‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 172 sur 828 · I.nssiir ;i ri-marM ii,- ^i,-, 1,,, ,,| mi mnIc un vin OU un · texte numérisé non relu

I.nssiir ;i ri-marM ii,- ^i,-, 1,,, ,,| mi mnIc un vin OU un

esprit dont la nehesse ne «lejiiissn pas i,,", l'alcool passe iMiiL entier, avec un peu d'eau, dans le premier tiers du li.juido condensé; en ajoutant à ce tiers les doux tiers • i eau, on a un liquide contenant sous un même volume );i même quantité d'alcool que le vin i essayer; on opérera Mir co liquide avec l'alcoomètre.

On a proposé d'autres appareils dont les indications sont à peu près indépendantes do la plus ou moins grande jiureté du liquide. V. dilatomÊtre, euulliomètbe.

ALCOOMÉTRIE (rad. alcoomètre) ïï. f. Ktudo dos procédés ■jii'un emnloio pour connaître ou déterminer la quantité d :il. (iii! absolu i|ue contiennent les liqueurs spirituouses.

I On ,lit aussi AlAUOLOMÉTRIE.

ALCOOMÉTRIQUE adj. Qui appartient, qui a rapport à 1 alcuuiiu-ire, aux qualités déterminées par cet instrument.

Alcor, nom d'une petite étoile située dans la queue .io la (iraiide Ourso.

Alcora, ville d'Espagne (prov. de Valence); -i.OOO liab. Toiles, faïences et porcelaines. Victoire des Espagnols sur les Maures en lOO-i. La manufacture de faïences d'Alcnra, fondée en 1787 par d'Aranda avec lo concours d'arlistos et d'ouvriers do Moustiers, a fabriqué des plaques liappliquos ovales, entourées d'une large bordure de roraille eu relief et décorées au centre de sujets religieux.

ALCORAN (do l'arab. al [le], et Icoraii [livre, lecture]) II, m. Lo livre qui contient la loi de Mahomet, et qui est le i"de religieux, moral et politique dos musulmans, u On dit aussi le koran et le coran.

ALCORANISTE n. Celui, colle qui lit ou explique l'Alcoraii ; qui croit à l'Alcoran ; qui professe la doctrine renlerniéo dans l'Alcoran.

ALCORNEE (

I ALCHORNÉE {kor) n. f. Genre d'euphor-

nia. .es uiiii>\ uiees. reiilennant des arbres et dos arbustes i|n-- V,<n iruiive an\- Antilles, au Brésil et dans l'Afrique

trniMrale urruleiuale.

ALCORNINE OU ALCHORNINE {kor) n. f. Substance

grasse, (ireo de l'écorce d'alcornoque.

ALCORNOQUE (rad. alcornre) n. f. Ecorce apportée d'Ainériquo en 1784 et attribuée à tort à Valchornea latifolin, puis à un nevhtm. En réalité, c'est l'écorce d'un arbre voisin des guttiers, le bowdichia virgilioides. Elle est amère et un peu astringente.

Alcott (Araos Bronson), écrivain et pédagogue aménram, né en 1799 à Wolcott (Connecticut), mort en 1888. 11 introduisit dans l'éducation des enfants des innovations lirurouses, basées sur un système analogue à celui do Tistalozzi. En 1858, il fut nommé superintendant des e. oies de la ville de Concord. On lui doit : Entretiens sur /..î Evangiles avec les enfants (1836); le Nouveau Connectn-ut (1881); Sonnets et Chansonnettes (1882), etc. — Sa iiile, Louisa-May, femme de lettres américaine, née en \s:v2 à Gormantown ^Pensylvanie), morte en 1888, débuta p;ir des Contes de f*'.es (1855). Ayant soigné les blessés p'Midaut la guerre civile de 1863, elle consigna ses souvi-nirs sous ce titre : Esquisses d'hôpital. Depuis lors, elle écrivit pour la jeunesse un grand nombre de récits spirituels qui lui ont acquis une grande réputation et dont ]>hisiours ont été traduits en français : les Petites Fem- "'<s {liùl) '.une Jeune Fille à l'ancienne viode (mo) : Travail: /'S 'Juatre filles du docteur Marsh, adapté en français par P,-J. Stahl; la Corbeille à papiers de la tante Jo (1872- 1H82), etc. -

