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— BiBLiOGR. : H. Lichtenberger, Histoire de la langue allemande {contenant toutes les indications bibliographiques nécessaires [Paris, 1895]); V. Henry, Précis de grammaire comparée de l'anqhiis et de l'allemand (Paris, 1893) ; O. Behagel, die Deutsche Sprac/ie (Leipzig, 1886) ; P. Verrier, Notions simplifiées de vo'sification allemande (Paris, 1891), et, en allemand, les ouvrages de Minckwitz, de Benedix, etc.
— IX. LiTTRRATURK ALLEMANDE. D'après Tacito {Ger~ mania}, les anciens Germains cultivaient la poésie, mais de leurs chants rien n'a subsisté. Les plus anciens textes allemands ne remontent pas au delà du viii* siècle (la traduction de la Bible par Uliila est en eifet un texte gothique, non un texte allemand) : ce sont des gloses do mots latins ou des cliartes, etc. La première œuvre littéraire date du ix'^ siècle, c'est le Chant d'Hildebrand, fragment épique. Avec Charlemagne, la poésie devient chrétienne : le Muspilli est un poème sur le jugement dernier, le Héliand, une vie de Jésus, le Krist d'Otfried, une harmonie des Evangiles; d'autres œuvres du ix* et du X' siècle : le "Waltkarius d'Ekkehard, le /înodlieb, des fragments du Beinardus, les comédies sacrées de la nonne Hroswitlia sont écrites en latin.
Les croisades, le gouvernement des Hohenstaufen, Téclat do la vie chevaleresque favorisent, au xii* et au xni^ siècle, l'épanouissement du génie poétique : le peuple a ses )i chanteurs errants «, et les nobles ne dédaignent point la poésie {prernièi-e période classique). D'inspiration populaire est le Chant des Nibelungen (xiii* siècle), vaste épopée racontant la mort de Siegfried et la vengeance de Kriemhield, œuvre à la fois gracieuse et puissante, tendre et farouche. Gudrun est également un poème populaire, héroïque, touchant, qui est aux Nibelungen ce que YOdyssée est à VJliade. Lo thème de ces épopées est emprunté aux traditions nationales. C'est, au contraire, de la fable antique, des légendes de la Table ronde, du Graal, de Charlemagne, etc., que les poètes de cour, ces trouvères de l'Allemagne, tirent les sujets de leurs poèmes épiques : Henri de Veldeke a composé une Enéide, Hartmann d Aue, l'iweîn; "Wolfram d'Eschenbach, le Partirai et le Titurel; Gottfried de Strasbourg, Tristan et Isolde. Les poètes lyriques célèbrent la « minne «, l'amour romanesque du chevalier pour sa dame, et lo plus brillant des innombrables ti minnesinger » estWalther de laVogel- ■weide {xui' siècle). Le manuscrit dit « de Manesse ", à la Bibliothèque nationale (Paris), contient les œuvres de très nombreux minnesinger.
Le xiv" siècle est d'autant plus terne que le xiii* avait eu plus d'éclat. Au " minnesang » , d'une inspiration si délicate, succède, avec l'avènement de la bourgeoisie, une poésie toute de métier et do convention : c'est le « meistersang » (xrv et xv" siècles), et les « meistersànger » (maîtres chanteurs) sont une i» corporation » de poètes observant la " tabulature ». (V. ce mot.) L'épopée cède le pas à la poésie didactique : la Nef des fous de Jurant, les Priamèles (xvi* siècle). Le théâtre, issu des cérémonies de l'Eglise, se constitue ; il garde un caractère sérieux dans les Mystères, les Jeua: de la Passion, alors que les Pièces de Carnaval (Fastnachtsspiele) sont des farces qui annon-
cent la comédie (Folz, Rosenblût). La prose existe à peine (livres populaires deTill EulenspiegeLde Renard) jusqu'au jour où Martin Luther, le grand réformateur, en donne d'impérissables modèles dans sa Traduction de la Bible (1534), œuvre d'une importance colossale, dans ses Chants, ses Prédications, etc.; Ulrich de Hutten, Thomas Murner sont également d'habiles prosateurs. La Réforme trouve un champion d'une fabuleuse fécondité dans le maître chanteur et savetier, Hans Sachs (xvi* siècle), auteur d'un nombre infini de pièces de théâtre, de récits, etc. Citons encore le poète satirique Fischart et l'empereur Maximilien, auteur du Teuerdank.
L'horrible guerre de Trente ans (1618-1848) brise l'essor du sentiment national, et la poésie, aux mains des savants, devient une pâle imitation dos littératures étrangères, surtout de la française. Martin Opitz, Boileau médiocre d'une époque sans Racines ni Molières, est le maître de la première école silésienne, et ses disciples sont : Fleming, Logau, etc.; les poètes de la. seconde école silésienne :Gr yphms, Hoffmannswaldau, Lohenstein, produisent des œuvres ridicules de prétention et d'enflure, mais les ennemis que leur suscitent leurs excès (Weisse, Gunther) sont également médiocres. Malgré leurs efforts, les " Sociétés littéraires » (à Nuremberg, Hambourg) sont incapables de réveiller le goût de la poésie allemande, et c'est dans un roman picaresque, le Simplicissimits de Grimmelshausen (xvn* siècle), où les misères de l'époque sont décrites avec vigueur, qu'il faut chercher des vestiges d'une inspiration franche et vive. La querelle entre le défenseur de la poésie classique Gottsched (xviii' siècle) et les protagonistes d'une poésie «(naturelle », Bodmer et Breitinger, est à peu près stérile, et c'est à peine si l'on peut encore citer les noms de quelques poètes de second ordre : Haller, E. de Kleist, Hagedorn, Gleim^ Gellert, etc.
Avec la seconde moitié du xviii' siècle commence la seconde période classique de la littérature allemande : KlopstocK, par sa sentimentalité religieuse (la Messiade) et par son patriotisme ardent [les Odes); Lessing, par la finesse de sa critique et la valeur de ses œuvres dramatiques ; Herder, par son extraordinaire intuition littéraire, provoquent un mouvement considérable dans les lettres allemandes. AVieland, qui imite, il est vrai, le genre français, est un écrivain élégant et facile, qui rend la littérature aimable. Il a cependant des adversaires acharnés; ce sont les poètes de Gbttingue : Burger, l'auteur des Ballades [Lénore); Voss, le traducteur d'Homère, etc. L'effervescence causée par le réveil littéraire porte le nom d"" Orage et Assaut ■>, et les poètes du Sturm und Dranq, Lenz, Klinger, Millier Schubart ont joué un rôle important. Enfin, le génie allemand trouve son expression la plus parfaite en Gcetheeten Schiller, ces deux grands écrivains qui, tendrement unis malgré leur glorieuse rivalité, semblent avoir épuisé tous les genres littéraires. L'humoriste bizarre qu'est Jean-Paul Richter appartient également à l'époque classique.
Au X!X* siècle, la vie littéraire est très intense et très complexe : à la clarté, à la simplicité classique succèdent la confusion, le mysticisme de 1 Ecole romantique, qui veut remettre le moyen âge en honneur : Novalis, les Schlegel, Tieck, Brentauo^ Arnim, H. de Kleist, Hoffmann, Chamisso, etc. Les exagérations des romantiques excitent la verve de Platen, un maître étonnant de la forme. La politique fait naître le parti de la » Jeune Allemagne », auquel appartiennent Gutzkow, Laube, Borne, Henri Heine (mort à Paris), poète délicat, mais d'une ironie parfois déconcertante. Les guerres de la délivrance inspirent à plusieurs poètes : Arndt, Kôrner, Schenkendorf, etc., des accents d'un patriotisme ardent. L'Autriche a des écrivains aimables et délicats : Lenau, Grillparzer, Hamerling. En Souabe, l'excellent poète lyrique Uhland fait.école(Kerner, Schwab, etc.). Les noms "de Freilîgralh, de Geibel, de Hebbel, de Heyse méritent d'être cités. L'Allemagne moderne peut être fière do ses historiens : Ranke, Gervinus, NiebuJir, Mommsen, Sybel, Treitschke, etc. ; de ses philosophes : Kant, Ficht'e, Schelling, Schopenhauer, etc. ; de ses romanciers : Freytag, Spielhagen, Ebers, Reuter, Auerbach, etc. Enfin, après cette énumération, forcément très incomplète, signalons le mouvement intéressant qui s'est produit depuis quelques années dans la littérature dramatique en Allemagne et qui a rendu célèbres les noms de Sudermann, Hauptmann, etc.
