‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 154 sur 828 · AJOURNÉS · texte numérisé non relu

AJOURNÉS

— Hist. L'Ajourné, Surnom do Ferdinand IV, roi de CastiUe et de Léon. J-es deux frères Carvajal, accusés d'assassinat et condamnés par lui à être précipités du haut d'un rocher, l'ajournèrent acoiniKiiailro (Irvant Dieu dans les trente jours; le prince, en elfci. nijunii au liout do ce terme : de Jâ son surnom, re à un autre

Tour ajourée.

\oi d'une dis- • >isser Tajourla reprise des

AJOURNEMENT n. m. Action de jour : Ajournement d'une a//W'/ , -'

— Dans les assemblées di'iiicussion aune séance ultéricui- I nement. Il Renvoi à une date uUli

— En T. de proc. civ. Assignation donnée par huissier à comparaître à jour fixe devant un tribunal de première instance ou un tribunal de commerce (v. assignation): Le jour de la signification ni celui de l'échéance ne sont jamais comptés dans le délai général fixé pour les ajournements.

Il Autref., Ajournement à ban ou à cripublic. Ajournement donné à son de trompe, au lieu où se faisaient d'ordinaire les criées et proclamations. Il était particulièrement en usage contre les contumax, les vagabonds et les criminels. AJOURNER (rad. jour) v. a. Renvoyer à un autre jour, à une autre session t Ajourner une affaire, une délibération.

— Assigner à un jour fixe pour comparaître en justice : Ajourner devant le tribunal. Ajourner des témoins.

— Par ext. Fixer un rendez-vous, surtout (autrefois), pour un combat collectif ou singulier.

S'ajourner, v. pr. Etre ajourné : Les Chambres se sont ajournées de leur plein gré.

AJOUT AELE adj. Qui peut, qui doit être ajouté.

AJOUT AGE n. m. Chose ajoutée à une autre. V. ajutage.

AJOUTÉ n. m. Ce qu'un auteur ajoute à un manuscrit, à une épreuve : Balzac faisait beaucoup ri'AJOUTES.

AJOUTÉ, ÉE adj. Ane. terme de blason, remplacé par

AJOURE, EE.

AJOUTEMENT n. m. Action d'ajouter; ce qu'on ajoute.

AJOUTER (du lat. ad, à, etjuxia, auprès) v. a. Joindre une chose à une autre : jTajoutez pas de chapitre a un livre manqué. (V. Hugo.) il Faire l'addition : Ajouter «es unités de même nature.

— Fig. : La fourberie ajoute la malice au mensonge, n Amplifier, mettre du sien, joindre des circonstances : Ajouter quelque chose à la lettre, au conte, au texte.

— Ajouter foi à quelqu'un. Croire à ce qu'il dit. Il Ajouter foi à quelque chose. Croire que cette chose est vraie.

— Neutral. Augmenter, clonner plus de lustre : Le malheur AJOUTE à la renommée des grands /lommes.

S'ajouter, v. pr. Etre ajouté : Le bonheur s'movte quelquefois a la vrriu.

— SVN. Ajouter, augmenter.

— Anton. Amoindrir, déduire, défalquer, diminuer, éUminer, extraire, flter, retirer, retrancher, supprimer.

AJOUTOIR n. m. Chim. V. ajutage.

AJOUVÉ ou AIOUVÉ (nom caraïbe) n. m. Genre do laurarces, tribu des cinnamomées de la Guyane, dont le fruit contient un noyau à amande huileuse et aromatique.

AJOUX ijou) n. m. Nom donné aux deux lames do for employées par les tireurs d'or pour retenir les filières.

AJUGA (lat. ajuga. muscade) n. m. Genre de plantes de la famille des labiées, très abondantes dans les canipa- L'nes, et vulgairement appelées bugle. La bugle pyramidale pousse abondamment dans les bois arides et dans les pâturages dès lo premier printemps. La bui/le rampante, si commune chez nous, est très réputée comnic vulnéraire.

