ADORNO
A C(Mô do cotlo adoption politique ot militairp. on trouve dans li>s lormulos de Marculpho quelques exemples de véritables adoptions civdes. Mais ces adoptions .Haicnt
no persistèrent que dans la noblesse, pour la continuatioii du nom ; on ;i]qM-I;ui mu- institution 1' « adoption pour le port du n-Mii ..Il ,i.'. :iniii's >..
— Dr. IraïK.. I, .il.q^thMi établit entre deux individus dos rapports pnniii.-ni nvils do patornitô ot do filiation. L'un est Vadoptnnt, l'autre Vadoplt'.
I. — De l'adoption et de ses effets. L'adoption n'est permise qu'aux personnes do l'un ou do l'autre sexe, âgées de ]A\\'i d.^ rinqurnue ans, qui n'auront, à l'époque do l'adnpihMi, m itii.itits m l.si-cniiants légitimes, ot qui auront au iiiuiiis ,|iiin/i' ans iif plus que los individus qu'elles se propusrtii .ladM|)i,-i- [Wciv., art. 313).— Nul no peut être adopté par plusieurs, si ce n'est par doux époux. Hors le cas do 1 article 366, nul époux no peut adopter qu'avec le consentement do l'autre conjoint (C. civ., art. 311). ~ La faculté d'adopter no pourra Ôtre exercée qu'en faveur de l'individu à qui l'on aura, dans sa minorité, ot pondant six ans au moins, fourni des secours et donné des soins non interrompus, ou envers celui qui aurait sauvé la vio à l'adoptant, soit dans un combat, soit en le retirant des t\aniiiii-s ..Il ilis ili)i>. Il suitira, dansée deuxième cas, que l'adi^lMani --i.ir tiii i^'ii r, plus <1gé que l'adopté, sans enfants ni ilcsi'cndaiiis l,--iiiiiiis ; ot, s'il ost marié, que son conjoint t:uiisente a 1 iiilupuuu (C. civ., art. 315). [Cotte forme particulière d'adoption ost qualifiée d'adoption réînuJiératoirc.] — L'adoption no pourra, en aucun cas, avoir lieu avant la majorité do l'adopté. Si l'adopté, ayant encore ses pèro et mère ou l'un des deux, n'a point accompli sa vingt-cinquième année, il sera tenu de rapporter le consentement donné à l'adoption par ses pèro et mère ou par
'il est majeur de vingt-cinq ans, de , art. 346). — L'adoption
le survivant ; et, requérir leur conseil (C.
fère le nom de l'adoptant à l'adopté en l'ajoutant au nom propre do ce dernier (C. civ., art. 347). — L'adopté reste dans sa faraUle naturelle et y conserve tous ses droits; néanmoins, le mariage est prohibé : entre l'adoptant, l'adopté et ses descendants ; entre les enfants adoptïfs du môme individu ; entre l'adopté et les enfants qui pourraient survenir à l'adoptant ; entre l'adopté et le conjoint de l'adoptant, et réciproquement entre l'adoptant et le conjoint de l'adopté (C. civ., art. 348). — L'obligation naturelle, qui continue d'exister entre l'adopté et ses père et mère, de se fournir des aliments dans les cas déterminés par la loi, est considérée comme commune à l'adoptant et à l'adopté, l'un envers l'autre (C. civ., art. 349). — L'adopté n'acquiert aucun droit do successibilité sur les biens des parents de l'adoptant, mais il a sur la succession de l'adoptant les mêmes droits que ceux qu'y aurait l'enfant né en mariage, même quand il y aurait d'autres enfants de cette dernière qualité nés depuis l'adoption (C. civ., art. 350), — Si l'adopté meurt sans descendants légitimes, les choses données par l'adoptant, ou recueillies dans sa succession, et qui existeront en nature lors du décès de l'adopté, retournent à l'adoptant ou à ses descendants, à la charge de contribuer aux dettes, et sans préjudice des droits des tiers. Le surplus des biens de l'adopté appartient à ses propres parents, et ceux-ci excluent toujours, pour les objets même spécifiés au présent article, tous héritiers de l'adoptant autres que ses descendants (C. civ., art. 351). — Si, du vivant de 1 adoptant, et après le décès de l'adopté, les enfants ou descendants laissés par celui-ci viennent à mourir euxmêmes sans postérité, l'adoptant succède aux choses par lui données, comme il est dit en l'article précédent, mais ce droit est inhérent à la personne do l'adoptant, et non transmissible à ses héritiers, même en ligne descendante (C. civ., art. 352).
