ALEXANDRE
de cartes. — De la France, la léeende d'Alexandre se répandit par tout l'Occident ; en Angleterre, en Allemagne, eu Italie, en Espagne et en Suède.
Les peuples slaves ont connu la légende d'Alexandre par deux voies distinctes : les sources occidentales et les légendes byzantines.
— BiBi.iOGR. : Gaston Paris, la Littérature française au moyen âge (Paris, 1890) ; Paul Mever, Alexandre le Grand, Histoire de la légende d'Alexandre dans les pays romans (Paris, 1886) ; Spiegel, die Alexandersage bei den Orientalen (Leipzig, 1851) ; Carraroli, la Leggenda di Alessandro Magna (Turin, 1892).
Alexandre le Grand (représentations figurées d"). Les écrivains de l'antiquité nous indiquent Apelle. Lysippe et Pyrgotèle comme le peintre, le sculpteur, le graveur en pierres fines attitrés d'Alexandre : ce prince avait défendu par une ordonnance qu'aucun autre que ces trois artistes le portraiturât. On cite d'Apelle l'Alexandre lançant la foudre, qui se trouvait dans le temple de Diane à Ephèse ; il fit aussi un portrait équestre du roi qui passait pour un chef-d'œuvre et qui servit peut-être de modèle pour la mosaïque de Pompéi (aujourd'hui au musée de Naples) représentant la Bataille d'Jssus.
Lysippe exécuta plusieurs grandes compositions se rapportant à la vie d'Alexandre : tel un grand groupe éri^é à Delphes, qui reproduisait la terrible chasse au lion dans laquelle le roi faillit perdre la vie; tel encore un monument colossal représentant la Bataille du Granique.
Aucun des ouvrages de ces artistes n'est parvenu jusqu'à nous; mais nous possédons, outre la mosaïque citée plus haut, un buste au British Muséum, trouvé à Alexandrie, reproduisant sans doute un buste en bronze de Lysippe et s'accordant avec la description que nous ont laissée d'Alexandre Plutarque et tous les historiens; — un buste de la collection du comte Erlach, trouvé à Rome, très beau et très expressif, offrant les mêmes traits, mais avec moins de réalisme et plus de noblesse, et dont l'auteur est probablement Leocnarès, élève de Scopas et collaborateur de Lysippe ; — un Alexandre kermès en marbre, au musée du Louvre, découvert à Tivoli, qui passe aussi pour être un portrait authentique d'Alexandre, mais qui n'est sûrement que la copie d'un original aujourd'hui perdu : — une statue d'Alexandre en marbre de Paros, assez mal restaurée parThorwaldsen, à la glyptothèque de Munich ; — un Alexandre et Diogène, haùt-relief en marbre à la villa Albani ; — une tête connue sous le nom d'Alexandre mourant, marbre grec conservé au musée de Florence ; — quatre compositions décorant un des sarcii'haL'os
sentant des batailles ou des cUaiiaes d'Alexandre, où luii trouve quatre portraits de ce roi, exécutés peut-être peu d'années avant sa mort; — plusieurs représentations sur des monnaies, des vases, etc.
La Renaissance, éprise avant tout d'antiquité, devait, tout naturellement, accorder dans ses ouvrages d'art une large place à Alexandre. Dans la gravure de Nicollo de Modène, il est représenté domptant Bucéphale; dans la fresque de Raphaël (salle de la Signature), il fait déposer les manuscrits d'Homère dans le tombeau dAchUle; dans les fresques du SodomaàlaFarnésino, on le voit épousant Roxane, et recevant la soumission de la famille de Darius. Des scènes de la vie d'Alexandre ont été dessinées jiar Perino del Vaga et gravées sur le cristal de roche de la cassette Farnèse conservée au musée de Naples.
Au xvii* siècle , l'art français s'inspire souvent de la vie d'Alexandre. Nos artistes y voient tantôt un prétexte à compositions animées et pittoresques, tantôt un heureux thème à flatteries délicates pour l'Alexandre moderne, Louis XIV. A la première catégorie d'œuvres appartient le bas-relief de Puget, Alexandre et Dioqène (achevé en 1687, transporté à Paris en 1694, aujourd'hui au Louvre). A la seconde, les Batailles d'Alexandre, de Lebrun, dont il est parlé ci-après.