AJUGÉES n. f. pi. Tribu do la famiUo des labiées, ayant pour type Vajiiga.

AJUNTAMIENTO il. m.

LingUISt.V.AYUM-AMlENTO. ^^^^ ^.^^^^^^

AJUST ou AJUT {ju — rad. ajuster) n. m. Sorte de nœud appelé aussi nœud de vac/ie. servant aux marins à joindre deux cordages ou les deux bouts d'un cordage rompu.

AJUSTAGE (juss. rad. ajuster) n. m. Dans les manufactures d'armes et chez les mécaniciens, Série d'opérations qui ont pour but de convertir en pièces finies des pièces qui ne sont qu'ébauchées, ou de donner le dernier coup de main à des pièces qui demandent à être montées polies, etc. (Eu horlogerie, on dit plutôt finissage.) Il Dans

l'art du monnayage, Action (Je donner le poids légal aux flans des monnaies.

AJUSTEMENT {juss) n. m. Action d'ajuster une chose, de la rendre propre à sa destination, do la disposer comme il convient : Ajustement d'une machine, d'une mesure, d'une balance, des accessoires d'une œuvre d'art, il Disposition, embellissement des différentes parties d'un bâtiment, d'uu jardin, etc. : Ajustement d'une maison.

— Parure, toilette : Etre recherché, négligé dans ses ajustements. Il Fig. ; La sévérité des femmes est un ajustement et un fard qu'elles ajoutent à leur beauté. (La Rochef.)

— Accommodement, moyen de conciliation : Chercher un ajustement à une affai're. à un différend.

— En T. de tcchn. Action de réduire les flans des monnaies au poids qu'ils doivent avoir avant d'être frappés.

— Syn. Ajustement, parure. Ce qui appartient à l'habillement complet, quel qu'il soit, est ajustement ; ce qu'on ajoute d'apparent et de superflu est parure. (Dans les beauxarts, l'ordonnance, l'agencement, la. composition sont à l'ensemblece quel'a/usïemeniestà l'accessoire : la. composition d'un tableau, l'ajustement d'une draperie.)

AJUSTER ( juss — àe à, et juste) v. a. Rendre juste, conforme à l'étalon : Ajuster un poids, une mesure, n Ajuster une pièce de monnaie. Lui donner le poids légal. Il Ajuster une balance. Mettre ses deux plateaux en parfait équilibre.

— Accommoder un objet de façon qu'il s'adapte à un autre : Ajuster un couvercle à une boite, un châssis à une fenêtre. Il Mettre une chose en état de fonctionner : Ajuster un ressort, une machine, une serrure.

— Embellir, disposer : Ajuster un parc, un salon.

— Habiller, arranger, disposer avec soin, en parlant des choses de toilette : Ajuster ses cheveux, une cravate.

Il Parer : Les femmes de chamiire ajustent leur maltresse.

— Ironiq. Remettre à leur place, maltraiter : Molière ajusta de toutes pièces les médecins.

— Accorder : Ajuster un tuyau d'orgue, il Proverbialem. et fam. Ajuster ses flûtes, Préparer ses moyens de succès.

Il Se mettre d'accord, s'entendre sur ce qu'on doit faire.

— Fig. Concilier, mettre d'accord : Ajuster deux personnes. Ajuster un différend, ii Faire concorder, mettre en rapport, en harmonie : Ajuster des textes, des phrases.

— Viser, faire en sorte d'atteindre : Ajuster ii» lièvre. Il Ajuster son coup. Calculer, combiner son coup de manière à frapper juste, il Ajuster son fusil. En régler la position en raison du but à atteindre.

— B.-arts. Disposer selon les règles les détails, les accessoires d'une œuvre (v. ajustement) ; Ajuster les draperies d'une statue.

— Hortic. Ajuster une fleur. En disposer les feuilles, de manière que la fleur en paraisse plus large. Il Placer dans un bel ordre les pétales d'une fleur épanouie.

— Manèg. Ajuster un cheval. Le dresser, il Ajuster les rênes. Les égaliser.