— BiBi.ioGR. : En France, les manuels de Bossert, Histoire abréf/ée de la littérature allemande (Paris, 1891); Lange,. Tableau de la littérature allemande (Paris, 1886); Dietz, Angleterre-Allemagne (Paris); Heinrich, Histoire de la littérature allemande (ÏParis, 1870-187.5). — En Allemagne, parmi les nombreuses Histoires de la littérature, il faut citer celles de Gervinus, Koberstein, Gœdecke, Scherer, Kurz.
— X. Bicaux-Arts. Architecture. Les plus anciens monuments d'arcliitecture en Germanie ne sont pas antérieurs à la conquête romaine, au début de notre ère. Et encore, ces constructions primitives n'ont-ellos d'autre caractéristique que leurs toits aigus, commandés par les nécessités du climat. Les influences byzantines se révèlent au vm* siècle. Elles sont importées d'Italie par les moines qui viennent évangéliser les Germains. L église d'Allenberga, le monastère de Fulde, élevés sous la direction de saint Boniface, datent de cette époque. Avec Charlemagne, les Germains demeurent encore tributaires de l'Italie et do l'Orient. L'église d'Aix-la-Chapelle est à ce moment l'édifice le plus remarquable. Sous la domination de la maison de Saxe, l'art obéit presque exclusivement aux tradition? byzantines. Un peu plus tard, l'Occident apporte aux Germains ses formes plus sveltes, plus variées (églises de Worms, de Mayonce, de Nuremberg). Au xiii* siècle, le style ogival pénètre en Germanie. La cathédrale de Magdebourg, et, bientôt ai^rès. celles de Strasbourg et de Cologne, les églises de Saint-Sébald et de Sainte-Mario à Nuremberg sont de style ogival. L'architecture civile ne demeure point en arrière. Hôtels do ville, hôpitaux, se multiplièrent sur tous les points. Les ponts de Lucerne et de Dresde attestent le savoir et le goût de leurs auteurs. Au xv« et au xvi* siècle, l'Allemagne perd son originalité dans l'architecture. Ses constructeurs sont le plus souvent des Italiens. Au siècle suivant, l'exemple de la France influe d'une façon reg^rettablo. C'est à peine si Hall échappe à la manie d'imitation qui s'est emparée de ses contemporains lorsqu'il construit l'hôtel de ville d'Augsbourg, d'une inspiration plus personnelle. Frédéric-Guillaume a commandé le palais somptueux que Schulter acheva fi'élever à Berlin au début du xviii* siècle. Vers 17So
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se manifeste l'étude de l'architecture ancienne. On reprend les formes de l'antiquité, puis, peu à peu, on renonce à l'imitation servile des Grecs et des Romains pour emprunter à l'art du moyen âge ce qu'il eut d'original et d'excellent. Louis de Bavière, en ce siècle, a permis à Klenze, à Ziebland, etc., de doter Munich d'édifices civils ou religieux remarquables. Sur d'autres points de l'Allemagne, à Berlin notamment, Stiiler et Schinkel méritent d'être nommés comme ayant élevé des monuments de style classique, et, à Darmstadt, Georges MuUer, plus indépendant, emprunte également à la Renaissance et au moyen âge, lorsqu'il élève l'église catholique, l'Opéra et la nouvelle chancellerie.
— Peinture. Rarement race fut moins douée pour la peinture. L'Allemand n"a pas, en général, la vision nette et colorée du monde extérieur. En revanche, il a le sentiment. Et c'est u par un miracle du sentiment d que l'Allemagne devint peintre (au xiv" siècle) et le resta trois cents ans.
Le grand foyer de son art primitif, issu de l'expansion candide du sentiment religieux, c'est Cologne. On distingue d'ordinaire la vieille école de Cologne (xiv* siècle) de la nouvelle école de Cologne (xv* siècle). Guillaume de Herle est le grand nom du xiv« siècle.
Au xv«, l'art flamand, le fort réalisme das Van Eyck, a pénétré en Allemagne. De là une combinaison, très savoureuse, de deux éléments où la sève germanique prédomine encore (Lochner, les maîtres anonymes). Puis l'art de Cologne r.ayonne au dehors. C'est Colmar avec Schongauer, peintre et surtout graveur charmant et pathétique; c'est Ulm avec Zeitblom; c'est Augsbourg avec Holbein le Vieux, coloriste surprenant, qui a fait de sa ville la Venise de l'Allemagne.
Nuremberg," cependant, illustrée dès le xv* siècle par le maître de Durer, Wohlgemuth, s'annonçait déjà comme la rivale de Cologne. Au xvi' siècle, avec le grand Albert Durer, elle la supplante tout à fait.
Durer domine l art allemand. Peintre, dessinateur, paysagiste, graveur, nul n'a été plus fécond. En lui s'équilibrent, non sans froideur calculée parfois, l'influence païenne de l'Italie et le mysticisme allemand dans une âmo déjà protestante. Aprè's lui, cet équilibre sera rompu. Parmi les maîtres de second ordre, contemporains de Durer, il faut citer Griinewald, Baldung Grûn , Altdorfer, Cranach. L'Ecole d'Augsbourg, toujours coloriste, brille encore au XVI' siècle avec Hans Burgmair. Quant au célèbre Holbein le Jeune, fils de Holbein le Vieux, quoique né à Augsbourg, il a surtout vécu hors d'Allemagne. Son admirable talent de portraitiste ne doit pas faire illusion sur l'état de la peinture allemande qui, dès lors, sous la double influence de l'art italien et du protestantisme, marchait à son déclin.
Au commencement du xvii« siècle, le niveau italien a passé partout en Allemagne. Il n'y a plus d'écoles distinctes. Adam Elsheîmer et Job. Rotnenhammer sont les plus habiles parmi ces imitateurs. Joach. Sandrart de Francfort, le Vasari de l'Allemagne, mérite une mention au moins Four ses écrits. La cour de Christian de Danemark est asile favori de l'art germanique italianisant. Bientôt les Académies se fondent. Celle de Berlin, fondée en 1694, a
gour premier directeur Andréas Schlûter. L'Académie de Tesde date de 1697, celle de Vienne la suit de près. Au xviii* siècle, Chodowiecki, maître gracieux, tente un retour vers le naturel. Mais le courant esta la doctrine. Imbu des idées de Lessing et de Winckclmann, Raphaël Mengs tient à Rome une véritable école de néo-classicisme. On y accourt de tous les côtés ; Carstens y va puiser son enthousiasme, et Angelica Kauffmann y va mourir.
Au début du xix' siècle, lors du grand réveil politique, littéraire et philosophique, que M°* de Staël avait fait pressentir, l'Allemagne de Schiller, de Gœthe et de Kant voulut régénérer son art avec le reste. De là le mouvement presque simultané des écoles de Munich, de Dusseldorf, puis de Dresde et Berlin. Munich surtout, sous le roi Louis I", devient comme une capitale de l'art. D'un côté, Fréd. Overbeck, Jules Schnorr et Pierre Cornélius, imitateurs du grand style de la Renaissance, font de la peinture allemande un art romain refroidi. D'autre part, le fameux Kaulbach étale dans ses grandes décorations une fougue toute romantique, tandis que Piloty, dans la peinture d'histoire, cherche un gros et emphatique héroïsme. Tous ces artistes eurent plus d'ambition et de savoir que d'âme ; au fond, leur art est peu allemand. La renommée bruyante qu'ils obtinrent jadis est bien tombée. Les peintres actuels, un Menzel, un Liebermann, un Lenbach (portraitiste), un de Uhde surtout, avec leur imitation directe de la vie ordinaire, ou leurs scènes de piété intime et populaire, s'éloignent autant que possible de leurs prédécesseurs.
