CASTRO — CAVAIGNAC
(lu Saint-Sauveur. Sa principale œuvre dans coite ville cstlo Tombeau du doge Lionm;! /,-,) .■,'./;,, à l'.r-iiso Saint- Juan et Saint-Paul. I.es sui' sont d'un style agréable er enlaché d'aireclation. Moiii les statues de lï-glise Sainte-Ana.^tasie, à Virone l.l/onume/i( de Gian f'rrrjoto, général vénitien, iscsj. Caitanco était aussi noctcri fut lié avec le Tasse. On a de lui lAmor fil A/arfiêa, poème en vingt-riuatro cîiants
Cauer (Paul), philologue allemand, né i lireslau en 1854. Professeur d'abord dans un gymnase do Berlin, il devint ensuite orofesscur des classes supérieures à Kiel. n a publié -.Oc dmlecto Allka celusliore. Ueleclwt inucripUunum Orxcitrum jjruptci- liiiileclum memoraW/ium (1883, ; l Odyssée dliomiTC, édition claSSKjuc (ISSC-lSS-j ; les ProôU-mes fondamentaux de la crilimie dHomère (IS'JÔ); Crammfilien mililans. Expériences et Vœux dans le domaine de l'enseignement ijrfco-lalin (18'.»8).
ÇAUKTIKA-VINA n. f. Instrument de musique hindou, monté de cinq cordes do métal, aue l'on pince, et dont le manche porto seize divisions. vou'iik»-
CAULOSTÉRINE lk6-loss) a. t. Corps iso- '^'°^' mère de la cholcstérine, trouvé dans les graines et les pousses du lupin.
Caumont f(0Q et POULE DE), variété de la race do Crévi'i-.iur à plumage de couleur noire, k chair fine et blanche. (Sou nom lui vient du bourg de Caumont fCal-
vadosj.;
Caussade (COQ et pot-LEDK', variété de gallinacés assez répandue dans le sud-ouest de la France, particulièrement dans le Tarn-et-Garonne, et dite aussi variété béarnaise ou i/asconne. (La poule de Caussade est d'un développement rapide ; elle pond abondamment, et sa chair est d'excellente qualité.)
CAUSSETTA (kil-sét-ta) a. f. Nom employé dans le midi do la France pour désigner un champignon comestible, l'armillaire robuste.
CAUSUS {kà-zuss) n. m. Genre de reptiles ophidiens, do la famille des vipéridés, comptant quatre espèces propres à l'Afrique tropi- -^^
cale et méridio- ^»C?^.
nale.
— Encycl. Les causas , confondus souventavec les najas, sont des serpents très venimeux, de taille movenne , C3'lindrïqucs.
couverts de petites écailles ci.sclces; leur queue, courte, est munie en dessous de plaques sur un ou deu.\ ranes. Leur livrée est brune ou olivâtre, variée de noir. Le causus rhombealus est commun à toute l'Afrique tropicale jusqu'au Cap.
Cadvain (Henri), administrateur et littérateur français, né à Paris en 1S47, mon à Lausanne (Suisse) en 1S;>9. Il appartint à l'administration des linanccs et fut trésorierpayeur général. C'est lui qui organisa le service de la trésorerie des postes aux grandes manœuvres d'armée, oii il prit le germe de la maladie qui devait l'emporter. 11 s'était, en outré, fait connaître commo un littérateur de mérite et un agréable romancier. Nous citerons : Maximitien AW/cr(i871); le Itoi de Gand (ISH); le Chariol d'or {li-5): les Amours bizarres (1879); la Mort d'Eva (1881); Jiosa Valentin (1882); un Cas de fotie (188S): Madame Gobert (18si); le Grand vaincu (1885), ouvrage sur Montcalm ; la Main sanglante (188G).
CSauvalat, hameau du départ, du Gard, dans la commune d'Avèzo, arrond. et à 3 kilom. du Vigan; !8 hab. Eaux minérales froides, sulfurées calciques, à saveur amère, utilisées dans un petit établissement en boisson, bains et douches, pour le traitement des rhumatismes, dyspepsie, chlorose, anémie, etc.
Cauwein (.Madison Julius), poète et littérateur américain, né à Louisvillo (Kentncky) en 1865. II a publié plusieurs volumes de vers d'un talent subtil et délicat, où apparaissent avec une grande sincérité l'amour et lintelligence do la nature. Nous citerons : Blooms of the lîerry (1887); the Triompk of music (1888); Accolon of Gaul (1889); Lifrics and idyls (1890); Dai/s and dreams (1891); Moods and memories {ly^02'r. Poem's of nature and love (1893); Intimations of the beantiful 1189-1); tlie Garden of dreams (1896); Shapes anti fihadows : IdijUic monologues (1898); Mgth and Itomance (1S99); one Uay and anotber, égloguo lyrique; ^'ee(^ by the wall (1901); a Voice on the wind (1902) ; Kentncky poems, pour lesquels le critique anglais Edmund Gosse a écrit une introduction (1902), et the Vale of Tempe (1905).
Caux (coq et POULE de), variété de la race de Crèvecœur, commune en Normandie, où elle est assez appréciée. (Son plumage est noir. Bonne pondeuse, mais médiocre couveuse, la poule de Caux est très rustique.)
Gava n. f. Planète télescopique n" 505, découverte en 1902 par Frost.
*CAVAlGNAG!'.Taoques-Marie-Eugcne-Gorfe/'roy), homme politique français, né à Paris en 1853. — Il est mort au château d'Ourne, près de Fiée : Sarthe'. en 1905. Il prit position contre la revision du procès Dre^tfus. Pans une séance de la Chambre (1898', il aftirma qu'il était convaincu de la culpabilité du condamné et donna lecture d'un document qui, quelques semaines plus tard, fut reconnu comme l'œuvre du colonel Heury. Il donna sa démission en déclarant toutefois, dans sa lettre au président du conseil, « qu'il demeurait convaincu do la culpabilité de Dreyfus et aussi résolu que précédemment à combattre la revi'sion du procès ». En 1899, il fut un des premiers adhérents à la ligue de la Patrie française et présida, à la Chambre, le groupe nationaliste parlementaire ; mais sa carrière politique semblait terminée, et il avait annoncé sa résolution de ne pas se représenter aux élections législatives de 1905.
GAVAI LLE-COLL
CKVE
* CavaiLLÉ-COLL ( Aristide ). facteur d'orKtios. nr à Montix'UuT rti ISH. — 11 est mort à Paris ea ISyy. * CavALCASELLE (Jean-Uaplistc), écrivain dart. ai à Legimiio [Tov. il»- ViToiu- » en 18X0. — 11 est mort à Komo fil IgyT.
CaVALIERI (Ijina), cantatrice italionno, ni^o à Rome on i«74. Ell«? avait comracnci'i par dtro danseuse, et ollo obtint à Paris un succès de beauté iorsnu'elle se montra, aux Folics-Hergére, dans liivcrs ballots. Puis ollo travailla le cbant ei accepta un en^-agoment pour le thi-itro San Carlos de Lisbonne, ofi ollo débuta, on 1900, dans i /^(igtiacci. De Lisbonne elle so rendit à Naples, à Kavcnno et î\ Palormo, où son succcîs fut grand; elle so fit ensuite applaudir à Varsovie et à Saint-Pétersbourg, dans la Vie de iiohèjne, la Travkita, Faust, fiiffoietto, etc.
Elle reçut un accueil flaitour du public parisien lorstiue colui-ci la revit dans la troupe lyrique italionno iprKdonard Sonzogno avait anienoo en 1905 au théâtre Sarab-Bernhardt. Dans un opéra de Umberto Giordano, Fedora. tiré ilii drame de Sanlou, ollo fit preuve d"un réel sontimont dramatique. Kilo retourna ensuite en Italie, joua Manon A Rome, et alla tle nouveau se faire entendre ù Saint- Pétersbourg.
Cave isir Lewis William), magistrat anglais, né A Desborough (Nortliamptonshire) eu"l8J2, mort à Kpsom en IgyT. il entra au narroau île Londres en 1859, se fit remarquer comme jurisconsulte, fut nommé commissaire dos assises (18771. juge à la ba»te cour (1881), chargé en 188:t déjuger les atlaires do banqueroute. L'un des magistrats les pins distingués do l'Angloterre, il a publié plusieurs recueils de jurisprudence.
CaVELIER de OuVERVILLE V. CuviîRVILLE.
CawadiAS iPanagiotis), arcbéologue grec, né à Céplialonio en 18.".;'. Il lit des études d'archéologie à Athènes, Munich, Berlin, Paris, et obtint le titre de docteur en philosophie. Il devint éphoro ou directeur général des antiquités et musées de la Grèce et professeur à l'Université d'Athènes. Kn cotte qualité, il a dirigé ou surveillé la plupart des fouilles qui, sur tant de points, ont renouvelé notre connaissance de l'art grec et do la civilisation helténiquo. En 1S81-1882. il attira l'attention du monde savant par ses belles découvertes d'Epidaure, complotées ensuite par do nouvelles fouilles. Il a retrouvé ou déblayé à Epidauro le temple d'Asklcpios, la Tholos et le "théâtre do Polyclètc, les Propylées, le gymnase et le stade, plusieurs portiques et divers édifices* les frontons du temple principal et une riche série do sculptures ou d'inscriptions, notamment les curieuses tables où sont relatés des miracles d'Asklepios. Depuis 1883. Cavvadias a entrepris et poursuivi méthodiquement le déblayement définitif de IWcropolo d'Athènes. Il y a découvert, entre l'Ereclitheion et le Parthénou, les soubassements du temple primitif li'Athéna, et, près do là. une précieuse série archaïque Je statues féminines peintes, qui paraissent représenter des prêtresses. Il a retrouvé encore plusieurs frontons fort anciens, d'autres sculptures, dos mscriptions, des grottes pélasgiqnes, et, tout récommcnt, les restes de Propylées antérieurs à ceux de Périclès. Cavvadias a repris ensuite à Samos les fouilles du célèbre temple de Hèra, qu'il a déblayé en grande partie. Enfin. il a préside à l'organisation dès deux admirables musées d'Atnènos : lo musée de l'Acropole, où sont réunis les bas-reliefs, les statues, toutes les antiquités trouvées sur l'Acropole; le Musée national, admirablement classé et d'une richesse unique, où sont réunies les autres antiquités transportées ou trouvées à Atliènes, et où se déroule de salle en salle toute l'histoire de l'art grec. lia publié : l" on grec : Vie de Voltaire (1873); Traduction des Métamorphoses d'Ovide (1874.); des Odes d'Horace (1875); Histoire de l'art arec (1844); Catalogue des sculptures du musée national d'Athènes (1892); le Sanctuaire d'Exculape à Epidaure (1900); 2" en français : Fouilles d'Epidaure (1891); Fouilles de Lycosoura (i893l; Musées d'À ih'nes ( 1 894 ) ; Histoire de la Société archèoloqique d' Athènes {\9(iG). Il fut élu membre correspondant do l'Académie des inscriptions de Paris (1894) et do l'Académie de Berlin.
Cawnpore, ville de l'Imlc anglaise. V. Canpour (t. II).
Gazemajou (Gabriel-Marius), officier et voyageur frau'.-ais, né à Slarseillo en 1861, assassiné à Zinder (Souclan centralj en 1898. Après avoir servi dans le corps du génie, où il devint capitaine, il fit en 1893 un voyage dans le sud do la Tunisie jusqu'aux environs de Oh'adaniès. et dirigea en 189G une expédition qui devait partir du Niger pour gagner le Tchad, puis l'Oubanghi t't donner la main à, la mission Marchand. Do Sokoto, il atteignit Zinder. dont l'émir le fit tuer.
Gazes -Romain), peintre français d'histoire, né à Saint-Béat Hauto-Garonno) en 1810, mort à Saint-Gaudons (Mj issi. Elève d'Ingres, on lui doit do nombreux po ri rai is. des tableaux religieux dans la manière de son maître :
Itébecca à la fontaine (1810); Assomption (I84tj); ta Mission drs apôtres (1870); les Trois Vertus théologales (1877); etc.
II a aussi prati(|ué la pointure murale directe, et avec succès, dans beaucoup d'églises. Son dessin est très correct, son stylo pur, mais sans grande originalité. Une exposition de ses œuvres a été f.nteàParis.A l'Ecole des beaux-arts, en 1904. On y a remarqué une série de portraits à la mine de plomb.
^CaziN (.ionn-Charles), peintre français, né à Samer (Pasde-Calais) en 1841. — Il est mort à Lavandou, près Toulon, en 11)01. A la mort di> Puvis de Chavannos (1898), Cazin avait été rliargé d'achover la décoration murale du l'anilH'on. f'i' reniarquabh- artiste a paru pour la dernlèreluis à rKxnnsKi.xi uinvorselle doiPrto (Pans), où un grand prix lui tiir i.rri,'.. 11 V nvait envoyé un choix do paysuL,'''^ . i • 't do portraits, en tout
la \ iUe do Paris); ta
CazIn.
/{nufr
mU.