— Manuf. Ajuster les lisses, Leur donner 1 élévation convenable. . , , :^

— Mar. Faire un ajust, ou donner plus de longueur a une amarre.

/(juste, ée part. pass. du v. Ajuster.

— Blas. Se dit de la flèche qui est posée sur la corde de l'arc, prête à être lancée. (Peu usité.)

Il Ou dit plus souvent encochée {flèche).

— Jeu. Cartes ajustées. Cartes préparées pour tromper au jeu.

— Mode. Vêtement ajusté. Vêtement serré à la taille et qui moiile bien le corps.

S'ajuster, v. pr. S'adapter, Être en rapport parfait : Clef qui s'ajuste à une serrure.

— Fig. Se conformer, s'accommoder à :

///■aufsatioirs'AJUSTERaiixcircoii .séances.

Il Se mettre d'accord, s'entendre : Les friponsne s'uvsTKf^T que pour mal faire.

— S'habiller, se parer: Les femmes sont des heures à s'ajuster.

— Se préparer, se mettre en posture : Les joueurs de mail sont longtemps à s'ajuster pour frapper la boule.

— Se viser : S'ajustiîr le front avec un pistolet.

— Anton. Déranger, désajuster.

AJUSTEUR ( ;'"ss) n. m. Ouvrier qui ajuste les différentes parties d'une machine pour les mettre en état de fonctionner simultanément, sans qu'aucun défaut gêne la régularité de leur contact. On appelle ajusteur-monteur, oa simplem. monteur, l'ouvrier chargé spécialement de l'assemblage des différentes pièces d'une machine, préalablement ajustées. (Dans l'horlogerie, il est appelé finisseur.) Il Celui qui, dans l'art du monnayage, est chargé de donner aux flans des monnaies le poids légal.

AJUSTOIR {juss) n. m. Balance d'une extrême justesse, dans laquelle l'ajusteur place les flans des monnaies, aliu de s'assurer si elles ont le poids légal. (On la nomme aussi treuuchet.) Il Atelier des ajusteurs.

AJUSTURE f juss — rad. ajuster) n. f. Concavité ménagée au fer à cheval, pour qu'il s'adapte plus facilement au pied.

AJUT (jii) n. m. Mar. V. ajust.

AJUTAGE (rad. ajouter) n. m. Chim. Petit tuyau de métal ou do caoutchouc, destiné ajoindre l'un à / A / i l'autre deux appareils (( J J 'f chimiques. — Hydraul.

Machines à vapeur.

Petit tube métallique qu'on adapte à l'extrémité ou en un point quelconque d'un tuyau, destiné à déterminer le volume du jet d'eau ou de vapeur qui s'en échappe ; Ajutage sphérique. Ajutage conique. Ajutage circulaire, il On dit aussi ajutoir, ajou-

TOIR et AJOUTAGE. ,

— Encycl. La pression atmosphérique rend difficile et douteuse la théorie des ajutages dont on se sert pour les jets d'eau. L'observation seule a pu déterminer la relation qui existe entre la hauteur du réservoir, celle du jet et les dimensions de l'ajutage. En ce qui concerne les dimensions, c'est aussi la pratique qui fait connaître les plus avantageuses au point do vue de la hauteur du jet.

AJUTOIR n. m. Hydraul. V. ajutage.

Flèche ajustée.

Akabah (golfe d'), Rolfo formô par uno bruiicho tlo l:i iiKT iv'Piit^M». ontro la p(^ninsulo do Smaï ot la côto N.-O.

,\i- I Aralii.-. ("^•^(. \<- v"V'' -l'IiinUique dos anciens.

AKAHADA n. m. N-'iii 'iiiiHi potorio japonaise do la pro-

\ [,■ Y;iiii:.iM, tal'i 1 |ii.-.^ à 1 "origino (1611-1617; par lo

iitiiciix puticr .\iiHsci ou st>s ôlùvos. Kilo a pour marquo

\i.nhiuin, ou Akahada-yama.