Alexandre (les batailles d'), série do cinq tableaux peints par Lebrun et représentant la reine de Pose aux pieds d'Alexandre ou la tente de Darius (1660) ; le Passage du Granique (1663); la Bataille d'Arbelles (166^) \ Alexandre et Porus ou Porus blessé (1666); l'Entrée d'Alexandre dans Babylone (1667), Ces importantes compositions ont un caractère épique qui permet de les rapprocher des peintures de Raphaël et de .J ules Romain so rattachant à Constantin. Lebrun a fait preuve dans ces pages guerrières d'une fertilité de pensée, d'une aisance de moyens qui le placent au premier rang parmi les peintres d'histoire de son époque. Les fautes dégoût inséparables de toute peinture de style au siècle de Louis XIV, c'est-à-dire un ajustement de convention, une certaine emphase dans l'ensemble ne sont pas absentes des Batailles ; mais la science, la richesse,
la grandeur, l'éclat distinguent ces œuvres d'une facture puissante. Ces Batailles ont été gravées avec un rare talent par les Audran, G. Edelinck, Drevet, Le Clerc, etc. Elles ont été également reproduites en tapisseries exécutées aux Gobelins. Simon Cognoulle, de Liège, sculpteur sur bois, a aussi reproduit les Batailles en une suite de bas-reliefs passés en vente à Paris en 1885. (V. Charles Le Brun, par H. Jouin [18S7J. chap. vu, pp. 171-lSO.)
AlexandEIE IV, surnommé .^gus, fils posthume d'Alexandre le Grand et de Roxane, proclamé à Babylone à sa naissance (323 av. .I.-C.) ; il fut toujours en tutelle et périt empoisonné par Cassandre, en 310.
Alexandre V, roi de Macédoine, troisième fils de Cassandre, mort en 294 av. J.-C. De 297 â 294, après la mort de son frère aine Philippe IV, il partagea le trône de Macédoine avec son frère Antipater, aux embûches duquel il put se soustraire en s'alliant à Démétrius Poliorcète et à Pyrrhus. Il périt massacré par l'ordre de Démétrius, dont il avait, une fois roi, tenté de se débarrasser.
Alexandre, prétendant au trône de Macédoine en 278 av. J.-C, tiis d'Amestris, reine d'Héraclée, et de Lysimaque, ancien général d'Alexandre, à qui la Thrace était échue en partage. Pour éviter la mort, il se réfugia auprès du roi de BahyTonie Séleucus, avec lequel il fit la guerre à sou propre père. Après la mort de Lysimaque, Alexandre ne put hériter de la Thrace et ne parvint pas à s'emparer de la Macédoine.
Alexandre, troisième fils du dernier roi de Macédoine Persée. 11 fut fait prisonnier après la défaite de son père, parut au triomphe de Paul-Emde (168 av. J.-C), et devint greffier des magistrats d'Albe.
Alexandre I"", Molosse, roi d'Epire, mort en 328 av. J.-C. Philippe de Macédoine, qui avait épousé Olympias, sa sœur, lui donna sa fille Cléopâtre en mariage i336 av. J.-C). Appelé en Italie par les Tarentins, il fit quelques conquêtes dans le sud de la Péninsule (Grande- Grèce), puis fut vaincu et tué sur les bords de l'Achéron.
Alexandre n, roi d'Epire de 272 à 242 av. J.-C, fils de Pyrrhus. Il conquit la Macédoine, d'où il fut chassé par Démétrius, fils d'Antigone Gonatas, puis parvint à s'établir solidement .sur le trône d'Epire. Il écrivit un traité de tactique militaire estimé des anciens.
Alexandre, Balas, imposteur qui se fit passer pour le fils d'Antioclius Epinhane et usurpa le trône de Syrie sur Démétrius Soter, l'an IJI av. J.-C. Quatre ans plus tard, il fut vaincu et tué par le fils de Démétrius.
Alexandre ii, Zabinas, se fit passer pour le fils d'Alex. Balas. et usurpa le trône de Syne sur Démétrius Nicator (126 av. J.-C.;. Il fut renversé et mis à mort pai' ordre de Piolémée, roi d'Egypte, en 122.
Alexandre i" et Alexandre ii, rois d'Egypte. V. PTOLÉMEE IX et Ptolemke X.
Alexandre, tyran de Phères, en Thessalie, de 370 à 357 av. J.-C, parvint au pouvoir et s'y maintint par la violence, livrant ses ennemis aux bêtes "ou les faisant enterrer vivants. Il eut à lutter contre Alexandre II de Macédoine, puis contre Pélopidas de Thèbes, appelés par ses sujets. Emprisonné par le tyran, Pélopidas fut délivré par Epaminondas, puis revint combattre Alexandre de Phères et le défit à Cynocéphale (365). Dès lors, Alexandre se fait pirate et se rend plus odieux encoro à ses sujets; sa femme Thébé, â qui Pélopidas avait autrefois proche la haine du tyran, finit par le faire assassiner (357).
Alexandre, Jannée, roi et grand prêtre des Juifs (104-78 av. J.-C). Pendant son règne de vingt-sept ans, ce prince asmonéen conquit beaucoup de villes en Syrie, en Phénicie et en Arabie, et eut à soutenir de longues guerres contre ses sujets dirigés par les pharisiens, ennemis des aristocrates et des Asmonéens. Chassé du pays au bout de six années de lutte, il v revint un peu plus tard, et se vengea de son exil par d'horribles cruautés.