Vm,iiui-
Crépuscule.
l'Orage, Septembre, etc. — Sa femme. M"" Marik Cazin, née à Paimboouf, on 1845, sculpteur et peintre, élève <ie Kosa Bonheur. Baryc et Caitin, a obtenu une médaille d'or et une médaille d'argent aux deux Expositions universelles do 1889 et de 1900 (Paris,. Principales œuvres : Saint Marc, bas-reliof bronze; .S'aih/ Jean, bas-relief bronze; Jeunes filles, groupe bronze ; A la mémoire de J.-Ch. Cazin (1903); J'orliail d<' J.-Ch. Cazin (1904); otr.
GazIN (J.-M.--V/c/ie/), artiste français, fils des précédents, né à Paris ou 18ti9. Elève do son père Joan-Cbarlcs Cazin, et de sa mère, il fut formé do très bonne heure aux arts du dessin. Il exposait dès 1885. Graveur, céramiste, médaillour, il envoyait des grès, des eaux-fortes, des plaquettes à l'Exposition do 1900 i, Paris), où il remportait doux mciladlos d argent et une médaille d'or.
GEBRENNUS {sé-brén-nussj n. m. Genre d'araclinides aranéides, de la famille des clubionidés, comptant cinq espèces propres à l'Afrique désertique et ù la Syrie.
— Encvcl. Les ceftrennus appartiennent à la sous-famillo dos sparassinés; ce sont de grandes araignées fauves, qui so tiennent dans une coijuo soyeuse fixée aux plantes. Leur morsure, sans être dangereuse, est redoutée. Ils so nourrissent surtout d'insectes coléoptères du genre vieta, dont les débris revêtent l'extérieur de leur nid. Lo cebrenuus Wag.v, d'Algérie, est le type du genre.
*GecCHI (Antonio I, voyageur et marin italien, né à Posaro en 1849. — Il est mort assassiné près do Magadoxo, en 1896.
*CÉCITÉ n. f. — Cécité littérale, Abolition de la faculté de lire les lettres, tl Cécité psychique, Abolition de la faculté do reconnaître les personnes et les objets que l'on voit. 11 Cécité verbale, Abolition de la faculté de comprendre les idées exprimées par les mots que l'on lit.
— Alpin. Cécité des neiges, Aniaurose résultant de l'insolation produite dans la cornée par la réverbération prolongée des neiges.
Gedar, grand lac du Canada (Saskatchewan), sur le cours de la Saskatoliowan, en amont des rapides qui la jettent dans lo lac \Vinnipeg; environ 71.000 hect.
CÉGAMITE u. m. Minerai do zinc, qui est la calamine ifrrcuse des anoîeus auteurs.
Cei (fusil ArroMATiQUE), invente par le capitaine de bersaglieri de ce nom, qui l'avait présenté dès 1895, mais qui la perfectionné et rendu pratique en 1904. Cette arme dérive directement du fusil modèle 1891, ou fusil Carcano-Paravicino, en service dans l'armée italienne, où son adoption officielle date du 29 mars 1892. C'est une arme à chargement multiple, du calibre de 6"", 5, avec magasin central fixe et mécanisme à répétition du système Mannlicher. La cartouche, chargée de 1p%95 de balistite, donne à la balle une vitesse initiale de 720 mètres, mais est très courte et très légère, ce qui permet d'en mettre 6 dans le chargeur et d'en faire porter jusqu'à 162 par l'homme. Le fusil Cei, dérivé de celui-ci, on utilise les organes principaux, et no pèse que 3tf,500.
GelakovskT (Jaromir). Biogr. V. Czelakovsky.
CELLOSE (sèl') n. m. Sucre C'-II"0", dérivé de la cellulose en saponifiant par la potasse son dérivé acétique. ^Poudre cristalline dans l'eau chaude, insoluble dans l'alcool, réduisant la liqueur de Fehling; l'hydratation dédouble ce sucre en deux molécules de glucose.)
CELLULASE n. f. Chim. V. CYTASE.
CELLULIFUGE {sè-lu — de cellule, et du lat. fugere, fuir) adj. Qui s'éloigne de la cellule, il Se dit surtout do l'excitation qui part d'une cellule nerveuse ; Conduction
CELLULIFUOE.
GELLULIPETE (sè-lu — de cellule, et du lat. petere, gagner] adj. Qui so rapproche de la cellule, il So dit de l'excitation qui va de la périphérie aux centres nerveux : Conduction cellulipète.
CELLULITHE {sè-hi) n. f. Produit industriel obtenu par le broyage de la pâte de bois jusqu'à destruction complète des fifjres. (La pâte ainsi obtenue est mélangée avec des matières minérales, de la cire ou du caoutchouc, des couleurs, du noir do fumée, etc., puis pressée et séchée. Le produit so laisse travailler comme la corne ou lébonite ; on l'a siiriout employé pour les rondelles de joints.)
*CELLULOiDn.m. — Encycl. Parmi les procédés inventés pour rendre le collulo'id ininflammable tout en lui conservant sa souplesse, on peut en citer deux qui, basés sur un principe trèsditréront, donnent néanmoins une solution satisfaisante du problème. Le premier consiste en l'adjonction d'un casé inate insoluldo à la nitro-celluloso ; coUo-ci étant plastique, on l'arrose dune dissolution de camphre et d alcool :lo produit ainsi composé est d'autant moins inflammable qu'il contient plus do caséinato; normalement, on peut admettre qu'il est environ quinze fois moins inflammable que le celluluïd ordinaire. ^,V. casèink.) Un autre procédé, basé sur le principe des gaz ignifuges, consiste à mêler une solution èlhéroalcooliquo de celluloïd avec une solution semblable do perchlorure do fer desséché. On obtient ainsi par évaporation une substance translucide do couleur écaille, (jui n'a Tiordu aucune des propriétés du celluloïd et est devenue incombnslil)le.
GÉLOCRYPTE n. m. Genre d'insectes coléoptères davicornes, de la famille des cryptojthagidés. créé en 1900 pour quelques espèces découvertes dans 1 Amérique centrale. (Les célocryptes suot petits, oblongs, peu brillants; ils vivent de débris de végétaux dans les lieux obscurs. Lo cr/ocryptus mcxicanus est lo type du genre.) * CELTIQUE adj. — Zoolecli. Hacc celtique. Se dit d'une race do suidés dont les imlividus peuplent lo nord-ouest de l'Europe, et qui a, par croisement, donné naissance à une multitude de variétés.
— Encycl. Linguist. Les langues celtiques forment l'un lies huit principaux groupes do la famille indo-européenne. Elles so subdivisent en trois dialectes : 1» le celtique continental, représenté par le gaulois, assez mal connu: 8" le brittoniqnr. jadis idiome île la tirande-Hretagne et refoulé ensuite par le gernmuique (il est représenté par le gallois
on cymrique 'pays do Galles^ le comique, parlé en Cornouaillcs et aisparu depuis le xyiii' siècle, le breton do l'Armorique française, importé de Grande-Bretagne vers le IV' OU le V siècle de notre ère, et qui ne descend nullement du gaulois): 3* le gaélique, qui comprend le gaélique écossais ou gaélique proiiremeut dit. Virlaudais et le maunois (parler *le l'île de Man). Lo vieil irlandais est précieux pour l'étude historique des tangues celtiques. Ces langues, comparées aux autres groupes de dialectes indoeuropéens, ont pour caractéristiques, d'après Brugmann : 1" changement de ê primitif indo-européen en f (n « roi » = lat. rex); 2* déveloj»pemont en ri. b de r et / voyelles; 3» chute de p indo-européen (irlandais ro = grec pro •■ avant ■■): 4' changement de gw indo-européen en b (lithuanien gyi'as = \âi. vivns ■■ vivant » = vieil irland. beo)\ s» génitif singulier on -i des thèmes eu -o-; 6» prétérit en -««-. — Le celtique possède, comme l'italique, un déponent passif en r. Ou en a quelquefois déduit l'unité originelle de ces deux groupes. Il a pu y avoir simplement emprunt par suite de voisinage,
— BiuLioGR. :V.-H.d'Arboisdc.Iubainville,£'/e'meH/«rfe/a grammaire celtique, déclinaison, conjugaison (Paris, 1903).
Gena (Giovanni), poèto et critique italien, né à Montanaro Canavese (Piémont) on 18~o. Après avoir été typographe, il étudia à Turin et débuta par un volume de veis {la Madré, 1897j, que fit remarquer la sincérité de l'accent et l'aversion contre tout procédé d'école. Il a publié dei)uis un nouveau volume do vers {in Ombra, 1899) et fait paraître dans la ■■ Nuova Antologia " un grand nombre de poésies détachées, un roman [gli Ammonitort, 1903) et divers articles de critique.
Cendrillon, féerie en quatre actes et six tableaux, paroles de Henri Cain, musiijuc de J. Massenet, représenté à rOpéra-Comique le 21 mai 1899. — Lo livret est habilement tiré du conte de Perrault. La partition est d'une inspiration channante, avec des détails tantôt piquants, tantôt gracieux et poétiques. Il faut citer le tableau du chêne des Fées, avec ses chœurs d'esprits invisildes. à bouche fermée, d'un caractère mystérieux, avec les jolies vocalises de la fée. Ou peut signaler, au point de vue comique, la scène de la belle-mère de Cendrillon et de ses filles, au premier acte, puis l'introduction du second (le bal), avec l'entrée plaisante des courtisans et des docteurs, et aussi l'entrée de Cendrillon, qui donne lieu à un ch(eur très original. On trouve de la tendresse et de l'émotion dans le premier duo de Cendrillon et du prince Charmant, dans 1 épisode de leur rencontre sous le chêne des Fées, dans les deux scènes ^
où Cendrillon est consolée par son père, au troisième et au f|uatrième acte.
CÉNOLESTE n. m. Genre de mammifères marsul)iaux,type d'une famille des cénolestidés, et qui compte deux espèces propres à l'Amériiiuo centrale ; c3P7iolestes fuliginosus. répandu du Mexique à l'Equateur, et csenolestcs oOscuyms, de la Colombie. (Ce sont des animaux de taille médiocre, do couleur sombre, nocturnes, vivant dans les forêts, où ils chassent surtout les insectes.)
CÉNOSITE n. f.
erbium et Lliaux.
GENTRIFUGATION (san, si-oji) n. f. Chim. Application de la force centrifuge produite par la rapide rotation d'un liquide. iLa centrifu- ^ , ,
gation rend do grands ''i(<^ '
services dans l'ana- '.MQï;
lyse des beurres, ^^^
laits, huiles, etc. ; pour agglomérer les précipités ou rompre l'état vésiculaire dune émulsion. >
CENTRIFUGA- TEUR if!an) ou CEN- TRIFUGEUR {■'^'iii, Jruri n. m. Ciiim. Appareil mécanique permettant d'appli(iucr la cent ri fngai ion dans les lalioratoires.
CENTROLÉCITHE ^^ (san — du gr. ken- -^2 tron, centre, et lékithos, jaune d'œuf) II. f. Se dit d'un leuf dont le deutoplasma ou viiellus nutritif se trouve accumulé au contre. V. œuk.
GENTROTAXIE (san, ksî — du gr. kentron, centre, et ta,cis. ariani:emont) n. f. Biol. Forme de barotaxïe, en vertu do laquelle certains organismes unicellulaircs (paramécies, etc.) ont tendance à s'accumuler aux points où la pression est le plus faible, quelle que soit l'origine de la pression, centrifugation, etc. (Jonsen.)
CENTURIATION (.m». .<rï'-on) n. f. Antjq. rom. Répartition, sur lo cadastre, dos terres par centuries.
Century illustrated monthly Magazine, grande revue mensuelle amérieaine. publiée à New-YorK par la Century Company , abondamment illustrée. La poésie a sa place marquée dans chaque numéro. La liste dos collal)orateurs. suus compter quelques noms français comme J. James ïissot, et Pierre de Coiibertin. comprend des éerivains. tels quo Mark Twain. Brci Harie. S. D. Collingwood. Th. Bailey. Aldrieh, Arehibald Fnrbes. J. \V. Riley. .1. Uussell "l.nwell, Frank K. StocUton, F. Marion Crawford, Kudyard Kipling et Wolcot Balcstier.
CéOME n. m. Nom donné à l'uno des formes fructifères des champignons do l'ordre des urédinées. qui correspond à la forme ttredo de la rouille du blé, mais en diirère par ses sjiores naissant non isolées, mais en files, <l'ne espèce so développe sur lo pin cl provoque la courbure de ses rameaux.)
*GÈPE n. m. ■— Nom qui désigne spécialement lo bolet comestible ou cèpe de /iordcau.r. mais aussi diverses autres
C^inoleste.
Silicate hydraté naturel d'yttrium.
Ccnlrii'ugateur.
espèces de champignons, quaiKi on y ajoute certaines dpithctcs. I l.e faux cèpe ou Met blafard verdit à l'air cl est dangereux ,• le cèpe, franc ou céfie noir bronzé est lo bolcl bronze, comestible et plus fornio que le c6po ordinaire ■ le ci-pe fol est le bolet bleuissant, vénéneux. '
''■ CÉPHALONIE, une des îles Ioniennes. — Ce nom n'est pas seulement celui dune des iles roniemics; c'est encore celui d un nome ou déparloment du royaume de Grèce Gruceinsulaire), mesurant uue suporficiodo 815 kilom. carr et ayant une population de 83.303 liab. Ch.-l. Argostoli.