AkakiA (Martin), locleur au Collôgo do Franco, mô-

N . m du L'rançois I", mort on 1551. Son vrai nom était ,-^\-.sM Aiui;, dont Akalcin n'ost quo la forme grécisôo. Il ,1 l.ii.o i|ti.>l<|Uos ouvrapes. Plusieurs do ses descendants s.- ih .iin-iMTont ôgalomont commo médecins : Martin, s,Mi iiK [ii.^rt en 1588; Martin et Jean, lils do oo dernier. .■,- .I.aii, m. M, •.-m .io Louis XIII, (pu ninnnit ou I63i>. r(H lui Mi.'ui'' 'li-s iils, dont l'un. Martin, pmlrss.'ur dn cliiniiL. !'■. IiU . .•I.hii' par ses dcmôlôs a\ cr la l-'a^ ulh', fi dont plusieurs autrt'b lurent parmi les solitaires d(^ lN>ri-Koyal. Akakia (diatribe du docteur), satire do Voltaire, .iin-éo contre l'Académie do Berlin ot contre son président, Mauportnis. qui avait émis, dans ses écrits, plusieurs opi- III. >ir. iirr(:ini :'i î.i ralllorio. II est impossible de noyer un :ilsri:i:t. 'ih 111 d.'lugo plus couiplot do plaisanteries

III,. ri, 'I !'■ in-amcs amers. Frédéric II, qui ressen-

t;iii [lus i.' Miipatliio pour Mauportuis uuo pour Voli.iiir ilniif il rcd. Mitait la causticité, tit brûler co libelle

Akamaga-SIKI, villo du Japon (île do Hondo);

:;.i i hah. Le 17 avril 1895 y fut conclu lo traité qui

iiHitait lin à la guerre sino-japonaiso.

AKANTHIKON n. m, Miuér. V. acanthikon.

AkaplESS. pays français do la cOto d'Ivoire (Ciuiaéo 'ipiriit. [Afrique]!, compris entre lo Comoô ot la grande l.i:^iino d'Aby. — Un village do la conlrco a le mémo nom.

AkaroA, baie de la NouveHc-Zclando, où les Français snii^'.fi-tir, i}n 1810, à fonder une culonie; mais ils la trouvi-r.'iit o.-fupéo par les Anglais.

Akassa, ville maritime du protectorat anglais du Niger •Ole lin (iuinoe), à l'emboucliuro do la Noun, dans la baio I. lîiafra. Uu établissement anglais y a été fondé en 1890.

AKBAL n.m. Titro que les Arabes donnaient à leurs rois.

AKBAR (littéralem. Récits historiques) n. m. Mot arabe ipii l'iiiro dans lo titro do divers ouvrages orientaux.

Akbard.'), journal politique quotidien, fondé à Alger eu !'<.;>( : s'i^si fondu en 1897 avec !e « Télégramme algérien n. I.' " Akl)ar •> était le plus ancien des journaux d'Algérie.

Akbar, empereur mongol, né à Amarkot en 1542, niMiiii- ^ur lo trône en 1556, mort en ISOT), tlls do l'ompc- ■ HoUTiiayoun et petit-

AKAHAIl

AKlvKUMAN

ullan BalK

, septi. lue descendant de Ta- TiH'rlan. Akbar avait iiiizo ans quand son père riivahït le Pendjab et I nitimença la campagne -jiii devait le replacer sur l.irûnodorinde.Enl555, Il'iumayoun bat les Af- ;j hans de Sikender-Schah (pli s'étaient révoltésuno «li/amo d'années aupara\ant, et cotto victoire lui ouvre les portes de l'rhli. Houmayoun étant mort durant cette campai^ne, Akbar monta sur ]•• trône avec lïahram- Khau ommr r-'^M-nt. Lo rr-.Mit, i:rwvA\'rt admiiiisiraf.'ur. riMhpni Na- ^'rai-oi , Inal^ Solmian- Mirza s'empara do Ka- Akbar.

