Y. G.MELIN
CHONDROBU-
NUS [kon, nuss) n. m. Genre d'arachnides phalangides, de la famille des opiliouidés, créé en 1903 pour des Chondrobunus.
formes nouvelles découvertes dans la région néo-guinéenne. (Le type de ces faucheurs, voisin des sterrhosomes, est le chondrobunus granulalus.)
CHONDROCARPE [kon) ou CHONDROCARPUS {kon, pitsa) n. m. Genre de crustacés eopépodcs, de la famille des chondracantliidés, créé eu 1903 pour une nouvelle espèce découverto h. Z^nzxhT^v [chondrocarpus reticidosxis),
CHONDRONOIDE {kon) n. f. Composé mal déiini, qui se formerait lorsqu'on décompose les matières albuniinoukïs par la trypsiue.
CHONDROPEPTONE [kon-dro-pèp) n. f. Composé mal défini, que l'on obtient par l'action des acides étendus sur le mijoslroine.
CHONDROSTIBIANE {kon-dross-ti) n. f. Sub:!*Lancii minérale résultant d'un mélange do pyrosclôrite et de leldspatli altéré.
CHORDÉS \kor) n. m. pi, Syn. ancien do VKRTKBKKS.
CHORÉIFORME {ko) adj. Qui ressemble à la choréo : Mouvements cuo-
RlilFORMKS.
CHORO (ko-ro ~~ du gr. khoros , danse) n. f. Danse nationale bulgare, r|ui ressemble à notre farandole.
— Encycl. Pour exécuter la chnro, des danseurs se tiennent tous par la main en formant un cercle ou un demi-cercle. Ils font deux pas en avant vers la droite et un pas en arrière vers la gauche, d'une allure tantôt vive, tantôt lente. Parfois la file des danseurs
Easse sous un arc formé par les mains de deux danseuses, a danse est rythmée par dos chansons, parfois aussi par les sons d'une'cornemuse appelée gaida.
CHOROVOD (ko — du gr. khoros, danse, et vodili, oonduirei n. m. Danse populaire russe,
— Encvcl. Le chorovoa est uniquement dansé par les jeunes filles, pendant la période qui va de Pâques à, la lin do juillet. C'est une rondo accompagnée de chant et qui se danso sans le concours d'aucun instrument. Le chorovod est dirigé par une kliorovndnitsa. Certains refrains paraissent avoir un caractère mytbi(|ue. On a voulu y voir une survivance du culte du soleil.
Ghorzow, bourg d'Allemagne (Prusse [prov. do Silésie, présid. d'OppelnJ) ; 3-000 hab. Zinc; houille.
ChOSMALAL, localité de la république Argentine (Patagonie), ehef-lieu du territoire de Neuquen, sur la rive septentrionale du fleuve Neuquen, au confluent du rio Curulenbu. Village sans importance.
ChostxÉ, ville de Russie (gouv. de Riazan [distr. de Kaciinof]}, ù quelque distance de l'Oka (bassin du Volga); 3.000 hab. Carrosserie.
GhoulKINGA, ville de Russie (gouv. do Kharkof ^distr. de Starobielsk]), sur l'Aïdar, affluent du Donetz; A.hm hab. Pelleteries.
ChoUMADIA ou GhUMADIA, une des grandes régions naturelles de la Serbie centrale. La Choumadia est un
CHOLÉCYSTOSTOMIE - CIIRO.MORADIOMKTRE
Chondrocarpe
;rossi : a. dessus ;
I, pai-tie antLTieure
vue dessous.
vaste plateau triangulaire de Ooo ù l.ooo mètres d'altitude, limité au S. par le cours do la Morava serbe, à l'E. par le cours de la Morava bulgare, à l'O. par la Lepc-
intza. Vastes forêts, pâturages.
Ghoumiatchi, villo do Russie (gouv. de Mohilev 'distr. do Kiiniovitchi]), sur un petit sous-affluent du Dnieper par le Soj ; 3.000 hab.
Ghourakhana, villo de l'Asie centrale (Turkestan
russe), cli,-l. d'un district du territoire de l'Amou-Daria; 3.000 hab. — Le district a 30.000 hab.
GhouralinSK, ville do Russie {çouv. de Perm [distr. do Cateriiicnhourg]), près do la Neiva Baissante (bassin de robi par la Touraj ; 5.000 hab. Forges, métallurgie du fer,
CHOURUN n. m. Nom sous lequel sont désignés, dans le Dévoluy, les abîmes ou goutfres permettant d'accéder aux rivières qui coulent sonterramement sous les vallées mortes do la surface du sol. (Un d'entre eux, le chourun Mariin, est le ]dus profond goulfre naturel connu.)
GhpoLA, villo do Russie (gouv. do Kiev [distr. do Zveiiigorodka]), sur la Chpolka, petit sous-alfluent du Doug méridional par la Siniouka; 8.000 hab. Sucrerie.
Chrétien (saint), prêtre à Douai, on ne sait à quelle date. Il était attaché au service de l'église de Saint-Aubin à Douai, et on a porté longtemps ses reliques dans les processions do cette ville. — Fête le 7 avril.
GhrétieNNE ou Christienne (sainte), vierge, apôtre des lierions, au tenii)S de l'empereur Constantin. Amenée en captivité chez ce peuple, qui habitait entre le Pont-Euxin et la mer Caspienne, elle frappa tous ceux qui la connurent par ses vertus extraordinaires. I>o roi du pays voulut connaître Chrétienne, qui lui apprit le christianisme et, sur son conseil, il demanda à l'empereur Constantin des évêques et des prêtres. Les missionnaires vinrent et tout le peuple embrassa la foi. En empruntant ce nom pour le donner à des enfants, on le prend souvent sous sa forme latine : on dit Christione. Fête le 15 décembre. — Une autre Chrétienne, la bienheureuse Chré- TiUNNK DE Saintk-Ckoix, néo en Toscane, près de Florence, en 1259, morte en 1310, fut une religieuse honorée le 18 février, et dont le culte a été approuvé par Pic VI en 1776.
Christ ("Wilhelm), philologue allemand, né à Geisenheim (Nassau) en 1831. Il enseigna au gymnase Maximiiicn de Munich (1854), devint en IS60 professeur ordinaire de philologie classique à l'université do cette ville. C'est un helléniste de valeur. Citons de lui : Eléments de phonétique grecque (1859); 'Anthologie de poésies f/rccques chrétiennes (1S71), en collaboration avec Paranikas; Métrique des Grecs et des liomains, ouvrage capital (1874); Histoire de la littérature grecque jusqu'au temps de Justinien [forme le 7" vol. du /Jandbuch do J. von MuUer] (1888); Problèmes fondamentaux de la métrique mélique grecque (1902). On estime ses éditions de Pindare (1869 et 1873), de la Poétique (1878), ot de la Métaphgsique d'Aristote (1886). On lui doit aussi une intéressante Édition critique de /'Iliade d'Homère (1884), dont les prolégomènes sont remarquables.
CHRISTIAN n. m. Partisan d'une secte des bapiistes, qui naquit vers 1S04 à Portsmouth (Etats-Unis) et eut pour inspirateur Elias Smith. (Ses membres entendent s'appeler chrétmis tout court. Ils ne baptisent que les adultes, rejettent à peu près tous les dogmes, et ne sont guère que des rationalistes au point de vue doctrinal.)
^'Christian IX, roi do Danemark. uéàGottorpen IS18. — Il ebt mort à Copenhague en l'JOC.
Christian (Arthur), administrateur français, né à Paris en 1S38. Petit-fils de Christian, qui fut le secrétaire particulier de Lazare Carnot et le premier directeur du Conservatoire des arts et métiers, il fut d'abord avocat à la Cour d'appel de Paris. II entra dans l'administration en 1879, et fut successivement secrétaire général du Gers et de la Manche; inspecteur général des services administratifs; préfet de la Charente et de la Somme; directeur de la Sûreté générale; préfet do l'Hérault, de ia Loire et d'Alger; enfin, directeur do l'Imprimerie nationale de 1S95 à I90G, époque à laauelle il fut mis à la retraite. Il a publié : Origines de limprimc7'ie en France (1901); Etude sur le Paris d'autrefois : les Médecins, l'Université (lOOi); la o Chanson des gueux a au Palais (1904).
Christianberg, ville d'Austro- Hongrie (Bohémo [cercle de Eudweiss]), près de ia Blanitz naissante (bassin de l'Elbe par la Bladawa) ; 2.500 hab. l-'ilatures. Fabrication do glaces et miroirs ù. Ernstbrunn.
Ghristiane i^sainte}. V. Curêtïenne.
ChrisTIE (Richard Coplcy), historien anglais, né à Lenton (comté de Nottingham) en 1S30. mort dans sa propriété de Ribsden (Surrey) en 1901. Il entra au barreau do Manchester, mais ne tarda pas à se livrer à l'cnsei-
fnement supérieur et fut successivement professeur "économie politi(iue et professeur d'histoire au collège d'Owen (Manchester). Il accepta en 1872 les fonctions laïques de chancelier du diocèse de Manchester, Il publia en 1880 : Etienne Bolet, le marlifr de la Renaissance, (trad. franc, par Stryienski, 1886), tableau animé du mouvement littéraire et religieux du xvi*" siècle. Il passa toute sa vie à recueillir des livres rares et précieux. En dehors de sa biographie de Dolet, il publia quelques articles fort remarqués dans la « Quarterly Review <>. Sa magnirique bibliothèque de Ribsden, véritable trésor, devint la propriété du collège d'Owen.
ChrISTIEN ou Chrétien (le bienheureux), évéque d'.\uxerre, mort en 873. D'abord moine à labbaye de .>aint-Germain d'Auxerre, il en devint abbé. Il fut plus tard évèque d'Auxerre. Ou le voit siéger, en cette qualité, au concile do Toucy, en 860. — Fête le 22 décembre.
Christine ;samte). Outre la vierge, patronne de Palermo v. t. II), plusieurs saintes ont porté ce nom. Une d'elles fut martyrisée à Césarée de Cappadoce. sous Diocléticn. Ayant d'abord abjuré avec sa sœur sainte Callixte, elles" furent chargées de ramener au culte des idoles sainte Dorothée, qui. au contraire, les ramena elles-mêmes à celui de Jésus-Christ. Elles furent brûlées vives. — Fête le 6 février.