CEPHEIA [sv-fé-ia) a. f. Genre d'araclmidos aranéides, de la famille des thérédiidés, propre au midi de la France. [La cepheia lumjiseta est une petite araignée brune, hérissée de longs crins blancs, qui vit sous los pierres, dans les Iicu.v secs.;
CÉPHÉLINE n. f. Alcaloïde C"H'"0'A2, qui se trouve à enté de l'émétine, dans los racines de certains ipécas.
Ceradini (Giulio), physiologiste italien, no et mort à .Milan (isii-isai). Il fit partie à seize ans de l'expédition des .Mille, nuis étudia à Pavie et devint en 1869 assistant de I hôpital de Milan. Il travailla ensuite à Heidciberg à Leipzig, ù Florence et enfin fut nommé professeur de pliysioloffie à Milan. Cerasini a étudié spécialement le cœur et asphyxie ; on lui doit : Mijocardite et endocardite IHùi)le Mécanisme des volontés du cœur (1872); Aperçus historiques et critiijues sur la circulation du sang (1875) ; etc.
CÉRAMO-CRISTAL n. m. Verre dévitrificN daspect analogue à la pierre do taillo et susceptible de remi)lacer dans la construction la briqiio ou la pierre. Svn pierre
DK VKRRK.
— E.s-cYcL. Le céramo-cristal offre «no grande résistance à l'écrasement, au choc, à l'arrachement, à l'usure, à la gelée. Inventé par Garchey, il est obtenu par fusion devitrmcation et mise sous presse de fragments de verre à bouteilles. Apres avoir lavé les tessons do bouteilles on les réduit en fragments à l'aide d'un broveur- puis pour obtenir des grains de différentes grosseurs, on les fait passer dans un classeur giratoire composé de tablettes superposées, assemblées dans une caisse et animées d'un mouvement rapide. Après le classement, les poudres de verre sont disposées dans des moules en fonte que l'on place au four d'échauffemeiit. Là, les parcelles de verre éprouvent isolément l'action dévitriliante do la chaleur et so ramollissent pour constituer bientôt une masse piiteusc. On introduit alors les moules dans un second tour oii la température atteint 1.300», et ils en sortent pour passer sous la presse hydraulique portant la matrice qui donnera au bloc sa forme définitive. Refroidis lentement, puis retirés des moules, les pavés de céramocristal offrent alors, suivant la finesse de leur grain l'aspect de la pierre blanche d'Angouléme, de la pierre bleuo de Lausanne, de la pierre do taille ou du marbre. Non seulement le céramo-cristal résiste aux intempéries, mais Il est inaltérable aux acides, et sa dureté exige qno les outils avec lesquels 00 lo travaille soient tremiiés au mercure, bon emploi se généralise de plus en plus ; on l'a utilise beaucoup jusqu'à présent dans les salles d'hôpitaux et d opérations, où il offre l'avantage de pouvoir être constamment maintenu dans un parfait état de propreté par des lavages antiseptiques : il sert également au revêtement des voûtes, murs et trottoirs des stations souterraines de chemin de fer, etc.
CÉRASITE n. f. Variété do cordiérite, avec inclusions charbonneuses.
CERASOPHILA {sé)n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, de la famille des pycnonotidés, de Birmanie. { Le cerasoplula Thumpsoni se caractérise par ses tarses courts, à neuf scutelles, sa queue fourchue, la courbe peu accentuée do son bec. Il est brun, varié de gris et de blanc, avec la tête tachée de rouge et de jaune ■ il a la taille d un merle. Il vit dans les forêts des montagnes.)
CÉRATINELLE {néV} a. f. Genre d'araclmi<les aranéides, de la famille des argiopidés. comptant une dizaine d'espèces répandues en Europe et en Chine. (Ce sont de petites araignées du groupe des érigones, noires ou rousses, luisantes, qui errent lentement sous les mousses. La ceratinella breiis, type du genre, se trouve en France.)
CÉRATION Isi-on) n. f. Genre de champignons myxomycètes, se développant généralement sur le bois eu décomposition, à plasmode épais, simple ou peu ramifié.
CÉRAUNOGRAPHIE 'rd, fi — du gr. kéraunos. foudre, et ijraphe, description) n. f. Etude des actions de la foudre.
CERCOSPORE {sér-koss) a. f. Genre de champignons hyphoniycètes formés de filaments noirâtres portant à leur extrémité des spores allongées, brunes ou verdâtres en général, plus épaisses à leur base qu'à leur sommet, divisées par un assez grand nombre de cloisons transversa es. (Une espèce forme des taches sur les feuilles do celcri et en diminue beaucoup la valeur marchande ■ une autre attaque les feuilles de la betterave.)
Gère i Emile), homme politique franeais, né à Bédarienx eu 1S03. Collaborateur dès 18S1 de la . France . d'Emile do Girardiij, il s occupa activement de l'amélioration du sort matériel des maîtres répétiteurs des lycées et des collèges, fonda le Progrès universitaire, devint informateur parlementaire du .. Petit Journal . (1890-18981, prit en 1S9S la direction du » Réveil du Jura-. Elu député du Jura, eu 189S, réélu en 1903 et 1906, il àppuvala politique du cabinet Combes, et devint membre du conseil supérieur du travail, du bureau des poids et mesures, etc. Il a publié : /i'9 Huissiers, les abus qu'ils commettent, les rèqlenienls qu'ils noient (1883) ; les Petits Patriotes, histoire des enfants soldats (1886); Bréviaire du bouddhiste {IS93 ): Madame ■Sans-Géne et les Femmes soldats ilS9i) ; la Vraie Madame Sans-Gêne (réédition des mémoires de Thérèse Fiqueur, publiés en 1842, avec étude-préface, 1894); etc. *CÉRÉBELLEOX, EOSE adj. — Patliol. Ataxie cérébelleuse. Lésion du cervelet et spécialement du vermis, entraînant une démarche titubante qui ressemble à celle de I ivresse.
CÉRÉBRALITÉ (de cérébral, dérivé lui-même do cere- 'ji-um, cerveau) n. f. Puissance du cerveau, intelligence : S'arrachant mutuellement la parole pour célébrer sa seien£e, sa haute cÉRÉBBALiTÉ. (J. Marni.)
CÉRÉBRASTHÉNIE [brass-té-ni — du lat. eerebrum, cerveau,etdu gr. apriv., et sthénos, force) n. f. .Neurasthénie iui présente une prédominance, parfois extrême, do svmp-
tomcs cérébrauxfcéphaléo , vertige, troubles psychiques), te qui peut la faire conlondre avec une atfcction'organique du cerveau. V. nburasthéme, et psychasthé.nib.
w^'^m"^,"? '"\^'?"-' ''"*''ateur franeais. né i Paris en 18.8. 11 collabora à divers journaux, au . Dictionnaire de la lemmo . , et au . Dictionnaire de l'industrie . , de Lami ou II rédigea tout ceqm concerne lesarts décoratif». On lui doit encore plusieurs autres ouvrages techniques cl documentaires tels que lo Dictionnaire de la OoulaLerie (1898) ■ Jeux sports et grands matchet f 1904); etc. On peut rattacfier a cette serio do travaux son premier volume, f Architecture en France, qu il signa : Cerkbkbr db .Medelsiikim ',î '',•?'' "■? ou^'ago intitulé Souvenirs de In Iléoalution et de l Empire (1897). Comme œuvres do fiction, il a puh\ie : ies Contes japonais (|895); te Cadet de Provence: reerfe 7'ur<;(i899); la Vivandière; Mes Etapes (I899r Tête de Linotte (1900) ; A ventures de Firmin Brisset moule Oiamant merveilleux l\9a&);ieyxK\o[umosAo nouvelles F,^'»*;^» ' . il/a!<ua.scs farces (1891) et l'ékins et Troubades (1900) et (ilusieurs romans et contes à l'usage de la jeunesse dont plusieurs ont été illustrés par lui. Il a lait aussi du théâtre. Citons -.le Coup du lapin, à Déjazet (1881); les Tribula- 'Zl ri' ^•?'-"'«/« (1885); le lionheur du uropriétaire (1899); C/<e; le Docteur [lun), aux Menus-Plai.sirs. Il a écrit les poèmes do Itubezahl, dont la partition, par Georges Hue, obtint lo prix musical do la Ville do Paris (tssjj: de Sakountala, pour lo mémo musicien, do Vox Populi, '^
chanté à la deuxième fête fédérale des Sociétés musicales do France (lS9ii. etc.
*CERr- VOLANT n .m.— EscYCL.
(Serf-volant météorologique. Pour l'observation do l'atmosphère, lo cerf-volant, bien équilibré, muni d'appareils enregistreurs, est un instrument d'un maniement beaucoup plus simple que les ballons.
L'altitude atteinte peut être considérable ; à différentes reprises, elle a dépassé 5.000 mètres à 1 observatoire de Blue-Hill (Etats- Unis) et, en France, à l'observatoire do Trappes, où M. Teisserenc de Bon a fait des expériences météorologitjues remarquables à l'aide do cerfvolant muni d'un météorofrapho
{"Til'.VT'- ','■" ba-'omifo anéroïde, deux thermomètres à dilatation de liquide et un hygromètre à cheveux, tous ^„'r Sr™''" t'^,'?'.jn''«Çisfe-u?s. La prise de vues phooîfrapbiques à 1 aide d'un cerf-volant est aussi facile qu avec un ballon captif ot, étant donnée la simplicité du système, beaucoup plus pratique.
CÉRHOMILITE n. f.
Variété d'homilite riche en cérium.
CÉRIDIE {d!) ou CE- RIDIA 11. f. Genre d'insectes lépidoptères, do la famille des sphingi-
dés, créé en 1903 pour un beau smérinthe do l'Afrique oneutalo (ceridta mmi). '
*CÉR1G0, île grecque de la Méditerranée orientale. - ArchLol. Les rechorclies entreprises par le gouvernement grec dans les pa- » * ^^
CÉPIIALO.ME - CÉTIPLMQLE
Cerf-volant, mnni d'un
appareil pbotogpa[ihique.
Céridie (réd. d'un tiers).
Buste de jeune homme (bronze trouvé à Cêrigo).
raj^es de Cérigo ont été particulièrement fructueuses.
Elles ont amené la découverte, aul'ond de la mer, de nombreux débris artistiques parfois importants, notamment une très élégante statue do jeune homme on marbre, une fêle do lutteur en bronze, etc., le tout provenant certainement d'un naufrage. Les débris de bronze étaient les plus nombreux. Aux pieds do certaines statues adhèrent encore les semelles
do plomb qui les fixaient à leur piédestal. Il s'agit donc là probablement d'œuvres d'art originales (d'où le prix inestimable do la trouvaille! que quelque proconsul romain envoyait en Italie. Lucien parle dune trirème chargée de statues, envoyée par .Svlla en Italie, et qui aurait précisément fait naufrage dans ces parages.
CERNURE {sér) n. f. Etat des yeux cernés, ti Cercle bleu violacé qui entoure les yeux fatigués : Les yeux gros avec f s cer:sures bleues. iGmUaumin.Wh! ces lendemains oii je la vogats toute pale, avec rft's cernures. (Henry Bataille.! CÉROCIDE ou CEROCIDA n. m. Genre d'arachnides aranéides. de la famille des théridiidés, propre au Venezuela. (Le cerocida strigosa, décrit par Simon en 1896. est une petite araignée orangéo ou blanchâtre, remarquable par l'écusson coriace de l'abdomen chez les màlos ; cet abdomen
globuleux, venant après un long céphalothorax cylindrique, donne à cette curieuse araignée quelque ressemblance avec une fourmi. Elle vit dans les forêts obscures et humides.)
CÉBOSTRÉÉS {ross) n. m. pi. Tribu d'arachnides aranéides, de la famille des argiopidés, renfermant les genres
Cérocide (très grossi).
: Le CEK\-ELAT tenait de
ff.n,ÎL"'f «'.'"■'^'"'''""•{'- (Les cérostréés appartiennent à la sous-famiUe des argiopinés.)- Un cÉEo.îfRÉÉ
He?^'i°*''f"^ '"■»"-'"*') "• «>• Genre d'arachnides aranéi- ?•.?„'„ V '^'' '^ '"'"• ''" <:<ro,tréés, comptant une vingtaine d espèces propres à l'Afrique tropicale erausiraîe •tune de 1 Asie et de rOcéanio^ (Les cérostris sont do gro.sses araignées, courtes et trapues, dont l'énorme abdo ;''n,vATÎ?, 'î^^l."'''"';"''-'^ "' des mamelons Le™ livrée lauvc et blanchâtre leur permet de se dissimuler sous les
5is;îts^p:;Sïa:.t;^z^s-t^-i^sl3S
moins dune annéo de présence sous les dra^aux Jitïi
5ev4ir^nie='„ti:;!;i;^'r'r'^sii? leT-"""- •^•-p-^'aTu^ou^o':
vret individuel de l'homme, si le certificat de bonne couduitu lui avait été accordé ou refusé.
