MU NE
AldernEY, île de la Manche. V. Aurigny.
ALDERNEY (de Alderney. petite île de la Manche, dépciv dante do l'Angleterre) n. m. Nom d'une race de vaches lai tières, élevées dans l'île de ce nom et dans celles de Gucrnesey et de Jersey.
AldERSHOT ou AlDERSHOLT, ville d'Angleterr,' (Hampshire); 25.600 hab. D'abord village de 800 hab., Aldersiiot acquit son importance actuelle par la création d'un camp et d'établissements militaires considérables.
ALDIN, INE (de Aide, a. pr.) adj. Qui a rapport aux Aides; qui vient des Aides : L'édition aldine de Virgile, publiée en 1501, est très estimée.
— Caractères aldins. Caractères d'imprimerie qu'.\lde Manuce fit exécuter par d'habiles graveurs. Le plus remarquable de ces caractères est le caractère penché nommé aujourd'hui italique.
ALDINE ou ALDINA (de Alditii, n. pr.) n. f. Genre de légumineuses papilionacées, à fleurs irrégulières. Les aldines sont de grands arbres du Brésil et de la Guyane.
Aldini (Jean), physicien italien, né à Bologne en 1762, mort en 1834. Professeur de physiqueà l'université de Bologne, il a publié en italien, en français et en anglais, un grand nombre d'ouvrages sur le galvanisme, la vapeur, etc. Il a inventé, pour comoattre les incendies, un appareil qui porte son nom.
ALDION {du bas lat. aldio) n. m. On désignait ainsi, dans la loi lombarde; des colons attachés à la terre des détenteurs de fiefs. Les aidions représentent dans l'Italie barbare du haut moyen âge ce que les feudistes de France nommaient lètes (lili vel fiscalini) iLois des Lombards, liv. III, titr. 20]. Leurs habitations étaient appelées aldia-
ALDIONAIRE fdu bas lat. aldionarius) n. m. On désignait sous ce nom, dans les capitulaires italiens du haut moyen âge, des officiers sans doute militaires qui, dans la hiérarchie commençant par les ducs et les comtes, venaient après les centeniers. Il est permis de supposer que ces aldionaires étaient les détenteurs de fiefs à
uldiOfiS.
Al-DJÉZIREH, nom turc de la Mésopotamie. V. ce mot.
Aldobrandines (Nocks), peinture à fresque découverte sur le mont Esquilin (Rome) en 1606, sous le pontificat de Clément VIII (Aldobrandini), et qui représente une scène nuptiale. L'époux, presque nu, la tète couronnée de feuillage, se tient près du lit sur une estrade. L'épouse, encore enveloppée du flammeum ou voile de noces, est assise sur le bord du lit : elle reçoit les avis d'une des pronubx (femmes qui accdïnpagnaient l'épousée). Près de là, une autre femme brûle des parfums. Tout à fait à droite, une prêtresse plonge la main dans un bassin rempli d'eau lustrale. Au côté opposé, trois autres femmes semblent occupées d'un sacrifice, pendant lequel Tune d'elles pince de la lyre. Jusqu'à la découverte des ruines de Pompéi, cette tresque était considérée comme le monument le plus précieux do la peinture an-
Les Noces Aldobranâincs.
tique. Elle date du début de l'empire romain, est essen-^ tiellement romaine par le sujet, mais n'en trahit pas moins l'influence grecque, aussi bien dans les procédés que dans la composition. Transportée d'abord dans la villa Aldobrandini. elle fut vendue ensuite par la famille Borghèse. Elle est aujourd'!s-ui au Vatican. Poussin en a fait une copie qui est restée célèbre. Beaucoup d'artistes se sont inspirés de cette fresque, et notamment Augustin Dupré, pour la composition du célèbre encrier dé l'impératrice Marie-Louise.
Aldobrandini, famille toscane, connue à Florence dès le xiii* siècle, et dont les principaux membres furent : Sylvestre Aldobrandini, jurisconsulte, né à Florence en 1499, mort à Rome en 1558, qui enseigna le droit à Pise, fut exilé par les Médicis et publia des ouvrages longtemps estimés ; — Hippolyte Aldobrandini, flls du précédent, qui devint pape sous le nom de « Clément VIII » (v. ce nom) : —Jean Aldobrandini, cardinal, né en 1525, mort à Rome en 1573, frère du précédent, et oui fui évêque d'Imola ; — Thomas Aldobrandini, frère du précédent, né vers 1540, mort en 1572, qui fut secrétaire des brefs du pape Pie V. Il laissa inachevée une traduction latine dos Vies des anciens philosophes, de Diogèno de Laérce, et un commentaire sur Aristote intitulé De physico auditu.
Aldobrandini (villa), l'une des plus célèbres villas des environs de Rome. Le cardinal Pietro Aldobrandini, neveu du pape Clément VIII. avait chargé de sa décoration Jacopo délia Porta, le Dominiquin, le chevalier d'Arpino, Giovani Fontana, etc. De précieux débris de l'art antique, entre autres les iVoces Aldobrandines, furent réunis dans cette superbe habitation. L'état d'abandon dans lequel elle a été longtemps laissée lui a fait perdre beaucoup de sa primitive'^spleudeur. Elle appartient aujourd'hui à la famille Borghèse.
ALDOL (rad. aldéhyde et alcooO n. m. Liquide mobile résultant d'une polyniérisation de l'aldéhyde et possédant à la fois la fonction aldéhyde et la fonction alcool ; corps ayant la même fonction chimique que l'aldol type.
— Encycl. l.'nldol C'H'O' est un liquide très mobilo. incolore, miscible à l'eau en toute proportion ; distillé
s.iMs la pression atmospliériquo, il so décompose parlicll.'iiu'iit. Dans lo vido, on peut lo distiller entre 90 deprt'-s r( loii do^-ré-^ ; pur, il peut ôtro distillé dans l'air. 11 boni Mlnrs .1 i; . il.-irs. Ktx cliautrant l'uldol, OH obtient l'alili'-
li\'l .iM(ih|u. 11 est susi'optiblo do changer sponfnnr-
MU' m il I iii .iUmii M|.ii|uo, avec dégagement do chaleur ; il
(-■'> corps inti^rcssaiit, (|ut a ét(! découvort par Wurtz, sn Corme quand on abandunno pendant ouelquos jours à uni" basse température un mélange d'aldéhyde et d'acide chlorhydriquo étendu. Pour le séparer, on sature l'excès d'acide par lo carbonate de soude ; on reprend par l'éther, qu'on chasse ensuite en évaporant doucement.
