ALCADE
opriétés : Le sel dissout les , et foivnc) adj. Qui res-
pour le cheval. L'albumine sert pour clarifler les sirops, les vins, les vinaigres, etc. A chaud, elle se coagule et entraîne avec elle les impuretés. A froid, elle est coagulée par le tanin, et le même phénomène se produit.
— Méd. L'albumine est adoucissante. Dissoute dans l'eau, elle sert pour l'usage externe en gargarismes, en col- Ivres, en injections lubrifiantes. Dans du blanc d'œuf battu on ajoute de l'alun eu poudre ou do l'acéiate de plomb iiiiuide ; on trempe des hnges dans le liquide obtenu, et on les applique sur les parties enflammées ou excoriées-
A l'intérieur, à la dose par litre d'eau de trois à quatre blancs d'œuf battus, le tout aromatisé et sucré, elle constitue Veau albuminease, oui convient dans les gastrites, les gastralgies, l'hypoconarie, lulccre simple de l'estomac, 'nctcre, la gastro-entérite, la dysenterie, la diarrhée. L'al- ■bumine est le contrepoison chimique d'un grand nombre de métaux et de solutions métalliques. Elle donne des ' alhuminates , qui pénètrent dans la circulation et sont assimilés sans être nuisibles; ou bien elle forme un précipité insoluble qu'il suffit d'évacuer par un vomitif ou un purgatif. 11 ne faut point oublier qu'un excès d'albumine peut redissoudre le précipité formé tout d'abord.
ALBUMINÉ, ÉE adj. Bot. Se dit d'une graine pourvue d'albumen.
— Photogr. Papieh albuminé, Papier encollé à l'albumine, généralement imprégné de chlorure de sodium, de manière qu'en le faisant flotter sui ^n bain d'azotate d'argent, il se forme par double décomposition du chlorure d'argent, sensible à. la lumière.
ALBUMINER V. a. Euduire d'albumen du papier, de la toilo, etc.
ALBUMINEUX, EUSE adj. Qui contient do l'albumine, qui en a le^ caracton-s, les ] substances albumlnecsi;s.
A LBU MINIFORME (do alb , semble u lalbuinme.
ALBUMINIMÈTRE (de aZôiiwme, et mèire)n. m. Appareil snrv;iiit ;i ili'fcrmiufr. par la polarisation rotatoire on par la coagulatiùu, la quantité d'albumiue contenue dans ua liquide.
— Encycl. Le plus usité pour les recherches chimiques rapides est le tube d'Esbach, long de 15 centimètres et fondé sur la précipitation de l'al-
- bumine par l'acide picrique. Le tube étant plein d'urine jusqu'en U, on ajoute jusqu'en Rie réactif (solution contenant par litre 10 gr. d'acide picrique et 20 gr. d'acide citrique). S'il y a de l'albumine, lè'liquide se trouble, et il se forme un dépôt. Le degré de la graduation où affleure ce dépôt au bout de 21 heures indique on grammes la quantité d'albumine par litre d'urine.
ALBUMININE n. f. Nom douné à un produit d'altération, qu'on sépare de l'albu-
■ mine du blanc d'œuf en l'abandonnant à elle-mi°^me. pendant un mois environ, à une température qui est au-dessous de 0<*.
ALBUMINO-CASÉEUX, EUSE (de albu- ■nnne, et du lat. caseiis , fromage) adj. et Albirniinimètre n. m. Nom sous lequel on désigne une sub- dEaljach. stance particulière trouvée dans les amandps. e-t qui tient de l'albumine et de la matière caséeuse. \\ Ou la uumme
aussi AMYGDALINE.
— 1,0 mot albumino se joint encore aux adjectifs fibreux, aélatinetu:, glutineux, etc., pour désigner des matières où l'albumine se combine à la librine, à la gélatine, au gluten, etc.
ALBUMINOÏDE (de albumine, et du gr. eidos, forme) adj. Do la nature de l'albumine.
— Encycl. Chira. On désigne sous le nom de composés album inoidesMnc&viSiin nombre de substances très voisiues du principe immédiat du blanc d'œuf, et dont la composi-
■ tion, les caractères physico-chimiques et le rôle physiologique rappellent de très près ceux de ce principe. Toutes les
' matières azotées qui se rencontrent dans l'économie ani- ' maie en font partie ou en dérivent par des altérations progressives qui en rendent le classement assez arbitraire.