IL — Des formes de l'adoption. La personne qui se proposera d'adopter et celle qui veut être adoptée se présentent devant le juge de paix du domicile de l'adoptant, pour y passer acte de leurs consentements respectifs. Une expédition do cet acte est remise, dans les dix jours suivants, par la partie la plus diligente, au procureur de la République près le tribunal de première instance dans le ressort duquel se trouve le domicile de l'adoptant, pour être soumise à l'homologation de ce tribunal. Le tribunal, réuni en chambre du conseil, vérifle : l" si les conditions de la loi sont remplies ; 2» si la personne qui se propose d'adopter jouit d'une bonne réputation. Après avoir entendu le procureur de la République, et sans aucune autre forme de procédure, le tribunal prononce, sans énoncer de motifs, en ces termes : « Il y a lieu, ou II n'y a pas lieu à l'adoption, n {C. civ., art. 353-356.) — Dans le mois (pii suit le jugement du tribunal de première instance, ce jugement est, sur les poursuites de la partie la plus diligente, soumis à la Cour d'appel, qui instruit dans les mêmes formes que le tribunal de première instance et prononce sans énoncer de motifs : « Le jugement est confirmé, .. oie « Le jugement est réformé ; « en conséquence .>, il y a lieu, on ^il n'y a pas lieu à l'adoption, u [G. civ., art. 357.) — Tout 'arrêt do la Cour d'appel qui admet une adoption est prononcé à l'audience et affiché en tels lieux et en tel nombre d'exemplaires que la cour juge convenables {C. civ., art. 358). — Dans les trois mois qui suivent cet arrêt, l'adoption est inscrite, à la réquisition de l'une et de l'autre des parties, sur les registres de l'état civil du lieu où l'adoptant est domicilié. Cette inscription ne peut avoir lieu que sur te vu d'une expédition en forme de jugement de la Cour d'appel, ot l'adoption reste sans etîet si elle n'a été inscrite dans ce délai (C. civ., art. 359). — Si l'adoptant venait à mourir après que l'acte constatant la volonté de former le contrat d'adoption a été reçu par le juge de paix et porté devant les tribunaux, et avant que ceux-ci eussent définitivement prononcé, l'instruction serait continuée et l'adoption admise s'il y a lieu. Les héritiers de l'adoptant peuvent, s'ils croient l'adoption inadmissible, remettre au procureur de la République tous mémoires et observations à ce sujet (C. civ., art. 360).
III. — De l'adoption par le tuteur officieux ou adoption testamentaire. Si le tuteur officieux (v. tuteur),
apr^s cinq ans révolus depuis la tutelle, ot dans la prévoyance do son décès avant la majorité du pupille, lui confère l'adoption par acte testamentaire, cotte disposition est valable, pourvu que le tuteur onicieux no laisse point d'enfants légitimes (C. civ., art. 36fl). — Si, ù la majorité du pupille, son tuteur officieux veut l'adopter, et que le premier y consente, il est procédé à. l'adoption selon les formes ordinaires, ot les effets en sont, on tous points, les mêmes (C. civ., art. 368).
— Dr. canon. Quant aux empôchoments canoniques au mariage résultant de l'adoption, l'Eglise se conforme en pnnripf atix l'É-gles du droit civil do chaque nation.
ADOPTIONNISTES {si) n. m. pi. Hist. Tel. V. adoptiens.
ADOPTIVEMENT udv. D'une manière adoptive, par adoption.
ADORABLE adj. Qui est digne d'être adoré, qui a droit ù. Tadoration : Vous êtes, 6 mon Dieu, seul adorable ! (Massillon.)
— Par exagér. Qui ost digne d'être aimé avec passion : Alihx' adorable. Caractère adorable, ii Fam. En parlant des choses, Parfait, exquis : Café, vin adorable.
— S'cmpl. quelquefois substantiv. en parlant d'une femme : Éh quvi ! mon adorable, allez-vous commencer par uni- quervUc ? (Sterne.)
ADORABLEMENT adv. D'une manière adorable.
ADORATEUR, TRICE n. Celui, celle qui adore une divinité : Les adorateurs de Brahma.
— Par. ext. Celui qui aime une chose avec excès : Vn adorateur du pouvoir, de la fortune. Il Celui qui aime une femme, qui lui fait assidûment la cour : Les femmes du monde font vanité de traîner à leur suite une fouie d'ADOUx- TEURs. (St-Evrem.) n Admirateur excessif : il/"" Dacier était une adoratrice d'Homère.
— S'empl. adjectiv. :
Lfs Ilots toujours nouveaux d'un peuple adorateur.