— Sculpture. La sculpture allemande ne compte guère qu'à partir de l'époque ogivale. Encore ne brille-t-ello guère (à Bamberg, à Magdebourg, à Naumbourg, à Cologne) que par des motifs isolés. Ses compositions ne sont pas encycliques, comme en France. La décoration sculptée de la cathédrale de Strasbourg, la seule œuvre d'ensemble, dérive directement, par sa splendeur, des écoles françaises.
Avec le xv» siècle, l'idéal purement gothique fait place à un naturalisme débordant de sève. C'est alors, en Souabe, en Franconie, en Suisse, que la sculpture sur bois peuple les autels d'un monde « minutieux, pittoresque et grouillant u. On recherche la vie, le drame. Les scènes de passion, de martyre, abondent. On peut suivre ce mouvement avec Jacob Russ à Coire, avec les Syrlin à Dortmund, avec Veit Stoss à Nuremberg {les Sept Joies de la Vierge, à l'église Saint-Laurent, 1508).
C'est à Nuremberg encore que se trouvent les deux maîtres de la sculpture en pierre et en bronze du xvi« siècle : Adam Krafft, avec le Calvaire et la Passion sculptés à Saint-Sébald, et Peter Visher, l'incomparable fondeur de la châsse de saint Sebald, dans la même église. Ce monument unique, où se marient l'esprit du moyen âge et le goût épuré de la Renaissance, est la merveille de lart allemand. Tilmann Riemanschneider, de Wurtzbourg, et Michaël Dichter, sont encore de très bons artistes. Mais, dès la fin du xvi* siècle, les artistes flamands et italiens propagent un funeste pseudo-classicisme. La sculpture funéraire en est tout imprégnée elle-même (Mayence. Magdebourg, Stuttgard, etc.). Andréas Schliiter et Raphaël Donner font seuls noble figure, au xvn* siècle, parmi la décadence générale.
Vers la fin du xviii' siècle, Tieck, à Berlin, rétablit un style franchement classique. Un peu avant et après lui, Schadow, esprit réfléchi, créa r^* -—>:-:-- j- ^^.,i^.
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M.ison peinte par llolbein [xvi* s.). - 2. Lps Propyl/es. architflct.ire .le Klenzc (Munich, xix' 8.1. - 3. Sculpture de SpeclîsleiQ. par AJd. „ ,„.. .,.
s,)- — 8. Vase en grès cérara*- (Nuremberg. xvii« a.). — 9. Costume de femme, par Holbein
e émaille (xvi« s.). — S2 Frise, par Albert Dùi
.. . — 7- Daçue lie lansqiieti Ep(*e il garde de fer noir incrusté d'argent (
•• '- ' '^ Morion de Saxe (x\-l
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a. Meuble en bois (x
'■«-■*■'■ ~ "'cT':^ .«..^«.c^iu.uc iA>..- 3 '.— li. cpt-e u garue ut- ler noir uicrusie a argent (XVK* S.). — Vi. Meuble en bois (xv» 8.1. — !i. Le Mercier, flairment de la dansa des morts, de Holbein (s pinon. par hchengaû*>r.— 16, Pistolet à rouet [wn* s.). — 17- Monon de Saxe (xvi* sX — i«. Hnsu^ saxonne (xvi* s.}. — 19- Salade (xv< s.). — 20. Lansqupnet du cortège des lances (xvi«
Reitre, d âpre» Littdiue)er \X\l' •-). — ï*.. Saint Georges, par Martin SiliœiÉ. - -2^ Uanap (vase 4 boire du xvi» s.ï-
.). — i. Pot à bi*re en i^tain. — .=;. Panneaux de « „. .emme. par Holbein ^xvi' s.) — lO. M^daîllo" "n -. frai;ment de In dansa des morts, de Holbein (xti'
"" . — f|„ cortège des lances (XVI* a.) —
ALLEMAGNE - ALLEMANE
monumentale et sévère, q"» Rfuph «P^'^l'^''^^," ''t'^T: eissant {statue équestre de Frédéric //). L influence de gauch dure encore à Berlin (Rietschol, Donndorf, etc.); Enfin à Munich, le romantiuuo Schwanthaler a montre dans ia Bavaria plus de lourdeur que de vraie puissance. Ses successeurs, plus adroits et plus serres, comptent de très estimables œuvres, mais peu de chels-d œuvre.
Qravure. La gravure au burin a pour initiateur en Allemagne l'artiste anonyme que Ion est convenu d'appeler . le maître de 146S ». Avant lui, le procédé du graveur était connu, mais aucune œuvre ne mérite d'être citée. Martin Schongauer vient ensuite et distance son devancier par la recherciio du style et le sentiment du beau. Il fait école Son influence se fait sentir non seulement dans toute l'Allemagne, mais en France et en Italie. Micliel-Angc imite une estampe de notre graveur lorsqu'il veut peindre sa Tentation de saint Antoine. Nombre de graveurs allemands du début du xvi« siècle peuvent être considères comme les disciples de Schongauer, notamment Barilielemy Schoen, Wenoeslas d'Olmutz et le maître au monogramme B. M. Mais Albert Durer éclipse bientôt Sclmngauer. Il a pour lui la science du dessin portée au plus haut degré et une rudesse dans l'accentuation du modèle qui le séparent de tout autre maître. Ses estampes pénètrent en Italie et séduisent Marc-.4.ntoine Raimondi, qui s'en fait le plagiaire. Raphaël et les maîtres vénitiens ses contemporains marquent à Durer leur profonde estime. Mis on possession de planches gravées par Marc-Antoine, Diiror à son tour les admire et en vante la beauté. C est alors nu'Aldegrever , Hans Sébald Béham, et beaucoup d autres graveurs allemands s'imprègnent de la manière italienne. Quanta Durer, il garde sa personnalité. Son burin plein de souplesse et d'énergie lui vaut d'être considère comme le maître par excellence : la Sainte Face (1510), le Chevalier de la mort, la Mélancolie sont des chelsd'œuvre. Burgmair, et surtout Leuczelburger, seront les continuateurs de Durer. Avec eux finit la période éclatante do la gravure au burin. Depuis lors, sans doute, 1 Allemagne n'a jamais manqué de burinistes ; elle a eu I ressler, "Schmidt, Wagner, Merz, Felsing, Zeller, mais leur influence ne s'est pas fait sentir au delà de leur pays. — Musique. Le mouvement musical en Allemagne ne commence guère qu'au xiii' siècle, avec les minneswi/ci-, qui étaient à peu près en ce pays ce que furent, en trauce, les troubadours et les trouvères. Quelques efl^orts individuels s'étaient bien produits auparavant pour répandre la connaissance et la pratique de la musique, mais 1 Allemagne était loin de faire pressentir alors la supériorité qu elle devait acquérir dans l'art des sons. La première impulsion fut donc donnée par les minnesinger : Otto de Botenlauben, Henri d'Ofterdingen, 'Wolfram d'Eschenbach et Tannhaiiser (que Richard 'Wagner a remis en lumière do nos ioursl. Assez faibles musiciens, les minnesinger virent leur étoile pâlir, dès le commencement du xiv< siècle, devant celle des meistersinger (ou maîtres chanteurs), que Wagner a mis aussi à la scène. Plus instruits tiue leurs devanciers les chevaliers-poètes, les maîtres chanteurs imprimèrent à l'art un mouvement qui devait se proloneer pendant plus de deux cents ans. Il sufnra de signaler, lu nombre des plus fameux, Kantzler, Mùglin, Marner, Erenboten, et surtout Frauenlob, qui vécurent dans le courant du xiV siècle. C'est au xv et surtout au xvf siècle que commence la véritable floraison musicale de l'Allemagne. On voit naître alors toute une génération brillante de théoriciens et de compositeurs : d abord A"rioola, Henri Isaac, Hofheimor, Jean de Cologne, Conrad de Spire, Traugott Eugenius qui fut, dit-on, l'un des premiers contrapontistes; Adam de Uulde, Jean Aventinus, puis Breitengasser, auteur de nombreuses compositions religieuses, qui partage, avec Henri Finck et quelques autres, la gloire d'avoir en linéique sorte fondé la véritable école allemande. A la suite de ceux-ci, il faut encore nommer Braettel, Blanckonmuller, Artophius, Alectorius, Lautensack, Bogentantz, Salblinger, Mahec, etc. Nous arrivons à la Réforme et àl action de Luther, qui se rendait bien compte de l'influence de la musique sur l'esprit et sur l'âme, et qui ne négligea rien pour la faire servir à ses fins. Musicien lui-même, doué d'une jolie voix, il composa un recueil de chants pour les enfants des écoles et harmonisa le fameux chant des Réformés : Ein [este Burq, connu sous le nom de . Choral de Luther ». Parmi les musiciens qui aidèrent Luther dans ses travaux sur la réforme du chant religieux pour les églises protestantes, on doit citer : Hans Walther, Martin Agricola, Senfel, et ses deux amis, le cordonnier Hans Sachs et le barbier Hans Folz, tous deux maîtres chanteurs, et qui écrivirent des cantiques.