Leur composition, abstraction faite des sels minéraux, paraît être sensiblement celle de l'albumine du blanc d'œuf. Si on les traite par la chaleur sèche, plusieurs de ces substances se fondent, se boursouflent, puis se décomposent en donnant de leau, de l'acide carbonique, de l'hvdrogène, de l'ammoniaque, des carbures d'hydrogène, un charbon riche en azote et plusieurs produits oxygénés encore mal étudiés.Traités à chaud par les alcalis caus-
■ tiques concentrés, ils donnent de l'ammoniaque et des ammoniaques composées, avec dégagement d'acide carbonique et formation d'acide formique, de glvcocolie, de leucine et de tyrosine. L'acide sulfurique étendu d'eau les attaque et donne par ébullition de la leucine et de la tyrosine. Le même acide concentré les gonfle et les transforme en produits ulmioues ; enfin, additionné d'acide mo- Jybdénioue, l'acide sulfurique leur donne une belle coloration bleue. L'acide chlorhydrique fumant les dissout à chaud et donne un liquide qui, surtout au contact de l'air, prend une teinte d'un bleu violacé très intense. L'acide
' azotique, concentré ou non, donne, avec les matières albuminoides, une teinte jaune, avec formation d'acido xanthoprotéiûue. L'azotate acide de mercure (réactif de Millon) les colore d'un rouge très intense. Sous l'influence du suc gastrique, les substances protéiques deviennent solubles et se transforment en peptone et en albuminose. Les oxydants énergiques donnent avec les corps albuminoides des dérivés multiples, parmi lesquels on peut citer: tous les acides volatils de la série homologue des acidos gras, depuis l'acide formique jusqu'à l'acide ca-
Froïuue ; les hydrures et les nitriles correspondants; acide benzoïque et l'hydrure de benzoïle. etc. Enfin, au contact de l'air et en présence de l'eau, les matières albuminoides ouon maintient à une douce température s'altèrent protondément et donnent un dégagement de gaz fétides. Cette putréfaction est due à là pré- ' sence de ferments fifjui'rs.
Les matières alI)urninoïdes sont solides et généralement amorphes; insolubles dans les éthers et les alcools, quelques-unes se dissolvent dans l'eau, mais souvent grâce à
■ la présence d'acides, d'alcahs ou de sels. Leur odeur est
■ nulle, leur saveur très faible. Ils s'altèrent fortement si
■ on tente de les fondre, et so décomposent si on tente de 4es
volatiliser. Ils dévient vers la gauche le plan de polarisation de la lumière.
Gauthier et Etard ont révélé la formation, comme produits de la fermentation bactérienne des matières albuminoides, d'alcaloïdes éminemment toxiques, les plomaïnes et les leucomaines, qui se produisent spontanément dans la putréfaction des êtres organisés.
Schùtzemberger a étudié la composition des albuniino'ides en se basant sur ce que, par hydratation, la matière protéique se décomposait en termes plus simples tous connus ; cependant, par déshydratation des produits analytiques obtenus, on n'a pu jusqu'ici reconstituer des composés analogues aux matières protéiques initiales. Comme corps déshydratant, Schiitzemberger se servait de la baryte hydratée.
Parmi les classements indiqués jusqu'ici pour les matières albuminoides, celui qui semble le plus rationnel est le suivant :
I. Matières albuminoides d'origine animale. —Ce gronde comprend : 1° albumines ; 2" globulines ; 3' fibrines ; 4° matières albuminoides coagulées ; 5° substances amyloïdes ; fJ» acidalbumines ; 1° alcali-albuminoïdes ; 8"* albumoses ; 9» peptones ; 10" protéides ; 11" albumoïdes ; 12*' substances gélatineuses ; 13" substances spongieuses.
IL Matières albuminoides d'origine végétale.— Ce groupe romprend : 1'^ albumines végétales; 2^ matières albuminoides du gluten; 3" caséines végétales; 4" globulines végétales.
ALBUMINOSE n. f. Chim. Nom proposé par Wurtz pour désigner le produit obtenu par l'action des alcalis sur l'albumine. V. alcali-albumink.
— Méd. Albutninose chronique, Nom donné par Engel à la pléthore.
ALBUMINOSO-SUCRÉ, ÉE (de albumine, et sucre) adj. Qui tient de la nature de l'albumine et de celle de la nialiére sucrée.
ALBUMINURIE (de albumine, et du gr. ourein, uriner) n. f. Trouble de la sécrétion urinaire, qui se caractérise par la présence de l'albumine dans l'urine.
— Encycl. Méd. Pour constater la présence del'albumino dans l'urine, on a recours à l'acide nitrique ou à la chaleur. L'essai par l'acide nitrique se fait à froid; on verse le réactif en le faisant couler le long des parois du récipient ; il tombe au fond du verre. Avec une urine albumineuse, il y a formation d'un précipité blanchâtre plus ou moins épais. Pour la recherche par la chaleur, il faut s'assurer au préalable que l'urine est acide, et, si elle ne l'est pas, l'acidifier en ajoutant deux ou trois gouttes d'acide acéti- (jue. La présence de l'albumine se traduit comme précédemment par un précipité obtenu en chaufl'ant le tube dans la flamme d'un bec de gaz ou d'une lampe à alcool. On trouve l'albumine dans un certain nombre de maladies qui s'accompagnent de néphrite aigué : la scarlatine, le choléra, i'érysipèle, la pneumonie, le typhus. Elle s'observe également dans la grossesse : dans'tous ces cas, elle est passagère. La cause la plus fréquente est l'altération du rein, la lésion étant due à l'état général ou à un groupe de lésions rénales persistantes qui sont les néphrites, h'atbuminui'ie est au contraire persistante quand elle a pour cause une néphrite chronique ou maladie de Bright. (V. NÈPHRiTt;.) On a incriminé le froid humide, l'abus dos boissons alcooliques, etc.