— Con.ï(i'<H(ion.L'aIdol est lo résultat d'une polymérisation do l'aldéhyde avec changement de fonction. Sa molécule, formée do deux molécules d'aldéhyde soudées, possède à la fois la fonction alcool et la l'onction aldéhyde.
L'aldol se polymérise facilement comme l'aldéhydo en triplant sa molécule pour former le paraldol. Il peu't aussi doubler sa molécule avec perte d'eau. En se combinant È. l'ammoniaque, l'aMol donne l'aUlolammoniaoue, qui, en perd,ant quatre molécules d'eau, donne une collidino, base non oxygénée
SfC'II'O') J- AzII* = 4H'0 + C'H"Az altlol-ammoninquc. eau. collidine.
La propriété qno possède l'aldéhyde éthyliquo de se souder àcllo-niémo, Vnldolisation, so\on l'expression do "Wurtz, permet d'expliquer la .synthèse naturelle dans les végétaux d'un certain nombre de composés plus complexes.
ALDOXIMES n. f. pi. Nom désignant les composés obtenus par la réaction do l'hydroxylamine AzH'O sur les aldéhydes. Il y a élimination d'une molécule d'eau.
— Èncycl. Les aldoximes possèdent en général les mémos propriétés que les acétoximes (v. ce mot), et so préparent de la même manière. On les obtient en faisant réagir, à l'ébullition, lo elilorhydrate d'iiydroxylaraino sur l'aldéhyde. On ajoute un peu de carbonate'de sodium, pour mettre la base en liberté. On reprend par l'étliiT, qu'on évapore ensuite.
Les aldoximes, soumises en solution acétique et. alcoolique à l'amalgame de sodium, donnent des aminés primaires normales. Hydratées, elles régénèrent l'aldéhyde et l'hydroxylamine. Traitées par les acides, elles peuvent donner d'os éthers.
Aldric (sainti, mort en 856. T fut confesseur de Charlemagne et évéquo du Mans. II avait composé un recueil de canons, connu sous le nom do Capttulairi-s d'Aldric, aujourd'hui perdu.
Aldrich (Thomas Bailky), romancier et poète américain, né à Portsmouth(New-Hampshire)en 1836. Conteur spirituel, d'un esprit original, il sest montré observateur très fin dans l'étude des caractères et psychologue pén»'*trant dans ses poèmes : les Cloches (1855) ; le Drap d'or (1874); Dernières poésies lyriques (1884), aussi bien que dans ses romans : le Collier de Daisy; Histoire d'un mtiiivais qarcon (1869), antobiographie ; Prudence Palfrey (1874) ; Mademoiselle Olympe Znbriski (1875) ; la Reine de Saba (1877) : la Tragédie de Stillwater (1880), etc.
Aldrincen (Jean d'), homme de guerre, né à Thionville en 1584, mort en 1634. Dès le début de la guerre de Trente ans, il sert dans l'armée impériale sous les ordres de Tilly, qui lofait colonel en 1622. Pendant la période danoise, on le trouve à Dessau, arrêtant les forces de Mansfeld et préparant ainsi la victoire do Wallenstein (1626). Trois ans plus tard, il est en Italie et seconde Gallas dans la prise de Mantoue (1630). Revenu en Allemagne, lors de la campagne de Gustave-Adolphe, il est blessé au passage du Lech, où Tilly est mortellement blessé (1632), et il est appelé au commandement général des troupes impériales, avec le titre de feld-maréchal. En 1634, il snccombe lui-même en défendant Landshut contre les Suédois.
ALOROVANDE ou ALDROVANDA (de Aldrorandi. n.]>r.) D. f. Genre de la famille des droséracées. L'aldruvande vésiculeusCt seule espèce de ce genre, est une plante aquatique, qui vit dans les fossés et les marais de l'Euroiie moyenne et méridionale et des environs de Calcutta. Au mohient de la lloraison, elle flotte à la surface de l'eau, où elle se maintient à l'aide de vésicules pleines d'air.
AloROVANDI (Ulysse), célèbre naturaliste italien, né à Bologne en 1522, mort en 1607. Il voyagea dans toute l'Europe pour rassembler les matériaux de sa grande Histoire naturelle , véritable encyclopédie qui parut de 1599 &-1608. Il ne put en donner lui-même que les quatre premiers volumes ; la publication des neuf autres fut confiée
f>ar le sénat de Boogne à divers professeurs. Aldro- Tandi entretenait à ses frais des peintres et des graveurs pour l'exécution de ses travaux ; il reçut
pour cette raison le ..^ .
titre d' . illustrator Aldrovand..
de la nature ». Ses voyages et ses sacrifices le réduisirent & une grande pauvreté, mais il n'est pas exact qu'il soit mort délaissé à l'hôpital : le sénat vint libéralement à son secours. Aldrovandi a laissé un grand nombre de ma-
nuHCrits ; quelques volumes seulement ont été publiés. Son œuvre constitue une encyclopédie d'hisloiro naturelle.
AldSTONE-MOOR, ville d'Angleterre, comté do Cumberland, .ni .■onlliirnt do la Souili-Tyne et do la rivière .Ni'ct; i.i;:,ii bal,. .Mines de plomb.
AldUDES, cûinni. du dép. des Basses-Pyrénées, arrond. et A 01 kilom. do Mauléon, sur la Kivo do Uuigorry ; 1.801 hab. La vallée où se trouve ce village est, do ce côté, un des principaux points de passage entre la Franco et l'Espagne (co( des Àldudes). Elle fut enlevée, le 5 juin 1794, par 1.500 Français do l'armée des Pyrénées-Occidentales aux Espagnols et aux émigrés.
ALE ii'l' — mot angl.) n. f. Bière anglaise légère, fabriquée avec du malt peu torréfié, à l'inverse de ce qui se passe pour le porter, il Quelques-uns, francisant le mot et conformant l'orthographe à la prononciation, écrivent aile.