ChriSTITCH (Nicolas), homme d'Etat serbe, né en 1819, mort à Belgrade en 1902. Originaire de Mitrovna. en Slavonie, il se fit naturaliser sujet serbe, devint magistrat, ministre de la justice et, eu 1807* présideat du cabinet. Il se retira après la mort du prince Michel. En 1882, le roi Milan le rappela au pouvoir et lui confia le soin d'écraser le parti radical. Il quitta le ministère en 1884. Il fut de nouveau chef do eabinet en 1886 et élabora pour le roi Milan une nouvelle constitution. p;n 1891, il fut rappelé au ministère, transporta le siège do la Skoupchtina à Ni.sch et obtint pour Tex-roi Milan une pension de 560,000 francs. 11 se retira défini- .
tivement des atfaircs en 18U5.
CHRISTOBAUTE {kriss) n, f.
Silice naturelle SiO' . que l'on trouve avec la tridymite en prismes quadratiques avec groupements complexes sur un trachytc / du Cerro San Crislobal. /-*.•.■. u
ChrzSTOPHLE (Albert-Silas- Médéric-Cbarles), homme politique et administrateur franvais, né à Domfront ^Oruej en 1830. — 11 est mort à Paris en 1904.
CHRISTYA [kriss) n. f. Genre d'insectes diptires némocères, de la famille des culicidés, créé pour des formes nouvelles, découvertes dans l'Afrique tropicale. (La christya implexa, type de ce genre, est un moustique dont la piqûre communique les microbes de la maladie du sommeil. i
Chrodegand (saint). Outre Tévéque de Metz (v. t. II), un autre évèque a porté ce nom. Il était frère de sainte Opportune, abbcsse de Montreuil, et devint évèque do Séez vers le milieu du vm* siècle. Après une longue absence de son diocèse, motivée d'abord par un pèlerinage au tombeau <Ies apôtres, il fut assassiné comme il y feutrait. — Fête le 3 septembre.
CHBOMATOLYSE {kro— du gr. khroma. aios, codeur, et luein, dissou'Jrcj n. f. Biol. Forme ou pliase de caryol3|se, dans laquelle il ;f a dissolution de la chromatine. oui n'est plus capable détre mise en évidence par les colorants appropriés.
*CHROME n. m. — En( YCL. Chim. Les nouvelles réactions aluminothermiques permettent la préparation du chrome pur en très grandes quantités : dans un four do briques magnésiennes, on enflamme un mélange d'oxyde de chrome et de poudre d'aluminium; la réaction a lieu sans violence, et le chrome se sépare fondu pur. Dans cet état, il est malléable, et la métallurgie l'utilise pour obtenir les aciers chromés à la place des anciens ferrochromes très riches en carbone, la teneur en chrome n'étant plus limitée par suite de l'introduction conséquente de carbone.
CHROMOCYTOMÈTRE {kro — du gr. khrôma, couleur. hitos, celhile. et métron, mesure) n. m. Appareil inventé par Rizzozero pour mesurer la riclicsse du sang en hémoglobine et en globules.
CHROMOGÊNE {kro — du gr. khrôma, couleur, et gennàn, engendrer) adj. Qui produit, qui donne naissance à. des substances colorées : Substance CHROMOGÎiNE.
— n. m. : i-'H^HROMOGKNlî. V, COLORANT, t. III.
— Encycl. Biol. Substances chromoqénes. On nomme ainsi : 1^ toute substance incolore par elle-même, mais qui, sous certaines influences (oxydation), donne un produit coloré, tel la chromogène de l'urobilino;
2*' les microbes ou bactéries qui sécrètent des produits colorés qui teignent leurs colonies, comme le staphtjlococcus aureus, le bacille pi/rocyanique, etc.
CHROMOGRAPHIE [kro. fi — du gr. c/iroma, couleur, et graphein, écrire) n. f. Nom générique sous lequel on désigne des vignettes en couleurs.
CHROMOMÈTRE (kro — du gr. khroma, couleur, et metron, mesurej. Syn. de colorimetre.
CHROMOPHILE (ki'O — du gr. khrôma, couleur, et philos, ami; adj. Se dit d'organites intracellulaires, principalement observés dans le corps cellulaire des neurones, qui jouissent de la propriété de fixer éuergiquement les matières colorantes. Sya. chromatophile.
CHROMOPHILLYSE {kro, fi-liz' •— dn gr, khrôma, couleur, philos, ami, et luein. dissoudre) n. f. Modification dégénérative des organites chromophiies du corps cellulaire des neurones, qui s'observe à la suite d'intoxication expérimentale ou d électrisation. (Il ne faut pas confondre la chromophillise, qui n'intéresse pas la chromatine nucléaire, avec la rhromatolijse.)
CHROMOPHORE (du gr. A7jr/înia, couIcuT, Gtpkaros, qui porte) n. m. Nom donné à tout groupe qui, introduit dans un carbure aromatique incolore, le transforme en tm corps coloré. V. COLORANT, t. m.
CHROMOPLASTE {kro-nto-plass-t( — du gr. khrôma, couleur, et plastés, qui forme) n. m. Nom sous lequel on désigne quelquefois les chromoieucites, organites intra-cefiulaires formant les petits cristaux colorés qui donnent les couleurs rouges et jaunes aux pétales des fleurs.
GHROMOPTOMÈTRE {kro — du gr. khrôma, couleur, optesùiai, voir, et wétron, mesure) n. m. Appareil qui sert ù reconnaître et i mesurer les diverses variétés do daltonisme.
CBROMORADIOMÈTRE {kro) n. m. Instrument destiné au dosage de la quantité de rayons X émis par une ampoule.
— Enctcl. Le chromoradiomètre a été inventé par llolzknecht de Vienne; il est fondé sur ce fait qne certains sels changent de coloration sous l'action des rayons cathodiques etdes radiations. Une solution de nature inconnue a été choisie par Holzkneeht et l'on apprécie le virage par comparaison avec une échelle graduée. L'unité ainsi déterminée a été appelée H et a été adoptée dans le monde entier. V. radiomètre.
CHROMOSCOPE — CIME.NT
GHROMOSCOPE Mu pr. chroma, couleur, et skopein, exainiuen n. m. Appareil optique pour la vision dos clicli6s orthOL-lironiatifjucs employés dans la reproduciiou des cuuleurs par la piioioi^raphie, d"ai)rôs !(• proci'do trichromo, invi'iittS par Crus ot Ducos du llauron.
— Kncvcl. Avec cet appareil on obtient la syiuliL'se des trois couleurs fondamentales :
bh'u, jatiue et rouge, au moyen do trois clichés
fiositifs sur verre, dont os négalils ont été pris à l'aide de plaques et d'écrans ortliochromatibui's. I.e chroraoscopo contient trois écrans colorés invariables, qui so trouvent placés devant los positifs qui leur sont propres , et l'enscmblo des trois épreuves se superpose à l'aide d'un sys-
Chromoscope : B. C, D, clicliù; M, M, glaces; O, oculaire.
tème de places convenablement inclinées, pour no former qu'une seule ima^'C, normalement colorée, devant l'oculaire do l'appareil, simple pour les vues monoculaires ou double pour les épreuves stéréoscopiqucs.
CHROMOWULFÉNITE kro) n. f. Variété chromifére do wulfriiite.
CHRONOMÉTRAGE (Ato) n.m. Action de cbronométror ; Des tlisii<jsi lions ont i^lê prises pour le chronométrage des court'iirs au drpnrt d'Alfjcr, à l'arrivée et au départ de Ma/ioii. tt à l'arrivée à Toulon*
CHRONOMÉTRER (Avo — de chronomètre. Change é en é devant une syllabe muette ; Je chronomètre. Qu'ils chronomètrent ; excepté au fut. de l'ind. et du prés, du condit. ; Je c/ironomélrerai. Vous ch'onométreriez.) v. a. Relever cxacit'ineut le temps ijondant le(|uel une action s'est accomplie, en particulier la durée dune course. *CHRONOMÉTRIE n. f. — Enxycl. Au congrès international de chronomêtrie tenu à Paris en 1900 on a discuté les différentes oxi^éricnces auxquelles doivent être soumis los cbronomètres do précision dans les observatoires spéciaux, dont le plus ancien est celui de Genève créé en 1842. A l'observatoire clironométnque de Besançon (fondé en 1S88) voici les dilférentes épreuves auxquelles sont soumis les instruments et leur durée : 1" le cbronomètre reste vertical, pendant en haut; 2<* le chronomètre reste vertical, pendant à droite; 3" le cbronomètre reste vertical, pendant à gauche. Ces trois expériences durent cinq jours chacune à une température de 15°; 4° le chronomètre demeure borizonlal, cadrau eu haut (o*»); 5*" le chronomètre demeure horizontal, cadran en haut (15*"); 6* le chronomètre demeure horr-zontal, cadran en haut (30*); 7** le chronomètre demeure horizontal, cadran en bas (15*); 8" ou remet le chronomètre vertical, pendant en haut (.15"). Ces dilférentes expériences durent six jours chacune. Quand l'instrument est reconnu satisfaisant il est délivré un bulletin par l'observatoire constatant le résultat des expériences. Kn Hollande la durée des épreuves est d'une année. En Allemagne on soumet l'appareil à des trépidations et à des mouvements do roulis et do tangage pour déterminer son exactitude.
CHRONOPHOTOGRAPHIQUE [kro, fik') adj. Relatif à la chroiiophotograpliie.
CHRONOPOSE n. m. Phot. Dispositif donnant le temps de pose pour tous les jo!irs de l'année, suivant les différents sujets et l'état du ciel.
*CHRONOTACHYMÊTRE n. m. — EscïCL. Le chronotachymetrr permet de se rendre compte, par simple lecture, do la vitesse par heure d'un automobile. C'est une montre spéciale, munio d'une aiguille trotteuse A, se déplaçant à la périphérie sur des circonférences qui portent une série de graduations, raar([Uées sur l'iuslrument aven des couleurs ditférentes. Un deuxième cadrau B, dont l'index so déplace d'une division cba- ((ue l'oi^ que l'aiguille A a fait une rotatiiiii. indiq ue le nomlire de tours effef'tnes par cette dernière on une minute. Les couleurs des circonférences du grand cadran et celles des cases du petit se correspondent. Enfin, los chiffres inscrits sur les circonférences expriment les vitesses en kilomètres par heure.