Comme moyens de traitement, on emploie : des applications de ventouses scarifiées ou des sangsues, des pointes de feu à la région rénale, des frictions stimulantes. La diète lactée convient à tous les cas et s'impose absolument. Quand l'albuminurie tient à un trouble circulatoire, on donne la digitale ou la digitaline; dans les albuminuries cachectiques, on emploie l'iodure de potassium et les préparations ferrugineuses. A la (période ultime, tout traitement parait jusqu'ici à peu près inutile.
ALBUMINURIQDE adj. Qui se rapporte ù l'albuminurie ; qui tient à l'albuminurie.
— n. Personne atl'ectée d'albuminurie.
ALBUMOÏDE adj. et n. m. Se dit des matières albuminoY-
des insolubles (les sucs digestifs ne les dissolvent pas). On les place généralement à côté du groupe de la gélatine, mais ils s'en distinguent en ce que, par dédoublement, ils donnent de la tyrosine. On comprend dans ce groupe : kéralines, fibroine, élastine et séricine.
ALBUMOSES n. f. pi. Produit intermédiaire entre les acidalbumines et les peptones. Ce produit se forme dans la digestion pepsique et pancréatique des matières albuminoides. Les albumoses précipitent par l'acide azotique, l'acide acétique et divers sels ; ces précipités, qui se redissolvent à chaud, se forment de nouveau par le refroidissement. Il Syn. PROPEFTONKS.
ALBUMOSURIB (de albumose, et urine) n. f. Symptôme morbide consistant en la présence de l'albumose dans l'urine. En rapport surtout avec les maladies des us et comportant un pronostic sévère, ce symptôme se décèle par l'acide azotique qui, ajouté à l'urine, donne un trouble laiteux l'étendant à toute la masse, au lieu de la masse opaline qui décèle l'albuminurie.
ALEUNÉE (de Albunée, nom mythol.) n. f. Genre de crustacés de l'ordre des décapodes, du sous-ordre des anomala et de la famille des hippides.
AlbunÉE, Albuna ou Albula, nymphe à laquelle étaient consacrés, près de Tïuur, un bois, une grotte, une fontaine et un temple, que l'on voit encore à Tivoli, audessus de l'abîme dans lequel se précipite FAnio. Suivant Lactance, on avait trouvé dans le lit de ce fleuve la statue de la sibylle tenant à la main un recueil d'oracle, qui furent, d'ordre du sénat, placés parmi les livres sibyllins.
AlbunOL, ville d'Espagne, prov. de Grenade (Andalousie), dans le val du rio cotier de Albuùol ; 9.370 hab. Pop. du district : 29.240 hab.
Albuquerque. ville d'Espagne, province de Badajoz (Estrémadure). à 10 kilom. de la frontière portugaise: 7.400 hab. Berceau de la famillk d*Albuquerque. Ch.-l. d'un district do 21.000 hab. — Il existe aux Etats-Unis (Nouveau-Mexique) une petite ville do ce nom, sur le Rio- Grande-del-Norte. — Un bourg d'Albuquerque au Brésil (Matto-Grosso). sur le Paraguay. — Un bourg dans l'ite Bohol, Philippines (6.000 hab.) — Enfin, un groupe d'îlots et de récifs dans la mer des Antilles.
Albuquerque (Alphonse d'), surnommé le Grand, et le Mars portugais, navigateur et conquérant, fondateur
Alphonse d'Albuquerque.
de la puissance portugaise dans l'Inde, né en 1453 à Alhandra, près de Lisbonne, d'une ancienne et illustre famille, mort le 16 décembre 1515. Il fut élevé à la cour d'Alphonse V, entra dans le service de mer sous Jean II, se distingua par quelques entreprises hardies dans les nouveaux établissements de l'Inde, et fut nommé gouverneur des Indes orientales parle roi Emmanuel tl509j. Pour substituer à l'influence des musulmans celle des Portugais, il s'empara de Goa (1510), qui devint le centre du commerce et de la puissance des Portugais, puis soumit successivement le reste du Malabar, Ceylan, et enfin Malacca (1511), qui était alors la ville la plus commerçante de l'extrême Orient. La chute de celte ville donna aux Portugais un grand prestige auprès des rois de Pégou, de Siam, de Sumatra et de Java qui oîfrirent à Albuquerque leur amitié. S'il ne put s'emparer d'Aden en --^v^r^
1513, il prit du moins :' '" '' "^ X""^
définitivement Ormuz *" v
en 1514. Le roi de ,\
Perse ayant alors en- i. ;\, .< y
voyé demander un tri- " '
but au vainqueur, Albuquerque fit apporter devant les ambassadeurs des sabres, des grenades et des boulets :« Fo/7à, leur dit-il, la monnaie des tributs que paye mon maUve. " Pour détruire Suez et ruiner l'Egypte, qui disputait aux Portugais l'empire commercial de l'Asie, il se concertait avec le négus d'Abyssinie afin de détourner le cours du Nil en lui ouvrant un passage pour se jeter dans la mer Rouge, quand Emmanuel le destitua et lui donna pour successeur Lopès-Soarez, son ennemi personnel. Accablé de douleur, Albuquerque mourut à Goa, à bord du vaisseau qui devait le ramener en Europe. Le roi de Portugal, détrompé trop tard, lui écrivit une lettre qui le confirmait dans ses gouvernements, mais qui n'arriva qu'après la mort du héros. A toutes les qualités qui font le grand homme de guerre Albuquerque joignait les vertus qui font honorer l'homme privé. Il était loy^, désintéressé, juste, actif, sobre et humain. On lui reproche cependant quelques actes de cruauté. Il n'en est pas moins du petit nombre de ceux qui ne firent pas maudire le nom européen dans ces contrées lointaines.
