , Cendrillon , Titania, l'Ouragan, Griselidis, PcUéas et Mélisande, l'Enfant Boi, le Jonf/leur de Xotre- Bame, Miarhi, les Pêcheurs de Saint-Jean, etc. Il a été chargé par le ministère d'une mission en Allemagne, à l'etfet d'étudier les conditions du tliéâtre dans les villes les plus importantes do ce pays, et il a rendu compte do" cette mission dans un rapport fort intéressant adressé au ministre. — Mar- (iUKRiTE Carré, sa femme, née Giraud, a débuté à l'Opéra- Comique, en 1901, dans le rôle de Mimi de la Vie de Bohème. Douée d'une voix charmante, comédienne intelligente, elle ne tardait pas à prendre dans le répertoire une place importante. Elle a lait dintéressantes créations dans : Tttnnia, la Petite Maison, la Fille de Roland, Miarka, et s'est montrée dans d'autres ouvrages, entre autres Cendrillon, Manon, M'crt/ier, le Boi d'Ys, etc.

GarrÈRE :Jean}, poète et publiciste français, né à A^en en 1867. Il se fit de bonne heure counaitre dans sa ville natale comme poète {l'Aube [1891]), et conférencier {Conférence sur la cAan'^e [1890]), et, venu à Paris, y publia en 1891 un recueil qui fut remarqué : Ce qui venait toujours. Une langue colorée, liarraonieuse sans recherche, une poésie intime et pénétrante étaient les qualités maîtresses de ces vers. En juillet 1893, les troubles du quartier latin, survenus à la suite de la mort de l'étudiant Nuger, liront de Jean Carrère un des chefs du mouvement des étudiants : président du « Comité do la Source » il s'efforça de prévenir les conflits violents entre ses camarades et la police; quelques jours après, il était l'objet de deux guets-apens restés mystérieux; il fut grièvement blessé dans le second. Revenu à la littérature, il publia ses Premières poésies (1893j ; entreprit une série de conférences sur Mistral (1895), se retira en pays basque, où il ne cessa de faire de la propagande décentralisatrice, jusqu'au jour où. pris jiar un désir de vie active, il alla suivre au Transvaal, comme correspondant de guerre, les armées anglaises. Il en a rapporté deux volumes écrits dans un style sobre et coloré, et pleins de renseignements intéressants : la Guerre du 'Iransvaal, en pleine épopée (1901), et le Pays de l'or rouge (1903).

GARRÉSINE {ka-ré'' adj. f. Nom donné, dans la classification dos vaches laitières proposée par Guenon, à celles dont l'écusson est coupé carrément à sa partie supérieure.

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