hab. et au-dessus
Pour la liquidation du droit, toute fraction do mètre carré est comptée pour 1 mètre carré.
Il est accordé à titre d'indemnité aux gendarmes, gardes champêtres et autres agents de la force publique qui ont constaté les contraventions, un quart des amendes payées par les contrevenants (Décret du 18 février 1891.)
L'art. 18 de la loi de finances du 26 juillet 1893 exempte du droit de timbre les affiches manuscrites contenant exclusivement des demandes et offres d'emploi.
En ce qui concerne les affiches sur papier, sous l'empire de la loi du 27 juillet 1870 (art. 6) et du décret du 21 décembre 1872, les timbres mobiles destinés à ces affiches devaient être apposés préalablement à l'impression. La loi du 28 décembre 1895 (art. 9) a autorisé les auteurs dos affiches sur papier à les timbrer eux-mêmes après l'impression, par l'apposition de timbres mobiles créés en e.xécution de l'art. 6 de la loi du 27 juillet 1870, et le décret du 2 janvier 189G dit à ce sujet :
« Les timbres mobiles dont il est fait emploi dans les conditions spécifiées par l'art. 9 de la loi du 28 décembre 1895 sont collés, avant l'affichage, aux risques et périls de l'auteur de l'affiche, et oblitérés soit par l'inscription, en travers du timbre, de la date de l'oblitération et de la signature de l'auteur de l'affiche, soit par l'apposition, en travers du timbre, d'une griffe à l'encre grasse faisant connaître le nom de l'auteur de l'affiche ou la raison sociale de sa maison de commerce, ainsi que la date de l'oblitération. Il Les affiches sans indication d'adresse {par exemple. Dictionnaire Larousse) peuvent être exposées sans timbre à l'intérieur comme à l'extérieur des magasins où se vend le produit annoncé; si, au contraire, l'affiche porte en outre l'adresse {Dictionnaire Larousse, 17, rue Alo7itparnasse), elle no peut être affichée sans timbre qu'à l'intérieur.
Les contraventions aux dispositions fiscales relatives au droit de timbre sont punies d'une amende de 100 à 500 fr. et des peines i^ortées à l'art. 464 du C. pén. Cette amende frappe solidairement l'afficheur et celui qui a ordonné l'aftichage.
— Affiches illustrées. L'affiche illustrée, qui fut probablement ignorée de l'antiquité, apparaît cncz nous au XVII» siècle. Il nous reste de cette époque des affiches de théâtre, et surtout des affiches de racoleurs. Les affiches de modes suivirent bientôt. Les gravures de o thèses », souvent très belles et signées de noms célèbres, peuvent passer à la rigueur pour une variété de l'affiche. Les affiches do foires, dont on peut voir un spécimen dans une estampe de Cochin le fils {le Chanteur de cantiques), nous offrent une variété nouvelle. Désormais, l'affiche a sa place dans l'histoire artistique : témoin l'Afficheur de Bouchardon et le Colleur de J. do Boissieu. Parfois, l'affiche illustrée se colorie grossièrement, comme celle de la Bonne bierre de Mars, qui date du Directoire. Mais, en général, elle est d'un seul ton, et en noir.
C'est sous cette forme encore qu'elle apparaît dans la première moitié du xix* siècle. L'invention de la lithographie multiplie les affiches, et les artistes qui les signent comptent parmi les plus éminents. Entre 1820 et 18.10. l'affiche illustrée constitue en quelque sorte un chapitre
Populaire de l'art romantique, et une page curieuse de histoire des mœurs : Raffet. GrandviUe, C. Nanteuil, Gavarni,J.Gigoux, H.Vernet, Bertall,Daumier, sont alors los maîtres de l'affiche littéraire, théâtrale, satirique ou commerciale.
Un perfectionnement restait à trouver : la couleur. Vers 1866, Jules Chéret essayait les affiches en plusieurs tons. Dès lors, la chromolithographie murale était trouvée, et, depuis, l'aspect de la rue moderne s'est transformé. L'affiche illustrée est devenue un art, qui a ses inventeurs, ses spécialistes, ses raffinés et ses collectionneurs. Elle a reflété, dans ces vingt dernières années, tous les mouvements généraux de l'art ; elle a été réaliste, impressionniste, symboliste, etc. Les artistes principaux en France, outre Jules Chéret, sont Boutet do Alonvel, Forain, Grasset, Guillaume, Ibels, Rivière, Steinlen, Toulouse-Lautrec, "Willette, Mucha, etc. Elle a fait figure distinguée soit aux grandes Expositions (1889). soit aux expositions particulières (exposition Chéret, 1S89, Bodinière, 1892, Centenaire de la lithographie, 1894, etc.). Elle a sa bibliographie : les Affiches illustrées, par E. Maiudron (1886 et 1896}, les Maîtres de l'affiche (1896), etc.
Hors de France, les artistes do l'affiche no sont pas moins nombreux. La liste en serait trop longue ici. Nous mentionnerons : Sattler, en Allemagne; Aug, Donuay, Rossenfossc, etc., on Belgique; Dudley-Hardy, Aubrey-
Beard.sloy. Waltor Crâne, Anoing Bell, Mackinstosh, otc, on Angleterre; Bradioy, Will-Caroueville, Edw. Penfiold, Louis Khead, etc., on Amérique. On trouvera une énumération j.lus complète dans thc Modem Poster (New-'Vork. 1895), et dans les Affiches étrangères illustrées (Paris, 1896). Affiches (PF.TiTKS-). publication périodique paraissant à Paris, dans la(|uelle on insère des annonces, offroH mt demandes, do la part do particuliers ou do compagnies industrielles. Los Petites-Affiche» passent pour la plu* ancienne publication périodique de Franco. Elles ont fusionné avec lo Journal judiciaire et lo Journal général d affiches, et i»araissent sous co dernier titre.