Racine-
adoration (si) n. f. Action d'adorer, do rendre un culte, des honneurs divins : Z'adoration du vrai Dieu, des idoles.
— Par ext. Amour extrême, attachement excessif, et démonstrations, adulations qui en résultent. Dans ce sens, adoration s'emploie souvent au pluriel : La reconnaissance a ses adorations et ses enthousiasmes. (Prend.)
— Aimera l'adoration ou Avec adoration, aimer avec idolâtrie.
— Encycl. Tbéol. Le mot adoration se disait autrefuis des hommages offerts aux hommes que l'on voulait honorer, aussi bien que du culte dont Dieu était l'objet. Toute la différence se trouvait dans l'intention. C'est ainsi que, dans la Bible même, on voit Abraham adorer le peuple d'Hébron, pour lui demander un sépulcre (Gen., xxiii, 7). Il adore aussi les anges qui lui apparaissent à Mambré (Gen., XVIII, 2). La Sunamite adore Elisée, qui avait ressuscité son fils (IV, Reg-, iv, 37). Mais adoration n'a plus qu'un sens rigoureux et signifie uniquement le culte suprême qu'on rend à Dieu seul.
Etymologiqueraent, le mot adorer, que nous avons emprunté au latin, signifie s'adresser à quelqu'un, le prier [ad, orare)y ou, selon d'autres, approcher la main de ses lèvres, la baiser {ad, os [orisy). Quoique cette dernière étymologie paraisse fantaisiste, il est certain qu'une des formes do l'adoration était le baisement de la main, soit que l'on baisât la main de celui que l'on prétendait adorer, soit — ce qui paraît avoir été plus fréquent — que l'on baisât sa propre main en le regardant (Job, xxxi, 27; III, Rois, XIX, I8j. L'adoration s'est manifestée aussi par le baisement de la terre, et, plus souvent encore, par la génuflexion ou le prosternement.
L'Eglise catholique honore les saints, elle ne les adore pas. Pour empêcher plus sûrement toute confusion, les théologiens désignent même par des noms différents le culte rendu à Dieu (culte de latrie, adoration proprement dite) et le culte rendu aux saints (cuite de dulie). Ils appellent hyperdulie les hommages aont la Vierge est l'objet. Encore l'Eglise entend-elle, en honorant ainsi les saints, honorer en eux Dieu même, source des grâces dont elle admire les fruits dans leurs âmes.
Elle adore le saint sacrement, au sens propre, parce qu'elle admet la présence réelle de Jésus-Christ dans Vhostio consacrée. Mais elle a gardé le mot d'adoration, au sens large, dans les deux expressions suivantes :
If" Adoration de la croix. Cérémonie qui se pratique le vendredi saint dans toutes les églises catholiques. Elle consiste à s'agenouiller devant la croix et à la baiser, pour rendre hommage, en elle, à Jésus-Christ qui voulut y accomplir son sacrifice.
2* Adoration du pape. Hommage de respect et do soumission offert par les cardinaux au pape après son élection. N C'est aussi une manière extraordinaire d'élire le pape. L'élection est dite par adoratioït lorsque les deux tiers au moins des cardinaux, comme entraînés par un mouvement spontané, vont se prosterner aux pieds de l'un d'eux, le proclament souverain pontife sans aller au scrutin et se rendent ensuite à l'adoration.
— Adoration perpétuelle, Dévotion par laquelle le saint sacrement a toujours des adorateurs, au moyeu d'un roulement établi ou bien entre les membres d'une même communauté seulement, ou bien, d'une part, entre les membres dune même communauté ou les fidèles d'une même paroisse, et, d'autre part, entvo les paroisses et les communautés d'un même diocèse. Ainsi, le saint sacrement est exposa et adoré toute l'année sans interruption.
— Filles, religieuses de l'adoration. Religieuses de Saint^Benoît, qui se vouent à la pratique do l'adoration perpétuelle.
Adoration des Bergers (l*), tableau do Ribera, au
Musée du Louvre. Cette toile, forte et charmante, mérite une place élevée dans l'œuvre de son auteur. Elle offre même un attrait à la curiosité, car elle appartient à l'époque où Ribera, s'inspirant du Corrège, adoucit, par la grâce du style, la suavité de l'expression, la manière énergique et sombre qu'il avait empruntée à Caravage. La tête ae Marie et celle de l'enfant ne sont pas les meilleures parties de l'œuvre ; mais rien do plus vigoureux et do plus vrai que les figures dos pâtres, qui, pleins de respect et d'émotion, s'inclinent pour adorer Jésus. Le
berger le plus proche do l'cnrant est Burtont remarquable par l'expreHsion mâle do «on visage et les tons ehand» do ses draperies viveiDODt éclairées.
