‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 93 sur 363 · SAVON · texte numérisé non relu

SAVON

Catilîna (la CoNjt;RATiON de), par G. Boissior (1905). — L'auteur étudie les préliminaires de la conjuration, le consulat do Cicéron antérieurement à la conjuration, la conjuration, les discours do Cicéron {Catilinaires), les nones de décembre oii furent exécutés les complices du conspirateur. Un certain nombre de questions se posent toujours à propos de ce grave épisode : Quel était le véritable but de la conjuration ? César en a-t-il été le complice'? Comment juger le rôle de Cicéron en cette affaire ? Suivant G. Boissïer, la conjuration était plus sociale que politique. Il s'agissait de chasser et do massacrer les riches et de se mettre à leur place. Ku ce qui concerne César, G. Boissier n'admet pas qu'il ait pu être complice. C'était un trop grand esprit et une âme trop généreuse pour s'aftilier à une bande d'assassins et d'incendiaires. Mais, comme il haïssait l'ordre de choses alors existant, il voyait sans déplaisir les tentatives capables de l'ébranler. Il ne put d'ailleurs connaître toute l'horreur de la conjuration que par la révélation qu'apporta Cicéron à la tribune. De Cicéron enfin, àreucontre de Mommsen, Boissier loue le rôle sans réserve. Il est véritable qu'il risqua sa vie pour la liberté de son pays, qu'il déploya autant d'habileté que d'énergie dans sa lutte contre Catilina. Quaut à l'exécution des complices do celui-ci, si elle était en dehors des usages de Rome, on ne saurait dire qu'elle fût illégale, puisque, parla formule caveant consules, le sénat avait investi ces magistrats d'un pouvoir équivalent à celui de Tancicnne dictature. En outre, Cicéron avait eu la précaution do se faire couvrir par un vote du sénat. II no restait pas moins que le fait d'avoir fait exécuter sans les entendre des citoyens romains devait inéTÏtablement demeurer un grief facile à exploiter pour les adversaires du grand orateur. Pour conclure, Boissier s'approprie le mot de Sénèque qui résume bien sa propre pensée, que Cicéron a loué son consulat sans mesure, mais non pas sans raison.

CaiH'ANCO (Danese), sculpteur italien, né à Colonnata près de Carrare en 1509, mort à Padoue en 1573. Il fut le contemporain et probablement l'élève de Jacques Sansovino ; il l'accompagna à Venise. Là il travailla à la fontaine de la Zecca, et il sculptaunsa/M//êro'Hie pour l'église

monument

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