AFFICHEBtENT n, m. Action d'afficher: résultat do cette action: L'AhhtciiEMHîiT des jugements, des actes de l'état civil, etc. Il On dit aussi, et mieux, afpichace.
AFFICHER flat. affigere, fixer) v. a. Mettre, poser, appliqucr dos affiches, des placards : Affichkr un airèté, une vente de biens.
— Fig. Affecter, se fairo gloire, étaler avec ostentation, en bravant l'opinion publique : Afficher un grand luxe. Afficher de ne croire à rien.
— Afficher une femme, Rendre publique sa liaison avec elle, la compromettre.
— En T. de cordonn. Couper les extrémités du cuir do
I empeigne trop longue, quand la chaussure en fabrication est sur la forme, il On dit aussi, et de préférence, monter l'empeigne.
S'afficher, v. pr. Etre affiché : Bien ne peut s'afficher sans timbre. (Boiste.)
— Fig. Se faire passer pour : Une femme gui s'affichr pour savante se fait un grand tort, n S'étaler, se montrer avec exagération, ii S'exj)oser aux discours du public, braver les convenances : in homme sensé ne s'affichk point.
— Syn. Afficher, affecter, se piquer. V. affkcter.
AFFICHEUR n. m. Celui dont la profession est d'afficher, d'appliquer des affiches contre les murs ; Les afficheurs travaillent beaucoup au moment des élections.
— Fig. Afficheur de femmes, Hommo qui se plait à compromettre les femmes.
AFFICHIER n . ra. Compositeur d'affiches, principalement dans les imprimeries où se font les affiches de théâtre.
AFFICHURE n. f. Garniture de clous et d'appliques do métal qui ornaient les selles de luxe, aux xv« elxvi» siècles. (L'inventaire du trousseau de Marie de Bourgogne [Mis] signale une selle à afficheures dorées d'or fin.)
AFFIDATION [si— du lat. ad, à, et fidere, se fier) n. f. Prestation de foi à un seigneur pour se mettre sous sa sauvegarde ot protection, sans devenir son vassal. Cet usage n'existait guère qu'en Alsace.
AFFIDAVIT [vif) n. m. Mot latin qui signifie II affirma, et qu'on emploie en Angleterre et aux Etats-Unis pour désigner la déclaration affirmée sous serment devant un magistrat ou une autorité quelconque, par exemple par un porteur étranger de valeurs soumises à l'income-tax et qui veut s'affranchir de la retenue sur les coupons, laquelle incombe aux seuls contribuables anglais. (L'a/'/îrfatir fut aussi employé par lltalie en 1866 comme conséquence du cours forcé du papier-monnaie : pour être payé, en France, en espèces métallitjues, le porteur devait déclarer que les titres ou coupons n appartenaient pas àdes sujets italiens)
II PI. invar. : Des affidavit.
AFFIDÉ, ÉE (du lat. ad, à, ©t fidere, se fier) adj. A qui on se fie. en qui on met sa confiance : Cn ami affidé. Des valets affidés.
— Substantiv. Agent secret et dévoué ; intrigant, espion : Zes AFFIDÉS du comte de Saint-Paul l'informèrent des mauvaises dispositions du duc de Bourgogne. (Anquet.)
— Féod. Quasi-vassal auquel un seigneur, en échange de sa foi, prêtait aide et assistance.
Les Affiaés, n. m. pi. Titre que prenaient les académiciens de Pavie.
AFFIDENT, ENTE n. Confident, familier d'une personne.
AFFIER (du lat. ad. à. et fidere, se fier. — Il prend deux i de suite aux deux prem. pers. plur. de l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. : iVoiM affilons. Que vous affilez) v- a. Planter ou provigner des arbres de bouture : Ce jardin est à moi ; je l'ai planté moi-même, AFFiÉ, (iccou/'**^. (P.-L.Cour.)
AFFIÉS n. m. pi. Nom donné anciennement aux parents et amis qui assistaient aux fiançailles. — L'n affiê.
AffieuX, comm. de la Corrèze, arr. et à 28 kilom. de Tulle; 1.060 hab.
AFFILAGE n. m. Action d'affiler un outil, an instrument tranchant : L'affilage a pour but d'ôter le morfil.
— Encycl. L'opération de l'affilage s'oblienton appuyant successivement les deux faces de l'outil sur une meule en bois tournant rapidement et revêtue de cuir sur sa périphérie. Une couche d'émeri humecté d'huile recouvre !o cuir. La bavure ou morfil qui se produit sur le tranchant, par suite du frottement de l'outil sur la meule, s'enlève ensuite à l'aide d'une pierre à huUe très douce.
AFFILE n. m. Nouet de toile plein do graisse, qu'on emploie pour affiler certains outils do fer.
AFFILÉ, ÉE adj. Aiguisé : Couteau affilé. Lame bien affilée. !I Fig. Avoir la langue bien affilée, Bavarder beaucoup; aimer à médire.
AFFILÉE (rad. fil) a. f. Suite, continuité. [S'empl. surtout dans la loc. adv. D'affilée, c'est-à-dire De suite, sans s'arrêter, sans discontinuer] : L'alouette chante une heure d'affilée sans s'iTiterrompre d'une demi-seconde. (Mich.)
