CH*-CH'OH — H'O — CH'-CH
alcool. éthylène.
Cette réaction est obtenue en chauffant l'alcool et l'acide sulfurique à 160°.
Les cnlorures, bromures, iodures de phosphore donnent un chlorure, bromure ou iodure du radical de l'alcool et des acides phosphoriques ou phosphoreux, suivant que le chlorure employé est au maximum ou au minimum.
Les acides déterminent la formation d'un éther et d'eau ; cet éther est simple si l'acide qui agit est un hydracide, et composé si c'est un oxacide.
Sous l'influence de la potasse en fusion, ils donnent le sel de l'acide correspondant avec dégagement d'hydrogène.
Les métaux alcalins donnent des produits de" substitution (alcoolates).
— Alcools secondaires. Les oxydants donnent une acétone qui, par oxydation ultérieure, se scinde en un certain nombre d'acides; les déshydratants donnent des hydrocarbures, la chaleur les décompose :
CH'-CH'-CHOH-CH' = CH'-CH'-CH-CH' -1- H'O. alcool butylique secondaire. butylène.
— Alcools tertiairks. Ils sont moins énergiques que les alcools primaires et secondaires dans la saturation des acides; leurs éthers s'obtiennent plus diflicilement.
Il existe une catégorie d'alcools tertiaires qui forment un groupe particulier, lesp/(e>io/s. V. ce mot.
Certains corps possèdent plusieurs fois le groupement alcoolique; ce sont des alcools diatomiques, triatomiques, etc.
Les alcools diatomiques ne sont autres que les glycols. V. ce mot.
Les alcools triatomiques ont pour type la glycérine. V. ce mot.
On ne connaît qu'un alcool télratomïque, Yénjlhrite. V. ce mot.
Les alcools triatomiques ne sont connus qu'au nombre de trois : la marmite, la dulcite, la sorbite. V, ces mots.
— Etat naturel, formation des alcools. L'alcool propv-
lique, C*H',OH, a été retiré des eaux-de-vie de marc; 1 alcool butylique, C'H'^O, des alcools de betterave; l'alcool amylique, C^H" O, des eaux-de-vie de pommes deierre: l'alcool he.xylique, C'H"0, des alcools de marc de raisin; l'alcool cétylique ou éthal, C'*H"0, du blanc de baleine, etc. ALCOOLAT {la) n. m. Tout liquide résultant de la distillation de l'alcool sur une ou plusieurs substances aromatiques, végétales ou animales : L'eau de Cologne, la liqueur nommée « absinthe », etc., sont des alcoolats.
— Enctcl. On prépare les alcoolats avec des plantes fraîches ou desséchées, oue l'on divise d'abord et que l'on fait ensuite macérer quelque temps dans l'alcool ; après q^uoi, on distille au bain-marie. Les degrés de concentration de l'alcool à employer varient de 56 à 86 degrés de l'alcoomètre centésimal. Autrefois, les noms de esprit, baume, liqueur, eau, etc., étaient donnés aux alcoolats. On les distingue aujourd'hui en simples et en composés, selon qu'ils résultent de l'action do l'alcool sur une seule substance ou sur plusieurs. Ce sont les pharmaciens, les parfumeurs, etc., qui préparent les alcoolats. Comme médicaments, ces liquides sont des excitants : à l'intérieur, on les prend par gouttes, sur du sucre ; à l'extérieur, on s'en sert pour liniments, gargarismes, collyres, etc.
ALCOOLATE n. m. Corps résultant de la substitution d'un métal à l'hydrogène dans la fonction alcool.
— Encycl. Le potassium et le sodium se dissolvent dans l'alcool éthylique avec dégagement d'hydrogène ; la réaction est exothermique et peut se représenter par la formule C'H'.OH -f K = C'H'.OK + H. L'alcoolate de potassium ainsi formé et l'alcoolate de sodium cristallisent en lamelles blanches. Les autres alcools donnent lieu, en présence des métaux alcalins, à une réaction analogue.
Les alcoolates prennent généralement le nom de l'alcool géaérateur : ceux qui dérivent de l'alcool méthy lique
s'appellent mélhylates, de l'alcool éthylique, éthylates, etc.
On a obtenu des alcoolates d'alcools polyatomiques, et notamment des corps dérivant de la glycérine, appelés glycérylalcoolates. dont deux atomes d^iydrogène seulement sont remplacés par le métal, et qui sont des alcoolates d'alcools ayant pour formule générale C'H'O'M'.OH.
ALCOOLATURE n. f. Médicament liquide préparé avec de l'alcool dans lequel on a dissous des matières d'origine végétale ou animale, sans recourir au procédé de la distillation. Les alcoolatures, de même que les alcoolats, se distinguent en simples et en composées. Par l'évaporation, les alcoolatures donnent les extraits alcooliques.