I'"iii, et les troupes du roi

lu Bengale envahirent l'empire, prirent Agra, Dehli ot lo P.Midjab. Eu 1556, les Bengalais furent battus, et l'Afghan Sikender-Schah mis en fuite. Le régent s'empara aussi de (ioualior, mais son ambition le fit tomber en disgrâce; il riiitra en faveur et périt assassiné dans le Gouzerate. En i :!(■.:>, les Uzbeks se révoltèrent; Akbar les battit, et do i:m1S à 1576, il reconquit toutes les provinces de l'ancien iitipire mongol, le Bengale et le Behar, Malva, une partie du Dekkan, le Gouzerate, le Sind et le Cachemire. La rniKjuête du Dekkan fut retardée par uno guerre qu'il dut ■ I' [['prendre contre les Afghans, et il donna cette vaste 1 I ivince à son fils Selim-Djihangir (né eu 1569).

I.o nom d'Akbar est inséparable do celui do son minisir.' Aboul-Fazl, qui organisa l'enipirc.

Akl»ar mourut en 1605, à Agra. Son rôgno est l'une lies périodes les plus importantes de l'histoire littéraire (1 religieuse de l'Inde. Akbar adopta une ère nouvelle qui avait son avènement pour point de départ ; il fit traduire vn persan un grand nombre d'ouvrages chrétiens, arabes <■' uidous. Il futas- M/ i>eu attaché à

r-liûdon, la Din i

BiBL. : Aboul- y*' I .'1, Akbar Na- ^.

'<; Ain i Àkfmn ^ilttér. fl le Miroir d'Akbarn), etc.; i^trishta, traduit par Dow et Briggs (ouvrage sur Tlndoustan) ; Elphinstone, History of India ; F. von Noer, Kaiser Akbar (Paris, 1881, trad. Bonot- Maury).

Akbou, comm.

d'Alcrérie idép. do ., -.- „ , , .

I Constantinr), arr. Akeb.e.-a, rteur; 6. fruit.

I ot à 77 kilom. do Bougie ; 1.670 hab. Une commune mixte, située dans la mémo circonscription, compte 64.720 hab. AKÉBIE {nom japonais) n. m. Genre de plantes do la fa-

millo dos lardizabaléos, ronformaiil doB lianes cUinoisoH ol japonaises à fouilles palmées, à grappes do fleurs roses ou lilas. dont uno espèce [akcbia (juittata) est cultivée dans nos jardins.

AKÉE (du gr. akè, action do porter romètio) d. f. Genre do sapindacées du genre cupania. L'akée {capania sapida do la Guinée) a été acclimatée aux Antilles ot dans l'Inde, où ollo est cultivée commo arbre fruitier. Ses fruits sont utilisés pour l'assaisonnement dos ragoûts, ot en les mélangeant ù. du sucre ot do la cannelle, on en fait uno mixhire contre la diarrhée. On prépare des parfums avec ses fleurs, qui ont uno odour suavo.

A'KEMPIS. Biogr. V. KiiMiMS.

Aken (Ilieronymus Van). Biogr. V. Boscu.

AKÈNE n. m. Bot. V. aciiaink.

AKÉNOCARPE (du gr. a priv. ; kUainein, ouvrir, et k'irpo.f, iruit) n. m. Dont lo fruit est un akène.

Akenside (Marc), poète anglais, né on 1721 à Nowcastle-upon-Tyno, mort (^ 1770. Il étudia d'abord la théologie, puis la médecine. En 1711, il publia les Plaisirs de l'imaf/ination , œuvre poéti(|ue, traduite on français par d'Holbach (1769). Il exerça la médecine en dernier lieu à Londres, et fut médecin do la reine. (Jn lui doit un Commentaire sur la dysenterie (1757); des Observations sur l'origine et les fonctions lymphatiques (1757), etc. Uno édition définitive do ses œuvres a clé publiée

eu 1871».

Akenyarou, lac d'Afrique. V. Alexandha.

AKÉRATODIAPHANIE(du gr. a priv. ; kn-ns, corne, dia, à travers, et phainein, faire paraître) n. f. Taie de l'œil.