Des ordres ont été en outre donnés pour faire disparaître des livrets, sur la demande des intéressés, toutes les inscriptions de ce genre.
CER VELAT {ta) ou CERVE- LAS (/u) n. m. Instrument de musique à vent et à anche, eu usage au .\vi' et au xvii- siècles : <.. basse au hautbois et u la cornemuse.
,„^J^'^.^'^°^f^'^^ •i^'^^l'^i 'imirat espagnol, né en Andalousie en I839. .Neveu de l'amiral l'orrete, qui orraa,avec es généraux Prim et Serrano, la trinitéré^olutionnaire de 1868, il prit part, comme officier de marine, 'i^l'^'^"^^ i?^"^"^ t^'}os par l'Espagne en Afrique, à Jolo I, Philippines i a Cuba et à la défense de l'arseLl de ^ ".w- '•^"'* '.^ ''^"' de Cadix, pendant la guerre civile. Il était capitaine de vaisseau quand il fut nommé ministre de la marine en 1892. Commandant de l'escadre espagnole de 1 Atlantique pendant la guerre américaine, dalla s enfermer avec cette escadre dans la baie de .Santiago de Cuba et, quand il voulut en sortir en juillet 1898, sur 1 ordre du gouvernement espagnol il fut poursuivi par les navires américains de 1 ami'ral Sampson ; son escadre fut détruite, et il fut fait prisonnier. *CERV1DÉS n. m pi. -- EscTCL. D'après les classiûca' tions actue les, la famille des cervidés se divise en quatre sous-famiUcs : moschinés (chevrotains), hydropotinés. cervulmrs et cervinés ; celle-ci comprend les cerfs proprement dits (cerms) avec les sous-genres recercus, elaptiurus, axis , pseudaxis , daim (dama), meqaceros Elle comprend encore les élans, les rennes, les chevreuils, les cmincous, divisés en plusieurs sons-genres, les pudua guelques espèces nouvelles de cerfs ont été découvertes dans CCS dernières années, en Chine (cervus Dejeani, .Setchouan, 1896), dans l'Amérique centrale icoi-i'acus Xelsoiu, riiumasi, 1898), etc.
CÉRYOMYCE n. m. Champignon constitué par une masse globuleuse, présentant à son intérieur des logettes sur les parois desquelles naissent des spores représentant généralement une forme anormale d'un champignon de la famdle des polyporées.
CÉSAR n. m. Cépage rouge de l'Yonne, assez élevé, donnant de grosses grappes à grains globuleux, et dont la chair est ferme et sucrée. Syn. rohai.n-, PicAEXut;. * César (actel de). — Archéol. A l'endroit de Rome oii avait ete dresse le bûcher funèbre do César, au Forum près do la Regia, le peuple dressa un autel où aussitôt un culte spontané s organisa. Enlevé par Dolabella, gendre de Ciceron, il fut violemment réclamé par le peuple, dont le San" coula abondamment en celte circonstance. Eu 42 av. J.-C, les triumvirs décrétèrent qu'on élèverait à César un temple, qui jouirait du droit d'asile, et que l'autel naguère sniiprinié serait rétabli. La base de cet autel a Ole retrouvée pendant les fouilles de 1898. Elle était engagée dans nu mur, qui, probablement, Ja recouvrait depuis 1 abolition du culte païen.
CesAREO iGiovanni Alfredo\ poète et critique italien né à Messine en 1801, professeur à l'université de celte ville. Il débuta en 1887 par un volume de vers, le Occidentali, d'une grande richesse de rimes et de rvtlimes ; depuis, il a publié dans diverses revues un grand nombre de vers d une inspiration moins facile, et oùTon sent parfois la recherche de Ictret. On lui doit un volume fort érudit sur l'ancienne poésie lyrique italienne (la Poesia siciliana sottogli Svevi 1S91 . des recherches ingénieuses et riches en idées nouvelles sur la chronologie, la valeur esthétique et la portée morale des poésies de Pétrarque Suite poésie volgari del Petrarcn, 1S98) et un volume d'études littéraires sur divers sujets {Conversazioni letterarie, 1899).
CÉSOSE n. f. Nom générique de toute glucose possédant une fonction cétone.
CessoN (Victor-Etienne), peintre français, né et mort à Coincy (Aisne) [1835-1902]. Il étudia à Paris, à l'Ecole des beaux-arts, puis chez .■imaury-Duval, qui l'occupa dans 1 e.xécution de ses peintures murales de 1 église de Saini- Germain-en-Laye. Ccsson l'accompagna ensuite dans ses voyages et visita avec lui l'Egypte, la Nubie et la Svrie, puis il travailla avec Piivis de Chavannes. Cesson s'était tait connaître en 1864 avec une Vue du mont Canigou. U donna ensuite : Bijlas et Rentrée à l'église du Pardon de Plouaret (1865); Gi'o//o enfant (1866); Psyché, fusain d'après Amaury - Duval 1IS68); Portrait de J/"' M. if ( 1876). Un de ses derniers envois remonte au Salon de ISSû ; il y avait exposé : Environs de Perpignan et Vue prise au géant de Montpreux . près Coincy , son pays natal, où il s'était retiré durant les dernières années de sa vie.
*CÉTACÉS n. m. pl. — Enctcl. D'après la classification actuelle, l'ordre des cétacés est ainsi divisé en deux sousordres ; 1» zenglodontes, avec la senlo famille des :euglodontidés ; 2» odontocètes, avec les cinq familles des squalodontidés, platanistidés, delphinidés, physétéridés et balénidés.
CÉTIPINATE n. m. Sel de l'acide cétipiniqne. CÉTIPINIQOE adj. Se dit d'un acide de formule CO" IP-CIP-CO — CO -CH' — CO'H, que l'on ob-
CÉTOBUTYRIQUE — CHALUTIER
tient en traitant deux mok'îcules ti'<ïther acétuiuo par i'éthcp oxalique en présence du sodium. Svn. oxamhaœ-
TIQUK, IIKXANKIMONÉDICÏQCE.
CÉTOBUTYRiQUEadj.Syn.deACBTTLACBTi<îCE,aut.I".
CÉTONE n. f. Cliim. Svn. do acktone, au t. I".
CÉTONE-IMIDE n. f. Nom douiiu à tout composé dérivant dune côtone jiar le remplacomout do l'oxygùne du t^roupe CO ]'ar lo groupe AzH.
CÉTOSE II. f. Glucose à fonction cétoniquc; en d'autres ternu^s. Micro renfermant cinq fonctions alcool et uuo fonction cctonique. V. oLucosR, au t. IV.
CÉTOXIME n. m. Nom générique de tout oximo correspondant à uoo cétono. Syn. de acétomme.
CÉTRAIRE {trèr') n. m. Goure de licliens, type do la famille des cétrariacées, à llialle en lanières ou en petii arbusculo, de consistance coriace. i,Le cétraire d'Jsland4\ qui vient dans les rêjfions polaires ou dans les parties l<-s plus élevées des hautes montagnes, sert à fabriquer une pâte pectorale.)
CÉTRARIACÉBS {«<!) n. f. pi. Famille de lichens qui no poussent que sur la terre et ont un thalle brun ou jaunâtre sur les deux faces, do consistance ferme, conmic parcheminée. — L'iic cktrariackk.
GEYLONIE [sè'lo-ni; n. f. Genre de crustacés copépodes, de la famille des harpactidês, trouvés dans les pêcheries de perles à Ceylan {ceylonia aculeata).
CBYSSATITE (sè-sfl) n. f. Sorte d'opalo voisine do la radannite.
CÉZANNE (Paul\ peintre français, né à Aix en Provence en 1839. C'est surtout dans la peinture des fruits que Cézanne excelle, ainsi que dans la représentation des paysages de Provence. Parmi ses œuvres, il faut citer, outre ses natures mortes : iEstat/ue et la Cour de villat/e (musée du Luxembourg); les Moisson/tenrs, la Tentation de saint Antoine, etc. Bien que classé parmi les impressionnistes, Cézanne occupe une place à part. Son dessin est souvent gauche, mais sa pâte est d'une grande puissance et son an n'a pas été sans influence sur quelques peintres des générations qui l'ont suivi.
ChaBANIAN (Arsène), peintre arménien, né à Erzeroum (Arménie) eu 1866. Élève de J.-P. Laurens et de Benjamin Constant, il s'est consacré au genre do la marine. Parmi ses œuvres, il faut rappeler : Lever de lune sur l'Océan (1896), Effet du soir à Èey-Meil (1897), Sur les bords de l'Océan (1898), la iXuit (1901), Soleil couchant (1902), la Côte de Pen-Château, Pêcheuses de crevettes (1903), Sur tes bords de l'Océan (1904), Clair de lune (1905). Chabanian s'est attaché à traduire l'immensité de la mer et à y ajouter volontiers la poésie mystérieuse du soir.
GhabAS (Maurice), peintre français, né à Nantes en 186-'. Elève de Bouguereau et Robert-FIeury, il a exposé des portraits, des paysages et des compositions symboliques ou philosophiques, parmi lesquelles il faut citer: Némén et V Exilée (musée de Hanovre); l'Idéal pays {nwxséQ de Laval); le Départ du héros; le Couronnement du poète; l'Atige des grèves et les Arts; les Goémons sur la plaqe de Radenez et les Rayons dorés à Port-Maneck (1906). L'artiste s'efforce toujours de reiidre sensible le charme poétique qui est contenu dans la nature, môme danslesraotifs d'apparence les plus vulgaires. Décorateur remarquable, il a orné de peintures murales la mairie du XIV" arrondissement de Paris, la mairie de Vincennes, la gare de Lyon- Perrache, où il a représenté l'Art de la soie, et les nospices du département de la Mayenne. Ces peintures participent à la décoration architecturale par l'équilibre des lignes, par l'harmonie des surfaces diversement colorées, au milieu desquelles se trouve toujours une dominante assez vive, l'artiste cherchant, là comme dans ses toiles, la beauté de la matière et la richesse des tonalités. — Son frère, Paul-Kmilo Chabas, peintre français, né à Nantes en 1SG9, fut élève de Bouguereau et de T. Kobcrt-Fleury. Il n'avait que seize ans lorsiiu'il débuta au Saion, et sa carrière a été depuis marquée par do nombreux succès : seconde médaille on 1896 et prix national trois ans après pour sa grande composition Joyeux ébats (musée de Nantes). Parmi ses autres œuvres, il faut noter : Chez Alphonse Lenierre (1895), Dernier rayon (1896), la Marchande de rêves (1897), Crépuscitle (musée du Luxembourg), Coin de table, les Petites Eres; Soir d'été, lac d'Annecy et A'ogeuse (1906), et de nombreux portraits, entre autres ceux do la reine et des princesses de Grèce. Il a, en outre, illustré quelques volumes : le Fils du Titien^ Croisille, Un saint et le Mariaye de Julienne.
*Chabaud (Louis-Félix), sculpteur français, graveur en pierres fines et graveur en médailles, né à Venelles (Bou-
chesdu Rhône) ^j^ ^ , -m* fnrm^ — ~n>->-.
enl8M.-Ily tTii-— - ' - --Vff --„ J j(( ((,f=rgTp>
c^tmortenl902. Cbabbabch.
cbabbabeh
{bèj n. m. Sorte de flageolet persan, percé do huit trous.
Ghachanx, montagne du Pérou (6.096 m.), station météorologique la plus élevée du globe.
CHACHKA n. f. Nom du sabre cosaque, qui a fini par devenir relui do toute la cavalerie et même do toute 1 armée russe.
— Kncycl. La chachha est une arme à lame légèrement courbe, assez large et pleine,
qui peut servir Chachka.
presque aussi bien
;t pointer qti'à sabrer. La chachka cosaque est sans garde : m l'adoptant pour le reste do l'armée, on lui a ajouté une ' Ti-r-hn faisant le tour de la main. Le fourreau est on bois 1- >^rt de cuir, et les anneaux qui lo suspendent aux I ' . :-s sont placés sur la partie concave.
CH«TANGIACÉE3 [ké) n. f. pi. Famille d'algues floridèes. caractérisée par des fructiHcations enfoncées dans le thalle et entourées d'une enveloppe spéciale ouverte par un porc au sommet. (Presque toutes les chœtangiacées hanilont les mors chaudes.) — Une cii^tangiacék.
CH^TANGION {ké) n. m. Genre d'alçrues. type de la faniilb- des chxtauijiacées, ayant un thalle plus ou moins aj'lail et foliacé, présentant une partie interne d'un tissu plus lâche ai>pclé ([uelquefois moelle et une j»artie externe à cellules plus petites, plus serrées, désignée sous le nom décorce. (Il haoito les mers australes.)
CHJCTOCÈRE [ké) n. f. Algue de la famille des diatonuos. dont les cellules restent groupées en liles et portent rliacune quatre épines très longues. (11 y a environ dans ce genre une cinquantaine d'espèces marines.)