ALCOOLÉ n. m. Composé liquide contenant, comme l'alcoolature, des matières médicamenteuses dissoutes dans l'alcool.
— E.vcYCL. Les alcoolés se distinguent généralement des alcoolatures. en ce nue celles-ci se préparent avec des plantes fraîches, tanais que les alcoolés se préparent avec des plantes sèches. On désigne souvent les uns et les autres sous la dénomination générale de teintures alcooliques. Les alcoolatures et les alcoolés s'emploient à l'e-xtéricur comme les alcoolats ; à l'intérieur, on les administre dans des potions, des tisanes, etc.
ALCOOLIDE n. m. Composé renfermant de l'alcool.
ALCOOLIFICATION [si — de alcool, et du lat. fieri, devenir) n. f. Fermentation alcoolique.
ALCOOLINE (rad. alcool) n. f. Composition balsamique et vulnéraire pour l'entretien de la bouche.
ALCOOLIQUE adj. Qui a rapport à l'alcool, qui contient de l'alcool : Le vin, l'eau-de-vie et toutes les liqueurs de table sont des liqueurs alcooliques, il Boissons alcooliques, Boissons renfermant de l'alcool.
— Atteint d'alcoolisme : Individu alcoolique.
— Fermentation alcoolique. Fermentation par laquelle le glycose se dédouble en acide carbonique et en alcool.
Il Teintures alcooliques. Dissolutions alcooliques de certaines substances médicamenteuses.
— S'emploie substant. pour désigner : 1* les liqueurs alcooliques :// ne /"aH/ptw aôuser rfes alcooliques ; 2" une personne atteinte d'alcoolisme : On peut bien être un alcoolique, sans être un ivrogne. {G. Bourcart.)
ALGOOUSATION [si] n. f. Chim. Développement dans les liquides des propriétés qui caractérisent l'alcool; action de mêler de l'alcool à un autre liquide ; résultat de cette action : La Chambre des députés a prohibé le mouillage et /'alcoolisation. (Proudh.)
— Ane. chim. Action de réduire une substance en poudre fine.
ALCOOLISER v. a. Mêler de l'alcool à un autre liquide; faire, par la fermentation, un alcool d'une liqueur sucrée, ou dégager une liqueur alcoolique de sa partie aqueuse : Est-ce frauder que (/'alcooliser les vins ? (Proudn.)
S'alcooliser, y. pr. Devenir alcoolisé.
— Fam. S'enivrer avec des liqueurs spirltueuses. ALCOOLISME (liss) n. m. Maladie produite par l'abus
dos boissons alcooliques : ^'alcoolisme fait des progrès effrayants.
— Encycl. Méd. On distingue deux sortes d'alcoolisme : Valcoolisme aigu (v. ivresse), et {'alcoolisme chronique.
L'alcoolisme chronique, étudié pour la première fois d'une façon méthodique par Magnus Huss{1850, est un état morbide continu qui s'établit par l'usage journalier des spiritueux. Il est nécessaire de distinguer l'alcoolisme proprement dit de l'intoxication produite par l'absinthe et les Dùissons à essence d'une part (v. absintuisme) et le vin d'autre part {v. œnilisme). Les accidents qu'il produit frappent surtout l'appareil digestif et le système nerveux. L alcoolique perd l'appétit, il éprouve une sensation de brûlure le long de l'œsophage ; le matin, il a des vomissements de matières blanchâtres et filantes (pituites raatutinales) ; souvent il a de la gastrite chronique qui peut parfois se compliquer de gastrite ulcéreuse. Quand la maladie est plus avancée, le foie, quoique moins touché que dans l'oenilisme, est le siège de lésions variables : il y a hypertrophie ou atrophie ; l'ictère est fréquent.
L'action de l'alcool sur le système nerveux à dose continue se traduit par un tremBlement surtout accusé aux mains. C'est le matin à jeun qu'il est le plus intense; il s'amende ensuite sous l'influence de nouvelles libations. Les alcooliques ont des céphalalgies, des vertiges, des crampes dans les raoUeis, des anesthésies partielles, siégeant d'abord aux pieds avec fourmillement et abolition du réflexe plantaire, puis remontant le long du membre inférieur; les extrémités supérieures sont plus rarement atteintes. L'ouïe et la vue peuvent être atteintes: quelques-uns éprouvent des hallucinations, des convulsions, des accès de manie aiguë, des troubles cérébraux pouvant simuler ceux de la paralysie générale ou aboutir à la démence. Ils ont un sommeil troublé par des cauchemars ; leurs rêves sont peuplés d'animaux ou'ils voient courir sur leur lit ou dans leur chambre. Le delirium tremens (v. ce mot) est un épisode aigu, sous la dépendance étroite do l'alcoolisme chronique. Lorsque la mort ne survient pas dans un accès aigu, le terme auquel aboutissent les accidents relatifs aux centres nerveux est la démence alcoolique. Il y a affaiblissement progressif de toutes les facultés intellectuelles, et le malade arrive à un état permanent d'hébétude.
