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Allu:
•^vK AU Allures.— 1. Grand largut A près ; 4. Vent arrière."
lure, démai^ *^
che. La démarche peut être variable comme les mouvements de l'âme qui la modifient, h'allure est constante, elle vient de la nature ou de l'habitude, h'allure est liabituelle, et la démarche accidentelle : On reconnaît l'hypocrite à ses ALLURES j 071 obscj've toutes ses démarchées.
ALLUSIF, IVE adj. Qui contient une allusion : Phrase ALLUsivE. (Peu employé.)
ALLUSION (lat. allusio ; de ad, vers, et lirderc, jouer) n. f. Paroles par lesquelles on éveille dans l'esprit l'idée d'un fait, d'une personne, etc., dont on ne parle pas expressément : Faire allusion à un événement. Faire une ALLUSION piquante.
— Encycl. L'allusion se tire de l'histoire, de la mythologie, des œuvres littéraires, des coutumes, des mœurs, etc. C'est une comparaison discrète qui. d'un mot, fait appel à l'un des souvenirs du lecteur, et que son esprit est heureux d'achever. On l'a comparée à une balle qui, détournée de la ligne droite, frappe sur un corps étranger et arrive au but par ricochet. Elle peut, en outre, renfermer un conseil , une leçon , un trait de satire ou une louange. Voici doux exemples d'allusion :
— Anecdotes. On disait d'un homme qui avait épouse une femme extrêmement rousse, mais fort riche, que c'était un Jason avant conquis la Toison d'or.
— On demandait à Voltaire comment il avait trouvé une oraison funèbre : « Comme l'épée de Charlemagne, « dit-il. Personne ne comprenant, il ajouta " longue et plate ".
Allut (Antoine), homme politique français, né à Montpellier en 1743, mort 'sur l'échafaud le 25 juin M^k. 11 prit part à la rédaction de V Encyclopédie de Diderot, devint avocat à Uzès, et fut élu, en 1791, député du Gard à l'Assemblée législative. Non réélu à la Convention (1792), il retourna à Uzès. S'étant prononcé en faveur des girondins, il fut frappé de proscription, puis arrêté et condamné à mort.
Allut (Jean), v. Marion [Elie).
ALLUVIAL, ALE adj. Qui a le caractère ou qui est lo produit dune alhivioii; qui se trouve dans les terrains dalluviou : Terrains alluviaux.
ALLUVIEN, ENNE {in, en — rad. alluvinn) adj. Se dit dos terrains produits par l'action récente des eaux. Syu.
do ALLUVIAL.
ALLUVION (lat. alluvio; de ad, vers, et luere, laver, arroser) n. f. Dépôt argileux ou sableux formé par les eaux; accroissement de terrain qui en résulte lorsque celles-ci se retirent : Fn Hollande, c'est à peine si la terre surnage çà et là par une croûte de limon mince et frêle, ALLUVION du fleuve que le fleuve semble prêt à noyer. (H. Taine.)
— Fig. La ■copulation flottante des grandes villes est une ALLUVION toujours changeante.
— Encycl. Dr. Valhmon est un modo d'acquisition de la propriété par voie d'accession. (V. ce mot.) Un fleuve, par exemple, entraîne avec lui des détritus et des terres
iiraihc^ aux rives contre lesquelles il se heurte, et il dé-
/.lliiw ns Jépobees par uue rivifre au c-urs lu creusement de la vallée. — A, B, niveaux du fond de la vallée aux Lpoques correspondant k la formation des i" et 2' terrasses. — C, ailuvions actuelles et lit de la rivière.
pose ces détritus et ces terres sur certains points de son parcours, accroissant ainsi tel ou tel point do la rive. Or ces détritus charriés, comme aussi les parcelles de terre enlevées sur les rives et portées souvent à de grandes distances, ne sauraient être réclamés par persoune. Si donc ils viennent s'ajouter au terrain d'un propriétaire riverain, ils deviennent sa propriété et lui appartiennent, qu'il s'agisse d'un fleuve ou d'un cours d'eau, flottable ou non, mais à la condition que, dans le premier cas, le propriétaire réserve le chemin de halage et le marchepied ou contre-halago (C. civ., art. 556). L'usufruitier et le créancier privilégié ou hypothécaire jouissent de l'accroissement par alluvion.
— Géol. On distingue les ailuvions d'eaux douces et les ailuvions marines.