Adoration des Mages ,
tabl< Pou s
çosé r.
a sup-
itable
Formée par les
ruin
I an-
A(lorati<'<n des Her^crs (d'apr^i Ribci
tiquo édifice.
La Vierge est assise, tenant l'enfant sur ses
fenoux, près 'une pierre carrée, qu'on pourrait supposer avoir servi d'autel.
Trois groupes composent ce tableau : à gauche, sont la Vierge, Jésus et saint Joseph; au milieu, les rois et
leur suite; dans le fond, les valets, les chameaux, les chevaux, cortège fastueux que, par respect, les mages ont laissé à l'écart. Les mouvements do tous les personnages sont aussi expressifs que les traits de leurs visages; chaque figure est aussi belle par la naïveté de la pose que par l'éloquence de l'expression.
adoré, ÉE n. Personne aimée avec passion.
ADOREA (du lat. ador, adoris, froment pur) n. f. Récompense militaire en usage dans les premiers temps de la république romaine et qui consistait d'abord en blé. n Gâteaux de froment et de sel qu'on offrait dans les sacrifices appelés adores.
ADOREMUS mot lat. signifiant Adorons) n. m. Nom d'une prière qui se chante dans les saluts.
ADORER (lat. adorare) v. a. Rendre un culte, des honneurs divins : Adorer Dieu. On honore la Vierge et les saints, mais on «'adoue que Dieu seul, ii Adorer la bonté, lasai/i-sse. les bienfaits, etc., de Dieu, Adorer Dieu relativement à sa bonté, à sa sagesse, w Adorer la croix. La.\'cnércr, 1 boru>rer dune espèce de culte qui. par relation, a Dieu seul pour objet, li Rendre un profond hommage, honorer : i le siècle païen ;
Parexag. Aimer éperdument, avec idolâtrie : Adorer
samére. Il Admirer aveuglément: A dorer un a«/eur. u Avoir un goût excessif pour une chose ; Delille a dit du café :
Il est une liqueur aux poètes plus chère. Qui manquait à. Virgile et qu'adorai: Voltaire. Il Courtiser assidûment et servilement : Mes enfants, tant qu'un homme est au ministère, adorez-Ic. (Balz.) n Adorei- le pape, Rendre au pape nouvellement élu le premier hommage public. V. adoration. 1! Arforer /a croix. V. adoration.
— Allus. hist. Adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré, Paroles «[ue saint Kemi adressa à Clovis en le baptisant, après la bataille de Tolbiac. On y fait souvent allusion, ainsi qu'au membre de phrase qui les avait précédées : Courbe la tête, fier Sicambre, dans le sons de : Renonce à tes opinions, à tes sentiments, pour adopter des opinions, des sentiments opposés.
— Prov. et Fio. Adorer le veau d'or, Courtiser, flatter ceux qui n'ont d'autre mérite que leur fortune. (Se dit par allusion au veau d'or que les Israélites adorèrent au pied du mont Sinaï.)
S'adorer, v. pr. S'idolâtrer soi-même : Le fat s adore. Il S'aimer beaucoup l'un l'autre : Vaphnis et Chtoé s adoraient.
— Syn. Adorer, honorer, révérer, vénérer. Adorer exprime un respect, un amour et une reconnaissance sans bornes ; honorer rend une idée plus faible et plus
fénérale ; on révère ce qui a un caracière e sainteté ; vénérer exprime une idée de déférence et renchérit sur honorer. On adore Dieu, on honore les saints, on révère les reliques et les images, on vénère la vieillesse.
ADORÈTE (du gr. adorêtos, non écorché. qui a sa toison) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, du groupe des anomalidés, de couleur grise ou roussà-
tre. Les adorètes, qui ressemblent à de
petits hannetons, habitent l'ancien monde,
surtout dans les régions déserticiuos. Deux espèces se
trouvent dans la Russie méridionale : adoretus comptus et
nigrifrons.
ADORXE (du gr. a priv., et doru, lancée n. m. Genre d'insectes coléoptères phytophages, famille des gaJlérucidés, répandus notamment dans l'Indo-Chine. ADORNER V. a. Même sens que Orner, affistoler. (Vieux.) AdORNO, l'une des grandes familles plébéiennes qui so disputèrent le gouvernement à Gênes, du xiv au xvi« siècle. Elle a fourni plusieurs doges à la république. Les Adorni, tour à tour appuyés sur la France, les ducs do Milan et l'Espagne, luttèrent surtout contre les Fregosi, subirent pendant 165 ans toutes les fortunes, toutes les fluctuations do la guerre civile, et furent définitivement renversés par André Doria, on 1528.
