‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 184 sur 828 · ALGERIE · texte numérisé non relu

ALGERIE

iuces en matière correctionnelle. En territoire militaire, les commandants de place connaissent des contraventions punies de peines de simple police.

Les tribunaux de 1" instance, au nombre de onze, sont organisés comme en France. Toutefois, il est attaché à chacun d'eux un assesseur musulman, avec voix consultative, pour le jugement des contestations entre musul-

La Cour d'appel, créée en 1834, siège à Alger. Elle est composée de quatre chambres. Le délai d'appel est d'un mois, augmenté du délai de distance, si l'une dos parties est domiciliée en France.

Il y a quatre Cours d'assises : à Alger, Oran, Constantine et Bône.

A côté des juridictions françaises qui statuent sur les différends dans lesquels un Européen ou un Israélite algérien est intéressé, il existe en Algérie une juridiction musulmane qui, dans certains cas, statue sur les procès nés entre musulmans.

— Justice musulmane. Aux termes du décret du 10 septembre 1886, les musulmans non admis à l'exercice des droits de citoven français sont régis par leurs coutumes en ce qui concerne leur statut personnel, leurs successions et , ceux de leurs immeubles dont la propriété n'est pas éta- | blie par un titre français. Les contestations relatives au statut personnel et aux successions sont portées devant les mahaicmas ou tribunaux de cadis. Pour tout le reste, les indigènes sont régis par la loi française, et c'est à nos jugesdèpaixqu'est ccntié le soin déjuger leurs ditîérends. ,

Le décret du n avril 1889 a réglé l'organisation de la justice musulmane en Algérie.

— Finances. Les dépenses budgétaires des services de l'Algérie sont rattachées au budget métropolitain, et le produit des contributions et revenus publics est au nombre des recettes générales du Trésor.

Les principaux impôts perçus au profit de l'Etat sont : les impôts arabes, la contribution foncière, l'enregistremeni et le timbre, les licences, les poudres à feu et tabacs, les douanes. Les impôts perçus au prolît des communes sont : la ta.xe des loyers, les prestations en nature pour les chemins vicinaux, la taxe sur les chiens, l'octroi de mer.

"V. OCTROI DE MBR-

Les impôts arabes ne frappent que les indigènes : ce sont ; 1° Vachour, impôt sur les récoltes; 2» Te zekhdt, impôt sur le bétail ; 3» la lezma. redevance levée sur certaines tribus dont on ne connaît qu'imparfaitement les ressources, et qui, selon les cas, est un impôt do capitation;4«le Itokor ou impôt sur le loyer delaterre.V.ACHouR,

ZEKHÂT, LI;ZMA, HOKOR.

En territoire civil, les indigènes paient l'achour, le zekhat et tous les impôts européens.

— Elat civil des indigènes. La législation musulmane ne connaît pas l'institution des registres de l'état civil ; mais l'intérêt des Européens, appelés à traiter avec les indigènes, exigeait la création de semblables registres. Diverses tentatives pour en établir furent faites par les décrets du 8 août 1854 et du 18 août 1868. L'absence de noms patronymiques, chez les Arabes, était surtout regrettable au motnent où la loi du 26 juillet 18:3 tentait de soumettre à la loi française le plus d'immeubles possible. Aussi cette loi rendit-elle le nom patronymique obligatoire pour la création du titre de propriété. La loi du 23 mars 1882, allant plus loin, institua le recensement de la population par les officiers de l'état civil ou par un commissaire désigné. Chaque indigène doit choisir un nom patronymique ; en cas de refus, on lui en attribue un d'office. On délivre à chacun d'eux une carte d'identité indiquant le nom et le prénom portés au registre, avec le numéro de référence. A l'expiration d'un délai laissé pour se pourvoir, en cas d'erreur ou d'omission, le nom patronymique devient obligatoire pour les indigènes et pour les officiers publics et ministériels. Les déclarations de naissance, de décès, de mariage et de divorce sont obligatoires pour les indigènes musulmans.

— Domaine. Le domaine public en Algérie comprend, outre les biens qui en font partie en France, les lacs salés, les cours d'eau de toute espèce et les sources. Le domaine prive comprend : 1" les épaves et les successions en déshérence; 2" les biens provenant du beylick, c'est-à-dire ceux qui, autrefois dans le domaine du gouvernement turc, ont été, lors de la conquête, réunis au domaine de l'Etat, et ceux des corporations religieuses musulmanes supprimées; 3" les biens séquestrés réunis au domaine de 1 Etat en vertu de l'ordonnance du 31 octobre 1845; 4" les bois et forêts, sous la reserve des droits de propriété et d'usage régulièrement acquis avant la loi du 16 juin 1851. La loi du 9 décembre 1886 régit actuellement l'Algérie pour tout ce qui touche aux forées.

— Colonisation. La concession gratuite d'espaces restreints a été, jusqu'en 1860, le seul mode d'aliénation des biens du domaine de l'Etat. Ces concessions fui;ent d'abord faites sous condition suspensive, en ce sens que les concessionnaires ne pouvaient transmettre ou hypothéquer ces biens qu'avec l'agrément de l'autorité. Le décret du 26 avril 1851 substitua la propriété sous condition résolutoire à la propriété sous condition suspensive, en imposant l'exécution de travaux de mise en valeur. Ce système fut changé par le décret du 28 juillet 1860, qui fit de la vente à prix fixe, aux enchères, ou quelquefois de gré à gré, le droit commun en matière d'aliénation du do'maine. Mais l'administration ne parvint pas à entraîner vers l'Algérie un courant d'émigration bien considérable. Les appositions de sé'questre à la suite de l'insurrection do 1871 mirent aux mains de l'Etat une surface utilisable considérable.