AFFILEMENT n. m. Action d'affiler, d'aiguiser; résultat de cette action : L'affilement d'un rasoir.
AFFILER (rad. fil) v. a. Aiguiser un instrument, lui donner le fil : La pierre du Levant sert aux couteliers pour AFFILER les lancettes. (Lenorm.)
— Fig. Affiler le poig/iard de ta calomnie. Affiler un mot, un geste, une parole, etc., Leur donner un sens mordant, perfide; les envenimer.
— Fara. Affiler le caquet à quelqu'un. Le rendre piquant.
— .\gric. Affiler les blés. Se dit de la gelée qui rend les fanes du blé aussi petites et aussi pointues que des fils.
Il Affiler des arbres. Les planter à la file les uns des autres. Ifs aligner.
— Teohu. >lettre, passer le lingot d'or ou d'argent dans la filière.
AFFILERIE — AFFIiMTË
S'affiler, v. pr. Etre affilé : Les couteaux et autres instntmcnls grossiei's s'affilent à sec. (Lenorm.)
AFFILERIE n. f. Lieu, usine où l'on affile les outils.
AFFILEUR n. m. Celui qui fait le métier d'affiler les outils.
AFFILIATION (.il — du lat. fiUas, fils) n. f. Sorte d'adoption en usage chez les anciens Gaulois.
— Par ext. Action d'associer ou d'être associé à une compagnie, à une corporation, à une communauté, etc. : Affiliation à une société savante, à un club, n Se prend quelquefpis pour ia société môme à laquelle on est affilié : ^Se lier par des promesses à une affiliation. (G. Sand.)
Il Rapport qui existe entre deux compagnies ou sociétés affiliées : Jl y avait affiliation enti-e le club des Jacobins de Paris et les clubs de province.
— Société, association secrète : Il y eut de nombreuses affiliations durant la période révolutionnaire qui a clos te XYiii*" siècle.
— Procédure ou ensemble des cérémonies que suivent les assemblées secrètes ou politiques avant d'accepter un membre nouveau.
— Syn. Affiliation, initiation, h' affiliât ion est l'acte ^lar lequel une société admet un membre nouveau. L'iHÏfia/îon est l'enseignement par lequel on dévoile méthodiquement à uià affilié les secrets de l'association.
AFFILIÉ, ÉE n. et adj. Personne affiliée : Les sociétés secrètes ont des affiliés Jusque dans les campagnes. (Littré.)
— Anton. Intrus, profane.
AFFILIER V. a. (du lat. ad, à, et filius, fils. — Il prend deux i de suite aux deux prem. pers. plur. de limparf. de l'indicatif et du prés, du subj. : Nous affiliions. Que i^ous affiliiez). Associer à une corporation, à une société et surtout à une société politique, publique ou secrète : Affilier plusieurs sociétés à une société centrale.
S'affilier, v. pr. S'associer à, avec : S'affilier à une académie, à une congrégation.
AFFILOIR n. m. Pierre schisteuse ou instrument d'acier dont on se sert
f) o u r aiguiser ' es instruments tranchants, ii Cuir sur lequel on promène le rasoir avant de
Affllo;
'ir. Il Morceau d'acier cylindrique sur lequel les bouchers, les charcutiers, les cuisiniers, aflTûtent leurs couteaux. (On dit aussi fusil), n Pince avec laquelle le parcheminier tient le fertranchant qui lui sert à raturer le parchemin,c'est-à dire à raclerle dessus des peaux. V. affilage.
AFFILOIRES n. f. pi. Pierres à aiguiser fixées dans du bois sur lesquelles les menuisiers anùtent les lames de leurs ciseaux et de leurs rabots. — Une affiloire.
AFFIN, INE (du lat. ad. auprès, et finis, limite) adj. Semblable, conforme : P et B sont deux lettres affines. Il Allié : Les parents alliés ne S07it pas affins des parents de l'autre époux. (Passerai.)
— n. m. Parent, proche, allié : Par le droit civil, il y a certaines prohibitions de mariage entre les affins. (Bouteiliier.) 11 Dans ce sens, s'emploie le plus souvent au pluriel.
AFFINAGE n. m. Purification des métaux, opération qui consiste à les isoler des matières étrangères qui s'y trouvent mêlées : Z,'affinage de l'or, du cuivre, de la fonte. II Se disait autrefois de la purification du salpêtre, du sucre, etc. (Aujourd'hui, on dit raffinage.)
— Agric. Opération qui a pour but de rendre la terre meuble, de la diviser, pour qu'elle soit plus accessible aux influences extérieures.
— Manuf. La dernière tonte qu'on donne aux draps. Il Action de passer le lin ou le chanvre par une sorte de
peigne très délié, Vaffinoir. Action d'adoucir et d'aiguiser les aiguilles en les passant sur une pierre.
— Reliure. Action de coller des bandelettes de papier sur le côté du carton destiné à être passé dans le mors du livre à relier.
— Verr. Opération ayant pour but de faire disparaître les bulles d'air contenues dans le verre.
— Encycl. L'affinage constitue une opération ayant pour but d'amener un métal quelconque à l'état d'absolue pureté. (V. aux articles acikr, cuivrk, fontk, etc., la description des procédés de purification de ces corps.) Nous ne nous occuperons ici que de l'affinage de l'or et de l'argent.
Pour séparer l'or et l'argent des alliages dans lesquels ils se trouvent, on peut employer soit l'acide nitrique, soit l'acide sulfurique.