Pour se servir du chronotachymètre, on place la trotteuse A au zt'ro, en pressant sur la poussette de la couronne, puis on la met en marche par une nouvello pression lorsqu'on passe devant une première borne kilométrique, et on l'arrête tle même rlovant la borne kilométrique suivante. Ou consulte alors lindex B. qui indique la couleur du chill'ro à lire sur la circonférence du grand cadran ù l'endroit «ii s'est arrêtée la trotteuse A. Le chiffre rclevf' fournit inmiédiaienient la vitesse de l'automobile on kiliinii-in-s par heure.
CHROOCOQUE ikro'O-kok') u. f. Genre d'algues, type do la famille des cUroococcacfies, à cellules arrondies on polyédric|ues, très répandues dans les endroits humides ou lès eaux douces, rares dans la mer.
Chronotachymètre.
Clmlalonskorn.
GHRYSILLÉS {kri) u. m. pi. Tribu d'arachnides aranéides. de la famille des salticidés. renfermant les chrysilles et genres voisins. — Un chrysillê.
— Encycl. La tribu des chrysillés compte une centaine d'espèces réparties dans douze genres et répandues sur tout le globe. Ce sont des petites araignées sauteuses, dont la livrée sombre est souvent rehaussée do chevrons clairs, uu brille sous un revêtement d'écaillos vertes, dorées, rouges. Ces saltiques se plaisent dans les endroits les plus ensoleillés et courent rapidement sur les plantes. Les hrliophanus do nos pays appartiennent à ce groupe.
GhtchÉDRINE, pseudonyme de l'écrivain russe Sal- TVKo\, V. ce nom, t. VIL
CHTCHI i pron. ch' tchi) n. m. Nom donné par les Russes à une sorte do soupe aux choux, qui lient uue grande place lians l'alimentation des soldats.
GhuDANT (Jean-Adolphe), peintre français, né à Besançon en iStîo. Il fut élève» à l'Ecole des beaux-arts, de (iuadet jiour l'architeciuro; comme peintre, il étudia chez Joseph Blanc. Coloriste distinj^ué, if a souvent traité des sujets algériens. Il s'est ensuite occupé d'arts décoratifs. Principales toiles : Alger, i-ue du Hempart (1893); Avril en J-'ranrhf-Comté (1895); Jet d'eau, effet de nuit (1898); Lune sur l'oasis (1898); Port d'Alger, crépitsculc d'hiver (1899); la Préfecture du Duubs, panneau décoratif (appartient à la Ville de Besançon) [1903] ; la Source, la Rivière, lu Mer, la Montagne, le Glacier, la JVuée (190G), etc.
CHULA n. f. Danse portugaise.
ChulaLONGKORN (Somdetch Phra Paramindr Maha). roi de Siam, né en 1853. Fils du roi Maha Mongkout, il monta sur le trône le 1*"^ octobre ï80S,à la mort de son père. Conformément à l'usage, il prit pour femme une de ses demisœurs; l'ayant perdue, il prit successivement deux autres de ses demi-sœurs, celles-ci étant les seules femmes du harem pouvant avoir le titre de reine.
La seconde reine profita de son ascendant sur le roi pour pousser aux affaires, un demi-frère du roi, Dewawongse, qui devint tout-puissant. Se reposant sur lui du soin du gouvernement Chuialongkorn voyagea dans l'Inde en 1871 et eu revint avec des projets de réforme. Il envoya des missions en Europe et "établit, en ïS82. une ambassade à Londres et, plus tard, à Paris. Eu 1883, il abolit les pouvoirs de second roi. plus apparents que réels, qu'il avait conférés, au début de son règne, à un de ses cousins. Il fit proclamer solennellement héritier du trône, en ISS7, son tils aîné, mais celui-ci mourut en 1895. Chuialongkorn tit, en 1897, un voyage en Europe. Dans les difticultés que le Siam eut avec la France, le roi subit l'influence d'un ancien ministre belge, RolUn-Jacquemyns, et se laissa dominer par l'Angleterre, qui avait pris* au Siam une grande intluence. ^'. Slvm.
CHUNELLIDÉS [nèl] n. m. pi. Famille danthozoaires alcyonaires, établie eu 190i' pour des animaux marins voisins des pennatulcs découverts dans les parages de l'Afrique orientale et vivant dans les grands fonds. \L'amphionthiis ahi/ssoi'um et la chunella gracillima sont les représentants de cette famille.)
*GhuQUET (Arthur-Maxime), historien français, né à Rocroi en 1853. — 11 a été nommé membre de l'Aeadémie des sciences morales et politiques en 1900. La série des ouvrages : les Guerres de la Révolution a été achevée en 11 vol. (1891-1895), et la Jeunesse de Napoléon, en 3 vol. (1897-1899). Aux ouvrages précédemment cités, il faut ajouter : l'Ecole de Mars [1794] (1899); l'Alsace en i8i4; Stendhal -Rct/le (1900); Etudes de littérature allemande (1900-1902); ÙugommJer [1738-1794] (1904); la Légion germanique [^1792-1793] (1904). II a publié, dans la collection des Grands écrivains de la France : J.-J. Rousseau (1893).
*Church fFrederick Edwin). paysagiste américain, né à Hartford (Conuecticut) en 182G. '— Il est mort à New- Vork en lyDO.
Churchill (\Vinston Léonard Spencer), homme politique anglais, membre du Parlement, né en 1874. Il reçut une éducation militaire à Sandhurst et fit ses premières armes en 1895 à Cuba, au service de l'Espagne. Il servît ensuite au Pendjab (1897\ puis en Egypte, où il fit partie ■les troupes expéditionnaires du Nil 11898) et assista à la bataille de Khartoum. Il lit. comme lieutenant, la campagne du Transvaal. De retour en Angleterre, il fut envoyé à la Cliambre des conmiunes par les conservateurs d'Ùldliam (1900). U a publié plusieurs récits militaires : the Story of the Malakand Fteid Force (1898); the River War (1899), souvenirs de ses campagnes au Pendjab: Savrola (1900); From London to Ladysmitk via Prxtoria ir.Wo): Inn Hamiltons March (1900).
Chute (La), bourg du Dominion canad-en (prov. do Québec), ch.-l. du cant. d'Argenteuil, sur le Nord. aÛl. do la rivière Ottawa; 4.000 hab. Minoteries, scieries.
CHYLÉMA fdu gr. Ulntlos, suc, et haïma. sang) n. m. Hiol. Nuni sous lequel Hiitscbli a ilésigné la gouttelette liquide, hyaline, contenue dans les alvéoles du protoplasma et à laquelle semblent appartenir toutes les propriétés actives caractéristiques de la matière vivante. V. At.viioi.AiRK (théorie).
* Chypre. — Archéol. Los retentissantes découvertes de Cesnola ont attiré l'attention sur l'art cypriote, peuplé nos musées de curieuses sculptures aVchaïq^uos et montré l'importance' de Chypre comme trait d'union enire l'Orient ot ta Grèce. Aussi les fouilles se sont multipliées dans cotte île. Des archéologues allemands, envoyés par le musée do Berlin, ont découvert à Tamoêius tm'e nécropole royale, plusieurs temples et de belles sculptures: ù /dalion. un sanctuaire fort curieux ot des statues dressées dans un bois sacré. Des délégués du British Muséum ont dirigé des fouilles sur plusieurs points de l'îlo, ù Cition, ù. Atïtathonte, à Gourion, ù Kalopsida et
f/affia-Paraskevi. La nécropolo d'AmathonIo a fourni beaucoup de vases et de bronzes, des scarabées, des lingots d'or et d'argent, des pierres gravées. A Courion, on a trouvé un temple de Démèter, dos inscriptions, un© grande nécropole de l'âge mycéaien. Enfin, Enlart et d'autres archéologues ont étudié, à Niçoise, à Kamagousie et ailleurs, les imposantes ruines gothiques qui datent du temps do la domination française.
CHYTROGLOSSE i7'"') n. f. Genre d'orchidées, voisin dos odontiiglosses et di-s oncidies, comprenant un petit nombre d'espèces de l'Amérique du Sud.
CXAMPOLI fDomenico), romancier et critique italien, né à Atezza (Abruzzcs/ en 1852. Il est l'auteur de romans et de nouvelles dont plusieurs ont eu un grand succès : Fior di Monte (1878); Racco7iti atruzzesi (1880); Trecce ncre (1882) ; Rocca inarina i 1888) : il Baronc di San Giorgio (1897). Ciampoli, qui connaît les littératures slaves, a beaucoup fait pour les vulgariser en Italie; il a publié dans cet ordre d'idées des traductions de poésies russes, serbes et bulgares: Mélodie russe (188i); /■'mj-/ csolici (1882); Poeti strajùeri (1904), et de nombreux articles de critique, dont plusieurs ont été réunis en volume [Sa^fji crilici di letterature straniere [1904]).
CIBORIE (rî) n. f. Genre de champignons de la famille des pezizacées. ayant une fructification on coupe longuement pédiceilée, produisant des spores ovoïdes ou en bâtonnets cylindriques, unicellulaires, incolores,
GiGERO, ville des Etals-Unis (Etat de New-York [comté dOnondaga]); 4.500 hab.
Cicéron et ses amis, par Gaston Boissier (Paris. 1882). — C est uue étude sur la société romaine au temps de César, écrite presque entièrement d'après les Lettres de Cicéron, dont G. Boissier a montré l'extraordinaire richesse en renseignements historiques d'une ren)arquablc sincérité. L'auteur a essayé de donner du grand orateur romain une physionomie vivante et vraie, opposant ses qualités dhomine privé, sa droiture, sa bonté un peu désabusée, son sens artistique, aux imperfections de l'homme politique, timoré, indécis, manquant de caractère par excès peut-être d intelligence. Après s'être occupé de la vie publique et de la vie privée de Cicéron, il a consacré quelques chapitres à ses amis : Atticus, Curio, Cœlius, etc.. à la jeuuesse romaine, aux conséquences de Pharsale, à Brutus. etc. Le livre, écrit dans un style vif et net, très documenté sans inutile appareil d'érudition, est rempli de vues justes et fines sur l'état moral de la société romaine à la veille de la transformation impériale.