ALÉA (lat. aléa, 'laxx de hasard) n. m. Mot latin qui a p,issé dans notre langue et qui signifie Chance, hasard : Dans toute a/faire, il ij a de Taléa.
Alea, anc. ville d'Arcadie, où il y avait trois temples célèbres, consacrés à Minerve Alea, à Bacchus et à Diane. Le jour des fêtes de Bacchus, les femmes, selon Pausanias, étaient fouettées dans l'intérieur du temple,
Alea, surnom sous lequel Minerve était révérée i Alea on Arcadie, à Tégée et à Mantinéo. Son temple de Tégée était le plus magnifique du Péloponèse. Après sa victoire sur Antoine, Octave enleva la statue d'ivoire de la déesse, pour orner le forum qu'il avait fait construire.
alea JACTA est ! (mots lat. qui signif. J.e sort en est jc(t' .M, exclamation fameuse que l'on dit avoir été prononcée par César au moment de franchir le Rubicon et de so mettre ainsi en guerre ouverte avec la République. César n'en dit rien dans ses Commentaires, pas plus, d'ailleurs, qu'il ne parle du Rubicon. Apocryphe ou authentique, le mot, fréquemment cité, est devenu comme la devise de ceux qui, contraints de prendre une résolution suprême, semblent s'en rapporter au destin.
AleandRO (Jérôme), savant prélat, né en 1480 à Motta (Marche Trévisane), mort à Rome en 1542. Il professa les belles-lettres à l'université de Paris, dont il devint recteur, fut nommé par Léon X bibliothécaire du Vatican, remplit des missions diplomatiques, se signala comme membre de la commission qui rédigea la bulle d'excommunication contre Luther, et à la diète de Worms, Paul III le fit cardinal. — Son petit-neveu, JÉBÔMK Aleandro, connu sous lo nom d'.4/i''anrfre Junior, né en 1574 à Motta, mort à Rome en 1629, était antiquaire, poète, littérateur et jurisconsulte. On a de lui des Explications sur les antiques, ouvrage très remarquable pour son temps, et des poésies latines et italiennes estimées.
Aleardi (comte Gaetano), dit Aleardo, littérateur, né à Vérone en 1812, mort dans cette ville en 1878. Il so signala par son patriotisme ardent, fut arrêté en 1848 et en 1859, et désigné plus tard par Victor-Emmanuel pour siéger à la Chambre haute. Comme poète, il a excellé surtout dans le genre descriptif. Son style est coloré, vigoureux, pittoresque. Il publia notamment deux épopées : l'i Matrimonio (1841), et Arnalda di Doca (lU-2) : Prime Storie (1857) ; Raffaele e la Fomarina (1858) ; Canlo politico (1862). Ses œuvres poétiques ont été réunies et publiées sous le titre de Canti, en 1867.
ALÉATOIRE (lat. alealorius, tiré de alea, jeu de dés) adj. Se dit de toute convention à titre onéreux dont les résultats, quant aux avantages ou aux pertes, dépendent d'événements incertains : L'assurance est un contrat aléatoire. 11 Le contrat aléatoire est l'opposé du contrat com-
mutatif. V. CONTRAT.
— Par ext. S'applique à tout ce qiii est soumis aux chances du hasard : Gain aléatoire. Résultat ai.éatoirk.
— n. m. Qualité de ce qui est aléatoire, incertain : ^'aléatoire d'un marché.
ALÉATOIREMENT adv. D'une manière aléatoire.
ALEATORIUM {om') n. m. Salle ou maison consacrée, chez les Koniains, aux jeux de hasard.
Aleaume (Louis), poète français, né à Verneuil on 1525, mort en 1596. Ses poésies latines et françaises ont été recueillies et publiées par son fils Gilles. On v remarque surtout le poème latin intitulé : Obscura Clari'las, dont lo sujet est une lanterne.
ALEBRAN n. m. Chass. V. albban.
ALEBRANDE n. f. Nom vulgaire do la sarcelle.
Alechki, ch.-lieu de district de la Russie méridien,; 10.300 hab. Fondée au x" siècle par les Génois, qui l'appelèrent Alice.
ALÉCITHE (du gr. a priv., et lécithos, jaune d'œufjadj. .Se dit des œufs qui, comme ceux des mammifères ou de l'amphioxus. ne renferment avec le germe qu'une très
Petite quantité de réserve nutritive, analogue au jaune de œuf des oiseaux.
oiseaux.
Alecsandrescu (Grego V. Alkxandkescu.
poète roumain.
Alecsandrie, ville de Roumanie (Valach:
afrt. du Danube; 12.300 hab.
ALECTHÉUE n. f. (du gr.
aleklôr, coq, et hélios, soleil, parce que cet oiseau se trouve sous l'équateur), genre d'oiseaux gallinacés, famille des mégapodidés, renfermant des mégapodes des M élu que s dont l'espèce type, Valecthétie de d'Ûnille (alecthelia Urvitlei), se trouve dans nie de Guébé, près de la Nouvelle-Guinée.
ALECTO (de Alecto, n. Aleciliëhc.
myihol.) n. f. Ornith. Genre
d'oiseaux ayant pour type les tisserins, qui vivent sur divers points de l'Afrique, V. tisserin.
— Ecliin. Syn. de comatule {aniedon).
— Polyp. Genre de bryozoaires fossiles, du groupe des tubulipores.
AleCTO (colère implacable, fureur incessante), l'une des trois Erinnyes ou Furies, fille de l'Achéron et de la Nuit.
ALDOXIMES — ALEMAN
ALECTON (do Alecto, onii, n. myth.) n. m. Arachn. .Nom donné par Walkonoér & une section du genre mygale.
— Entom. Genre do coléoptères ponlamères, do la famille des malacodermcs, provenant do Cuba.
ALECTOR (du gr. alektétr, coo) n. m. Nom donné quelquefois au bocco do la Guyane. V. iiocco.
ALECTORIDES (du gr. alektôr, coq, et eidot, formol n. m. pi. Famille d'échassiers à bec court, renformant les genres agami, kamichi, cariama, outardes, etc.
ALECTORIE 'lu gr. atektfir, coq) n. f. Nom collectif sous bqii.'l .iii désigne certains lichens à fronde cvlindrii|iii;. tr. s r.inieux, vivant sur les branches des arbres.