Depuis quelques années, on a mis en évidence l'action do l'alcool sur les nerfs périphériques, et on a décrit des névrites alcooliques; névrites curables, il est vrai, mais dont la guérison est toujours longue à obtenir.
L'action sur le système circulatoire se traduit par une hypertrophie du cœur avec dégénérescence graisseuse, do l'athérome généralisé ; elle provoque sur les reins de la néphrite interstitielle. En outre, l'alcoolisme est cause do graves complications dans le cours ou la convalescence des maladies aiguës ; il conduit fréquemment à la tuberculose pulmonaire qui, dans ce cas, débute ordinairement par le sommet droit et se dissémine sous forme de granulations miliaires, souvent aussi à. la tuberculose péritonéale.
Certains sujets offrent une grande résistance à l'intoxication alcoolique et semblent absorber impunément des quantités considérables de liqueurs fortes, mais il arrive toujours une époque où ils sont victimes de leur passion.
— Alcoolisme héréditaire. Les conséquences de l'alcoolisme se poursuivent dans la descendance des malades. Les enfants des alcooliques sont particulièrement exposés à la méningite tuberculeuse, aux accidents hystériformes et épileptiformes. Ils ont souvent une propension aux excès alcooliques. Les malformations ne sont pas rares; entre autre la raicrocéphalie, accompagnée de paralysie, d'idiotie. On a remarqué que dans les populations alcooliques la taille moyenne diminue et que les cas d'infantilisme (v. ce mot) se multiplient, en même temps que la natalité diminue. Il ne faut pas oublier que Fusage quotidien des alcools, même à dose insuffisante pour produire l'ivresse, conduit lentement, mais sûrement, à l'alcoolisme chez l'individu ou chez ses descendants.
— Traitement. Le traitement de l'alcoolisme est surtout moral; il faut chercher â déshabituer peu à peu le malade desbolssonsalcooliques. L'hydrothérapie et principalement les douches froides de courte durée amendent les accidents nerveux. Le bromure de potassium, la morphine, le chloral à haute dose (3 à 6 grammes) sont précieux dans les épisodes aigus.
— Méd. lég. Les alcooliques qui présentent des troubles mentaux doivent-ils être considérés comme responsables au point de vue pénal '? La question est délicate, et il n'y a point de règle absolue pour la résoudre. Les magistrats en police correctionnelle et les jurys en Cour d'assises admettent, suivant l'espèce, soit la responsabilité absolue, soit la responsabilité atténuée, soit l'irresponsabilité complète.
A moins de déméîice confirmée, entraînant l'internement dans un asile, il convient en général de ne pas exagérer l'indulgence à l'égard des alcooliques qui commettent des méfaits. La crainte du châtiment est un correctif de leurs impulsions, et il ne faut pas perdre de vue que la justice est surtout une institution de défense sociale. Indépendamment du delirium tremens, les troubles qui intéressent le plus directement la pratique médico-légale sont : l'amnésie incohérente, irrégulière, variable d'un instant à l'autre et, contrairement aux autres troubles do la mémoire, portant surtout sur les faits anciens ; puis la mobilité des idées et des sentiments ; enfin, la rapidité de la décision et de l'e.xécution qui constitue, chez beaucoup d'alcooliques, comme une ébauche des véritables impulsions. Poussés à un haut degré, ces troubles constituent la folie alcoolique. Ces particularités de l'état mental doivent être recherchées dans chaque cas particulier et signalées, quand elles existent, par le médecin expert.
— BiBLiOGR. : Magnus Huss, Sur l'alcoolisme chronique (1851 [en allemand]); F. Issartier, De l'Alcoolisme moderneilS6l):Y. Audhoui, Pathologie générale de l'empoisonnement par l'alcool fl868); Buguet, De l'abus des boissons alcooliques {1870); Lancereaux, Atlas d'anatomie pathologique (1871J ; D' Lunier, Du rôle que jouent les boissons alcooliques dans l'augmentation du nombre des cas de folie et de suicide (1872) ; Dagonet, De l'alcoolisme au point de vue de l'aliénation mentale (1873): Magnan, l'Alcoolisme et les diverses fonnes du délire alcoolique {\S1 A); Congrès international pour l'étude des questions relatives à l'atcoo- /isme (tenu à Paris en 1878); Baer. l'Alcoolisme, son extension et son influence (Berlin, 1878); F. Lentz, De l'alcoolisme et de ses diverses manifestations au point de vue physiologique, clinique et médico-légal [m\) ; Dujardin- Beaumetz et Audigé, Recherches expérimentales sur Valcoolisme chronique {\%?,^) ; J.-A. Peeters, Alcool, physiologie, pathologie, médecine légale (1885); Société des économistes de Paris, séance du 5 jianvier 1S85 ; D' Colajannin, l'Alcoolisme, ses causes et ses effets (18S7); D'' Legrain, Dégénérescence sociale et Alcoolisme (1895).