ALCÔVE n. f. (de l'osp. alcoba, chambre à coucher; dérive de l'arab. al çobban, tente, chambre voûtée qui reniVrnie un lit), enloiicoment prati- II ué dans une

rlier, pour y pla-

lit

lit

ible

'Millin.) . — Les mystères, ^' secrets de l'al- •<h't\ Les mystè- '■s, les secrets de

ALCOVISTE

ad. «/cdir)n.ra.

do ruell

Alcôve. — i. Elévation.

^Vieux.)

Alcoy, ville d'Espagne fprov. d'Alicante), au fond d'une gorge où coule le rteuvo côtior de Alcoi/; 30.200 bab. Faïenceries, fabriques dV'totlVs, t.Mntureries ; fabrication du papier à cigar.-tiis. Vu'ilie ville arabe conquise par don Jaime d'Arag^'ii. puis aiia.|iir^- parles Maures en 1257 ; saint Georges, l'atrun de la \ille, apparut alors, dit-on, et protégea la ville, où se célèbre, les 22, 23 et 24 avril de chaque année, une fête très curieuse, en commémoration de ce fait. En 1873, lors de l'iusurrectiou de l'Internationale espagnole,

insurgés et soldats du gouvornomont se disputèrent chèrement Alcoy. Top. du district : 35.800 hab.

Alcudia de Garlet, ville d'Espagne (prov. de Valeiieej; 2.700 hab. Erigéi* en duché pour ûodoï, avant qu'il portât le titre do « princo do la Paix ■.

Alcuin {Albinus Flaccus), savant religieux anglosaxon, né vers 735, mort on 804. Elève do Bèdo lo Vénérable et d'Ecbort, le futur arclicvftquo d'York, il fut appelé par son ancien maître à professer à l'écolo do cette ville. Pendant un voyage en Italie '781), il rencontra à Parmo Charlemagnc. qui lo retint auprès do lui et l'emmena à sa cour, où il professa devant lo roi et son entourage. Il prit immédiatement le premier rang parmi les savants que Charlomagne avait réunis.

Après un court séjour on Angleterre (790), Alcuin revint on Franco et y soutint uno lutte théologiquo contre Félix, évéque d'Urgel, et Elipand do Tolède. Un peu plus tard (790), il se rôtira à l'abbaye de Saint-Martin de Tours, où il demeura dès lors jusqu'à la lin de sa vie, se eohsacrant à l'instruction de ses moines, composant uno bibliothèque précieuse, écrivant dos ouvrages do ditféronls genres (poésies, écrits théologiques, philosophiques, astrologiques, traités do grammaire, de rhétorique, de dialectique) et entretenant avec ditférents personnages, en particulier avec Charlemagoe. une correspondance dont les fragments conservés jusqu'à nos jours constituent une source historique de premier ordre pour la connaissance do cette époque.

Comme philosophe, malgré son peu d'originalité, Alcuin a exercé une certaine influence; mais son rôle est surtout considérable comme promoteur et directeur de l'éducation publique en Occident. L'école du Palais, devenue ensuite uno vraie académie, a été dirigée immédiatement par Alcuin, qui avait pris lo surnom de Flaccus ; de même l'école do Tours ; nombre d'écoles épiscopales ou abbatiales ont été diritjées par ses élèves ou conformément à ses indications, et d'une façon très brillante. Aussi Alcuin partage-t-il avec Charlemagnc l'honneur de la renaissance littéraire qui se produisit en Occident au ix« siècle.