ALECTOROLOPHE du gr. alektôr. oroi, coq, et lophoi, crête) n. m. Ancien nom du rhmanlhus eriila naÛi, genre
ALECTOROMANCIE n. f. Antiq. gr. 'V. ALECTBYOMAKCIE. ALECTOROMANCIEN, lENNE n. et adj. Antiq. gr. 'V,
ALECTORURIDÉES du gr. alektôr, coq, et oura, queue) 11. 1. i;r.jii|ii' .r:ilL'ues fossiles que l'on rencontre depuis lo siliirH'n ijii.riLur jusqu'au pliocène.
ALECTRE n. f. Genre de plantes, de la famille des scrofulariacées, originaires des régions tropicales du globe.
ALECTRYOMACBIE (du gr. aUktruin, coq, cl mâché, combat) n. f. Joule de coqs.
ALECTRTOMANCIE (du gr. aleklruôn, coq, et manteia, divination) n. f. Divination pratiquée par les anciens Grecs à l'aide d'un coq. Lo coq était placé au milieu d'un cercle divisé en vingt-quatre cases, dans chacune desquelles on déposait un grain d'orge ou de froment après y avoir écrit une des lettres de l'alphabet. Puis, relevant les lettres dans l'ordre où le coq avait picoré le grain dans les cases, on formait un mot plus ou moins compréhensible qui constituait l'oracle.
ALECTRYOMANCIEN, lENNE {in, en") n. et adj. Qui appartient à l'alectryornancic, qui pratique cet art.
ALECTRYON (du gr. aleklruôn, coq) n. m. Genre de piaules, de la famille des sapindacées.
— Encycl. La seule espèce connue {aleclryon excelsum) est un grand arbre de la Nouvelle-Zélande.
Le fruit turgide, ligneux ou crustacé, est indéhiscent, ou se rompt inégalement entravers. La graine, munie à sa base d'un arille très charnu et turgide, renferme, sous ses téguments brillants, un embryon courbe à cotylédons étroitement convolutés en spirale. On mange les fruits, qui sont très estimés. On extrait de l'huile des graines.
Alectryon (du gr. aleklruôn, coq), serviteur de Mars.
Ce dieu lo changea en coq, parce qu'il l'avait laissé surprendre avec Vénus par le Soleil.
ALEF n. m. Linguist. V. aleph.
ALÉGATE ou ALICATE n. f. Pince d'émaillenr à la lampe.
AlÈGRE u'), nom d'une famille d'Auvergne, qui remonte au xiii= siècle, et dont les membres les plus connus sont : Yves, baron d'AIègrre, mort en 1512 â la bataille de Ravenne, qui suivit Charles VIII à la conquête du royaume de Naples et fut nommé par Louis XII gouverneur du duché de Milan ; — le marquis Yves d'AIègre, qui fit assassiner en 1592 François do Montmorency do Hallot et fut assassiné lui-même eu 1597; — Yves, marquis d'Alègre, né en 1653, mort à Paris en 1733, peiitnls du précédent, maréchal de Franco en 1724. U combatlit et fut blessé à Fleuras, fit les guerres d'Allemagne et de Flandre, rendit la place de Bonn (1703), livrant ainsi à Marlborough l'éleciorat de Cologne ; s'empara de Bouchain en 1712, et trempa dans la conspiration de Cellaniare. Sa fille avait épousé Barbczieux. V. ce mot.
AlEGRIA, bourg de l'ile Cébu (Philippines), groupe des ilcs Visayas; S.S60 hab.
ALÉIODE du gr. a priv.; leios, uni. et eidos, forme) n. m. Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des ichneumonides, famille des braconidés, à abdomen linéaire et non comprimé, parasites de microlépidoptères et de bombycides.
AJLEIRON I de bois au m
traversent et en appuyant sur des pédales, on relève les lisses d un métier à lisser.
Aleko-PACHA, de son vrai nom .Alexandre VoGORinès, homme d'Etat ottoman, d'une famille bulgare à laquelle appartient aussi lévêque Safroni. De 1879 à 1884, il fut gouverneur do la Koumélie orientale, province créée en venu du traiié de Berlin.
AleksiNE, ville de Russie (gouvcrn. de Toula), an confluent de l'Oka et de la Mordovka; 4.O00 hab. La ville, deux fois détruite par les Tartares (1348 et 1472), s'est relevée de ses ruines ; elle est, depuis 1777, le principal centre d'un district qui a pris son nom.
ALEM {lèm') n. m. Etendard impérial de l'empire turc, rouge et portant au centre un croissant d'or sur fond blanc.
Aleman (Louis>, connu sous le nom de cardinal d'.Artes, né au château d'.\rbant (Ain) en 1390, mort à Salon en 1459. Archevêque d'.\rles et cardinal, il fit, au concile de Bàle, déposer le pape Eugène IV et placer la tiare sur le front d Amédée \Ù1, duc de Savoie, qui prit le nom de a Félix V • ,
Aleman (Mathieu), écrivain espagnol, né à SéviUo, mort au Mexique vers 1620. Il fut pendant vingt ans contrôleur des finances de Philippe II, et se rendit célèbre par son roman de Guzmana'Alfarachei'SlsitiTid. 1599).
AlectryoD. — A, fleur ; B, fruit
ALÉRON (da lat. ala, aile] n. m. Tringle ■en de laquelle, avec l'aide de cordes qui la 1 hausse et
ALEMANNl — ALENTOUR
La version do cet ouvrage, due à Le Sage, est une imitation libre, plutôt qu'une traduction.
AlEMANNI ou AlemanNO {Antonio), poète florentin du xv" siècle et du comaiencoment du xvi'. Plusieurs de ses pièces burlesques ont été imprimées avec celles de Burchiello. On lui doit aussi : Commedia la quale traita ttella conversione di santa Maria Magdalena {1521}.
AlEMANNI {Nicolas), antiquaire italien, né à Ancône en 1583, mort à Rome en 1626. Il fut professeur et biblioiliécaire au Vatican. On a de cet érudit le neuvième livre (les Histoii'es de Procope, avec notes {Lyon, 1623); Description de Saint-Jean-de-Latrany ouvrage qui a été publié dans le Thésaurus antiquitatum lalinarum Italiœ.