CHATOMION (/*■(') n. m. Champignon du groupe dessphériacées, se développant généralement sur les excréments des animaux et se présentant sous forme de petites bouteilles noirâtres d'environ un millimètre do hauteur, i>ar l'ouverture desquelles sortent les spores qui sont unicellulaires, arrondies, noires.
CHArPANJON (.Jean), explorateur français, né en isr^i. Apies avoir accompli trois voyages dans le bassin de lOrénuque (IS84-1891J, il exécuta en Asie, avec Mangini et Gay (I8yi-1896), une exploration qui le mena de la région iranscaspienne à Vladivostock par le Tnrkestan russe, la Mongolie et la Mandchourie. Chaifanjon a publié t'Orénoyuc et le Caura {\'^SV).
Chaffre ou ThÉOPHROI isaint), abbé et martyr, né à Orange dans la seconde moitié du vii= siècle, mort à Carmori, dans le Velay, en "28. Fils de Leufroi, gouverneur du pays d'Orange, il prit l'iiabit monastîtiue au monastère de tarmeri-cn-Velay, dont il devint abuc. Lors de l'invasion des Sarrasins, il ht caclier ses moines dans une forêt voisine, et resta lui-même dans le monastère, où les Sarrasins, furieux de le trouver seul, l'accablèrent de mauvais traitements. Il mourut de ses blessures quelques jours après. La ville de Monastier-Saint-Cbatfrc s'est formée auiour de ï-on monastère, — Fête lo 19 octobre.
CragaS (Manoel Pinheiro), écrivain portugais, né à Lisbonne en 1842, mort en 1895. Il fut successivement professeur, député, ministre de la marine en 1S83, membre de l'Académie des sciences. Il se fit connaître en littérature comme romancier, comme auteur dramatique, et comme ])oète. Parmi ses romans, qui obtinrent un grand succès, nous citerons : le Secret de la vicomtesse, les Tristesses au bord de la mer, le Balcon de Juliette, le Masgue rouge, etc. ; parmi ses œuvres dramatiques : le Drame du peuple, la Juive, la Quenouille d'Hercule, la Prière du soir, Magdeleine, Hélène, etc. Ses poèmes les plus connus sont : ta Jeunesse, la Liberté, l'Ange du foyer. Il a laissé aussi une Histoire du Portugal et des biographies de Portugais ou do Brésiliens, parmi lesquelles son étude sur Alexandre Herculano. Il a donné en outre une quantité considérable d'articles à divers périodiques.
CHAGERAN n. m. Un des noms vulgaires de Voronge vrnif. e-xcellent champignon comestible.
Chagnoald (saint), vulgairement appelé saint Chagnon ou saint Caonoald, mort évêque de Laon vers l'an G33. Fils d'un des principaux officiers de Théodebert II, roi d'Austrasie, il fut le frère de saint Faron, évéque de Meaux, et de sainte Fare, abbesse de Faremoutiers. D'abord moine à Luxeuil (vers 594), il suivit saint Colomban en Suisse pour prêcher l'évangile aux infidèles, revint à Luxeuil, et son père avant fondé le monastère de Faremoutiers, qui était double, y établit des religieux qu'il gouverna, tandis que sa sœur dirigeait les rel igieuses, et, en 620, fut élevé sur le siège de Laon, qu'il administra . jusqu'à sa mort. — Fêle le 4 et le 6 septembre.
Ghahine (Edgar), peintre-graveur, né à Vienne (Autriche) de parents arméniens, en 1873. Il étudia, d'abord la peinture à Venise, puis se rendit à Paris, où il exposa aux Salons : un Gueux (1896), l'Asphyxiée (1898), Montmartre (1899). C'est à ce moment qu'il commença à graver à la pointe sèche ses premières planches : Bohémiens en Turquie, le Château-Rouge ; il se servit ensuite de l'eauforto, du grain et enfin diu vernis mou. Chahinc s'est attaclié à représenter les aspects les plus divers de la vie parisienne, depuis la vie luxueuse des boulevards jusqu'à la misère des quartiers excentriques. Parmi ses œuvres, il faut citer : la Distribution de soupe, l'Ataxique, le Chiffonnier, les Lutteurs, les Poids, Saint-Ouen, et toute une série de jeunes femmes. II a gravé également quelques })ortraits, ainsi qu'une suite de planches pour l'illustration de l'Histoire comique d'Anatole France. Il a obtenu une médaille d'or à l'Exposition de 1900 (Paris).
Cha-HO, rivière do Mandchourie, entre Moukden et IJao-Yang. Affluent du Taïtsé-IIo, qui passe à Liao- Yang et qui lui-même est un affluent du Liao. Le Challo coupe la route de Liao-Yang à Moukden à environ 25 kilomètres au S. de cette dernière ville, au point où se trouve la petite ville de Chao llo-Pou. Cours, lOu Uil. environ. Sur les bords du Cha-IIo ont été livrés entre Russes et Japonais, du 9 au 21 octobre 1901. une série de violents combats, dont lo résultat final fut indécis.
Clia-ho (bataille nu), nom donné à la série de romiiats qui eurent lieu sur les bords de cette rivière, du 9 au 21 octobre 1904, entre l'armée russe de Mandchourie, commandée par le général Kouropatkine, et l'armée japonaise du général Oyama. L'armée russe était formée en trois groupes commandés respectivement par les généraux Stackelberg, ZoroubaYef et Bilderling; les forces japonaises se composaient des trois armées des généraux Kuroki, Nodzu et Oku : chacune des deux armées mettait en ligne 240.000 combattants environ. Le résnitat final fut indécis, et les Russes, après quelques avantages chèrement acquis, ne purent conserver que la colline Pouiilof et le village de Cha-IIo-Pou, évacué dans la nuit du 'JO au 21 par les Japonais. *GHAIGNETi:.\nthelmo-Kdouardl. professeur et écrivain français, né à Paris en 1819. — Il est mort à Poitiers
en l'.iOl.
GhaiLAR, localité commerciale de l'empire chinois Mandchourie [prov. de Hé-loung-Kiang]), sur la rivière Chailar, affluent de l'Argoun; 600 hab. Chinois.
Ghailley (Joseph), alias ChaiUey-Bert, né à Saint-Florentin (Yonne) en 1854. Docteur en droit, il s'est consacré à l'économie politique et à la colonisation. Successivement secrétaire de la rédaction de 1' « Keonomisie français «, rédacteur aux « Débats ", à la o Républioue française », au - Monde économique « . ù la « Revue des Doux Mondes », olc. ; professeur à. rKcolo des sciences
politiques, secrétaire général de l'Union coloniale française, il a été chargé de missions diverses pour poursuivre des études de colonisation comparées en Indo-Chine (1886), aux Indes néerlandaises (1897J, aux Indes anglaises (1900-1901. 1904-19O5). Il a publié : l'Impôt sur le revenu (1884); J-*aul Dert au Tonkin (1887); la Colonisation de Y Indo-Chine, l'Expérience anglaise, Etudes sur les Anglais à Hong-Kong, les Anglais au iiomisamo (1892); les Hollau' dais à Java (1900) ; Dix années de politique coloniale (1904); Dictionnaire d'économie politique, avec Léon Say (1890- 1894) ; Recueil des lois sociales de la France [avec Arthur Fontaine' (1896) ; divers volumes d'éducation, brochures de propagande coloniale : l'Age de l'agriculture, les Colonies et l'Education, Tu seras commerçant. Livret de colonisation. Il a fondé : 1" l'Institut colonial international (1893), société savante de 60 membres, tirés des diverses nations colonisatrices, qui a publié (et continue à publier) vingt volumes de documents et rapports sur les principales questions coloniales ; 2° la Société des études écononiinues (1893) ; 3" la revue : la fjuinzatue coloniale (organe de 1 Union coloniale française;. Il a été élu député ^de la Vendée en 1906.
^GhAILLU (Paul Bellom du), voyageur américain, né à la Nouvelle-Orléans en 1837. — Il est mort à Saint-Pétersbourg en 1903.
CHALAZODERMIE ((//r'-mi — du gr. khalasis, relâchement, et drrma, peau) n. f. Pathof. Afl'cction cutanée, caractérisée jiar la formation, en certaines régions (génitale, abdominale, palpébrale, faciale, etc.), de plis épais qui retombent sur les parties situées plus bas. (Cette affi'ftion semble ordinairement congénitale et paraît dépendre d'une iusuflisance de tonicité.)
CHALCOLAMPÉRITE \lcal-ko-lan) n. f. SilicoDiobate naturel apjiartenant au groupe du pyrochlore.
CHALCOSCIRTÉS (kal-koss-sir) u. m. pi. Tribu d'araclinides arauéides, de la famille des salticidés, renfermant les genres chalcoscirtus, semiopyla, Jolias, néon. —
En CHALCOSCIRTÉ.
— Encycl. Les araignées de cette tribu sont de taille très petite ; leur livrée sombre ou bronzée, souvent variée de jaune, est parfois rehaussée d'un duvet orangé. Leurs représentants, peu nombreux, sont répandus sur le globe. Le chalcoscirtus in/unus se trouve en France dans les lieux secs et pierreux.
CHALCOSTAKTIQUE {kxî-koss-tak-tik) n. m. Silicate hydraté naturel de cuivre. V. cnRYSOCOLLE, t. IL
CHALIGOLITE (ka) n. f. Zéûlitc sodico-calcique, qui est
une variété de thomsouite.
CHALICOSE {ka — du gr. khalix, cailloux, moellon) n. f. Maladie professionnelle, plitisie des tailleurs de pierre. (C'est une pneumokoniose ou altération des vésicules pulmonaires par la fixation des poussières calcaires ou siliceuses respirées pendant le travail. On robser\*e chez les tailleurs de pierre, les piqueurs de meules, les porcelainiers, etc.)
CHALLENGE { tcha-lèîi'-dje — mot angl., signif. dé/i, provocation ; de l'anc. franc, chalenge, contestation ; dérivé du lat. cahimnia y fausse accusation, chicane) n. m. En matière de sport en général. Epreuve annuelle dans laquelle le gagnant détient un objet jusqu'à ce qu'un concurrent, dans une épreuve ultérieure, l'en dépossède, ce qui peut avoir lieu au bout de trois ans ou indéfiniment : Challenge d'athlétisme.
* Challenger, cor\'etto de la marine britannique qui, de 1S72 à 1876, exécuta sous lo commandement d'abord du capitaine sir Georges Nares, puis (1875) du capitaine Frank Thomson, un très important voyage do circumnavigation autour du monde: elle suivit un itinéraire qui permit à la commission scientifique qu'elle portait (Wyville Thomson, John Murray. J.-J. Buclianan, etc.) de' faire des études et des observations océanographiques de tout genre. Ténériffe, les îles Bermudes, les Açores, Madère, l'archipel du Cap-Vert, Eahia, Tristan d'Acunha, le Cap marquent les principales étapes de la première partie du voyage ; de là, après une visite aux iles Crozet et à Kerguélen, et une pointe jusiiu'au cercle polaire antarctique, le Challenger gagna Meluourne, la Nouvelle-Zélande et les îles Fidji, puis, par le détroit de Torrès, les mers de Banda, de Soulou et de Chine, atteignit les Philippines ; Hongkong, les îles de l'Amirauté, Yokohama, Ilonolulu, Taiti, Valparaiso sont les points les ]dus importants totichés dans la dernière partie du voyage du Challenger. Outre la relation d'ensemble de Sprey. le vo3*age du Challenger a fourni le sujet do nombreuses et importantes publications scientifiques : the Voyage of Ihe Challenger : thc Athm/ir. par '\V. Thomson (1877). etc.
* CHALUTIER n. m. — Bateau aménagé pour la pèche au chalut.
— Encvcl. Les exigences do la concurrence entre pécheurs ont amené le remplacement des anciens chalutiers à voiles, chargés de traîner les lourdes trailles, par des bâtiments plus puissants, d'un tonnage plus considérable et mus par la vapeur, qui sert également à la ma-
Chaluticrs : I. A voile; 2. A vapeur.
nœuvre et au hissage des filets. I-es rhalutiors. lorsque se dépeuple uno région do pèche, permettent ainsi aux marins d'aller chercher au loin aisément des parages plus favorables. C'est pour ce motif que la marine de pèche anglaise, chargée de pourvoir à une consommation de poissons frais très supérieure à la consommation française, a été la première à recourir aux chalutiers à vapeur. Elle compte aujourd'hui près d'uu millier do ces bâtiments, dont
uno portion considérable est rattacbéo au port 'lo Grimshv, • Uns la mer du Nord, et qui fn'ijucntent en Ilottilles nombreuses les parages du Ooi^gerbank, de l'Islande, etc. On sait que c'est au milieu d'une de ces flottilles que la flotte Pusse do l'amiral Rojestveaski tomba au largo do Hull, à son de^part pour les mors d'Orient. (V. Hull.)
En France, les grands ports de poche n'ont pas tardé à se munir égaloracut do puissants chalutiers. Dieppe, Boulogne, Lo Havre, Arcachon ont donné l'exemple, suivi bientôt par les stations do moindre importance. Actuellement, fe tonnage des chalutiers varie entre lO et ino tonneaux, et leur rendement est souvent considérable. D'autre part, leur introduction au milieu des llotiilles de poche n'a pas été sans provoquer les doléances des pêcheurs à la voile. Dans certains ports du midi de la Krance, notamment à Marseille, Colliouro. etc., des désorfires graves ont été à plusieurs reprises sur lo point de se produire.