Le xvii' siècle prend une grande importance en Allemagne au point de vue musical. Il faut d'abord signaler les travaux des théoriciens, qui ouvrent la voie aux yéri-tables créateurs, et, parmi ceux-là, nommer surtout Michel Schulz (qui fut aussi un bon compositeur), Jean Crùger, Demantius, Herbst, Athanase Kircher,Fux, David Funck ; puis, toute l'école des premiers organistes, si distinguéet souvent si remarquables : Hammerschmidt, Buxtehude, Frohborger, le chanoine Keilfer, Georges Arnold, Jean- Gaspard de Kerl ; enfin, les compositeurs, sacrés ou profanes, entre lesquels il faut distinguer Molchior Franck, André Berger, Jean Hermann, Thomas Avenarius, Henri Albert, Christophe, Bernhard, Bleyer, etc.
L'âge héroïque do la musique allemande commence enfin avec le plus glorieux dos Bach, Jean-Sébastien, né en 1685, et qui eut sur l'art une influence immense et bienfaisante. Parmi ses meilleurs élèves, il faut rappeler le souvenir d'abord do son fils Friedmann. puis nommer Louis Krehs, Goldberg, Kittel. Jean -Gaspard Vogler, Miithel, Martin Schubert, Homilius et Kirnberger.
En regard du grand nom de Bach, il faut placer celui de son illustre contemporain et presque son égal, George- Frédéric Hœndel, qui naquit la même année.
A côté de Bach et de Hœndel, on peut citer plusieurs musiciens qui, sans atteindre à leur hauteur, furent néanmoins des artistes distingués : les compositeurs Arnkiel, Henri-Nicolas Gerber, Charles-Henri Graun, Ebcrlin, les organistes Michel Kirsten, Félix Benda, Zach. Parmi les organistes, qui ont toujours été si nombreux et si remarquables en Allemagne, on trouve un peu plus tardBertuch, Kœnigslœw, DaubenmerkI, Becwarzouski, Kucharz, Auberlen, Bachmann, qui pour la plupart furent aussi des compositeurs de talent, et le théoricien Albrechtsberger, qui fut le maître de Beethoven et de Hummel.
Au théâtre, Hsendel est l'un des premiers compositeurs allemands qui se soient affirmés sous ce rapport avec éclat. Avec lui, il faut citer Hesse et surtout Gluck, dont le génie n'atteignit vraiment toute sa puissance que lorsqu'il vint opérer en France son admirable réforme du drame lyrique.
Tandis que Gluck multipliait ses opéras devant le grand public, Haydn écrivait des oratorios, des symphonies, des quatuors admirables. .. ,
Après Bach et Hajndel, après Gluck et Haydn, voici venir Mozart, le maître des maîtres, génie éclectique et charmant, dont l'abondance de l'inspiration, la fertilité dans les développements tiennent vraiment du prodige. A coté de ces maîtres, mais bien au-dessous d eux, il faut cependant citer quelques musiciens aimables, qui se sont produits dans le genre dramatique : Holzbaner, Chrétien Bach, Naumann, Ditters de Dittersdorf, Himmel, Weigl, l'abbé Vogler, qui fut le maître de Weber et de Meyerbcer, Schwarzendorf, connu sous le nom de ilartinl, Simon Mayr, Winter, Vogel, et nous arrivons à Beethoven, le père des grandes œuvres, si prodigieuses qu on est porté à croire qu'il a, sur certains points, marqué les bornes de l'art. Beethoven, aussi grand que Mozart, dans un autre genre, a laissé des œuvres qui détient le temps et la critique.
L'Allemagne a rencontré encore après lui des artistes qui, pour ne pas l'égaler, n'en sont pas moins des artistes de génie : Weber et surtout Meyerbeer, qui l'un et l'autre ont brillé au théâtre, le premier dans sa patrie, le second en Italie et particulièrement en France, où il a donné des œuvres admirables. En même temps qu'eux vivait Schubert, dont le nom ne devait acquérir qu'une célébrité posthume. C'est presque à la même génération qu'appartiennent Mendelssohn et Robert Schumaon : Mendelssohn , qui maniait l'orchestre avec une grâce et une aisance adorables, a été le dernier des symphonistes allemands ; Schumann, inimitable dans ses pièces intimes de piano et dans ses lieder. .
Contemporain de Mendelssohn et de Schumann, Richard Wagner est mort longtemps après eux. Ce grand maître ne s'est adresse qu'au théâtre, et il n'a pour ainsi dire rien écrit en dehors de la scène. Ses belles œuvres ont exerce une grande influence sur la marche de l'art en Allemagne et ailleurs. Pour clore cette longue énuinération, nous citerons les noms de Flotow, de Joachim Ratt', et ceux de plusieurs musiciens qui occupent une situation artistique honorable; ce sont: Johannes Brahms, Max Bruch, Cari Goldmark, Ignace BriiU, Richard Strauss, Engelbort Humperdinck, Anton Dvorak, Albert Lortzing, etc., auxque s on peut joindre quehiues compositeurs d'opérettes tels que Johann Strauss, Millœoker, Richard Gcnéo et Suppe. I/AUemagne n'a pas été moins féconde en grands virtuoses qu en grands compositeurs, et on ne saurait passer sous silence les plus célèbres d'entre eux. Parmi les pianistes les plus fameux, il faut citer en première ligne Steibelt, Dussek, Hummel, Jean-Baptiste Cramer, qui étaient eux-mêmes des compositeurs remarquables pour leur instrument, ainsi que Kalkbrenner, Henselt, Moscheles, Ferdinand Hiller. Lécole de violon a de tout temps été brillante, et elle ott're les noms de François Benda, Stamitz, Léoiiold Mozart, Frteenzl, Janitsch, Wraniosky, Boehm, Mayseder, Kalliwoda, Ernst, et aujourd'hui Joachim. Il faut signaler les violoncellistes Mara, Himmelbauer, Hettisch, Kraft, Bernard Romberg, le flûtiste Quantz, les clarinettistes Baermann et André Romberg. Il faut, en terminant, rappeler pour mémoire les travaux de quelques compositeurs scéniques de second ordre qui ont vécu au xix' siècle et dont Userait injuste de passer les noms sous silence; tels sont : Lindpaintncr, Lortzing, Marchner, Lachner, Otto Nicolaï. Peut-être s'étonnèra-t-on de l'absence du grand nom de Liszt; mais Liszt n'était point Allemand : il était Hongrois de naissance et essentiellement Hongrois de génie.