AleMANNI ou AlAMANNI {ou Alemans, Alamans ~ de l'anc. allemand aile mann, " tous les hommes i-). nom donné primitivement à une confédération guerrière de plusieurs tribus germaniques faisant partie du peuple des Semnons (Quades, Hermundures, Marcomans, laziges, Taïfales), qui parurent sur le Mein au commencement du in" siècle après J.-C, à la suite de leur expulsion du Brandebourg, leur territoire primitif, par les Goths et les Slaves {178). Successivement repoussés des terres do l'empire au m* siècle par Caracalla, par Alexandre-Sévère, par Maximien, Posthumius, Claude II, Aurélien et Probus, par Constance-Chlore en 301, ils demeurent établis sur la rive droite du Rhin, entre le Mein et le lac de Constance, jusqu'au milieu du iv« siècle. Ils franchissent alors le fleuve et tentent de s'établir en Alsace; mais ils sont encore vaincus et refoulés au delà du Rhin par Julien et par Valentinien, puis, avec Attila, par Aétius (153). Ils parviennent enlin. un peu plus tard, à étendre leur domination jusqu'au pied des Vosges; mais ils sont peu après vaincus et soumis par Clovis. (Bataille dite « de Tolbiac i, 496.) Dès lors, les Alemanni dépendent des Francs; avec Théodebert, ils passent en Italie; sous Clotaire II et Dagobert, ils reçoivent la civilisation romaine St chrétienne et rédigent leur loi; Charlemagne les fixe définitivement au sol. Ils participent aux luttes du second quart du ix« siècle, et se rangent contre Louis le Pieux et Lothaire du côté de Louis le Germanique, du royaume duquel le traité de Verdun les fait dépendre, en 843.
— BiBLiOGR. : Beitmeister, Alemannische Wanderungen (Stuttgard, 1867) ; von Schubert : die Unterwerfung der Alamannenunter die Franken (Strasbourg, 1844).
AlÉMANNIE ou Alamannie, grand-duché allemand des x= et xi* siècles, fondé par Burkhard, qui fut partagé en 1096 entre les Zilhrinçen et les Staufen. Ce duché s'étendait sur les doux rives du Rhin, en Souabe, en Suisse et en Bourgogne.
ALÉMANNIQUE ou ALAMANNIQUE n. m. et adj. Se dit d'un ancien dialecte de la langue allemande, qui était parlé en Souabe et dans une partie de l'Alsace et de la Suisse. (Dans ce dialecte sont écrites la plupart des poésies légendaires de l'Allemagne.)
Alemans. Hist. V. Alemanni.
Alembert (Jean Le Rond d'), géomètre, littérateur, un des hommes les plus illustres du xviii" siècle, né à Paris en 1717, mort dans cette ville en 1783. Il était enfant naturel de M"" de Ten-
tillerio nommé Destouches, et avait été exposé dès sa naissance sur les marches de la chapelle deSaint-Jean-le-Rond, près Notre-Dame. On le confia â la femme d'un pauvre vitrier, qu'il ne cessa jamais do considérer comme sa véritable mère, et son père répara autant qu'il le put cet abandon, en lui assurant, sans se dévoiler, une rente de douze cents livres.
Après de brillantes études classiques, il étudia le droit, la médecine, puis et surtout les mathématiques. Un Mémoire sur le calcul intégral (1739), un autre sur la réfraction des corps solides (1741), le firent admettre à l'Académie des science;
après, il publia son principal ouvrage, son Traité de dynamique (1743), où se trouve le théorème suivant, connu sous le nom de Prittcipe de d' Alembert : a S? l'on considère un système de points matériels liés entre eux de manière que leurs masses acquièrent des vitesses respectives différentes, selon qu'elles se meuvent librement ou solidairement, les quantités de mouvement, gagnées ou perdues dans le système, sont égales. » Les idées de d'AIerabert amenèrent une révolution dans la science du mouvement. Il publia ensuite: Mémoire sur la cause générale des vents (1746); Jîecherches sur la précession dés équinoxes (1749), où l'on trouve la première solution générale servant à déterminer le mouvement do rotation d'un corps de figure quelconque ; Essai sur la résistance des fluides (1752); Recherches sur différents points importants du système du monde (1754); enfin, un nombre considérable d'opuscules. — Associé avec Diderot pour la fondation de l'Encyclopédie, il en écrivit le Discours préliminaire, où il montrait l'esprit humain marchant à la conquête successive de toutes les connaissances et esquissait le progrès des sciences. Il y donna un grand nombre d'articles et se chargea d'en revoir toute la partie mathématique. Philosophe sceptique, il garda une prudente réserve. Cependant, ses idées lui suscitèrent de nombreux ennemis, en même temps que sa renommée grandissait dans toute l'Europe. Il fut au premier rang parmi les géomètres de son siècle ; il ne s'est élevé qu'au second en littérature et en philosophie, mais on trouve dans ses écrits des pensées ingénieuses et souvent élevées, un style sobre, limpide et précis. Ses principaux ouvrages en ce genre sont : Mélanges de philosophie et de littérature : Essai sur les gens de lettres, vigoureuse attaque contre les littérateurs qui se font les familiers des grands: Eléments de philosophie, où il cherchait à appuyer la morale sur la certitude géométrique ; des Mémoires sur Christine de Suéde, sur la Suppression des jésuites, des Elém,ents de musique ; etc. Entré on -1754 à l'Académie française, il en fut nommé secrétaire perpétuel en 1772, et écrivit alors ces Eloges historiques des académiciens décédés, qui forment une suite naturelle à l'ouvrage de Pollisson et d'Olivet.
D'Alembert.
1741. Deux années
Le caractère de d'Alembert était honorable, indépendant et droit. Malgré la médiocrité de ses revenus, il ne se lassa jamais do venir au secours de toutes les infortunes. Parvenu au faîte de la célébrité, il continuait de vivre avec la même simplicité. Frédéric le Grand avait en vain voulu le fixer à Berlin, et n'était parvenu que difficilement à lui faire accepter une modique pension. Il avait également refusé les otfres brillantes de l'impératrice Catherine. L'étude et l'amitié suffisaient à sa vie. Il eut avec M"" de l'Espinasse une longue liaison, qui fut pour lui la source de cruelles souffrances. Il mourut de la pierre, dont il n'avait pas voulu se laisser opérer.