Alexandre, prince juif, fils d'Aristobule II, petit-fils d'Alexandre Jannée, suscita plusieurs révoltes contre la domination romaine, et fut tué l'an 53 av. J.-C. par Métellus Scipion, gendre de Pompée.
Alexandre -SÉVÈRE (ilarcus Aurelius Sevcrus Alexanderj, empereur romain depuis 222, né vers l'an 208, en Phénicie, mort en 235 apr. J.-C II succéda à son cousin Elagabal, qui l'avait adopté on 221, à l'ài;e de quatorze ans , et régna sous la tutelle de sa grand'mère Julia Mresa
niDea. II y eut alors une véritable réaction contre le règne précédent : une foule d'impôts disparurent; Alexandre-Sévère, conseillé par son préfet du prétoire, le grand jurisconsulte Ulpien, créa des institutions civiles, diminua les impôts, améliora laposition du soldat, fonda des banques de prêts à un intérêt très modique, et prodigua les encouragements aux lettres, aux sciences et aux arts. Il réforma aussi le luxe de la cour, et se montra juste et tolérant. Aucun mets recherché ne paraissait sur sa table, même les jours de cérémonie. <■ La majesté de l'empire se soutient, disait-il, par la vertu, et non par une vaine ostentation. 1» Malheureusement, ce prince philosophe manquait d'énergie : il ne sut pas comprimer les révoltes des prétoriens, qui massacrèrent Ulpien à ses pieds. Il protégea la Mésopotamie contre Artaxer.xôs, le fondateur de la seconde monarchie perse et de la dynastie des Sassanides, qui revendiquait les possessions romaines en Asie {232- 233). U venait d'arriver sur les bords du Rhin pour combattre les Germains quand, à vingt-neuf ans, il fut tué dans une émeute militaire, conduite par un soldat thrace nommé Maximin. Sa mort causa une douleur universelle dans l'empire.
— BiBLioGK. : Biographie d'Alexandre-Sévère, par Lam-
ndre-Sévère.
pride, dans V Histoire Auguste; Duruy , Histoire des Humains, t. VI.
Alexandre, empereur de Constantinople , 3« fils de Basile le Macédonien, né vers 870, mort en 912. Il régna d'abord avec son frère Léon VI le Philosophe, puis seul (911). Il se livra dès lors à tous les excès, déposa Euthymius, patriarche de Constantinople, exila l'impératrice'Zoé et son fils Constantin Porphyrogénète ; les Bulgares allaient ravager l'empire quand il mourut.
Alexandre l", le Farouche, fils de Malcolm III, roi d'Ecosse de 1107 à U24. Il dompta ses sujets révoltés, et servit de médiateur entre le roi d'Angleterre Henri 1" et les Irlandais.
Alexandre n, né en 1198, roi d'Ecosse de 1214 à 1249. Il fit deux irruptions en Angleterre, aidant d'abord les barons à imposer la Grande Charte au roi Jean, puis soutenant Louis de France dans sa lutte contre le même roi. U vécut ensuite en bonne intelligence avec Henri III d'Angleterre.
Alexandre m, né en 1241, mort en 1286, roi d'Ecosse depuis 1249, fils du précédent, combattit avec succès les Norvégiens, puis s'allia à eux et établit son autorité sur les Hébrides et sur lile de Man.
Alexandre Jagellon, grand-duc de Lithuanie, né en 1461, élu roi de Pologne en 1501, mort à Vilna en 1506, fils de Casimir Jagellon. Il se défendit mal contre les chevaliers Teutoniques, les Moscovites et les Tatars. U réunit en un code les lois de la Pologne.
Alexandre ï^s le Bon ou le 'Vieux, prince de Moldavie (1401-1433). Il succéda à Roman 1", reconnut en 1402 la suzeraineté du roi de Pologne Vladisias Jagellon qu'il aida dans ses guerres, et dut souscrire, en 1432, au traité de Lublau,qui le forçait à servir l'empereur Sigismond en cas de guerre avec les Turcs. En 1422. Alexandre, envoya au secours du roi de Pologne, dont il avait épousé la soeur, une petite troupe qui se distingua à Marienbourg. Par la suite, il s'allia contre son beau-Irèro avec le prince de Lithuanie et fut battu (1432). Il eut pour successeur son fils Elle. Pendant son règne, Alexandre 1" s'attacha à développer les institutions de son pays, régla l'administration, créa dos écoles et s'attacha à guérir les plaies de la guerre. — Alexandre H, prince de Moldavie, petit-fils du précédent, occupa le souverain pouvoir d'abord en 1449, puis de 1451 à 1454, et enfin de 1455 à 1456 ; Pierre IV lui succéda. — Alexandre m, Cornea, prince de Moldavie, se joignit à des conspirateurs qui renversèrent, en 1540, Etienne Lacusta, fut porté par eux au souverain pouvoir; mais, dès le commencement de 1541, il eut la tête tranchée.—Alexandre IV, Lapnsneanu, prince de Moldavie, était fils naturel de Bogdan le Borgne. Il monta sur le trône en 1552, se reconnut vassal de la Pologne, fut renversé en 1561 par Jean Héraclide, reprit le pouvoir en 1564, se si-
fiala par ses cruautés et mourut en 1568. — Alexandre, //e, né vers 1560, était fils d'Elie Rares. Il fut successivement prince de Valachie en 1616, de Moldavie en 1620-1621, de Valachie (1028-1629), et enfin de Moldavie en 1632.