— BiBLiOGR. : Froben, Beati Flacci Albini, seu Alcnini opéra (Ratisbonne, 1777; cf. la Patrologie lat. de Migné, t. C et CI) ; Jaffé, Monumenta Alcuiniana [Bibliotkeca rerurn l/'-nnanicartim. t. VI [Berlin, 1873]); 'Werner, Alcuin und .srin Jahrhandcrt (Vienne, 1881).

alcyon (du gr. alkuôn ; formé de als. la mer, et de kuon, qui fait ses petits) n. m. Oiseau fabuleux qui. d'après une légende grecque, devait sa naissance à la métamorphose de Alcyone. V. ce mot.

— EiNCYcL. Myth. La crovance populaire admettait que Yalcyon faisait son nid sur les flots de la mer, et qu'il couvait ses œufs pendant sept jours avant et sept jours après le jour le plus court de l'année, période durant lacpielle le calmo ne cessait de régner. Cette période avait pris de là le nom de jours alcyoniens.

Cet oiseau a été identifié avec le martin-pécheur, et, ce ([ui semble plus approcher de la vérité, avec la mouette, le pétrel, le goéland. Ces derniers oiseaux vivent pour ainsi dire sur les flots, et co n'est que par exception qu'ils se posent à terre.

-— Blas. On donne lo nom d'alcyon au cygne dans son nid et voguant sur les flots. V. hÀlcyoxN.

alcyon n. m. Genre de polypiers, de l'ordre dos alcyonaires ou alcyoniens. V. ALcVoNiiiNS.

ALGYONAIRES n. m. Polyp. V. ALCYONiHNS.

ALCYONE n. f. Etoff'e de soio qui a le brillant du salin.

Alcyone. Myth. Fille d'Eole et épouse de Céyx. Selon Ovide et Virgile, Céyx périt dans un naufrage.' Alcyono ne put survivre à sa douleur et se précipita dans les flots. Téihys les métamorphosa tous doux on alcyons. Suivant quelques mythologues, ils périrent victimes de leur orguoi!. Ils se nommaient mutuellement Jupiter et Junon, et les dieux, irrités, les changèrent en oiseaux, ii Fille d'Atlas et de Pléione. C'est une dos sept Atlanlides, qui formèrent la constellation des Pléiades.

— Astron. Etoile de troisième grandeur, la plus brillante des Pléiades, marquée t] dans les cartes célestes.

AlcyoNÉE, géant qui attaqua Hercule pendant qu'il emmenait les bœufs de Gérvon, et qui fut tué par lui. — Géant, fils d'Uranus et de la Terre. Après sa mort, ses filles, les ALCVOMDES, se précipitèrent à la mer et furent changées en alcyons. — Nom d'un marais anciennement situé près de Cofinthe, par lequel Bacchus descendit aux enfers pour en retirer Sémélé. Il s'y faisait tous les ans des sacrifices nocturnes en l'Iionneur du dieu.

ALCYONELLE n. f. Genre do bryozoaires phylactolémates, famille dos plumatellidés, renfermant des formes d'eau douce à cellules parcheminées et en forme do tube. Habitent nos pays.

ALCYONIDIUM(om* — de alcyon, et du gr. cidos, forme) n. m. Genre de bryozoaires, famille des alcyoniidés, dont les colonies gélatineuses se développent souvent sur la coquille des moules et autres mollusques do nos mers. Citons Valcyonidium mylili (océan Atlantique), \'alcyo7iidunn gelatinosum (mer du Nord), etc.

ALCYONIEN, IENNE (nî-in, en') adj. Qui se rapporte à l'alcyon.

— Géogr. anc. Mer Atcyonicnne, Nom que les Grecs donnaient à la partie orientale du golfe de Corintlio, située entre les côtes de la Béotio et de la Mégaride.

— Myth. Jours alcyoniens. V,

AI.CVON.

— Polyp. Syn. do alcyonairr.

ALCY0NXEN3 n. m. pi. Famille do polypes anthozoaires, pourvus de huit tentacules bipinnés et d'un même nombre de replis mésentéroïdes.