CIDRICOLE rde cidre, et du lat. colère, cultiver) adj. Se dit de ce qui concerne le cidre, la fabrication du cidre : L'industrie cidricolk est florissante dans les départements du nord-ouest de la France.
ClENZKOvrrz ou Ciezko^vice, bourg d'Austro-Hon-
grie ijtrov. de Galiciei. sur la Biala, sous-affluent de la Vistule parle Donaiec; 2.500 hab. Fabrication d'étoffes do laine, machines agricoles, etc.
GlERP, comra. de la Haute-Garonne, arr, et à 16 kil. de Saint-Gaudens, sur la Pique, et non loin de la Garonne; 830 hab. Cb. de f. Midi. Aux environs, carrières de marbre.
ClEZANOW, bourg d'Austro-Hongrie (Galicie), ch.-I. d'un district du cercle de Zolkiew; 3.000 hab. Fabrication de toiles, salines.
CIFRAN (peut-être altérât, de chanfrein, l'objet ayant la forme du chanfrein du cheval [l'orthographe six-francs, déduite de ce fait hypothétique que cctinstrumentcoi'itait à l'origine six francs, est invraisemblable]) n. m.
Planche triangulaire, oblongue. arrondie à ses deux extrémités, et sur la(|uelle les tailleurs posent les vêtements ou les parties planes des vêtements pour les repasser au carreau.
*C1GARETTE n. f. — Gaufrette roulée en forme de cigarette.
~ Agric. BoniïB variété potagère de pomme de terre originaire d'Angleterre. (Introduite eu France, ou tout au moins mise dans le commerce vers 1900-1901. Ses tubercules jaunes, à chair blanche, sont arrondis, réguliers, avec des yeux â. peine apparents, ce qui facilite bcaucoup^ le pelage.)
CiMBRISHAM, ville maritime de la f^uède méridionale (prov. de Cbrisiianstad); 2.500 hab. Petit port do pèche et de cabotage.
ClMELTTZ ou CiMELICE, ville d'Austro-Hongno (Bohème ^cercle de Pisek i). sur un petit sous-affiucutde l'Elbepar la MoKlau; 2.700 hab. Dentelles; kaolin.
*CIMENT n. m. — Enctcl. Le ciment armé, inventé par J. Menier, a montré des qualités remarquables do résistance ù la traction ot â l'écrasement, et son emploi est devenu de plus en plus fréquent dans la construction. Le ciment armé n'est que du ciment de Porthuid ordinaire, dans lequel on a noyé du fer, généralement eu barres. (irâee A l'adhérence parfaite du ciment ijui. en se contractant au moment de la prise, enserre étroitement le fer, b's doux matériaux ne forment plus en queh|ue sorte qu'un seul corps et so prêtent nmtuellement leurs qualités, lo fer apportant sa ri'sistance à l'extension et le ciment sa résisianee à récrasoment. U en résulte que sous une faiblo épaisseur, une ]ilancbe de ciment armé peut porter uuo cbargo considérable. Il tant encore ajouter ù eetto qualité : l'incombustibilité. l'imperméabilité, la durée (puisque l'oxydation du fer noyé est impossible et quo le ciment est prosi[ue insensible aux influences climalêrii|UC5), l'économie de place, une grande facilité d'exécution des travaux et même un prix do revient inférieur à celui do la pierre ilo taille dans beaucoup de régions.
Le ciment armé fut employé d'abord pour la construction de bassins, de caisses à fleurs, etc. <Juand les essais scientifiques curent démontré son extraordin.iire résistance, on no tarda pas à l'utiliser pour la construction des planchers, voûtes, escaliers, etc. ; <les édifices entiers en ciment armé furent construits en diverses villes, notammeut ù Parts, ù Alger, au Caire, etc. Signalons encoro
.les ponts, des canalisations formcos d'uno sorte do toilo nictalhquo noy6o dans le ciment, enfin plusieurs bateaux naviguant depuis do longues années sur le Tibre, etc.;
CIMINITE n. f. Roche éruplive appartenant à la famille dos sven.tes et formant transition entre les traclivtes et les roches plus basii|ucs.
* CINÉMATOGRAPHE n. m. - Encycl. Cinématographe //.,»/■ avnuiles. Cet instrument, imaginé par ringénieur Diissaud se compose dun plateau circulaire métallique, muni (1 un ^
axe horizontal surlequcl est calée une roue dentée.
Une came , rommandi'o parunelicelle reliée à une pi'dale, permetà chaque iiiouvoment
du i>ied do
faire tourner
lo plateau
vertical Deux feuilles très minces d'étain, découpées en
ccrc 0, d un diamètre supérieur à celui du plateau, portent
sur leur pourtour lo relief r-aufré d'un sujet mobile dans
les dillerenles phases de son mouvement. On appli(|ue les deux feuilles l'une contre l'autre de
manière que les reliefs se correspondent exactement, afin
de donner au
toucher la son-
Cin.;matogr.iphc pour aviîujlcs {appareil dCmontc).
sation de l'objet. Ces cercles d'étain sont percés d'un trou à leur centre, afin de les faire glisser sur l'axe qui supporte le plateau et en avant de ce dernier, en les approchant jusqu'à ce (ju'ilsvieuneut s'appuyer contre sa surface.
Cinématographe pour aveugles (appareil remonté; les index de l'aveugle sont placés sur les fenêtres).
Los fouilles sont maintenues en place à l'aide d'un petit goujon itnplanté en un point quelconque du plateau et qui sert de repère en traversant ces feuilles. Uu second disque métallique rigide vient se poser sur les feuilles et le tout est maintenu en place par un écrou centrai serré à volonté. Seuls, les reliefs des feuilles d'étain dépassent les deux plateaux postérieur et antérieur. Ces reliets viennent successivement passer entre deux petites fenêtres sur chacune desquelles l'aveugle appuie 1 index des deux mains. On donne ù l'ensemble un mouvement de rotation à l'aide de la pédale, et, par la succession rapide de l'objet dans les positions diverses de son mouvement, l'aveugle a l'illusion que c'est le môme sujet qui est resté sous ses doigts, en se mouvant et se déplaçant.
CINGLURE n. f. Action de cingler, de frapper avec un «.iijct flexible. Il Fig. Douleur morale, comparable à celle produite par un coup de cravache : La cinglure de Voutraiie ne toucha pas Ariette en un point sensible de son crrur. (Marcel Prévost.)
CINNAMOCINNAMIQUE adj. Elher cinnamocinnamime,
SVU. do STYRKINE. \'. t. VII.
CINNAMYLSTYRONE n. f. Syn. de STTRACINE. V. t. VII. CINQUIEN (Al dans certains \
m) n. m. Variété de cépage blanc, cultivée Ignobles du Jura.
Cionopsis (i
CIONOPSIS (psiss) II. m. Genre diusoctes coléoptères rhvnchophorcs, de la l'amille des curculionidos.
créé en 1903, pour des charançons nouveaux du Guatemala; voisins de nos anthonomes. (Le cionopsis pal- Itatîis est le type du genre.)
CiRAN ou SiGIRAN (saint), abbé on Borri, né vers la fin du vi' siècle, mon à Lonrey en 657. Il entra à la cour de Clotaire II, qui le fit son échanson, puis renonça au monde.
Il bâtit deux monastères, sur les confins du Bcrri et do la Touraine ; ce dernier prit dans la suite le nom de Saint-Cvran — l-ete lo 4 décembre.
CIRCINÉ, E adj. Se dit, en dermatologie, des lésions do la ])oau groupées en forme do cercle, dont le centre est intact : Herpès circiné.
CiRCLE CITY, localité du territoire américain d'Alaska sur le 1 oukon, considérée jusqu'en l'année 1S96 comme le centre des gisements aurifères de toute la rén-ion On y avait établi un hôpital et des magasins, bâti la' plus bell'e maison de tout I Alaska. La découverte des riches gisements du Klondyke détermina au mois de septembre de cette année un véritable exode des mineurs sur la frontière alasko-canadienne: et dos lors, Circle City est de-' mouioo à peu près abandonnée.
^-CIRCONSTANCE n. f. - Encttl. Milit. Circonstances (i/li-nuanles. La loi du 19 juillet 1901 a rendu l'article 463 du code pénal applicable, en temps de paix, à tous les crimes et délits réprimes par les codes de justice militaire de armée de terre et de l'armée de mer. Nonobstant toute réduction de peines par suite de circonstances atténuantes, la destitution doit toujours être appliquée quand oUe est prononcée par los codes de justice militaire.
— Condamnés avec sursis. D'après la loi du 21 mars 1905, les hommes condamnés avec application de la loi.du 26 mars isgl, dite • loi de sursis •, ue tombent pas sous le coup dos prescriptions militaires relatives aux personnes avant subi des condamnations. Ils couservent toute liberté de contracter un engagement volontaire de trois
.ins, quatre ans ou cinq ans dans un corps de leur choix 1 outelois, en cas d'incoiiduito grave durant leur présence sous les drapeaux, ces condamnés avec sursis peuvent sur la proposition de leur chef de corps et par simple décision ministérielle, être envoyés aux bataillons d infanterie légère d Afrique, ou bien, eu temps de paix, dans li°,f.=°°'/^*'T'°^ spécialement désignées pour y accomplir leurs périodes d exercices. Les mêmes dispoiitions sont applicables aux inscrits maritimes dont la loi du 81 décembre 1896 prescrit, en raison do condamnations encourues, 1 incorporation dans un corps disciplinaire. * CIRCUIT n. m. - En terme de sport, Itinéraire formé d une course d automobiles : le circuit des Ardennes, te CIRCL'IT d Aii(Jcr///ie.