— BiBLior.K. : Kugler, Manuel de l'histoire de l art (Stutteard, 1872): A. Gbrling, Histoire de la peinture (Leipzig, 1867); W. Lubke, Histoire de ia Benaissance en Atlemame (Stuttgard, 1882); Riegol, Histoire des arts allemands, depuis Carslens et Schadow (Hanovre, 1876); Bartsch, le Peintre-Graveur {Weaae, 1S03-1821); G. Duplessis, tfis/oire de la gravure (Paris, 1861); Mendcl, Dictionnaire musical de la conversation (1870-1878); Marcillac, Histoire de la musique et des musiciens en Italie, en Allemagne et en France, depuis l'ère chrétienne jusqu'à nos jours (1879); Lavoix, Histoire de la musique (1884).
Allemagne (de l'), par M"" de Staël. C'est une œuvre de protestation et de réaction contre le matérialisme (|ui régnait en France sous l'Empire, et qui, confisquant pour ainsi dire tout l'enthousiasme de la nation au profit de l'activité et de la gloire militaires, ne laissait aucune place au culte des idées. Rien de moins patriotique que ce livre, si le patriotisme consiste à flatter 1 amourpropre iiaiional: aussi l'ouvrage fut-il saisi et détruit par ordre de la police impériale, dès qu'il eut ete imprime.
VAlli'maqne se divise en quatre parties : la première est consacrée aux mœurs des Allemands; dans la seconde, la plus importante. M»' de Staol nous fait faire connaissance avec les écrivains allemands qu elle a visites, au milieu desquels elle a vécu et pour ainsi dire tenu salon, les Wieland, les Klopstock, les Lessing, les Gœthe, les Schiller, les Schlegel, les Herder, etc. Elle analyse leurs ouvrages, en donne des extraits, en fait ressortir les beautés et les défauts. Elle se prononce pour la littérature romantique des Allemands contre notre littérature classique. — Dans la troisième partie. M"' de Staél s efforce de nous initier à la métaphysique de Kant, do Fichte, de Schelling. Il faut dire qu'elle y réussit assez médiocrement. La quatrième est consacrée à la religion.
Allemagne (DE i.'), par Henri Heine ( i S35), est une série de fragments où la philosophie et la critique sont assaisonnées de fantaisie et d'humour. H. Heine a généralement pris le contre-pied de M"' de Staél. Autant celle-ci détestait Napoléon, autant H. Heine l'admire; M"' de Staël, dans ses jugements sur le mouvement philosophique et littéraire sacrifie continuellement la France a 1 Allemagne, H.Heine, quoique Allemand, fait tout le contraire: c'est son originalité Jlemagne (l')
sen (trad. franc., 1SS7). L'ouvrage o..- -
volumes et otîre une histoire du peuple allemand dans le demi-siècle qui a pi'écédé la Réforme. C'est une enquête des plus complotes et des plus savantes sur la
vie intime de l'Allemagne et sur tout ce qui constituait la civilisation de ce gi^and pays, quand la Réforme vint fonder un nouvel ordre de cho'ses sur les ruines de l'ancien. Le premier livre de l'ouvrage est consacré à l'imprimerie et à la librairie, aux écoles, aux universités, aux grands humanistes du xv« siècle. Le second, l'Art' et ia Vie populaire, est extrêmement intéressant: l'auteur y examine le développement littéraire et artistique de l'Allemagne : dans les édifices religieux, dans la peinture, la gravure, les œuvres d'art en métal, puis dans fa poésie populaire, le théâtre religieux, les chroniques, les romans, les traductions d'auteurs anciens. Le troisième est consacré à l'économie sociale : droits et devoirs des seigneurs et des colons, redevances, modes de culture, corporations des artisans ; on y voit que l'organisation du travail avait été dès lors poussée à un très haut point de perfection. Janssen, qui est catholique, n'a fait un tableau si attravant de la situation de l'Allemagne à cette é|ioque que pour montrer que la Réforme, en boulever sant tout, avait produit un abaissement du niveau int..-l lectuel et artistique, ainsi qu'une diminution du bien-êtr..général ; mais ce parti pris de justification du moyen âcf ncmpcche pas son enquête d'ôtre intéressante, indépendamment des conclusions qu'il en tire.
AUemagne (mer d'). 'V. Noed {Mer du).
Allemagne, comm. des Basses- Alpes, arr. et A 39 kilom. de Digne, sur le Colostre, affluent du Yerdon : 472 hab. Lesdiguiéres y tailla en pièces l'armée des ligueurs, en 1586.
Allemagne, comm. du Calvados, arr. et à 6 kilom. do Cacn, prés de l'Orne; 912 hab. Carrières de pierres de taille, dites carreau d'Allemagne.
Allemand, ANDE (du germain ail. tout, et manu. homme, parce que les Allemands, suivant quelques auteurs, étaient une réunion d'hommes venus de dirt'érenls pays), celui, celle qui est de l'Allemagne ; qui habite . o pays. — Les Allemanos. .
— Adjoctiv. Qui a rapport à l'Allemagne, à ses habitants : La choucroute est un mets allemand.
— Boyal-Allemand, Corps de cavalerie que la France, avant la Révolution, recrutait en Allemagne.
— Fam. et prov. Querelle d'.illemand. Querelle suscitée sans sujet. 'V. querelle.
— n m. L'allemand. La langue allemande.
— Fam. C'est de l'altemand. c'est du haut allemand, On n'v comprend absolument rien.
■ Langue et litteratcre allemandes, v. Allemagne.
— Encycl. Tous les habitants de l'Allemagne ne soin pas ies Allemands au sens ethnique du mot. 11 y a heu de distinguer parmi eux plusieurs groupes ethniques qui aii partiennent tous au rameau indo-européen de la brandi.aryane, mais les Allemands du Nord ne font pas paru.de la même famille que ceux du Sud.
Les Allemands du Surf (Bavière, Wurtemberg, Bohenudépendent du groupe Rhénan de la famille celtique. Pai leurs caractères physiques, par certaines de leurs mœur-; et de leurs coutumes, ils se difl'érencient des Allemands du \ord c'est-à-dire des Hanovriens et des habitants du Sleswig-Holstein. Ceux-là, comme la plupart des habitants d-e la Hollande, comme les Flamands et une parue des Belges, font partie du groupe allemand de la famille Germaine, et c'est parmi eux que se rencontre le type germain le plus pur, bien qu'il soit mêlé avec du sang finnois sur les bords de la Baltique. .
Quant aux Prussiens (Mecklembourg, Poméranie, Bran debourg, Silésie), il est ethnologiquement impossible de les ranger parmi les Allemands du Nord ; la race prussienne, a dit de Quatrefages, est . parfaitement distincte des races germaniques par ses origines ethniques et par ses caractères acquis • ; elle est le résultat du mélange de Finnois, de Slaves, de Germains et de Français, émigrés â la suite de la révocation de ledit de Nantes. On l'a dit très justement : ■ Les Prussiens ne sont m des Allemands, ni des Slaves ; ils sont Prussiens. »
Allemand (Louis-Hector-François), peintre et aquafortiste français, né à Lvon en 1809, mort en 1880. Il compte parmi les artistes" provinciaux qui s'adonnèrent avec le plus de succès à la peinture de paysage en s inspirant des maîtres de l'école de Barbizon. On voit de ses tableaux aux musées de Lyon et de Nîmes. Ses pittoresques eaux-fortes lui ont aussi valu l'estime des connaisseurs. Il a publié -Causeries sur le paysage {Lyoa, m: . ALLEMANDE (rad. allemand) n. f. Composition musical.' écriio sur un rythme de danse : Bach, Hiendel, Haydn.