— Encycl. Les alcyoniens ou AlcyonieQ.

atcyonidx forment uno famille

comprenant des polyjiiers charnus, dépourvus d'axe et no renfermant qu'un petit nombre de spiculos calcaires. Les principaux genres de cette famille sont les cornula/'ta, les alcyonium, los clavularia, etc.Edm. Perrier fait des alcyo-

ALCYONIIDÉS (rad. alcyon) n. m. pL Famille do hryry zoairos gymnolématos, .sou.H-ordre des cténostomalos, renfermant des formes groupées en colonies membrancuitcs ou charnues et irrégulièrcs. Genres principaux : ateyonidmm, (luntrdle.

AlcYONIUS ou AlCIONIUS (Pierre;, savant philologue, né à Venise on 1480. mort en 1527. Dal>ord correcteur d'imprimerio chez Aide Manucc. il obtint, en 1521, â Florence, la chaire do langue grecque. On a de lui des traductions disocratc, do Démosthèno et do plusieurs ouvrages d'Aristoto. Lo plus célèbre do ses ouvrages est un dialogue intitulé : Medicus legatua, site /Je exitio.

Aldabra, petit archipel do l'océan Indien, i 350 kilom. environ au N.-O. du cap d'Ambre (Madagascar). Ces terres basses, en partie recouvertes par des oroussaillea et do la verdure, abondent en tortues de terro et de mer. Elles ont été annexées en 1800 par l'Angletorro, et dépendent de l'îlo Maurice par les Seychelles.

ALDAME OU ALDAMA n. m. Syn. do gymnome, genre qui appartient à la famille des composécs-sénécionfdées.

Aldan, montagnes do la Sibérie orient., faisant partie des monts Stanovoï, s'étendantduS.-O. au N.-E., entre la rivière Aldan et le fleuve Lena. Grandes richesses métalliques; gisements houillors assez importante.

Aldan, riv. navigable do la Russie d'Asie, affluent droit do la Lena. Longue de 1.867 kilom., elle fait partie de la ligne do communication entre Saint-Pétersbourg et

10 Kamtchatka. La ville d'Aldansk est sur cotto rivière.

ALDANE n. f. Corps résultant do la condensation de doux ou plusieurs molécules d'aldéhyde, avec élimination d'eau.

Alde, un des noms sous lesquels on désigne une célèbre famille d'imprimeurs italiens. V. Manuce [Aide).

— n. m. Se dit des éditions sorties des presses de ces imprimeurs ; Cette biblioibi'ijue possède des aldes.

AldÉBARAN on AldÉBARAM n. m. Etoile do premièro grandeur, d'une teinte un peu rouge, nomméo aussi Œil du Taureau ; a dans la constellation de ce nom. Elle était, chez les Egyptiens, l'une des quatre étoiles rovales. n Nom sous lequel les anciens Arabes adoraient fc soleil.

AldeBERT ou AdaLBERT, hérésiarque du \-lll* siècle. Il fut ordonné prêtro et devint évêquo sans avoir de diocèse ; il fut le chef du clergé franc à la cour de Carloman, fils de Charles-Martel. Adversaire résolu de la suprématie de l'évoque do Rome, il prêchait contre la confession auriculaire, contre les pèlerinages, contre les abus du culte des saints, mais appuyait, dit-on, ses doctrines hardies par d'indignes iongleries. C'est ainsi qu'il aurait montré une lettre que lui aurait adressée Jésus- Christ, livré à la vénération des fidèles les rognures de ses ongles et de ses cheveux, etc. Condamné par les conciles do Soissons et de Rome, il fut jeté en prison, réussit à s'évader et fut, dit-on, assommé par des bergers sur les rives de la Fulde.

Aloebert, nom de quatre comtes de la Marche qui vécurent du x* au xii' siècle, et dont le plus connu est Aldebert I", mort vers 995, qui s'empara de Poitiers et de Tours, vers 990. Sa réponse à Hugues Capet est souvent citée : « Qui t'a fait comte ? lui fit demander celui-ci. — Qui t'a fait roi ? a aurait répondu fièrement Aldebert.