Voici la liste des doges de Gênes de cette famille : Gabriel, doge de 1363 à 1371 ; Astoniotto, qui, à la fin du siv» siècle, fut quatre fois élevé à la dienité de doge et quatre fois renversé. Il délivra le pape Urbain VI assiégé dans le château de Nocera par le roi de Naplcs Charles III, fit une croisade contre les Maures de Tunis, et enfin, pour protéger sa patrie contre l'ambition du duc de Milan, plaça Gênes sous la suzeraineté du roi de France Charles VI (1396); Georges, doge de U13 à. 1415; Rafhaêl. doge de U43 ÙL 1447; Barnabas, doge un mois en 1447; Prospeb,
ADOS — ADOXUS
dof^e et gouverneur do Gènes entre li61 et U78 ; Anto- NiOTTO II, doge deux fois entre 1513 et 1527.
ADOS (dô — rad. dos) n. m. Talus en terre, servant à soustraire les cultures à l'influence des vents du nord et à les exposer plus directement à l'action du soleil.
— Encycl. En particulier, et suivant qu'il s'agit d'agriculture ou d'iiorticulture, les ados diffèrent essentielle ment. Dans le premier cas, l'ados ou labourage en billons s'opère à laide de la charrue, en formant une succession parallèle et continue de terres extraites du sillon, à droite et à gauche do ce dernier. Les terres ainsi remuées sont reprises de
Ados (hortic)'
et rejetées en sens inverse édcr
de leur première mise en place. Ce mode de proc s'emploie de préférence dans les terrains jusqu'alors incultes ou remplis de mauvaises herbes^ afin do les extirper et de les détruire d'une manière complète.
En horticulture, un ados constitue une sorte de laluson pente douce, composé de terres rapportées et adossées soit contre un mur, soit contre une cloison verticale de planches destinée uniquement à maintenir les terres. Les ados se disposent de telle manière que le soleil les frappe du matin au soir ; on en fait du reste usage pour l'obtention des primeurs et des plantes de repiquage.
ADOSSEMENT n. m. Action d'adosser; état de ce qui est adossé : Adossement d'ime échoppe contre une maison.
— Fig. Appui, soutien : La liberté a pour adossemknt l'ensemble des nécessités de la nature et de l'esprit. (Proudh.)
— Anat. Adossement de deiis membranes. Connexion de deux uiombranes qui s'appuient l'une sur l'autre.
ADOSSER (rad. dos) v. a. Appuyer le dos contre quelque chose : AuossKR hh enfant contre' la muraille, il Eu parlant des choses, Placer, appuyer contre : AocssiiR une cabane contre un rocher.
— Art milit. Adosser une troupe, L'appuyer contre un accident de terrain ou contre une autre troupe, etc., pour les besoins de l attaque ou de la défense.
— Numism. et beaux-arts. Mettre deux têtes sur la même ligne, mais en sens opposé.
Adossép ée part. pass. du v. Adosser.
— Banq. Appuyé : La sécurité des billets de banque est ADOSSKK a d'autres garanties. (WolowsUi.)
— Blas. So dit de deux pièces pareilles représentées surl'écu dos à dos, que ce soient des "-■ " '■"'
— Entom. Abdomen adossé, Celui qui, à sa partie inférieure, est joint au corps par un court appendice.
— Numism . Têtes adossées, Têtes mises sur une mémo ligne et en sens inverse, les faces opposées.
S'adosser, v, pr. S'appuyer hdos contre.
— Etre appuyé contre r La ville de Lugano s'adosse à un coteau de vignes. (Chateaub.)
ADOTÈLE n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des
carabidés, renfermant des broscides australiens à corps allongé et subconvexe.
AdOU ou Quaqua (pays de), contrée maritime de la Guinée (Afrique), comprise, sur la Côte d'Ivoire, entre le Baudama et le Sassaridra. C'est un pays dont l'intérieur est peu connu, au delà des hauteurs qui, fort près de la mer, atteignent 100 à 150 m. d'altitude. Au pied de ces hauteurs, de grandes lagunes, séparées de la mer par une étroite fièclie sablonneuse, s'étendent ininterrompues do Grand-Lahou à Fresco. Là, se trouvent des villages peuplés par les Quaqua (ou Avekvom), des factoreries et quelques postes français : Grand-Lahou, Petit-Lahou, Fresco, Sassondra, etc. — Le pays d'Adou fait partie de la colonie française de la Côte d'ïvoire.