La meilleure édition des œuvres littéraires et philosophiques de d'Alembert est celle de Bossaoge {Paris, 1821) ; on y trouve, outre plusieurs morceaux jusqu alors inédits, sa correspondance avec Voltaire et Frédéric. Ses œuvres scientifiques n'ont malheureusement jamais été réunies en collection complète.
— BiBLioGR.: J.Bertrand, d'Alembert {Paris, 1889). ALEMBROTH (mot chald. qui signif. la clef de l'at^t)
n. m. et adj. En T. d'alchim.. Sel alembroth ou 5e/ de sagesse, Ancien nom du chlorure double de mercure et d'ammoniaque HgCi', AzH'CI.
Alemona ou ALIMONA(du lat. alere, nourrir). Chez les Romains, déesse qui présidait, d'après Tertullien, au premier développement de l'enfant dans le sein de sa mère.
Alemquer, ville du Portu<>al (Estrémadure), sur un petit affinent du Tage; 4.900 hab. Ville ancienne, entourée de murailles mauresques; elle possède une source de toute beauté que le Camoëns a chantée dans ses Lusiades. Il existe au Brésil (prov. de Para) une ville du même nom, peuplée de 4.500 hao.
AlemtejO {c'est-à-dire au delà du Tage), anc. prov. administrative du Portugal, couvrant 24.390 kilom. carr. (soit plus du quart du Portugal! et se composant de plateaux tertiaires et de plaines scnisteuses. Elle est peuplée de près de 400.000 hab. et partagée en trois districts ; Portalègre, Evora et Beja.
— Encycl. Avec son climat dur, ses froids sensibles, ses fortes chaleurs, des pluies rares, l'Alemtejo est un pays sans grandes forêts, ni abondantes richesses du sol et du sous-sol. ni agriculture développée, ni commerce. C'est le pays le plus pauvre, le plus arriéré, le moins beau du Portugal. Capit. Evora.
Habité autrefoispar des Celtes, assez prospère à l'époque romaine, l'Alemtejo possède les champs de bataille d'Ourique, où fut consacrée l'indépendance des Portugais à l'égard des Maures (1139), et de Villaviciosa (1665). où le Portugal secoua le joug de la domination espagnole.
ALÉNAS (ndss — de l'anc. haut allem. alausa, devenu ales7ia, outil aigu) n. m. Arme du xive siècle, à lame triangulaire, de coupe longue et fine, qui est, suivant la façon dont elle est montée, une dague ou une sorte de pique.
— Encycl. Les alénas considérés comme dagues rentrent dans la catégorie de celles dites « à rouelles ",tant
f»ar la forme de leurs lames que par eur poignée, dont la garde est une rondelle; certaines avaient leur for à quatre pans. Gay, dans son Glossaire archéologique, considère l'alénas comme une arme d'hast d'après un passage de Guillaume Guiart ; cette attribution est douteuse. Il est vrai qu'au moyen âge il est extrêmement difficile do départir les « armes de main « des « armes d'hast ».
AlENCAR (José Martiniano ne), écrivain et homme politique brésilien, né à Fortalezza (prov. de Ceara) en 1829, mort à Rio-Janeiro en 1877. Il fut député et ministre de la justice (1868). Comme écrivain, il fut le chef de la nouvelle école brésilienne. Ses ouvrages sont remarquables par la beauté des descriptions, le naturel et Alénas.
l'intensité de vie des personnages. Le meilleur, o Guarany (1867), a été traduit en plusieurs langues. Alencar réussit également au théâtre avec Verso c Iteverso (1857), o Demonio familiar, et o Credito (1858).
AlençON (lat. Alencium ou Alenconium)y ch.-liou du départ.. de l'Orne, à 210 kilom. O. de Paris, au confl. de la Sarthe et de la Briante, dans une plaine vaste et fertile, entourée de forêts; 17.550 hab. [Alençonnais.) L'arr. compte 6 cantons, 92 comm. et 59.127 hab. Le canton Est a 8 comm. et 16.829 hab., le canton Ouest 17 comm. et 12.441 hab.
Flanquée de cinq faubourgs, Alençon est une ville propre, mais triste et inanimée. Ses monuments les plus intéressants sont : les restes du château (xiv*-xv« siècles), l'église Notre-Dame, de style ogival très riche (xv" siècle) avec d'admirables verrières du xvi" siècle, mais mutilées pendant la Révolution; l'église Saint-Léonard, édifiée de 1489 à 1505; la Préfecture, l'ancienne Intendance, d'un aspect imposant, mais froid. Fabriques de dentelles et de toiles dites points et toiles d'Alençon. Commerce de chevaux.
— Histoire. Citée pour la première fois au début du viii* siècle, comme chef-lieu d'une partie du pagus Oximensis (pays d'Exmes), Alençon no tarda pas à prendre une réelle importance (au x" siècle, sous Yves de Creil. qui est la souche des comtes héréditaires d'Alençon). Plusieurs fois prise, dans les siècles Armes d'Alençon suivants, par les ducs de Normandie
et parles rois normands et angevins d'Angleterre, Alençon conserva ses comtes particuliers jus(iu'en 1220, date de sa réunion au domaine royal. Prise deux fois par les Anglais pendant la guerre de Cent ans (1417 et 1444). cette ville fut, au xvi« siècle, le siège do la cour de Marguerite d'Angoulcme, sœur de François I*% qui laissa le protestantisme s'y implanter; aussi fut-elle très disputée entre les deux partis pendant les guerres de religion. En 1793, Cadoudal et Frotté ravagèrent ses environs, et Marceau en expulsa los Chouans. Le 16 janvier 1871,
Alençon fut prise par le grand-duc de Mecklemboui;.'. après deux jours do combat.
Alençon est la patrie du girondin Dufriche-Valazé ; de Hébert, procureur de la Commune et rédacteur du journal le Père-Duchéne ; du médecin Desgenettes, du naturalisai La Billardière, du général Ernout, etc.