L'affinage à l'acide nitrique repose sur la propriété que possède cet acide de dissoudre l'argent sans attaquer l'or. Lorsque la dissolution est complète, il reste à ramener l'argent à l'état métallique. On commence par étendre d'eau distillée la dissolution nitrique, puis on précipite l'argent au moyen de lames de cuivre. On lave le précipité argentique avec de l'eau distillée bouillante, ce qui enlève tout le nitrate de cuivre, puis on le foule dans des tubes en fonte au moyen de la presse hydraulique ; ensuite, on fond les culots avec un peu de borax et de nitre.
L'affinage au moyen de l'acide nitrique, aujourd'hui abandonné, ne donnait pas des résultats absolument irréprochables, et l'or obtenu renfermait des traces d'argent, comme ce dernier métad contenait, lui aussi, quelque peu d'or.
Le procédé dans lequel on substitue l'emploi de l'acide sulfurique à celui de l'acide nitrique est dû à Darcet neveu, et permet d'enlever l'or à un millième près. Il repose sur ces deux faits : 1*» l'acide sulfurique concentré et chaud dissout l'argent et le cuivre à l'état de sulfates solubles, sans attaquer l'or; 2<* le sulfate d'argent est réduit par le cuivre à l'état d'argent métallique. On commence donc à traiter l'alliage par l'acide sulfurique à 6G<* et bouillant ; puis on décanto la liqueur, et on la traite pour argent à 1 aide de lames de cuivre. On recueille ensuite les boues demeurées dans la chaudière et qui contiennent l'or mélangé à un peu de cuivre et d'argent. On les traite de nouveau à l'acide sulfurique et on opère ainsi à deux ou trois reprises différentes, en décantant chaque fois la solution et la traitant pour argent. En fin de compte, l'or inattaqué reste seul au fond de la chaudière, on lave alors ces boues et on les fond au creuset; on obtient ainsi les lingots d'or pur dont le titre varie entre 0,998 et 0,999.
L'affinage des matières d'or et d'argent constitue une
industrie classée parmi celles qui, étant insalubres, sont soumises à une réglementation particulière.
Dans le cas qui nous occupe, il convient de prendre de grandes précautions pour éviter les dégagements extérieurs d'acide sulfureux chargé de vapeurs d'acide sulfurique.
Le système imaginé par Darcet pour obtenir ce résultat consiste à faire passer ces vapeurs dans de gros tubes de plomb refroidis par une eau courante, et à les conduire dans des réservoirs en plomb, où l'acide sulfurique en vapeurs, arrivant sur une nappe d'eau froide, se condense et acidulé cette eau, dans des proportions assez grandes pour qu'elle puisse être employée à la fabrication du sulfate de cuivre. L'acide sulfurique, dans le système de Darcet. est fixé sur de l'hydrate de chaux. Le dégagement de vapeurs acides est nul, ou excessivement faible. Le tirage de la cheminée est, dans cette industrie, d'une importance exceptionnelle ; c'est de son plus ou moins d'activité que dépend l'assainissement de l'atelier.
AFFINEMENT n. m. Action d'affiner : Z'affinemf.nt de l'or, du fer.
— Fiç. Développement physiologique ou intellectuel perfectionné, subtil même : Raffinement des esprits.
AFFINER (rad. fin) v. a. Rendre une subtance plus pure, la débarrasser des matières étrangères qui y sont mêlées : Affiner de l'argent, de l'étain.
— Fig. Perfectionner, rendre plus fin, plus subtil ; L'amour affine les facultés délicates. (Michelet.)
— Tromper par artifice, duper. (Vieux.)
~ Techn. Affiner la terre, L'ameublir pour la rendre plus accessible à l'eau, à l'influence de l'air et de la lumière. Il Affiner des clous, des épingles, En aiguiser la pointe. 11 Affiner du lin, du chanvre, Le rendre plus menu, plus délié, plus doux au toucher, ii Affiner le ciment, Le pulvériser, le réduire en poudre impalpable, n Affiner le verre. Enlever les défauts, les bulles qui restent après la fusion. Il Affiner le fromage, Le rendre plus fin, plus relevé, en le laissant séjourner quelque temps à la cave, il Affiner du carton, Y coller des feuilles de papier ou de parchemin pour lui donner de la fermeté, ii Affiner du sucre. V. raffiner.
— V. n. Mar. S'éclaircir, devenir plus beau : Le temps affine. Il On dit mieux : Le temps s'affine.
S'affiner, v. pr. Etre affiné : L'or et l'argent ne s'affinent ;)/«s à la coupelle, il Prendre un goût plus fin : Le vin s'affine à la cave, il Devenir pointu, s'allonger : Museau, visage qui s'affine.
— Fig. Devenir plus fin, plus subtil : L'esprit s'affine par la com^ersation. \\ Se civiliser, se polir : L'homme s'aF- FINE par l'éducation.
AFFINERIE n. f. Lieu où l'on affine les métaux : Porter des métaux à Raffinerie, ii Se dit quelquefois pour Affinage : Le fer perd au moins un quart de sa masse par le travail de Taffinerie. (Se disait du fer affiné et mis en rouleaux pour faire divers ouvrages : Acheter un mi/lier rf'AFFiNERiE-} 11 Petite forge où l'on tire le fer en fil d'archal.
AFFINEUR, EUSE n. Ouvrier, ouvrière qui, dans les manufactures de lainage, est employé à l'affinage, il Ouvrier, ouvrière qui affine le chanvVe, c'est-à-dire qui lo passe dans un peigne de fer à dents lines.