Adoua, ville et capitale du royaume de Tigré, en Ethiopie ; environ 3.500 hab. Située par 2.000 m. d'altitude, sur les bords de l'Assam, affluent de droite du Tacazzé, non loin d'Axoum, luncicnne capitale, Adoua avait autrefois une grande importance commerciale qu'elle a perdue au XIX* siècle ; mais elle garde son importance stratégique sur la route de l'Ethiopie intérieure à la côte. L'armée de Ménélik y a écrasé, le 1" mars 1S9G, le corps oxpéditionnairo italien commandé par le général Baratieri.
ADOUBEMENT n. m. Action d'adouber, n Ensemble dos défenses de corps que portait l'homme de guerre au moyen âge et différant beaucoup de l'armure, qui est un composé de pièces de fer ou d'acier battu enclosant le combattant do toute part. V. armure.
— Encycl. Lo principe de Vadoubejnent est dans une tunique de tissu ou de cuir renlorcée par des clous, des petites plaques ou des anneaux de métal, puis dans une chemise de mailles à laquelle s'adjoignent des chausses et des manches de même nature. — Fig. l : un homme d'armes des bandes de Guillaume le Conquérant d'après la tapisserie de Bayeux. La coiffure est un petit casque de fur à nasal qui s'attache sur une aumusse d'étoffe et sur un camail complet de peau habillé d'anneaux de fer. Une broigne armée de même descend jusqu'aux genoux, protège les bras par ses manches et les mains par ses continuations en moufles. Des chausses de toile couvertes d'anneaux d'acier complètent l'armement. Tel fut l'adoubement iusqu'au XH' siècle, époque oii le haubert de mailles prévalut. Mais, jusqu'au milieu du xiv« siècle, on porta des défenses mixtes où la maille, les petites plates d'acier et le cuir bouilli s'unissaient. — Fig. 2 : chevalier des premières années du xiv* siècle. Il porte sous ses armes un gamboison piqué qui apparaît aux genoux, puis une chemise de mailles avec manches et chausses où l'on voit des renforts d'acier qui sont des pièces de plates. La cotte
d'armes de drap de soie recouvre le tout. Telle fut l'armure mixte des premières années du xiV siècle. On portait aussi des défenses de cuir et de peau où étaient
ûiquées des longitudinales de cordes, des attelles de baleine, des tigelles de cuivre, etc. V. armure, armks,
liROIGNE, CASQUE, COTTE, OtC.
ADOUBER (du bas lat. adobare ou de adaptare) v . a. Revêtir d'armes défensives : Adouber un homme d'armes.
— Jeu. Au trictrac, aux échecs, aux dames. Toucher une pièce pour la mettre exactement sur sa case, mais sans avoir intention de la jouer. Lorsqu'un joueur veut toucher une ou plusieurs pièces pour les arranger, il doit dire : J'adoube; faute de cette précaution, son adversaire peut le forcer à jouer celle des pièces qu'il aura touchée.
— Mar. Réparer, mettre en état, en parlant d'un navire. Il On dit mieux radouber.
S'adouber, v. pr. S'ajuster, s'arner, et, particul., se parer des armes et des vêtements de la chevalerie.
ADOUCI (rad. doux) n. m. Première façon donnée aux glaces brutes et au cristal ébauché par la taille, il Sul)stance minérale dont se servent les polisseuses pour effacer les traits que la pierre et le charbon peuvent avoir laissés sur l'ouvrage, li Atelier de l'adouci. Lieu où l'on donne la première façon aux glaces et au cristal
ADOUCIR {rad. doux) v. a. Rendre plus doux ce qu amer, ài-ro, salé : Adoucir l'acide du citron aiec le s
— l^ar anal. : Adoucir le sang, l'âcreté des f e s
— i'ar ext. Rendre moins froid, moins rigoureux L rrr lu p/nic ADOUCIT Ic temps. Il Rcodro moins pén b e a a viii-, iimiiis Idessant pour l'oreille, etc. : Anou r p iiuiti:iiitt"}i. Adoucir soH regard.
— Fig. Rendre moins grossier, apprivoiser Les a s AuoucissKNT les viœurs. Orphée adoucissait les es et l s liuus. Il Apaiser, calmer : Le temps adoucit nos do le s
Il Tempérer, mitiger : Adoucir une expressio Re d e moins dur, plus supportable : L'aumône ne s [fit j as adoucir la misère. Il Concilier une affaire, un d neren 1 / est bon de pacifier et ^'adoucir toujours les choses.