Presto
Haydn.
ont composé un grand nombre rf'ALLEMANDES pour clarecir. Il Danse à trois temps'ressemblant à la valse, il Dans.' à deux temps ayant quelque analogie avec la contredanse
ALLEMANDERIE n. f. Forge où l'on réduit le fer in barres calibrées, n L'atelier où ce travail s opère.
Allemane (Jean), socialiste et journaliste franr:ii~. né â Sanveterre (Haute-Garonne) en 1843. Ouvrier tyi".graphe, il se mêla activement au mouvement sociali-.!.'. fut condamné en 1871 aux travaux forcés à perpétuité pour sa participation â la Commune. De retour do Nouméa après lamni! "'
: de 1880, il devint l'un des chefs du
parti ouvrier. En 1890, il se sépara
■temenl de
Brousse et constitua le groupe socialiste révolutionnaire appelé depuis les allemanistes. Le svstème allemanisie attribue à la classe des ouvriers manuels une prépondérance exclusive dans l'organisation sociale et préconise la grève générale comme moyen de I acqucnr.
Allemans. ronim. ilo la Dordopno, arr. et à 6 kilom. ♦Jr« KiImtuc, oiiU'o la Droniio ot la Nizonno; fltiO hab.
Allemont-en-oisans ou Allemond, comm. do I Km-, arr. «H à. 2ï kiluin. do Crrc-iiohlu ; 1.113 hab. {AUc- :>,n.u!<ùs.) Miiips do plomb ar^'OUliR'ro.
ALLEMONTITE (do Allemont, n. do liou) n. f. Co mih. i;il, dont la tointo varie du gris clair au gris foncé, rniiiiônt fij,i5 "/« d'arsenic pour 37,85 d'antimoino.
Allen (Bog ok), tourblôro ot marais do l'Irlande oricnt.ilo, à 2r> kilom. environ A 10. do Dulilin. L'Allen, long Jo MO kilom. et largo do -10 kilom., s'étend dans quatre . ointôs do la prov. do Lcinstor, denuis le fleuve côiicr le Lilloy, à TE., jusqu'au Shannon, à VO. Il est traversé par
■ Irii-t grands canaux, le Grand Canal et lo Canal Royal, et par plusieurs lignes forréos.
Allen. Biogr. V. Alan (William).
Allen ou Alleyn (Thomas), matlu^maticien anglais, 11.' ;i UtioxiHcr (comté do Stralford) on 1512. mort à Glou- . rstor on 1032. Tl gagna la faveur du comte do Leicostor rt rounit un grand nombre do manuscrits concernant les s. h-nces, la philosophie, Ihistoiro, rarchoologic. qui foriiirrent la bibliothôquo AUvnienna. Ou n'a do lui que dos uiivragos restés manuscrits.
Allen (Charles-Ferdinand), historien danois, né etmort ;> 4oponhaguo (1811-1871). Il fut professeur d'iiùstoiro 6t d arclirologio ù l'université do Copcuhaguo. Son Histoire (lu Danemark a été publiée en français (1878).
Allen (Charles Gbant Blairpindii-:. dit Grant), naturaliste pt romancior, nf^ à Kingston (Canada) eu 1818, mort a Mindhead (Aiiglotorro) en 1899. Il s'adonna d'abord :'i i'iMude des sciences et devint un ardent propagateur des i.itcs de Darwin, ce qui lo fit surnommer « lo saint Paul .lu liarwinisiii.' - . Parmi ses ouvrages, nous citerons : /'.'sfhrfitiNr I,!, i,nJ.>,,ique{lsn) \ Ics Sens des coidein's {i8i9) ; /-■; /■'r,./uhnuH!^'.:^ (18SI); Couleurs dm /leurs l\SSi); les l'Irurs ri h'ur ./.nraloffie {ISSÀ) ^C/iarles Darwin (1885), qui 1 ' lo traduit en français. Grant Allen devint alors roman-
'■r.ïlapul lié notamment : Histoires ''Cmu/zes (1883) ;/Vu-
.'>a (1884): Sabi/lone (1885); Pour l'amour de Maimie I ^s6) ; te Dé du Diable (1888) ; ce liep/i mortel (1888) ; la r'i'!f de Dumarescq ; la Femme quia afji ^1895), roman contre I • mariage, qui a eu un grand retentissement et qui a été traduit en français.
Allende ou San-miguel de Allende, ville du M^xiqui- L:tat do Guanajuato) ; li.ono hab. Sources ihorniali'-s. Ln territoire dépendant do cette ville compte i.!s.:,nii liai)., répartis en cinq municipes.
Allendorf, ville de Prusse, à 33 kilora. à l'E. de
i a^M'l, sur laWerra; 2.770 hab. Fabriques de produits rliii[iii[ii(>s, exploitation do la saline do Soden. — Il existe
■ 1 aiHios localités du mémo nom en Westphalie, dans le ^raii'i-diiché do Hesse-Darmstadt, etc.
ALLÊNE n. m. Carbure d'hydrogène gazeux, isomère de lallylLMie. Syn. iso-allylèniï.
— " Encycl. hailène se prépare en traitant l'épidibromlivdrine (obtenue en décomposant la tribromhydrine de la glycérine par la potasse sèche) par la poudre de zinc.
C'est un g;a2 â odeur d'allylène se combinant avec les sfis mercunques; 1 acide sulfurique lo dissout: le produit distillé donne de l'acétone. Sa formule de composition est CH'-C-CH*.
Allennes-LES-MARAIS, comm. du dép. du Nord, arr. ot à 13 kUom. de Lille, sur le canal de Douai à Lille; 1.172 hab. Houille.
Allenstein, ville de la Prusse orient., sur VAlle, ntiliif'iit du l'ir^'cl; 19.400 hab. Défaite de l'arrièro-garde -les Kusscs ri des Prussicus par Soult, le 4 février 1807. I,o ctrcle d'AUenslein compte 77.600 hab.
Allent ( Pierro-Alexandre-Josephl, général, né à Saint- (imi?r en 1772, mort à Paris en 1837. Il prit part aux :.: lierres de la Révolution et de l'Empire, fut adjoint au roi insoph pour défondre Paris en 1814, et nommé député, puis pair de France, sous la Restauration.
ALLENTHÈSE (du gr. allos, étranger, et cnthésis, întroifif tion) D. f. En T. de pathol., Présence de corps étrangers dans les tissus.
AllentOWN, ville des Etats-Unis ^Pensylvanio), à ■je kilom. N. de Philadelphie, surlarivièreLehigh,aflluent ^lii Dolaware; 25.000 hab. Ville fondéeen 1762; exploitation '11' minerai de fer, de houille et do carrières de chaux.
ALLER V. n. (verbe dont la conjugaison est formée à l'aide 'h' trois radicaux différents. Los trois personnes du sing.
1 la troisième personne du plur. de rmdicatif présont, :iiiisi que la seconde personne sing. de l'impératif, vieniHut du latin vadere ; l'ancien français empruntait au même radical les personnes correspondantes du subl'-ntUif présent : que je voise (que j'aille), etc. Le futur 'M le conditionnel sont tirés du latin ire. Le troisième radical est plus obscur : le français aller paraît reposer -ur le latin populaire altare, infinitif fabriqué d'après lo l'iriicipe allalus (arrivé) dont l'infinitif régulier a/fcrri a paru à l'instinct populaire être trop éloigné : Je vais ou j<- ras, tu vas, il va, nous allons, vous allez, ils vont. J'allais, nous allions. J'allai, nous allâmes. J'irai, nous irons. J'irais, "ous irions. Va, allons, allez. Que faille, que tu ailles, qu'il i'iHc, que nous allions, que vous alliez, qu'ils aillent. Que ,(sw. ,/,>.■ ,,.,,, ï allassions. Allant, allé). Se mouvoir,
1 >i II' i", ' '■ <-- porter, dans un but ou vers un liou déter- '^ ! vors : Aller à r/rands pas. Aller à la
; ;"',';'' Am I i; (/ la guerre, à la chasse.