Alençon (duc n'), titre que porta François, le dernier des Valois, tant que son frère Henri fut duc d'Anjou. Lors
aue celui-ci devint roi sous le nom de Henri III, François 'Alençon prit le titre de " duc d'Anjou >*. Alençon (comtes et ducs d'). Le comté d'Alençon, réuni à la couronne par Philippe-Auguste, en fut détaché par Louis IX pour son cinquième fils, Pierre, de 1269 â 1284, puis en 1293 par Philippe le Bel pour son frère Charles de Valois ; il fut érigé en duché-pairie par Charles VI (i414). A la mort de Marguerite d'Angouiême, duchesse douairière d'Alençon (1549), Charles IX le donna comme douaire à sa mère Catherine de Médicis, qui le céda en 1566 à son plus jeune fils François. H fit retour à la couronne en 1584. Engagé par Henri IV au duc de Wurtemberg:, il fut racheté par Marie de Médicis et de nouveau réuni au domaine.
Il fut donné par Louis XIH à son frère Gaston d'Orléans, dont la seconde fille, Mlle d'Alençon, mariée au duc de Guise, en hérita. Encore une fois réuni en 1696, il fut donné en apanage à Charles, duc de Berry, petit-fils de Louiï XIV (i7to). Après une dernière réunion au domaine, Louis XVI l'érigea en apanage pour son frère le futur Louis XVIIL Le des ducs liAiençon titre de « duc d'Alençon » est porté par Ferdinand-Philippe-Marie d'Orléans, duc d'Alençon. deuxième fils du duc de Nemours, né à Neuilly-sur- Seine en 1844.
Alençon (point d'), genre de dentelle, qui se fabrique à Alençon et qui réunit la richesse des dessins à la perfection du travail (la plupart des motifs sont d'admirables copies de fleurs entremêlées d'herbes et de fougères, produisant un etïet aussi riche que varié).
— Encycl. Cette merveille d'art a éié surnommée la reme des dentelles; c'est la plus belle de toutes, et elle est d'un prix fort élevé. Depuis le commencement du XVII* siècle, Alençon faisait de la dentelle à l'aiguille, et une habile ouvrière do cette ville, Marthe Barbot, avait trouvé d'elle-même le moyen de reproduire le point do Venise. Aussi, lorsque Colfjert, en 1665, favorisa 1 établissement en France de manufactures de dentelles, et que des ouvrières d'Italie, do Flandre, furent appelées aux frais du roi, Alençon fut la ville où furent obtenus les plus brillants résultats. Des lettres patentes fixèrent à Alençon le siège de la fabrication du " point de France ». Mais, malgré les privilèges accordés aux fabricants, l'industrie ne progressait guère, à cause do la concurrence des produits étrangers; aussi un édit royal, en date de 1684, prohiba l'entrée en France des dentelles de Flandre, de Gênes et de Venise. D'ailleurs, on substitua au point vénitien, qui n'avait pas réussi, un nouveau modèle qui obtint la plus grande vogue. On n'était reçu à Versailles qu'à condition d'en porter sur soi. Cette prospérité ne fut pas de longue durée : la reine Marie-Antoinette ayant mis à la modo des dentelles plus légères et moins riches, le point d'Alençon tomba en discrédit ; il ne redevint en faveur que sous le premier Empire, et depuis n'a plus été abandonné. — Le point d'Alençon se fabrique à l'aiguille sur une feuille de parchemin vert, doublée d'une toile, où est dessiné le modèle. Il faut une douzaine d'ouvrières pour achever un morceau; chacune exécute des fragments; puis ces petites pièces sont réunies bout à bout, au moyen de coutures imperceptibles. Un crin invisible est passé dans les bords des contours pour donner de la force et maintenir. On n'emploie pour la fabrication de cette dentelle que du fil de lin filé à la main, d'une extrême finesse et sans nœuds, qui vient des environs de Nouvion (Somme''. C'est à la belle et bonne qualité de ce ril que le point d'Alençon doit sa réputation. V. dentelle.
ALÊNE fautref. aleane. de l'esp. alesna) n. f. Espèce de poinçon, droit ou courbe, en forme de losange vers sa jiointe, dont se servent les cordonniers, les bourreliers, etc., pour percer le cuir afin de le coudre.
— Encycl. Les alênes sont en acier et se font à la forge et à la lime : on commence par les „„:u faire droites, et on les courbe «.'«^in-a. ensuite. Après les avoir trempées et recuites, on les polit en les agitant dans des sacs do peau avec de l'émeri et de l'huile, après quoi on les dégraisse avec de la sciure de bois. Droites et coniques dans l'origine, les alênes no sont arrivées que par aes perfectionnements graduels aux formes si diverses qu'elles reçoivent aujourdliui.
ALÊNE n. f. Nom vulgaire donné sur les côtes du Languedoc à une espèce de raie à museau aigu.
ALÉNÉ, ÉE adj. Techn. Qui est en forme d'alêne, pointu comme une alêne.
— Bot. Syn. peu usité de sdbltlé.
ALÉNIER [ni-é] n. m. Fabricant ou marchand d'alènes; ouvrier qui fait des alênes.
ALÉNOIS (corrupt. probable de orlenois, c'est«-à-diro Orléanais, pays où ce cresson croît en abondance) adj. m. Se dit d'une espèce de cresson qui sert à relever le goût des salades. V. cresson.
ALENTIR (du lat. lentiis, long à agir) v. a. Rendre lent, plus lent : Alentir le mouvement aune horloge, ii On dit mieux aujourd'hui ralentir.
— Fig. : Alentir les desseins, les transports de quelqu'mi. S'alentir, v. pr. Se ralentir :
La fureur s'alentU par le retardement.
ROTROD-
ALENTISSEMENT n. m. Action d'alentir, de se ralentir. 11 On dit aujourd'hui r.^lentissement.
ALENTOUR (de la prén. à. l'art, le, et le subst. entour) adv. Aux environs, dans les lieux circonvoisins : Tourner.
rôder ALKNTOUR.
— pROV. et FAM. Ne confondez pas autour avec alentour.
So dit à propos d'uno méprise, d'uoo confusion quelconque, alors iju'il tu? s'acit nullcniont d'uno ([uoslion do grammaire.
— Àlcnfour de, loc. prôp. Autour do. (Cette locution a vieilli: on dit aujourd'hui autouii \>ii.)
— D'alentour, loc. adv. Dos environs : Les bois, lea échos, les rochers d'almntour.
— (îramm. Kmployô commo adverbe, alentour no doit ôire suivi 'l'aucun coniplômont. ISo pas dire a/en/our rfe la ville, mais (intour de la ville.