Alexandre- JE AN I", prince de Moldavie et de Valachie. V. COUZA.
Alexandre I", Paulovitch, empereur de Russie, né à .Saint-Pétersbourg en 1777, mort â Taganrok en 1825. Son précepteur, le colonel suisse Laharpe, lui donna une instruction variée et libérale. Après la mort tragique de son père Paul I", il monta sur le trône (1801) et introduisit dans l'empire d'importantes réformes. Il abolit la torture, la confiscation des biens, le tribunal secret pour les crimes politiques, créa le conseil de l'empire, réorganisa les universités, créa^celles de Kazan et de Karkov, et s'attacha à développer l'industrie, le commerce, les lettres et
les arts. A l'extérieur, , , ,
Alexandre I'' rit la paix \ *
avec l'Angleterre, et signa .t^,»'^^
un traité d'amitié avec Bonaparte (1801); mais, lorsque celui-ci, devenu empereur, envahit l'Allemagne du Nord, il entra dans la troisième coalition, formée contre lui (1805), et fut vaincu à Austerlitz. Battu de nouveau à Eylau et à Friedland en 1807, il eut avec Napoléon I", dont il admirait le génie militaire et organisateur, une entrevue sur le Niémen et signa avec lui, en 1807, le traité de Tilsitt, dont la rupture fut suivie de la funeste campagne de Russie (1812). De Varsovie, Alexandre !•', devenu l'implacable ennemi de Napoléon, lança un manifeste appelant l'Europe aux armes (1813). A la Russie se joignirent l'Angleterre, la Prusse, l'Autriche et la Suède. Après la bataille de Leipzig, il fit décider la marche sur Paris, où il entra avec les alliés, pendant que Napoléon abdiquait (1S14). Alexandre usa de sa victoire avec modération, consentit au retour des Bourbons, mais en leur imposant la déclaration de Saint-Ouen. et so borna à faire réduire la France à ses frontières de 17S9. Après le traité de Paris, il se rendit en Angleterre, puis à Vienne. Alexandre, qui s'était déjà emparé de la Finlande et s'était agrandi en Asie aux dépens de la Perse et de la Turquie, se fit adjuger le grand-duché de Varsovie par le congrès de Vienne. Après SVaterloo, il revint encore avec les alliés à Paris, s'opposa au démembrement de la France, et signa avec l'Autriche et la Prusse le fameux traité do la Sainte-Alliance (1815). Il avait subi jusque-là l'influence francophile et libérale de Spéransky ; désormais, il écouta Araktchéev, représentant des idées absolutistes. Ce prince séduisant, à l'esprit ouvert, tour à tour libéral et autocrate, mourut d'une fièvre paludéenne contractée pendant un voyage en Crimée. — De son mariage avec la grandeduchesse Marie-Louise de Bade (Elisabeth-Alcxeiewna), il n'avait point ou d'enfants. Son ft-ère Nicolas PMui succéda.
— BiBLioGR. : Bogdanovitch, Histoire du règne de l'empereur Alexandre; Pvpine , le Mouvement social sous Alexandre /•' (1867); Vandal, IVapoléon I" et Alexandre /" (1891-1893); Rambaud, Histoire de Russie, chap. xxxiv
et XXXV.