Pour qu'une impulsion nouvelle fût donnée à la création de centres de colonisation, la législation antérieure fut remaniée par les décrets des 16 octobre 1871, 10 octobre 1872, 15 juillet 1874 et 30 septembre 1878.

— Héqime de la propriété privée. La loi du 16 juin 1851 avait conservé l'application du Coran pour les transmissions de propriété entre indigènes musulmans. Or la loi musulmane déclare les contrats valables par le seul consentement, sans aucune publicité. lien résultai tune grande confusion dans le régime de la propriété privée. Losénatusconsulte du 22 avril constitua la propriété collective des tribus. La loi du 26 juillet 1873 établit sur des bases plus sûres la propriété individuelle en déclarant que la propriété en Algérie serait soumise au régime de la loi du 23 mars 1855 sur la transcription, et celle du 28 avril 1887 étendit beaucoup la portée d'application de la législation française. La loi du 16 février 1S97 permit à tout possesseur, sans lui en faire une obligation, d'affermir son droit et de le faire

confirmer d'une manière définitive par la délivrance d'un titre français.

— Archéologie. Le champ des explorations archéologiques est des plus riches, et on y retrouve des vestiges de tous les peuples qui y sont passés. La période préhistorique y est représentée par les divers types de monuments mégalithiques (dolmens, cromlechs, etc.). Les armes trouvées dans les sépultures et ailleurs proviennent des périodes tant de la pierre taillée que de la pierre polie. Des dessins représentant le bubalus antiquus et des squelettes de cet animal ont été trouvés ou mis au jour (à Djelfa, à la pointe Pescade ; hadjra mektouba et ateliers de silex taillés du Sud-Oranais). Les caractères anthropolo giques des crânes et ossements retrouvés sont ceux de la race brune de Cro-Magnon. Citons aussi les monuments funéraires, peut-être numides, dénommés par les indigènes bazina, assises concentriques do pierres formant degrés, choucha, petites tours à assises, hanout, ou boutiques creusées dans la pierre.

— Période phénicienne et période numidigue. Des stèles, des inscriptions et des lieux de sépulture attestent la présence des Phéniciens et des Carthaginois sur les côtes, mais l'intérieur appartenait aux Numides et aux Mauritaniens. C'est à la période numidique qu'on rapporte deux monuments considérables : 1° le tombeau de laChrétienne [Kobrer Roumia des Arabes),non loin de Cherchel, énorme cylindre assis sur une base carrée, coifl'é d'un cône à gradins, ayant 64 mètres de diamètre à la base et une hauteur actuelle de près de 33 mètres. P. Mêla ( l"s. apr. J .-Ci l'appelle monumentum commune regix gentis « nécropole de la famille royale », et il a servi de tombeau probablement à Juba II, prince de Césarée ou Cherchel, mort l'an 23 de J.-C. ; 2" le Medracen, au N.-E. de Batna, qui a servi do modèle au précédent (la forme générale, ainsi que le diamètre, en sont à peu près les mêmes; mais il n'a que 18",50 de haut, et 1 ornementation extérieure en est moins gracieuse). On s'accorde généralement à y reconnaître le mausolée royal où reposait Massinissa.

Période romaine. Ici, les ruines abondent et témoignent de la prospérité de l'Afrique romaine. Nous ne pouvons que citer Ténès, Miliana, Médéa, Cherchel, Tipaza, Aumale, Bougie, Sétif, le tombeau des LoUius, Philippeville, Lambèse et notamment Timgad (Thamugadil. entre Batna et Tebessa, appelée à juste titre la Pompéi africaine. Les principaux musées sont ceux d'Alger, Oran, Cherchel, Philippeville et Constantine. Les inscriptions fournies par l'Algérie au Corpus inscr. lat. sont excessivement nombreuses.

Période arabe. Le plus ancien monument est le

tombeau élevé à Sidi-Okba, dans l'oasis de ce nom, a 20 kilom. au S.-E. de Biskra; on y lit : « Ceci est le tombeau d'Okba, fils de Nafé ; que Dieu le reçoive dans sa miséricorde ! » Mais c'est à TIemcen qu'il faut admirer l'art arabe dans les mosquées, et principalement dans la grande mosquée, Djama-Kebir, ainsi que dans la tour et les fortifications de Mansoura. La grande mosquée d'Alger est bâtie sur le plan de celle de Cordoue; celle d'Abd-er- Rahman fut élevée en la même ville, vers 1475 ; Bougie a encore les restes d'anciennes fortifications et d'une grande porte ogivale, ouvrant sur le port.