Les ailuvions d'eaux douces sont produites par les eaux courantes, dont les variations donnent aux dépôts une forme particulière : toute section longitudinale montre, le plus souvent, des amas lenticulaires très allongés et diversement inclinés au lieu de couches continues. Ces ailuvions résultent de la dégradation des rives concaves au bénéfice des rives convexes. C'est ce mécanisme qui déplace, d'une manière insensible mais continue, le cours des rivières, et donne souvent à leurs dépôts une étendue
que l'on a attribuée, à tort, à des fleuves gigantesques qui. dans la plupart des cas, n'ont jamais existé. D'autre part, le déplacement des cours d'eau, en se poursuivant à travers les siècles, finit par amener, à intervalles plus ou moins éloignés, le remaniement comjjlet des ailuvions d'une vallée. Ce déplacement, en se répétant, donne lieu à un autre phénomène : celui des terrasses ou ailuvions anciennes, dominant le dépôt le plus récent et recouvrant les pentes à des niveaux qui se correspondent d'un côté et de l'autre de la vallée. La rivière, en efl'et, n'oscille pas seulement dans le sens de la largeur de la vallée, elle ne pousse pas seulement l'ensemble de ses méandres dans la direction aval, elle progresse aussi dans lo sens vertical, creusant toujours la vallée plus profondément; aussi, à chacune de ses oscillations, elle se trouve à un niveau inférieur à celui de son dernier passage et s'écoule à la base ou au-dessous de ses précédentes ailuvions ou terrasses , quelquefois sans pouvoir les atteindre. Ces dépôts persistent donc plus ou moins et permettent au géologue de retracer l'nîstoire de maint cours d'eau. Il reste bien entendu qu'une foule de circonstances très diverses viennent accuser ou atténuer les effets de cette théorie générale; c'est ainsi que, dans certaines vallées, des soulèvements sont intervenus pour élever les ailuvions anciennes d'une rivière à une hauteur assez considérable. Ailleurs, l'importance du débit, au cours de la période préhistorique, a pu activer l'alluvionnement et le creusement de la vallée; mais cette dernière cause, qui a été considérée comme générale à un moment, doit être envisagée maintenant comme tout à fait exceptionnelle.
V. creusement des VALLEES, TORRENT, CRUE, DKLTA, CÔNE nE DEJJ'XTIONS, DILUVIUM, TERRASSE.
Les ailuvions marines sont dues à l'action du flux. En se répandant sur le sol plat des côtes, la mer y dépose une mince couche de vase ou de sable, à laquelle chaque marée vient en ajouter une nouvelle. La plus grande partie du sol de la Hollande n'a pas d'autre origine.
— Ailuvions anciennes. On nomme ainsi les dépôts pliocènes et, par conséquent, antérieurs à ceux dont nous venons de parler ; ils se trouvent à des niveaux que les eaux actuelles ne peuvent plus atteindre.
— Ailuvions aurifères, Ailuvions dans lesquelles on trouve l'or, en pépites ou en paillettes. En Californie, ou recueille l'or à la base d'alluvions anciennes.
— Ailuvions végétales, Veines charbonneuses associées quelquefois aux ailuvions des rivières et dues à. la carbonisation à l'abri de l'air de masses plus ou moins considérables de végétaux entraînés lors des crues.
— Ailuvions verticales. Nom donné par Stanislas Meunier à des matériaux sableux provenant de la démolition de roches plus ou moins anciennes et qui ont été charriés verticalement par des eaux poussées de bas en haut au travers des crevasses de l'écorco terrestre. Coito formation, que l'on rencontre aux environs de Paris, est caractérisée par les sables diamantifères du Cap.
ALLUVIONNAIRE adj. Produit par l'alluvion, qui tient de l'alluvion : Terres alluvionnaires.
ALLUVIONNEMENT n. m. Déplacement do matériaux d'alluvions par les eaux; formation d'alluvions.
ALLUY(lat. Alisinemn), comm. de la Nièvre, arr. et à 2'J kilom. de Chàteau-Chinon ; 1.170 hab.
ALLY (corrupt. de allez) interj. Cri que l'on pousse quand les chiens s'écartent, et qu'on veut les rappeler : Âlly, c/(ie«5.' Il On dit aussi : Tirez, chiensl
Ally, comm. du Cantal, arr. et à 11 kilom.de Mauriac; 1.204 hab. Source minérale de Saint-Géraud.