Son fils naturel, Alphonse d'Albuquerque, né à Alhandra en 1500, mort à Lisbonne en 1580, a rédigé d'après ses papiers les Commentaires d'Alphonse d'Albuquerque, capitaine général et gouverneur de l'Inde.
— BiBLiooa. : Commentarios do Grande Afunso Dalbo- ^îterçue (Lisbonne, 1557); Cartas de Affonso de Albuquerque, seguidas de documentos que as elucidam {h'ishonne, 18S41, dans la Collection des monuments inédits pour l'histoire des conquêtes des Portugais en Afrique et en AméHque.
Albuquerque (Georges d'), homme de guerre portugais, du xvi« siècle, mort vers 1530. 11 succ'éda dans le gouvernement de Malacca à Roderic Brito, qui s'était retiré à Goa, et obtint du roi de Cambaye l'autorisation de bâtir une citadelle à Surate. Il entreprit avec succès de rétablir sur son trône le prince légitimede Pacem(1521'), et lutta ensuite (1523-1525) contre le roi indigène, de Bintani ; il mourut après en avoir triomphé, ayant consolidé l iiitluence portugaise dans son gouvernement.
Albuquerque (Mathias d'), général portugais, mort à Lisbonne en 1646. Gouverneur de la province de Pernambuco en 1628, il repoussa les entreprises des Hollandais sur le Brésil. Il prit une part active à la révolution qui affranchit le Portugal de la domination espagnole, et affermit le trône du roi Jean IV par la victoire de Campo- Mayûr{lC44).
Albuquerque (de La Cueva, ducs d"). v. Cueva.
ALBURNE (lat. alùurnus, même sens) n.f. Nom scientilique des poissons du genre able. "V, ce mot et leuciscus.
ALBURNOÏDE (du lat. alburnum, cytise, aubier, et du gr. eidos, forme) n. m. Qui ressemble à l'alburnum.
— n. f. pi. Division du genre cytise à fleurs blanches. ALBURNUM {nom') n. m. Nom scientifique de l'aubier. Alburnus, divinité adorée en Lucanie, sur une montagne du même nom.
ALBUS ibuss} n. m. Ancienne monnaie de certaines provinces de l'AIiemagoe, et qui valait un peu plus de 0 fr. 20.
Albussac, comm. de la Corrèze, arrond. et à 15 kil. de Tullo; 1.587 hab.
Alby, ch.-l. de cant. (Haute-Savoie), arrond. et à 13 kilom. d'Annecy; 1.097 hab., sur le Choran. — Le cant. a 12 comm. et 7.706 hab.
ALGA n. f. Ornith. V. alqce.
Alcaçar-QUIVIR (lat. oppidum Novum), petite ville du Maroc (Afrique), sur l'Oued Kous ; 5.000 hab. Station importante, sur la route des caravanes allant du N. au S. du Maroc, fondée par lo calife Yakoub-Al-Mansour, au XII* siècle. Dans les plaines voisines eut lieu, le 4 août 1578, la célèbre bataille d'Alcaçaj'-Quivir, où le roi portugais Sébastien fut battu et tué par les Maures.
Alcaçar-SAGHYR (lat. Valonis Os(la), ville ruinée du Maroc, entre Tanger et Ceuta, à l'endroit le plus resserré du détroit de Gibraltar. A longtemps servi de point de départ aux Maures partant guerroyer en Espagne.
AlCACER do Sal (lat, Salacia), villo de l'Estrémadure ^Por^ugal), sur le Sado ; 2.600 hab. Marais salants. Maures et chrétiens se la disputèrent longtemps.
ALCADE (de l'espagn. alcalde; formé de l'arabe al, le, et kadi, juge) n. m. Nom donné en Espagne à certains juges et magistrats municipaux.
— Éncyci<. Après lexpulsion des Maures, les alcades remplacèrent les cadis musulmans. Les fonctions des alcades sont à la fois civiles et judiciaires ; elles participent de celles de nos maires, de nos juges de paix, et de nos commissaires de police. L'attribut distinctif de ces magistrats est une baguette blanche surmontée CCuiv main d'ivoire. On appelle alcades ordinaires ceux. <\\ii a i -
miiiistront uuo viUo cnlièro, alcaileê de quartier ceux qui administront une partie d'une griiHln villi-. Il y a aussi :
ValciHle de nuit ; l'alcade alamii:. . huLr 1 mi concorno
les arts ot métiers; les alcaii ■ ' n/s et forélx,
qui ont une juridiction civile i i in,: sur les mai-
sons ot forfits royales hors de Ma In i , I il, ./(/. mni/nr, exerçant uno sorte de surveillance sur les autres alcades, etc.
