‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 199 sur 828 · ALL RIGHT · texte numérisé non relu

ALL RIGHT

ALLRUNES ou ALRUNES (rad. runes, caractères Scandinaves] n. f. pi. Nom donné par les anciens Germains à des statuettes grossières, faites de certaines racines très dures. Les sorcières qui prédisaient l'avenir à l'aide de ces statuettes leur attribuaient des propriétés merveilleuses.

AlLSTON (Washington), peintre et poète américain, né en n79 dans la Caroline du Sud, mort en 1843 à Cambridgoport. Il avait débuté par l'étude de la médecine. En 1814, il se rendit successivement à Londres, à Paris et à Rome. Ce voyage décida de sa vocation pour la peinture. Rentré en Amérique en 1818, il s'établit à Cambndgeport. près de Boston. Ses principales œuvres sont inspirées par la Bible : le Songe de Jacob; Elie dans le désert; etc. AUston est surtout coloriste. Il a publié, dès 1813, les Sylphes des saisons (Londres).

Alluaud (François), minéralogiste et industriel français, né â Limoges en 1778. mort en 1865. Il découvrit aux environs do Limoges plusieurs gisements de minéraux rares et trouva un nouveau minéral que l'on appela, de son nom, alluaudite. — Son fils Charles est un naturaliste distingué.

ALLUAUDITE {de Alluaud, n. pr.) n. f. Phosphate hydraté de manganèse et de fer trouvé à Chanteloube, près Limoges, par AUuaud.

ALLUCHON (du lat. alicuh, petite aile) n. m. Dent de bois ou do fonte dont on garnit, dans certaines circonstances, une roue, et qui no fait pas corps avec la couronne de cotte roue.

— Encycl. Que la couronne de la rouo soit en fonte, on for ou on bois, on pratique sur son pourtour dos mortaises profondes, dans lesquelles on cliasso des dents cii bois dur. Ce sont ces dents que l'on appellerti/^(c/^OHS.

On y distingue <juatre parties ; la tète, le coi'ps, lo tenon, et la clef (ou cheville). La télé est l'extrémité extérieure; elle est façonnée suivant la cjjurbo donnée par le tracé adopté pour l'engrenage. Le corps est la partie située immédiatement au-dessous de ta tète : il a la forme d'un parallélipipède rectanj^lo. Le tenon, ou l'extrémité inférieure, s'enfonce dans Ta mortaise : il a la mémo hauteur que le corps, maïs moins de largeur, do sorte qu'il existe à leur jonction deux saillies ou^épanlomeiits par los(iuels l'alluchon s'appuie sur la couronne. Enrtn, la r/r/"est une cheville ronde ou plate qui maintient ialluchon en place, en passant dans un trou pratiqué dans la couronne et lo tenon.

ALLUMAGE n. m. Action d'allumer; résultat do cette action : Z-'allumage des réi'erb/-res .

— En T. d'argot, Commencement d'ivresse. ALLUME n. m. Techn. V. alllmi.

ALLUME-FEU n. m. Petite bû.'bo, ou matière quelconque rendue très combustible, qui sert pour allumer le feu. Il PI. Des alluhe-fko.

ALLOUYI

ALLUMIÈRE

ALLUMELLE n. f. Tochn. Nom donné au fourneau do charbon de bois, rjuand le fou commence ù, y prondro.

— Art milit. Lame do couteau ou d'épéo. V. alumkllr.

ALLUMER (du lat. ad, ù., ot lumen, lumière) v. a. Produire, communiuuor lo fou ot par conséquent la lumière : Allumi-:r une allumette.

— On dit allumer du feu, pour faire du feu : Le» Indiens ALLUMENT rfu feu en frottant deux morceaux de bois l'un contre l'autre. (A. Rien.) Il On dit mémo, par un abus do mots encore plus marqué, Allumer la lumière.

— Métaphori(|uem. : Les amants sages ALi>t;MCNT le flambeau de l'amitié au soleil couchant de l'amour. {A. Guyard.)

— Fig. Exciter, provoquer : Allumer la guerre, la haine.

— Argot. Regarder.

— Allume! (2* pers. du sing. do l'imper, du v. Allumer) locution en usage dans la marine pour encourager, exciter les matelots, et qui a passé dans la langue populairo

Allumé, ée part pass. du V. Ail — Blas. Sodit d

que celui du corps :

une hure de sanglier

de sable allumék

d'azur. (Cet attribut

n'est jamais celui du

cheval, qui est dit animé.) [V. ce mot]. — Allumé se dit

aussi d'un bûcher ardent et des flambeaux, cierges ou

autres pièces, dont la flamme est d'un émail particulier.