ALENTOURS n. m. pi. Lieux circonvoisins : Les alentours de la ville. Il Fig. : Les albntouks de ta véritt'.
— So dit aussi ou parlant des personnes qui vivent familiôremont avec nuolqu'un, qui forment son entourage : Pour réussir près d'un ministre, il faut se ménager les bonnes grâces de ses alentours.
Alenza y Nieto (Leonardo), peintre et graveur espagnol, né à Madrid on 1807, mort dans la même ville en 1845. Il s'inspira particuliùrcmont do la manière de Goya, grava â l'eau-forte et illustra « Gil-BIas « (1840), etc. Ses meilleurs tableaux sont : Manolas au balcon; la Movl de Daoiz ; Duel au couteau ; Prêtre portant le viatique.
AlÉON, un des Dioscures, frère do Mêlampo cl d'Eniulpo. Il Quelques savants veulent qu'on lise Alcon.
Aleotti (Joan - Baptiste), architecte italien, ne à Argonta près Forraro en 1546, mort à. Ferrare on 1636. Il construisit la citadelle do Ferrare, le grand théâtre do Parme et fournit les dessins do divers monuments à Mautoue, A Modône, à Parme et à. Venise. Il est lo fondateur do l'Académie degli intrepidi de Ferrare (1600).
ALÉOCHARE (ka — du gr. aléa, abri, ot kharasscin. creuser) n. m. Genre d'insectes coléoptères, de la famillo des siaphylinidés, do très petite taille, répandus sur toui lo globe, vivant dans les cliarapignons pourris, les débris végétaux et quelquefois sous les pierres et même dans les fourmilières.
Aléoutes ou Aléoutiennes
(îles), archipel du grand Océan boréal, séparant la mer secondaire de Bering du grand Océan proprement dit et s'étondant d'E. en 0. en demi-cercle, comme les piles d'un pont gigantesque, sur plus do 2.500 kilora. entre la pros- (lu'ile d'Alaska et la côte orientale du Kamtchatka'..
— Encïcl. Quelques-unes de ces îles montagneuses (surtout à l'E.) possèdent des volcans en activité, dos sources deau chaudo ressemblant parfois aux geysers d'Islande. Elles sont divisées en quatre groupes, dont le plus oriental, celui des iles des lienards, est le plus important, grâce à sa situation, à la grandeur des iles qui en font partie (Ounimak, Ounalaska, etc.), à ses ports, à son mouvement commercial.
On trouve des mines de houille, de cuivre, etc., dans les îles Aléoutiennes, dont les plus orientales seules possèdent une vraie végétation forestière. Ce qui fait la fortune de l'archipel, ce sont ses animaux à fourrures (renards, rats, etc.), ses mammifères marins (otaries, phoques, loutres), ses poissons, qui sont l'objet d'un grand commerce.
Les indigènes {Âléoutes ou Aléoutiens) , au nombre d'environ 2.200, appartiennent à une subdivision des Esquimaux occidentaux ; ce sont des hommes de taille moyenne, au teint brun, au nez aplati, qui vivent do la chasse et de la pèche. Les dialectes (agglutinants) qu'ils
Êarlent sont distincts des dialectes innuits, parlés par les Isquimaux (Hovelacque).
lliolouk, port d'Ounalaska, est l'établissement le plus peuplé des Aléoutiennes; les premières Ucs, les plus occidentales, ont éié découvertes en 1741, par Bering. Après avoir dépendu de la Russie jusqu'en 1867, l'archipel, étudié en 1790-91 par le capitaine russe Sarytchev, relève actuellement, comme le territoire d'Alaska, des Etats- Unis. V. la carie de /"Alaska.
Alep, ville de la Syrie (Turquie d'Asie), sur les bords du Nahr-Koveïk; 127.150 hab. (Alépins.) Station intermédiaire entre le golfe d'Alexandrette et l'Euphrate; centre de convergence de nombreuses routes de caravanes (Mossoul, Bagdad, Diarbékir. Damas, Alexandrette, Latakieh). Brocarts d'or et d'argent, soies et cotons damassés, étoffes rayées do satin lamées d'or, mousselines do gaze, etc.
— Histoire. Appelée d'abord Khalbon, puis Bérée, Alep fut successivement possédée par les peuples conquérants de l'antiquité et par les Byzantins. Soumise par les premiers califes en même temps que la Syrie, cette ville fut gagnée par eux à l'islamisme ; elle a eu, à partir du milieu du x« siècle, sa vie propre jusqu'à sa conquête par les Turcs Seldjoukides en 1090, et même plus tard, passant par les vicissitudes les plus diverses (siège par les croisés en 1124, etc.), jusqu'à la tin du xiii* siècle. Occupée alors par les Mamelouks d'Egypte, elle passa de leur domination à celle des Turcs Osmanlis, en 1517. Ceux-ci. t]\x\ n'ont cessé de la posséder depuis, en ont fait le choflieu d'un district peuplé de 602.500 hab., et d'une province qui compte 996.000 hab.
ALEPASE n. m. Pièce de bois liée aux vergues nommées antennes, pour les fortifier.
ALÈPE (du gr. a priv., et lépis, écaille) n. m. Genre de crustacés cirripèdes, de la famille des lépadides, qui ont un manteau entièrement membraneux ou ne contenant que de petites scuta ; le pédoncule est relativement court et mince.
ALEPH ou ALEF n. m. Première lettre de l'alphabet hébreu, il Comme signe numérique, Valeph équivaut à l'unité. Il Nom donné par Wronski aux fonctions homogènes dont tous les coefficients sont égaux à l'unité. La notation comprend lo caractère aleph do l'alphabet hébreu suivi d'une parenthèse où sont écrites les quantités dont se compose la fonction homosène avec un exposant indiquant le degré de la fonction. Ainsi : X ia + bj' = a^ ^2ab + b\
Alepi, port do l'Inde, principauté de Travankôr (Madrasi ; 22.770 hab. Commerce d'épices.
ALÉPIDÉE {du çr. a priv., ot lépis, lépidos, écaille) n. f. Genre do la famille des ombellifères, tribu des saniculées, originaire de l'Afrique australe.
ALÉPIDOTE (du gr. a priv., et lèpis, lépidos, écaille) adj. Se dit des poissons dépourvus décailles.