*CIRCCLA1RE n. f. - Méd. Circulaire du cordon. Enroulement du cordon ombilical autour du cou du fœtus
— Encycl. Les circulatrcs du cordon peuvent lorsquelles sont trop serrées, provoquer l'étranglement du lœtus ; ilans d autres cas, si le cordon est trop court il peut y avoir décollement du placenta ou involution utérine. Pour éviter ces accidents, aussitôt que la tôte fatale a dépassé la vulve, l'accoucheur avec un doigt cherche autour du cou s'il y a des circulaires ; si elles existent. Il tâche de les faire passer par-dessus la tête, mais parlois cette opération est impossible ; on doit alors desserrer les circulaires de telle sorte que le corps du fœtus paisse passer dedans comme au travers d'un cerceau. *CIRCULATION n. f. - Autom. Circulation d'eau. *CIRCUMBAiKAL, E, AUX (iom') adj. - Chemin de fer circuiulMikal, Voie ferrée contournant lo lac Baîkal construite pour relier l'une à l'autre les deux parties dii Transsibérien.
— E.N-CYCL. La construction, commencée en 1899. ne fut achevée que le 26 septembre 1904. par suite d'hésitations ^,""'xi''..?''^"'f '■''„?'''■""' <'" '■'^''é- Celui-ci va de la station de Baïkal, du Transsibérien, à Koultouk, et revient ensuite à Nyssorek, sur l'autre bord du lac. La longueur totale de la voie est de 258 kilom. Elle peut supporter une circulation quotidienne d'au moins dix trains de trente wagons chacun, soit un rendement de trois cents wagons par jour, quadruple de celui qu'on obtenait avec les biitiments qui, auparavant, transportaient les trains â travers le lac, entre les deux parties du Transsibérien.
*CIREUX, EUSE adj. -Pathol. Déf/énérescence cireuse. -Mode de dogonércscence dans laquelle les cellules deviennent blanchâtres, à éclat gras et semblables à la cire blanche.
— Encvci,. Lukjanow, après Zenker, attribue la déoéni'rescence cireuse à la coagulation de la myosine et à des altérations des propriétés électriques des muscles. Elle s observe en elfei surtout dans les muscles traumatisés ou tétanisés, ou encore trichines, dans les atrophies musculaires qui apparaissent dans l'organisme jiour des raisous physiologiques (queue des têtards au moment de la chute, etc.). On l'obtient expérimentalement par cautérisation au nitrate d'argent.
CiSNEROS Betencourt (Salvador), marquis m- Santa Lucia, homme politique cubain, né à Puerto Principe (auj. Camaguey) vers 1830.11 prit une part très active à la grande révolution cubaine de 1868 contre le gouvernement espagnol. II fit d'abord partie du gouvernement républicain établi dans le centre de l'ile de Cuba. Par la suite, il succéda, en décembre 1S73, à Cespedes, comme président de la république Cubaine, qui avait été constituée le 10 avril 1869, dans le centre et à lest de Cuba.
CISSE {siss) n. m. Genre de vitacées, comprenant près do trois cents espèces, réparties dans les régions tropicales ou subiropicafes. (Les cisses sont des arbustes grimpants dont les fleurs tétramères, hermaphrodites, ont un ovaire surmonté d'un style miuce et allongé.) *CrrATION n. f. — Encycl. Dr. Abus de citation. La victime soit d une contravention, soit d'un délit peut, eu son propre nom, donner directement citation devant le tribunal soit do simple police, soit de police correetionnollo, et, quoique n'exerçant pas l'action publique, saisir cependant, do celle-ci la juridiction pénale. En fait, ce droit de citation directe peut aboutir à saisir la juridiction pénale de poursuites intentées à tort : par suite, il est de nature à donner lieu à des abus qui, dans la pratique, sont dits abus de citation ou abus de citation directe. Voici comment le Code d'instruction criminelle a prévu et réprimé les abus de citation directe : lorsque le fait poursuivi n'est pas au nombre de ceux que frappe la loi pénale, qu'il no constitue ni un délit ni une contravention de police, le prévenu renvoyé de la poursuite peut, sur sa demande (sous forme de demande reconvontionnellei, à raison du préjudice matériel ou moral subi par lui du fait de la poursuite, obtenir, immédiatement, du même tribunal une condamnation à des dommages-intérêts contre la partie qui l'a actionné mal à propos (art. 159, 191, 212). En réalité, une telle sanction reste illusoire si la partie poursuivante est insolvable.
Cité des Eaux (la), recueil de vers par Henri de Régnier (1903). — Il a pour épigraphe les mots de Michelet : « Versailles, cite des eaux... = ; en effet le premier quart du volume est consacré à la ville de Louis XIV et comprend, outre un Salut à Versailles, d'une noble allure vingt-sept sonnets, où l'auteur exprime le charme de 1 automne dans les jardins de Versailles, près des bassins aux eaux sombres, des statues mutilées et moussues, des allées désertes et envahies par les feuilles mortes. A côté de ces sonnets, à côté des quatre Poérncs d'Italie et d'autres pièces du même genre d'un caractère descriptif, oii la fine mélancolie du poète s'accommode souvent d'une pompe et d'un éclat tout parnassiens, et d'une symétrie parlois un peu extérieure, ou trouve des morceaux symboliques, où la mythologie antique sert à exprimer les complications d'une àme moderne, où l'autour use d'une versification plus indépendante (Ze Sang de Mnrsyas. Pan. la Course). Les Odes et poésies, les Inscriptions lues au soir tombant, achèvent l'impression de tristesse douce, d'harmonie élégante et fluide qui se dégage de la Cité des Eaux. ^CITERNE n. f. — Géol. Nom par lequel on désigne les sources geysériennes qui ont perdu leur activité jaillissaute. (Il y en a un certain nombre en Islande.)
CITÉS-JARDINS n. f. pi. Sortes de cités ouvrières, créées principalement en Angleterre, où l'on s'est efforcé de
CIMINITE - CLAIRIÈRE
donner aux ouvriers, en même temps qu'un loeement coinmode et salubre, le plus d'air et d'omir^e pfssTblë
— Une CITE-JARDIN. ^ l'uosiuie.
— t'NCYCL. On cite notamment la petite ville de Bournville, dans e comté de %Vorccsier. qui groune! entourées" de jardins, les demeures de 2.000 ouvrière : Port-Sunlicht presdc Liverpool, créé en 1889, et qui offre à ses s.oco hab ' aux prix les dIus réduits, de charmants cottages bordés de pelouses et ie parcs ; Beautiful-City. que Carnegie f^^ construire en Ecosse ; Garden-C,iv,-'quo L. Howard vien de fonder à Hitchiu, près de Londres, et qui doit abriter 30.000 travailleurs. (Tes villes renferinent îous les éu-
' Ififf !îf '^ "* V"i''" "•' "■''F'^-'""'"' désirables : hôpital, bibliothèque, théâtre, etc. En fournissant aux ouvriers des logements sains et agréables, des jardins de cuuire
i.SiSrr*'"'",'" ■" PT""'-"^" " '«" J""»- do l'air et de k rfl'^;7 °» IT ''" g"?d», progrès sociaux : l'amour
: Georges Benoi^Lévy, la Cité-Jardin (Pa
du mîelL mo?af.""""°' "'' '""" "" f^"""""' '■'•'-5^="-»
— BlBLlOGR.
ris, 1904;.
OTHAROCYATHUS (/«*.-) n. m. Genre do madrépores établi pour des formes nouvcUes découvertes par l'expédition du S.boga. (Les citharocjathus sont des coraux de mers profondes, vivant dans l'archipel Indien [ci(/wrocyathus comcus, venuslus].) ^
CITRM. n. m. Nom do l'aldéhyde déciniquc. V. déci- NIQUE. (T. III.) ^
CpROINE (saint), confesseur, mort vers l'an 580. — Il est honoré dans le Poitou le 19 novembre.
ÇTTROPHÈNE n. m. Composé voisin de la phénacétino. qui s emploie à la dose de 1 à 5 grammes comme antithermique dans la pneumonie et la scariatine.
ClUDAD-jiMENOS, ville du Mexique (Etat de Chihuao" 'h'*h ^'''*'"' ••' Mapimi, immense steppe-désert ;
Civiltà Cattolica, revue italienne, publiée à Rome par les Pères de la Compagnie de Jésus. Elle parait deux lois par mois. La collection comprend un grand nombre do volumes reunis par séries. Eondée en 1849, quand elle célébra son cinquantenaire, en 1899. la Civilta Cattolica comprenait seize séries et commençait le sixième volume de la dix-septième. Elle parait avec l'approbation do lautorité ecclésiastique et soutient énergiqoement les droits et prérogatives de l'Eglise.
ClZY (saint), martyr, en Languedoc, au vm» siècle H fut mis à mort par les Sarrazius. — Kêto le lo août.
CLADONIACÉES (séj n. f. pi. Famille de lichens constitués par de petites tiges en général très ramifiées, quelquefois presque simples et terminées par une petite coupe vivant à terre ou sur les branches d'arbres. — Une clado-
NLVCEE.
CLADONIE (ni) n. f. Genre de lichen, type de la famille des ctadoniacées, à tiges creuses et à fructifications généralement globuleuses. (Une espèce commune en France la cladonie des rennes, couvre en Suède et Norvège d'immenses espaces et sert de nourriture aux rennes qui savent très bien la trouver, même sous la neige.)
CLADOPHORÉES (ré) n. f. pi. Tribu d'algues chloropycees, de la lamille des confervacées, et dont les principaux genres sont : siphonoclade, cliilomorplie, rhizoclonc, cladop/iore, gomontie microdicle, cinadyoméne, etc. — Une
CLADOPHORÉE.
CLADOTHRIX {triks) a. m. Genre de bactériacécs filamenteuses.
— Encycl. Le genre cladothrix est très répandu dans la nature; on en rencontre dilTérentes espèces dans l'air, leau, le sol, d'autres sur les muqueuses des voies digestives, la bouche, etc. Les cladothrix agissent surtout dans la décomposition des matières organiques: certains cependant ont une action pathogène et donnent naissance à des maladies longues à marche chronique, ressemblant à la tuberculose: les agents de l'actinomycose et du larcin appartiennent â ce genre.
CUUBORNIEN, ENNE (*(é-4or-ni-in, en) adj. Se dit d un étage géologique de l'Amérique du Nord, caractérisé par ostrxa setlxformis, et qui parait être synchronique de l'étage lutétien du bassin do Paris. — n. m. : Le claibok-
NIEN.