— Fig. Vivri\ durer, conserver de la force : Une petite santé bien conduite peut ALhv.ii loin. (Réveillé-Pariso.)
— Se trouver dans un certain état, en parlant do la santé, des affaires : Cela va bien. Le commerce va /im/.
— Fig. Faire, ou ne pas faire des progrès : Ecolier qui VA bien. Elève qui va mal. n Cela va comrne il plait a Dieu, Se dit d'une chose dont la conduite nous échappe, ou nous est indifférente.
— Exécuter ou continuer un mouvement régulier, naturel ou artilioiol : Pouls oui va bien. Montre qui va mal.
— Est souvent suivi dun infinitif, qui en précise suffisarapient la signification, et, dans ce cas, est quelquefois explétif ; Aller diner. Aller travailler.
— Etre sur le point de : Cheval qui va s'emporter.
Qu«l mortel peut conntltn
Ce que lui porte l'heure et rin«lant qui va naître ?
A- ClltNIKR.
— S'avisor do : A^'allkz pas vous y fier.
— Avoir tollo conformation : Tête qui va en pointe.
— S'étondro ou s'élever, au prop. ot au fig. : Forêt qui VA du villaqe à la rivière.
— Marcher, fonctionner : Capital nécessaire pour faire aller une imprimerie.
— Aller se dît oncoro : l« do rarrangoment, do la disposition dos différentes parties d'une loilctto : lîobe qui va bien; 2" do la concordance des couleurs, dos parures, etc., soit oniro elles, soit avec la taille, la figure, le caractère d'une personne ; Le bleu et le rose vont bien ensemble. La couleur feuille-morte ne va pas aux brunes.
— S'adapter, s'ajuster : Clef qui va à une serrure.
— Convenir,, plaire ; Tout ce qui occupait Charles IX, en dehors de la politique, allait a Catherine. (lîalz.)
— Se joint quelquefois à un participe présent pour marquer continuité, prolongation dune action que le participe indique : Les siècles vont s'efkaçant les uns les autres.
— Va, allons, allez. Interj. Se dit pour blâmer, pour consoler, pour exhorter, pour stimuler, et, dans ce cas. est presque toujours explétif, n Allons donc! ou simpl. .Allons! Exclamation d'incrédulité, signif. "Vous plaisantez: J'ai vu ijiieux que ça. — Allons donc ! il Substantiv. : Jl n'y a pas ^'allons donc qui tienne... [i Allez donc, Sorte d'explétif qui n'a pas do sons précis: J'avais mon couteau à la main... et allez doucI.... j entaille le sergent. (E. Sue.)
— S'emploie dans nombre do locutions figurées, dont la plupart sont proverbiales: Aller de pair. Etre au même niveau, avoir les mêmes prétentions, le même mérito. il Aller ensemble. Faire la paire : Deux gants qui vont ensemble. Il Ne pas aller sans. Etre inséparable do :
N'Oit plaisirs les plus doux ne vont point san^ tristesse.
CORNEU-LE.
Il Aller loin, "Faire son chemin dans le monde, ii Aller loin signifie encore Avoir des conséquences graves : /nsulter publiquement un magistrat, c'est une affaire qui peut aller loin. Il Aller à l'àme, au cœur, Toucher, émouvoir. Il Ne pas aller à la cheville. Etre do beaucoup inférieur. Il 7*0»; cheynin i?n. on mène à Home, Divers moyens mènent au même résultat, il Aller aux nues. Avoir un succès éclatant, il Tant va la cruche à l'eau,, qu'à la fin elle se casse. Toute action hasardeuse finit par devenir funeste, quand elle est souvent répétée. Il Les premiers vont devant. Les plus diligents, les plus intelligents, ont toujours l'avantage, il Tout y xm, la paille et le blé. On n'a rien épargné, il Aller son train, son chemin. Ne pas se laisser déranger dans ses idées, dans ses occupations, il Aller son petit bonhomme de chemin. Vaquer à ses affaires tout doucement, sans éclat, n Aller bon train. Avancer rapidement. Il A/Zer^ranrf /ra/n. Faire des dépenses considérables. Il Aller contre, Etre en opposition, contrarier, il Aller cahin-caha, aller clopin-clopant. Tout doucement, entre bien et mal. il .Aller de mal en pis, De plus en plus mal, au moral ou au physique, n Jl ne vd plus que d'une aile, il ne va plus que d'une patte. Sa santé est endommagée, il a perdu une partie de ses moyens d'action, il Aller le droit chemin, aller droit. Agir honnêtement, loyalement. Il Aller contre vents et marée, Afi'ronter tontes les difticultés. Il Aller a tout vent. Se dit d'un homme faible, qui so laisse mener par lo premier venu, ii II va conwie on le mène. Il n'est pas capable de prendre une résolution do lui-même. Il Va comme je te pousse. Se dit d'une chose qu'on laisse aller tant bien quo mal. il Cela va tout seul, cela va de soi, cela va sans dire. Cela va bien, cela est clair, évident, incontestable, ii II sait aller et parler, l\ a l'expérience des affaires, il Cela va par-dessus le marché. So dit d'une chose donnée gratuitement, en considération d'un marché conclu, d'une vente faite, ii Aller où le rot va à pied, oii l'on ne peut envoyer pe7'sonne à sa place. Aller aux latrines, il Aller à la selle, à la garde-robe, ou simplem. Aller, Faire ses nécessités naturelles, il .Mler par haut et par bas. Vomir et en même temjjs aller à la selle, il Aller au bois, à l'eau. Aller faire provision de bois, d'eau, n Allez vous promener! Allez au diable! Expressions d'impatience qui signif. : Vous m'importunez, laissez-moi tranquille ! il Aller au plus pressé. S'occuper d'abord do l'affaire qui ne souffre' pas de retard, il Aller aux voix. Recueillir les suffrages, ouvrir lo scrutin, il Aller au fond des choses. Considérer avec attention, rechercher lo motif réel. Il Aller au-devant de. Prévenir : Aller AU-DEVANT ï)'une objection. \i Y aller, Parler, agir d'une certaine façon : Allkz-y doucement, u Y aller rondement, de franc jeu. Parler, agir franchement, sans détour, loyalement, u N'y pas aller t^e main morte. Frapper rudement. (Signif. aussi, tîgurém., Mettre do l'activité, de la vigueur, do la rudesse à faire une chose.) u II 7i'y va pas par quatre chemins, Il s'explique, ou il agit avec énergie, n Y aller comme une corneille qui abat des noix. Agir avec précipitation, étourdiment. il Faire aller, So moquer de, amuser par de vaines promesses. Il Laisser aller. Ne pas retenir, n Laisser tout aller. Négliger entièrement de veiller sur ses affaires, bu de remplir ses charges, il Laisser aller tout sous soi. Ne pouvoir retenir ses excréments. Il Se laisser aller, Se laisser glisser nonchalamment. — S'abandonner, se livrer : Se laisser aller à la colère, au désespoir. — En parlant d'une jeune fille, Céder à la séduction, n Se laisser aller à tout ce qu'on djl. Etre crédule; se laisser influencer par tous les conseils.
— Impersonnellcm. : Il y va de. Il s'agit do : Il y va DE fo/re rt'pu/afïon. (Vaugel.) il II en va. Il arrive, cela se passe : Il kn va de cette affaire-là cornme de l'autre.
— Elliptiq. : Et d'aller. So dit quelquefois pour donner
Élus de rapidité et de vivacité au discours, et signifie : n effet, nous v allâmes.