Alexandre 1"
Alexandre h, Niuolaikvitcu, empereur do Russie,
III' il Moscou cil 181», mort ù ."jaint-fctorsbQurg on 1881. Il MicciSda, lo 2 mars ISjû, à son pore Nicolas 1", mort i'ii'laut la guorro do Crimée, annonça qu'il continuerait 1 poliiiquo, so rendit i. Sùbastopol, ot, après la prise do ■ itc vilTc, souscrivit au traité do Paris iiBSO). Il com- Mi "iir.i :ilnrs à oxccutor tout un plan do rolormcs. Lapins ii"i iii mil-, collo qui lui a valu lu glorieux surnom do Il lin ratour II, est l'émancipation dos serfs, d'abord lui I (' ri-cs do la couronne (18SÛ), puis dans tout l'cmr ■' i '■■ l'.iiiiii los autres, nous citerons: la publicité !■ ; ii.r.iil lires, ia création d'assorablôos élues dans Il |i IV m ■ v'njs), déjuges do paix, la réorganisation
iiii . uiiuriMh ,, 1,1 dôvolopperaont do rouseigiiement seoundairo, la fondation de gymnases do femmes, l'adoucissomont du régime de la presse. Pendant la mise à exécution do ces mesures éclata, en Pologne, l'insurrection de 18133-1804, qu'oloulfa Mouraviev, et ce pays fut complètemont assimilé au reste do l'empiro en 1869. A l'extérieur, Alexandre II reconnut lo royaume d'Italie, signa avec la Prusse la convenlwn de lierlin (1803), se rendit, en 1867, à Paris, oii il faillit être victime de l'attentat de Borezovski, conserva la neutralité pendant les guerres de 18GG et do 1870-1871, puis exigea do la conférence de Londres (mars 1371) la révision du traité de Paris, qui avait limité SOS forces dans la mor >oiro. En 1872, il forma avec los souverains d'.VIIemagne otd'Autnclio lallianco dite .. dos trois empereurs II ;mais, en iS75,iliutoi-vint auprès do l'ompei-our allenianiUiuiUaumoIi^potir enipi'^clier liismarck de rocomnioncor la guerre avec laFranco. En 1877, ayant pris parti pour les Bulgares, il déclara la guerre i la Turquie ( et obtint, par le traité de Hcrlin(lS78), la Bessarabie, Kars, Ardalian, liatoum. Pendant son rè-no, la Russie V -
s'c;t.lit aorriio dos terri- Alexandre 11.
ton-os do I Amour, du
Caucase, du ïiirl;estan, de Samarcande, du Kliokand ; elle avait roduit i la vassalité Khiva ot Boukliara, battu lo khan do Ka,li-:ir et pris .\skhabad en 1881. Ses dernières années turciu. attristées par l'opiiosition du parti vieu.xrusso a lexoi/uiioii lies réformes, et par les attentats dos nihilistes. Au moment od il allait doter son pays d'une constitution avec Chambre consultative, Alexandre 11 tomba, frappé à mort par les bombes révolutionnaires. -- Il avait épousé, en 1844, la princesse Marie de Hesse- Darmstadt ! .\Iarie-.\lexandrovna), dont il eut sept enfants. Son his Ale.vanilre III lui succéda.
— liiuL. : Do Cardonne, l'Empereur Alexandre //(1883i ; Leroy-Bcaiilieu, l'Empire des tsars et les Russes {1881-1884j. Alexandre m, Alexandrovitch, empereur do Russie, lie à Saint-Pétersbourg on 1845, mort à Livadia en 1894. Ce prince, essentiellement pacilique, succéda à son pore Alrxandro II le 1" mars 1881, et renonça à appliquer los réformes politiques projetées sous le règne précédent. Abandonnant les idées occidentales, il voulut une Russie russe, organisée d'après les traditions nationales : de là la réforme de l'administration rurale et des zemstvos; de U la russification des provinces baltiques; do là l'oukase obligoaiit l'Iiéntior présomptif et son lils aîné à épouser °'^^ l'i'i ' ^^ - ■ ■ ii't orthodoxe. En Asie, Alexandre III rei-iif i . 1 •! , , .irs
TUIT...:,, M i-v
la iT,-:- I ,. ^ ,;,,:,,,'
s'ompara do Peu ijeh après la défaite des Afghans, évita une guerre avec r.\ngleterre, ot devint maître du plateau de Pamir. Il fit construire le chomiu de for transcaspieu et
travaux i-i-oiio-
politiques et strato-i- , , eues. En Europu.. au '/ début do son r,- ■m-, il resta tidélo à la triple allianccdu.Nord(russe- ' 'i
allemande - autri- ^'.
chienne) et eut plu- ,, ^ „,
sieurs entrevues avec Alexandre III.
les empereurs ses alliés. Mais los affaires de Bulgarie, en 188.1-1880, amenèrent entre les deux empires du Nord un refroidissement qui no fit que grandir. Alexandre III so tourna alors du coté de la Franco, put, grâce à elle, saffranchir de la dépendance financière de Berlin, et affirma solennellement sa nouvelle politique par la réception des marins français à Cronstadt (1891), suivie de celle des marins russes à Paris (1893). — Do son mariage avec la princesse Dagniar de Danemark (.Mario-Feodoroviia) il avait eu cinq enfants, dont l'un, Nicolas II, lui succéda.