''CLAIE n. f. — Dans les courses de chevaux, Obstacle formé d'un treillage d'osier et de branchages, ayant la
hauteur d'une haie.
Claire, lac du Canada (Alberta), dans le delta que forme la rencontre de la rivière de la Paix et do l'Atùabaska. Séparé du grand lac Athabaska par une levée do terre, il a 104.000 hectares environ.
Clairent ou Clarent (saint), évoque do Vienne eu Dauphiué, mort vers l'au 020. — Fête 25 et 26 avril.
Clairière (la), comédie en cinq actes, de Maurice Donnay et Lucien Descaves. (Théâtre-Antoine, 6 avr. 1900.) — En mourant, un philanthrope sceptique a légué au tailleur Rouffieu le domaine de la Clairière, pour qu'il \organise une communauté laïque. Rouffieu s'installe ave' sa femme Adèle. Parmi les autres membres du plialanstère, se détachent l'ébéniste CoUouges, le docteur .\lleyras et sa maîtresse, l'institutrice Hélène Souricet. CoUoiiges est un réfractaire; .\lleyras a refusé son concours â Verdier, député « républicain-radical-socialisie-indépendant ■, qui a, par vengeance, ameuté contre lui sa petite ville : Hélène, rendue mère, puis abandonnée par le fils Verdier. avait cru pouvoir recourir au docteur pour un avortement. L'association parait d'abord prospérer. Mais Adèle devient amoureuse tic CoUonges, qui aime Hélène; le paysan chargé do vendre les volailles et les légumes vole ses compagnons, etc. Bref, le jeu naturel des passions de chacun amène la désorganisation et la ruine de l'ensemble. La sensuelle et vindicative Adèle dénonce CoUonges ; son mari la chasse ; CoUonges s'enfuit ; Hélène promet de le rejoindre. Le philanthrope défunt avait eu raison de douter du succès de la tentative.
Telles sont les' grandes hgnes de cette pièce originale, ' loyale, forte et hardie. La conclusion n'en est point pessimiste. Les initiateurs, en effet, ne perdent pas la foi, car Us se reconnaissent responsables des causes de lin-
CLAMAGERAN
CLEDAT
succès. Plus tard, d'autres réussiront, quand l'imnim*-, son
niveau iuK-'Ilcctuol et moral a^ant ëté élevé, sera devenu
meilleur.
*Clamageran Mcan-Jnles), homme politique français,
Tïà à la Louisiane en 1827. — Il est mort à Limours
(Seine-et-Oist'l rn 1'.io;î.
GLANGOREUX, £USE {mi, euz' — du lat. dangor, son de la irompiMte) adj. ïse dit du deuxit^mo bruit du cœur lorsqu'il prend une résonance rniHalIioue. (Le bruit claugoreux indique presque toujours une lésion aortique.)
*CLAQUETTE n. f. — >[anf'ge. Cheval qui a les tendons de ses canonscn mauvais état. Syn. cheval claqué.
*Claretie {li^ [Arsène-Arnaud, dit Jules], écrivain ot journalisiL' français, né à Limoges en ISIO. — Depuis lirichnntcaii ot l'Accusateur, Jules Claretie a publié : la Frontière (isyfi); le Sang français, nouvelles et récits (IDOll : Bnchanteau célèbre ; Profils (if théâtre (1U02); Victor I/inio (1902); la Maison de Victor Hugo (1904), et la suite de \:\ série la Vie à Paris. Il a donné au théâtre, outre Mirafienu el Afonsieur le ininislre. les Muscndiiis, le Petit Jac/jucs, le JltUjiment de Champagne, qui sont des drames; les Ingrats, Iq Prince Zilah, qui sont des comédies, et un livret d'opéra: la Navarraise (I89-i)' ^^^^ d'une do ses nouvelles : la Cigarcttf.
*Claretta (Gaudenzio). écrivain italien, né à Turin en IS33. — U est mort à Rome en 1900.
ClARI (Eugénie), nonce apostolique, né à Sinigaglia (prov. d'Aucune) ou 183G, mort à Pans en 1899. Elève des jésuites, il fut ordonné prêtre en 1859, devint caméi'insecret du pape, évoque d'Amelia, enfin évéq^ue do Viin-li.- (1893). Léon XIII, qui l'avait pris en amitié, le noitinia (oct. 189r.) nonce à Paris eu remplacement de Me"" i*Vrrata. Fidèle interprète de la politique pontificale, il s'attacha à faire prévaloir les idées de conciliation entre le saint-siège et la Képubli(|uo, à amener les catholiques i reconnaître le gouvernement établi, sauf à s'unir sur le terrain religieux : mais son rôle resta un peu effacé.
CLARIGÈRE ou CLARIGER {jèr) n. m. Genre de pois-
sons acanihoptères, de la famille des gobiidés, créé en 1901 pour une forme nouvcllo découverte au Japon {clariger cosmurus).
Clark {I.atimcr), électricien, né à Great-Marlow (Angleterre) en 1822, mort à I-ondrcs en 1898. Il commença par être assistant ilo Stephenson pendant la construction du pont Britannia, puis il fut successivement attache à diverses compagnies do télégraphe, soit comme ingénieur, soit comme directeur. Aussi les principaux travaux de Clark so rapportent aux lois des courants dans les câbles sous-marins et aux mesures électriques. L'invention d'une pile, moditication particulière de l'élément Marié-Davy, rappelle sou nom aux physiciens. Cette pile est souvent emploj'ée comme étalon de force éleciromotrico, car elle varie très régulièrement entre 5° 0125".
*ClarKE (Mary NovELLA, mistress Covpden), femme de lettres anglaise, née en 1S09. — Elle est morte dans sa villa de Novello. près de Gènes, eu 1898.
Clarke {Jamos Frceman), théologien et professeur américain, né à Hanovre (New Hampshire [Etats-Unis]) en 1810, mort en isss. Il fonda à Boston une église unitarieuue dont il fut le pasteur (1S41\ puis occupa la chaire de «théologie naturelle u à Harvard Univorsity (18G7- 1871). U collabora avec R. \V. Emerson et W'. H. Channing aux Mémoires de Margaret FuUer Ossoli (1852). Parmi ses nombreux écrits, iî faut citer: Steps of Belief or itatiimal Christianitij (1870) ; Erents and cpochs in religions histor g [l'AM^; Self-culture (1882); the ideas of the uposlle Paul Irauslated info theirmodern équivalents (l88i). i-t son principal ouvrage: T'en great j-eltgions (1867-1871 J. Sa vie a été écrite par E.-E. Haie (1891).
"^'CLARTÉ n. f. — Photogr. "V. ACTION photographique.
GukRY (Jean-£'u^ène). peintre français, né i Paris vers 18J0. Elève de C. de Cock, il a exposé dans les Salons : Bords de l'ICpte et Ktndes de saules, le Mutin, la Seine aux Andelgs. — Il est resté fidèle au paysage normand. Il a ])lanté parfois son chevalet dans là forêt de Fontainebleau, mais c'est surtout aux environs de Rouen et aux Andelys qu'il a peint. Ses œuvres témoignent d'une vision fine et délicate. Sa manière, un peu monotone au début, s'est colorée et nuancée.
CLASMATOCYTE (lilass-ma — du gr. klasma^ ato<!, partio, et kutoa, cellule) n. m. llistol. Cellule lymphoïde ou peut-être leucocyte modifié (Ranvier), présentant de nombreux prolongements moniliformes, qu'on observe dans le tissu conjonctif, où elles paraissent jouer le rôle do phagûcylos. ( Los clasniatoeytes semblent inobiles, mais peuvent dovenir fixes en penlaut leurs prolongements.)
CLASMATOSE (/ilass-ma — du gr. klfisma, ntos, partie, fra;.'riirn! I n. f. Phénomène par lequel les clasmatocylcs pordoiit jours prolongements moniliformes. qui donûeni ainsi naissance A des amas do granulations autour du corps rollulaire.
Classen [Johannes\ philologue allemand, no cl mort
à Hambourg (I80r)-189l). Il fit ses études à Leipzig et à
Honn, lut preeuptcur chez Nicbuhr, so lit babililor à Honn
■ n 1S29 et fut successivement professeur et directeur de
ivors •.•ymnascs. U prit sa retraite en 1874. On lui doit
iiie célèbre édition de Thucydide, avec d'abondantes notes
iS62-l87«). Il a revu lo 3' volume do VHistoire romaine.
lo Niobuhr (1832). édité le Théoplianc du Corpus historié
f!--rr:^-n.r is;ip-i8-U) et publié deux ouvrages originaux :
''"'^ {l^^O-li^i:>G) ci Observations sur les usages
/<oHi/'r/7»e (i8ti7). U a écrit, en outre, des bio-
::!;ij.ln.-, .\o professeurs ou de savants: Fr. Jacob (1853)-:
Jak. M,rj/llus (isr.-j); Itartl.hld iiconj .McOuhr (1870).
CLASTE {ktaf;st') n. m. Genre d'arachnides aranéidcs, do la ramillo des clubigitidéSiOompiaut une espèce répandue dans toute l'Océanio.
— EscvcL. Le clastes Fretjcincti est le type d'une tribu dite des clastes; cette grosse araignée jaune ou vert pâle porte sur son abdomen deux bandes orangées. A cette tribu appartient aussi lo genre prychia, des mêmes régions, î^uantaux clastes américains des vieux auteurs, ce sont lies araignées inconnues, qui n'appartiennent pas à ce groui>e.
Claude-Bernard (hôpital), construit à Aubervillicrs ot inauguré en décembre 19orj. Un an auparavant, les services do l'Assistance publique avaient livré aux flammes les baraquements que l'on avait construits en 188i, au monïont do l'épidémie do choléra, pour assurer l'isolement dos malades, et qui étaiont eux-mêuies devenus parfaitement insalubres. A leur place a été construit un hôpital à pavillons séparés, où sont réunis tous les perfectionnements b3'gié(iiqucs, et «jui doit assurer notamment l'isolement complet de chaque catégorie de malades.
Claudien (saint), nom porté par plusieurs saints. La pliip;iri sont dos martyrs. L'un d'eux souffrit le martyre a Iroycs, vers l'an 273. ^- Féie le 21 juillet.