— Période turque. 11 n'y a à signaler que les restes de la forteresse de la Kasba'et du quartier de l'Amirauté, ainsi que la mosquée hanéfite d'Alger, en outre do diverses inscriptions commémoratives sur des forteresses, des fontaines, des arsenaux et quelques maisons particulières, ou palais, à .\lcer, Constantine et Oran ; mais ces constructions étaient ordinairement l'œuvre d'esclaves chrétiens ou d'ouvriers kabyles, et les matériaux, colonnes, etc., provenaient d'Europe. ,. , , ■

— BiBLioGR.: Letourneux, Monuments funéraires de l Afrique orientale; Flamand, dans l'Anthropologie \IS9-2V, R. Cagnat. Chronique d'épiqraphie africaine (1890 et suiv.); Corpus inscr. lat., t. VIII ; Berne africaine (Alger, 1857, et suiv.); Léon Renier, Inscriptions romaines de l'Algérie (Paris, 1857). .

— Histoire. Populations primitives. On a trouve dans l'Afrique du nord des monuments mégalithiques et des instruments de 1 âge de la pierre. Bien avant le début de la période historique, la population indigène avait dû subir des croisements. D'après Salluste, deux peuples habitaient primitivement l'un les rivages, l'autre l'intérieur ; les Gélules et les Libyens. De leur croisement avec des immigrants asiatiques sortirent les Xurnides et les Maure.^. Il ne (aut sans doute pas voir là des noms ethniques, mais des dénominations relatives aux habitudes de la vie ; les Numides seraient les peuples nomades, par opposition aux Maures ou montagnards sédentaires, {laamuaren signifie d'ailleurs, en kabyle, montagnard.)

Il suffira do rappeler ici, pour mémoire, la fondation de Carthage, les guerres puniques, la substitution des Romains aux Phéniciens dans la domination de l'Afrique septentrionale.

— La domination romaine. La conquête romaine commença en 204 av. J.-C, lorsque Scipion débarqua près d'Utique, et, vainqueur à Zama (202), imposa à Carthage un traité qui consacrait la déchéance de la vieille cite punique. Le Numide Massinissa, déclaré allié du peuple romain, et inviolable à ce titre, reçut les Etats d'un autre Numide. Syphax, régnant aussi sur tout le territoire qui forme aujourd'hui notre possession algérienne. Puis, après la destruction de l'an 146, l'ancien territoire de Carthage forma, sous le nom d'Africa, une province ayant Utiquc pour capitale. On se contentera do rappeler ensuite la guerre de Jugurtha (v. ce mot), la réduction de la Numidie en province romaine par César, après la bataille de Thapsus (46 av. J.-Cl, la formation, sous Claude (43 an. J.-C), des deux provinces de Mauritanie césarienne et de Mauritanie tingilane. Malgré les exactions des proconsuls, malgré quelques révoltes (notamment sous Tibère et sous Caligula), l'Afrique romaine jouit d'une période de prospérité qui dura près de trois siècles. Elle fut, comme on l'a dit souvent, un des greniers de Rome. Des villes grandes et magnifiques s'y fondèrent, principalement sur la côte et dans les plaines du département actuel de Constantine. Le pays se couvrit de routes. Enfin, il y eut une littérature romaine d'Afrique, avant sa physionomie particulière. Dès que l'empire s'alfaiblit, les rébellions recommencent. En 297, Julianus se fait proclamer empereur à Carthage; il faut la présence de l'héritier du trône impérial, Maximilien Galère, pour vaincre cette insurrection. C'est alors que l'Afrique du nord est scindée en deux parties : la Dysacène, V Afrique proconsulaire. La Numidie (cap. Cirta), assi-

milée à la Bysacène, fut gouvernée, comme elle, par un consulaire. La Mauritanie césarienne fut partagée en deux provinces : l'une retint le nom de Césarienne et eut pour capitale 6'ésnrce (Cherchell); l'autre emprunta à son cheflieu, Siti/is (Sétif), le nom de Siti/ienne. La partie comprise entre les deux Syrtes conserva le nom de Tnpolitaine ; sa capitale était ^a (Tripoli). Quant à la Mauriianio tingitane, nommée ainsi de Tingis (Tanger), sa capitale, elle fut annexée à l'Espagne. Malgré cette nouvelle organisation, les révoltes sont continuelles chez ces peuples indomptables. En résumé, Rome sut tirer parti do sa conquête africaine, dont elle fit un pays riche et prospère, mais elle ne s'assimila pas l'élément indigène ; dès que s'atTaiblit la puissance de l'empire, la population berbère secoua un joug qu'elle ne supporta jamais avec résignation. — Les Vandales. Les Byzantins. Les Vandales, qui déjà occupaient l'Espaane, furent appelés par Boniface, gouverneur de l'Afrique au nom de l'impératrice d'Orient, Pulchérie. Ils accoururent, ayant à leur tête Genséric (428), et alors des forêts de l'Atlas, du fond des déserts, sort une foule d'indigènes qui se réunissent aux envahisseurs pour assouvir leur vengeance. Les \andales prennent Hippono et la réduisent en cendres (436), s emparent de Carthace (439), dont ils font leur capitale et d'où ils partent pour brûler Rome (455). Mais, après la mort de Genséric, ses successeurs (477) reculèrent d'année en année devant les Maures, les Numides et les Gétules, et, de plus, ils se déchirèrent entre eux. Justinien crut le momfnt venu de reprendre l'Afrique; il y envoya Bélisaire, qui eut bientôt vaincu le roi Gelimer, repris Carthage et mis fin à la domination des \andales par la victoire de Tricaméron (533).