— n. m. Celui qui affine les métaux.
— Affineur des monnaies, Dans les hôtels des monnaies, employé qui affine l'or et l'argent.
— n. f. Ouvrière en dentelle.
— Fig. Enjôleuse qui emploie toutes les ruses pour arriver à ses fins.
AFFINITÉ (lat. affinitas, même sens) n. f. Alliance que le mariage établit entre un époux et les parents de sou conjoint.
— Par ext. Conformité, ressemblance, surtout en parlant du physique : Le chat a de /"affinité arec le tigre.
— Fig. llessemblance ou analogie, liaison ou rapport entre les personnes ou les choses par suite d'une certaine conformité de caractère, de goût, etc. : Jl y a entre les gens frappés par le malheur une affinité magnétique. (A. de Gondrec.) Il y a de Taffinité entre la poésie, la musique et la peinture.
- Chim. Force attractive qui anime les molécules de différente nature, et qui détermine leur combinaison : Chaque élément a ses affinités particulières. (Chaptal.) Il Par compar. et dans un sens moral. Attraction, tendance : Certaines affinités morales sont plus puissantes que toute affinité chimique.
— Gramm. Affinité des lettres. Propriété qu'ont certaines lettres de pouvoir être prises les unes pour les autres, soit dans la langue même à laquelle elles appartiennent, soit dans le passage d'un mot de cette langue en un autre idiome. Ainsi ô a de l'affini'-é avec p : abeille vient du lat. a^icula.
— Linguist. Affinité des langues. Lien, communauté qui existe entre diverses langues appartenant à une mémo famille : ^'affinité du français, de l'allemand et du i-usse est évidente pour le savant. (Renan.)
— Mus. Affinité des tons. Rapport qu'ils ont entre eux: Le ton d'iit a de /'affinité avec les tons de sol et de fa, ses adjoints, ou de la rnineur, son relatif. (Littré.)
— Encycl. Biol. Le mot affinité a été pris en deux acceptions distinctes et presque opposées : l" avec lo sens étymologique de parenté, alliance ou ressemblance {affinité naturelle, affinité de soi pour soi); 2" avec le sens de aptitude à une union {affinité sexuelle) : ce dernier sens est celui que les chimistes entendent habituellement, et il implique une dissemblance entre les corps qui vont se combiner chimiquement ou sexuellement.
— Affinité naturelle. On désigne par ce terme les rapports de parenté ou ressemblance existant entre deux êtres ou deux groupes d'êtres. L'affinité est donc le fondement dos classifications : elle se mesure par le nombre des caractères communs et l'importance de ces caractères, suivant les règles posées pour la première fois par Jussieu.
— Affinité de soi pour soi. Il a été constaté que chez les monstres par soudure, l'union se fait toujours entre parties homologues ou semblables ; les deux êtres constituant un monstre double seront soudés dos à dos, flanc à flanc, tète à tête, etc., et jamais dos à ventre, tête à flanc, etc. ; une main double sera formée de deux mains soudées pouce à pouce ou auriculaire à auriculaire; cette loi, énoncée par Etienne Geoffroy Saint-Hilaire et confirmée par son fils Isidore Geoffroy, est dite loi de l'affinité de soi pour soi.
— Affinité sexué lie. Les cellules sexuelles, pour se fécon-
der, doivent remplir certaines conditions intrinsèques {maturité, fécondabilité) et, de plus, elles doivent être associées en couples convenables ; les ovules d'un plant do réséda no peuvent être fécondés que par le pollen d un autre individu. Il y a donc une adaptation nécessaire des cellules sexuelles, c'est ce qu'on appelle affinité sexuelle; cette affinité entraîne diverses actions réciproques : attraction mutuelle des cellules sexuelles, déformation préliminaire, pénétration, fusion. Certains auteurs ont restreint le sens de l'expression à la désignation des phénomènes d'attraction.
L'affinité sexuelle dépend visiblement du degré de parenté existant entre les cellules sexuelles, mais cela d'une façon variable avec les espèces : elles ne doivent pas venir d'animaux très différents ; cependant il y a parfois affinité sexuelle entre les produits de deux êtres d'espèce voisine (cheval et âne ; divers varechs). [V. hybridation.] Le plus souvent, les cellules sexuelles proviennent d'individus distincts appartenant à la même espèce ; enfin, les cellules peuvent être sœurs et provenir d'un même individu : l'affinité est alors très exceptionnelle. (V. autofécondation.) On peut dire que l'affinité existe en général entre éléments sexuels modérément différents; et qu'elle domine quand ia ressemblance est trop ou trop peu marquée.
— BiBLioGR. :O.Hertwig, la Cellule et les Tissus; Herb. Spencer, J^rincipes de biolotjie ; Y. Delage, l'Hérédité.
— Chim. En introduisant le mot affinité dans le langage chimique, Boërhaave entendait exprimer, non pas les rapports de similitude des divers corps, mais bien leur faculté de combinaison. Geffroy l'aîné précisa les idées de Boërhaave et publia, en 1718 , la première table d'affinités «ious lo titre : Table des rapports observés entre les divei'ses substances ; on y trouve les corps rangés en seize séries linéaires, ouïe premier terme de chaque colonne est considéré comme ayant plus d'affinité pour le second que pour le troisième, plus pour ce dernier que pour le quatrième, et ainsi de suite. Mais ces tables de Geffroy présentaient lo grave défaut de ne tenir aucun compte des circonstances dans lesquelles se trouvent placés les corps réagissants ; acceptées pourtant par tous les chimistes de l'époque, elles furent perfectionnées par Bergmanu. Depuis lors, l'affinité a été l'objet des préoccupations de tous les savants, mais est restée, jusqu'à la fin de ce siècle, une notion tout à fait confuse :
Alors que Newton voit simplement dans l'affinité un cas particulier de l'attraction universelle, pour BerthoUet, les forces do cohésion et d'expansion, et aussi les quantités pondérables en présence, jouent dans les phénomènes chimiques un rôle prédominant. Enfin, quand Davy eut décomposé les alcalis par la pile, l'affinité fut envisagée par les plus habiles chimistes, et surtout parBerzélius, comme le résultat des attractions et des répulsions électriques. .