Akcrblad (Jean-David), archéologue et orientaliste suédois, né à Stockholm vers 1760, mort à Romo en 1819. Il posa, dans sa Lettre sur l'inscription égyptienne de Hosette (1802), quel<iues-uns des principes qui ont servi de base aux travaux do Chamnollion. La corrcspondanco do P.-L. Courier contient quelques lettres d'Akerblad.

AKÉRITE n. f. Variété bleuo do spinclle.

Akers (Mcnjamin-Paul), sculpteur américain, né à Saccarappa (Maine) en 1825, mort à Philadelphie en 1861. Il fit, en 1851 et en 1855, deux voyages en Europe, et séjourna longtemps à Rome. Ses principales œuvres sont : Benjamin en Egypte; Sainte Elisabeth de Hongrie; Diane et Endymion; Milton, et surtout son Pêcheur de />erles. — Son frère Charlks, sculpteur et dessinateur, est est né dans l'Etat du Maine en 1836. On lui doit les bustes ou les statues du général Neal Dow, du gouverneur Washburne. do Longfellow. Depuis 1871, il a abandonné la sculpture pour le portrait.

Akhal-TEKKÉ, oasis du Turkestan russe (Asio centrale), province transcaspienne. au pied dos pentes septentrionales du Kopet-Dagh. Elle est arrosée par l'Àtrek, dont les eaux font pousser, sur un sol composé de loess et d'alluvions, les arbres fruitiers et toutes les céréales des pays tempérés. Le chemin de fer transcaspien traverse l'oasis d'Akhal-Tekké , dont les généraux russes Kauffmann et Skobelcv se sont emparés en 1881.

AkhaltzikhÉ ou AkhaltzikH, ville du gouvern. de Tiflis (Russie d'Asie), sur lo Poskhov-Tchaï, affluent du Kour; 16.000 hab., la plupart Arméniens. Quand elle fut prise sur les Turcs par Paskéirtch, en 1828, ollo était lo principal marche des esclaves géorgiennes.

Akharnar (mot arabe signif. la dernière du fleuve) n. m. Etoile de première grandeur, située à l'extrémité conirale de la constellation do l'Eridan, invisible on Europe. C'est AcuEiRNARD do V Astronomie populaire d'Arago.

AKHGHAM [cham') n. m. Prière du soir, chez les Turcs. Il Heure à laquelle ils font cette prière.

AkhchÎDITES, nom d'une dynastie do quatre souverains de l'Elgypto au x" siècle (936-969). Abou-Bikr-Mouhammad-ibn-Tagadj, surnommé Al Akhchid, on est lo fondateur. — Un Akhchîdite.

Les quatre Akhchîdites sont :

Al Akhchid, 93ï-9i6; Alî-Aboiil-Hasan, 961-96G ;

Aboûl-Kâsira. 946-969; Ahmad, 9G6-%9.

Ak-HISSAR (le Château blanc), villo do la Turquie d'Asie, à 80 kilom. de Smyrne; 12.000 hab. Coton, vin. C'est la Thyatira dos anciens et uno des sept églises dont parle l'Apocalypse. Pop. du canton : 31.750 hab.

Akhlat. ville do l'Arniénio turque, à l'angle N.-O. du lac de Van ; 4.000 hab.

Akhmin ou Akhmyn, ville de la haute Egypte, sur la rive droite du Nil; 19.000 hab. Ruines do TÂpou ou Panopolis des anciens.

AKHTAGHI Ighi) n. m. Terme mogol signifiant vassal.

AkhtyrkA, villo do Russie (gouvern. do Kharkov^ fninloe par les Polonais en 1641 sur la rivière du même nom, sous-afduent du Dnieper; 26.600 hab.

Aki, prov. marit. du Japon (ilo do IIondo^, peuplée de 719.900 hab. Ch.-l. ffirositna.