CHAMiCDOREA {ka-mé, vi^-a) n. f. Genre de palmiers, tribu des léroxylées, comprenant une soixantaine d'espèces anirricaiues, dont plusieurs sont cultivées comme plautos d appartement.
CHAMjCSIPHON i^ka-mé) n. ra. Genre d'aJgues, type de la famille des chamapsiphonacées, caractérisé par la forme allongée des cellules dont le contenu se fragmente pour la reproduction en spores qui sortent par une perforation du sommet do la cellule. fCe sont des plantes d'eau douce très répandues partout, vivant sur les pierres ou sur les plantes aquatiques.)
CHAM^SIPHONACÉES Aa-mtf, se) n. f. pi. Famille d'algues cyanophycées, uniccllulaircs, vivant isolées ou se groupant de façons variées, se reproduisant par spores immobiles. — Une cham^siphonacee.
Ghamant ou Amant (saint), on latin Amantius, évêque, né à Rodez, mort dans cette ville vers la fiu du v" siècle. — Fête le 4 novembre.
Chambareaud (Jean-Antoine-Victor-Hélie), magistrat français, né à Bordeaux en 1831, mort au Vésfnet (Seine-et-Oisc; eu iPOô. Avocat à la cour d'appel de Paris (1855), puis ;ï la Cour de cassation (1862), il y devint conseiller en 1SS5 et siégea à la chambre criminelle, dont il fut nommé président (1903). Il fut mêlé aux diverses phases du procès Dreyfus : rapport sur le pourvoi formé par E. Zola; enquête ouverte sur latfaire en revision ; loi de dessaisissement; direction, comme président de la chambre criminelle (1904), des débats sur la nouvelle instance Dreyfus, qui se terminèrent par la déclaration de recevabilité do la demande eu revision.
GhÂMBAS ou Ghaamba, une des plus importantes tribus du Sahara septentrional, aux confins des départements algériens de Constantine et d'Alger, et, de là, jusqu'au Touat et à Ouargla, Us se partagent en trois principaux groupements : les Bou-RouDa, qui circulent autour de Ouargla, les Oum-Madhi (autour d'El Golea), et les Berazga, aulour do iMellili et dans la vallée de loued du même nom : au total, 3 à 4.000 individus au maximum, nomades, pasteurs possédant do puissants troupeaux de moutons, d'ailleurs mdustrieux et relativement honnêtes, surtout en comparaison avec leurs proches voisins du Sud, les Touareg Hoggar. Ils parlent l'arabe, bien que d'origine berbère. La France les a soumis en IS73, et, depuis l'occupation de El Golea, ils se sont montrés des guides lîdéles et des auxiliaires utiles contre les Touareg.
*Ghamberlain (sir NiîviLLE BowLEs), général anglais, né à Rio-Janeiro en 1820. — Il est mort à Lordswood, près de Southamptou, en 1901. »
^Chamberlain (Joseph), bommo d'Etat anglais, né à Londres en 1S36. — Secrétaire d'Etat pour les colonies dans le cabinet Salisbury, en 1895, il inaugura une politique d'impérialisme intransigeant, devant laquelle dut céder en bien des circonstances l'influence modératrice du premier ministre. A la tin de 1895 , eut lieu le coup do force du D"" Jameson sur lo Transvaal ; s'il le désavoua et s'il tit poursuivre les coupables, le rôle qu'il joua dans cette affaire reste néanmoins mystérieux. Ce fut d'ailleurs sa politique qui amena, à la fin de 1899, la guerre avec le Transvaal; il se déroba eu efl'et à toutes les occasions de conciliation. La paix conclue avec les Boers, Chamberlain fit en 1902-1903 UR voyage dans l'Afrique du Su l pour se rendre compte par lui-même de la situation.
C'est dans l'impérialisme représenté par Chamberlain qu il faut cliercher les raisons de la politique agressive suivie par l'Angleterre -à l'égard des puissances du continent et, en particulier, envers la France, puis lAllcmague. Ayant préconisé la politique protectionniste à rencontre des traditions de l'Angleterre, il fut très attaqué et donna sa démission de miurstre des colonies en 1903. Il poursuivit, depuis, une campagne énertrique en faveur du protectionnisme. (V. Grande-Bretagne.) — Son fils, .1. AusTEN Cbamberlain, né en 1863, et d'abord son secrétaire particulier, entra au Parlement en 1895. Il fut nommé successivement membre civil du conseil de l'Amirauté, secrétaire financier du Trésor, enfin postmaster général du Royaume-Uni. En 1903, il entra dans le ministère Balfour, constitué à la suite de la démission do son père, comme chancelier de TEchiquier.
Chamberlain (Houston Slewart), critique musical et publiciste allemand, d'origine anglaise, né à Portsmouth en 1855. Fils de l'amiral Chamberlain, il fut élevé partie en France au lycée de Versailles, partieà CheltenhamCollege. Il alla finir ses études à l'université de Genève. Son mariage avec la fille d'un magistrat prussien fit de cet Anglais de culture française un écrivain allemand. Versé dans la science musicale et admirateur de Wagner, il publia successivement : das Drama jR. Wagiiers ;,1S92); Huit lettres de Ji. Wagner à Ferdinand Praer/er 1 1894) ; Richard Vin- &ner(i$96);Paysifal-Mârchen(\90Q); Worte Christi (1901'; Bùhnendichtumjcn (1902). Dans un autre ordre d'idées, ou a
J. CliamberlaÎQ.
do lui : difi Grundlagen des 19. Jahrhunderts (1899;; une étude sur Emmanuel Kant fl9û5) et un opuscule scientifique en français : Hec/icrc/iea sur ta sève ascendante (1897).
Chambers's Journal, publication hebdomadaire d'un caractère encyclopédique et vulgarisateur. Fondée en 1832, elle a subi plusieurs transformations ou modiûcations, qui n'ont touché ni l'esprit ni lo plan général de sa
rédaction.
Chambly-ET-VERCHÈRES, comté du Canada rprov. de Québec , à la rive droit» du Saint-Laurent et sur la rivière Richelieu; 850 kilom. carr., sol très fertile ; 24.300
hab., tous Canadiens-Français.
^CHAMBRE n. f. — Autom. Cfiambre à air. Boyau étanche en caoutchouc qui constitue un organe essentiel du pneumatique. (V. ce mot.)
*Ghambrun (Joseph -Dominique -Aldebort Pineton, comte DE), homme politique et sociologue français, né à Saiut-Chély-d'Apcher (Lozère) en 1821. — Il est mort ù Nice en 1899. Le comte de Chamhrun a écrit divers ouvrages : De la forme de ffouvemement (1848); Fragments politiques f 1871) ; De l'institution d'une régence (1374) ; Nos historiens (1880); Etudes politifjves et littéraires (1889), et deux volumes sur l'œuvre musicale de Wagner.
Chaminade (Cécile), femme pianiste et compositeur française, née ù. Paris vers 1855. Elle s'est fait apprécier, comme compositeur, aussi bien dans la musique sérieuse <jue dans la musique légère, et elle fait preuve, en outre, d'une singulière fécondité. Nous citerons, parmi ses œuvres : Lallirhoé, ballet en un acte (1888); i" suite d'orchestre; PtécesromnH^'^ues pour orchestre; diverses pièces d'orchestre; Concertslûck pour piano et orchestre (1892); les Amazones^ symphonie dramatique; deux trios pour piano, violon et violoncelle; Scherzo pour violon et orchestre; Sonate pour piano; trois pièces pour piano et violon; Pohnes évangêliques, 6 choeurs; Intermède à deux pianos; 12 études de concert, 6 pièces romantiques, ô romances sans paroles, 6 pièces humoristiques pour piano; uno centaine de morceaux détachés pour piano ; 3 recueils do mélodies vocales, parmi lesquelles on peut signaler : VAnnaau d'argent; Fleur du matin ; les liéves ; Ritournelle; Sans amour; Viatique; les Deux Ménétriers, etc.; des duos de chant.
Champeaux (Louis-Alfred dk), archéologue français, né à Bourges en 1833, mort à Paris en 1903. P:mplové à 1 hôtel de ville de Paris, il devint inspecteur des Beaux- Arts, puis conservateur de la bibliothèque de l'Union des arts décoratifs. On lui doit : le Meuble (I885): Dictionnaire des fondeurs ciseleurs, etc. (1886); tes Monuments de Paris (1887); Histoire de la peinture décorative (1889) ; l'Art décoratif dans le vieux Paris (1898) ; l'Ancienne Ecole de peinture de la Bourgogne (1898).
Champeil fJean-Baptiste-Antoine), statuaire français, né à Pans en 18G6. Il obtint lo grand prix de Rome en 1896 avec un remarquable Mucius Scsevola, et, la même année, il e.xposa au Salon un Xarcisse qui lui valut une 3= médaille. A la villa Médicis, il sculpta un haut relief. Muse exilée, qui fut exécuté en marbre pour l'Etat; puis il envoya do Rome : Tentation; le Printemps de la vie, groupe idyllique, où la grâce antique s'allie à la tendresse moderne, et qui fut récompensé par uno l" médaille. Ses œuvres sont caractérisées par la simplicité des lignes et l'élégance des formes. Depuis, l'artiste a sculpté le Monument aux enfants du Cantal, érigé à Aurillac en 1903 ; le Souvenir, bas-relief en marbre pour le tombeau do Louis Pille, à Nogent-l'Artaud (Aisne), et le Monument de Benjamin Godard (i90g) pour le square Lamartine (Paris).
GhamPIGNEULLE (Charles), peintre verrier, né à Metz en 1853, mort à Savounières-en-Perthois (Meuse) en 1905. Fils du directeur de l'établissement de vitraux de Metz, il put dès son enfance s'initier aux secrets du métier. Après la guerre franco-allemande de 1870, pendant laquelle il avait fait campagne, il se rendit à Bar-le-Duc avec son père, puis il entra à l'Ecole des beaux-arts de Paris, où il suivit les leçons de Cavelier. Dès 1S7S il exposa un Moise, puis une Jeanne d'Arc. Mais il revint vite à l'art du vitrail. et, avant été appelé à diriger la maison fondée à Paris par Coft'etier, il composa différentes verrières modernes : celles de V Eden-Théàtre et de l'hôtel du Figaro, entre autres. Il exécuta en outre de nombreuses œuvres d'après les maîtres anciens : ce fut à Jordaens qu'il emprunta le modèle du Truand et de la Ribaude. Enfin, il demanda divers cartons aux artistes modernes, à Wagrez celui de la Réunion de l'Alsace et de la Lorraine à la France, -X Albert Maignan celui de la V7e de Jeanne d'Arc, à Mucha celui d'un Saint Hubert. Il a collaboré aussi à la décoration do l'église votive élevée à Saint-Pétersbourg, en commémoration du mariage du tsar, à celle do la cathédrale de Metz et à celle de Saint-Philippe du Roule (Paris).
'■■'champion (chan) n. m. — Sport. Celui qui a remporté le ;)remier prix pour tel ou tel exercice, dans un concours national ou international, et qui est considéré en quelque sorte comme le roi de co sport, tant qu'un autre ne triomphe pas do lui.
;■ CHAMPIONNAT (chan, na) n, m. — Sport. Concours national ou iuiernational dans lequel so dispute le premier prix de tel ou tel sport : Le championnat des exercices athlétiques, il Qualité de vainqueur dans ce concours,
il Prix qu'on donne au vainqueur : Disputer le ca.\MPi0N- XAT du monde.
Ghamplain, grand comté du Canada (prov. de Québcci, à la rive gauche du Saint-Laurent, en amont do Québec et sur lo Saint-Maurice ; 25.560 kilom. carr. ; 35.159 hab., presque tous Français. Colonisation rapide.
Champlieu, hameau situé à 3 kilomètres d'Orroujl'Oise:, station du chemin de fer de Crépy à Corapiègne. Le hameau possède une église des xiiret xvi» siècles. Des fouilles d'une certaine Importance ont été exécutées à Champlieu, de 1866 à 1S70, aux frais do l'impératrice Eugénie. Elles ont mis au jour les restes d'un camp romain et d'une bourgade romaine. On y voit encore les ruines pittoresques do thermes, d'un temple et surtout d'un théâtre assez bien conservé pour qu'à plusieurs reprises il ait été question d"y donner des représentations analogues à celles du théâtre d'Orange.
ChAMPOLLION (Eugène-André), graveur français, né ù. Embruu en 1813, mort à Lettret (Hautes-Alpes) en 1901.
CHAM.EDOREA - CHANOINE
Il s'adonna à l'eau-forte et exécuta un nombre considérable do planches gravées, soit d'après des œuvres d'artistes, soit pour des publications illustrées. Il obtint do nombreuses récompenses, notamment une médaille d'or à
I Exposition universelle de 1889 (Paris).