Les Grecs du bas-empire ne purent reparer les ruines qu'avaient faites les Vandales. Les exactions des agents du fisc (sous Anastase, on taxa le droit de respirer!) et les révoltes ruinèrent finalement l'œuvre de Rome, à ce point que, sous le règne de Justinien, au dire de Procope, l'Afrique perdit 5 millions d'habitants. Ceux qui restèrent, accablés de tributs, appelèrent les Arabes, déjà maîtres de l'Egypte et de Tripoli.

— Les Arabes. La conquête arabe fut rapide. Le chef Sidi-Okbah fonda, en 678, la ville sainte de Kairouan et s'avança vers l'O. La Berbérie s'appela désormais Maghreb (couchant). La véritable résistance vint de ces montagnards que nous appelons aujourd'hui Berbères ou Kabyles. Dès le vu" siècle, ils combattent les Arabes, comme ils nous combattirent au xix' siècle, souvent vaincus, toujours prêts à recommencer la lutte. Sidi- Okbah succomba sous les attaques des Maures. Mais, sous le calife Abd-el-Melek (692-69S1, Hassem établit la domination arabe tout le long du littoral africain par la conquête de Carthage, qui fut livrée aux flammes. Une dernière révolte de 1 Aurès, conduite par la reine et prophétesse Kahina, fut comprimée (709). Deux ans après, les Arabes d'Afrique franchissant, sous la conduite de Tarik le détroit qui les sépare de l'Espagne, vont conquérir la Péninsule (711-719). C'est là que, pendant des siècles, fut placé le siège de leur empirs d Occident. Tolède, Cordoue, Grenade, furent capitales en même temps que Tunis, Fez ou TIemcen. Cependant, le Maghreb se sépara du califat de Cordoue; la dynastie des Aglabites régna à Kairouan, pendant que les Edrisites dominaient à Fez. Pendant ce temps, une dynastie berbère, les Kestamites, régnait à Tagdempt (Tiaret) [viii'-ix* s. ;. La domination des Fatimites d'Egypte s'étendit sur le Maghreb. Mais, à la fin du xi« siècle, les Zirites, chefs berbères, se rallièrent au rite orthodoxe malékite et se séparèrent des Fatimites. Ceux-cijetèrent200. 000 envahisseurs sur le Maghreb, en même temps que des Berbères, venus du Maroc et du Sahara occidental, fondaient la dynastie des Almoravides, à laquelle succéda celle des Almohades et celle des Zianides do TIemcen, également

— Les Turcs. Les habitants de Bougie vinrent solliciter l'assistance des deux frères Barberousse, pirates renommés qui professaient une haine implacable pour le nom chrétien. (V. Barberol-sse.) L'aîné, Aroudj, s'empare aussitôt de Cherchell, puis se rend à Alger, où il usurpe le pouvoir après avoir tué le prince arabe Sélim-Entemy. 11 or"anise alors un gouvernement militaire, ou odjak, remplaçant par des Turcs ou des renégats tous ses olhciers tous les membres de sa milice. Après une victoire importante sur les Espagnols (1516), il prend Tenes, Médéa Miliana, TIemcen, mais il est tué dans un combat livré par les Espagnols pour reprendre cette ville. Son frère, Khaïr-Eddyn, lui succéda. Vainement Charles- Quint veut détruire cette terrible puissance qui s élève, la flotte de Hugues de Moncade est détruite devant Alger (1518) et les postes espagnols qui subsistaient sur la cote africaine, bloqués par les Algériens, ne conservèrent bientôt plus aucune force. A la pointe de 1 epée, Barberousse fonda, avec Alger pour capitale, ce gouvernement de bandits, de renégats et d'écumeurs de mer, qui subsista iusciu'au xix' siècle. Khaïr-Eddyn, sans reconnaître aucun maître, donna à Sélim I'', sultan de Constantinople, 1 assurance d'un hommage nominal. Il reçut alors à Constantinople, des mains du sultan Soliman, les insignes de canitan-pacha, c'est-à-dire grand amiral de la marine turiiue. Il protégea le port d'Alger par de nouveaux forts et par une ietée entrela côte et les Ilots voisins, formée des débris d'une forteresse espagnole (le Penon). Il détrôna le roi de Tunis. Mulev-Hassan, et il fallut que Charles-Quint lui-même passât en "Afrique pour lui arracher cette conquête. D'ailleurs, un peu plus tard (1541). 1 empereur pava cher, par l'insuccès de son expédition d Alger, le succès iiu'il'avait obtenu à Tunis. .

Khair-Eddvn mourut à Consiantinople, en 1527; mais le rovaume qu'il avait fondé, avec son frère, en dehors de toute organisation réculière, devait durer trois siècles. L'amour de la rapine, la haine des chrétiens, furent des liens suffisants pour maintenir une sorte de pouvoir et d'autorité au milieu de ces dix générations de corsaires. Les révolutions do palais furent souvent difficiles à réprimer, car toute la force des Algériens consistait dans leur marine. Néanmoins, ils continuèrent à troubler le commerce de la Méditerranée et à ruiner les populations de l'intérieur. - Pour l'organisation du gouvernement turc