S'allumer, v. pr. Prendre feu, s'enflammer; être allumé : Le bois sec s'allume aisément.

— Fig. : Les âmes s'allument l'une à l'autre comme des (lambeaux. (J. Simon.) n Etre excité, provoqué: Colère, ivresse qui s allume.

— PROV. : Il n'est bois si vert qui ne s'allume. Il n'est rien de si diflicilo qu'on ne puisse en venir à bout.

— Allus. littër. :

Et dans les faibles corps s'allume un grand courage- Vers de Racine le fils. V. courage.

— .'Vnton. Eteindre, étouffer.

ALLUMETTE (rad. allumer) n. f. Petit brin de bois, de cliènovotte, etc., soufré par un ou par les deux bouts, (ju'on enflamme, et dont on se sert pour communiquer le leu, la lumière ; Une boite (i 'allumettes.

-- Fig. Se dit parfois d'une personne très inflammable.

— Argot. Membres longs et maigres.

— Mar. Sorte d'artifice employé dans les brûlots.

— Techn. Morceau de grosse toile, enduit de soufre, dont on se sert pour soufrer le vin ou mécher un tonneau.

— Encycl. Techn. Les anciennes allumettes étaient de simples bûchettes de bois ou des chènevottes trempées par un bout ou par les deux bouts dans du soufre fondu : on ne pouvait les enflammer qu'en les mettant en contact avec un corps déjà en ignition. Les premières allumettes chimiques parurent vers 1809. Elles se composaient de bûchettes dont les extrémités étaient soufrées, puis trempées dans un mélange de chlorate de potassium, de lycopode, de soufre et d'eau gommée. On enflammait ces allumettes, appelées oxygénées, en les plongeant dans de

l'acide sulfurique concentré. On les remplaça ensuite par les congrèves ou allumettes à friction, dont la pâte se composait de chlorate de potassium, de sulfure d'antimoine et d'eau gommeuse, et qui prenaient feu quand on frottait leurs bouts préparés sur un morceau de papier de verre. Un an plus tard, on ajouta du phosphore à la pâte. C'est en eff'et en janvier 1831 que Charles Sauria, né à Poligny en 1812, alors élève au collège de l'Are à Dôle (Jura), inventa les allumettes phosphoriques. Ce fait est acquis à l'histoire, bien que les Allemands revendiquent la gloire de l'invention pour Kammerer, qui ne fut en somme que le premier fabricant d'allumettes, en 1832. De leur côté, les Autricniens et les Hongrois attribuent (•ctte même invention à Etienne Rœmer,Preshel et Ironiy. Ces derniers se bornèrent à mettre les allumettes phosphoriques en circulation vers la même époque. La présence du phosphore, corps éminemment vénéneux, et leur extrême inflammabilité les rendent dangereuses. Ces inconvénients ne se rencontrent pas danslesallumettesà phosphore rouge, qui ne s'enflamment que sur un frottoir spécial. La pâte de l'allumette est composée de chlorate de potassium, de sulfure d'antimoine et de colle forte; celle au frottoir, de phosphore rouge, do sulfure d'antimoine et do colle forte. Il existe aussi des allumettes sans phosphore, dont la pâte est un mélange de chromate et de chlorate de potassium, de peroxyde de plomb, de sulfure d'antimoine, do verre pilé, de gomme et d'eau. Si l'on substitue aux bûchettes de bois des mèches de coton trompées dans un bain de stéarine et de gommo fondues onsemble, on obtient des allumettes-bougies.

— Fabrication des allumettes. Les bois d'aune, de tremble ou de peuplier, desséchés très lentement au four, sont sciés en morceaux dont l'épaisseur est égale à la longueur des allumettes. Ces tronçons sont successivement placés sur une machine à raboter qui enlève 25 allumettes à la fois, à l'aide d'une lame d'acier striée d'autant de canelures. Les allumettes sont ensuite mises en presse. c'est-à-dire rangées dans des rainures entaillées sur des planchettes, lesquelles sent ensuite fixées dans un cadre do fer. L'extrémité do chaque allumette est ainsi isolée et se garnit do soufre, puis de phosphore, lorsque le cadre

est plongé juf(qu'& uuo certaine liauteur dauK du Koufrc fondu, |)uis dauK la composition contenant lo phoHpItoro. On laisHO ensuite sécher, puiH on retire Ich allumettes des planchettes, et enfin on le» mot on hoUcsouen paquets. Cette fabrication no laisse pas que do pro^luire les effets les plus funestes sur les ouvrier*» aMiim«"iArH, en dépit do loutOH les

précautions »- -^

prises. C'est pourquoi, depuis que la fabricaliu allumettes dite^ à phonplton; blanc est devenue k polo do lEtat, onmémetemps i)ue celle des autres types , co der tout n •euvre pou obtenir de machines laide desquel les les manipu lations dangereuses se trouveraient supprimées. De nombreux essais dans ce

faits, sans que les résultats aient eu jusqu'à présent Machl un caractère d'absolue sécurité pour les ouvriers.