'Ghampsaur (Félicien), chroniqueur et romanciefram.ais ne à Digne (Basses-Alpes) en 1859. — Depuis Régma Sandn, étude de mœurs théâtrales ( 1897 « il a continué à publier des romans où il a fait goûter s.-s qualités d'obscr\aiion et l'originalité de son imagination ■ Sa fleur ( 1898 ) ; la Faute de4 roses ( isyg ) ; Poupée japonaise (1900), curieuse évocation de la vie nippone- Zu/w roman clownesque (1901): le Semeur d'amour (1902)* récit hindon-l Arriviste (1902), roman social; l'Orgie latine (\imu histoire de Messalino ; l'Ingénue (1905), recueil d amusantes nouvelles; ^e Triomphe de la vie (1906)- VEmpereur des pauvres (1906). Il a fait représenter : tes Trois mousmes (189}i) et Cher ami (1898).
*Champseix (Léonie Béba, dame\ romancière française, connue sous le nom d'André Léa, n.'e à Lusignan (Vienne) en 1829. — EUe est morte à Paris en 1900.
CHANARALITE (ha) n. f. Arséniatc hydraté naturel de cobalt et de nickel.
Ghancel (Jules-Joseph-Gabriel). auteur dramatique né à Marseille en 1867. Il abandonna l'étude do la médecine pour entrer dans le journalisme, après un séjour de deux ans en Allemagne, d'où il rapporta des études de mœurs publiées en 1892 à « l'Echo de Paris» ; il fit paraître ensuite au « Figaro • sa suite intitulée les Plaisirs gratuits de Paris. En 1894, sa comédie Maîtresse- femme (jouée ù Marseille en 1895) le classa comme auteur dramatique, et depuis, soit seul, soit avec des collaborateurs, tl a donné successivement à l'Athénée, aux Folies-Dramatmues, aux Nouveautés (Paris). l'Auréole f5 actes. I90i). l Er-reur {\8^~.), Madame l'Ordonnance '1901), te Prince Consort (avec Xanrof, 1903), qui t*ut un grand succès, etc.
II s'est aussi spécialisé dans la littérature enfantine, et il a public chaque année un volume de sa série : les Enfants à travers l'histoire,
GHAND [chan — abrév. de marchand) n. m. Pop. Marchand. (Ne se dit guère que du marchand d'habits ou da marchand devin.)
CHANDAIL (dall. Il mil.) n. m. Sorte de gilet ajusté, ou maillot de laine ou de coton, à j^si^
col droit ou réversible, sans bou- f^^
tons ni boutonnières, que portent 'r— T*
les cyclistes, les coureurs, etc.
* CHANDELLE {dél') n. f. — Au lawn - tennis , Action de renvoyer la balle pcrpeudîculairemcut pardessus la télé de l'adversaire.
*CHANGEMENT n. m. — Autom
Changement de vitesse, MécanisuH-
(|ui transmet, avec des vitesses va "
riées, le mouvement du moteur au:. ^\ ""
roues. V. automobile. "^^
— ExcYCL. Milit. Changement d'armée. On nomme ainsi l'opération par laquelle un militaire passe de " ,:
l'armée métropolitaine dans l'armée Chandail.
coloniale et inversement. D'après la
loi du 21 mars 1905, tout militaire des troupes métropolitaines peut demander son passage dans les troupes coloniales, à condition d'avoir encore au moins deux ans et trois mois de service à faire. D'autre pan. les militaires des troupes coloniales ne sont pas autorisés à demander leur passage aux troupes métropolitaines. Toutefois, les demandes de permutation entre sous-officiers des deux armées peuvent être admises dans les conditions déterminées par le ministre de la guerre.
Changement de corps. Un décret du 22 novembre 190i a simplifié la procédure à suivre par les officiers qui désirent changer de corps pour convenance personnelle. Lo consentement des deux chefs de corps est désormais seul nécessaire.
"^CHANGER V. n. — ALLtîS. LITTÉR. :
L'homme absurde est celui qui ne change jamais Vers dn poète Barthélémy dans la Justification (1832), (lu'il écrivit lorsque, aj-ant' cessé de publier sa Némésis, il fut accusé de s'être laissé acheter par la cour. (La pensée est souvent attribuée à Talleyrand.) =^CHANGEUR n. m. — E.NCVCL. Fin. Depuis 1789 . les cltangcurs exerceut librement leur industrie. Le décret du 27 mai 1791 les astreint toutefois à recevoir, sur le pied du tarif public qui doit être ostensiblement affiché dans leurs bureaux, toutes les espèces nationales et étrangères qui leur sont présentées. Ils sont en oulrc tenus de remettre aux intéressés des bordereaux de leurs décomptes. Mais, en fait, ces prescriptions ne sont jamais mises à exécution, en raison de l'extrême variabilité du cours du change auquel sont faites les opérations des changeurs. GHANG-KON n. m. Tambour chinois, dont le corps en bois rappelle la forme d'un sablier, et dont les membranes des deux extrémités sont en peau de serpent.
Gbanoine (Charles-Sulpice-Jules), général français, né à Dijon en 1835.
Sorti de l'Ecole de Saint-Cyr. il servit en ■rUgérie, en Chine en ISGO, et fut nommé chef de la mission militaire envoyée au Japon en 1SG7, mission qui jeta les premières bases de la réorganisation de l'armée japonaise et fonda l'arsenal de Yokoska. Plus tard, il retourna dans ce pavs avec le grade de colonel, et fut, en 18S5, nommé attaché militaire en Chine, oii il reçut les étoiles de général de brigade. Il fut nromu divisionnaire en 1893, au moment qc l'arrivée à Paris des marins russts conduits par l'amiial .\velane, qu'il reçut au cercle militaire. Il prit ensuite à Lille le commandement de la 1" division d'infanterie, et fut, en 1S98, Chang-koa. appelé au poste de ministre de la guerre, en remplacement du général Zurlinden. II ne fut d'ailleurs ministre que quelques semaines, ayant brusquement démissionné, à la tribune même de là Chambre des députés
Chantemessc.
CHANTAGRI-L — Cil ARGOT
au cours iruno discussion surl'atrairo Dreyfus. Dcjmis lors, k' général Chanoine iia plus exercé do fondions actives et passa dans le cadre de réserve on liioo. — Son rils CiiAnMis- Paul-Lodis Chanoine, oflicicr et explorateur français, né en 1870. fut tué à Mavri (Soudan ceuirali en isr.'. 11 débuta brillamment par Icxploration et la conquête, de concert avec son ami le lieutenant Voulet, du Mossi et du Gourounsi (1896-1897): puis il fut chargé en 1898, après l'assassinat du capitaine Cazomajou, de reconnaître, avec son ami et collaborateur, les réf^ions comprises entre lo .Niger et lo Tchad, et de donner la main à la mission Foureau-hamy. Mais les abus do pouvoir et les actes do cruauté injustifiés dont ils furent accusés nécossitèrcnl l'envoi d'une mission d'enquête diricée par le lIcutenaDtcoionel KIobb. Après l'assassinat de ce dernier par les soldats et sur l'ordre de Voulet, Chanoine voulut suivre la fortune de son camarade, et fut bientôt assassiné comme lui par SOS tirailleurs révoltés.
ChantAGREL (Jean), homme iiolitiquo français, né à Sauxillanges en 1822. Etudiant à Paris, il participa à la révolution de 18iS. Puis il fut professeur libre de droit, et fut élu député du Puy-de-Dôme on 1885. Il siégea dans la fameuse conimission de Panama, où il se montra l'adversaire déterminé de l'émission des obligations ù lots. Il refusa notamment do ventlre son vote aux agents do la Compagnie, et l'exposé qu'il fit de ces tentatives do corruption lit grand bruit eu 1802. II no se représenta pas aux éleciions législatives do 1889. En 1898, il était élu sénateur radical-socialiste du Puy-de-Dôme, ci réélu au renouvellement de 1900. Il a publié ; Traduction et explication du texte du Digeste (1853) et divers manuels de droit.
ChantemESSE (.\ndré), médecin bactériologiste et hygiéniste français, né au Puy en 1851. Après avoir étudié avec le professeur Cornil et "à l'Institut Pasteur, il alla travailIiT dans le laijoratoire do Koch et de Bollinger en AIlcmajrne. Nommé médecin des hôpitaux de l*aris en 18S5, agrégé en ISS9, il devint d'abord professeur de pathologie expérimentale et comparée ,
Îuis professeur d'hygiène à la 'acuité et membre du comité consultatif d'hygiène de Franco et du comité de salubrité de la Seine, membre de l'Académie de médecine on 190U Inspecteur général dos services sanitaires, il a été chargé de nombreuses missions en France et à l'étranger, à l'occasion des épidémies. Ses principaux travaux ont trait à la bactériologie, à la dysenterie épidénii- (|U0, à la pneumo-entérite des ]>orcs, à l'infection de l'eau j'ar les microbes, à la fièvre typhoïde, contre laquelle il a inventé un sérum. Il en a été de même pour sa communication relative à la transmission de la fièvre typhoïde f)ar les huîtres. Dans un mémoire récent, i! a confirmé a théorie d'après laquelle la. transmission des affections épidémiques et notamment celle du choléra serait due à des mouchos.
ChANTEPIE de La Saussaye (Pierre-Danier, théologien hollandais, né à Leeuwarden on iSiS. Il fut professeur de théologie â l'université d'.Vmsterdam et, en 1899, professeur à l'université de Lcyde. Son principal ouvrage est le Manutl de l'histoire des religions (1887-18S9; 1891, avec préface de Max Mulleri, oui a été traduit on français sous la direction de H. Iluoert et J. Leroy ( 1904) et en allemand. Il a publié en outre : Histoire de la religion des Gertnaiii.i 1900;, en hollandais, et Mythologie germaine (1900 , en ait;.'Iais.
Ghantereine, nom ancien de la rue do Paris appelée aujourdliui rue de la Victoire, où se trouvait un petit hôtel portant en dernier lieu le n» -16. Au début de 1798, Joséphine de Heauharnais. femme de Bonaparte, habita cet hôtel, o.'i elle fit de grands enihellissomonls, bien qu'elle ne l'eût qu'en location. A son retour d'Italie, Bonaparte acheta l'hôtol le il germinal (31 mars 1798), moyennant 52.400 francs, et Joséphine y entassa les raretés uu'ello avait rapportées d'Italie. C'est après la campagne d'Egypte que la rue Chantereino devint la rue do la Victoire et c'est dans cet hôtel que fut tramé lo complot du 18-Brumaire. L'hôtel de la rue do la Victoire appartint, après Napoléon, au général Bertrand» puis au général Ixfcbvrc et â sa veuve. Il fut démoli en 1857, pour laisser passage à la rue de Châteaudun,
*CHANTEURS n. m. — Encvcl. Chanteurs ambulants. Avant d'exercer leur profession, mémo temporairement, les chanteurs amtjulants doivent obtenir une autorisation du maire. .\ l'aris, ils sont tenus do porter une médaille sur laquelle sont inscrits leur noms, prénoms et le numéro de la permission qui leur a été accordée. Ils ne peuvent chanter que les chansons qui auront été revêtues de l'estampille du ministre do l'intérieur. II leur est interdit de se faire accompagner d'enfants de moins de seize ans. lOrd. du préfet de police du 30 nov. 1853.)
CHANTRANSIE {zt) n. f. Alguc do l'ordre des floridées, constituée par des filaments grêles très irrégulièrement ramifiés, vivant généralement sur d'autres plantes et y formant do iietiis buissons ou de petits gazons très peu étendus. (La plupart des espèces se développent dans les eaux douces, quelques-unes sont marines.)
^ Ghanu iEIio-/^rtii^), général français, né et mort hParisii8i3-18vij. Surti de Saint-f'yr en 1865, il servit, dans riiifantorie du marine, à la Guadeloupe et on Cochiuchino, depuis celle époque jusqu'en 1870. Uentrc en France pour prendre part à la guerre franco-allemande, av".' \r Li;. !•■ '1.' capitaine, il so distingua ù Bazeillos, I' neren Allemagne jusqu'en mars 1871.
] 1S75, il fit campagne au Tonkin, sous
'V . ■ "*ï ^" vaisseau Rivière, oi, le 3 avril,
seiiijûii-a do la ciludollo d'Hanoï. Colonel on 1884, et chef du bureau des troupes au ministère de la Marine, il fut promu général de brigade eu 1887. Commandant supérieur des troupes en Coi-hincbino, et ensuite mis i la tête do la première brigade du Tonkin, il remplissait les fonctions
Ph. Chaperon.
Son fils, Eugène Cha-
d'inspccleur général adjoint des troupes de l'infanterie de marine lorsqu'il mourut prématurément.
CHAPARICO {tchii — m. espagn.) n. m. Pantalon do cuir qu un met pour aller dans le chaparral.
CHAPARRAL ou CHAPARAL n. m. Dénomination espagnole des buissons épineux bas et rabougris qui parsèment au Texas de vastes prairies herbacées. Leconto de Lisle, dans la PrairiCy a parlé dune troupe de bisons, ... aux poils épars. toujours accrue, Ecrasant blessés, morts, chaparrats rabougris.