— Arch. Rendre Un ornement moins saillant, moins anguleux ; Adoucir les angles d'une façade.
— Métall. Donner à un métal un certain poli et une sorte d'éclat, au moyen de la poussière de plusieurs substances minérales : On doit à Réaumur l'art (/'adoucir le fer fondu, il Adoucir la fonte, c'est Ajouter à la masse portée au rouge sombre de l'oxyde de fer, en maintenant la température pendant un certain temps.
— Peint, et sculpt. Adoucir les conivu, \it iiilir ■ >• qu'ils ont de trop prononcé, il Adoucir les ti-" ■■. Les rendre moins rudes, plus fins, plus -1' i i ■ m/,//- les teintes d'un tableau, Les fondre de mau - i ■ -jH' I i iransition des ombres aux demi-teintes, et des dcini-(<Mutos aux
— Techn. Enlever les aspérités que présentent les corps, les polir soit avec r«meri, soit avec la prêle, etc. ii Adoucir l'or. Séparer l'or des matières étrangères, afin do le rendre plus propre à être travaillé.
— "Teint. Rendre une couleur moins vive, l'éclaircir. S'adoucir, v. pr. Devenir plus doux et, par ext., moins
rigoureux : Les fruits s'adoucissent en rnih^issant. Le temps s'adoucit à la Saint-Martin, it S'affaiblir, perdre do sa s'onorité. il Se fondre, devenir moins marqué, moins apparent, moins saillant : Les atigles s' \t>ovcissu^t par le frottement. Il En parlant des métaux. Devenir moins dur, plus malléable : Le fer s'adoucit par le feu.
— Fig. Devenir moins rude, moins farouche, se polir : Les /iommt's s'adoucissent par l'instruction, ii En parlant dos personnes, Se calmer, s'apaiser. Et en parlant des cliûses. Diminuer de violence, d'intensité : Les défauts s'adoucissent toujours avec le tetnps et l'absence. (G. Sand.)
— Syn. Adoucir, radoucir. Radoucir so dit des choses trop aigres ou trop dures, ou bien des choses qui, étant douro-^^ (.nf é).'. r|M,,t...fM-v M ,i^i\>u rnnifn<> ù leur état primitiT. 1 ■ ' ' .,i..|.., ■
On
dt-rr .■•■ :\: i. -,,iii... *'i, , ([u. est trop
fort, trop viulciit. Un adoiicil cl- i|iii csr, apn*. sauvage, au prop. et au fig. On mitigé ce qui est trop sévère. On adoucit un chagrin ; on mitigé une peine ; on modère l'élan, l'impétuosité ; on tempère la crainte par l'espérance.
— Anton. Exciter, irriter, surexciter.
ADOUCISSAGE (rad. doux) n. m. Techn. Action, manière d'adoucir les métaux, il Poli qu'on leur donne en les adoucissant. Il Substance en poudre dont on se sert pour adoucir.
— Métall. Opération consistant à soumettre la fonte brute au contact d'oxydes de fer durant plusieurs jours, tout en maintenant la masse au rouge sombre.
— Teint. Manière de rendre une'couleur moins vive par le mélange de substances qui l'éclaircissent.
— Peint. V. adoucissement.
ADOUCISSANT, ANTE adj. Qui adoucit, qui est propro à calmer la douleur ou l'irritation : Les sucres, les farineux, les gelées, le lait, sont adoucissants. (Virey.)
— n. m. : Un adoucissant, pour Un médicament adoucissant.
ADOUCISSEMENT n. m. Action d'adoucir ; état d'uno chose adoucie.
— Par ext. Changement favorable dans la températuro : Adoucissement du femps. il Soulagement, diminution •ir. peine : Certaines douleurs ne peuvent recevoir ^'adoucis- SEMENT. Il Action de rendre moins accentué, moins rude : Adoucissement des traits, de la voix.
— Fig. Conciliation, atténuation, ménagement: Dire la vérité sans adoucissement, il Amélioration ; Apporter un ADOUCISSEMENT au sort dc quelqu'un.
— Arcliit. Liaison ou raccordement d'un corps avec un autre par un chanfrein ou un cavet.
— Méd. Diminution dans le nombre et l'intensité des symptômes d'une maladie.
— Peint. Se dit quand les couleurs sont fondues finement, les formes et les contours moins prononcés, les traits plus délicats, les teintes plus habilement graduéo^^.