ALCADIE n. f. Char^ro, fouctions d'un alcado. Il Résidence, detnoure do l'alcade.
AlcafORADA (Marianna), religieuse portugaise, née en lom, niort<^ au couvent de la Conception, do Beja, eu 172:1. V.Uo t^(M'ivit à un oflicier français nommé Chamilly. dont elle i>tait éprise, cinci lettres qui sont dos chefs-d'œuvre il(s passion, et <iui oui été trailuites en français sous le titre do tftti-cs d'une /v//</"'"\(' pnrtufiaise (1660).
Alcaforado ou Alcoforado 'Antonio), gontilhonnuo portuj/ais, mort en ir.i2. Page de dom Jaime, duc de Bragance, il fut attaché au service de la jeune et belle duchesse doua Leonor de Mendoça. Dom Jaime crut s'apercevoir qu'une intrigue criminelle était nouée entre son page et sa femme; il ht, devant lui, couper la této au page avec un couperet de boucher et égorgea lui-môme la duchesse à coups do poignard.
ALCAHEST on ALK.'VHEST n. m. Liqueur propre, selon Paraeclse, à (guérir l.ulles sortes .1 en;:.ir-enu-uts. Il Nom applicpié p.ar Van llehiieiit à un .lissolvaiit imaginaire qui ramenait à leur première vie tous les eorps (le la nature.
— Akahesl ilc Glaubn; Li[|ueur épaisse obtenue en faisant détuner sur des charbons ardents du nitrate de potasse, (lui se transforme en sous-carbonate dépotasse, il Alciiliesl de Hcspour, Mélange de potasse ot d'oxyde do zinc.
ALCAÏQUE n. m. et adj. Sorte de vers ou de mètre grec, inventé par Alcée et adopté par les Latins : Horace emploie r.vLCAÏ<juE dans un grand nombre de ses odes.
— Kncycl. Le vers alcaïque est hendécasyllabe : c'est un ïambiquo de cinti pieds, dont le quatrième est toujours uu anapeste, et qui doit avoir après le deuxième une césure marquée par uno syllabe longue ou brève. Les poètes latins le commencent toiijours par un spondée. L'alcaïquc ne se trouve jamais seul chez les poètes classiques; il n'existe des pièces entièrement composées do ces vers que chez les poètes latins du v" siècle (apr. J.-C). V. stroi-ue.
AlcALA, nom de doux bourgs de l'ile de Luçon (Philipiiines), peuplés l'un de 9.000 hab. (prov. de Pangasinan) : l'ilutre de 6.050 hab. (prov. do Cagayan), sur le Rio- Grandc-de-C.ignyan.
Alcala de Chisvert, ville d'Espagne (prov. et à 15 kiloni. de l'asieU.iii de la Plana); 6.000 hab. Tabacs.
Alcala de Guadaira ou Alcala de los Pana- DEBOS .1 /ea/ri i/ev lj,,uliiiii/,'rs), ville d'Espagne, prov. et ù. 11 kiluni. de Se\ illr, sur la Guadaira, 9.050 hab.
Alcala de HÉNARÉS (lat. Complutum), ville d'Espagne iprov. de I\ladridj, à 33 kilom. de Madrid par lo chemin do fer, sur le //t'narè.?. affluent du Jarama; 13.500 h. Elle a possédé, de 1189 à 1836, une université fondée par Ximénès, la plus célèbre du royaume au xvi' siècle, après celle de Salamanque. Beaux monuments, parmi lesquels lo palais des archevêques de Tolède, etc. Patrie de Michel Cervantes et de Solis. Son district est peuplé de 48.450 h.
Alcala de los Gazoles, ville d'Espagne (Andalousie), prov. de Cadix, sur lo &. côt. la Barbate ; 10.000 hab.
Alcala la Real, v.dEspagne (prov.de Jaen); 1 5.SOO h. Victoire du général Sébastiani sur les Espagnols, en 1810. Lo district du mémo nom renferme environ 34.000 hab.
ALCALAMIDE {ia alcali, atamide) a. f. Les alcahimidrs sont des corps qui dérivent de l'ammoniaque par la substitution, a l'hydrogène de cet alcali, de plusieurs radicaux, dont les uns sont positifs et les autres négatifs.
— Encycl. Gerhardt découvrit en 1845 les premières a/cii;amirf(?s(oxaniIide,benzanilide). On divise cette classe de composés en »io;ialcalamides, rf/alcalamides, /ivalcala-
■ mides, etc., suivant (|u'ils dérivent d'une, de deux, de trois molécules d'ammoniaque. Les alcalamidcs sontdistinguées en secondaires et en tertiaires, suivant que la substitution porto sur deux ou trois atomes d'hydrogène.
— 1. MoNALCALAMiDES. Le groupe des monalcalamides comprend les monalcalamides secondaires et les moualcalamides tertiaires.
— Monalcalamides secondaires. Cette catégorie comprend los monalcalamides métalliques et les monalcalamides à radicaux alcooliques.