ALLYLACÉTIQUE (de alhjle. et acétique) adj. Acide dont on obtient l'éther en chauffant vers 158» de l'éthylate de sodium avec de l'éther allylacétylacétique obtenu par l'action de l'iodure d'allyle sur l'é'ther acétylacétique sodé.
— Encycl. L'acide allylacétique C'H'Ô' est un liquide incolore, d'odeur désagréable. Il bout à 184*», est peu soluble dans l'eau, très soluble dans l'alcool et dans l'éther. Il est isomère de l'acide angélique, et s'en distingue en ce que ses sels alcalins ne précipitent pas par les sels ferriques. Oxydé par l'acide azotique, il donne l'acide succinique.
ALLYLACÉTONE (de allyle, et acétone) n. f. Linuide incolore, pou soluble dans l'eau, soluble dans l'alcool ot dans l'éther.
— Encycl. L'allylacétone, C*H"'0, se prépare en traitant l'éther allvlacétylacétique par une solution alcoolique de potasse'oxydée. Hydrogénée par le sodium, elle donne un alcool non saturé, C*H"0.
ALLYLAMINE (de allyle. et aminé) n. f. Aminé contenant une ou plusieurs fois le radical allyle.
— Encycl. Le radical allyle CH' peut donner Vallylaminé primaire ou monallylamine C*H*AzH', Vallylamine secondaire ou diaUylamine (C H'^)'Az H, Vallylamine tertiaire ou triallylamine'(C'H') Az. Ces aminés s'obtiennent par les procédés généraux de préparation. On connaît en outre des aminés où l'aHylo entre avec d'autres radicaux; telles sont l'éthylaHylamine et la diéthylall\l-
Ces aminés, ainsi que leurs produits de substitution bromes ou chlorés, sont des substances alcalines ayam généralement l'odeur ammoniacale, formant des sels dont, plusieurs sont cristallisables. En tant que composés allyliques, ces aminés peuvent donner des produits d'addition. Ainsi, le chlorure d'iode se combine avec le chlorhydrate d'allylamine.
ALLYLE (du lat. allium, ail) n. m. Radical dont lo sulfure existe dans l'essence d'ail; un grand nombre de composés, tels que l'alcool allylique (hydrate d'allyle), le sulfocyanate d'allyle (essence de moutarde), etc., le renferment; enfin, oh peut l'obtenir combiné à lui-même, dans le diallyle.
— Encycl. Le radical alhjle C>H' ou CH»=CH=Cn est univalent; il peut se combiner à d'autres éléments pour donner des composés allyliques : C'H'.OH, hyaraio d'allyle (alcool allylique) ; (C*H^)'S, sulfure d'allylo (essence d'ail). La molécule d'un composé allylique peut encore fixer deux radicaux univalents. Alors, elle perd !<• caractère de composé allylique, pour prendre celui M^composé saturé. Ainsi, l'alcool allylique C'H^OH, traiPpar l'hydrogène naissant, fixe deux atomes d'hydrogoii" et se transforme en alcool propylique C'H'.OH. L'alcool allylique fixe de même directement deux atomes de
. Itloro ou (le bromo, ou une molécule do chlorure d'iode, .1 {.JMiin uno dichlorhydrino ou uiio dibromhydriiio, ou iiitr j<"l<>< lilMi-hydriiio do laçlycôrino; il ûxe aussi l'acido h , |. . 1,1 I , iiv Cl. OH ot fournit ainsi uno niouochlorhydrine
1 / ■! Il ijliquc on fn/drate d'altijlf C*H*.OH. Co corps,
i ,r ii.|u<' jivoc l'acùtono ot l'aldéliydo propyliquo, est
lin II |iii'l<> iiicoloro, do saveur brûlante, d'une odeur
l<i.{ iN- il sn m<^lu à l'oau ot à l'alcool on touto propor-
(iMii II liiMU. vors loO".
l,,ilr.H.l ;ill\lJ(iiio oxydé se transforme d'abord on ;il.hli\<ln all\ iii|ii'- i>u acrylique (acroléiiio) ot acide acryli,|ii. ," Il se ^.)Inll^H', comme los autres alcools, avec *le . Iilmiil (.-n dunnunt un composé cristallisablo.
I, alcool allyliquo existe dans l'esprit de bois brut. On I.- ini-paro aisément on cbautfant ensemble 4 parties de {^lv><-rino et 1 partie d'acide oxalique cristallisé. On (lisiillo sur de la potasse.