Alexandre Kar.vgeorgevitch, prince do Serbie, né en 1800, mort à Temesvar (Hongrie) en 1885. Fils du c.elèbre Karagoerges, il habita longtemps la 'Valachio. Après 1 arri--'^" ■■■' .^■.....-;- j- ht:-,.-=? ^,. ^ .. .
ii&uim ioiiï^tuuips la vaiacnie pouvoir do Michel Obrenovitch (1839) Serbie et gagna la sympathie do ce nt été renversé on 1842, une assemblée i prince de Serbie lo fils de Karageorges AIi-\ai! in^ s'attacha à encourager le l 'Il ' lu'iioment, de l'industrie et du ■ Il jii. no d'Orient en 1853, il garda la • iiii- '\i- l':iris(30 mars 1850), les grandes iront l'existence de la Serbie ot son le. Cependant, le vieux prince Miloch
, lot pour lo renverser. Ce complot fut
découvert et roprinio .avec une sévérité si excessive qu'un conflit so produisit entre lo prince et la Chambre, qui exigea son abdication. S% déchéance ayant été proclamée
il put -
prince. Michel ayi nationale prodani (septembre isu aévoloppomiMii I.
commerce. L'i^ I neutralité. Par Ir i puissances garaii indépendance réo fomenta un
t de Serbie.
stlgatK
I père.
(2! décembre 1858), Milocli redevint prince do Serbie. l,o
10 juin 1868, la lUs ot successeur do Milocli, le prince Michel, fut assassiné. Le.s assassins déclarèrent qu ils avaient agi à l'instigation d'Alexandre Karageorgovitch. Les Chambres appelèrent au trône Milan, neveu du prince Michel. Depuis lors, Alexandre vécut dans la retraite, yen fils aine Pierre, gendre du prince do Monténégro, so posa à diverses reprises on prétendant au trono de Serbie.
Alexandre I", roi de Serbie, né à Belgrade en 1870. Fils du roi Milan et de la reine Natalio Kechko, il n'avait pas treize ans lorsque, son père ayant abdiqué (6 mars 1889), il fut proclamé roi, sous la régence do Ristich, Bolimarkovitch ot Protitch. Milan consentit a quiiior la Serbie on 1891, mais à la condition que l'ox-reine Natalio en serait expulsée. Cotto mémo année, Alexandre I""" se rendit à Saint-Pétersbourg, à Vienne ot à Paris. En 1893, il fit arrêter les régents et les ministres, se proclama majeur et nomma son ancien gou- aiciî vornour, Dokitch, président du nouveau ministère. A l'i revenu à Belgrade, il suspendit en 1894 la Censti do 1888 et remit en vigueur celle de 1809. Il se tint en dcliors de la crise orientale de 1897.
Alexandre, prince de Battenberg, premier prince de Bulgarie, né à Vérone en 1857, mort à Gratz on 1893. Troisième enfant du prince Alexandre de Hesse, neveu du tsar Alexandre II, il tut élevé à Saint-Pétersbourg ot se conduisit brillamment pondant la guerre russo-turque. Sur la proposition du gouvernement russe, le 29 avril 1879, l'Assemblée nationale bulgare, réunie à Tirnovo, l'élut à 1 unanimité prince de Bulgarie.
Pou après, cependant, les élections à l'Assemblée bulgare donnèrent la majorité au parti politique qui voulait l'union de la Bulgarie i la Rouniôlio orientale et repoussait la tutelle de la Russie. Par deux fois, Alexandre I" se décida à dissoudre la Chambre, et so fit investir par un sobramé élu sous la pression officielle de pouvoirs dictatoriaux (1881). Mais le mouvement qui suivit ce coup d'Etat lui Ul comprendre qu'il lui fallait rétablir la constitution de rirnoyo; il rompit donc avec les ministres russes dont il s'était entouré, et céda au mouvement qui aboutit, lo 18 septembre 1885, à l'union do la Bulgarie ot de la Roumélie orientale. A partir de ce moment, l'appui qu'il avait reçu de la Russie se changea en une hostilité déclarée. Sur ces entrefaites, la Serbie déclara la guerre à la Bulgarie, qui fut victorieuse. Alexandre, sur l'invitation comminatoire de r.\utriclie, dut accepter un armistice (novembre 1885), mais il eut l'habileté d'obtenir du sultan l'union de la Bulgarie et de la Roumélie.
Dans la nuit du 21 août 1880, les chefs de l'opposition slavophile, secrètement encouragés par la Russie, firent arrêter le prince Alexandre, qui fut conduit au delà des frontières du pays. Rappelé liar son armée et par la majeure partie de ses sujets, Alexandre n'hésita pas à rentrer en Bulgarie ; mais, ne pouvant faire sa paix avec le tsar, il abdiqua
(G septembre 1886) et se ,, , . , „ . ^
retira auprès de son père, A'"''"'!". P^mce de Battenberg. au château de Jugenheim, non loin de Francfort. Il épousa, en 1888, une cantatrice viennoise. M"' LoisinOTr. A partir do ce moment, il se fit appeler le . comte do Hartcnau », et devint colonel dans l'armée autrichienne.