En réalité, aujourd'hui encore, nous ignorons complètement la nature de cette force qui intervient si souvent dans les combinaisons chimiques, mais nous pouvons au moins l'étudier dans certaines de ses manifestations qui sont susceptibles de mesure : tels sont principalement les phénomènes thermiques qui accompagnent toute réaction chimique. (V. thermochimie.) Sur ce point, nous n*» pouvons mieux faire que citer Verdet : n Ces forcer mystérieuses, dit-il en parlant des affinités, qui semblaient échapper à toute mesure précise, rentrent dans l'empire de la mécanique générale, et deviennent accessibles aux évaluations numériques. Sans doute, on ne peut mesurer leur grandeur propre, c'est-à-dire déterminer les accélérations qu'elles communiquent en un temps donné aux atomes qu'elles sollicitent ; mais leur travail, dans la formation ou la destruction d'une combinaison quelconque, peut s'apprécier aujourd'hui avec la même certitude et la mémo précision que le travail d'une chute d'eau. Soient par exemple 1 gramme d'hydrogène et 8 grammes d'oxygène à une température "déterminée ; unissons-les par'l'action d'une des causes qui ont la faculté de provoquer la combinaison des deux gaz, et ramenons à la température primitive les 9 grammes de vapeur d'eau ainsi formés ; la quantité totale de chaleur qui aura été cédée aux corps extérieurs pendant la suite de ces transformations, multipliée par l'équivalent mécanique de la chaleur, sera l'expression exacte du travail des afhnités, pourvu, toutefois, que le phénomène de la combinaison n'ait été accompagné d'aucun développement de travail extérieur, d'aucune communication de force vive à des corps étrangers, d'aucune création de force vive dans les corps eux-mêmes qui prennent part à l'action chimique. »
C'est en suivant ces idées que Berthelot, après avoir défini l'affinité comme la résultante des actions qui tiennent unis les éléments des corps composés, pose le principe suivant qui fournit la mesure des affinités chimiques : la quantité de la chaleur dégagée dans une réaction quelconque mesure la somme des travaux chimiques et physiques accomplis dans cette réaction.
— Dr. Vaffinité ou alliance est le lien qui existe entre un époux et les parents de l'autre ; elle constitue une parenté civile, et peut produire des effets semblables à ceux de la parenté naturelle. Nous disons peuï produire, parce que, dans certains cas, ces effets ne se produisent point : c'est ainsi que l'alliance ne confère pas, comme la parenté, un droit de succession. Ainsi, le code civil (art. 161-164) interdit le mariage entre tous les ascendants et descendants et les alliés dans la même ligne, entre les frères et sœurs et les alliés au même degré, sauf les dispenses qu'il est loisible au chef de l'Etat d'accorder pour des causes graves ; aux alliés collatéraux, c'est-à-dire aux beaux-frères et belles-sœurs. Les gendres et les bellesfilles doivent des aliments à leurs beau-père et bellemère dans le besoin (C. civ., art. 206).
En matière civile, nul ne peut être assigné comme témoin s'il est allié en ligne directe de l'une des parties (C. proc. civ., art. 263). En matière criminelle, les dépositions des alliés de l'accusé ne peuvent pas plus être reçues à titre de témoignages que celles do parents au même degré; elles ne sont accueillies qu'à titre de renseignements.
Les notaires ne peuvent recevoir des actes dans lesquels leurs alliés en ligne directe à tous les degrés et en ligne collatérale, jusqu'à celui d'oncle ou de neveu inclusivement, seraient parties, ou qui contiendraient quelque disposition en leur faveur (Loi du 25 ventôse an XÏ, art. 8).
Un huissier ne peut instrumenter pour ses alliés en ligne directe à l'infini, et en ligne collatérale jusqu'au de- ;:ré de cousin issu de germain inclusivement.
Dans les communes do soi hab. ot au-dossns, les ascendants et !os descondanls, les frères ot les alliés au m^nlo dt'{>r6 no pouvant Atro on mftnio temps membres du m6mo conseil municipal (Loi du 5 avril 188-1, art. 35).
— Dr. (H-ck's. Le droit ccclésiastimio donne au mot afiinité un sens plus étendu que lo droit civil. Il fait résulter laflinitô non seulement du mariage, mais encore d'un commerce charnel illicite. Dans la lif^ne directe, l'aflinitô ainsi comprise rend le mariago religieux nul à tous les degrés. Dans la ligne collatérale, elle lo rond nul jusqu'au quatrit'-me degré, si elle résulte du mariage, otjusiiuau doiixit'ino, si elle résulte do la fornication.
li'Kgliso rrcuntiait on outre une affinité spirituelle résultant dtî l'administration du baptômo. Cette aftinité ne permet pas qu'il y ait mariage entre lo parrain et sa tilloulo, entre la marraine et son tilleul, entre lo parrain et la mère de reniant, i;ntro la marraine ot le père do l'enfant, entre la personne qui a conféré lo baptémo et l'enfant ou ses paronts
— ïSyn. Atfinité, alliance, connexion, connexité, liaison, union. La liaison exprime la manière dont les choses sont jointes. L'alliance marque un rapport entre des choses opposées, disparates. L'union est uno liaison intime, comme celle ao doux époux. L'affinité est uno liaison naluroHo, osscntiollo. La connexion énonce uno liaison etfective dans les choses. La connexité dénote un simple rapport : Il y a une connexité entre la morale et le droit.