ALDÉE n. f. Se dit, sur la côte de Coromandel. do petites subdivisions territoriales administratives, et dans quelques autres contrées do l'Inde et au Brésil, des villages habités par les indigènes.

Aldegonde (sainte), née dans le Hainaut en 630, morte vers 680, fonda dans uno solitude des bords de la Sambre un monastère qui fut le berceau du célèbre chapitre des chanoinesses do Maubeuge. Fêle le 30 janvier.

Aldegonde (Philippe de Marnix, baron de Sainte-). V. Marmx i>u Sainte-Aldeûonde.

ALDEGREVER(Heinricb;.plus connu sous le nom d'Aldegrave, peintre, graveur et orfèvre, né à SoestfWestphalie) en lâ02, mort après 1555 dans la mémo ville; an des plus habiles petits maîtres allemands du xvi* siècle.

11 est surtout remarquable romme graveur et il a laissé près de trois cents çravures au burin ; sujets tirés de la Bible, de la mythologie, portraits de Jean de Leyde, de Luther, do Mélanclithon, etc. Son burin est précis, très souvent délicat, mais parfois dur de contours. Comme peintre, ilaun coloris vigoureux, mais se montre ordinairement sec ; on ne connaît comme tableaux authentiques do lui que le Christ couronné d'épines et assis dans son sépulcre (1529), au musée de Prague, et quelques portraits. Ses dernières années furent consacrées à l'orfèvrerie. Il a laissé des gaines de poignards, dos bouterolles d'épées, des agrafes, des manches de cuillers, etc., où il surpassa la plupart de ses rivaux.

tic

ALDÉHYDE de n/cool rfeAr/rfro^enatum) n. f. Liquide volatil, dune odeur pénétrante, qui se produit par l'oxydation de l'alcool. Il Corps qui a la même fonction chimique que l'aldéhyde. Syn. de aldéhyde acétique, êthyi.al, hydri bk

D'aCÈTYLE, oxyde D'ÉTHYLIDÈNE, hydrate de ^INYLE, .VCIDE ALDÊHYUIQUE.

— Enoyci.. Chim. L'aldéhyde (C»H'0 ou CH'-COH), comme l'indique son nom, est de Valcool déshydrogéné

alcool. hyJrogt'ne. =: aldéhjde-

Elle a été obtenue pour la première fois, par Dœbereîncr en 1821, mais non pure. L'analvse en a été faite par Liebig en 1835.

— Modes de formation. L'aldéhyde est lo premier terme de l'oxydation do l'alcool; lo deu.xième terme est l'acido acétique. Do cette composition intermédiaire il résulte deux méthodes générales de préparation de l'aldéhyde :

!• Oxydation de l'alcool. La réaction s'exprime par la formula C^H'O -f 0 = C»H'0 -\- H»0. .ilcool. oxygène, aldéhyde. , eau.

L'oxj'dation se fait au moyen du bichromate de potasse et do 1 acide sulfuriquo étendu.

2° Héduction de l'acide acétique. Le réducteor le plus

ALDÉIÏYDE — ALDOL

convenable est l'acide formique : on distille un mélaDge d'acétate de calcium et de forraiate de calcium

fC'H*OM»Ca + tCHO')'Ca = 2(C'H'0> + 2C0*Ca. acétate formiate aldéhyde. carbonate

do calcium. de calcium. de calcium.

La décomposition au roug^e des vapeurs d'alcool ot d'élher, ioxydaiion de l'éthylamine et des matières albuminoïdes

Préparation de raldéhydo Ep^Oll^ell' de

■A, vase renfermant un mélange réfrigérant. — E, éprouvettc renfermant de l'éiher. (La cornue contient du bichromate de potassium; on verse le mélange d'acide sulfurique et d'eau auquel OD a ajouté l'alcool, on enlève A ; l'ébullition commence; on l'active en chauffant un peu )

par le permanganate de potassium, la déshydratation du glycol par le chlorure de zinc, etc., donnent naissance à l'aldéhyde.