'"'-%7al'ionrdeTa''France avec VAlgérie. Les relations commerciales de la France avec la reçenced Alger remontent â l'année 1478, époque où des Marseillais vinrent pêcher le corail sur les côtes barbaresaues. Au xvi sicae,

lo doy songea i s'appuyer sur la Franco contre les Espagnols qui, malgré lour défaite do 1541 sous les murs d'Alger. paraissaient encore monaoants. Des relations offlciellos s'ôtahliront entre les deux nays : lo premier titulaire au consulat d'Alger, lo Marseillais BartlioUe, fut nommé par Charles IX. lo 15 septembre 15G4. Du xvi' siècle, date lo llastkm (le France, sorte do comptoir fortidé, qui fui, jusciu'iMi 1S30, comme lo point d'appui et de résistance do nos i[Ul'•rl^ts.

llouri IV ot Riclioiiou eurent de nombreux démêlés avec rOdjak. Louis XIV se décida ù punir les insultes ot les rapines dos Algériens. Un traité, signé à Versailles en 1000, par les ambassadeurs du dey, fut la suite do ces mesures do rigueur. Cependant, lo xviii* siècle est encore rempli dos mémos histoires d'onlôvements, do pillages et do cruautés. Lorsque Bonaparte envabit l'Egypte, lo sultan excita encore la baino des Algériens contre les chrétiens; dos traités, signés en 1800 et 1801, rostôreiit lettre morte. En 1800, le dey profita des défaites do la llotlo française pour vendre aux Anglais nos concessions sur les cotes d'Afrique, mais tomba sans pouvoir réaliser ses projets dans la Méditerranée. En 1817, lo dey consentit à nous restituer les concessions qu'il nousavaîi enlevées dix ans auparavant. Ces concessions n'étaieni autre chose que l'ancien Bastion do France et certains points do la côte orientale propres à la pécho du corail. I.e loyer do cette restitution fut élevé d' année on année par le dey ; enfin, en 1820, il accorda à toutes les nations la jouissance do nos privilèges. Des complications, survenues peu de temps après, déterminèrent l'incident qui OUI pour conséquence notre intervention en Algérie et la prise d'Alger, en 1830. 'V. Algkr.

— Conquête de l'Algi'rie. La régence barbaresque, dont Alger avait été la capitale, était formée, outre la province d'Alger, de trois beyliks : Titery au S., Oran à l'O., Constantino à l'E. Lo boy d'Orau so soumit do pli

' 'a sui la

ALGKHlEiN

ALGOHITIIME

nédiatement après l'occupation d'Alger. A la pcJition. celui de Titery

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dit, di l'échal Clauzel, qu'"ûno ordonnance di c pour successeur au comte de Bour-

a sen n ent do la nat onal e qu un 1 omme de t, n o Abd-el-Kader, sut exploiter contre nous, dès 1831. Le général duc de Rovigo, nommé gouverneur en décembre 1S32, s"empara do Bono et noua des relations avec différentes tribus des environs d'Alger. Son successeur, lo général Voirol, occupa Mostaganem et Bougie (1833-34). C'est pendant son administration qu'Abd-el-Kad«r s'essaya pour la première fois à lutter contre nous, et so fit battre par lo général Dosmichels. En 1835, sous radmmistration du comte Drouet d'Erlon, qui lo premier eut lo titre de gouverneur général de l'Algérie, nos troupes ossuyéront le désastre do la Macta, qui ramona le maréchal Cfauzel à la tête do la colonie. Il vengea l'afi'ront fait à nos armes, enleva à Abd-el-Kader sa capitale, Mascara, et fit, eu uuv. 1836, une tentative infructueuse sur Constantino.

Clauzel fut remplacé par lo général Bugeaud. Celui-ci vainquit Abd-el-Kador sur les bords do la SiUkah ; mais, tout aussitôt après, il crut avantageux de transiger et signa avec l'émir le traite de la Tafna (30 mai 1837). Ce traité, tout en consacrant la souveraineté do la France, reconnaissait l'autorité de l'émir sur les provinces d'Oran, de Titery et d'Alger, à l'exception de certaines villes.

Le général Damrémont, nommé gouverneur en février 1S37. prépara une seconde expédition contre Constantino. Il tomba glorieusement, emporté par un boulot, la veille môme de l'assaut, fixé au 13 octobre : lo lendemain l'assaut fut livré avec une vigueur qui décida du succès. Le lieutenant général Valée, qui avait commandé l'assaut, reçut le bâtun de maréchal et le commandement de l'Algérie. C'est dans cette seconde expédition de Constantino (i*"^ oct.-3 nuv. 1837) quo so signalèrent plusieurs officiers dont le nom a eu depuis du retentissement : Bedeau, LamoriciiTo. Le Flô, Mac-Mahon, Canrobert.

Le maréchal Valée fit occuper, en 1838, Blida, ot Coléa, dans la Mitidja, ainsi que Djidjellï et Sétif, dans la province do Constantino, lorsque l'expédition des Portesdc-Fer, conduite par le duc d'Orléans, fournit à Abd-el- Kader le prétexte de rompre lo traité de la Tafna, de prôclier contre nous la guerre sainte, et de venir saccager notre territoire jusque sous les murs d'Algor.

Malgré nos succès, qui mirent en lumière los talents et la oravouro do plusieurs do nos généraux les plus remarquables. Duvivier, Changarnior, Lamoricière, Bedeau, Cavaignac; malgré l'occupation do Chercholl, do Médéa et de Miliana, après l'admirable atTaire du col de Mouzaia ou Ténia f 1840), Abd-ol-Kader, toujours vaincu, toujours insaisissable, reparaissait le lendemain do chaque défaite, aussi redoutable quo la veille.