— Argot. AÙer à la chasse avec un fusil de toile. Aller quêter, mendier, u Aller à Niort, Nier, il Aller- à la relape, AUcT guetter ouelqu'un pour le voler et l'assassiner, ou lo provoquer à la débauche, n l' aller de sa larme. S'attendrir, pleurer, n Y aller de signifie aussi Fournir, payer : Y aller de vingt ronds, de deux chopines. Il Sport : Le cheval va pour l'argent. Il doit gagner.
— Escr. AUer à l'épée. So dit d un tireur qui, s'ébranlant et faisant de grands mouvements avec son épée, attaque on étant découvert, n Aller à la parade^ Parer un coup,
— Jeu. Fa/Zer, Jouer, prendre part au jeu. 11 En parlant do l'enjeu : Y aller de son reste. De combien y allezvous ? Il Va-tout. V. co mot.
ALLEMANS — ALLEREY
— Manèg. M //cr rfc ror*f*/te. So dit d'un clieval qui baisse l'oroillo à cliaquo pas.
— Vén. Aller au bois, So rendre au bois la veillo, ou do bon matin, pour détourner un animal. (On dit, dans lo màuxQ ^cn^: Aller en quéteon Faire le tfoia.) i Aller de hautes erres. So dit duno bèio na-sséo il y a plusieurs heures, u Aller de bon temps. Se ait do la bête passée il y a peu do temps. Il N'aller plus de temps. Etre inui\6 depuis un ou deux jours. Il AWcr d'assurance. So dit do la bête qui va sans t'raintc, au pas et la pinco serrée, p Aller sur toi. Se dit do la bêto qui revient sur ses erres, sur ses psa, par le mémo chemin qu'elle avait pris, il Aller au vent. Se ait de cbiem qui. en chassant, vont le nez haut.
S'etl altepf v. pr. Partir, quitter un Heu, s'éloigner : Et l'enfant s'en allait II travers tes grand» cbCne*, Se tourauat quelquefois et a'oaaot pu pleurer.
A. Gunut-o-
— Fig. Défaillir, approcher do la mon : Le malade n'v.tt va.
— En parlant des choses, S'écouler, disparaître, s'user : Les modes s'en vont, il 7'out s'en est allé en fumée, Rien n'a réussi, toutes les- espérances ont été trompées, u II s'en va temps. Il est temps do.
~ Suivi d'un infinitif, il marque un futur prochain : Je m'en vais diner. u Suivi d'un participe présent, il marque la continuation de l'aclioD exprimée par le participe : Le fleuve s'en allait Grossissant.
— Fig. et prov. Va-t'en voir s'ils viennent, Jean! Se dit pour exprimer un désillusionncment à la suite d'une espérance évanouie, ou d'une promesse qui n'a pas été tenue.
— Jeu. Au trictrac. S'en aller. Annoncer que le coup est fini et qu'on va en recommencer un autre, n Aux canes. S'en aller d'une carte, S'en défaire, la jouer, i'écartcr.
— Gramm. Aller prend l'auxiliaire être dans ses temps composés : Je suis allé. Il était allé, il On peut quelquefois, mais pour les temps composés seulement, substituer â ceux-ci les temps correspondants du verbe être. Il faut pour cela que l'action d'aller soit considérée, non dans la manière dont elle s'est faite, mais dans son résultat accompli, et n'implique pas l'idée d'être encore dans le lieu où l'on allait : It a été à Home, laisse entendre quo celui dont on parle peut bien n'y être plus. Il est allé à Hume par mer, Il y est encore.
— S'en aller perd l'un de ses pronoms quand il est employé à l'infinitif après faire : l'aire en aller tout le monde. Dans les temps composés, le pronom en no doit jamais être placé après l'auxiliaire : on dit : Nou^ nous en sommes allés, et non pas : Nous nous sommes en allés.
L'Académio admet la locution: Cette essence fait en aller les taches pour fait s'en aller les taches.
— On dit indiftéremment : Aller se ou s'aller, quand lo pronom réfléchi je est le complément d'un verbe qui vient après aller: Aller se battre ou S'aller battre. (Néanmoins, la seconde forme a vieilli.)
— On écrit à l'impératif singulier va-t'en, et non va-t-en, car il V a entre te et en élision, et non pas liaison.
— Je vas, de l'indicatif présent, n'est employé que dans le style naïf, familier ou comique.
On raconte, à propos de ces deux formes, une curieuse anecdote. Le grammairien Beauzée était à l'article de la mort ; un ami vient le voir: « Comment cela va-t-il? — Jo m'en vais ou je m'en vas, répond Beauzée; l'un et l'autre se dit...» et, scrupuleux jusqu'au bout à légard de la svntaxe : <■ ou se disent, i> ajouta-t-il avec effort. Et il expira. C'était tomber sur le champ de bataille.
— On dit aussi, en style familier : Je fus pour J'allai : (jn joua, ON fut à la chasse. (M"' de S6v.)
— L'impératif ra prend s euphonique devant les monosyllabes y et en : Vas-y. Vas-en chercher.
'Y se supprime devant lo futur et le conditionnel du verbe aller, par raison d'euphonie. On dira donc: J'avais résolu d'aller à cette soirée, et j'irais en effet, si vous y veniez avec moi; mais je n'irai pas seuL^ L'oreille serait trop choquée si l'on disait : J'x irais, Je n'v irai pas.
— Syn. Aller à la rencontre, aller au-devant. On va à la rencontre de quelqu'un, dans l'intention de le joindre plus lut, ou pour lui épargner une partie du chemin. On ta audevant do quelqu'un pour l'honorer par cet empressement.
— Prov. littér. Jean s'en alla comme il était venu. Premier vers de l'épitaphe de La Fontaine, composée par lui-même, et qui personnifie son insouciance proverbiale :
Jean s'en alla comme il était venu.
Mangeant son fonds avec son revenu.
Croyant tn>sor chose peu nécessaire.
Quant & son temps, bien sut le dépenser: Deux parts en fit, dont il softiait passer L'une à dormir, et l'autre ft ne rien faire.
Cet aveu naïf trouve do fréquentes applications.
— U n'est pas domié à tout le monde d'aller à Corinthe. V. Non licet ommbls adiré Corinthum.
— Allez et ne péchez plus, Parole miséricordieuse do Jêsus-Christ à la femme adultère, et à laquelle on fait des allusions tantôt sérieuses, tantôt plaisantes.
— Les dieux s'en vont. Tacito et l'historien Josèphe rapportent que, durant les guerres de Judée (i" siècle;, de nombreu.x prodiges s'accomplirent dans Jérusalem, l'n jour, une voix surhumaine s'élevant dans le Temple lit entendre ce cri : ■ Les dieux s'en vont! « et ces mots furent suivis d'un grand tumulte. Ils se rapportaient a la chute des dieux du paganisme. On y fait alhision pour exprimer la décadence d'une institution, d'un ordre de choses, etc.. qui a joui pendant longtemps dune autorité et d'un prestige incontestés.
ALLER n. m. .\ction d'aller; résultat do cette action: // faut deux heures pour /'ALLnit et le retour.
— Pis aller. Chose dont on so sert. Personne à qui l'on s'adresse, faute de mieux : Accepter un ris aller.
— Au pis aller, loc. adv.. En mettant les choses au pis: Au PIS ALLER, il en sera quitte pour une amende.
■— Prov. Au long aller, petit fardeau pèse, U ny a pas do charge si léi:t*re qui no devienne pénible à la longue.
— Anto.n. Retour, venue, arrivée.
Aller, rivière d'Allemagne, affluent droitdc la^Vcse^. navigable depuis Celle. Longue do 250 kilom.. cette rivière, une des plus considérables de l'ancien royaume do Hanovre, aboutit dans la Weser en aval do Vcrden.
Aller, comm. d'Espacne, prov. d'Oviedo (Asturies\ danslevalduKio AUcr.afÛuentduRio Nalon; 12.000 hab. Mines de houille.
AllerET, comm. de Saône-ot-Loiro, arr. et à 20 kilom de Cbalou, près do la Saôoo; 998 hab.
ALLERY