Les premières résultent de la substitution d'un atome de métal à un atome d'hydrogène dans une monamide primaire. Ces corps s'obtiennent par l'action directe des o.vydes métalliques sur les monamides primaires. Les acides les décomposent en régénérant l'amide primaire.
Les secondes s obtiennent par des procédés semblables à ceux au moyen desquels on obtient les amides primaires (a part la substitution d'une monamine primaire à i'am-
ALC.\DIE — ALCALIiNO-TERRELX
Les alcalamulex secondaires sont cristallisables, peu solubles dans loau. Soumises à l'action des acides ou des hydrates alcalins, elles donnent des acides monoalomiqucs et des monamines primaires; elles se dccomposent sous rintluenco de la chaleur en donnant une alcalamide tertiaire et une dialcalamide ne contenant qu'un seul radical monoatomi(piB.
— Monalcalamides tertiaires. Cette catéïrorie comprend : l« les monalcalamides qui résultent du remplacement do H* par dos radicaux négatifs et de H par un radical positif: 2" celles qui résultontdu remplacement de H' par des radicaux positifs et do H par un radical négatif.
P Dar.s los premières, le radical positif peut être un métal ou un hydrocarljui-o alcouli,|np.
a Les alcalamides ■in, ,, ,u,sitif est un métal
sobtiennent en faisant nie secondaire sur
un oxyde métallique. I ncrcnt lamide pri-
mitive en semparanr !
^ Les al.-al.uiihl.v-; ,iuiit k- radical positif est un hydrocarbure :iir..nii,|,ii- M- j. réparent : l" en faisant réagir les -chlorures .n ni, s sur les alcalamidp<t sernndatres,' Z" en traitant les cLhcrs cyaniques pnr '-- -,..1- .i»..i..^ ries acides monobasiques. Ces composés H ■ Ime et don-
Dent, sous Tinfluonce de la poi ■ ido, un sol
alcalin do l'acide dont ils conrn i , il.
20 Les monalcalamides tertiaires resuicant au remplacement de II' par dos radicaux positifs et do H par un radical négatif ont été obtenues par l'action du chlorure de
cyanogàne sur les monaminos socondairos. Chauffés avec des alcalis ou dos acides, Ils régénèrent une amino secondaire ot donnent do l'acide cyaniquo, qui so décompo.-)0 on anhydride carbonique et en ammoniaque.
— IL DiALCAi.AMiDKs. Cotto classo do composés dérive du typo condensé Az'H*. Kilo comprend desdialcalamidos dans lesquelles 3, 4, 5 ou Oll sont remplacés, et qui portent, en suivant l'ordre énoncé ci-dessus, les noms a'alcalamides semi-socondairos, secondaires, somi-iertiaires ot tertiaires.
— Dialcalamidcssemi-secondaiî'es. Cos corps résultontdu remplacement do H' nar un radical acido diatomiquo et do H par un radical alcoolique. Presipie tous los composés de co groupe s'obtiennent par l'action do l'ammoniuquo sur un éllior cyaniquo.
— Dialcalamides stcondaii^es. Colles qui renferment un radical diatomiquo négatif ot doux radicaux monoatomiquos positifs so préparent, soit par l'action des monamines primaires sur les chlorures des radicaux acides dialomiquos, soit on faisant réagir des monamines primaires sur les éthers alcooliques des acides basiques. Colles qui contiennent un radical diatomiquo basique et deux radicaux monoatomiquos acides sont obtenues lorsque lo radical positif est un métal diatomique, en faisant réagir une monamide primaire sur l'oxyde d'un métal diatomi(|ue.
— III. Trialcalamides. Cette classe do composés comprend les alcalamides qui dérivent do trois molécules d'ammoniaque ; elle est encore peu étudiée.
ALCALESCENGE (rad. alcali) n. f. Etat des substances aniiiKih's et vc^rtalos dans lesquelles il s'est formé spontaiiiiiierit d<^ l'ammoniaque.
— Ad-ntrsccnce des humeurs. Nom sous lequel on désignait, dans l'anc. médecine, la simple disposition dos corps à éprouver la fermentation alcaline et putride.
ALCALESCENT, ENTE adj. Qui a OU f(ui prend les propriétés alcalines : Tous les corps gui contiennent du gaz azote peuvent deve7îir alcalescents. (Orlila.)
ALCALI (do l'arabe al, le, et Jcali, nom de la sahola soda, plante marine d'où l'on retire la soude) n. m, Chini. Nom générique des composés qui ont pour caractères distinctits de verdir le sirop de violette, de rougir la couleur jaune de curcuma, de rétablir les couleurs bleues végétales roupies par les acides, et de donner, lorsqu'on les traite par les acides, des corps désignés sous lo nom de sels.