C'est au général Bugeaud, nommé gouverneur en février 1841, quil était réserve de pacifier à peu près définitivement la colonie, après plusieurs années de nouveaux efforts. Il commença par la destruction des places d'armes de l'émir : Tagdempt, Boghar, Thaza, Saïda, et lui enleva Mascara. En 1842, il s'empara de Sebdou, sa dernière place, et occupa la province do Titery. Lo duc d'Aumalo, en IS43, à l'affaire do Taguin, enleva la Smala. Batna. Biskra, Dellys, furent occupés en 1844, et le Maroc, qui avait donné appui à l'émir, reçut son châtiment à la bataille

do ris) V, tandis ouo lo prince do Joinvillo bombardait Tanger ot Mogador. La paix, ù la suite do cos succès réitérés, paraissait établie, lorsque, on 1845, Abd-ol-Kador, rentré dans la provinco d'Oran, ronouvollo ses tentatives, et los prédications do Bou-Maza soulèvent lo Dahra. Cette insurrection fut bientôt répriméo par les colonels Saint-Arnaud ot Pélissior, pondant quo lo général Bedeau achevait la soumission do l'Aurès. Abd-ol-Kader fut définitivoraont rejeté dans lo Maroc. En 1847, outlieu l'expédition contre la grande Kabylio, dirigée par lo maréchal Buc:caud, ot à la fin do cette année, lo 23 décembre, Abd-ol-Kador so rendit au général Lamoricière. L'Algérie no fut plus lo ihéittro quo do quelques expéditions secondaires jusqu'en 18,'">9, date do la soumission définitive do la grande Kabylio, par lo maréchal Kandon.

— Insurrections partielles. Depuis, des insurrcctioDs partielles ont éclaté sur divers points de l'Algérie.

En 18.19, le général Martimprey dut faire une expédition au Maroc. En 18C4, un soulèvement religieux éclata •lans lo Tell oranais et dans le S. do la province d'Alger. En 1870, à la suite do soulèvements de tribus, rapidoniont réprimés, l'insurrection éclate organisée, puissante, 'lans les provinces d'Alger et de Constantino à, la voix de MuUrani, bachaga do la Mcdjana; elle se répand comme une traînée de poudre dans la Kabylio. Le général Lallemand réussit à écraser ce soulèvement qui ne fut point une guerre de race ou de religion, mais un effort violent do nobles mécontents pour conserver des privilèges et dos immunités dont souffraient surtout lub pauvres, Arabes ou Kal)yles , enrôles sous la bannière du bachaga et d'un sceptique ambitieux, Aziz-ben-Chikh-el-Kaddah, dont le hasard de la naissance avait fait le chef d'une congrégation religieuse musulmane. Une tentative do rébellion eut lieu près do l'oasis d'El-Amri, au S. do Biskra, en avril 1S7G. En 1879, révolte des Arabes de l'Aurès, soulevés contre un caïd accusé d'exactions et qu'Us disaient soutenu par l'administration française. Deux ans filus tard, éclate une insurrection d'un caractère tout reigieux, à l'instigation du marabout Bou-Améma, de la confrérie musulmane des Ouled-Sidi-Cheikh. La rapidité do l'expédition française en Tunisie arrêta les tribus dos d'^partements d'Algor et de Constantino; mais, daus le Sud-Oranais, éloigné du théâtre dos opérations, les agents ou moqaddems du marabout avaient excité lo fanatisme des Arabes. Une colonne, formée on avant de Saïda, eut avec les rebelles un engagement très vif à Chellala, et dut remonter vers le Tell, pour so ravitailler avant do reprendre la campagne. Bou-Améma, craignant l'action combinée des colonnes françaises, se jeta brusquement vers l'ouest, reçut ou exigea la soumission do diverses tribus, massacra les ouvriers espagnols des chantiers d'alfa de Saïda, et gagna le sud- ouest.

De la mi-juillet aux premiers jours d'octobre, les troupes françaises so tinrent sur la défensive, comme la saison l'exigeait ; cependant, le colonel de Négrier détruisit la kouba d'El-Abiod-Sidi-Cheikh, pour inspirer aux fanatiques arabes une terreur salutaire. A l'automne, l'insurrection fut vaincue, mais c'est seulement en 1884 que la pacification fut assurée par la soumission des Ouled-Sidi-Cheikh.

— BiBLioGR. : A. Rousseau, Chronique de la fiéyence d'Alger {Alger, 1841); Ibn-Khaldoun, Histoire des Ber- 6'Ves, trad. do Slane tParis, 1S52-185G); Pellissier de Roynaud. Annales alijériennes (Paris et Alger, 1854); de Baudicour, Histoire de la colonisation de l'Algérie (Paris, 1860}; Acli. Fillias, Histoire de la conquête et de la colonisation de l'Algérie (Paris, 1860) ; Vivien de Saint-Martin, le A'ord de l'Afrique dans t'mtiquité {Pans, 1863); Camille Roussel, la Conquête d'Alger {Paris, 1879); Maurice Wald, l'Algérie (Paris, 1882); Gustave Boissièro, VA'qérie romaine {Pans, 1883); Ernest Mercier, Histoire de'V Afrique sci>tentriunale, depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (Paris et Alger, 1888-1890); L. Rinn, Histoire de l'insurrection de i87f en Algérie (Alger, 1890).