— Techn. Aplanissement de la surface des glaces, ii Ku parlant des métaux. V. adoucissage.
ADOUCISSEUR, EUSE (rad. adoucir) n. Ouvrier, ouvrière qui polit les glaces.
ADOUÉ, ÉE (do ô et deux) adj. En T. de chass. Accouplé, apparié : Per^frix adouées.
AdoumA, peuplade du Congo français ou Ouest africain, habitant sur les deux rives de l'Ogôoué, en amont des rapides de Bounji, une série de villages relevant du poste français de LastourvUle. — Un Adouma. Des Adouma.
AdOUR, fleuve de France qui a sa source principale près du col du Tourmalet, canton de Campan (Hautes- Pyrénées), traverse les départements du Gers et des Landes, sépare ce dernier de celui des Basses-Pyrénées pendant 30 kilom. et se jette dans l'océan Atlantique entre Anglet et Le Boucan, après un cours de 335 Iciloni-, ayant arrosé la vallée de Campan, Bagnères-de-Bigorn-, Tarbes, Aire, Saint-Sever, Dax et Bayonne. Ses principaux affluents sortent des Pyrénées ; ce sont :1a Midouze,
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sur la rive droite, les deux Luy, le gave de Pau, la hidouze et la Nive sur la rive gauche.
L'Adour est un vrai torrent qui, dans les crues, rouie j .500 mètres cubes par seconde, alors qu'il en a seulement CO à l'étiage et 30 dans ses maigres ; ses eaux, mais non celles des gaves, sont admirablement utilisées par les riverains pour l'irrigation. Navigable sur 134 kilom., depuis Saint-Sever, l'Adour amène à Bayonne les bois ties Pyrénées et des Landes, les résines et le goudron des Landes, les alcools de l'Armagnac. Malheureusement, il se forme à son embouchure une oarre variable et dangereuse dont un n'a encore que partiellement atténué les cttets. L'Adour no
possède que depuis 1578 son embouch
ravant,il s'est successivement jeté à la mer, en face le Gouf du Cap- Breton, puis à Vieux-Boucau, et il est possible encore aujourd'hui, grâce à une suite d'étangs et de lagunes, de reconnaître 1 ancien lit de l'Adour jusqu'à Vieux-Boucau.
— BiOLiOGK. : Poydenot, Récits sur l'histoire de Bayonnr 'EtuiU' sur les anciennes embouchuns de l'Adour); Dufl'art, les Einhouchnri'S et les Lits anciens de l'Adour avant le XVI* siècle (Bordeaux,
ADOUX {rad. doux) n. m. Chez les teinturiers, sorte de pastel qui, mis dans la cuve, commence à jeter une fleur bleue.
ADOXE n. m. ou ADOXA n. f.
(du gr. a priv., et doxa, gloire), la famille des rubiacées. L'unique espèce {adoxa moschatellina) est une plante printanière à odeur de musc. Elle est antispasmodique, ii On l'appelle vulgairement moscatelle ou herbe au musc.
ADOXUS [xuss — du gr. adoxos, prolétaire) n. m. Genre d'insectes coléoptères phytophages, famille des eumolpidés , habitant l'héraisphère boréal. Une espèce, Yadoxus vitis, cause aux vignes do grands dégâts . Les larves creusent des galeries dans les racini plante. Syn. bromius.
Adoxns.
et font périr la
ADOWLY M. m. M,.|rol. V. ADllol.ÉK.
ADPAO .Ml ADPOWE 11. m. Mosuro usitéo dans Mndo '"111 li's riKiUi.jvs sècliu.s; on l'iSviiliio ordinaironiKnt au 7, -%; , |;''"!-''''"''o. '1 vaut 119.801 grammes; à Bombay,
AD PATRES . mois lat qui .sifrnif. Vas le, ancOlres) loc. ili'.iiri'r '' " '"'■■'■'' *'"'"■"•■ Il '■■'"t'oycr ad patres, Kairo
AD PERPETUAMREIMEMORIAM, premiers mots latins t^Lt^Zl^n!^'"'"! '^""'";'»"'.1<' j"goment rendu par le saint-siège sur . ne doctrim oui lui a élé déférée, et qui Mgnif. : A la „|,i,„„„-,,. élc,-Ml)e du fail, de la chose, (des mots sont passes dans la langue courante.)
ADPHALA,NGINE (du lat. ad, auprùs do, et do phahm- !;"!■■} M. I. 1 liiuaiiyino accessoire.
Adporine. Astron. v. Astoihnk.
ADPROMISSION (du lat. ad, à, ^i promMo, promesse)
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