—Propriétés physiques. L'aldéhyde estun liquide incolore, très mobile, d'une odeur désagréable ; densité {à 0") 0,805 ; bouillant vers 21° sous la pression atmosphérif(^ue. Elle est miscible à l'eau et à l'alcool en toutes proportions.

— Propriétés chimiques. Une température de 160<» détruit l'aldéhyde à la longue avec production d'une matière résineuse et de traces d'alcool et d'acide acétique. Sa vapeur brille avec une flamme pâle. A l'air elle s'oxyde lentement en donnant de l'acide acétique. Elle réduit "l'azotate d'argent ammoniacal et la liqueur de Fehling.

Hydrogénée par l'amalgame de sodium, elle se transforme en alcool

aldéhyde. hydrogène. alcool-

Traitée'par le chlore, l'aldéhyde donne principalement du chlorure d'aCétyle. Avec de l'adéhyde hydratée, ou obtient du chtoral ou aldéhyde trichlorée CCl'-COH.

Le perchlorure de phosphore transforme l'aldéhyde on chlorure d'éthylidène (v. èthylidène) isomérique avec te chlorure d'éthylène ou liqueur des Hollandais

L'aldéhyde se combine dans des conditions convenables avec l'aniline et donne naissance à une matière colorante violette. (Lauth.)

L'aldéhyde se combine directement à l'ammoniaque en donnant l'aldéhyde-ammoniaquo. ou aldéhydate d'ammoniaque ou encore acétylure d'ammonium C'H'O.AzH*. Ce corps cristallise en rhomboèdres. H est soluble dans l'eau et 1 alcool, et décomposable par l'acide suUurique qui met l'aldéhyde en liberté.

L'aldéhyde se combine directement aux bisulfites alcalins en donnant un produit cristallisé soluble dans l'eau, mais peu soluble dans un excès de bisullite.

L'action du gaz oxychlorure de carbone sur les vapeurs d'aldéhyde légèremient chauffées produit du chloracétène .

Un mélange d'aldéhyde et d'alcool absolu traité par un courant de gaz chlofhydrique donne un composé qui, chauffé avec l'éthylate de sodium, donne Xacêtal.

— Produits de condensation. L'aldéhyde est susceptible de polymérisation. On connaît comme polymères la métaldéhyde, qui se dépose de l'aldéhyde par refroidissement, et la paraldéhyde (C'H'Oi' ; d'une façon générale, ces polymérisations se produisent lorsque l'aldéhyde est en présence de certains réactifs, tels que l'acide chlorhydrique, l'acide sulfureux, le chlorure de calcium ou de zinc. Ualdol est formé de deux molécules d'aldéhyde mais avec une modification de l'une d'elles.

— Produits de substitution. 1» Remplacement de l'oxygène. Quand on fait passer un courant de gaz sulfhydrique dans une solution aqueuse d'aldéhyde, on obtient la sulfaldébyde (sulfure d'éthylidène) C'H''S, où l'oxygène est remplacé par le soufre.

2" Remplacement de l'hydrogine. Il existe deiux groupes de dérivés où l'hydrogène est remplacé : ceux dans lesquels la substitution porte sur l'un des atomes d'hydrogène du groupe acétyle, ce sont les aldéhydes substituées, et ceux où. elle s'effectue sur l'hydrogène joint à ce radical, ce sont les chlorure, bromure, iodure d'acétyle. On connaît dans le premier groupe : l'aldéhyde monochlorée CH'Cl-CO, l'aldéhyde dichlorée CHCl'-COH, l'aldéhyde trichlorée ou chloral (v. ce mot), l'aldéliy de dîbroméo CHBr' -COH: l'aldéhyde tribromée ou ôromaZ(v. co moti, l'aldéhjde cyanée, etc.