Alexandre ( Guillaume - Charles - Henri - Frédéric ) , prince d'Orange, prince royal des Pays-Bas, né à La Hâve en 1851, mort dans la même ville en 1884. Il était fils île Guillaume III, roi des Pays-Bas. Alexandre était contreamiral à la suite, major général au grand état-major, etc. ; mais il n'a, pour ainsi dire, pas eu d'existence politique. C'était un prince d'un esprit libéral et d'une nature délicate et nerveuse. Après le mariage de son père, en 1879, avec la reine Emma, il abandonna complètement la cour. Quand il no voyageait pas, il vivait retiré dans son palais, et s occupait presque exclusivement de littérature : il aimait beaucoup Paris, où il venait fréquemment.
l'EnSON.NAGES nlVEKS
Alexandre, (ils de Priant, v. l'.ùtis.
Alexandre, Polyhlstor, savant écrivain grec du i" siècle av. J.-C, amené prisonnier à Rome et acheté par Cornélius Lentulus, nui lui confia l'éducation de ses enfants et l'airranchit. Il avait composé quarante-deux Traites de grammaire, d'histoire et clo philosophie, dont il no reste que quelques fragments peu importants.
Alexandre le PapWagonien, fameux imposteur du II' siècle de notro ère, né en Paphlagonie. Il étudia la médecine, so fit passer pour prophètc,'et gagna d'immenses richo-sses i rendre des oracles et à traiter les malades.
Alexandre d'Aphrodisias, célèbre philosophe péripatéticien. Nalif d'Aphrodisias, en Carie, il florissait à la fin du 11' et au coniniencement du m" siècle do l'ère chrétienne, sous le règne des empereurs Sévère et Caracalla. C'est le plus célèbre do tous les commentateurs d'Aristoto, celui qui passe pour avoir le mieux compris, et développé avec le plus de talent, les doctrines du maître.
11 composa, pour défendre et expliquer ses théories : Traité du destin et du pouvoir libre ; Traité de l'àme ; Traité de la mij-linn ou du mélange; Questions naturelles et morales. — Le plus important est lo Traité du destin et
ALEXANDRE — ALEXAAbUI
du pouioir libre, dédié aux empereur» Sévéro et Caracalla. II est consacré tout entier à la réfutation du fatalisme stoïcien. Cet ouvrage a été deux foi» traduit eu latin : d'abord par Hu^o Groiius, dan» louvrago intitulé : l'hilosopliorum sentenlix de Eulo r Amsterdam, 1648;; ensuite par Schultboss (t. IV de sa /Jibliotliéque des philosophes (jrccs), ot dans une édition séparée (Zurich, 1782). H a été traduit en français par Nournsnon (Pari», 1870).
Alexandre (Sul|.ico [Sulpiciut Meiander]). historien gallo-romain du début du V siècle, auteur d'une histoire a laquelle Grégoire de Tours a lait quelques emprunts.
Alexandre de Tralles, médo in grec, né a Tralles, en Lydie, dans lo vi> siècle de notre ère. Il exerça sou art à Rome. II est considéré comme un des meilleurs médecins grecs depuis Hippocrate. Lo premier il pratiqua la saignée de la jugulaire et administra le fer en substance. Son principal ouvrage : lliblia iatrica duocaideca (1549) traite do toutes les maladies.
Alexandre de 'Villedleu, écrivain du xiu* siècle, composa vers 1209 une grammaire intitulée Doctrinale puerorum, et qui eut une vogue immense dans les écoles.
Alexandre de Bernay, dit aussi Alexandre de l'ans, poète du XII" siècle. Il continua en vers do douze syllabes le roman à' Alexandre le Grand, commence par Lambert li Cors, d'où le nom d'aicianrfrin» donné depuis à ces vers. On lui attribue aussi : Athis et Prophilia».
Alexandre de Haies, cordelier et théologien anglais, appelé le Docteur irréfragable et la Fontaine de rie, mort en 1425. Il fit ses études au monastère de Haies (comté do Gloccster), enseigna la philosophie ot la théologie à Paris, et, l'un des premiers, mit à profit les traductions arabes d'Aristoto. Il forme la transition entre les si'iiti idiaircs, qui so bornaient à exposer les sentences ou passades dogmatiques des Pères, et les théologiens, plus systématiques. Son grand ouvrage : Summa unit-ersa; theologi,r, est un commentaire sur Pierre le Lombard, où il résout les questions laissées indécises par ce dernier.
Alexandre (NocI), dominicain, né à Rouen en 1639, mort à Paris en 1724. Attaché aux doctrines jansénistes, il protesta contre la bulle Unigenilus, et signa le Cas de conscience. II composa une Histoire ecclésiastique en 24 vol. et en latin (1672-1686), fortement empreinte de gallicanisme. Alexandre (Dom Jacques), bénédictin, né à Orléans en 1053, mort en 1734 ; un des inventeurs des horloges à équation, auteur d'un Traité général des horloges (1734).