Les allumettes suédoises

ne sont pas trempées dans le soufre, mais dans de la paraffine fondue ; avec elles il n'y a plus à craindre le dégagement d'acide sulfureux ni les inflammations subites. Enfin, l'extrémité de ces allumettes est fortement desséchée sur une plaque de fonte chauff'êe, avant de la tremper dans la paraffine; après l'extinction de la flamme, le bois n'est pas incandescent.

— Financ. Une loi du 4 septembre 1871, modifiée par celle du 22 janvier 1872, établit une taxe de consomniation intérieure sur les allumettes chimiques, dont la fabrication et la vente restèrent libres. Il sufhsaitaux fabricants ou marchands en gros de se munir d'une licence ; aux détaillants, d'une commission. Tous les détenteurs d'allumettes, fabricants oudétaillants,étaientsoumisàrexercice des employés des contributions indirectes.

L'Assemblée nationale, espérant tirer du monopole un rendement plus considérable que celui fourni par l'impôt do 1871, ordonna l'ex-

botte aoimée d'u contient les allumettes débiu^e*. — Ces allumettes se rangent sur des plaques h cannelures et sont ensuite placées daod un cadre. LcmoU' vement des plaquettes et la fermeture du cadre sont commandés par des pédales.)

>priation de tou les fabriques d'allumettes et invita le ministre des finances à exploiter directement le monopole ou à le mettre en adjudication. Tel fut l'objet do la loi du 2 août 1872. ' Le système de l'adjudication prévalut, et, le 1*'' janvier 1875, une compagnie entra en --possession du privilège %exclusif de fabriquer et vendre des allumettes chimiques. L'ex- a propriation par l'Etat di ' les industriels

; h, pfi

î cliiiiiique.

nui fabriquaient en France ce produit a coûté 30 millions (le francs environ.

Au monopole exploité par une compagnie concession.naire succéda, à partir du 1" janvier 18t)0 (décret du 30 décembre 1889), le monopolo exploité directement par l'Etat. Ses manufactures fabriquent les allumettes et les expédient au commerce de gros ; l'administration des contrioutions indirectes opère les recouvrements et réprime la fraude. Les fabricants en fraude sont passibles d'une amende de 300 à 1.000 francs, de la confiscation des instruments de fabrication et des allumettes saisies, d'un emprisonnement de 6 jours à 5 mois, en cas de récidive. La circulation, le colportasse, la vente des allumettes fabriquées en fraude, donnent Heu à la saisie ot à l'application d'une amende de 300 à l.ooo francs, et, en outre, lo colporteur est arrêté. — L'importation des allumettes est prohibée.

ALLUMETTIER, {ti-é) 1ÈRE n. Personne qui fabrique ou qui vcni les allumettes.

ALLUMEUR. EUSB n. Celui, celle qui est chargé d'allumer régulièrement les réverbères, les becs de gaz, les cierges, etc. : /-'alllmixr d'un théâtre,

ALLUMEUR n. m. Petit appareil destiné à faciliter l'allumage des mèches. Les plus employés sont ceux à mousse de platine et les allumeurs électriques.

— En T. dargot. Compère chargé do tromper !e public.

ALLUMEUSE n. f. Argot. Prostitué)?, n Femme rétribuée pour mettre de l'entrain dans un bal public, ii Coquette, femme qui aime à allumer les passions, qui promet tout et n'accorde rien.

ALLUMI ou ALLUBfE n. m. Petit morceau do bois allumé, dont on se sert pour éclairer l'intérieur d'un four. Il Brandon pour allumer le feu d'un foyer, d'une forge, d'un four, d'un fourneau. (On l'appelle aussi flambart, dans certains ateliers.)

ALLUMIÈRE n. f. Fabrique d'allumettes, u Boîte aux allumettes.

ALLUMIÈRE. comm. d'Italie (prov. de Rome), à 7 kil. de Civita-Vecchia; 2.300 hab. Importantes mines d'alun.

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