— Ane. chim. Les carbonates alcalins étaient appelés autrefois alcalis aérés, parce qu'ils résultent do l'action de lacido aérien (acido carbonique) sur les alcalis. (On les appelait aussi alcalis doux, parce qu'ils ne sont pas doués do causticité, comme les alcalis purs; ou encore alcalis effei^escents, en raison de l'effervescence qu'ils font avec les acides.) Il Alcalis caustiques. Les alcalis purs, en raison do leur action caustiaue sur les tissus et par opposition aux alcalis doux, il Alcalis fixes, La potasse et la soude, par opposition à l'alcali volatil, il Alcali volatil, L'ammoniaque liquide, en raison de sa volatilité, ij .4 /caii anmm/. L'ammoniaque, parce qu'elle est un des produits ordinaires de laliération dos matières animales, ii Alcali végétal. La potas-so, parce qu'elle se trouve en grande quantité dans los végétaux. Il Alcali minéral, alcali marin. La soude, parce que lo sel marin ou chlorure de sodium est très répandu dans le règne minerai, w Alcali déliquescent, La potasse, parce qu'elle devient liquide en absorbant l'humidité de l'air, il Alcali du nitre, alcali du tartre, La potasse, parce qu'on la retire du nitre et du tartre.
— Encycl. Chim. On comprend sous le nom d'alcalis les oxydes des métaux alcalins : potassium, césium, rubidium, ammonium, thallium, sodium, lithium. (On désigne aussi sous le nom de terres alcalines les oxydes des métaux alcalino-terreux : baryum, strontium, calcium.) Les alcalis sont caractérisés par leur grande solubilité dans l'eau et par la solubilité de leurs sulfates et de leurs carbonates. IjCs terres alcalines ont pour caractère d"être notablemont solubles, quoiiiue beaucoup moins que les alcalis proprement dits, et ae donner des sulfates et des carbonates insolubles ou très peu solubles.
Les anciens chimistes, sous ce nom d'alcalis, réunissaient les carbonates alcalins aux bases alcalines : de là. pour eux, deux espèces d'alcalis : les alcalis doux et les alcalis caustiques.
En 1756, Black, médecin d'Edimbourg, montra que les alcalis doux (carbonates alcalins) et les pierres calcaires renfermaient une substance gazeuse qu'il nomma air fixe (acide carbonique); que la calcination enlevait cette substance aux pierres calcaires, et les rendait caustiques ; que les alcalis doux, traités par la chaux vive, devenaient caustiques en lui cédant cet air fixe. Lorsque Lavoisier montra, en 1776, que cet air fixe était l'acide carbonique, il devint évident que les alcalis doux et les calcaires non calcinés étaient de véritables sels formés par l'action de cet acido sur les alcalis caustiques.
Les alcalis caustiques résistèrent longtemps à toutes les tentatives faites pour les décomposer, lorsque Davy, en 1807, les soumit à l'action de la pile voltaïque. L'expérience contirma l'hypothèse de Lavoisier qui les assimilait à des oxydes niétalliques et la chimie s enrichissait en môme temps de la découverte do nouveaux métaux, potassium, sodium, etc.
On applique souvent la dénomination d'alcalis véqètauT. à certaines bases salifiables, fournies par les plantes ot plus généralement désignées sous le nom d'alcaloïdes. , — Pathol. La potasse, la soude, la chaux, la baryte et l'ammoniaque liquide enflamment, ramollissent et ulcèrent les tissus vivants ; quand les tissus forment un organo comme l'estomac, il peut y avoir perforation. Dans l empoisonnement par les alcalis, les malades accusent une saveur urineuso et uno chaleur acre dans la bouche. Us vomissent des matières sanguinolentes qui no font point otfervescenco sur le carreau, et dans lesquelles on reconnaît facilement la présence des alcalis, au moyen des réactifs végétaux colorés. Comme antidote, on opp'oso aux alcalis des boissons acidulées : du vinaigre ou du jus de citron étendu de deux tiers ou de tro"is quarts d'eau. L'huile et le beurre produisent aussi do bons effets et peuvent être conseillés.
ALCALI-ALBUMINE n. f. Matière albuminoïde qu'on prépare par l'action de la soude sur lo blanc d'œuf bien battu et soumis à une dialyse éneririque. Fraîchement précipitée, elle a l'apparence de crumeaux blancs donnant au tournesol une réaction aci^do; à chaque matière albnminoïdo correspond probablement une alcsûi-albumino distincte.
ALCALIcrrÉ n. f. Propriété des subuiaocos alcalines. 1 On dit mionx alcaumtk.
ALCALiriANT, ANTE (do alcali, ot du lat. faecre, faire) adj. ,So dit d'une substance qui peut provoquer dans uno autro la manifestation dos propriétés alcalines : fJueUjuf.t chimistes ont pensé que l'azote était le principe alcalikiaMT.
ALCALIGÈNE 'do alcali, ot du (^. gennaÔ, j'cngcadre) adj. Qui donne naissance aux alcalis.
ALCALIMÉTRE do alcali, ot mètre) n destiné à Icssai des soudes et des potasses.
ALCALIMÉTRIE n.f. Procédéaumoyen duquel on fait l'essai des potasses et des soudesdu commerce.