Aldéhydes. On donne le nom d'aldéhydes à toute une classe de corps i^u'on obtient comme premiers produits d'oxydation des alcools primaires.

— Préparations générales. L'oxydation des alcools et la réduction des acides fournissent deux procédés généraux de préparation des aldéhydes.

1» Oxydation des alcools. Elle se fait au moyen du bioxydo de manganèse ou du bichromate de potassium avec Tacido sulfurique

CH'O 4- O = C'H'»0 -h H'O. nlconl oxygène, aldéhyde eau.

amylique- valérique.

2» Réduction des acides. Ce procédé {Williamson, Piria, Limpricht) est généralement employé. On distille un mélange de formiate de calcium et du sel calcique de l'acide dont on veut préparer l'aldéhyde :

C'H 0')'Ca + (CHO')'Ca = 2C'H'0 -|- 2C0'Ca.

butATate , formiate aldéhyde carbonate

de calcium. de calcium. butyrique- de calcium.

— Propriétés qui caractérisent les aldéhydes. Elles sont

susceptibles de fixer un atome d'oxygènc pour donner l'acide correspondant

aldéhyde acide

benzolque. ' benzolque.

Elles sont susceptibles de fixer l'hydrogène sous l'action de l'amalgame de sodium et de régénérer l'alcool correspondant :

ald. acrylique alcool

(acroléine). allylique.

L'alcool auquel on remonte ainsi est nécessairement un alcool primaire.

Elles forment avec les bisulfites des combinaisons cristallines solubles dans l'eau, pou solubles dans les solutions concentrées de bisulfites. Les alcalis et les acides dégagent les aldéhydes de ces combinaisons qui servent à séparer et à purifier les aldéhydes.

Le perchlorure de phosphore'donne lieu à la substitution de deux atomes de chlore à un d'oxygène :

C'H'O + PCI* ^ C»H*C1» 4- POCl». ald-'-hyde perchlorure chlorure oxychlorure

acétique, de phosphore- d'éthylidène- de phosph.

L'oxyammoniaque ou hydroxylamine AzH^O s'unit aux aldéhydes avec élimination d'eau et donne naissance à des composés appelés aldoximes. V. ce mot.

— Action des alcalis. La potasse, en solution alcoolique, résinifie partiellement plusieurs aldéhydes de la série grasse; une autre partie de la matière" passe à l'état de sel alcalin ; mais, chauffées avec de la chaux éteinte, les aldéhydes régénèrent l'alcool et l'acide correspondants. Los aldéhydes de la série aromatique se comportent de cette dernière façon^ même avec la potasse alcoolique.

L'ammoniaque s'ajoute purement et simplement, molécule à molécule, aux aldéhydes de la série grasse.

Dans la série aromatique, la réaction a lieu avec élimination d'eau.

— Action des acides. Bù.ns la série grasse, l'acide nitrique l'oxyde et donne l'acide correspondant; dans la série aromatique, il y a substitution du groupe nitryle AzO'à l'hydrogène dans le noyau aromatique.

L'hydrogène sulfuré "provoque la substitution du soufre à l'oxygène. Le gaz chlorhydrique, passant dans un mélange d alcool absolu et d'une aldéhyde de la série grasse, donne le produit d'addition de l'aldéhyde et de l'éther chlorhydrique de l'alcool. Ce produit, chauffé avec un alcoolato de sodium, donne un acétal. Les alcaloïdes, les amides, les éthers carboniques se combinent aux aldéhydes avec élimination d'eau. Les urées forment avec les aldéhydes des composés intéressants étudiés par Schiff.

Les phénols, réagissant sur les aldéhydes en présence de l'acide sulfuriq^ue donnent des produits d'addition analogues aux phtaléines. H y a élimination d'eau.

Les hydrocarbures réagissant sur les aldéhydes en présence de l'acide sulfurique donnent de nouveaux hydrocarbures. Ex. :

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