^ AlgÉFUEN, ENNE [ri-in, en') n. et adj. Habitant de l'Algérie ; q^ui a rapport à ce pays, à ses habitants : Les

Algiïbiicns étaient des pirates. Conquête algèrie.nm:.

ALGÉRIENNE (rad. Alger) n. f. Comm. Sorte d'étoffe à rayures multicolores. Ecbarpe faite de cette étoffe.

— MoU. Nom vulgaire d'une grande espèce de moule comestible qu'on trouve sur les côtes d'Algérie.

ALGÉRINE frad. Alger) n. f. Boisson arabe possédant les qualités do la bière et des limonades gazeuses.

ALGÉRïTE (de Atgnr. n. de ville) n. f. Silicate d'alumine et do chaux, variété de wernérite.

ALGEROTH n. m. Chini. V. algaroth.

AlGESIRAS ou AlgeciRAS (lat. Julia Tramducta), ville d'Espaguo (prov. d© Cadix), sur le détroit de Gibraltar; 12.380 hab. — Pop. du district fy compris Coûta): 36.330 hab. — Les Maures commencèrent en 711, par la priso de cette ancienne villo romaine, leur conquête do l'Espagne; elle leur fut enlevée en 1344 par Alphonse XI de Castille. Algesiras est surtout célèbre par le brillant combat quo l'amiral français Linois soutint dans la baio du même nom contre l'amiral anglais Saumarez, le 6 juillet 1801. Patrie du tameux chef arabe Abou-Amer-Mohammod-Almanzor, «■ la terreur des chrétiens •>, et du général Espinosa de Los Monteras.

Alghero, ville et port sur la côte O. do Sardai^nc; 10.120 hab. Ch.-lieu d'un district peuplé do 44.000 hab.

ALGIDE iji — lat. algidus. qui glace) adj. Se dit des afiections caractérisées par une sensation de Iroid glacial : Fièvre algide. Période algide du. choléra.

Algide (mont), collines escarpées de l'ancien Latium, situées entre Preneste et Tusculum; appelées aujourd'hui Monte Artemisio. — Ane. ville du Latiiini, pays des Eques, sur lo mont Algide, à TE. du mont Albain.

ALGIDITÉ {ji) n. f. Etat, qualité do ce qui est algide.

— Encycl. L ali/idité est un svmptôme, et non une maladie constituée. Elle est caractérisée par un abaissement excessif de la température. Lo thermomètre placé dans l'aisselle marque une diminution do la température qui peut arriver à 30 et même 28 degrés, la température anale restant à 38, 39, quelq^uefois 40 degrés. Elle s'observe dans lo choléra, l'intoxication par lo chloral. C'est un symptôme ordinaire du sclérômo des nouveau-nés.

On lutte contre l'algidité au moyen de boissons aromatiques chaudes, infusions de thé,' tilleul, mèlisso, sâuge,

enveloppement dans des cou\'crtures do laino, les bains tiinapisés, les frictions avec lo gant do crin.

— Algiditê des main* et de* pied». Se rencontre chez les personnes lymphatiques qui ont constamment les main» et les pie<ls glacés. On y reniédio par un régime tonique et reconstituant, ot en nortanideschauKKcitcKdo laine sauitoudréos à l'intérieur <lo farine de moutarde. On se trouvera Lion aussi do douches froides, très courtes, sur les jambes.

ALGIE, terminaison qui revient souvent dans la nomenclature médicalo, et qui signiflo Douleur (du gr. algos) : gasiralgic, douleur do l'ostomac; céphala/^ïe, ooulour de tête; néplira///ie, douleur des reins; né\ralgie, aâcction du système nerveux; odoatatgie, douleur des dents; outlgie, douleur d'oreille, etc.

ALGINE D. f. Substance azotée visqueuse que l'on trouve dans les plantes marines, et surtout dans les algues.

— Encycl. L'algine a été isolée pour la première fois des algues qui servent. & Glasgow, à la préparation de liode. Pour isoler l'algiDC, on traite les algues à l'ébullition par du carbonate do soude : la solution filtrée est additionnée d'acide sulfurique, qui précipite l'algine. Cette nouvelle substance ressemble ù I albumine, mais elle na

gine possède quatorze fois la viscosité do l'amidon et trcnte-sopt fois celle do la gommo arabique. Elle contient tout l'azote, ainsi que toutes les parties nutritives des herbes marines, et convient parfaitement à la préparation dos gelées. L'algine, isolée par filtration, se dissout dans les carbonates alcalins, avec lesquels elle forme des alginates solubles. Ceux de chaux, de baryte, de strontiano et les alginates métalliques sont insolubles. L'algine peut être employée pour émulsionner les huiles; sa composition centésimale permet do la considérer comme un aliment; pure ou sous forme d'alginate de soude, elle pourra être emplovée avec avantagé pour l'apprêt des lissus. La cellulose algine peut fort bien se travailler au tour.