Claudin (Gustave), journaliste et littérateur français, né à La Ferté-sous-Jouarre en isl'3, mort à Paris en 1890. Il fut quelque temps le secrétaire de Lamartine et, dès 1818, débuta dans le journalisme. Il se ser\'ait du pseudonyme d'EuROTAs ot, au Figaro, il signait : t;N Monsieur i:N HABIT NOIR. On a de lui : Entrevue de M. Arouet de Voltaire et de M. Victor Considérant dans la salle des conférences du Purgatoire (1849) ; Palsambleu, \>ct\i roman de mœurs (IS5G); Point et virgule, recueil de nouvelles; Paris et l'Exposition îiniverselle (18G7); Mérij ; Entre minuit et une heure (1SG8); Trois i^oses de la rue Vivienne iiSTG); les Caprices de Diomède (1878); Tout à l'ambre et tout à l'ail (1878); Fosca (1880); Tarte à la C7-tnte (1881); les Vingt-huit jours d'Anaïs (1882); le Store baissé; les Joyeuses Com}nères de Paris (1885;; le Afariage de la Diva (18SG): les Sabots du comte Brocoli; les Femmes jugées par le diable (1S87) ; la Veuve an Bois dormant; la Fiancée bien gardée; le Droit régalien (1888) ; etc. Il avait publié : JUes Souvenirs : les boulevards de 1840 à 1871. Il fut, en effet, un des derniers " boulevardiers », trouvant dans cet horizon si limité assez d'espace pour faire évoluer à l'aise sou talent de sceptique élégant, spirituel et sec.
Claudin (Anatole), libraire ot écrivain français, né à Orléans en 1833, mort à Charenton en 190G. Libraire à Paris, expert- paléographe, il a particulièrement étudié riiistoire de l'iraprimorie. Sous le titre d! Antiquités typographiques de la France, il a groupé dans trois volumes, couronnés par l'Académie des inscriptions, diverses études se rapportant à ce sujet (1SS0-1S97). Il a écrit surtout : Histoire de l'imprimerie en France au xv* et au xvi* siècle (1900-1902); puis des études sur les Origines de l'imprimerie, daus quelques villes ou régions françaises.
*Claus (Charles), zoologiste allemand, né à Vienne en 1S35. — Il y est mort en 18U9.
Claus (Emilel, peintre flamand, né à Vivo-Saint-Eloi (Belgique) eu 1S49. Elove de l'Académie royale d'Anvers, il fut d'abord sous l'influence romantique quand il débuta en 1874; mais il subit bientôt celle des impressionnistes, ot sa vision devint de plus en plus épriso des eflets de lumière et d'atmosphère claire. Comme les impressionnistes, il se sert de la division des tons et de la touche pour exprimer la vibration des rayons solaires et, de même que Claude Monet, il tâche de "surprendre la beauté joyeuse de la nature. En 1882, il envoya au Salon des artistes français son Combat de coqs; le Bateau gui passe, les Sarcleuses de lin, la Vieille Lys suivirent en 188.^, 1887 et IS90. En 1891, il passa à la Société nationale des beauxarts avec Vent et Soleil, puis il exposa successivement : Soleil d'hiver (1393); la Levée des nasses (1894); la Hécolte des betteraves (1895); la Briqueterie (1896); le (Juai à Veere (1S97); le Vieux sapin (1901); la Boule dorée (1903). Il faut ajouter quelques portraits do femmes et celui de Camille Lemounier. Le musée du Luxembourg conserve sa Maison ^onneschyn ; on trouve au musée de Bruxelles: les Vaches traversant la Lys et la Bécolte du lin ; au musée de Gand : la Journée de soleil; au musée d'Anvers : les Sarcleuses ; à Berlin: J-'évrier;L Dresde: le Ponton d'Afsné, et à Venise : l'Axitomne.
Clausen ou ClausseN (Sophus), poète, romancier et auteur dramatique danois, né à Helletosto auf Langelaod en 1SG5. II fit de bonne heure du journalisme à Hersons et à Nyborg, puis so rendit à Copenhague où il publia son premier livre, SVaturboern (18S7;. En 1592, il visita la France et l'Italie; puis il reprit sa profession de journaliste ù Nykbbing jusqu'en 1893. Dès lors, il s'est adonne tout entier aux belles-lettres et s'est fait une célébrité européenne avec ses ouvrages, où il mêle à un récit en prose des effusions lyrittues. Voici les principaux : Jeunes J^aysans (1891), avec un préambule en vers intitulé Froehen Begnvejr; Kitfy (1895) ; le Carnet de noies d'Antoine à Paris {IS96}; Val fard {l»Où); l'Ouvrière (1898), drame social en vers lyriques: Entre deux rives (1899); Junker Firkloever (1900). Claussen aimo surtout & peindre la vie et les mœurs des liumbles dans les petites villes.
CLAUSTROPHOBIE (kUiss-tro-fn-bt — du lat. clauslra, ba^^i^•^o^;, et du gr. phobos, crainte) n. f. Angoisse nerveuse que certaines personnes éprouvent lorsqu'elles sont dans des endroits clos, et qui les oblige, par exemple lorsfiu'elles sont en wagon, à sortir môme pendant la marche du train.
Claveau f.VnatoIe-Ferdinand-Pierre), journalist© et littérateur français, né ;\ ïîièvres (Seine-et-Oiso), en 1835. Entré à lEcoIe normale supérieure en 1854, il quitta la carrière de l'enseignement j>our celle des lettres. II débuta par dos articles do critique littéraire à la « Revue do l'instruction publique » et au « Journal des Débats ». Il fut un des collahorateurs do Vapereau pour la première odition do sou Dictionnaire des contemporains et, do 1859 à 1865, donna à divers périodiques des chronitiues littéraires, politiques et théâtrales. II écrivit en 1SG8. sous lo pseudonyme do Liîqukvkl de Lacombiî. uno série do l'rufils parlementaires, modérés do ton, mais hardis pour le temps. Us parurent dans lo « Figaro ». dont il devint un rédacteur attitré (1878) sous lo pseudonyme : QuinAM. Chiveau, qui a employé plusieurs autres 'pseudonymes, tels que : Kknk Daniel. Qri sait, d'autres encore, notamment au » Soleil .. ^1884 et ann. suiv.), n'a plus quitté lo « Figaro ». La plupart des chroniques qu'il a données
à ces deux journaux ont été réunies successivement en trois volumes : Contre le /lot, où il s'etl'orce de remonter le courant matérialiste, tout-puissant alors (1886); J'He ou face ?(1889^ et Se7-mons laïques. On cite encore do Claveau : le Jtoman de la comète (1857); des JVouvelles con~ temfio7'aines (18C0), et une Étude sur Alfred de Musset (1894). Entré au Corps législatif comme secrétaire-rédacteur en 1865, il resta en la même qualité à l'Assembléo nationale (1871) cl à la Chambre des députés, où il devint chof do service en 19U0. Il prit sa retraite en 1903.
ClaT (Edmund R.i, philosophe, d'origine irlandaiso. mais Américain de nationalité, mort vers 1890. Son nom véritable n'est pas connu. On sait par son traducteur, A. Burdeau, qu il dut à la dégénérescence héréditairo dont il fut victime la pensée maîtresse de son ouvrage l'Alternative ; car ce n'est que vers l'àgo de cineiuanto ans qu'il reconnut en lui-même les effets d'une discipline religieuse, essentiellement chrétienne, qui l'arracha à la déljibté intellectuelle. Il devint philosophe sans avoir appris ni le langage, ni les doctrines philosophi<iucs; et, après (juelques événements considérés par lui comme miraculeux, il s'efforça de trouver dans sa jtropre existence la preuve d'une force naturelle capable d'accomplir des prodiges dans l'évolution des esprits humains. Outre ÏAlternative, parue à Londres en 1882, il a écrit pour la u Westminster Gazette i> : the Eclipse of the Sont 1 1887, ; Daltonism in Ethics (1888); Common sensé : a Nemesis fl888), et, pour la ■■ Kevue philosophique « de 1889: le Sens conmiun contre le déterminisme.
Son principal ouvrage est VAllernative, traduit en français par Burdeau (1886). et dont le traducteur a pu dire qu'il est uue tentaiivo de reconstruction sur la psychologie rénovée « d'une sorte de christianisme libre ». L'alternative est celle dans laquelle se trouve placé tout homme qui sait qu'il peut continuer à être le jouet de forces inconscientes ou devenir une personne véritable, un agent libre. L'un des traits saillants de la psycholo-
tie sur laqi^elle se fonde la thèse de l'alternative est la istinction entre les actions intentionnelles, considérées comme instinctives, et les actions volontaires, dans lesquelles le libre arbitre n sert de gouvernail, non de propulseur » : la volonté ne peut que conduire à la < sanctification " par la réforme des penchants et par labDé— gation. En dehors de la volilion, les faits de conscience (appelés simplement " consciences ") sont des produits de i' 'I organisme mental ■? qui est étroitement lié au corps; car l'esprit est un composé d'âme et de corps. » le cerveau est une partie de l'esprit » et « toute conscience est l'effet d'un événement corporel inconscient ". Comment échajtper au déterminisme rigoureux qui nous met sous la dépendance du corps? On ne le peut que par la piété et la charité, et c'est le christianisme qui a montré la voie à suivre. Le christianisme a déveloiqjé les qualités du cœur; or, daus l'émotion bienveillante est le germe d'une n connaissance sous-instinctive ». qui mène à la sagesse. Cette vertu chrétienne contient autant de grandeur d'àme que d'humilité. La piété entraine vénération de la source auguste du devoir et pureté morale. Mais la science semble établir que le libre arbitre n'existe pas et par conséquent que l'alternative, le choix entre la " folie » et la sagesse, n'est pas possible. La science., n'étant que le sens commun confirmé, n'est pas capable de prouver sa propre valeur : le scepticisme nous permet de conclure selon " l'intérêt suprême de l'humanité ■ : il est le « dernier rempart du christianisme c Encore faut-il que ce christianisme ne soit pas dogmatique : les idées de créateur et de Providence, les concepiions contraires à la dignité et à la vraie charité, relèvent, d'après l'auteur, d'iLu christianisme imparfait.