Alcoolisme (l') et le monopole des alcools, par
le D' Dubrandy (1886). Cet auteur estime qu'il faut réagir contre les effets de 1 alcoolisme qui se répand do plus en plus, même dans les campagnes. En 1849, sur 100 suicides, 7 étaient imputablesà lalcoolisme; en 1S85, c'est 28. Quelle progression! Il passe en revue les législations étrangères; il est partisan, comme cela se fait en Hollande^ de la limitation du nombre dos débits.
ALCOOLOMÈTRE n. m. Métrol. V. alcoomètre.
ALCOOLOTIF n. m. Médicament alcoolique qu'on emploie extérieurement, ii On dit aussi alcoolatif.
ALCOOMEL ide alcool, et du lat. mel, miel) n. m. Excipient pharmaceutique, formé d'une partie d'alcool et do trois parties de miel.
ALCOOMELLÉ (rad. alcoomel) n. m. Liquide sirupeux produit par le mélange de trois parties de miol avec uuo partie d une alcoulatiire.
ALCOOMETRE OU ALCOOLOMÈTRE (de alcool, et du gr. métron, mesure) n. m. Instrument destiné à mesurer la richesse en alcool des esprits ou eaux-de-vie.
— Encycl. La pesanteur spécifique de l'eau étant su- ]iérieure à celle de l'alcool, celui-ci est nécessairement d'autant plus dense qu'il est plus hydraté, en sorte que la densité d'u» mélange d'alcool et d'eau nous indique la proportion d'alcool qu'il contient. Pour déterminer cette proportion, il suffit de prendre comme points extrêmes la densité de l'eau distillée et ceUe de l'alcool anhydre, et de noter les points intermédiaires entre ces deux densités. Les instruments employés pour mesurer la densité des liquides spiritueux et, par suite, leur richesse en alcool, portent le nom à' alcoomètres.
ISalcoomètre anciennement employé dans le commerce français était l'aréomètre de Cartier, dont la lige est divisée en 44 degrés égaux. Le 0 est marqué au point d'affleurenrent dans une solution préparée avec 90 parties d'eau distillée et 10 parties de sel marin; le 10» degré correspond à l'eau pure, et le 44* à l'alcool absolu. Cet instrument ne peut fournir, comme alcoomètre, que des indications approximatives, parce que ses divisions sont égales : il y a en effet contradiction lorsqu'on mélange de l'alcool e't do l'eau.
Aujourd'hui, Valcoomètre légal est, en France, celui de Gay-Lussac ; il se compose d'un tube de verre cylindrique terminé à l'une de ses extrémités par une ampoule contenant du mercure ou de la grenaille de plomb. Pour la graduation de l'échelle, on a choisi la température de 15 degrés centigrades. On a d abord plonge l'appareil dans de Tal-
Alcoomèli'i
ALCOOMETRIE — ALDEHYDE
.oui ahsoln, ot on a r6'^\v lo lost do façon fm'il s'onfonçUt |iis(|u'au sommot do la tigo : on co point, on a marqué loo. l'iiis, on a fait uno solution alcoolique contenant on voliimo OS d'alcool pour 100 ; l'apparoil s'onfonco moins dans ii-tto solution, dont la donsito est plus grande que colle lio l'alcool pur; au point d'afllouremont, on a marqué 95, ("t ainsi de suite, on opérant succossivomont avec dos liqueurs contenant en volume 00, 85. 80, rtc, daicoo! p. 100 ; on a partagé on cini| parties é^'ales l'intervallo compris iMiiin ilrii\ [M.iiiis .■iiiispiiiiii-.. Si l'instrument s'enfonce ,|iisiju';i 1,1 >liviM..ii :,.! ,i.iir- 1111 iiirhinpo d'alcool et d'oau,
'"■' iii.'l.di-.' ruiiiiriciiM ,,n ,i ,,[ | [.ouf 100. Gay-Lussac a
.■.Misiniu riiii.ii-hHH-iiii-ii( ilr-, lalil.'s do correction pour iiiuies les tcmpératuros auxquelles on peut avoir besoin il employer l'afcoométro.
L'alcoom(>tro no peut Hrc> employé pour obtenir la ri- . h.'ssn n|e.in|i(|iie des vins i>:irre -pie .-es liquides con-
iirtiiM'iit, niiin- Crrii! '■( IiiI.-.mJ ,.1:, .,..|; . : 1,1 1res substancos '•Il .jiiaiiiih-s \ .iM.ii.i.-, <|'n l'iilu'.r n i.i donsité. Gay-