— Anton. Antagonisme, antipathie, répulsion. Affinités électives (lus), roman do Gœthe, publié on
1809. Doux époux, Edouard ot Charlotte, qui appellent à partager le bonlieur do leur intimité un ami, le capitaine ; une nièce, Ottilio; doux amours illégitimes, qui naissent ot se développent parallèlement, à l'insu d abord, puis avec la tolérance do chaque conscience : l'amour du capitaine et de Charlotte plus grave, plus soumis à la raison, l'amour d'Edouard et d'Ottilie plus passionné, qui ne connaît pas de mesure, qui no veut pas do limites, et qui suit sa ponte avec uno enrayante sincérité; pour dénouemont, la mort d'Ottilio et d'Edouard, c'est-à-dire la destinée tragique au bout de la passion coupable; tel est le sujet du livre, dont lo titre s'explique par uno comparaison entre les passions du cœur et les affinités chimiques.
On trouve dans ce roman , dont Gœthe disait que chaque ligne était un moment de sa vie, une grande richesse d'analyses psychologiques, des réflexions originales, des pensées ingénieuses ou profondes, des descriptions de la nature distribuées avec sobriété, et dont le dessin très correct montre le naturaliste dans l'écrivain; enfin, ce don do comprendre la réalité, qui caractérise essentiellement le génie de Gtetho.
AFFINOIR (rad. fin) n. m. Instrument en forme de peigne ot à dents de fer, au travers duquel on fait passer le lin ot le chanvre pour les affiner. V. peigne, teillage.
AFFION ou AFFXUM {om' — do l'arabe affioûn; lat. opium, çr. opion) n. m. Suc laiteux qui coule des incisions faites aux capsules de pavot ot se dessèche sous forme de larmes. C'est une substance de choix, très estimée de^ amateurs d'opium en Orient, et réservée aux familles riches. "V. opium.
AFFIQUAGE n. m. Opération qui consiste à passer l'extrémité de pattes de homard de diverses grosseurs dans tous les jours des broderies en point d'AIençon, pour les faire ressortir.
— Encycl. Cette opération se fait après le blanchissage de la dentelle; elle pare, elle dégage la broderie que l'eau a légèrement froncée. Les pattes do homard ne sont employées que pour lo point u'Alençon ; pour les autres broderies, on so sert d'instruments d'ivoire.
AFFIQUERv. a. Pratiquer l'opération do l'affiquage.
AFFIQUET (ké— du cclt. ficha, ce qui s'attache) n. m. Petit instrument de bois tourné portant les aiguilles â tricoter et que les femmes suspendaient autrefois à leur ceinture : Les AFFiQt'ETs étaient encore en usage au xvin" siècle. Il Se disait aussi de toutes les menues parures des femmes, notamment des coiffures, mais, dès le xvii" siècle, le mot était pris en mauvaise part, it'affiquet on a fait par corruption affatiau,
AFFIRMANT, ANTE adj. Qui affirme, qui renferme une affirmation : Proposition afkirmanti:.
— Substantiv. Celui, celle qui affirmn : Les affirmants. AFFIRMATIF, IVE (du lat. ad, à, et fii-mus, ferme} adj.
Qui affirme, qui soutient une chose comme vraie : Homme AFKiKMATiF. Béponse affirmative. Il Tranchant, décisif : Ton AFFIRMATIF. Un esprit aimable est celui gui 7i'est AFFIRMATIF que dans la mesure strictement nécessaiî'e. (M""" d'Agout.) I! Par quoi on affirme une chose : Jugement AFFIRMATIF. (Dans ce dernier sens, il s'oppose à négatif.)
— Algèb. Quantité affirmative, Expression synonyme de quantité positive ou de quantité affectée du signe +.
— Gramm. Mode affirmatif, Mode indicatif, parce qu'il exprime l'existence, l'état ou l'action d'une manière absolue, et qu'il affiiTne qu'une chose est, a été ou sera.
— Log. Proposition affirmative, Proposition exprimée sans négation.
— n. m. : A'affirmatif. Lo mode indicatif.
— .\NroN. Négatif, dubitatif.
AFFIRMATIFS n. m. pi. Nom donné par l'inquisition aux béret Kiues qui soutenaient hardiment leurs erreurs pendant l'iuterrogatoire.
'AFFIRMATION {si) n. f. Action d'affirmer, de soutenir comme vrai; assurance positive d'un fait : Affirmation précise, formelle, /.'affirmation est le premier acte de la pensée. (V. Cousin.)
— Dr. Affirmation légale, Déclaration d'un fait ou d'un acte sous la foi du serment.
— Gramm. Expression affirmative : Deux négations valent une affirmation.
— Pliil. Acte par lequel l'esprit prononce qu'une chose existe : /-'affirmation est un jugement qui s'exprime par la proposition.
— Encycl. Dr. La loi impose Vaffinnalion légale au créancier, en cas de faillite, pour toutes créances, fussent-elles constatéos par acto authentique, et à peine de déchéance si elle na pas lieu dans le délai de huitaine.