Akiba-BEN-JOSEPH, célèbre rabbin, né dans les premières aiiiii-i-s ti.' l'.i-(> chrétienne, mort en 120. Les juifs

10 regard. ut cminn- liin des pères do la Mischna. (V. co mot.) Il voyagoa dans toutes les contrées du monde, et jirofossa ensuite à la synagogue do Jatfa avec un tel éclat, qu'il compta, dit-on, jusqu'à vingt mille disciples. S'étant prononcé pour l'imposteur Bar Kochba (le Fils de l'Etoile), il l'oignit comme lo vrai Messie, dirigea avec lui une multitude de fanatiques qui exercèrent do grandes cruautés contre les chrétiens de la Judée, mais furent écrasés par les Romains. Akiba périt dans les supplices.

11 fut un novateur dans le développement religieux du judaïsme, grâco à une méthode d'exégèse qui lui permettait de s'afil'ranchir du joug de la lettre et do mettre dans les anciens textes toutes les pensées nouvelles. Il a été un des principaux inspirateurs de la doctrine talmudiquo ot VAgada est pleme de sentences dont il est l'auteur.

AKICÈRE (du gr. akis, pointe, ot kéras, corne) n. m. Genre d'orthoptères, do la famille des acridid^. do la tribu des pamphaginos, qu'on roucoutro eu Afrique et

oléopièros hétéromères, famille des ténébrionidés, nt do nombreuses espèces do taille moycnno.

dans lo Mud do l'Europe. Le» article» dos antennes sont dilatés ot aplatis.

Akim ou AkEM, pays de la colonie anglaise de la c6to d'Or (Guinée), dont les deux petits Etats sont placés sous lo protectorat britannique. Nsaoucn et Bompaia en sont Ins villes principales. Pop. : 20.000 bab. environ.

AKIMITES n. m. pi. Hist. rcl. V. ACÉMkTKS.

AKINÉSIQUE adj. Syn. do acinétiqub.

AKIS (kiss ~ du gr. akis, pointe) n. m. Genre d'insecte; renfe

répandues dans les lorrains arides de la région circaméditcrraDéennc.

AkITA, villo du Japon (au N.-E.

do l'ile de Hondo), près du fleuve côtier Tosima-Gava; moins de 30.000 hab. Lo dépnrtem. d'Akita compte 710,000 hab.

Akkads. Les Sumkrs kt lks

Akkads. Ces deux noms s'ajqdiquent à des régions uu à des populations daboVd distinctes, réunies plus tard sous la puissance chaldoonne. Ils se présentent ensemble dans les titres des plus an- .. - , ciens souverains do la Mésopotamie *'^"' (e""*"- nati''.). inférieure, qui se disent « rois des Sumerset des Akkads •; ils ont été pris par les rois d'Assyrie d'abord, et plus tard par les rois achémcnidcs, dès qu'ils se sont rendus maîtres do Babvlone. Ces titres semblent ainsi embrasser la civilisation ue la haute Asio tout entière.

— Histoire. Les frontières primitives do pays des Sumors et des Akkads sont complètement inconnues : au vm« siècle (av. J.-C), un passage des inscriptions do Sonnachérib montre les armées élamitcs traversant le pays des Akkads pour se rendre do 8uso à Babylono. Lo pays des Akkads était donc situé entre lo Tigre et l'Eul'tir.i'' . r - i ndait au sud do Babylono jusqu'au pays 'ir I. i; 1 1, , , liaus certaines inscriptions, le pays des AI i I ' il' rojirésenter l'Assyrie; un passage des tcxï' , i, ^:i; Il [vm« siècle av. J.-C.) l'applique même à rAniicnie. L(^ pays des Sumers devait se trouver à ro. du pays des Akkads, sans qu'on puisse en préciser l'étendue.