Alexandre (Charles), philologue français, né à Paris en 1797, mort dans cette ville en 1870. 11 devint inspecteur général de l'Université et membre do l'Académie des inscriptions (1875). On lui doit un Dictionnaire grec-français (1824) ; un Dictionnaire français-grec (1830), souvent réédités; une édition des Otacula sibijllina (1841-1856) ; etc.
Alexandre (Edouard), fabricant d'instruments de musique, né et mort à Paris (1824-18881. Associé à la direction de l'établissement fondé en 1829 par son père, Jacob Alexandre, né en 1804, mort en 1876, il créa, de concert avec lui, le piano-orgue, la piano Liszt et l'orgue-mélodium ou « orgue Alexandre a.
Alexandre (Arsène), littérateur et critique d'art, né à Paris en 1859. Il a collaboré à do nombreux journaux et publié : Henri Daumier, l'hommeel l'œuvre (1888J ; A. L. Barge 1^1889) ; Histoire de la peinture militaire (1889; ; Histoire de l'art décoratif, du .xvill' siècle à nos jours (1892) ; l'Art du rire et de la caricature (1893) ; Histoire populaire de la peinture (isu.-,); Jean Can-iès imagier {xiii) ; Histoire populaire de la iieinture (1896) ; etc.
Alexandrea. Dans la géogr. anc, Montagne de la Mysic, qui faisait partie du mont Ida, en Asie Mineure, et tirait son nom d'.Alexandre Paris, qui, suivant la Fable, jugea en cet endroit la querelle des trois déesses Junon, Pallas et Vénus, disputant le prix de la beauté.
AlexandréE (sainte), vierge martyrisée à Ancyre au i\' sa-ric. Honorée lo 18 mai.
Alexandrescu (Grégoire), poète roumain, né en 181S à Tirgoviste. mort à Bukarest en 1885. Il porta l'épée jusqu'en 1835, et suivit le parti de son ami le colonel Campineano, chef de l'opposition libérale sous Alexandre Ghika. Ses premiers travaux furent publiés en 183S, sous le titre de Poésies originales, éléijies et fables. Ses attaques pleines do verve contre le gouvernement qui opprimait alors la Roumanie lui attirèrent un internement de plusieurs années dans un monastère. Cela ne l'empêcha pas do faire paraître sa fameuse pièce, l'An ISiO. On lui doit encore : Poésies anciennes et nouvelles (1842); Souvenirs et impressions (1847), et Méditations (1843).
AlEXANORETTE ou IsKANDEROUN (anc. Alexandria ad Jssuni]. ville de la Syrie (Tuniuio d'Asie), située au fond du golfe du même nom; 6.S50 liab. Cette ville malsaine doit son importance à Alep, située à 100 kilom. dans l'O.-N.-O., à laquelle la relie une route carrossable de 140 kilom. Le port d'.Vlexandrette est l'escale des lignes de navigation à vapeur françaises, anglaises et russes. — Aux environs de cette ville (la Myriandras phénicienne, avec laquelle se confondit bientôt la localité fondée par Alexandre), les Turcs furent vaincus par Méhémet-Ali, le 13 avril 1832. — Alexandrctte est le chef-lieu d'un canton peuplé de 23.380 hab., dépendant du district d'Alep.
AlexandrI (Basile), poète roumain, né à Bacau en 1821, mort à Paris en 1890. Après avoir fait ses études à Paris (1834- 839), Alexandri retourna à lassi où il collabora à la revue ■ Dacia litcrara ■ de Miliaï Kegalniccano. En 1844, il fit partie do la direction du théâtre do lassi et écrivit plusieurs pièces. En 1848, impliqué dans le mouvement révolutionnaire contre le protectorat russe, il fut Ibrcé de se réfugier à Paris. En 1857, il est membre du divan ad hoc, et deux ans après ministre des affaires étrangères (1859-1860). Depuis il vécut tantôt à Bukarest, tantôt à Paris, où, en 1874, il remporta le prix de Montpellier pour son dithyrambe au génie latin • Ginta laiina », et où il revint en dernier lieu^comme ministre plénipotentiaire. Les premières poésies qui firent la réputation d'Alexandri sont ses Doine si lacrimioare, calquées sur la forme des poésies populaires. Ses Pasteluri (pastels) sont un genre d'églogues, ses Légendes historiques, des poèmes héroïques. Ses meilleurs drames sont : Despot-Voda, Ovidiu et Fintina Blundusiei. Très appréciées sont aussi ses ■ chansons guerrières • écrites pendant et après la guerre russo-lorcoroiunaine (1S77).