ALLIANCE — ALLIER
Alliance, ville des Etats-Unis (Ohio); 7.600 hab.
AllibONE (Samucl-Austin), écrivain américain, né à Philadelphie on 1816, mort A Lucerno en 1889. Tout en s'adunnant au commerce, il s'occupa do travaux littéraires, ot son ouvrage : a Criticat Ùiclionary of Englith Lileralure and Dritish and American Autkors (1853-1871), réédiui en 1880, no comprend pas moins do 46.499 notices sur de» écrivains anglais et américains, avec des analyses d'ouvrages plus ou moins développées.
ALLICIANT, ANTE adj. Qui séduit, qui captive : Son ondoi/antc taille prufiliiit rf'ALLiciANTES omiret sur Ut draperies. (Barbey d'Aurevilly.)
ALLIÉ, ÉE n. Peuple confédéré, ligué : Le moyen d'avoir des ALLIES, c'est de vaincre. (Chatcaub.)
— Fig. : Les insectivores sont les alliés de l'homme.
— Personne unie à d'autres par parenté, par mariage : Il fait bon d'être Value d'une famille puissante.
— n. m. pi. On désigne sous le nom i'Allii<t les puissances confédérées qui, en 1814 et en 1815, envahirent la France et replaceront sur le trône la dynastie des Bourbons. On les appelait ironiquement, à cette époque, nos ami» les ennemis, pour stigmatiser l'enthousiasme antinational avec lequel les royalistes les avaient accueillis.
— Anton. Belligéraot, ennemi, neutre.
ALLIEMENT i7i — rad. o^ier) n. m. Nœud qu'on faitàla
corde d'une grue par laquelle un fardeau doit s'enlever.
ALLIER ou HALLICR li-é, n . m. Sorte de filet pour prendre des oiseaux, et principalement des cailles et des perdrix.
ALUER va. dulat.orf, à, ot (ijare, lier. — Prend deux i de suite à la 1" et à la 2" pers. du pi. de l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. : iVoia alliions. Que vous atliie:). Mélanger, combiner les métaux : On allie ordinairement les métaux pour leur donner plus de dureté qu'ils n'en auraient isolément. (Fourcroy.)
— Par ext. : On allie les gros vins du midi de France avec des vins plus légers, n En parlant des couleurs, Assortir : On ne peut guère allier le vert et le bleu.
— Réunir soit par un traité d'alliance, etc., soit autrement ; Allier la France et la Hitssie. Alliek la bourgeoisie et la noblesse.
— Fig. : Réunir, joindre ensemble : L'homme complet est celui qui allie la sensibilité à la raison. (E. Pelletan.)
— Unir par mariage : Allier une famille à une autre. S'allier, V. pr. Se combiner: Le fer et l'élain s'allif.st
assez difficilement l'un à l'autre. (Lenorm.) n S'unir sans choquer la vue, le goût : Les fleurs d'un rouge foncé s'ai^ lient bien avec les fleurs d'un bleu foncé. (Chevreul.)
— Conclure un traité d'alliance : S'allier, c'est se compléter. (E. de Gir.)
— Fig. Aller avec, s'harmoniser : Bien ne s'allie mieux avec la vanité que la bassesse. (Michaud.)
— S'unir, contracter une parenté par mariage.
— Anton. Brouiller, désunir, séparer.
ALLIER(lat. Elaver, Elaris, Alliger), rivière de France,
la « sœur jumelle i. de la Loire. Née dans le départ, de la Lozère, sur les flancs du Maure de la Gardille (au hameau de Cbabalier), elle s'enfonce bientôt dans des gorges arides et pittoresques, ne s'élargissant un peu qu'au confluent des torrents, ses tributaires, venus des monts de la Margeride et de ceux du Velay. L'Allier pénètre ensuite successivement dans les plaines de Langeac, de Brioude et d'Issoire, puis dans la fertile Limaçne, séparées les unes des autres
fiar des défilés tortueux. Il coule enfin en plaine, dans un it large, mais peu profond, jusqu'à son confluent avec la Loire, au Bec-d'AlIier, à 6 kflom. en aval de Nevers.
Pendant son cours de 410 kilom., l'Allier court sur des roches d'à peu près toutes les espèces. C'est un torrent aux allures fantasques, avec des maigres excessifs (12 m. cubes par seconde à l'étiage, à son confluenll, et des crues terribles (5.760 m. cubes), grossi par des affluents qui no sont pour la plupart que des torrents : l'AIagnon, les Couzes, la Dore, le Sichon, l'Andelot, enfin la Sioule, son principal tributaire. Il est flottable depuis Saint- Arcons en amont do Langeac (291 kilom. 1, navigable depuis Fontaoes, ou plutôt depuis Brassaguet (228 kilom.), d'où les houilles de Brassac descendent la rivière. Des bois, des vins et des eaux-de-vie, voilà quels sont les autres objets transportés sur l'Allier.
Cette rivière arrose d'abord le départ, de la Lozère, puis elle sépare le départ, de la Lozère de celui de r.\rdèche et de celui de la Haute- Loire ; elle s'écoule ensuite dans les départ, de la Haute-Loire, du Puy-de-Dôme et de r.\llier, et va finir dans la Loire, après avoir fait la limite entre les départ, du Cher et de l'Allier, puis du Cher et de la Nièvre. Langogne, Langeac, Brioude, Brassac, Issoire, Vichy, Moulins sont les principales villes qu'elle baigne.
Bien que l'Allier ait un débit inférieur à celui de la Loire, il lui impose sa direction. C'est une rivière mal navigable, dont le cours devrait être régularisé par la création de réservoirs qui, emmagasinant en hiver une partie de l'eau des crues, renforceraient le débit eu été, au temps des maigres.
Allier (département de l'), formé de l'anc. Bourbonnais presque tout entier et d'une petite partie de l'Auvergne. Il tire son nom de la rivière qui le traverse da S. au N. Superf. : 730.837 hcct., dont 490.000 en terres labonrables 75.000 en prés, 16.000 en vignes, S4.0C0 en bois, lo.ooo en laudes. U comprend 4 arr. {Moulins, ch.-l., Gannai, Lapalissc, Montluçon) ; 29 cant., 321 comm. et une population de 424.378 hab. 11 appartient à la 13* région militaire, et ressortit à la cour d appel de Riom, à Vacadémio de Clermont, à la 11' inspection des ponts et chaussées et à la 21' conservation des forêts. Le diocèse do Moulins est suffragant de l'archevêché de Sens.
Les terrains de l'Allier comprennent : granit, gneiss, terrain houiiler, grès bigarré rouge, alternant avec grès blanc et recouvert d'argiles panachées : calcaire tertiaire ; alluvions ({uatornaircs. Le relief du départ, se compose du prolongement dos monts du Forez, qui s'abaissent entre la Bèbre et l'.-Vllier; des monts de la Madeleine, hauts do 900 à 1.100 m., très pittoresques. Entre l'.iUier et le Cher, le relief est faible, et recèle d'immenses houillères: il culmine au Signai-de-la-Bosse (774 m.), massif très boisé; vers le N., la chaîne s'abaisse en coUines dénudées, au milieu d étangs, do landes. Larrond. de Moulins, tiers da départ., esl une plaine basse et unie, assez fertile. Le départ, est très varié d'aspect. La Loire, peu navigable, a dû être doublée par un canal latéral ; l'Allier n'est ps navigable. Lo climat est sain et un peu continental, à