ClayDEN ^Peter William), journaliste et littérateur anglais, né à Wallingford (Berkshire), en 1827. mort en 1902 Elevé pour le commerce, il devint pasteur des unitaricns à Boston en 1855, d'où il fut appelé à Rochdale (1859\ puis à Nottingham. Dans ces trois localités, il avait manifesté ses goûts et son tempérament de puliliciste en collaborant à divers périodiques. Eu 1866. il remplaça miss Martineau à la rédaction du n Daily News >-. dont il fut secrétaire en 1868. et codirecteur avec sir John Robinson, de 1887 à 1896. Il se présenta plusieurs fois et dans plusieurs collèges sans succès aux élections de la Chambre des communes comme candidat libéral. Ce fut pour soutenir les intérêts de ce parti qu'il fonda le Beading Observer (1S73), dont il conserva la propriété jusqu'en 1879. Parmi les nombreux écrits do P. \v. Clayden sur des questions religieuses, historiques et poliin|ues, il faut citer : BeligioJis Value of the Doctrine of Coutinuity (186G); Scientific Men and Beligious Teachers (1874): Enilland undcr lord Bcaconsfield (1880); Samuel Sliarpe, Egyptologist and Translator of the Bible ilS83); trois volunies sur le banquier-poète Samuel Rogers et son époque (1887-1889'!; Lnglaud under the Coalition (1892).
Clays (Paul-Jean\ peintre bel"©, né et mort à Bruges (lsl9-iyoo)! Elève de Gudin, il estTun des paysagistes cl marinistes les plus connus de l'école bclga du'xix' siècle. Il s'est fait l'interprète des rivages de la Hollande, des ports de Belgique et d'An<îleterre avec une maîtrise qui le rapproche des vieux peintres d'Amsterdam. Parmi ses moilloures œuvres, citons : l'Escaut à Anvers, un Coup de vent sur l'Escaut, la Tamise attx environs de Londres, un Canal en Hélande. etc. Clays était membre de l'Académie royale de Belgique depuis' 1883.
^ClazomÈNES, anoicuno ville d'Ionie. — .Vrchéol. Aux environs do Clazoniènes. sur la côie occidentale d'Asie Mineure, on a découvert une basilic] uo chro tienne et 'un baptistère. Des nécropoles grecques de la région est sortie une très curieuse série de sarcophages peints, qui datent pour la plupart du vi' siècle avant noire ère. cl où so déroulent en longues bandes des frises de tigures noires, processions, sacrifices, scènes funéraires. On peut voir au Louvre d'inléressanls spécimens do ces sarcophages.
Cx^DAT (I.éon\ grammairien et romaniste français. né au Change. ]>rês IVrigueux. en 1851. II fut élève do l'Ecole des Charles, de lEcnle des liaucosetudes.de l'Ecole de droit de Paris et de l'Ecole française de Rome, et obtint, eu 1876, la chaire de langue et de littérature françaises du moyen ùgo A la faculté <los lettres do Lyon, dont il devint doyen. Ses thèses de doctorat ont pour titres : De fratre Sàlimbene et de cius Chronicr auctoritate et Du rôle historique de Bertrand de Boni (1S79). Il a, on outre.
publié : Grammaire élémentaire de la vieille langue française (188 1) ; Morceaux choisis des auteurs français du moi/en fV/e(18S7); Petit glossaire du vieux français (l^il); le iVouleau Testament, traduit nu xiii' siècle (1888); Nouvelle f/rammaire historique du français (issy) ; /iutebeuf {\SOl); Grammaire raisomuie de la langue française (isy-i); Grammaire classique de la langue française (1896); le Théâtre en France au moyen âge (189fi); Chansons de geste : Roland, Aimeri de Narbonnc, le Couronnement de Louis, traduction archaïque et rythmée (1809) ; Itécils extraits des auteurs du moyen âge (190.1); des éditions classiques du Jhland (il do JoinviÙe, etc. Clùdat est un partisan do la simplilieation de l'orthographe. Il a fundt;, en 1887, la Rente des patois, dont il est le dircetcur. * Clemenceau (Georges-Benjamin), homme politique Irau.;ais, né à Mouillerou-en-Pareds (Vendée) on iS-il. ~ l'A\ I8'js, il prit une part très active i la campagne en faveur de la revision tlu procès Dreyfus et il publia, par la suite, plusieurs volumes incisifs sur la question. Quittant le journal « la Justice » (l'juo), il fonda et rédigea soûl, jusqu'en 1902, un curieux petit journal intitulé te Bloc. A propos do ce mot, qui depuis a fait fortune dans le monde politique, il convient de rappeler que c'est le '.i'J janvier 1891, à propos de l'interdictiou du drame do Sardou, 'Thermidor, que Clemenceau déclara â la tribune de la Chambre » que la Kêvolution est un hloc dont on ne peut rien détacher, rien rejeter». En iyo2, il était élu sénateur du Var, et, ou 1903, il prenait la direction do VAurore. Au Sénat, il combattit Waldcck-Rousseau, l»rsque cet homme d'Etat voulut s'opposer à l'application trop rigoureuse de la lui des associations aux congrégations religieuses, et il mena une vive canijpagno on faveur de la séparation des EgUses eldo l'Etat, bien t^uc te projet déposé parle cabinet Combes fût loin «le le saiisi'aire. Il est devonu, eu mai l'JOG, ministre de l'inténeur dans lo cabinet .Sarrien, et ])résident du conseil au mois d'octobre de la môme année. Citons, parmi ses plus récentes pul)licatiûns : Au pied du Sinm (1898); les Plus forts (1898); L'Iniquité (1899); Vers la séparation (1899); Contre la justice (1900); Au fil des jours (1900); I>es juges (1900); Justice militaire (1901); le Voile dit bonheur (1901); les Embuscades de la vie (1903); la Jlonte (1903); Figuves de Vendée (1903). ^'Clemens {Samuel LANtiiioRSii), dit Mark Tw.vin, huniorislr américain, no à Elortda (Missouri) en 1835. — On jKîut citor encore de lui : l'Age doré {1873}, en collaboration avec C.-D. Warner; les Aventures de Tom Sawyer (1876); le Prince et le Pauvre (1880): le Vol de l'Eléphant /danc (1803) : les Aventures de Huclclcbcrry Finn (1885) ; un Yankee à la cour du roi Arthur; the American Claimant (lS92j; the LOOO.OOÛ Rank-Nole {iS'JSj; Pud-dinhead Wtlson 11891); Joa)i uf Arc (1390); the Man ihat corimpted Hadleyfjurg (1900) ; a Double^arelled Détective Story (1902 J.
GlÉMENSÀT-LES-EAUX, hameau du département do la Haute-Loire, dans la commune d'Agorat, sur le torrent ilu Bois-Noir, sous-afiluent do la Loire; 150 hab. Eaux minérales froides acidulés ferrugineuses.
Clément (Jean-Baptiste), socialislo et chansonnier fran'.-ais, né à Boulogne-sur-Seiue eu 1837, mort à Pans en 1903. Monteur en bronze, il se lança dans la politique à la rin de l'Empire, fut élu eu 1871 membre de la Commune de Paris et parvint à se réfugier en Angleterre. Rentré eu France après l'amnistie (1879), il coutinua la propagande socialiste, collabora ù. divers journaux et acquit une assez grande notoriété par ses chansons sentimentales, comme le Temps des cerises, Connais-tu l'amow, etc., ou sociales, comme : Paysans, les Gueitx, le Semeur.
Clément (Basile Dkoumkf. dit), métropolite bulgare, né à Choumla an 1838, mort à Tirnovo eu 1901. 11 étudia au séminaire d'Odessa, puis à l'académie théologique de Kiev et se fit moine sous le nom de Clément eu 1873. Après la création de la principauté de Bulgarie(i878), il devint métropolite do Tirnovo. Il présida, sous lo prince Alexandre de Battenberg, lo ministère conservateur libéral (nov. 1879mars 188o). Il fut envoyé eu 1895, ai)rès la révolution do Philippupoli , auprès du tsar, pour lui clcniandcr d'intervenir en faveur de l'union do la Bulgarie et de la Roumélie orientale, et présida pendant quelques jours le gouvernement après l'abdication du prince Alexandre (août 1880). Sous Ferdinand de Bulgarie, il fut chassé de Sofia par Stamboulof (1888), puis interné dans un couvent (1893). Après la chuto do Stamboulof (1894), il revint à Sofia et à Tirnovo et fut mis pou après à la tête d'une mission envoyée au tsar Nicolas II pour amener la réconciliation de la Russie avec la Bulgarie.
Clfment (Frédéric-Jean- Edmond) , chanteur scénique iram;ais, né à Paris en 1867. Fils d'un chanteur, il fut au Conservatoire élève de Warot, dans la classe duquel il remporta un brUlant premier prix en 1889. Engagé aussitôt à l'Opéra- Comique , il débuta avec succès à ce théâtre la même année, dans Mireille, et ne larda pas à prendre \ned dans le répertoire, grâce à son habileté de chanteur et à d'heureuses qualités scéniques. On le vit successivement dans : Mignon, la Fille du régiment, Fra Diavolo, Lakmé, Don Juan ^ l'Eclair, le Barbier de Séville, Haydée, la Dame blanche. Don Pasqnale, Proserpine, Paul et Virginie, etc. Ses créations ne furent pas moins nombreuses, et il établit des rôles importants dans : Benvenuto, les Folies amoureuses, Phrynê, l'Attaque du moulin, le Flibustier. Falslaff, la Vivandière, Xavière, l'Amour à la Bastille, l'Ile du rêve. Beaucoup de bruit pour rien, le Juif polonais, la Petite Maison, etc. Clément, qui possède une voix souple, claire, bien timbrée, et dont il se sert avec beaucoup d'art, représente le type de ténor léger d'opéracomiqun. Il a obtenu de vifs succès tant au théâtre de la Monnaie de Bruxelles qu'à lOpéra-Comique de Paris. '
ClÉMENTEL (Etienne), homme politique français, né à Clermont-Ferrand en 1861. Notaire à Riom, président de la chambre des notaires, conseiller municipal, il fut