— Encycl. Los soudes et les potasses du commerce sont impures. Pour déterminer la proportion de soude ou de potasse pure
iDstramODt
A, alcalirnMre,
B, a^itat«ar.
qu'elles contiennent (^'/re de l'alcali), on pcutemploycrplusieurs procédés. Le plus simple et le plus cxpédilif est celui qui a été imaginé, en 1801, par le chimiste rouennais Dcscroizilles, et perfectionné, en 1828, par Gay-Lussac. On cherche la quantité de solution d'acide sulfurique normal, capable de saturer un poids connu de l'alcali à titrer; on sait, d'autre part, que 56 grammes de potasse ou lo grammes de soude neutralisent 49 grammes d'acide sulfurique normal. L'acide sulfurique contenu dans une burette graduée (alcalimètre) est versé goutte à goutte dan.s la liqueur alcaline, préalablement colorée en bleu par du touroesol, jusqu'à virage au rouge.
ALGALIMÉTRIQUE adj. Qui est relatif, qui a rapport à
raloalimétrio : Procédé alcalimétrique.
ALCALIN, INE adj. Qui se rapporte aux alcalis : Propriétés A.LCAM.NES. Réaction ALCALINE.
— Chim. Métaux alcalins^ Métaux qui, par leur combinaison avec l'oxygène, produisent les alcalis proprement dits. Il Sels alcalins, Sels qui résultent do l'action d'un acido sur les alcalis.
— Pathol. Cachexie alcaline. Nom donné à une cachexie résultant de l'altération du sang par l'abus des alcalins, des eaux de Vichy.
— Thérap. Médicaments alcalins. Groupe de médicaments dont le bicarbonate de soude est lo type. ^Lo mot alcalin s'emploie substantivem. dans le même sens.) il Eaux alcalines. Eaux minérales caractérisées par leur richesse en bicarbonate de soude : telles les eaux de Vichy en France, et les eaux d'Ems en Allemagne, ii Bain alcalin, Bain consistant en une solution de carbonate de soude (100 à 500 gr. de sel pour 300 litres d'eau).
— Encycl. Tlïerap. On comprend sous le nom de médi' caments alcalins les médicaments qui renfenncnt un alcali en combinaison avec un acide faible, comme les acides carbonique^ citrique, benzoïque.
Les principaux alcalins sont : les alcalis caustiques, les carbonates et bicarbonates de soude, dépotasse, de lithine; los savons, les citrates de potasse, de soude, de magnésie ; les benzoates de lithine, de soude, etc.
8ur les téguments (lotions, pommades, bains, etc.), les alcalins déterminent une légère irritation de la peau accompagnée de quelques démangeaisons passagères. Ils dissolvent la matière sébacée, détachent les cellules épidermiques les plus superficielles et facilitent ainsi les fonctions cutanées. Dans les maladies de la peau les alcalins paraissent agir en neutralisant l'acidité de la sécrétion cutanée. L'action des alcalis caustiques est beaucoup plus énergique. V. cAfSTiQUBS.
Pris à riniérieur aux faibles doses de 0 r,50 à 2 gr., les alcalins se transforment totalement en chlorures au contact de l'acide chlorhydrique du suc gastrique, augmentent la sécrétion de ce liquide, et facilitent, par suite, la digestion. Une certaine quantité d'acide carbonique est mise en liberté. A doses plus élevées (5 à 15 grammes), une partie est transformée, l'autre est absorbée en nature. Grâce à leur présence dans le san^, les alcalins qui n'ont subi aucune décomposition, diminuent l'urée, abaissent la température, ralentissent la circulation. Le nombre des globules routes diminue ainsi que la quantité de rïbrine. A la longue, il y a dénutrition, hypogloDulie, anémie et cachexie séreuse, avec anasarque ou hémorragies consécutives.
L'augmentation de la quantité des urines, leur alcalinité, les rend aptes à dissoudre les graviers, les calculs et les dépôts tophacés. Les bicarbonates potassique et sodique dissolvent aisément les concrétions d'acide urique (ca/cu/« uriques, gravelle urique, gravetle rouge). L'action des alcalins est très manifeste dans le cas des calculs biliaires et des tophus. Les alcalins neutralisent les acides contenus dans lo tube digestif; ils sont employés comme antiacides. Us sont précieux dans les renvois acides, les dyspepsies, les gastralgies, la diathèse urique. Les engorgements strumeux, la goutte, lo rhumatisme aigu et chronique sont améliorés par leur emploi. Les eaux minérales sont les agents les plus précieux pour l'emploi des alcalins.
ALCALINISER V. a. Donner à uno substance des propriétés alcalines : On alcalinise le lait en le courant tfeau de Vichij. Il Alcaliniser un malade. Lui administrer des alcalins.
ALCALINITÉ n. f. Etat ou caractère d'une substanco qui possède les propriétés des alcalis : /.'ALrALiNixé est une propriété essentielle du xang pour qu'il puisse servir à l'accomplissement du phénomène de la vie. (Pclouze.)
ALCALINO-FERRUGINEUX, EUSE adj. Qui contient des alcalis et des matières ferrugineuses, ii Bam alcalino-ferrugineux. Bain très actif contre la gale.
ALCALI NO-PLOMBIFÈRE adj. Se dit d'une substance alcaline contenant -iu plomb.
ALCALINO-TERREUX, EUSE (de alcali, et terre) adj. Se dit d'un groupe do métaux comprenant le baryum, lo strontium, le calcium. Les métaux alcilino-terreux sont ainsi nommés parce que leurs oxydes étaient autrefois
ALCALINULE