ALLUMOIR
ALLYLE
ALLUMOIR n. m. Lampe ou bec de gaz mis à la disposition des lumeurs dans les bureaux de tabac, il Tout appareil servant à allumer.
— Fête des atlumoirs, Nom d'une fête qui avait heu à Roubaix et dans laquelle les enfants portaient, fixées au bout d'un bâton, des lanternes (allumoirs) en papier de couleur. Cette fête locale était une réjouissance organisée pour ouvrir les grandes veillées d'hiver.
— Encycl. Les allumoh^s pour becs de gaz ou lampes à essence sont assez employés.
Certains se composent aune petite pilule constituée par de la mousse de platine; cette pilule est placée de telle sorte que le gaz arrivant dans le bec la porte à l'incandescence.
Les allumoirs les plus nombreux sont les allumoirs él ectriques :
parmi ceux-ci, les uns reposent sur la produc ti 0 n dune étincelle déveloi)pée dans un circuit induit, en fermant et ouvrant un circuit inducteur.
D'autres sont basés sur l'incandescence d'un ni de platine. Arnoulda construit d'après le dernier système un allumoir à gaz très pratique. L'instrument a extérieurement la forme d'un petit cylindre, portant à l'une de ses extrémités une tige à bout recourbé, contenant le lil qui doit êi,re porté à l'incandescence. Ce fil fait partie d'un circuit électrique comprenant une pile au bichromate do potasse, placée dans le manche de l'appareil. Cette pile est à renversement, c'est-à-dire qu'au repos, le liquide occupe la partie du tube opposée au zinc et au charbon; dans ces conditions, le circuit est ouvert, et la pile ne fonctionne pas. Quand on prend l'allumoir et qu'on le retourne pour présenter l'extrémité de la tige au bec qu'il s'agit d'allumer, le courant passe, et le fil de platine, porté à l'incandescence, produit l'inflammation du gaz ou de l'essence.
D'autres allumoirs, parmi lesquels celui de Giraud et Née, enflamment le gaz ou une lampe à essence par une étincelle électrique due à l'extra-courant de rupture d'un électro-aimant placé en circuit avec une pile Leclanché.
ALLURANIQUE (de alloxane, et urée) adj. Se dit d'un acide solide, infusible, soluble dans l'eau cnaudc, qui se produit sous forme de cristaux étoiles quand on abandonne à l'évaporation libre un mélange par parties égales d'alloxane et d'urée. Sa composition est représentée par la
formule CH'Az'O» -f ^H'O.
ALLURE (rad. aller) n. f. Attitude, façon de marcher, de porter le corps, en parlant des hommes et dos animaux, et particulièrement du cheval : On peut connaître les caractères et les facultés des individus à leur allure extérieure. (E. Thoré.) n Peut se dire par ext. de tout ce qui se meut : Z-'allure d'u?ie comète.
— Fig. Manières de procéder, façons d'agir, caractère propre à certaines personnes ou à certaines choses : L'immoralité sait vai'ier ses allures. (Laténa.)
Dante est un puissant maître, k ïaliure hardie.
Sainte-Beuve-
Il Tournure que prend une chose : A /faii'e gui prend une mauvaise allure.
— Se dit, à propos des œuvres d'art ou des ouvrages de l'esprit, pour indiquer le mouvement, la vie, etc. : Jioman, statue qui a de /'allure.
— Géol. Etat, forme, disposition d'un filon ou d'une couche, dans le terrain qu'ils traversent.
— Mar. Direction de la route d'un bâtiment relativement à celle du vent. Disposition de la voilure appropriée à la route que l'on fait.
— Métall. Manière dont un feu ou un fourneau fonctionne dans les opérations métallurgiques.
— Véner. Manières différentes dont marchent les bétes . longueur de leur pas : Le cerf a des allures plus grandes que celles de la biche, w L'endroit par où elles passent.
— Encycl. Art. vétér. On désigne sous le nom d'allures une suite de mouvements diversement combinés et plus ou moins rapides des membres par lesquels les quadrupèdes se transportent d'un lieu dans un autre. C'est surtout chez le cheval que les allures méritent l'attention, puisque de la force et do la liberté des mouvements de cet animal dépend la somme des services qu'il peut rendre. Les allures peuvent être naturelles ou acquises.
Les allures naturelles (instinctives, spontanées) sont au nombre de sept: le pas, le trot, le galop, Vamble, le traquenard, le pas relevé et Yaubin. (V. ces mots.) Toutes sont bonnes, excepté l'aubin, allure défectueuse. Une allure est marchée, quand le corps reste toujours en contact avec le sol ; sautée, quand pendant un certain temps il est suspendu en l'air. Elle ont grande, allongée, quand les enjambées sont étendues ; petite, raccourcie, dans le cas opposé ; haute, enlevée, quand à chaque pas le corps s'éloigne beaucoup do terre ; basse, quand au contraire il rase le sol; relevée, quand les membres se fléchissent beaucoup et surtout verticalement, sans trop entamer le terrain. — Un cheval rase le tapis quand il lève si peu ses sabots antérieurs que ceux-ci sont exposés à rencontrer les inégalités du sol, à butter. Il trousse quand le canon et l'avant-bras étant exagérément fléchis, le genou se trouve à chaque pas extraordinaîrement élevé. — Les épaules soM froides, chevillées quand, à chaque pas. leur angle de déplacement est beaucoup plus petit qu'il ne paraîtrait devoir l'être. — Le tour de reins ou tour de ba-
teau, caracteri!
par un manque do rigidité des reins, s'accuse par une vacillation spéciale du train de derrière. 11 est l'indice d'une entorse dorso-lombaire de la colonne vertébrale.
— Mar. Les principales allures sont : le vent arrière quand le vent souffle dans la direction suivie; le grand Znr^»e quand il souffle do l'arrière du travers, faisant un angle de 135" avec la route ; le largue ({ua-nd il est perpendiculaire à la direction suivie;enfin, lo plus près, quand laroute fait un angle aussi aigu que pos- .sible avec la direction du