Ghaparral ou Ghaparal, v. des Etats-Unis do Colombie (Eiat de ToIiukii. sur le versant oriental de la chainc centrale de la Cordillère, dans une haute plaine qu'arrose le rio Saldafia, aftluent du rie Magdalena ; 7.000 hab. Sources minérales: gisements d'or, do fer, de charbon, de pétrole, d'alun aux environs.
*CHAPEAU n. m. — Techn. Nom donné à une pièce en cuivre qui supporte le barillet, dans une serrure à pompe.
CHAPEAUTER {po-té) V. a. Fam. Coiffer d'un chapeau.
;i Se dit plus particulièrement des dames : Une dame bien cnAri:\LTi-:i-:.
ChAPELLE-LEZ-HERLAIMONT, comm. de Belgique prov. de llainaui arr. de Cliarleroi|). près du Piéton, aflUieiit de la Sambrè ; 6.950 hab. Houillère.
Chaperon (Philippe), décorateur français, né à Paris en 1823. Après être passé par l'atelier de l'arcliitecte Calais, il entra en 1S42 chez le maître décorateur Cicéri, et fit ensuite un voyage on Espagne, où il séjourna deux ans. C'est à son retour qu'il s'associa avec Rubé, un de ses condisciples de l'atelier Cicéri : leur collaDoration devait durer trente ans. Philippe Chaperon a brossé de nombreux décors de théâtre :
à l'Opéra ceux dos Huguenots, du Prophète, do l'Africaine, do Patrie, (VHamlet, de Faust, du Cid. do Salammbô et de Henri Y [II; à l'Opéra-Comiquo ceux du Rêve, de Manon, de We/'Mer; au Théâtre-Français ceux de Le roi s'amuse, à. Œdipe, de Thermidor, etc. Il faut citer encore ses décors de Théodora, de la Tosca, de Macbeth, de Severo Torelli et du Chemiiiemt.
Dès 1891, son fils Emile Chaperon devint son collaborateur assidu. Philippe Chaperon est en outre l'auteur de la décoration du casino de Monte-Carlo. peron, peintre militaire français, né à Paris en 185' entra à l'Ecole des beaux-arts en 1873 dans l'atelier Pils, puis dans celui d'Edouard Détaille et exposa en 1878 une toile représentant deux dragons égarés, surpris par l'orage. Depuis, il a régulièrement paru aux divers Salons de la Société des Artistes français; ses principaux tableaux sont : le Combat d'artillerie dans un village ( musée d'Avranches); le Convoi d'un mobile (1884); la Douche au régiment (1887), qui valut â l'auteur une première médaille; le Maréchal Masséna à W'agram (1894) ; le Général Macard 1 1895) chargeant le torse nu ; Murât et la Chute de l'Aigle (1904); le Soir de V^'aterloo (1905). Il a fréquemment passé l'été dans une caserne ou suivi les manœuvres pour faire des études surlo vif; son dessin est très soigné, et afin de ne pas perdre de détails, le peintre préfère travailler dans des tonalités grisesetrechorche plus volontiers les etTets sans soleil. Eugène Chaperon a illustré plusieurs volumes : l'Album du soldat français, Soldats de France et la Légende de l'Aigle, do Georges d'Esparbès.
* Chaplain {Jules-CléiiK'ui;, sculpteur et graveur eu mcJailles, né à Mortagne (Orne) en 1839, membre de l'Académie des beaux-arts. — Il s'est vu décerner un grand prix à l'Exposition de 1000 (Paris) pour un cadre de médailles d'une exceptionnelle variété.
Chaplet (Ernest), céramiste français, né à Sèvres on 1S35. Après avoir fait quelques copies au nmsée cérami(iue de la manufacture de porcelainedc cette ville et collaboré à la décoration des vases exposés par cet établissement à l'Exposition universelle de 1855 (Paris), il entra eu 1S57 dans une fabrique de faïence à Dourg-la- Uoine, et fit des recherches sur les émaux stannifôres dans le but de reconstituer la belle céramique italienne du XVI' siècle. En 1872, il créa la faïence dite « barbotine « qui eut un grand succès à l'Exposition de 1878, et, de 1882 à 1888 il fit à Vaugirard toute une série de grès mats, décorés ou émaillés. C'est à cette époque que Chaplet fonda l'usine de Choisy-le-Roi pour se consacrer plus spécialement aux flamb(?s. Toutes les couleurs de la palette firent successivement leur apparition, depuis les bleus argentins, les blancs, les gris tourterelle jusqu'aux jaunes. L'iixposition universelle de 1900 consacra le succès du céramiste.
Chaplin, lac allongé du Canada (Saskatchewan^dans la Prairie. Il reçoit la rivière Chaplin et n'a pas d'écoulement; il frôle lo chemin de fer canadien du Pacifique; 17.000 hectares.
Chapuis l'Auguste), compositeur français, né à Dampiorre-.sur-Salon ( Ilaulo-Saôno't en 1858. Il fut d'abord enfant de chœur, entra ensuite au Conservatoire de Paris, et en sortit avec le premier prix d'harmonie eu 1877 et le i»remier prix d'orgue en 1880. II obtint en 1886 le prix Uossini, que l'Académie dos beaux-arts lui décerna pour la scène Ivriquo intitulée les Jardins d'Armide. Deux ans après, il devenait titulaire de l'orgue de Saint-Koch ; en 1892, il faisait' représenter à lOpéra-Comiquo un ouvrage en trois actes, Engucrrande , cl ou 1894 il était nommé
Chaplaiu.
i:jo
professeur d'une classe d'harmonie femmes) au Conservatoire, en mémo temps qu'insi)ecteur principal de l'enseignement du chaut dans les écoles municipales. On lui doit deux recueils de mélodies vocales : les Caresses et Poèmes d'amour; les St-pt paroles du Christ, oratorio ; une fantaisie pour orchestre; une sonate d'orchestre avec violon principal; un quatuor pour instruments à cordes; des pièces pour jiiano et violon; des pièces pour violoncelle; plusieurs messes ; des chœurs, des motets, des mélodies détachées, etc.
ChaPUT (Victor- Alexandre- jtfcnri), chirurgien français, né â Tonnerre (Yonnej en 1857. II fit ses études à Paris et fut reçu docteur en médecine en 1885 et chirurgien des hôpitaux eu 188**. Chaput fut successivement chirurgien de l'hôpital Broussais, de Ihôpiial Doucicaut, enfin de l'hôpital Lariboisière. On lui doit do très nombreuses publications. En cliirurgio intestinale, ses travaux les plus importants sont : Traitement des fistules stercorales (1889) ; Traitement des plaies pénétrantes de l'abdomen (1895; ; Pe l'entéro-anastomose (1891) ; puis divers procédés nouveaux de sutures intestinales, etc. La gynécologie lui est redevable d'un Traitement des salpingites par l Uystérectomîe vogino-abdominale (1894). La chirurgie générale a surtout été l'objet de ses soins, et on doit citer : Fractures de la rotule; Traitement de la carie du rocher (1893) ; etc. Enfin, les procédés d'asepsie, d'antisepsie, d'anesthcsic, de pansements, lui sont redevables de divers mémoires : sur les gants de caoutchouc, l'éthérisalion, la stovaïne, etc., et surtout d'un procédé pratique pour la rachicûcainisation.
ChaPUY (Marguerite), cantatrice française, née en 1850. Issue d une famille d'artistes dramatiques, elle suivit, au Conservatoire, les cours de Kegnier. obtint en 1869 un deuxième prix de comédie, et débuta avec succès au Vaudeville. La fermeture des théâtres en août 1870 interrompit sa carrière ; elle en profita pour se perfectionner dans le chant, et, douée d'une fort belle voix. maniée avec beaucoup de distinction et de grâce, elle débuta en 1872 à lOpéra-Comique dans lo rôle d'Haydée. Elle parut ensuite, avec éclat, dans les Di'agons de Villars, les Soces de Jeannette, lo Domino noir, et créa eu 1875 la Micaela de Carmen. En 1876, après une saison passée â Londres, elle devait renoncer définitivement au théâtre en épousant le commandant d'artillerie André, qui fut plus lard général et ministre de la guerre.
*Charavay 1 Marie-Etienne (, archiviste-paléographe,
né à Pans en IsiS. — Il est mort à Bois-le-Roi i,Soine-et- Marnej en iS90. 11 fut secrétaire général de la Ligue de l'enseignement. Expert près les tribunaux, il eut â examiner les pièces attribuées à Dreyfus, conclut d'abord contre l'accusé, puis, après un nouvel examen, en sa laveur. Sa bonne foi ayant été mise en doute, la douleur qu'il en ressentit hâta sa fin.
* CHARBON n. f. — Encvcl. Thérap. On emploie en médecine le charbon animal et le charbon végétal. Le charbon animal, surtout étudié par Figuier, Lebourdais, Touéry, nest utilisé que comme décolorant et désinfectant, et son usage est de plus en plus restreint. Le charbon végétal, obtenu par la calcination des bois légers, particulièrement du bois de peuplier, est employé comme absorbant et comme désinfectant. 11 doit être finement pulvérisé et s'administre généralement à la dose de 1 à 5 grammes dans la dyspepsie avec éructation et ballonnement abdominal. A la dose de loo grammes par vingt-quatre heures, il peut aseptiser les garde-robes.
Son pouvoir absorbant l'a fait adopter depuis peu en chirurgie militaire pour prévenir l'infection et soustraire les plaies au contact de l'air.
GhaRBONNEL Victor I. homme de lettres et journaliste français, né à Murai eu 1S63. Elève du séminaire de Saint-Sulpice (Paris), il fut ordonné prêtre, prit le grade de licencié es lettres et professa au collège libre Saint- Etienne, â Meaux. 11 entreprit dans la iiresse, notaromeui dans r " Eclair », un mouvement en faveur du catholicisme liVjéral et chercha â organiser pour 1900 un congrès universel des religions, \oyant 1 appui des catholiques lui manquer, Charbonnel. depuis longtempsen désaccord avec les chefs du clergé, écrivit en 1897 à l'arcbevéque de Paris qu'il ne faisait jdus partie du clergé ni de lÉglise. Il entreprit alors une série de conférences aniicléricalos ; en 1898, il fut e-xpulsé de Belgique. Il se maria en 1900. En 1901, il fut l'un des fondateurs du journal la liaison. En 1902, il se porta, sans succès, candidat à la députation dans le XVp arrondissement de Paris. H devint ensuite directeur de 1" n Action » avec Henry Béronger. En 1903, il fut condamné à diverses amendes pour distribution de prospectus d'une traduction d'extraits des Diaconales 'instructions ù l'usage des confesseurs), avec commentaires. Après des démêlés avec II. Béronger, Charbonnel quitta r fl Action » en 1904, mais resta directeur de la >> Raison ». Il a publié : les Mystit/ues dans la littérature présente (1897 > ; le Congres universel des religions en fyOO; Histoire d'une idée ilt>97); la Volonté de vivre 11^91).
CHARBONNIER {bo-ni-é) n. m. Nom vulgaire d'un champigiiun comestible très commun, la russule bleu jauiuitre.
CHARGOAL (mot angl.) n. m. Charbon de bois en paillettes, très employé conmie isolaut calorifuge dans les entrepôts frigorifiques.
— Encycl. Ce produit est obtenu par la combustion lento eu vase clos de déchets de bois tendre; il se présente sous l'aspect de paillellcs do 10 à 15 millimètres de longueur sur une épaisseur de l ù 5 millimètres. Son pouvoir isolant a été pris comme unité dans l'industrie rrigorifiquo en Angleterre, mais il est moindre que celui de la laino minérale.
ChaRCOT (/ean-Baptiste-Etienne-Auguste\ médecin et explorateur français, fils du célèbre clinicien Jean- Martin Charcoi, né à Neuilly-sur-Seino en 1867. Docteur en médecine en 1ï;95, chef lie clinique des maladies du système nerveux à la Faculté de médecine, professeur :\ l'école des infirmières de la Salpêtrière, il a publié dirrérents travaux sur les maladies du système nerveux. Marié en 1896 à Jeanne Hugo, avec laquelle il accomplit, en 1902, un voyage dans les mors arctiques jusqu'à l'île Jan- Mayen, il forma, au retour de cette croisière, le projet do "tenter la circumnavigation" et l'étude scientifique do l'archipel de la Nouvelle-Zemble; puis, â la suite de mauvaises uouvelïes de l'e-xpédition dOtto NordcnskjOld, so
tourna du cûté do l'Antarctique. Parti du Havre sur lo Français en 11)03, il revint on 1905, après avoir levé les côtes extérieures de Tarcliipol de Palnier, les îles Biscœ, des portions nouvelles delà terre de (îraham et exécuté à grande distance un relèvement do la Terre Alexandro-I". *ChARCOT (maladikdk), affection dans laii^uello le faisceau pyramidal et les faraudes cellules ganglionnaires des cornes antérieures do la substance grise sont dégénérés. Au point do vue cliuicjue, elle est caractérisée par la paralysie spasmodique et l'atrophie musculaire i»rogressivo pouvant ahoutir a la paralysie labio-glosso-laryngée.