— Syn. Affirmation, affirmative. ISaffirmation est l'action d'affirmer : Tout juqenwul ne réduit à une affirmation ou à une négation. (Lafaye.) L'affirmative est une propofiîtion qui a la propriété d'affirmer : Dans les discussions, les uns soutienrient /'affirmative, les autres la négative.
AFFIRMATIVE n. f. So dit on général do toute façon de parler par laquelle on affirme : Soutenir /'affirmative. Il Se du. ]M'iii(ij);ilr[iitMit en logique, do toute proposition qui M-ri ;i aliiiimn-
— Syn. Allirmatlvo, affirmation. "V. affirmation. AFFIRMATIVEMENT adv. D'une manière affirmative,
avec assurance : A'ous croyons qu'il est ridicule de parler affirmativement et avec chaleur de quoi que ce soit. (Vauven.) Il Positivomeiit, exactement t iVc savoir affirmativement ni qu'espérer ni que craindre. (Mariv.) [Peu usité en co dernier sens.J
AFFIRMER (lat. affirmare, mémo sons; formé do ad, à, ot firmare, rendre forme) v. a. Déclarer, soutenir, assurer qu'une chose est vraie : Affirmer une proposition, un fait. L'ignorance affirme ok me, la science doute, il Avouer, proclamer, reconnaître ou faire reconnaître comme existant, comme nécessaire : 7'ous les hommes affirment le libre arbitre par leur conduite. (Bastiat.)
— En T. de dr. Déclarer légalement en justice la vérité d'un fait, avec ou sans serment : Affirmer par scT^ment, sous serment.
S'affirmerf v. pr. Etre affirmé : Cette proposition peut s'affirmer. Il Se manifester, se produire au dehors : Im puissance de l'électricité s' xwirmi-. tous les Jours, n So poser avec un caractère bien déterminé : Les ai'rivistes ne doivent manquer aucune occasion de s'affihmer.
— Syn. Affirmer, assurer, attester, avancer, certifier, confirmer, garantir, prétendre, promettre, répondre, soutenir. .Xffirmcr suppose quelque chose dont on est convaincu ou dont on veut convaincre. Confirmer, c'est donner une force nouvelle à ce qui a été affirmé ou assuré. Attester emporte l'idée que l'on a été témoin des choses. Certifier, c'est donner la certitude qu'une chose est arrivée, s'est passée de telle façon. Prétendre s'applique à ce qu'on se propose do défendre. Avancer exprime ce tju'on propose pour le défendre. Soutenir marque ce que 1 on défend actuellement. On garantit les qualités. On répond des événements. Promettre, c'est répondre que tel cvénoment so réalisera.
— i^NTitN. Dédire, démentir, nier, rétracter. AFFISTOLEMENT n . m. Action d'affistoler, de s'affistoler. AFFISTOLER (du lat. fistula, pipeau) v. a. Parer, endi-
manilior, ajuster d'une manière minutieuse. (Pop.) il S'est dit autref. pour Tromper, prendre par de beaux semblants. S'cJfistoier, v. pr. S'ajuster, se parer.
AFFISTOLEUR, EUSE u. Trompeur, enjôleur, persifleur.
iViou>:,:,
AFFISTOLURE n. f. Tromperie, à l'aide de beaux sembhx..ts. (Vunix.)
AFFIXAL, ALE adj. Qui a rapport aux affixes.
AFFIXE (lat. affixus, participe pass. de affigere, coller à) n. m. Linguist. Particule qui se met avant ou après le radical d'un mot pour en modifier la signification, et qui s'attacheen quelque sorte à ce radical. Ainsi, dans parsemer, le radical est sem;paret er sont des affixes. Les affixes qui précèdent le radical s'appellent pre/îj-es; ceux qui le suivent s'appellent suffixes. V. ces mots, ainsi que racine, radical.
--Le mot a/'^es'empl.
aussi adjectiv.,et signif. alors Qui s'attache, qui s'ajoute à un radical : Particule affixe.
— n. f. Math. Quantité imaginaire considérée comme liée à sa représentation géométrique.
— Encycl. Math. Uno quantité imaginaire de la forme a -\- b ^ — 1 est représentée par un point P qui a pour abscisse a et pour ordonnée o par rapport à deux axes rectangulaires dans le plan, a + 6 1/ — l est Vaffixe du
point P, considéré comme représentant la quantité imaginaire.
Si l'on joint le point P à l'origine O, la quantité imaginaire peut encore être représentée par la longueur
OP = p = 1/ a^ -I- 6> et l'angle ? ; OP est le module, et l'angle ? l'argument de la quantité
imaginaire.
rgument est défini par cos
sin ç = -. En fonction de ? ot de p, Vaffixe de la quaatité
imaginaire a pour expression
P (oos?-|-l/-isinç).
AFFIXION [lest — du lat. affigere, coller) n. f. Action d'afficher : Z'affixion des placards. (Peu usité.)
AFFLACHIR (rad. flasque) v. n. Devenir mou, faible, languissant.
AFFLEURAGE n. m. Action do délayer la pâte qui sert à fabriquer lo papier.
— En T. d'écon. dom. Farine qui rend beaucoup. AFFLEURANT, ANTE adj. Se dit dune pile qui délaye
la pàto à papier à maillet nu : Pile affleurante.
— En T. d'écon. dora. Se dit d'un mélange de différentes farines : Mélange affleurant.
par la pi ranto.