- chlorures d'atlylc. Lo monochloruro d'allylo C'II'CI, Iiimiio huileux, s'obtient on faisant tomber l'alcool allylh|u.- •j;autto à poutto dans lo triclilorure de phosphore iniMhii; lo trirhlorun- (/'.iHi/lr r'U'CV somblo identique
a^r, 1.1 in.lih.ihv.lr 1-- la -!\ n-niio; il s'obtient par
l:i, M(,„ ,lu .-lilMi-iu-o sur 1 iM>iinv'.|.illvlo.
/{ronnn-r.r„ll,,lr. I ,o iiiunni.roninVn d'allyto C'HVBf a li-'s i.rM|)rH-irs i,|.Miiii)ih-s a frlh-N ,iu nion.n'filoruro.
I.,- (nlM-Miriiirr .1 alKlr (■■ilMSr' ts..iii.Ti.nH> avec le broniur.' .1.- i.rMi^\I.-nr liV-nir n la inl.n.mlivlnno fournit la ivi.n cl 111(1 (juaiid ou !'■ iliaiilVc avec un niolanf,'0 d'acétate
lodure d'albjle C'Ii'I. L'ioduro d'allyle est un liquide
ili.ro, d'une odeur alliacée ot éthérée à la fois.
[,<■ fer à froid, le sodium à chaud provoquent le doubleiiiriii .lo la molécule; il se forme du diallyle.
*tii Mout l'obtenir par la méthode générale do préparaiiMti Jos iûdures alcooliques, c'est-à-diro par l'action de I m te et du phosphore ou do l'ioduro de phosphore sur l'al- ,..mI allylique ou sur la glycérine.
/•.'ther.t composés. Los acides oxygénés donnent, avec lalool allylique, des éthers composés.
Ethe.rs mixtes. En se combinant à lui-môme ou à (i autres alcools avec élimination d'eau, l'alcool aHylifjuo (Iniiiio des éthers mixtes; citons l'ox^do d'allyle (C»H')'0, lii(iii(le incolore, d'odeur alliacée, msoluble dans l'eau, boiiiliant vers SS**, ot qui se trouve dans l'essence d'ail briun ; l'éther éthylallylique C'H'.O.C'H', bouillant à ô-i". Ethers sulfuvf^s. Deux des éthers sulfurés présentent do liniérét : ce sontle sulfure d'allyle(C'H'')'S ou essence (l.iii et l'isosulfocyanate (improprement sulfocyanure) d allvlo ou essence de moutarde. Le sulfure et le sulfoi\aiiat.o d'allyle se forme dans les tissus végétaux au cuiitact de leau sous l'influence de la chaleur.
I.c sulfure d'allyle peut se préparer à l'aide de l'essence d ail l.rute, ou par l'action de 1 iodure d'allyle sur le pota^-ium. C'est un liquide légèrement huileux, incolore, dn l.ur alliacée, peu soluble dans l'eau, mais très soluble dHiis I alcool et dans l'éther, bouillant vers 140'>. Le soufre dri sulfure d'allyle est précipité par l'azotate d'argent amniniiiacal; il donne un précipité blanc avec la solution ail "iilique de bichlorure de mercure.
(In connaît un trisnlfiii-e d'alhfte, un sulfhydrate d'albjle ou nirrcaptnn aliyli(jue CnV.US.
[. 'sosuffocyanate rt'rt//)//eC'H''-Az=CS s'extrait des graines ilo moutarde noire. Ou trouve dans la graine de moulai 'lo du myronate de potassium et un forment soluble, la nnrnsine : sous l'action de la myrosine, le myronate, eu j>rôsence de l'eau, se dédouble en sulfate acide do jiMia.ssium, glucose et isosulfocyanate d'alylle. Cette acimii est empêchée par l'eau bouillante ou los acides. L isosulfocyanate d'allyle est un liquide huileux, incoliHi-, avant une odeur et une saveur acres et piquantes . il hout'à 1480. Il agit sur la peau comme un vésicant enurf.'M|iio, et ses vapeurs provoquent le larmoiement. Aminés alhflifjnes. V. ali.vlamink.