Alglave (Emile), jurisconsulte et publicistc français, né à Valenciennes en 1842. Docteur en droit, puis archiviste paléographe, il prit en 1864, avec Yung. la direction de la lievue des cours scientifiques et de la Hevue des cours littéraires, qui ont adopté, on 1871, les titres de * Hevue scientifique u et n lievue politique et littéraire ». En 1870, il fut nommé au concours professeur agrégé à. la faculté de droit de Douai; en 1874, il prit la direction de la Bibliothèque scientifique internationale. Professeur agrégé à la Faculté de droit de Paris (1878), titulaire en 1885, il y enseigne la science financière avec un remarquable talent. On lui doit : Action du ministère public et Théorie des droits d'ordre public (1874-1876J; Principes des constitutions politiques ; la Personnalité de l'Etat en matière d'emprunt (1880^; la Lumière électrique {lii2) ; le Monopole de l'alcool (1886), en faveur duquel il a mené une ardente campagne.

Algoa, grande baie de l'Afrique australe, dans la rolonie angl. du Cap, entre le cap Kécife au S.-O. et le cap Woody au N.-E., distants l'un de l'autre de 61 kilom. La baie reçoit les eaiLX des rivières de Zwartkop, de Coega et de Sunday, etc. Sur ses côtes méridionales se trouvent la ville et le port Elisabeth, d'où l'on fait une grande exportation de laines. Celte baie est le seul refuge contre les vents violents du N.-O. sur cette partie de l'Afrique.

AlgodonaleS, ville d'Espagne, prov. de Cadix (Andalousie); 5.400 hab.

ALGODONITE n. f. Arséniure de cuivre, Cu"As', ordinairement argentifère, trouvé à Algodones (Chili).

ALOOÏDE (de algue, et du gr. eidos, aspect) adj. Qui ressemble à une algue.

Algol n. m. Etoile changeante dans la constellation de Persée. marouéo ^ dans les catalogues, u On la nomme aussi TÈTC DK MÊDUsi-:.

— Encycl. Algol est ordinairement do deiLxième grandeur, mais elle s'affaiblit parfois jusqu'à n'être plus que de quatrième. Vogel et Scheiner â Potsdam, en 1890, ont reconnu qu'Algoi était formée de deux étoiles, une brillante, l'autre obscure, gravitant toutes deux autour d'un centre commun.

ALGOLOGIE (du lat. alga, algue, ot du gr. logos, discours) n. f. On appelait ainsi autrefois la partie de la botanique qui traite des algues, il Ou dit auj. phycologie.

ALGOLOGZQUE adj. Qui a rapport aux algues.

Algoma, vaste district du Dominion du Canada (prov. d'Ontario), sur le littoral septentr. du lac Huron, peuplé de 41.850 hab. Ce pays, au climat rigoureux, renferme beaucoup de bonnes terres.

Algomeiza n. m. Nom arabe de réloile Procyon, située dans la constellation du Petit Chien.

ALGONKIEN [in] n. m. Nom donné par les géologues américains au terrain précambrien. L© précambrien est le cambrien inférieur de ceux qui n'ont pas encore admis la réunion du cambrien supérieur (caractérisé par la faune primordiale de Barrande), au silurien inférieur.

Algonquin. INE n. et adj. Ancienne et puissante nation indienne de l'Amérique du Nord, s'éiendant du cap Hatteras ei do 1 Atlantique au Mississipi et à la rivière Rouçe. Elle a à peu près disparu aux Etats-Unis, mais subsiste avec plus de vitalité au Canada. — Les Algon- QLiNS. Bace algonqvixb.

— n. m. Langue parlée par les .\lgonquins.

— Fig. Homme grossier, peu familfarisé avec les usages du monde, ou accoutré d'une manière bizarre.

ALGONTINE (dugr. algos, souffrance, ctodous, odontos, dent) n. f. Sorte de chloroforme servant à calmer les douleurs de dents ou à étbériser le malade, afin que l'extraction de la dent ne lui cause aucune douleur.

ALGOR (lat. algor, refroidissement) n. m. Sensation de froid qui marque le premier degré d'une lièvre intermittente.

Algorab n. m. Etoile ^ da Corbeau.

ALGORITHME n. m. (du gr. arithmos, nombre, précédé de larticlo arabe, ou bien Al Korismi, le Khorismien, célèbre mathématicien arabe qui vivait sous le cahfo Al-Ma-

ALGORIÏHMIE — ALI

moun, dans le premier tiers du ix' siècle). Procédé de calcul forme de génération des nombres, genre particulier do notation : Algorithme du calcul intégral. Algorithme du cntcul des simus. il Au xm' siècle, le mot algorilhme s\gniliait l'arithmétique avec les chiffres arabes.

ALGORITHMIE (rad. alqorWime) n. f. Mot employé par quelques mathématiciens allemands pour désigner la science dos nombres dans son ensemble, comprenant l'arithmétique et l'algèbre.

ALGORITHMIQUE (rad. a/r/oriz/ime) adj. Qui appartient aux mathématiques, à la science du calcul.

ALGOSPASME (spass) n. m. Spasme musculaire douloureux; crampe douloureuse.

ALGOSTASE {sta-z" — du gr. algos, douleur, et slalos, cessation) n. f. Mot employé par 'Verneuil pour exprimer la cessation d'une douleur.

ALGUAZIL (17011-a — de l'arab. al, le, et ghazil, archer) n. m. Agent de police en Espagne :

Walguazil, dur au pauvre, au riche s'atteodrit-

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