Le pays dos Sumerset des Akkads semble, dans la plus haute antiquité, désigner la basse Chaldée, alors divisée en petits Etats très florissants dont les principales capitales étaient fixées à Ur, à Erech, à Larsam, à Sippar, à Zirgourla. Los fouilles qui ont été faites dans ces dilférentes localités ont fait connaître de nombreux monuments do cette époque reculée, couverts en eénéral d'inscriptions en caractères cunéiformes du styfe archaïque le plus primitif. Ce sont des statues, des statuettes, des pierres gravées qui attestent, malgré leur antiquité, un haut degré de culture. Sur différents points on a trouvé do nombreux contrats d'intérêt privé d'une forme toute particulière. Le texte, écrit sur des gâteaux do l'argilo traditionnelle, est recouvert d'une enveloppe qui reproduit à peu près identiquement les mêmes conventions.

Le caractère ethnographique des peuples des Sumcrs et des Akkads est très difhcile à saisir. On a prétendu qu'ils appartenaient à la race touranienno ; d'autres, en petit nombre, à la race sémitique. Pour en fixer le caractère les éléments physiques font défaut. Quant à ceux qui pouvaient être fournis par la nature do l'idiome, co sout précisément ceux qui auraient besoin d'abord d'être définis. Cet idiome est encore aujourd'hui l'objet des plus sérieuses investigations. Les savants ont discuté pendant longtemps sur le nom qu'il devait porter, les uns tenant pour le nom à' akkadien, les autres pour celui de sumérien, (|uelqucs-uns proposant do l'appeler sumcro-akkadicn. Ces (iitférenls noms n'apportaient <lu reste aucun secours pour la lecture des textes ; une seulo chose paraissait évidente, c'est que cet idiome n'appartenait ni au croupe dos langues sémitiques, ni à celui des langues ariennes.

La langue des Sumors et des Akkads fut conservée en Assyrie et en Chaldéo comme langue savante, jusqu'aux conquêtes d'Alexandre; elle était parfaitement comprise du temps d'Assur-bani-pal, roi d'Assyrie (vii« siècle av. J.-C), qui envoya des scribes instruits dans les villes de la basse Chaldéo pour copier et traduire des documents anciens écrits dans la langue des Sumcrs et les Akkads. Il a réuni leurs travaux et, commo il le dit lui-même, « il les a déposés dans la bibliothèque de son palais, à Ninive, pour l'instruction de ses sujets *. C'est là qu'ils ont été retrouvés, en grande partie du moins. Les traductions assyriennes onf donc permis de comprendre quelques-ans do ces documents. Ils renferment de précieux renseignements sur l'étal de cette civilisation, qu'on peut regarder commo le point do départ do la civilisation assyro-cbaldéenne. V. Chaldkk.

— BiBï.ioGB.: Oppert, Expédition en Mésopotamie ; J- Menant, Syllabaire assyrien; Halévy, Observations critiques sur les prétendus Touraniens de Babylone ('Journal asiatique ■• do 1871); F. Lenormant, la Langue primitive de la t'haldée (Paris, 1875) ; Etudes akkadiennes, etc.

AkkÀS ou TikkI-TIKRI, peuple nain de l'Afrique centrale, dont lexistenco a été révélée par divers explorateurs, dont les premiers sontSchweinfurt et lo voyageur italien Miani. Il habite dans la zone torride, sur les bords marécageux du Nil Blanc. Il appartient à ces populations négrilles dont les explorateurs ont prouve l'existence sur uno bande do territoire large do 3 degrés au N. et au S. do Téquateur, de l'Ouganda au Gabon, à travers toutlo continent africain. La taille des Akkàsest d'environ 1",40. — Un AivKÀ.

AkkERMAN, ville forte de la Russie d'Europe (Bessarabie^ petit port sur lesluaire du Dniester; 44.900 hab. Fondée par les Milésiens. Akkemian fut remplacée par la ville romaine d"A/6a JuUa et occupée an moyen âge

f)ar les Génois. Après la conquête de la Bessarabie par es Turcs (1503), elle devint la capitale des Tatares Notais, et le demeura jusqu'à son occupation définitive (1S06) par les Russes. Là, fut signée, entre la Russie ot la Turquie, le 25 septembre 1S26, la comentien d'Akkerman. corollaire du traité de ÏS12, dont la violation par les Turcs fut la cause de la guerre do 18S8. Pop. du district : 222.000 hab.

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