MdéhydeallyliqueouAcroléineC'H'O — Cn'-CU-CnO. ]. irruléine, qu'on appello aussi aldéhyde allylique, du iMHH lie l'alcool, et aldéhyde acrylique, du nom de l'acide I ni I ispondant, se produit toutes les fois que la glycérine (ni l'S corps gras qui s'y rattachent sont portés aune tem- |). rature un peu élevée. Elle résulte en effet d'une déshydratation de la glycérine :
glyc^irinc. eau. acroléîtie.
Pour la préparer, on distille dans une grande cornue de la {.'Urérine avec de l'anhydride phosphorique ou du bisullait' do potassium. On sépare ensuite l'acroléine de l'acide a' Tvlitjue et de l'acide sulfureux, qui passent avec elle à la ili^tdlation. Les opérations doivent être faites à l'abri de l'air, pour éviter 1 oxydation de l'acroléine. Elle résulte eiH <Mo do l'oxydation de l'alcool allylique.
L acroléine est un liquide incolore, ayant une saveur hnilante, une odeur acre et suffocante : sa densité est un |iru moindre que celle de l'eau; elle est difficile à consriver. Même en vase clos, dans un tube fermé à la larii[io, ello s'altère à la longue et quelquefois rapideuM'iit; lorsqu'elle est impure, elle se concrète en flocons lilaurs de disacrylo. Les alcalis la résinifiont. L'acroléine liriile facilement avec une flamme blanche et éclairante. l'Mlf a, comme l'aldéhyde éthylique, une tendance marijiii'e à se polyraériser; cette 'transformation est accëlèni' par le carbonate de potassium dans une atmosphère (1 a' ide carbonique. En outre, si l'on distille avec de la jH-ra^se le chlorhydrate d'acroléine, il so produit la meta- < ni, nie polymère de l'acroléine, qui correspond probalil -monta la paraldéhyde.
1 acroléine présente la plupart des caractères des aldcli\ l's. Avec 1 ammoniaque, le composé formé, acroléineann,i'./iiin/ii,', douno par distillution la picoline ou méthyll.\ riiiiir \\ ce les bisulfites alcalins, le produit formé n'est pa^ .oiii|>. trahie, daus ses propriétés cliimiques, avec les C'lru|'o^, -, analogues formés par les aldéhydes.
lai laiii i|uo composé allylique, l'acrolé'iae fixe l'acide clil-nli\ lni[iic et l'acide iodhydrique.
l.a. 1 !-• a. étique agissant sur une solution alcoolique d a' rolLMue donne une triélhyline de la glycérine; on ob- Ti'îit do môme une triméthyllne et une triàrayline en rem- I i il ant l'alcool ordinaire par l'alcool méthylique ou l'alcool amylique.
Lo radical acnjle dérive de l'allyle par la substitution d'un atome d'oxygène à deux d'hydrogène, comme l'acétyle dénve de l'éthyle.
ALLYLÈNE (rad. alhjle) n, m. Carbure d'hydrogène aeétylémquo, différant do l'aHylo par un atome d'hydrogène on moins.
— Encycl. L'aU>/li>ne C*H* appartient à la série des carbures C"H"-'; il fut découvert en 1861 par Sawitsch. C'est nn gaz incolore, d'une odeur désagréable, très soluble dans l'alcool, moins dans l'eau pure, orûlant avec une tlummo éclairante très fuligineuse, et donnant, avec la solution ammoniacale de protochloruro do cuivre, un précipité jaune serin. L'allylène se prépare par l'action do l'alcool sodé sur lo propylèno brome C*H'Br.
C»fPBr + C»H»-0-Na =
propylèno broniô. alcool sodé.
C'H» H- C'H»-OH H- NaBr allylcne. alcool bromure
vinlquc. de ftodiuin-
En oxydant l'allylène par l'acide chromiquo, on obtient l'acide propionique, et par le permanganate de potassium, l'acide malonique. Il absorbe très facilement 1 acide sulfurique, pour former un acide sulfoconjugué. L'action de l'eau et au carbonate de potassium sur cet acide donne du mésitylène ou de l'acétone, suivant que l'eau est en petite quantité ou en excès. L'allylène forme des combinaisons métalliques avec le potassium, le sodium, lo cuivre, l'argent, etc., et se combine avec les hydracidos. Il existe deux hydrocarbures do la formule C*H*. L'un est l'allylène CH£C-CH', carbure acétyiônique; l'autre est l'iso-allylène ou aliène CH'=C=CH% carbure diéthyléniquo ne précipitant pas le chlorure cuivreux ammoniacal.